All language subtitles for Huguette (2019)frances

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Original subtitles

Musique douce

...

Musique douce � la radio

-T'as vu l'heure ?

Elle �teint la radio.

-"D�p�che-toi, tu vas �tre en retard."

-D�p�che-toi, tu vas �tre en retard.

-"T'inqui�te, �a passe cr�me."

-T'inqui�te, �a passe cr�me.

-"Parle normalement et file au coll�ge."

-Parle normalement et file au coll�ge.

Claquement de porte

Fuite d'eau

...

Vacarme du chauffe-eau

...

Musique triste

...

Brouhaha

...

-3 euros, s'il vous pla�t.

Ecoutez, �a ira.

Bonne journ�e, madame. Au revoir.

-On dirait un pyjama, putain.

Soupir

Ca, c'est ignoble, carr�ment.

Ah...

Quand m�me, �a va pas...

*-Nous allons commencer par un concept tr�s tendance...

-Ah, Marion !

-Je suis en retard. -Jetez-y un coup d'oeil.

Regardez.

Ce taux qui d�passe, c'est grave ?

L�.

-Votre taux de triglyc�rides est trop haut.

Celui des leucocytes est un peu bas.

-Ca veut dire quoi ? -Que vous mangez trop sucr�.

-Bonjour.

-Ah, madame Cacheux.

Les voisins se plaignent. Ca coule dans leur cuisine.

Le plombier passera ce matin. Il faudra lui ouvrir, cette fois.

-Je n'ouvre pas � n'importe qui.

Encore moins aux voleurs.

-3 joints, �a vaut pas des mille et des cents.

Comptez pas sur moi pour arranger les choses

avec votre propri�taire.

-Ah non, pardon.

J'ai rendez-vous. Merci.

-Si �a marche ce soir, ce serait bien. Comme �a...

-Bonjour. D�sol�e, je suis en retard.

-Je vous en prie.

Venez avec moi.

Comment va R�mi ? -Ca va.

-On l'a pas vu, ce matin. Il est encore malade ?

On le voit pas beaucoup, en ce moment.

On l'a vu 3 jours la semaine derni�re,

gu�re plus celle d'avant.

C'est toujours cette grippe ? -C'est �a.

-Ca tra�ne.

-Ca va finir par passer.

Il nous fournira un certificat m�dical.

-Bien s�r.

-Je vous ai demand� de passer me voir pour parler de R�mi,

de sa moyenne,

qui est forc�ment li�e � son absent�isme.

Actuellement, R�mi a 7 de moyenne,

6 en excluant l'EPS.

Pour une ann�e d'orientation, c'est tr�s peu.

Jusqu'� pr�sent, il avait eu de bons r�sultats.

En 4e, �a allait encore.

Ca avait d�gringol� au 2e trimestre. On avait d� vous alerter.

-Oui, oui.

Puis je vois les bulletins.

Mais ce n'est pas que sa faute.

Il est souvent seul.

Je fais beaucoup de gardes de nuit.

-Dans un mois, le conseil de classe se prononcera

sur l'avenir des �l�ves de 3e.

Un passage en 2nde g�n�rale n'est pas envisageable.

On va lui proposer une 2nde professionnelle.

-Professionnelle ?

Pour apprendre un m�tier ?

Mais il a 15 ans. Il sait pas ce qu'il veut faire.

-Au d�but, c'est un enseignement g�n�ral.

On choisit un m�tier apr�s.

Dans le lyc�e d'en face, il y a une fili�re m�canique,

�lectricit�, c�ramique industrielle...

-Donc on peut bien gagner sa vie en fabriquant des pots ?

-C'est un exemple.

-Je ne veux pas que mon fils apprenne � fabriquer des pots...

ou n'importe quelle fili�re.

Il a le niveau pour passer en 2nde g�n�rale.

-Pas si on en croit ses notes ou ses professeurs.

-Mais le conseil de classe est dans un mois.

Si ses notes remontent, �a ira bien.

-Ce n'est pas possible.

-Pourquoi ? S'il remonte sa moyenne, vous l'emp�cherez pas de passer ?

-Non. Bien s�r que non.

-Alors faisons comme �a.

Sonnette

-Encore cette concierge.

-Bonjour. Mme Huguette Cacheux ?

-Oui ?

-Me Vigneaux, huissier de justice. Vous devez quitter les lieux.

Vous nous laissez entrer ?

Voici l'acte qu'il faudra signer � l'issue de l'inventaire des biens.

-De quoi parlez-vous ? -Nous sommes venus plusieurs fois

et nous vous avons aussi envoy�

des courriers recommand�s. -Je ne les ouvre plus.

-Je r�sume. En 2013, l'EHPAD a lanc� une proc�dure pour recouvrement

suite au d�c�s de M. Cacheux. En 2015, le tribunal a autoris�

une ponction sur retraite, qui a g�n�r�

le d�faut de paiement du loyer.

Ceci est une d�cision de justice ordonnant votre expulsion,

�tant donn� que nous sommes � la fin de la tr�ve hivernale.

-Mais je suis chez moi, monsieur.

Je ne veux pas partir.

Je vais vous faire un ch�que pour un mois de loyer.

-Ecoutez, vous devez un an de loyer.

C'est trop tard.

Il n'y a plus de recours possible.

Pr�parez des affaires, pendant que je fais l'inventaire.

-Prenez des habits, de quoi manger

et des objets auxquels vous tenez.

-Apr�s un mois, vos affaires seront stock�es dans un garde-meuble

ou un autre lieu � votre convenance.

Les frais sont � votre charge.

On change la serrure.

Vous pouvez signer, s'il vous pla�t ?

Merci.

Voil� une liste d'h�tels pouvant vous accueillir.

-Je vais m'en passer. Merci.

-Pardon.

Je vais vous aider.

Ca va aller, madame ? -Oui.

-Vous savez o� aller ? -Oui, bien s�r.

-Je vous mets quand m�me la liste des h�tels.

Bon courage.

Perceuse

...

-Un probl�me avec la porte ? -On change la serrure.

C'est la proc�dure.

-La proc�dure ?

-D'expulsion.

-Elle est o�, Mme Cacheux ?

-Je ne sais pas.

Son t�l�phone portable vibre.

...

-All�, maman. Ca va ?

Ouais. J'en sors, l�.

Il parle de l'orienter, sauf si ses notes remontent.

Dans un mois.

Le brevet, �a changera rien.

C'est le conseil de classe qui d�cide.

Je ne crois pas qu'il y ait de recours.

Tu peux te renseigner, mais...

Il faut que je m'organise pour �tre l� plus souvent.

Je vais r�fl�chir.

Je peux te rappeler cet apr�s-midi ? Je t'embrasse.

A tout � l'heure.

-Maman ?

T'es r�veill�e ?

-T'es malade. Je suis venue te soigner.

C'est �a, que tu fais ?

Tu pars le matin et tu reviens en douce quand je dors.

R�mi.

Je sors du bureau du principal.

Tu peux pas s�cher les cours.

Tu n'aimes pas ton coll�ge, mais il faut faire avec.

L'�cole, �a reste le seul moyen de s'en sortir.

-Je m'ennuie, dans ce coll�ge.

Aujourd'hui,

des �coles en informatique recrutent

sans le bac.

Il suffit de savoir coder.

L�, je pr�pare mon avenir.

-Arr�te.

Une �cole sans bac n'est pas la solution.

-Avec un bac, tu trouves du boulot facilement ?

-Oui. -Avec lequel tu peux vivre ?

-Ben oui. Oui.

-Mais regarde-toi, regarde ton job.

Tu taffes comme une malade et on gal�re.

En informatique, �a paye bien.

-"Ca paye bien ?"

Je ne crois pas qu'on puisse r�sumer les choses comme �a.

On roule pas sur l'or, mais j'aime mon boulot.

-Moi, j'aime l'informatique.

-Arr�te. Je veux que tes notes remontent !

Coup sur le bureau

Tu retournes au coll�ge et tu travailles tes cours !

-OK.

-Je t'ai achet� � manger pour ce soir.

Je vais me coucher.

Ca va ? -Hello.

Pas trop dur, cette nuit ?

-Non, �a va. Tranquille.

-J'ai appris pour M. Lef�vre. Heureusement que tu es intervenue.

-Il a eu de la chance.

-Qu'est-ce qui va pas ?

-Rien, �a me so�le.

La chef de service veut pas me passer en jour.

-Tu veux changer de cr�neau ? -Oui, c'est pour R�mi.

Il faut que je sois un peu avec lui. Il s�che les cours.

-Ecoute, t'inqui�te. Ca lui passera.

C'est un ado.

Tu sais qu'� son �ge, je faisais le mur toutes les nuits ?

Et regarde-moi aujourd'hui :

travailleuse, dipl�m�e.

-Enfin, les temps ont l�g�rement chang�.

Je veux pas qu'il gal�re. -Ca peut �tre tr�s formateur.

-T'as une philosophie de la vie qui me d�passe. Salut.

-Salut, Roxanne.

Bonne nuit, ma belle.

Vous vous trompez d'�tage.

Musique triste

...

-Ca devrait �tre interdit

d'expulser des gens de votre �ge.

-Vous avez cru qu'on m'avait expuls�e ?

Vous n'y �tes pas du tout.

On refait les peintures chez moi.

C'est irrespirable.

Dans 2 jours, je serai de retour.

-Pardon, mais j'ai vu le serrurier.

Mais vous n'avez pas de famille pour vous h�berger ?

Vous allez faire comment ?

-Je vais rester dans la voiture de mon mari.

C'est pas tr�s confortable, mais c'est un peu chez moi.

Quel dommage que j'aie pas le permis.

-J'ai un ami qui travaille au SAMU social.

Il pourrait vous aider.

J'essaye ?

-Oui.

Merci.

-Fran�ois, c'est Marion. J'ai un service � te demander.

Je suis avec une vieille dame,

qui aurait besoin d'une place dans un foyer d'h�bergement...

Je sais pas.

Mais elle a plus de 80 ans !

Elle peut pas �tre prioritaire ?

Tu m'appelles pour me donner des nouvelles ?

Merci. Sympa. Merci.

-Il y a plus aucun privil�ge � �tre vieux.

-C'est incroyable.

J'ai un endroit chez moi.

C'est plut�t un d�barras,

mais il y a un lit.

Je peux vous accueillir quelques jours.

-C'est tr�s gentil,

mais je pr�f�re rester dans la voiture de mon mari.

Je d�teste la mendicit�.

-Ah non.

Mais je ne vous parle pas de mendicit�.

C'est un service que je vous rends.

Et si �a vous g�ne,

vous pouvez m'aider dans la maison...

-Le m�nage, c'est pas mon fort.

-Mais...

Je sais pas.

-Mais dites...

les �tudes de R�mi, comment �a marche ?

-Tr�s bien.

-Marion...

Les murs entre nos appartements sont tr�s, tr�s fins.

J'ai �t� enseignante.

Si vous voulez, je peux faire travailler R�mi,

en �change de votre chambre.

Ca, c'est possible.

-Vous croyez ?

-Oui.

-Vous vous souvenez

des programmes de 3e ? -Ce sont toujours les m�mes.

S'il a des livres, c'est facile de me remettre � jour.

-Il a un mois pour r�cup�rer et passer en 2nde g�n�rale.

C'est possible ?

-Mais bien s�r.

Des objets tombent.

-Vous vous �tes tromp�e de porte ?

-Je crains que non. J'emm�nage.

-Mais pourquoi ?

-Je suis ton nouveau professeur � domicile.

-Comment �a ? Ma m�re m'a rien dit.

-Ca s'est d�cid� tr�s vite.

Je m'installe ici le temps que tes notes remontent.

-Mais pourquoi ? Vous habitez � c�t�.

-Mais pour mieux te surveiller, pardi.

-Mais en fait, vous avez plus d'appart. C'est �a ?

Maman, tu peux venir ?

-T'es rentr� ?

-C'est quoi, ce d�lire ? Comment �a, elle va habiter ici ?

-Huguette. -Ecoute...

t'as un mois pour r�cup�rer. Huguette va t'aider

et elle restera avec toi. C'est bien.

-"C'est bien." -C'est bien !

C'est une ancienne enseignante. -C'est �a.

-Excusez-le. C'est un gentil gar�on.

-Pour faire travailler cet ado, il faudra frapper vite et fort.

-Ca va aller. Il a de bonnes bases, quand m�me.

-Excusez-moi, Marion, si je suis indiscr�te, mais...

le p�re de R�mi, il est o� ?

-Envol� � sa naissance.

Je pr�viens Mme Monteiro que vous �tes ici.

Ca va aller ?

-Oui. -Vous avez besoin d'aide ?

-Je vais me d�brouiller.

Je veux pas que vous soyez en retard.

Bon courage. -Merci.

Musique douce

...

Jeu vid�o en fond

-Que c'est mal �crit.

C'est incomplet.

R�mi,

il faudra compl�ter avec ton livre.

Bon... Ca, c'est pas mieux.

-Vous �tes dans ma chambre. -Ne parle pas pour ne rien dire.

Bon, en SVT...

En SVT, c'est le pompon de la pomponnette.

Tout est � reprendre.

-La tectonique des plaques,

j'en ai rien � foutre.

Je veux pas �tre g�ologue !

-Ca, c'est pas mon probl�me.

Tes notes doivent remonter.

Alors tu vas te mettre au travail. Un point c'est tout !

Ah, d'accord.

D'accord.

-Mais �a va pas ?

Ma box ! -Ne g�che pas ton �nergie � r�ler.

-Rendez-moi ma box.

-Tu n'as pas besoin de ta box pour r�viser.

Va � ton bureau et travaille !

-J'ai fini.

-Pose �a

sur la table, l�-bas. J'ai fait une soupe.

-Super. Pardon.

Hop.

-C'est pas mal, tout �a.

Un sandwich entr�e, plat, dessert. C'est tr�s ing�nieux.

-Vous allez me rendre ma box ?

Bonjour. -Bonjour, R�mi.

-Que faites-vous l� ?

-Tu ne prends pas le chemin le plus direct pour l'�cole.

C'est par l�. Allez, viens.

-C'est bon. Ca va. Ca va !

-Rien ne vaut la compagnie des jeunes pour garder la forme.

-Vous, je vous ai rien demand�.

Musique douce

...

-H�, le bolosse !

Ca va, ta vie de geek ?

-Ca fait quoi, d'avoir un pr�nom de vieux ?

-Et toi, de faire les m�mes vannes depuis la 4e ?

-Depuis la 6e. -Depuis le CM2.

*Georges Bizet : "Toreador"

...

-Toreador...

Bonsoir, Marion.

...

-Vous pouvez l'�teindre ? -Pardon.

-Vous cherchez du travail ?

-Il va bien falloir que je gagne de l'argent

pour retrouver un appartement,

moins cher que l'autre.

Je pourrais faire de la lecture

aux personnes �g�es,

pour les aider � passer le temps.

-Excusez-moi de vous poser cette question.

Vous touchez une retraite ?

-Oui. Enfin, une partie.

Le reste est pr�lev� pour...

Euh... -Pour ?

-Sinon, �a se passe tr�s bien, avec R�mi.

-Ah. -Tr�s, tr�s bien.

Il s'est remis au travail. -Parfait.

Vous pensez quoi, des fili�res professionnelles ?

-Il y en a de tr�s, tr�s bien.

Vraiment.

-Le principal m'en recommande pour R�mi.

Je me demande s'il n'a pas raison.

-Il est capable de passer en 2nde g�n�rale.

Je n'ai aucun doute l�-dessus.

Quelques semaines de travail et tout rentrera dans l'ordre.

-OK.

-Marion,

allez vous reposer.

-J'y vais.

-"Homme libre,

"toujours, tu ch�riras la mer.

"La mer est ton miroir.

"Tu contemples ton �me."

Allez, � toi.

-"Homme libre..."

Euh... "Toujours, tu ch�riras la mer.

"Elle est ton miroir qui compl�te ton �me."

-"La mer

"est ton miroir.

"Tu contemples..." Non, �coute.

Pas "tu compl�tes ton �me".

"Tu contemples ton �me."

-On doit encha�ner apr�s les cours ?

-Dans cette premi�re partie,

Baudelaire associe l'homme et la mer. L'image de l'un

renvoie � l'autre.

-Oui, je sais. Il dit que l'homme est narcissique.

-Bien.

-Si je finis rapidement,

je peux prendre ma box ? -On en a d�j� parl�.

Les �crans perturbent ta concentration.

Ce matin, ils en parlaient � la radio.

-C'est dingue, d'�tre comme �a !

De refuser le progr�s,

d'�tre contre la technologie. On est au 21e si�cle.

C'est gr�ce au progr�s

que vous avez la radio.

-Ecoute,

on va faire un deal, tous les deux.

Si tu finis tes devoirs, je te rends ta box.

Mais 30 minutes !

-OK, �a marche. Mes 2 strophes, j'ai ma box.

-Non. T'as tes verbes irr�guliers et ta physique � travailler.

Bon app�tit.

Voil�.

-C'est pas possible. J'avale pas un truc pareil.

-Oh, tu exag�res.

C'est un peu br�l�, mais...

il y a pas de quoi faire ce cin�ma !

-Maman, t'as pas fait les courses ? Je trouve pas les chips.

-Elles sont o�, les chips ?

Vous aviez une liste !

-Cette nourriture pr�fabriqu�e, c'est tr�s mauvais pour la sant�.

Vous devriez le savoir, vous.

-Tu kiffes ?

Ca fait une semaine

qu'elle me prend ma box, qu'elle me harc�le avec mes cours.

Elle me suit jusqu'au coll�ge.

Mais toi, tu dis rien.

Je vais acheter � bouffer. -R�mi !

Tu me parles autrement.

Huguette,

vous pourriez faire preuve de plus de souplesse ?

Il est pas au bagne !

-Il vient de trouver sa vitesse de croisi�re.

Si vous c�dez � tous ses caprices,

on n'atteindra jamais l'objectif.

-Mais si vous le d�go�tez, on y arrivera pas.

-D'ici quelques jours, Marion,

les premiers bons r�sultats vont arriver.

Ca va lui donner du courage, de la confiance en lui.

Croyez-moi.

-OK. J'attends de voir.

Huguette,

c'est � cause de l'argent, que vous avez r�duit

la liste ?

Soupir

Vos dettes s'�l�vent � combien ?

Son portable vibre.

...

All�. Ca va ?

Je suis en r�cup�ration, cette nuit.

Oh non !

Soupir

20 minutes, � cette heure-l�.

OK.

D'accord, j'arrive.

Je suis d�sol�e pour le d�ner.

Mon service est en sous-effectif. J'y vais.

Huguette, �a serait mieux

si on se parlait franchement.

-Marion.

Vous devriez peut-�tre vous maquiller.

Il para�t que la plupart des couples

se forment sur le lieu de travail.

Pensez-y.

-Merci d'�tre venue.

J'allais pas m'en sortir, avec cette grippe.

Ca va, R�mi ?

-Ca va.

C'est moi qui ai fait une connerie. -Raconte.

-La dame que j'h�berge,

R�mi peut plus la supporter et moi, je suis limite.

Elle veut me recaser avec le Dr House.

-Comme si tu y avais jamais pens�.

-Carr�ment. Les 3 prochaines semaines vont �tre tendues.

-T'inqui�te, tu vas trouver une solution.

-Bonsoir, mesdames.

Les dossiers des nouveaux patients.

Je vous laisse regarder et on en reparle ?

Au fait, Marion,

belle initiative, pour M. Lef�vre. Il sortira demain matin.

-Merci.

*-Les propos tenus ce matin par ce d�put�...

Pour lui, l'immense majorit� des SDF dorment dehors par choix.

Dans l'opposition, on a d�nonc�

une tentative de masquer l'impossibilit� pour le pr�sident

� tenir une promesse de campagne.

Une porte s'ouvre.

...de nombreux �lus et militants se sont indign�s.

Pour eux, le nombre des sans-abri est sous-estim�.

-Maman, c'est moi. Je vais me coucher.

Radio en fond

...

Elle �teint la radio.

Musique triste

...

-R�mi.

R�mi.

Allez, R�mi, r�veille-toi.

Il est l'heure.

Allez.

Il g�mit.

Allez, debout.

On doit r�viser.

Sursaut

-C'est pas humain,

de faire un truc pareil.

-Allez, viens. On va commencer. Bon...

La date de la cr�ation de l'Union europ�enne.

-Ca vient d'o� ?

-Je l'ai trouv� au fond d'un placard.

-S'il y �tait, c'est pas pour rien.

-Bon, tu r�ponds ? La date de la cr�ation...

-Salut, mon coeur.

Je voulais pas te rater.

Je suis d�sol�e, pour hier.

-J'ai mang� un sandwich.

-Alors, vas-y.

La date de la cr�ation de l'Union europ�enne.

Tu r�ponds ? -Je vais me coucher.

On se voit � la r�union d'orientation.

-Hum, hum.

-La date de la cr�ation de l'Union europ�enne.

-1957.

-Tr�s bien.

Je sais que �a me regarde pas,

mais je t'ai jamais vu avec des amis.

T'as pas de copains, avec qui tu pourrais travailler ?

C'est sympa,

de travailler � deux.

-Vous avez raison. Ca vous regarde pas.

D'ailleurs, vous non plus, vous avez pas beaucoup d'amis.

-Mais � ton �ge, c'est plus inqui�tant.

Je te laisse.

Bonjour, monsieur.

-Madame Cacheux ?

-Oui. -Entrez.

Vous cherchez un studio

pour votre petite-fille ?

-Non, pour moi.

Celui-ci me convient tr�s bien.

Je vous ai apport� les justificatifs

de ma retraite et aussi...

ma carte de S�curit� sociale.

-Je ne peux pas vous louer ce studio.

-Pourquoi ?

-Vous avez plus de 65 ans.

-Et alors ? -C'est � cause de la loi.

Si je voulais le reprendre, je devrais vous reloger.

Je pr�f�re un �tudiant.

Il doit exister des recours.

Il y a des associations d'aide au logement.

-Bonjour.

-Entrez.

-Bonjour. -Bonjour, madame.

-Bonjour.

-Oui...

Musique triste

...

-Excusez-moi.

La r�union d'orientation des 3e ? -L�-bas,

dans le r�fectoire. -Merci.

-Bienvenue � notre r�union d'orientation

post-troisi�me...

-Pardon.

-Je reprends.

Bienvenue � notre r�union d'orientation.

La premi�re phase d�butera

dans quelques jours

par le choix des familles, votre choix.

Nous allons vous remettre

des fiches, appel�es fiches de dialogue.

-Ben alors ? -Quoi ?

-Sur cette fiche, vous indiquerez votre voeu pour vos enfants.

Vous avez le choix entre les fili�res g�n�rales,

qui m�nent aux baccalaur�ats g�n�raux et technologiques,

et les professionnelles, pour les centres d'apprentissage.

Evidemment, votre choix devra �tre valid� par le conseil de classe

et en cas de d�saccord, c'est le choix de l'�tablissement

qui pr�vaut.

-Pour vous aider dans cette �tape d�cisive,

des proviseurs sont venus vous pr�senter leur �tablissement.

Dans cette salle, avec M. Berthier,

aura lieu la pr�sentation des secondes g�n�rales,

et dans celle d'� c�t�,

nous vous pr�senterons les lyc�es professionnels.

Vous pouvez rejoindre la salle de votre choix.

A tout de suite.

-Lola, tu peux pr�tendre � une fili�re g�n�rale.

-Je sais, mais j'h�site avec un bac pro mode,

alors je vais aller voir.

-Bonne journ�e.

Bonjour.

Vous devriez aller � c�t�.

-Non, j'en ai parl� avec le principal.

-Vous �tes s�re de �a ? -Tout � fait.

-C'est pas ce qu'il m'a dit.

-Ah bon ? Attends.

Je vais aller voir avec lui.

Bribes de conversations

Pardon. Excusez-moi.

Je peux vous d�ranger ? -Oui.

-On s'�tait donn� un mois, pour l'orientation de R�mi,

mais votre d�cision est prise.

-C'est une possibilit� � laquelle il faut le pr�parer.

-D'accord. Il n'a pas le temps

de montrer de quoi il est capable. Il faut qu'il soit au top.

Comp�tition, productivit�...

C'est incroyable !

Foutez-les au boulot d�s la maternelle !

-J'ai vu les derniers r�sultats de R�mi.

Il n'a pas le niveau.

-D'accord.

-Allez, viens.

*Beethoven : "Symphonie num�ro 9"

...

Claquement de porte

...

Elle �teint la radio.

-Je reviens du coll�ge.

Les efforts de R�mi n'ont pas �t� remarqu�s.

Je ne sais pas o� vous en �tes,

mais on n'ira pas au-del� de 3 semaines.

-Pour les personnes de mon �ge... -Oui ?

-Rien.

Ne vous inqui�tez pas.

Je serai partie � la date convenue.

-OK.

Ne rallumez pas ce truc. Il faut vraiment que je dorme.

Brouhaha

...

-Oh, Lola ! Lola, �a va ?

-Les gars, vous �tes chiants. Non.

-D�gage, toi. Vas-y.

Attends. C'est bon.

-Vous �tes relous.

-C'est bon.

-Pourquoi tu te marres ?

Retourne � tes ordis. -Laisse-le tranquille.

-T'as besoin qu'une meuf t'aide ?

Tu peux pas tout seul ?

-L�chez-nous. -Ta gueule, p�tasse.

-Pas besoin de s'insulter.

-Reste o� tu es. -Qu'est-ce qui te prend ?

-T'es s�rieux, toi ?

-Putain, les gars, c'est pas la peine !

Greg, arr�te, putain.

-S�parez-les !

Brouhaha

...

Le t�l�phone sonne.

...

-Oui ? *-Le coll�ge Pailleron � l'appareil.

Sonnerie

Bip de l'interphone

-Mme Cacheux !

-Eglantine !

-Quel plaisir de vous revoir.

Ca fait combien de temps ? 12 ans ? 15 ans ?

-14 ans. Vous n'avez pas chang�.

Toujours ce beau sourire. -Il faut bien.

Ca va, la retraite ?

-On fait aller.

-Que puis-je pour vous ?

-Je viens chercher R�mi.

-Ah, tr�s bien.

Je crois pas que ce soit grave.

R�mi ?

T'as de la chance d'avoir une grand-m�re comme elle.

-R�mi.

R�mi !

-Il faut signer.

Je suis d�sol�e pour votre mari.

-Merci. Merci, Eglantine.

R�mi ! -Au revoir.

-R�mi !

Ta m�re n'�tait pas n�e que je gambadais sur ces pelouses.

Il y a de meilleures cachettes, ici.

Soupir d'exasp�ration

Il faut qu'on discute un peu.

Pourquoi tu te sauves ?

-Pourquoi je me sauve ?

Je vous supporte plus !

Vos cours, vos fiches, vos r�visions,

�a sert � rien !

Vous voulez m'aider ?

Alors foutez-moi la paix.

Et vous approchez plus jamais de mon coll�ge.

Vous �tes rien, rien pour moi !

On ouvre la porte.

-Ca va, mon coeur ? Ca s'est bien pass� ?

Ca nous ferait pas plaisir, un petit cinoche ?

T'as quoi, � la main ?

-Rien. -Comment �a, rien ?

Montre-moi.

-Ca va, maman. Arr�te !

Tu veux m'aider ? Fous-moi la paix.

Claquement de porte

Bip du compteur

-Ah...

Bonjour, madame. C'est pour une demande

de logement social.

-Vous avez vos avis d'imposition ?

-Je ne suis pas imposable.

-Il me faut quand m�me l'attestation.

-Je vous l'apporterai tout � l'heure.

Mais il me faudrait le logement dans 2 semaines.

-Il faut plusieurs ann�es.

-Plusieurs ann�es ? Je serai morte 10 fois d'ici l�.

-Faites une demande en maison de retraite.

Ca serait plus adapt�.

-Maison de retraite, non merci.

Je vais chercher un mouroir moins cher.

-C'est Marion Lefort. C'est au sujet de mes horaires.

C'est tr�s important.

Sinon, j'insisterais pas.

M�me si c'est temporaire.

Ah ben...

Apr�s mes jours de repos, c'est parfait. Carr�ment parfait.

Super, merci.

Merci beaucoup.

OK, �a marche. Merci, au revoir.

Musique triste

...

Bonjour, Huguette.

-Je suis un peu patraque. D�nez sans moi.

...

4/20 ?

Tu t'assieds pas ?

T'as pas faim ?

Un seul point.

Une porte s'ouvre.

-Il est pas lev�, R�mi ?

-Il vient de partir.

-Ah bon ? -Ouais.

-Il commen�ait pas une heure plus tard ?

-Ca, c'est demain.

-Oh non.

Marion soupire.

-Depuis la cr�ation de la Communaut� �conomique europ�enne,

le nombre d'Etats membres est pass� de 6

� 28, sur toute l'Europe.

Madame, qui �tes-vous ?

-Mme Huguette Cacheux.

Ancien professeur

de fran�ais dans cet �tablissement et professeur particulier

de R�mi. -De R�mi ?

-Je n'ai jamais vu,

- vous m'entendez ? - jamais vu un tel niveau d'incomp�tence.

-Je vais vous demander de sortir. -Laissez-moi parler !

Vos cours

manquent de rigueur et votre syst�me de notation

d�passe l'entendement !

Je comprends que des gosses comme R�mi d�crochent.

Je comprends tout �a.

-Toujours sauv� par les femmes !

Hu�es -S'il vous pla�t, on se calme.

Calmez-vous. -Et regardez, l�.

Regardez cette question.

Regardez-la. -Je la regarde, madame.

-Franchement,

mettre un point !

C'est totalement injustifi�. -Madame,

que faites-vous ici ?

Venez dans mon bureau.

R�mi, �galement, dans mon bureau.

Madame, s'il vous pla�t. -Alors, vous,

je vais vous envoyer l'Inspection. Croyez-moi.

Rires et moqueries

-H�, R�mi,

la vid�o, elle va buzzer.

Rires -Donne �a !

-S'il te pla�t ! -Ca va pas ?

-Arr�te, l�che-le !

-Connard, va !

-Arr�te.

-Ca va ? -Je suis d�sol�e.

-T'inqui�te. On a 10 minutes.

-Cool. -Tout va bien.

-Tu m'en files une ?

-T'as repris ? -Non. Un peu.

Bof... -Que se passe-t-il ?

-C'est R�mi.

Il s'est battu au coll�ge. -Merde.

Il va bien ?

-Il s'est juste fait mal au poignet, mais je sais pas... Non.

-Tiens. -Il va pas bien, c'est s�r.

-Ca arrive.

Il se bat pas tous les jours.

-C'est vrai.

-R�mi devait progresser,

pas se cr�er de nouveaux probl�mes.

Il se bat devant moi.

Madame, on peut pas d�barquer

comme �a dans un coll�ge et s'en prendre au professeur !

Hier, vous signez

des papiers de sortie,

alors que vous n'apparaissez sur aucun document officiel.

-Vous ne deviez prendre aucune initiative.

-Je suis oblig� d'exclure R�mi 3 jours.

Ca appara�tra dans son dossier.

-M. le principal, R�mi... -Stop !

Vous en avez assez fait comme �a.

-Vous pouvez rester une minute ?

-Bien s�r.

Prends tes affaires et sors.

Vous nous laissez ?

Musique triste

...

*-Laissez-moi parler.

Non seulement vos cours manquent de rigueur...

Je n'ai jamais vu... jamais vu

La vid�o tourne en boucle.

...

-Ben dis donc, 8 000 vues !

...

-Ce qui s'est pass� n'arrange pas la situation de R�mi.

Maintenant, le coll�ge choisira l'orientation professionnelle.

Je vous ai pr�par� ceci.

C'est une liste de lyc�es d'un bon niveau. Regardez

et n'h�sitez pas � me solliciter. Je connais certains proviseurs.

-Merci. -Je vous en prie.

-Tu nous d�barrasses d'Huguette.

Je la supporte plus. Je veux plus la voir.

A cause de ton id�e � la con, ma vie au coll�ge sera un enfer.

-Pourquoi tu m'as jamais rien dit ? -Parce que tu fais n'importe quoi.

-Calme-toi.

Si tu avais fait un effort, on n'en serait pas l�.

-Parle-lui. -Non, pas maintenant.

On met pas les gens � la porte.

-Mais pourquoi ? -Arr�te.

-Tu le feras jamais. -Laisse-moi le temps de lui parler.

On va voir si elle a de la famille, un endroit o� aller.

-Dis-lui de partir.

-Je vais lui dire. Tu peux attendre quelques heures.

Madame Monteiro. -Oui ?

-Pardon. Bonsoir.

-Bonsoir. -Excusez-moi,

vous savez si Mme Cacheux, elle a de la famille ?

-Non.

-Vous auriez pas vu un nom sur une enveloppe ?

-Mais j'espionne pas les gens !

-Non, non... Je cherche une solution pour son h�bergement.

-Il faut pas vous angoisser. Vous avez �t� patiente.

Vivre avec la famille, c'est dur, mais avec une inconnue...

Et pas n'importe laquelle.

En tout cas, vous avez essay�.

-Bonsoir.

Musique triste

...

Une porte s'ouvre.

Son portable vibre.

All�, maman. Ca va ?

Bof...

J'ai pas trop le moral.

Ils veulent pas laisser passer R�mi en seconde g�n�rale.

Ben si.

Ben non.

Tu crois ? Personne m'a parl� de �a.

-Coucou.

-Ben...

Il faut que je v�rifie.

Je vais les appeler.

OK, merci. Je t'embrasse, maman.

Bisous. Ciao.

-C'est cool.

Soupir de soulagement

-Ouais, c'est bien.

-C'est quoi, un logement social ?

-Pardon.

Merci.

-Bonjour.

-Je voudrais conna�tre le prix d'une chambre pour une nuit.

-25 euros.

-Je n'ai que 10 euros.

-Ben, c'est pas assez.

Bribes de conversation

...

Rires

Musique triste

...

-T'as la dalle ? -Ouais.

...

-Je peux ? -Ben ouais.

Ils distribuent des repas, l�-bas.

-Non, merci.

-T'es nouvelle ?

-Oui, on peut dire �a, oui.

Je peux vous demander quelque chose ?

-Ouais.

-O� dormez-vous ?

-Ben �a, �a change un peu tout le temps.

Mais il faut faire gaffe.

Je te conseille les parkings.

Tu descends au 5e sous-sol

et il fait chaud, il y a de la musique...

C'est pas mal.

Par contre, tu vas pas dans le m�tro. OK ?

Ils �teignent les lumi�res la nuit et alors l�, �a craint.

Tu vois ce que je veux dire ?

-Pas vraiment, non.

-Il y a des mecs.

-J'ai pass� l'�ge.

-Non, il faut pas se dire �a. C'est la rue.

Il peut tout arriver. Il faut que tu sois sur tes gardes.

Sir�ne d'ambulance

-Est-ce que je peux te tutoyer ?

-Ben oui. On va pas se vouvoyer, quand m�me.

-Alors dis-moi,

comment tu fais pour te laver ?

-Ca aussi, c'est la gal�re.

C'est la d�brouille...

Musique triste

...

-Bonjour. Pardon.

Brouhaha

-H�, R�mi.

T'as kiff� la vid�o ?

-R�mi, viens voir. C'est un truc de malade.

Viens. C'est juste ouf.

Plus de 300 000 vues. Ta vid�o !

-Regarde. -Quoi ?

300 000 ? -300 000.

-Non !

-Il y a la masse de bons commentaires.

-C'est vraiment un truc de dingue.

-T'as vraiment buzz�.

Ils rigolent.

*-...manquent de rigueur et d�passent l'entendement.

-Ben cool.

-R�mi ?

-Ca va ?

Ca a �t�, ta journ�e ?

-Nickel.

-Je te sers ?

Et la mauvaise nouvelle ?

-Ecoute, j'ai beaucoup r�fl�chi et je pense que...

plut�t que de passer en seconde pro, tu devrais redoubler.

-Hein ? -Quand les parents s'opposent

� l'orientation propos�e par le coll�ge,

ils ont le droit

de demander le redoublement.

L'ann�e prochaine, tu passeras

en seconde g�n�rale. -Mais pour quoi faire ?

Ca me va, de passer en 2nde pro, si c'est de l'informatique.

-En g�n�rale, tu auras acc�s � de meilleures �coles.

Tu vas peut-�tre changer d'avis et tu pourras faire ce que tu veux.

H� ?

Redoubler, c'est pas une punition.

C'est une 2e chance.

Oh...

Je l'ai pas re�ue, la fiche de dialogue.

Ca nous laisse du temps pour r�fl�chir.

Mais penses-y, c'est pas si b�te.

Bien dormi ?

Musique douce

...

Tu veux du pain ?

-Non, non, �a va.

...

-Fais gaffe, tu la mets bien au fond.

-Faites attention...

au tapis, l�.

-Attendez, attendez. Je vais vous aider. Merci.

Maman, tu peux venir ?

-Que se passe-t-il ?

-Ca part au garde-meuble. Le propri�taire veut repeindre.

-Elle a trouv� un logement. Elle en aura besoin.

-Mais elle avait un mois pour les r�cup�rer.

L'autre jour, elle en voulait pas.

-File, tu vas �tre en retard.

Vous avez essay� de la joindre ? -Non.

-Bonjour. -Bonjour.

-Je recherche la nouvelle adresse de Mme Cacheux.

Elle a emm�nag� dans un de vos logements.

Elle a oubli� ses m�dicaments chez moi,

alors je suis tr�s inqui�te. Je voudrais conna�tre son adresse.

-Cacheux ? -Cacheux.

Huguette Cacheux. C, a, c, h, e, u, x.

-Non.

J'ai rien � ce nom-l�. On lui a pas attribu� de logement.

-Ah bon ?

Brouhaha

...

-Il y a ma m�re.

Salut.

Maman, il faut que je te montre �a,

un truc de fou.

Tu sais, la vid�o d'Huguette ?

Voil�. Elle a fait 800 000 vues.

*-Je comprends que des jeunes...

-Que se passe-t-il ?

-Justement, c'est Huguette. Elle nous a menti,

elle a pas trouv� de logement.

-Elle est o�, alors ?

-J'en ai pas la moindre id�e.

-Que se passe-t-il?

-Huguette a disparu.

-On croyait qu'elle avait un appart.

-On peut faire quelque chose pour vous ?

-On peut aller la chercher.

-Oui, on peut aller la chercher.

-OK. -Elle doit pas �tre bien loin.

On y va ? -On commence par o� ?

-On commence par le quartier.

C'est Huguette, maman.

-Je sors du commissariat.

Je peux d�poser une main courante.

Je vais v�rifier au petit square et on se retrouve place des F�tes ?

Musique douce

...

-Allez, on y va.

Klaxon

Attention. Donne-moi ta main.

C'est par l�.

Alors ? -Rien.

-Rien ? -Rien nulle part.

Ils ont aucune nouvelle.

-C'est pas grave. On recommence demain.

-Bien s�r. -Tu viens ?

-Bien s�r.

-A demain. Bisous.

-Je comprends pas. Elle a nulle part o� aller...

-Ah oui, quand m�me.

-Ben ouais.

Je nous fais une omelette ?

-Les bouquins !

Musique douce

...

*-Je n'ai jamais vu...

jamais vu un tel niveau d'incomp�tence.

*-Madame, je vais vous demander de sortir.

*-Laissez-moi parler.

Vos cours manquent de rigueur

et votre syst�me de notation d�passe l'entendement !

-Ah.

Si vous la voyez, ne la laissez pas repartir.

-La semaine derni�re, vous n'en vouliez plus.

Maintenant, il faut que je la kidnappe.

-Les choses �voluent.

-Salut. J'ai mis les photos sur Facebook

et on verra ce que �a donne.

-OK. -On se r�partit les lieux ?

Vous deux, Colonel Fabien ?

Et vous deux, au canal. Faites les 2 c�t�s.

C'est sympa. Merci.

A tout � l'heure. On s'appelle.

Elle conna�t le parc par coeur. -On y va.

-Maman.

-Ah, super.

Pardon. Je suis � la recherche de cette femme.

Vous ne l'auriez pas aper�ue ? Merci.

-Excusez-moi.

Vous avez vu cette personne ? -Non.

-Excusez-moi.

Vous avez vu cette personne ? -Non, d�sol�.

Propos inaudibles

...

-Excuse-moi. T'as pas vu cette personne ?

...

-Alors ? -Rien.

-C'est pas vrai !

-On essaye au belv�d�re ? -OK, allez.

-Je comprends pas.

J'�tais s�r qu'elle serait l�.

-Fais pas cette t�te.

Je suis s�re qu'elle est quelque part par l�.

Allez, on y retourne. Musique au loin

-Tu entends ?

*Giuseppe Verdi : "Il Trovatore"

...

-Ah oui. -Ouais.

...

Huguette !

-Ah non.

Laissez-moi.

Vous vouliez que je parte, je suis partie. C'est tout.

-Je vous comprends.

-Vous culpabilisez.

C'est trop facile

de venir demander pardon, avec vos petits minois.

-On en parle ? -Fichez-moi la paix !

...

-Huguette,

on va manger un truc ?

-Qu'est-ce qu'il faudrait pour que �a marche ?

-Plus de cours.

-Plus de respect.

-Plus de non-dits.

S�rieusement, il y a des sujets qu'on doit aborder...

financiers.

Je peux pas tout payer.

-Je ne re�ois plus qu'un tiers de ma retraite.

Je peux participer au quotidien,

mais �a sera jamais suffisant

pour un logement.

-Que vous est-il arriv� ?

-Ca n'a pas d'importance.

-Plus de non-dits.

-J'ai �t� mari�e pendant plus de 50 ans.

Mon mari �tait un homme merveilleux.

Il a �t� mon seul amour,

l'amour de ma vie.

3 ans avant son d�c�s,

il a �t� atteint d'une maladie d�g�n�rative

et j'ai d� le placer dans un EHPAD sp�cialis�.

Ca a englouti toutes nos �conomies.

Tout.

Nos deux retraites.

Quand il s'est �teint, j'avais tellement de dettes

que je ne pouvais plus payer mon loyer.

J'aurais d� chercher des solutions.

J'aurais d� demander de l'aide.

Mais j'avais plus la force, plus le courage.

-J'ai une id�e, pour l'argent.

Je reviens.

-Mon Dieu !

-J'ai mis le reste � la cave.

-Hop l� !

-Que veux-tu faire de ce vieux machin ?

-Ben, on va le vendre, avec le reste.

Seulement si vous �tes d'accord.

-Tu crois qu'on peut vendre tout �a ?

-Ben oui, �videmment. Bon,

�a vaut pas des fortunes.

Mais avec tout �a, on peut se faire de la thune.

Il va falloir am�liorer les choses, parce que l�...

Ce vieux bouquin pourri,

on peut le vendre en disant :

"Je vends des livres anciens."

L�, �a marchera.

Soupir

Oh l� l�, la soupi�re toute d�gueu.

Ca, c'est plus compliqu� � vendre,

mais on peut la vendre en disant :

"Je vends une porcelaine r�tro." Ca passera.

Je vais cr�er un site,

je vais faire du buzz autour et �a devrait aller.

On essaye ou pas ?

-Evidemment qu'on essaye.

-On a tous les objets : la radio, l'horloge,

la vieille soupi�re, m�me.

-Comment les gens trouveront mes objets dans tout ce fourbi ?

-C'est le principe d'Internet. Il faut se faire remarquer.

Hop.

On met en ligne,

on relie la vid�o � notre site Internet...

*-...jamais vu...

-Elle cartonne.

Ca va nous faire du trafic.

-Et ceux-l�, ils font quoi ? -Ils font des tutos.

-Des quoi ? -Des tutoriels.

C'est des gens qui se filment en train de jouer aux jeux vid�o,

de se maquiller.

-C'est leur m�tier ?

-Oui, c'est leur m�tier. Je vous montre.

*-Bienvenue dans le 12e �pisode de la Gamerz School,

l� o� les "gamerz" sont cool.

-Il y a des gens qui regardent �a ?

-Ben oui.

C'est pas pire que la t�l�, non ?

-Dis-moi, tout le monde peut faire des "totus" ?

-Des tutos.

-Des tutos. Tout le monde peut en faire ?

-Ben oui.

-Bon, si, par exemple,

je faisais un tuto

d'un cours de fran�ais, tu peux me le mettre en ligne ?

-Ben, bien s�r.

-Alors vas-y, prends ta cam�ra.

-On essaye ? Alors, c'est parti.

Hop, attendez...

Et 3, 2, 1... c'est parti.

-"Cette obscure clart� qui tombe des �toiles."

Ici, mes petits loulous, Corneille utilise un oxymore.

C'est-�-dire, l'alliance de deux mots

totalement oppos�s.

"Obscure clart�",

"g�n�reuse avarice".

Vous pouvez en trouver d'autres.

-Essayez avec une hyperbole. -Une hyperbole,

mes petits ch�ris, c'est une figure de style

qui permet d'exprimer un sentiment d'une mani�re

totalement exag�r�e. Par exemple :

"Un seul �tre vous manque

*"et tout est d�peupl�."

-Arr�te, �a te donne un air bizarre.

-Regarde, le nombre de connexions augmente.

-Gr�ce � toi, j'ai gratt� 2 points au DST de ce matin.

Gr�ce � Huguette.

Je suis pas la seule � l'avoir vue.

-C'est �norme. -Merci.

On sera ensemble l'ann�e prochaine. Je fais un bac pro.

Tu fais quoi, toi ?

-C'est mort pour moi. Ma m�re veut que je redouble.

-C'est pour �a qu'elle a p�t� un c�ble ?

-Ouais.

Elle est compl�tement flipp�e par mon avenir.

Si je vais en pro, c'est la fin du monde.

-Tu peux pas lui parler, � ta m�re ? -Tu crois ?

-Tente le coup.

T'as rien � perdre. Allez.

-Je vais essayer.

-C'est ainsi, mes petits ch�ris, que le 6 juin 1944,

130 000 soldats anglo-saxons

ont d�barqu� ici, sur les plages de Normandie,

et qu'enfin, le 25 ao�t

1944,

ils ont pu lib�rer

Paris.

C'�tait le plus beau jour de ma vie.

J'�tais tr�s jeune,

mais je m'en souviens comme si c'�tait hier.

C'�tait magique,

de voir ces soldats am�ricains, dans leurs Jeep,

rouler librement dans Paris.

Qu'ils �taient beaux !

-Je vous interromps, on a des acheteurs pour la soupi�re.

-Notre 1re vente !

-Maman ?

C'est � rendre

rapidement.

-Ah... La fameuse fiche de dialogue.

On fait comme on a dit ?

Hein ?

On demande le redoublement.

-Si tu veux.

-Quand tu rentreras, on fera un tuto de maths.

Les identit�s remarquables.

C'est pas ma sp�cialit�,

mais j'ai toute la journ�e pour travailler.

Mais qu'est-ce que t'as ?

Depuis hier, tu es � cran.

Tu devrais �tre sur un petit nuage.

Toutes tes vid�os marchent.

Elle soupire.

C'est quoi ? C'est ton redoublement ?

-Ben ouais.

-Tu sais, R�mi,

d'une fa�on ou d'une autre, la vie te rattrape toujours.

Si tu dois devenir informaticien, tu le seras,

parce que tu feras tout pour le devenir.

Eh oui.

J'y vais. A tout � l'heure.

-A tout � l'heure.

Tu sais comment on va l'installer ?

-On va se d�brouiller.

-Si vous voulez autre chose,

vous n'h�sitez pas, surtout.

-Tr�s bon choix, la pendule. Pardon, pardon.

-Au revoir, et merci encore.

Mais c'est quoi, tout �a ?

-Oh l� l� ! Ca vous fait un joli petit pactole.

-Je pourrai bient�t te d�barrasser le plancher.

-Oh, parlez pas comme �a. Il y a pas d'urgence.

On va trouver une solution. -Merci, c'est gentil.

Mais tu sais, Marion, je m'en veux.

J'ai pas �t� honn�te avec toi.

-Comment �a ? -Eh bien...

quand tu m'as offert un toit, j'ai accept�

en proposant d'aider R�mi.

Mais en r�alit�,

je ne pensais qu'� moi.

-Je comprends pas.

-Je vais t'expliquer.

Quand j'�tais enseignante,

je demandais toujours � mes �l�ves, pour les motiver,

de fixer eux-m�mes leurs propres objectifs

et de tout faire pour y arriver. M�me de les d�passer.

Ca ne marchait pas � tous les coups,

mais ce que je sais,

c'est que ceux qui n'y arrivaient pas,

c'�tait les �l�ves dont les parents avaient choisi l'objectif

pour eux.

-Maman !

-Quand je suis arriv�e ici, j'ai fait travailler R�mi.

Je lui ai rien demand�. C'�tait pas la peine.

Tu avais choisi pour lui.

R�mi ne veut pas te d�cevoir.

Marion, tu devrais l'�couter.

-Maman, tu peux venir, s'il te pla�t ?

Avec Lola, on a fait un nouveau tuto,

un concept de quiz.

Tu peux venir parmi nous, s'il te pla�t ?

T'es ma 1re participante.

-C'est dingue, ce truc. T'as eu �a o� ?

-Ha, ha !

Bienvenue sur le plateau du "Grand Quiz de l'avenir",

un jeu o� nous d�ciderons de l'orientation de votre fils.

Vous �tes pr�te ? -C'est pas une bonne id�e.

Laisse tomber.

-On est en direct, l�.

Allez. On commence ?

Premi�re question.

A votre avis,

quelle fili�re a obtenu plus de 75 % de r�ussite

au baccalaur�at l'an dernier ?

Fili�re

�conomique,

scientifique ou professionnelle ?

-Euh...

Professionnelle ? -Bien jou�.

Tout � fait.

On encha�ne de suite avec la seconde question.

Quel est le pourcentage d'embauche avec une fili�re apprentissage ?

30, 50 ou 70 % ?

-50 ? -Non, non. 70 %,

apr�s seulement 6 mois de recherche.

-Ici, nous proposons un enseignement

en lien �troit avec le monde de l'entreprise et ses m�tiers.

Si nos �l�ves ont choisi de s'orienter si jeunes,

c'est pour �tre bien form�s et trouver un emploi.

On est d'accord. Notre mission,

c'est de bien les pr�parer.

D'accord ?

R�mi, puisque tu es � l'aise en informatique,

on t'aidera � d�velopper tes comp�tences.

D'accord ?

Puis apr�s ton bac,

tu pourras poursuivre avec un BTS.

-Oui, pourquoi pas.

-Qui te prend en apprentissage ?

-C'est pas le lyc�e qui s'en occupe ?

-Le choix de l'entreprise, c'est votre responsabilit�.

C'est expliqu� dans le dossier.

-Mince. Ca m'avait compl�tement �chapp�.

-Si je comprends bien, s'il y a pas d'entreprise,

il y a pas de lyc�e professionnel ?

C'est �a ? -En effet, madame.

La date limite,

c'est vendredi prochain.

Compte tenu de ses tests,

je garde une place pour R�mi d'ici l�.

Et en attendant,

essayez d'appeler ces entreprises.

Elles prennent en stage

nos �l�ves.

Mais d�p�chez-vous.

-OK.

Merci. -Merci beaucoup.

-De rien.

-Vous prenez chacun une fiche,

vous appelez l'entreprise et vous demandez

s'il y a une place. S'il y a refus,

on passe � la suivante.

Mais s'ils demandent une lettre de motivation, notez bien tout

ce dont ils ont besoin. -Elles sont o�, les fiches ?

-Bonjour. Je voudrais parler � M. Kaiowa, s'il vous pla�t.

Marion Lefort.

-On devait se rappeler, M. Guicard,

pour un stage en informatique.

-C'est R�mi Lefort.

Je cherche un stage pour le lyc�e.

Je voulais savoir s'il y avait toujours une place.

-Bonjour, monsieur.

Est-ce que vous faites des stages pour des �tudiants ?

-Oui, il a sa convention de stage.

-Oui. R�mi Lefort.

-Non, je pr�f�re attendre.

S'il est pas l�, passez-moi son assistante.

-OK. Je vous remercie pour votre gentillesse. Au revoir.

Connard.

-Merci beaucoup. Bonne journ�e, au revoir.

-Au revoir.

-Dites-lui que c'est Mme Cacheux.

All� ?

-C'est pour un gar�on...

-Parlez plus fort, je vous entends pas.

Je rappellerai.

-Ben voil�.

On a trois "peut-�tre, faut voir", "on vous rappellera."

Autant dire rien.

Il va se retrouver sur le carreau. Je voulais pas.

-Tu peux pas tout pr�voir.

-Je suis sa m�re. Je dois tout pr�voir.

L�, je suis d�pass�e. Il va faire quoi ?

-Ah !

Il faut que je vous parle.

On a une carte � jouer, avec les tutos.

On a de plus en plus d'abonn�s, de followers, de commentaires.

Que des trucs cool.

Mon id�e, c'est qu'on cr�e un site Internet,

un vrai site Internet,

avec l'ensemble des programmes scolaires.

On va offrir les 2 premiers tutos et apr�s, c'est payant.

Pour le financement, on contacte une bo�te de crowdfunding.

-C'est g�nial. C'est vrai, c'est super.

Mais c'est un passe-temps.

Ta vraie place est au lyc�e.

-Et si j'y rentre pas ?

Je vais faire des cours par correspondance.

Huguette m'aide, � la limite.

-On attend les 2 derni�res r�ponses et on en reparle.

-J'ai d�j� contact� une bo�te de crowdfunding.

Ils sont int�ress�s et ils veulent me voir.

-Tr�s bien. Vas-y, parle-nous du projet.

-L'id�e, c'est de cr�er un site Internet

qui propose un soutien scolaire.

Mais le tout abord� de fa�on humoristique.

Si on rigole, on oublie qu'on travaille.

-Oui, c'est vrai. Du coup, l'id�e est venue comment ?

-Euh... C'est gr�ce � Huguette.

J'ai tout de suite vu chez elle un grand potentiel humoristique.

-Parfait. Montre-nous �a.

*-So, I hope you have enjoyed my tuto,

and I'm so excited

to meet you again tomorrow

for the next lesson.

In the meantime,

have a lovely evening.

"Cheers", mes petits loulous.

-C'est hyper bien. Huguette,

vous �tes tr�s dr�le.

Malheureusement, on pourra pas prendre le projet.

On a d�j� un projet similaire sur le site.

Voil�, donc d�sol�.

-H�,

attendez-moi.

Pardon. Vous ne cherchez pas

un informaticien en apprentissage ?

-Ca nous arrive.

-Parce que le petit, l�-bas,

c'est un g�nie,

et il a vraiment besoin d'un coup de main.

Musique douce

...

Marion, on est bien d'accord, c'est du provisoire.

-Oui, Huguette, c'est du provisoire.

-Parce que je ne veux pas vous envahir.

Puis il faut surtout que tu penses un peu � toi, aussi.

-Vous nous envahissez pas.

Les envahisseurs, ce sont vos �l�ves.

Depuis que vos tutos circulent...

-Au moins, l�, je peux participer au loyer.

-Sympa. -T'es encore l�, toi ?

Ah non, �a ne se fait pas d'�tre en retard

un jour de rentr�e.

-T'inqui�te. -Ca passe cr�me ?

-Voil�. Bon, bisous.

-Bonne journ�e, mon grand.

...

-Vous allez pas vous inqui�ter plus que moi ?

-Non, bien s�r que non.

Bon...

je vais faire des courses.

-Nerveux ?

-Non, �a va. Et toi ?

-Carr�ment stress�e. C'est horrible.

Bonjour.

Brouhaha

...

-Bonjour. -Bonjour.

Musique douce

...

Sous-titrage : VECTRACOM

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