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Sous-titres : Berhug
- Appelez-moi. - Merci, M. Hanley.
Nous restons en contact.
Bonne chance.
Les passagers du vol BAQ 113 � destination de Londres sont pri�s
de se pr�senter � la porte 54 pour l'embarquement.
- Bonjour ! - Bonjour !
- Heureuse de vous revoir. - Merci.
- Et votre s�jour � Londres ? - Agr�able.
West Ham a perdu 5-3. � part �a, c'�tait bien.
- Bon vol, Monsieur. - Merci.
Quand allez-vous nous quitter ?
D�s qu'ils m'auront trouv� un rempla�ant.
Downing Street l'annoncera demain.
D'ici l�, motus, d'accord ?
Mark !
Caroline ! Bonjour !
- Comment vas-tu ? - Bien.
Voici mon p�re, Anthony. Papa, Sir Mark Brydon.
Mark.
- Tr�s heureux. - Ravi de vous rencontrer.
Nicholas Brocklehurst, mon conseiller pour les Affaires Externes.
- Anthony Hanley, de Hanley Intl. - En effet.
- Ravi de faire votre connaissance. - Enchant�.
Je vous pr�sente Caroline Hanley, de...
L'Institut Lowenberg de Relations Internationales.
J'ai lu votre �tude sur la politique am�ricaine en Asie Centrale.
- Tr�s int�ressant. - Je vous remercie.
Nous avions ce rituel, le mardi. D�ner et conversation savante.
Tu ne peux pas refuser.
Tu connais Sally, gardienne de mon agenda. J'ai quoi ce soir-l� ?
Il y a conflit. Vous avez rendez-vous avec les Filles de la R�volution.
Dans ce cas, je te verrai mardi.
- C'est le tien. - Je vais devoir me sauver.
- Heureux de vous conna�tre enfin. - Moi de m�me.
D�sol�e, mais je devais confirmer votre pr�sence au gala de la 1�re Dame.
Ils veulent sortir un communiqu� de presse.
- Bonjour, M. l'Ambassadeur. - Bonjour, Tim.
Par ici.
Je vous souhaite un agr�able vol.
Veuillez �teindre votre ordinateur, Monsieur.
Mais bien s�r.
Le planning du jour.
Les Saoudiens sont programm�s � 11h. D�jeuner au si�ge d'Armitage.
Vous succ�derez au Secr�taire � la D�fense.
Je dois vous informer que James Sinclair est ici.
Les m�dias se sont empar�s de son opposition au soutien
anglo-am�ricain apport� au Pr�sident Usman.
Tortures sur prisonniers au Tyrgystan,
r�pression de la dissidence, etc...
Lisez cela.
J'ai eu des appels concernant vos liens amicaux avec Sinclair.
Dites que nous �tions proches dans les ann�es 90, mais...
nos chemins ont diverg� ces derni�res ann�es.
M. Sinclair a appel� hier, souhaitant vous joindre.
Merde.
Aucun contact avec lui pendant sa visite.
Entendu.
Qu'est-ce que c'�tait ?
Merde ! Il va s'�craser !
Arr�tez-vous !
Sur la gauche !
Mark ! Ne sortez pas !
Ne sortez pas !
S'il vous pla�t ! � l'aide !
Aidez-moi !
Je m'appelle Mark. Je vais vous aider. Comment vous-appelez vous ?
Je vous en supplie, aidez-moi !
Attendez. Je vous d�tache.
Je vais la desserrer !
Calmez-vous ! Je sais que vous avez mal.
Mark, pas moyen, le feu s'�tend.
�a vient sur nous !
Reculez ! �a va sauter !
Debout ! Debout !
C'�tait le vol de Londres.
Styles.
Comment ?
O� ?
Mesdames et messieurs, votre attention, je vous prie.
C'est un immense plaisir pour moi d'accueillir ici mon pr�d�cesseur
chez Armitage, et aujourd'hui notre estim�e Secr�taire � la D�fense,
Lynne Warner.
Merci, Gordon.
Merci.
Peu de choses r�ussissent � m'extirper du Pentagone.
Je ressens une immense fiert� � me tenir aujourd'hui, devant vous.
Vous, avec moi.
Depuis sa cr�ation en 1981, cette entreprise n'a cess�
de produire richesses et emplois pour nos compatriotes.
Durant les 9 ann�es o� j'ai eu l'honneur de piloter ce navire,
et aujourd'hui sous la conduite experte de Gordon Adair,
les profits ont doubl� chaque ann�e.
Armitage investit et poss�de des actifs dans plus de 90 pays.
Excusez-moi.
Que Dieu prot�ge Armitage.
Puisse-t-elle vivre vingt nouvelles ann�es de glorieuse expansion.
Toutes mes f�licitations.
Merci infiniment, Lynne.
Crash d'un jet commercial suite � explosion. Peut-�tre une attaque.
Des nouvelles nous parviennent d'un accident d'avion
� l'ouest de Washington...
Phil ! C'est pour vous !
Compris.
L'ambassadeur est en train de monter.
Tout le monde � c�t�, s'il vous pla�t.
262 passagers, dont 97 Britanniques.
Les sauveteurs n'ont trouv� aucun survivant.
On compte pour l'heure 9 tu�s au sol, et 43 bless�s.
- O� est le Pr�sident ? - � Camp David pour le week-end.
Il a �t� emmen� au Bunker.
Le Code Rouge est en vigueur.
Les agences de s�curit� traiteront �a
comme un acte terroriste jusqu'� preuve du contraire.
Veillez � tenir inform�es les familles des victimes.
Cr�ez un num�ro vert d'assistance 24/24.
Nasreen, assurez-vous qu'il parvienne aux services concern�s.
Il faut des volontaires pour s'en occuper.
Des gens non requis pour les proc�dures d'urgence.
Je vous remercie.
Le 1er Ministre va contacter le Pr�sident. J'adresserai moi-m�me,
au nom de l'ambassade, un message de sympathie
pour ces morts tragigues endeuillant les Etats-Unis.
Sally, pourrions-nous ouvrir un livre de condol�ances ?
� ce stade, on ignore si cela restera un incident isol�.
S'il y en a parmi vous qui souhaitent �tre aupr�s
de leur famille en cette p�riode difficile,
ils peuvent �videmment les rejoindre.
Mais informez-nous, au pr�alable.
Merci. Allez, on s'y met.
Que t'a propos� le 1er Ministre ?
- C'est pas le moment, Phil. - Les Affaires �trang�res ?
Il y a une �lection � gagner avant.
Une id�e sur ton possible successeur ?
Tu feras des �tincelles en politique.
Je veux des blind�s � l'a�roport.
Imm�diatement.
Pardonnez-moi, Lynne, mais �a me para�t extr�me,
on a suffisamment de personnel au sol pour se passer de mat�riel lourd.
Il s'agit d'envoyer un message. Monsieur.
...retardant la reprise du trafic.
Les perturbations n'ont pas seulement affect� les Etats-Unis.
En Grande-Bretagne, l'arm�e a �t� d�ploy�e � Heathrow
apr�s que les renseignement britanniques aient intercept�...
Les vols en Europe ont connu des retards pouvant aller jusqu'� 12 h.
Avez-fait bon voyage, M. Hanley ?
Oui, merci.
J'ai parcouru les documents. Ils me paraissent en ordre.
J'aurai besoin d'une copie de la licence d'exportation.
Tel que convenu, 100 d�clencheurs imm�diatement,
les 25 restants par la suite.
Tu as trouv� le reste des effets personnels de Hanley ?
J'ai une autre t�che � te confier.
Pas de nom. Je dois me couvrir.
Et l'ambassadeur n'a pas besoin de savoir.
Morgue de fortune du FBI Washington D.C.
Partez devant. Je vous rejoins.
- Salut. - Salut.
Je suis terriblement navr�.
Ils... ils esp�rent pouvoir l'identifier gr�ce � ses effets.
J'avais demand� � le voir...
Tu n'as personne avec toi ?
Caroline Hanley ?
Voulez-vous me suivre, Madame ?
Tu veux que je vienne avec toi ?
- Tu es s�re ? - �a va aller. Je te remercie.
C'est confirm�.
C'est bien une bombe.
Merde...
Le FBI et la CIA sont en liaison avec le MI-6.
Ils veulent les infos sur tous les passagers britanniques.
Caroline, je vais vous demander d'examiner ces objets,
et de me dire si vous les reconnaissez. D'accord ?
�a fait 10 ans que Papa a arr�t� la cigarette.
Il y a une inscription � l'int�rieur.
"� mon Anthony ador�. Joyeux anniversaire. Ta Kate,"
"19 Ao�t, 1990."
Ma m�re.
Elle est morte en Mars de cette ann�e-l�.
Vous confirmez donc que ces objets ont bien appartenu
� Anthony Gerald Hanley ?
Toutes mes condol�ances, Madame.
Anthony ?
Viens, je te raccompagne.
Tu veux ?
Viens.
Dans la journ�e, le FBI a confirm� que le crash � Washington
r�sulte d'un attentat � la bombe.
Les a�roports du pays sont en �tat d'alerte maximum.
Beaucoup restent ferm�s au trafic a�rien.
Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls � �tre touch�s.
� Londres, l'arm�e a investi en force l'a�roport de Heathrow.
- Comment allez-vous, Sir Mark ? - Bien, je vous remercie.
- C'est gentil de m'avoir attendu. - Avez-vous besoin de quelque chose ?
Non, merci Jenny, allez donc vous coucher.
Il me reste quelques t�ches � accomplir.
Mme Standish.
Mark Brydon. Je suis l'ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis.
Je voulais vous faire part de ma tristesse
face � la disparition de votre mari.
Mme Stevens.
Mon nom est Mark Brydon.
Mes tr�s sinc�res condol�ances.
Keyser Ouest de la Virginie
- Bien jou�. - D�sol�.
Halte au feu ! Halte au feu !
Expliquez-lui qu'il faut se coucher !
Infirmier !
Sammy, accroche-toi, mon gars ! Tiens le coup !
C'est un exercice, merde ! Vous connaissez pas les consignes ?
Bon sang !
Regardez-le bien.
C'est ce qui arrive aux jean-foutres qui n'�coutent pas !
D�shabillez-le.
Je vous ai dit de le d�shabiller !
�cartez-vous.
Balancez-le.
Bien s�r, je condamne le terrible attentat perp�tr� hier,
mais je consid�re que les positions am�ricaine et anglaise...
peuvent �tre ressenties par certains groupes comme de la provocation.
Pouvez-vous �laborer sur ce point ?
Prenez le Tyrgystan o� j'ai �t� ambassadeur.
Depuis 1990, les Etats-Unis et le Royaume Uni y ont investi
plus de 50 milliards de $. Dans la m�me p�riode,
dix mille prisonniers politiques ont disparu sous le r�gime Usman.
Aviez-vous fait part de possibles atteintes aux droits de l'homme
- � votre gouvernement ? - Bien entendu, j'en ai inform� Londres.
Rien. Un silence assourdissant. Alors, j'ai pris la parole.
Donc votre gouvernement aurait d�lib�r�ment fait la sourde oreille ?
Non seulement cela, mais ils m'ont rappel�, puis r�primand�.
Cela s'�tant av�r� inefficace, ils m'ont cong�di�.
Je d�plore ces soutiens aux r�gimes corrompus
qui ne font qu'enflammer les ennemis de l'Occident.
Merci d'avoir r�pondu, James.
C'�tait James Sinclair, ambassadeur de Grande-Bretagne
au Tyrgystan entre 1996 et 2001. Retour � l'information avec
les derni�res nouvelles concernant les attentats.
Tu m'as l'air en forme.
Tu as rat� mon interview.
- Caf�, Monsieur ? - Je ne reste pas, merci.
Ma campagne est une r�ussite. Des Am�ricains de tous bords
mettent en doute leur politique �trang�re.
Je ne veux rien entendre, James.
Allons, parlons-en, au moins. Nous avons tant � nous dire.
Je ne devrais m�me pas �tre vu avec toi.
Alors pourquoi t'�tre d�plac� ?
Cesse d'appeler l'ambassade.
Ne te sers pas de nos liens pour faire avancer ta cause.
Ce n'est pas MA cause. Tu sais tr�s bien ce qui se passe au Tyrgystan.
Arr�te, tu m'entends ?
C'est pour Azzam.
Donne-le lui toi-m�me.
Je suis s�r qu'il aimerait mieux conna�tre son parrain.
Dis-lui... que j'aurais aim� que les circonstances fussent diff�rentes.
Il n'a que 9 ans. Tout ce qu'il sait, c'est que ses proches disparaissent.
Fiche-moi la paix.
Ils doivent r�ouvrir l'a�roport de Dulles � 11 h.
Les 1�res familles de victimes arrivent cet apr�s-midi.
Les autorit�s sont tr�s nerveuses. Pr�tes � tout boucler
au 1er bagage oubli�.
L'attentat a-t-il �t� revendiqu� ?
Le Jihad Islamique Europ�en, mais aucun candidat s�rieux.
� ce stade, il pourrait aussi bien s'agir de supr�macistes blancs,
que de fous isol�s.
- Quel discours officiel, chez nous ? - Expression de la peine partag�e
entre deux pays alli�s.
Je demanderai � Sally d'annuler la r�ception de ce soir.
Surtout pas. Elle aura lieu.
Je veux un communiqu� de presse, avec des r�sultats, du style :
"Cette trag�die ne nous d�tournera pas de nos objectifs diplomatiques,"
et �vitez les poncifs sur le courage sous le Blitz.
Je vous le fais lire avant publication.
- Ensuite ? - James Sinclair.
Devons-nous r�futer officiellement ses all�gations � propos des aides
accord�es au Tyrgystan, et de notre soutien � Usman ?
Ne donnons pas d'air � ce moulin � paroles.
Phil a raison. "No comment" sur sa visite.
- Suivant. - Luke Gardner, et le pourvoi en appel
de son ex�cution devant la Cour Supr�me.
Le jugement est attendu dans les prochains jours.
Jane Lavery, notre nouvelle attach�e de liaison pour les droits de l'homme
est en Floride pour la coordination avec les groupes de pression.
P�nitentier d'�tat Floride
Il y a de l'int�r�t des 2 c�t�s de l'Atlantique.
Un h�ros des Malouines dans le couloir de la mort.
- O� est Sam ? - Pardon ?
Mon avocat, Sam Levinson.
Je voulais vous parler seul � seul, M. Gardner.
Je suis Jane Lavery, vice-consul � l'ambassade.
Il me l'a dit.
- J'ai �t� d�tach�e par Londres. - Il me l'a dit.
Je suis G�meaux.
Il vous l'a dit ?
Nous devons discuter de votre appel. La Cour Supr�me doit se prononcer
sur les insuffisances de votre d�fense.
Vous me faites perdre mon temps.
Et vous le mien, si vous n'�tes pas dispos� � me parler.
Votre pr�c�dent avocat a omis de pr�senter des d�positions
de t�moins affirmant vous avoir vu � 3 km des lieux du crime...
vous disputer avec un chauffeur de taxi.
Je n'ai pas souvenir d'un chauffeur de taxi.
Je n'ai presqu'aucun souvenir de cette ann�e-l�.
Si c'est vrai, comment savez-vous que vous n'avez pas tu� ces filles ?
Je le sais.
J'ai d�j� eu du sang sur les mains.
Notre gouvernement est fermement oppos� � la peine capitale,
et quel que soit votre degr� de culpabilit�, je vous informe
qu'il a d�pos� une requ�te officielle aupr�s de la Cour Supr�me.
- Pile ou face ? - Pardon ?
Pile, ou face ?
Choisissez.
Face.
Vous avez choisi de mourir par injection mortelle.
Ils disent qu'on meurt au bout de 4 min.
Mais le toubib ne prononce le d�c�s qu'au bout de 15.
Vous regrettez d'avoir dit "face", je parie.
Jane.
� vous de me le dire.
La chaise �lectrique.
Avez-vous d�j� senti l'odeur de chair br�l�e ?
Elle vous reste dans les narines, � vie.
Mais c'est plus rapide, dit-on.
Mais est-ce la derni�re image que je veux laisser � ma m�re ?
Un choix corn�lien.
Mais je suis pas un monstre de foire.
Alors remballez votre discours anti-peine de mort,
et foutez-moi le camp d'ici, esp�ce de connasse !
Comt� de Fairmont Dans l'Ouest de la Virginie
Entrez !
- Nous avons un probl�me. - Si vous voulez nous excuser.
L'un des passagers du vol, Hassan Khan...
- est connu du MI-6 sous un autre nom. - Lequel ?
Ibrahim Waheed.
Suspect� de liens avec un camp d'entra�nement au Jihad
et le Mouvement Islamiste du Tyrgystan.
- Le Tyrgystan ? - � la fronti�re nord de l'Afghanistan.
Je sais o� �a se trouve.
Le Conseiller � la S�curit� Nationale est l�, Madame.
Le Tyrgystan ? Ils sont suppos�s �tre nos alli�s, bon sang de bois !
On a d�j� assez de mal � contenir le Moyen-Orient.
S'il faut en plus se coltiner l'Asie Centrale !
Selon le MI-6, le Pr�s. Usman affirme avoir �radiqu� les groupes militants.
- Christopher ? - Nous avons nos doutes, Madame.
Nous payons cet ingrat 100 millions par an
pour se gratter l'entrejambes !
C'est un comble !
Lancez les F-16 qui sont l�-bas, et bombardez-moi ces terroristes !
Montrez � ce connard la fa�on de faire.
Le kamikaze suppos� �tait ressortissant britannique.
Aucun lien avec un groupe au Tyrgystan n'a �t� d�montr�.
C'est un monde.
Et je dois faire bonne figure aux c�t�s de l'ambassadeur de Grande-Bretagne ?
� l'heure du deuil...
j'apprends que c'est un des leurs qui a massacr� les n�tres ?
Le 7 Juillet ne leur a donc rien appris ?
Que dois-je dire aux scribes ?
Je propose : "Avec la Grande-Bretagne pour amie, qui a besoin d'ennemis ?"
Nouveau d�veloppement dans la traque du groupe terroriste responsable
du crash du vol 113 avec la diffusion par des sources dans le Renseignement
d'informations sur leur principal suspect.
Plusieurs cha�nes d'infos rapportent des liens entre Hassan Khan
ou Ibrahim Waheed et des militants dans les collines du Tyrgystan.
Ainsi qu'avec un groupe d'Al-Qaeda au Nord du Pakistan.
Qui leur fournit ces infos, bon Dieu !
Je veux un dossier complet sur Khan/Waheed,
tout son pass�, famille, �tudes, mosqu�e, voyages � l'�tranger.
Essayez de savoir par vos contacts au MI-6
qui sont exactement ces groupes. Leurs buts.
Il faut faire la part du vrai l�-dedans.
Les fuites ont �t� orchestr�es pour nous prendre de court.
Paul ! Que donnent les expertises sur l'engin ?
Les d�bris indiquent qu'il se trouvait dans la soute.
Ils sont encore ind�cis sur la nature de l'explosif.
Un signal �lectronique en cabine passager aurait d�clench� la mise � feu.
Mark ! C'est Garcia.
Carl.
Oui, bien s�r.
Je vous en prie. Au revoir, Monsieur.
On va � la Maison Blanche.
Invit�s, ou convoqu�s ?
En salle de crise dans 5 min.
Comment avez-vous pu rater ce salaud ?
- Hassan Khan n'�tait pas fich�. - Pas son alter ego, Ibrahim Waheed.
Un �chec retentissant de la part de votre Renseignement.
Warner est outr�e.
Elle conf�re avec le Pr�sident en ce moment.
Je vous avertis. Elle parle d'embargo a�rien, de restrictions de visa.
Le Pr�sident ne l'envisage pas s�rieusement ?
Mais si, Mark.
En enterrant son fils unique � Arlington, Warner a fait basculer
l'�lection en faveur du pr�sident actuel.
Cette femme est intouchable.
Je colmate les br�ches, mais franchement,
elle ne fait que r�fl�ter le sentiment g�n�ral.
La moiti� du pays serait d'accord pour d�chirer les passeports
et fermer les fronti�res.
Ce serait rendre service aux terroristes
que de laisser se d�t�riorer nos relations.
Mais bon Dieu, Mark ! Des restes humains d'Am�ricains sont �parpill�s
sur la bretelle, l'�uvre d'un musulman britannique.
Vous avez trop longtemps tol�r� ces extr�mistes.
Nous n'irons pas jusqu'� incendier l'Angleterre
mais le Pr�sident veut se montrer ferme.
Je peux demander au 1er Ministre de venir manifester sa solidarit�.
Trop t�t pour �a. Il ne ferait que s'exposer � la vindicte populaire.
Les gens paniquent.
Le pays pourrait �tre confront� � une vague d'attentats-suicide.
Vous voulez �viter l'hyst�rie collective.
Stoppez ces fuites dans les m�dias.
Ce n'est pas le fait de la NSA.
Je vais parler � Warner. Calmer le jeu.
Il y aura une d�claration � 15 h. Je vous appelle � 14 h.
J'appr�cie votre geste.
Des restes britanniques gisaient �galement sur cette bretelle, Carl.
J'en suis conscient.
- Si la fuite ne vient pas du NSA... - Ce doit �tre le Pentagone.
Il faut contrecarrer ce que nous pr�pare Warner.
Le livre de condol�ances a �t� ouvert ?
- Aucune id�e. Pourquoi ? - Si ce n'est pas fait,
demandons � Sally d'attendre un peu.
On est attaqu�, pas vrai ? Moi, je dis qu'il faut rappeler nos troupes.
C'est nous autres qu'il faut prot�ger. L'ennemi est l�, dans nos rues.
Merci, Jack. On se d�tend, je vous sens hors de vous.
Auditeur suivant: Joanne, de Kasemie.
Pourquoi, d�s qu'on parle de terroristes,
les rayons d'eau min�rale sont d�valis�s ?
"Dites Non � l'Ex�cution !"
Campagne pour la Lib�ration de Gardner en Floride
Sam Levinson. Non, non.
Non. Non ! Je ne peux pas...
Pas de commentaire avant le rendu du jugement de la Cour Sup�me.
Bonjour, Matthew Weiss, je couvre l'affaire pour le Washington Press.
Jane Lavery, ambassade de Grande-Bretagne.
Je m'�tonne que la presse s'int�resse � un condamn� britannique.
Vous rigolez ? Ce gars, �a pourrait �tre moi.
J'en doute fort.
Non, s�rieusement. Il risque d'�tre cram� � cause d'un vice de forme.
- Vous avez pris une chambre ? - Non, pas encore...
Laissez. Ils vont vous donner la grande suite, mais la clim
fait un boucan d'enfer. Je vous conseille la 18, elle est tr�s bien.
- Vous avez quelle chambre ? - La 19.
Je vais me d�brouiller, merci.
Comment ce cas a-t-il pu aller aussi loin ?
- Vous l'avez rencontr� ? - Oui.
Deux mineures blanches, mortes dans un repaire de cam�s.
Un Anglais toxico avec un lourd passif de violence.
M�me son 1er avocat avait plaid� coupable.
- C'est un h�ros des Malouines. - �a n'�voque rien, ici.
Quelles sont ses chances devant la Cour Supr�me ?
Je dirais qu'elles sont plut�t bonnes.
Vous et moi, on sabrera le champagne demain soir.
- Tu as les agrandissements ? - Je te les d�pose cet apr�s-midi.
Pas � l'ambassade. Carrefour 17�me et Caine.
- 14 h, sois l�. - Entendu.
Salut, les gars.
Bon sang.
Pr�tez-moi votre pince.
Un sachet pour la dent.
Merci.
Ils l'ont vid�.
Vous n'y trouverez rien.
- Tu les as trouv�s ? - Ils n'y sont plus.
- Oui. - J'ai Azzam Sinclair en ligne.
Il dit que c'est tr�s important.
Bien, passez-le moi.
Salut, Azzam. C'est Mark. Joyeux anniversaire.
- Tu t'es bien amus� ? - Oui. Merci pour le cadeau.
De rien. Comment va mon filleul pr�f�r� ?
Comment as-tu de filleuls ?
Un seul.
Toi.
�a te pla�t, Washington ?
�a va. Papa est tr�s occup�. Tu passes me voir ?
Non, je ne peux pas. J'ai une r�ception de pr�vu.
Il est important que j'y sois.
J'aimerais bien te voir.
Oui, on se verra. Une autre fois.
Promis ?
C'est promis.
C'est bien, mon gar�on.
M. l'Ambassadeur, voici M. Gordon Adair, PDG d'Armitage Corp.
- Gordon, heureux de vous avoir. - C'est un plaisir.
Le Ministre de l'Industrie vous sait gr� d'avoir renflou� Thurman Kaas.
L'offre �tait excellente.
Je vous f�licite d'avoir maintenu la soir�e. Vous montrez un bel exemple.
C'est fort aimable.
Bonsoir.
M. l'Ambassadeur, voici M. McIntyre, pr�sident de CMC Secure Operations.
M. McIntyre, M. l'Ambassadeur.
Bravo, Colonel, pour votre reconversion.
Je vous remercie.
Ravi de vous voir, je vous croyais retenu � Bagdad.
J'ai d�laiss� les cockpits pour un bureau.
Venez d�jeuner, un jour. Vous verrez nos nouveaux bureaux.
J'aimerais beaucoup.
Monsieur, Mme la Secr�taire � la D�fense, Lynne Warner.
Mme la Ministre.
Merci d'�tre l� en d�pit des �v�nements.
Nos ennemis cherchent � nous diviser, Mark.
Mais ils n'ont fait que nous rapprocher.
Dans cet esprit d'amiti�, Lynne, vous nous honoreriez en �tant
la 1�re � signer notre livre de condol�ances.
Tout l'honneur serait pour moi.
Mme la Secr�taire, s'il vous pla�t !
La secr�taire et l'ambassadeur britannique, unis dans le chagrin.
Finement jou�, Brocklehurst.
Je ne vois � quoi vous faites allusion, Monsieur.
La modestie m'oblige � admettre que l'id�e ne vient pas de moi.
Derri�re Mark, vous devrez hausser votre niveau.
Colonel. Comment vont les affaires ?
Toujours dans le troc d'armes contre diamants ?
La s�curit� priv�e est un secteur en plein boom, demandez donc au Chancelier.
Nous envisageons d'�mettre des actions.
Vous devriez en acheter.
Pour dynamiser votre �pargne retraite de fonctionnaire.
M. le Sous-Secr�taire, connaissez-vous M. McIntyre de CMC Secure Ops ?
Christopher Styles, chef du renseignement � la D�fense.
Oui. Content de vous revoir, Colonel.
- Mesdames et messieurs... - Excusez-moi.
Sir Mark Brydon, ambassadeur de Sa Majest� � Washington.
Merci � tous d'�tre pr�sents ici, ce soir.
Nous traversons des temps troubl�s, et terrifiants.
Mais c'est dans l'adversit� que se r�v�lent nos v�ritables amis.
C'est pourquoi je suis particuli�rement heureux et honor�
d'accueillir Lynne Warner, Secr�taire � la D�fense des �tats-Unis.
Puisse cette r�union rappeler � tous les liens qui nous unissent aujourd'hui,
qui nous uniront demain, et que nul ne pourra jamais rompre.
Mme la Secr�taire.
J'ai longuement r�fl�chi avant de venir ici.
Les �v�nements d'hier nous rappellent � la violente r�alit� de groupes
qui s'en prennent non seulement � l'id�al d�mocratique am�ricain
mais aussi � nos int�r�ts �conomiques et commerciaux � travers le monde.
Je veux � cette tribune mettre en garde ceux qui cherchent � nous nuire.
Les Am�ricains n'accepteront jamais le dictat de la terreur.
D�s lors que nos droits et nos libert�s sont menac�s,
nous ne reculerons devant rien pour assurer notre d�fense.
Le gouverneur de Virginie a d�cr�t� la mise en d�tention de tout musulman
britannique se trouvant dans l'�tat.
Cette mesure est ill�gale.
Outre une violation du droit international,
elle montre un m�pris total des droits essentiels de l'homme.
C'est au Congr�s d'en juger.
Le gouverneur a agi dans les limites impos�es par le Patriot Act.
Vous ignorez qui sont les instigateurs de l'attentat !
Fondamentalistes pakistanais, islamistes du Tyrgystan, Saoudiens...
L'ordure qui a fait sauter l'avion �tait Britannique !
Et je crois savoir qu'il y a de la rel�ve derri�re lui.
Combien y a-t-il d'Anglais musulmans en Virginie, selon vous ?
- Un seul suffit. - 3000, au bas mot.
Touristes, �tudiants, hommes d'affaires, d�tenteurs de visas.
Seraient-ils tous suspect�s de terrorisme ?
C'est un acte obsc�ne, de la discrimination raciale...
Obsc�ne ?
C'est le quidam dans votre m�tro qui est discrimin� lorsqu'un illumin�
d�cide de se faire exploser !
J'ai bien voulu jouer � votre petit jeu, l�-bas.
Tout ce boniment...
...sur les liens qui nous unissent.
Mais mon fils n'est pas mort en Afghanistan
pour que nos soi-disants alli�s viennent se faire sauter chez nous !
Si le gouverneur Norris pense que ces gens constituent une menace
pour la s�curit� de ses citoyens, il a mon soutien inconditionnel.
Les autorit�s en Virginie rechignent � coop�rer, mais on estime � 200
le nombre de Britanniques musulmans arr�t�s.
Transf�r�s � Fort Bird, garnison de la Garde Nationale.
Les passeports ont �t� confisqu�s.
- Donnez-moi le num�ro du gouverneur. - Il refuse de prendre nos appels.
Trop occup� � d�clarer l'�tat d'urgence.
Tu es fou ? Tu vas r�veiller tout l'immeuble.
- � quoi tu joues ? - � quoi JE joue ?
C'est toi qui vient siffler comme un cobra.
Le Renseignement Militaire, c'est-�-dire tes services...
a l�ch� l'info sur le kamikaze britannique.
Tu peux le prouver ?
Ne joue pas � ce jeu, pas avec moi.
C'est un maelstrom. Il y a un parano x�nophobe qui rafle des Britanniques...
Le gouverneur Norris a parfaitement le droit de prot�ger ceux qui l'ont �lu.
Vous faites intentionnellement monter la col�re.
C'est devenu une chasse aux sorci�res.
Tu sais � quel point c'est dangereux.
Quelles que soient tes motivations, j'esp�re que �a en valait la peine.
Tu as fini ?
Que voulez-vous ?
C'est pas lui. C'est pas lui.
- Il m�rite mieux. - Qui ?
Gardner ! Qui d'autre ?
C'est pas lui, d'accord ?
Vous connaissez ce type ?
Toi ! Reste l� !
Il m'a abord�e sur un parking mal �clair�.
�a pourrait �tre interpr�t� comme de l'intimidation.
N'allez pas m'accuser.
Je n'y suis pour rien.
Pourquoi semblait-il si convaincu de votre innocence ?
Pourrait-il t�moigner en votre faveur ?
�coutez. Le couloir de la mort, �a attire les dingos. Vous saisissez ?
�coutez, j'essaie de vous venir en aide.
Vous pourriez l'avoir connu. Il a votre �ge, forte corpulence.
Peu loquace. Effray�.
Il a dit que vous m�ritiez mieux.
Je le connais pas, ce connard. Vu ?
C'est termin�.
Attendez ! Attendez ! Je regardais �a !
- Laissez-moi voir �a ! - Ouvrez la 7 !
...son autre identit�: Ibrahim Waheed, un terroriste connu pour ses liens
avec des groupes proches d'Al-Qaeda.
Tu crois que tu vas m'�chapper ?
�a n'arrivera pas.
Dans sa d�claration, le gouverneur Norris r�affirme
que la d�tention est une mesure n�cessaire et appropri�e
pour continuer d'assurer la s�curit� de l'�tat.
La journ�e s'annonce belle dans "l'�tat des Amoureux",
mais pas pour les 200 musulmans britanniques d�tenus � Fort Bird.
Ces citoyens britanniques furent arr�t�s apr�s qu'il ait �t� r�v�l�
que le kamikaze du vol 113
�tait Hassan Khan, musulman de nationalit� anglaise.
Sur ordre du gouverneur, ils ont �t� emmen�s � Ford Bird...
�a va aller.
Mon Dieu, ils vont nous arr�ter !
Il faut qu'on s'en aille !
N'aie pas peur ! N'aie pas peur !
S'il te pla�t, Safi, ne fais rien qui...
- Arr�tez, ou je tire ! - Coupez le moteur !
Immobilisez-vous ! Ou nous ouvrons le feu !
Sir Brydon, ambassadeur britannique, Nasreen Qureshi, attach�e de presse.
La police a pass� des appels.
Leurs amis disent qu'ils craignaient d'�tre arr�t�s.
Ils prenaient la route du Maryland.
Quel �ge ?
25 et 24.
Elle �tait enceinte de 2 mois.
Seigneur Dieu.
Les noms ne doivent pas para�tre avant que les familles soient inform�es.
Bien s�r.
Tout en reconnaissant que la mort des deux jeunes gens
fut un tragique accident, le gouverneur d�clare vouloir poursuivre
la mise en d�tention des musulmans britanniques.
Les d�fenseurs des droits civiques, � travers le pays, ont adress�
une p�tition au Pr�sident contestant la l�galit� de ces mesures.
Le Secr�taire d'�tat doit s'entretenir dans la journ�e, sur ce sujet,
avec le Ministre de la Justice .
- All�, Mark Brydon. - Bonsoir.
Je ne savais pas si tu �tais encore debout. C'est Caroline.
Bonsoir. Est-ce que tout va bien ?
Je me demandais si je pouvais faire quelque chose.
J'ai eu mon contact � Islamabad. La rue est furieuse.
Oui. �a ne me surprend pas.
Tu ne trouves pas le sommeil ?
Un scotch,s'il vous pla�t.
Sa tasse est encore sur la table de la cuisine.
Pourquoi l'ai-je tant press� ?
Si vous aviez poursuivi votre conversation...
Ce n'est pas de ta faute.
Il n'a jamais su dire au revoir.
Il m'embrassait, et se sauvait aussit�t.
Tu veux passer la nuit avec moi ?
Pardon, je voulais juste...
Cela n'aurait rien signifi�. Apr�s tout, tu vas t'en aller.
Tout le monde est au courant ?
Nous sommes � Washington.
Tu es vraiment tr�s belle.
Mais je crois que nous ne devrions pas, ce soir.
Tu t'en serais voulu, demain matin.
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