All language subtitles for The.French.Detective.1975.FRENCH.musungo

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Original subtitles

Bonsoir, docteur.

Comment est-ce arrivé ?

Christine !

Elle était avec Monsieur quand...

Le commissaire demande comment c'est arrivé.

Ben, normalement, quoi.

Tous vos clients ne meurent pas. Qu'entendez-vous par "normalement" ?

Il m'a rien demandé de spécial.

Je me suis couchée, il s'est couché...

Comme il bougeait pas... Il était mort.

Voilà. C'est une mort accidentelle. Il n'y a rien à dire de plus.

- C'était un habitué ? - Oui, il venait souvent.

Il était gentil.

J'aimerais vous dire deux mots en particulier, commissaire.

Je voulais juste vous dire

que j'étais très amie avec M. Taillefer, et aussi M. Laffont.

J'entretiens d'excellentes relations avec messieurs Roux et Dupuis.

Et je vois souvent le président Langlane...

qui est un homme charmant.

Mais... y a que nous qu'elle arrose pas !

Ah oui, pardon.

Comment ça se fait ?

Hein ? Pourquoi y a que nous qu'elle arrose pas ?

Ça va s'arranger, ça, j'espère.

Vous prenez la moitié, c'est vous le chef. Et puis nous,

on se partage le reste. Hein ?

D'accord ?

Eh ben, voilà. On n'a plus de soucis à se faire pour l'avenir.

Un vieux vicieux meurt dans un claque,

et la fortune nous sourit, notre vie commence. Merci, petit Jésus.

Il te fatigue pas ?

Le flic américain, cynique et corrompu,

c'est son numéro préféré.

Mon pauvre vieux.

C'est dur.

- Allez, à demain. - Bonne nuit, patron.

Tu t'occupes du rapport et tu cognes.

Rien à foutre de ses relations.

Faites-moi confiance.

- Bonne nuit. - Vous nous offrez un pot ?

Pas ce soir, je suis crevé. Ciao.

Elle est pas mal, la tôlière. Je me la ferais bien.

Te retrouver avec elle dans le lit électrique.

Faire sauter les plombs.

Pas dans la bagnole, merde !

Tu vas pas remettre ça.

- Tu peux pas attendre ? - Baisse ta vitre.

- Baisse ta vitre et fais pas chier. - Non.

- Sois gentil, éteins-la. - Non, tu m'auras pas.

J'en ai balancé 20, aujourd'hui, à cause de toi. Un paquet.

Ça fait 3 jours que tu fumes plus. Celle-là, je la fume.

Si tu savais ce que t'as dans les poumons.

Une couche de goudron.

Drogué, va !

Arrête-moi. Arrête-moi, là.

Deux minutes !

Arrête-moi !

Sois pas con, je te raccompagne, tu vas pas...

Je vais fumer. Ciao.

Tu vas crever, con. Et moi, je me marrai bien.

À toutes les voitures. Une bagarre.

À l'angle du boulevard de la Gare et de la rue des Charpentiers.

Ici, Moitrier. J'y vais.

- Lefèvre est avec vous ? - Non, il fume.

Arrête, bon Dieu, arrête !

C'est pas vrai !

Police, arrêtez !

Arrêtez !

Tout le monde descend.

Je l'ai reconnu, c'est Portor.

C'est Portor.

Donne-moi une cigarette.

Ce café, il vient, oui ?

Je veux un barrage, au péage de Montcoulèche.

Voilà, c'est lui qui a tiré. Antoine Portor.

C'est un gros bras de Lardatte.

Le patron demande un barrage au péage de Montcoulèche.

Voilà le café.

Merci.

Dis donc, Antoine Portor, il a pas un frère ?

Si, mais il est pas dans le coup.

Il a passé la soirée à la permanence.

Oui ?

Moitrier est mort.

Martin.

Ton frère a tué un de mes hommes.

Si t'as de ses nouvelles, préviens-moi.

Une vision claire des réalités.

Une compréhension dynamique des choses.

Une approche des problèmes franche,

directe.

En un mot : moderne.

Voilà ce que vous êtes en droit d'attendre de moi.

Voilà ce que vous êtes tous en droit d'attendre de moi,

voilà ce que je peux vous promettre formellement et solennellement.

Bonsoir, commissaire.

Je viens d'apprendre la nouvelle, c'est navrant.

Je peux vous voir un instant ?

Le moment n'est pas bien choisi. Mais dites ce que vous avez à dire.

Portor sortait de prison quand vous l'avez engagé.

Mais je ne savais pas que je l'avais engagé.

Comment ?

Venez voir, commissaire.

Vous voyez, près de la porte, ces 2 tas de muscles, l'air abruti ?

De l'autre côté, les mêmes têtes de brutes.

Ils travaillent tous pour moi. Vous croyez que ce sont mes amis ?

Oui, je viens. Que je partage leur intimité ?

Ce n'est pas moi qui engage mon service d'ordre.

Je n'avais jamais entendu parler de ce Portor.

Comme si j'allais donner ma caution à des individus... J'arrive.

Je répéterai tout ça au juge d'instruction et à la presse.

Je ne pense pas que ma sincérité soit mise en doute.

Mais sachez une chose,

je tiens à ce que vous arrêtiez le coupable,

qu'il soit puni comme il le mérite.

Bien entendu, je me tiens à votre entière disposition.

Voilà. Commissaire.

Lardatte, Lardatte, Lardatte !

Marie Portor, 30 ans, pas de condamnation, mariée

à Antoine Portor depuis 2 ans.

Mon mari n'est pas rentré ce matin, je peux pas vous aider.

C'est lui que vous pouvez aider.

Il a tué un flic, les autres tireront à vue.

Dites-moi où il est, il aura une chance de passer en jugement.

Que voulez-vous que je vous dise ? Je sais pas.

Ne comptez pas sur Lardatte.

Portor est seul, maintenant, et on va l'abattre. Réfléchissez.

Je ne sais rien.

Patron, il y a M. Ledoux qui vous demande.

Complicité de meurtre, vous savez ce que ça vaut !

5 à 10 ans.

Asseyez-vous, Verjeat.

- Alors ? - J'ai vu la veuve de Moitrier.

C'est une histoire navrante.

Mais c'est aussi une affaire délicate.

Partageons le travail.

Vous vous occupez de Portor, moi de Lardatte.

Des gangsters, c'est une chose, les politiques, une autre.

Vous m'expliquerez la différence un jour, M. le directeur.

Il faut aller sur la pointe des pieds avec Lardatte.

Ça n'est pas votre style.

Et celui de Lardatte ! Coller ses affiches à coups de revolver...

Lardatte n'a eu aucune peine à convaincre le juge

qu'il ne connaissait pas Portor.

- Ah oui ? - Ça suffit, Verjeat.

Je vous dis ça pour vous éviter des ennuis.

Vous avez assez à faire avec Portor. Je vous laisse travailler.

Le jeune colleur d'affiche, tué...

Oui ?

Son père veut me voir.

- Qu'il s'adresse à vous. - Pourquoi ?

Il dit que c'est Lardatte, l'assassin de son fils.

- M. Lardatte. - Il n'arrive pas avant 10 h.

La vedette !

Quelle vacherie.

À l'Hôtel de Ville, le jour des mariages.

- Bonjour, Pignol. - Salut.

Lardatte aimerait vous parler.

Je peux lui parler, maintenant ?

Allez, venez.

Bonjour, M. Lardatte.

Il ne faut pas qu'il arrive malheur à ces pauvres gens.

Vous pouvez les désarmer en douceur,

sans violence. Je vous en serais très reconnaissant.

Voilà. C'est tout ce que j'avais à vous dire. À vous de jouer.

Je comprends. Les désarmer en douceur.

Une seule goutte de sang et votre campagne est foutue.

Vous avez un plan ?

Il m'a appelé plusieurs fois.

Comment ?

Il voulait savoir comment avançait l'enquête.

Je sais. Je comprends son désarroi, mais je ne suis pas responsable.

J'ai déjà expliqué à la justice.

Je n'ai pas à me justifier !

Je demande qu'on les sorte

sans faire de drame. C'est pas excessif, non ?

Verjeat, vous avez mieux à faire dehors.

En effet, c'est dehors, commissaire.

Tirez pas trop sur la ficelle, Verjeat.

Il s'est énervé parce que Pignol a envoyé des mecs sur le toit.

Appelle-moi le bureau de Lardatte sur la ligne directe.

Le bureau de Lardatte sur la ligne directe.

- Vous allez lui parler ? - Ça sonne.

Je vais essayer de le calmer, mais dites aux CRS de reculer.

Je m'en occupe.

Ça répond pas ?

Ici, le commissaire Verjeat.

- Alors ? - Il lui téléphone.

Je sais pourquoi vous êtes là-haut, Mercier.

Pour dénoncer les assassins de votre fils.

Écoutez-moi. Il y a un haut-parleur sur ma voiture. Vous m'entendez ?

Oui.

On va faire un marché.

Je vous branche dessus pendant 5 min et vous vous rendez.

Je comprends pas.

Si vous avez une déclaration à faire, parlez dans le téléphone.

Je vous crois pas.

Demandez à un de vos fils de faire un essai.

Passez-lui le téléphone, et allez à la fenêtre.

Parle.

Parle.

Mais je dis quoi ?

Nom de Dieu.

Lardatte est un salaud, un assassin.

Que se passe-t-il ?

Une ordure et un assassin.

Les gens qui ont tué mon fils travaillaient pour Lardatte.

Lardatte en prison. Lardatte en prison !

Il est responsable de la mort de mon fils.

Seulement, on cherche à étouffer l'affaire, mais je veux

que mon fils soit vengé. Lardatte

en prison ! - Tu peux le monter un peu plus ?

- Il est à fond, là. - Assassin !

Qu'est-ce que c'est ?

Il collait des affiches, mon fils, il avait pas un rond

dans sa poche.

Comme les tueurs de Lardatte.

- Vous êtes malade ? - C'est pour le calmer.

C'est un assassin.

Lardatte est un assassin.

Un assassin !

- Vous allez arrêter ça. - Je le désarme en douceur.

Je vous ordonne d'arrêter ça immédiatement.

Ça va comme ça, Mercier. J'ai coupé le haut-parleur.

Maintenant, écoutez-moi bien.

Je viens vous voir seul et sans arme. D'accord ?

J'ai rien à vous dire.

- On a conclu un marché. - Rien du tout.

On va bavarder 5 min ensemble.

J'ai rien à vous dire, Verjeat. Vous êtes vendu comme les autres.

Approchez, je tire.

Il arrive.

Merde !

Bougez pas. N'avancez pas

ou je tire.

Lâchez ça, Mercier. Calmez-vous.

Que me reprochez-vous ?

Vous obéissez tous à Lardatte.

Lardatte ne doit pas beaucoup m'apprécier, en ce moment.

Merci de m'avoir donné ce fusil. En échange, je vous donne

ma parole que je vais reprendre l'enquête.

Lardatte aura des ennuis.

Il n'y a rien à lui reprocher.

Pour la presse, c'est le super flic, le héros.

Ils sont très bien, là. Ce parc, les arbres...

Moderne, propre. Beau bâtiment. Très bien.

Malheureusement, il y a trop peu de places, M. le président.

On ne fait jamais assez pour le 3e âge.

Alors ? On est bien ici, hein ?

C'est bon, le soleil !

Vous votez, dimanche ?

Hein ! Dimanche ! Faut pas oublier.

Faut voter.

Oui.

Et... pour mon problème, M. le président.

Vous voyez une solution ?

Peut-être, oui.

Puisqu'il est si brillant, ce Verjeat,

il faut le récompenser.

Oui !

- Vous m'avez fait demander ? - Oui.

- Verjeat nous quitte. - Comment ?

Verjeat nous quitte, et j'ai pensé à vous pour le remplacer.

Je l'ai vu hier soir, il m'en a pas parlé.

Il ne le sait pas encore.

Merci, Pignol.

Votez Lardatte.

Il en met un coup, votre copain.

Faut qu'il récupère les voix que vous lui avez fait perdre.

Votez Lardatte.

Le cul à l'air, à l'américaine. Il manque plus que les majorettes.

Votez Lardatte.

Mademoiselle, vous savez que pour imprimer ces bêtises-là,

on abat des arbres ?

Et les arbres, c'est de la chlorophylle.

La chlorophylle, c'est de l'oxygène. Pour faire sa campagne,

il déboise les nôtres.

Pas mal, ça !

Chaque papier, c'est de l'oxygène en moins.

Arrête tes conneries, maintenant.

Un jour, il y aura plus d'oxygène à cause de Lardatte.

Salaud. Il nous empêche de respirer. Au secours !

Je voterai pas pour lui.

T'es fatigant, tu sais.

- ZR2, j'écoute. - Je vous passe M. Ledoux.

- Sur quoi êtes-vous ? - Toujours sur Portor.

On a logé un de ses complices. On y va.

Je vous attends.

Depuis qu'il est en cavale, il ne bouge pas.

Il ne sort plus, sauf pour la promenade.

Il tourne en rond pendant 20 min,

il revient, et il s'enferme de nouveau.

Je me suis dit que peut-être, il serait pas plus mal en prison.

C'est mon fils, je voudrais pas qu'on me le tue.

Je peux avoir une cigarette ?

- Je vous attendais. - Je viens d'arriver.

- Continue. - Oui.

Tiens.

C'est un complice de Portor. Il dit qu'il est dans le coin...

Asseyez-vous, Verjeat.

Tenez.

Merci.

Il y a un problème ?

J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

Commençons par la mauvaise.

Vous quittez la brigade. C'est aussi

une mauvaise nouvelle pour moi, je perds un des meilleurs.

Maintenant, passons à la bonne nouvelle. Une promotion.

Vous êtes nommé contrôleur général à Montpellier.

Je n'y suis pour rien. Ça vient d'en haut.

C'est quoi, cette connerie ?

"Cette connerie", comme vous dites,

c'est l'écho d'un haut-parleur qui a résonné dans notre ville.

Ça vous dit quelque chose ?

Je pars quand ?

Lundi prochain.

Pour Portor ?

Vous laisserez les consignes à votre successeur.

Moitrier était un de mes hommes...

- J'irai dans 15 jours. - Pas question.

J'ai pas aimé votre comportement à l'Hôtel de Ville.

Vous avez injurié Lardatte en vous servant d'un pauvre type.

On ne fait pas passer ses sentiments avant son travail.

Vous partirez en temps voulu.

Ne vous plaignez pas, j'estime que vous avez de la chance.

Verjeat !

Nous ferons un pot pour votre départ.

Nous n'en avons le coeur ni vous ni moi, mais c'est la coutume.

Mon briquet, M. le directeur.

Merci.

Lefèvre !

Y a plus rien à en tirer, je crois...

Reprenons.

Ça va pas ?

- C'est quoi ? - Les Témoins de Shiva.

- Ils manifestent. - Pourquoi ?

On en a coffré un, ils sont tous venus se coucher ici.

- Foutez-moi ça dehors. - J'attends du renfort.

Pauvre con.

Comment ?

Allez, de l'air.

Vous feriez ça tous les matins, vous seriez dans une forme...

Où on va ?

Lardatte m'a eu.

Je suis obligé de quitter Rouen.

Ils m'ont nommé à Montpellier.

Il est très adroit, c'est une promotion.

Et une promotion, ça ne se refuse pas.

Voilà, mon petit camarade.

Lardatte, Ledoux, c'est vraiment des enfoirés.

- Non, pas Ledoux. - Un vieux con, oui.

Je vous aurais appelé si j'avais eu du nouveau, je suis venu avant-hier.

Faut me laisser le temps de souffler.

On n'a plus le temps de souffler. Ni toi ni moi.

Il me faut Portor dans les 48 heures.

Je sais pas où il est, moi.

C'est vrai, je sais pas où il est.

Ça laisse des traces, ça.

T'as quelqu'un pour le garder ?

Il aura grandi, quand tu sortiras.

Je suis sûr qu'il te reconnaîtra pas.

Il est même foutu de te mordre.

Sergio est en ville.

Il a travaillé avec Portor dans le temps.

- Il sait peut-être quelque chose. - On le trouve où ?

Essayez chez Moissa.

Tiens.

Vous devriez démissionner. Ils vous méritent pas, ces enfoirés !

Tu ferais quoi pour vivre ?

N'importe quoi.

Comme tous les flics qui démissionnent.

Vous allez partir comme ça, sans rien dire ?

- Un peu plus et j'étais couché. - Un peu plus et tu te relevais.

Il est en ville, il est venu chez toi hier soir.

- Il s'appelle Sergio. - Je connais pas.

Fais-moi un café.

Ça le change, non ?

Il est venu chez toi.

Il a bu un coup, il m'a rien dit.

Il est peut-être chez Lautrin.

- C'est quoi, ce numéro de Gestapo ? - C'est marrant !

Il y a quelqu'un ?

Deux jours, ça va être court.

Vous décidez quoi ?

Je sais pas, je vais réfléchir.

Bon, à tout à l'heure.

Patron !

Oui ?

Il vaut mieux que vous partiez.

- C'est vrai, il vaut mieux. - Tu me disais le contraire.

- Vous devez partir. - Explique-toi.

Vous allez pas vous fâcher ?

Ben, vas-y.

Je vous crois assez tarte pour faire un baroud d'honneur

et ils en valent pas la peine.

Ah bon !

Vous marchez encore à un tas de trucs bidon.

L'honneur. Le devoir.

Ça fait des siècles qu'on se fait entuber pour ces conneries-là.

- Tu marches à quoi ? - À rien.

C'est pas le problème.

Vous avez aucune chance. Faut pas rêver !

Et si j'ai envie de rêver ?

Quoi ?

Si je veux croire que j'ai une chance...

- Vous en prendrez plein la gueule. - Oui.

Vous serez écrabouillé.

Oui. Mais je vais bien me marrer. À mon âge, faut pas rater ça.

Allô, ZR2 ?

Allô, ZR2 ?

- ZR2, j'écoute. - Cambriolage à la société Lardatte.

84 quai des Marchands. Un cambriolage...

- Bonjour, commissaire. - M. Lardatte.

Non. Deux personnes seulement.

On nous a signalé une R16 rouge,

immatriculée en Saône-et-Loire.

N'oublie pas le barrage au péage de Montcoulèche.

Oui, merci.

- Bonjour. - Salut.

Alors ?

Il y avait pas grand-chose.

Mon comptable nous dira ça exactement.

Merde. Les flics.

Tu t'es recyclé !

Bonjour, monsieur le commissaire.

- Lardatte vient d'être cambriolé. - M. Lardatte ?

Il a été cambriolé ? Quand ça ?

Cette nuit.

Où t'étais cette nuit ?

J'ai mangé avec des copains, et j'ai dormi chez ma mère.

C'est tout ce que je sais, vous pouvez vérifier.

La femme de ton frère est pas chez elle.

Ta belle-soeur, elle est où ?

Marie ? Elle a aussi dormi chez ma mère.

Elle a pas bougé de la nuit, je viens de la quitter.

Nous, on y est pour rien, monsieur le commissaire.

ZR2 !

- ZR2, j'écoute. - Un accident dans la côte...

Une R16 rouge qui allait forcer le barrage.

Il y a 3 personnes dedans, 2 hommes et une femme.

On a retrouvé ta belle-soeur.

- Bonjour, commissaire. - Capitaine.

Les 2 autres sont morts, et elle... On a trouvé ça.

C'est tout ce qui reste ?

On va parler, tous les deux.

Viens.

C'est pour forcer Lardatte à aider mon frère, qu'ils ont fait ça.

Il avait besoin d'argent.

Lardatte nous a dit qu'il n'y avait pas d'argent.

Mais il y avait sa comptabilité.

Il a sûrement pas envie qu'on y regarde de trop près.

- Lefèvre ! - Oui.

J'aimerais que la presse ne sache pas que ces documents ont brûlé.

Si Portor les croit encore intacts,

on a une chance de le revoir.

Le plein et vite.

Les deux hommes sont morts et Marie Portor est opérée.

Vous avez retrouvé le butin du hold-up ?

Non. Nous interrogerons la femme de Portor quand elle pourra parler.

- Ouvre. - Qu'est-ce que tu fous ici ?

- Mais t'es dingue... - Ouvre !

Bonjour, monsieur.

Elle n'a toujours pas repris connaissance.

- Que disent les médecins ? - Pas très optimistes.

Portor va peut-être se manifester. J'ai une voiture devant l'hôpital...

Dites-le à votre remplaçant.

Et n'oubliez pas le pot.

J'oublie pas.

À tout à l'heure.

Alors, ça se passe bien ?

Donnez-lui des calmants.

On me file un auxiliaire et c'est une gouine.

Qu'est-ce qu'il fait chaud dans ces pansements !

Ça va pas durer longtemps.

Le chirurgien nous donne 3 jours avant de déclarer qu'elle est morte.

À votre promotion, Verjeat.

Et maintenant, je passe la parole

à celui qui aura le difficile privilège de vous remplacer.

J'ai nommé le commissaire Pignol.

C'est effectivement un difficile privilège de te succéder, Verjeat.

Bah ! Les hommes passent, les missions restent.

Et je ferai de mon mieux.

Je vais reprendre ton équipe en main, et j'espère

qu'avec eux, on fera du bon travail.

Pas vrai, les gars ?

Je lève mon verre... Y en a plus.

Un petit coup, Pignol ?

Où on va, comme ça ?

Vous mentez aux journalistes, vous mettez une fausse blessée,

vous dites rien au patron, vous soûlez Pignol.

- Où on va exactement ? - T'as peur ?

Pas pour moi. Moi, j'ai rien à perdre.

C'est pour vous. Vous êtes commissaire principal.

Et puis vous êtes plus tout jeune, c'est pas prudent.

Pourquoi vous riez ?

Je suis commissaire principal, j'ai 50 ans,

t'en as 25 de moins, et on dirait mon père.

- Vous allez un peu loin... - Lefèvre !

Quoi ?

C'est toi qui crois à rien, qui te fous du devoir,

de l'honneur, de la légalité.

C'est toi qui me joues flic et voyou...

Alors me fais pas un sermon.

Je vous fais pas un sermon.

Gâche pas mon plaisir, mon petit camarade. Laisse-toi aller.

Essaie d'en prendre un petit peu, toi aussi. Tu veux ?

D'accord.

C'est fermé.

Dites à votre patronne que l'inspecteur Lefèvre veut la voir.

Je me suis permis de...

Je me suis permis de vous déranger parce que

je dois terminer mon rapport sur le décès survenu dans cette maison.

Oui.

Le patron m'a demandé de vous charger au maximum.

- Comment s'appelle-t-il, déjà ? - Verjeat.

Commissaire Verjeat.

Vous pouvez rien contre lui. Il s'en va.

- Ah bon ? - Il a été muté.

Il est furieux. Et il s'en prend à tout le monde.

Et à vous... en particulier.

Et pourquoi ?

Je sais pas.

Il est pas dans son état normal, en ce moment. Je peux ?

Oui, oui.

Merci.

Vos amis auront du mal à faire pression sur lui, puisqu'il s'en va.

Embêtant.

Pourquoi me dire tout ça ?

Moi, je peux faire quelque chose. Je peux intervenir.

Vraiment ?

Ouais.

Vous m'êtes sympathique. C'est vrai.

Je vous ai immédiatement trouvée sympathique.

Ça m'embêtait que vous ayez des ennuis.

J'aime les femmes qui ont de la classe.

Et vous en avez.

- Moi, comment me trouvez-vous ? - Pardon ?

Je plais beaucoup, en général.

- Je peux en reprendre ? - Oui.

Vous n'avez pas envie de coucher avec un homme sympathique et viril ?

- Non. - Bien. N'en parlons plus.

- De quoi pourrait-on parler ? - Combien ?

- Comment ? - Je vous demande : combien ?

- Merde ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Ma cigarette. - Gueule pas comme ça.

Ça fait 2 frocs que je fous en l'air.

Où est cette putain de cigarette ?

Oh, non, c'est pas vrai.

Une urgence.

Alors ?

- Tout va bien ? - Non.

Très grave. Martin a brûlé son pantalon.

Ah oui. Ça, c'est la catastrophe.

- Accident de la route ? - Oui.

Montez-le, je préviens le chirurgien.

À quelle heure il vient, Lefèvre ?

Il devrait être là depuis un moment.

Je vais me coucher, moi.

J'écoute.

La maison Secours Service signale une ambulance disparue.

Il y en a une qui est entrée, qui est encore là.

Fonce, dépêche-toi. Vas-y, fonce.

Brigade criminelle. Ouvrez, vite !

Fais sortir l'infirmière et planque-toi.

T'as compris ?

Faut filer, mon petit.

Il venait de la gauche. Et crac, une clavicule pétée.

- C'est pas bien grave. - C'est emmerdant tout de même.

- Oui. - Ah bon.

Moi, du moment que je rentre chez moi demain...

Attention !

Merde. Merde, ma jambe !

Doucement, coco.

Arrête, arrête.

Non, laissez-moi !

Laissez-moi !

Il est salement touché.

Il est sur place.

Appelle le chirurgien.

Portor tient à sa femme,

il l'a prouvé cette nuit. Il faut continuer à la garder.

Le commissaire Pignol s'occupe de l'affaire.

Je ne pars que la semaine prochaine.

Pourquoi Lefèvre n'était-il pas là-bas ?

Je vais lui demander.

Lefèvre. Viens voir.

Tu peux m'expliquer ce que tu as fait cette nuit ?

Je suis rentré chez moi pour me reposer un peu, et puis...

je me suis pas réveillé. C'est con.

Je te laisse le soin de raconter ça à Ledoux.

- C'est quoi, ça ? - C'est mon rapport.

On a fait un gros dodo.

Il s'appelait comment, le marchand de sable ?

On te demande juste son prénom, pas son nom de famille.

- Vous allez me foutre la paix ? - C'est quoi, ce rapport de merde ?

C'est pas un claque qu'elle tient, ta tôlière, c'est un meublé ?

T'es sûr que le soir, elle donne pas des leçons de catéchisme ?

C'est l'inspecteur Lefèvre.

Je suis désolé, pour mon rapport,

ça a pas marché.

Ça a pas marché

pour mon rapport.

Le patron l'a arrêté. Bref, j'ai été obligé

de le charger.

Allô ! C'est pas ma faute.

Mademoiselle ! S'il vous plaît, mademoiselle.

Le juge Delmesse.

1er étage au fond du couloir, à gauche.

Rigaux, Marthe, 35 ans, demeurant 15 rue de la Poste.

Vous êtes accusée par l'inspecteur Lefèvre

du délit de proxénétisme. - Et de corruption de fonctionnaire.

Pardon ?

Vous pouvez ajouter un autre délit à mon dossier,

la corruption de fonctionnaire.

- Lefèvre ? - Parfaitement.

Lefèvre. Elle affirme qu'elle l'a payé.

- C'est pas possible ! - Si.

Elle a dit qu'elle l'avait arrosé. Le juge a convoqué Lefèvre.

Et c'est très emmerdant.

Et je le connais, le juge, c'est Delmesse.

Un pur. Un idéaliste.

C'est un juste. Un fouille-merde, quoi !

Si Lefèvre a quelque chose à se reprocher, ça ira mal.

Vous savez le motif de cette convocation : Marthe Rigaux

affirme avoir acheté votre complaisance.

C'est faux, monsieur le juge.

Mlle Rigaux, d'un naturel méfiant,

a fait relever les numéros des billets à la banque.

J'espère qu'on ne trouvera pas ces billets sur votre compte

ou chez vous.

Elle m'a pas acheté.

Elle m'a peut-être fait 1 ou 2

petits cadeaux. - Des cadeaux !

Oui, quoi ! Pour entretenir l'amitié...

Et l'amitié entre un inspecteur de police

et une maquerelle notoire ne vous paraît pas déplacée ?

Pas du tout. Ça fait partie du métier.

Les indicateurs, on les trouve dans les bars,

sur les champs de courses, dans les bordels.

Pas chez les carmélites.

La différence entre les cadeaux et la corruption de fonctionnaire ?

- Hein ? - Merci, l'audition est terminée.

Dites, ça peut pas aller bien loin, les sanctions pour des babioles.

Je veux une sanction exemplaire. J'espère l'inculpation.

"L'inculpation" ?

C'est terminé.

Vous croyez qu'il y a que moi qui en croque ?

Plus on monte dans la hiérarchie, plus c'est cher.

Vous rendez-vous compte de la gravité de ce que vous dites ?

Pourquoi je serais le seul à payer, moi ?

Les 3 types de l'hôpital. Un est mort, l'autre dans le coma.

Mais le 3e n'a pas grand-chose, une balle dans le bras.

Salut.

Petite ordure, va !

Que se passe-t-il ici ?

- Vous êtes devenu fou ? - J'ai 2 mots à dire à ce salaud !

Dans mon bureau.

Tous les deux.

- Que se passe-t-il ? - J'en sais rien...

Calmez-vous, Verjeat.

Et vous, répondez. Pourquoi avez-vous chargé Verjeat ?

- J'ai chargé personne. - Ne mentez pas, c'est puéril.

Delmesse vient de me le confirmer.

Je veux une réponse claire et nette.

C'était pour gagner l'indulgence du juge

ou parce qu'il est coupable ?

Je vous dis que j'ai accusé personne.

Bon.

C'est à vous que je pose la question.

Avez-vous accepté des pots-de-vin ?

Non.

Je n'en reviens pas.

Qu'un soupçon de cette sorte puisse salir un type comme vous.

Je n'en reviens pas.

J'ai rien à me reprocher.

Ne vous faites pas d'illusions. La vérité finira par éclater.

Il a planté ses dents dans la viande, il ne vous lâchera plus.

C'est son cheval de bataille, la corruption de la police.

Et si vous êtes coupable...

En attendant, je veux bien croire à votre innocence.

Reprenez votre travail comme si de rien était.

Mais avec plus de dignité.

Vous vous êtes donné en spectacle d'une manière consternante.

En 30 ans, j'ai jamais vu ça.

Jamais. Lamentable.

Allez.

Toi, tu restes là, j'ai pas besoin de toi.

Verjeat, Verjeat...

Corrompu, corrompu...

Où est Portor ?

T'es mal barré, tu sais.

D'accord.

Mais vous aussi,

d'après ce que j'ai cru comprendre.

Je vais écoper du maximum.

On sera peut-être dans la même cellule... commissaire.

Je vous rappelle, pour la forme, le motif de cette convocation.

Une demoiselle Marthe Rigaux a versé de l'argent à l'inspecteur Lefèvre,

qui affirme vous en avoir donné la plus grosse partie.

Je vous cite la phrase de Lefèvre :

"Je n'ai eu que des pourboires, Verjeat a ramassé le paquet."

J'attends vos explications.

Vous croyez à ces conneries ?

Vous n'avez pas intérêt à adopter ce ton-là, commissaire.

La déposition de l'inspecteur Lefèvre est accablante.

Lefèvre est une petite ordure.

Vous avez sûrement plus d'envergure.

Lui, c'est petit. On peut l'acheter pour pas cher.

Une paire de chaussures, une gourmette, un foulard...

Vos primes ne sont pas les mêmes, je suppose.

Vous affirmez sans preuve.

Des preuves, j'en aurai. J'ai le témoignage de Lefèvre.

Des hommes comme vous déshonorent la police, Verjeat.

Vous êtes comme vos crapules.

C'est tout pour aujourd'hui. Merci.

Je devais partir demain pour Montpellier, M. le juge.

Pas question.

L'Inspection générale des services doit faire une enquête sur vous.

Vous resterez jusqu'à la fin de l'instruction.

Bien.

Encore une chose, monsieur le juge.

Portor est en ville. Il a tué un de mes hommes.

M'autorisez-vous à poursuivre mon enquête ?

C'est pas un cadeau.

Vous pouvez poursuivre votre enquête.

Merci.

Y a du monde chez toi ?

- Non. - Remonte.

Je reste.

Sans blague !

T'as pas une bière ?

- Ça va, toi ? - Très bien.

J'ai mangé de la purée avec une paille, mais ça va très bien.

Merci.

Moi, j'y croyais pas.

C'est pas tout. Lardatte m'a téléphoné.

Tu vois, mon petit camarade, on peut continuer à rêver.

Mon appel a pu vous surprendre,

mais je savais que vous aviez des ennuis.

Je voulais vous dire

que malgré les soupçons qui pèsent sur vous,

beaucoup de gens vous conservent leur estime.

Et je vous surprendrai en vous disant que j'en fais partie, non ?

- Je vous remercie, mais... - Ne me remerciez pas.

C'est dans les moments difficiles qu'on compte ses amis.

Vous savez que vous n'êtes pas tout seul.

C'est bien Delmesse, le juge ?

Oui, oui, Delmesse.

Je vais voir ce que je peux faire.

Ça ne va pas être facile, mais on peut essayer.

Mais... Pourquoi faites-vous tout ça pour moi ?

Si l'occasion se présente, vous saurez me renvoyer l'ascenseur.

Il est possible que l'occasion se présente rapidement.

- Ah bon ! - Chaque chose en son temps.

Je m'occupe d'abord de vous.

Je vous téléphone dans une semaine.

Très bien.

Ça y est. Il est ferré.

Il suffit maintenant de tirer sur la ligne, tout doucement.

Comme ça.

Sans s'énerver et hop ! On amène le bateau et c'est gagné.

C'est propre, ce que tu fais, là !

C'est une assiette de poisson, c'est pas une poubelle.

D'accord.

Vous voulez le manger ou quoi ?

Non. Je l'adopte, je le ramène à la maison.

Foutez-nous la paix.

Oui. Ça s'annonce pas mal, tout ça.

T'excite pas, il sera dur à coincer.

Puisque je vous dis qu'il est ferré. C'est évident, enfin !

Ce qu'il veut, c'est récupérer sa comptabilité,

et pour ça, il a besoin de vous.

Ça peut pas être plus clair, non ?

C'est toi qui rêves, maintenant.

S'il vous plaît ?

La même chose.

- Tu crois pas qu'on a assez bu ? - Non. C'est la fête, ce soir.

Besoin de quelque chose, commissaire ?

Non, merci. On prend un peu le frais.

Quelle vie de con !

Non ?

Pourquoi t'es rentré dans la police, toi ?

Parce que j'étais feignant, parce que...

j'avais aucune capacité et que...

Moi, c'est pareil.

J'ai été flic 24 heures sur 24 pendant 30 ans et...

je sais pas non plus pourquoi.

Et je me retrouve à 5 h du matin avec un gugusse

qui va en faire autant et qui, un jour, finira tout seul, comme moi.

Heureusement. Vous vous rendez compte...

La femme de flic qui nous attend à la maison

avec un haricot de mouton.

Non. On est les rois, nous.

Seuls. Libres.

Et on va se payer Lardatte en prime.

C'est nous les plus forts.

J'aime bien ça, moi, le haricot de mouton.

Vous maintenez avoir versé 50 000 F en liquide à M. Lefèvre,

ici présent, pour un rapport de complaisance ?

Oui, monsieur le juge.

Je vous remercie, mademoiselle, vous pouvez disposer.

Elle est belle, votre police.

Il y a aussi des policiers intègres.

Il y a 2 sortes de policiers.

Ceux qui font de la politique et les autres.

Les 1ers ne courent aucun risque. Ils ne finiront pas dans ce bureau.

Ils font des dossiers sur tout le monde et ils sont

intouchables.

Je ne fais pas de politique et je n'ai jamais fait de dossiers.

Mais j'ai joué avec un haut-parleur et on m'a pas raté.

Gardez cette défense pour le tribunal, commissaire.

Vous pouvez disposer. Pas vous, inspecteur.

Si vous saviez tout ce que j'ai dû inventer pour faire mon boulot.

Quoi encore ?

Je n'ai plus rien à vous dire.

Le mec qui vous remplace, Pignol, il est déjà passé.

C'est à lui que j'ai affaire.

Je dois peut-être m'allonger, mais avec des vrais flics.

Pas avec vous.

Comme ça, c'est le grand silence.

Les indicateurs sont muets, personne ne sait rien...

C'est ça ?

Martin.

Toi, t'as rien vu, rien entendu.

Toi non plus.

Et toi, pareil.

Merci, messieurs.

Patron.

On a logé Portor.

On fait une descente ce soir, avec le commissaire Pignol.

C'est Pignol qui veut me mettre hors du coup ?

- Tiens. - J'ai deux mots à te dire.

Tu crois pas que tu m'as remplacé un peu vite ?

T'as fait la leçon à mes indics et mon équipe.

Mais je t'en veux pas et je vais te le prouver.

Tu sais comment ? On va arrêter Portor ensemble.

Tu es gentil, mais mon dispositif...

Il y a pas de dispositif, Pignol.

Faut l'arrêter vivant. Ton dispositif, je le connais.

Tous les flics chargent.

Et Portor est dur à soulever tellement il a pris de plomb.

C'est mon dispositif qu'on va appliquer.

Ledoux m'a dit de reprendre l'enquête.

Le juge m'a dit le contraire, et Ledoux doit suivre.

- Le juge... - Oui. En route.

- Le jour de gloire est arrivé. - Où on va ?

Au casse-pipe, comme dans les westerns.

Portor d'un côté, nous de l'autre. Que le plus rapide gagne.

Ça va pas !

Je m'en fous pas, d'en prendre une.

Toi, t'as rien à perdre, mais moi, je suis pas foutu.

Il me faut Portor vivant, tu m'entends ?

Ou tu viens ou tu restes dans ton fauteuil

comme tu l'as fait pendant 30 ans.

Le commissaire Pignol a eu un coup de fatigue.

C'est moi qui vais m'occuper de Portor.

Merde !

Ransac !

Occupe-toi de Ransac.

Lefèvre, à toi !

Ne tirez pas !

Et merde !

Continuez comme ça. Merci.

Vous rappelez ici.

Le quartier est quadrillé, on visite chaque immeuble.

- Pour Ransac, il s'en sortira. - Merci.

J'ai à vous parler, Verjeat. Venez aussi, Lefèvre.

Pignol est allé voir la femme de Portor à l'hôpital.

Vous êtes devenu fou ou quoi ? Vous avez camouflé une mort

et entraîné deux de vos inspecteurs dans une sinistre comédie.

Vous avez perdu la tête, Verjeat.

- Écoutez... - Rien du tout.

Vos stratégies fumeuses ne m'intéressent pas.

Vous m'avez tenu à l'écart, je ne veux plus vous écouter.

Alors, vous ! Je vais m'occuper de vous.

Et de l'autre imbécile avec son plâtre.

Il peut le garder, son plâtre.

Il ira jouer les momies à un carrefour.

Maintenant, foutez-moi le camp.

Si vous n'étiez pas inculpé par le juge Delmesse,

vous auriez affaire à moi. Pas de cadeaux !

Il n'y aura pas d'inculpation. Elle est bidon, cette affaire.

- Je ne comprends pas. - Je l'ai montée de toutes pièces.

L'argent de la tôlière est chez un huissier.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Ça veut dire que j'ai rêvé.

J'ai cru pouvoir réunir Portor et Lardatte sur la même affiche.

Le tueur et le citoyen au-dessus de tout soupçon.

Vous me démontrez que je n'avais aucune chance.

Je ne vous démontre rien du tout.

Je juge vos méthodes inacceptables.

Nous n'avons pas la même conception de la police.

Vous partez pour Montpellier tout de suite.

Et si Delmesse veut vous poursuivre pour outrage à magistrat,

je ne ferai rien pour l'en empêcher.

Et Portor ?

Portor, c'est l'affaire de Pignol et de la police de Rouen.

Vous, vous êtes à Montpellier. Compris ?

Portor est chez Lardatte.

Il l'a pris en otage.

Nom de Dieu !

La maison est cernée. Le gardien est blessé.

Qu'est-ce qu'on fait, nous ?

- T'en veux ? - Non, merci.

Viens, on va faire un petit tour.

Rends-toi, Portor.

Tu n'as aucune chance.

Sois raisonnable, Portor.

Verjeat !

- Je veux parler à Verjeat. - Ici, le commissaire Pignol.

Je t'écoute, Portor.

- Je veux parler à Verjeat. - Répondez, Verjeat.

Ici le contrôleur général Ledoux, chef de la brigade criminelle.

Je vous écoute, Portor.

Je veux parler à Verjeat.

Verjeat, répondez-lui, bon Dieu. Il va me tuer.

- Verjeat, tu m'entends ? - Répondez-lui.

Faites pas l'idiot.

Je veux une voiture avec le plein et plus un flic sur la place.

- T'entends, Verjeat ? - Allez !

Verjeat, il est à Montpellier, Verjeat.

Adieu, poulet.

Sous-titrage : ECLAIR

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