Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
25 FPS
www.calorifix.net East Palace, West Palace (v.01)
Contribution : loicaf750
DERRI�RE LA CIT� INTERDITE
Producteur ex�cutif : Willy TSAO
Producteur associ� : ZHANG YUKANG
Acteurs : SI HAN - HU JUN
Sc�nario : WANG XIAOBO - ZHANG YUAN
Image : ZHANG JIAN
Musique : XIANG MIN
D�cors : AN BING
Son : WU GANG - SHEN JIANQIN
Montage : Vincent LEVY
R�alisation : ZHANG YUAN
W-C HOMMES
H�, toi ! Ton adresse ?
26 rue Bei Hai.
- Tu travailles o� ? - Au magazine "Tourisme".
- Adresse ? - 7 rue Shi Sha Hai.
Tes papiers ?
- Le v�lo dehors est � toi ? - Oui.
- Tu as les papiers ? - Oui.
C'est tout ce que je voulais savoir.
Halte !
Tu es fait !
Bouge pas ! Je t'ai � l'�il !
- J'ai rien fait ! - Tais-toi ou tu morfles !
Bouge pas d'ici !
Allez, vite !
D�p�chez-vous ! Avancez !
En ligne ! Ne bougez pas !
� quoi �a ressemble ? Ni homme, ni femme !
Ils viennent faire leurs saloperies ici !
Vous n'avez pas honte !
Lui surtout, c'est un mariolle !
Accroupis-toi !
Toi aussi !
Ah, tu veux t'enfuir ?
Je vais t'apprendre ! Tiens !
H� ! Du calme !
Laissez-le. Allez, debout !
Il cherche les coups !
Encore toi ?
Tu sais ce qu'il te reste � faire ?
Me gifler...
Tu �tais pr�venu ! Vas-y ! Un...
Deux...
Trois... Quatre !
Allez, va t'accroupir !
Toi, approche un peu...
Alors ? Tu as perdu la t�te ou quoi ?
Tu n'as pas honte, � ton �ge ?
Et si je t�l�phonais � ton bureau ?
Non, non ! Je le ferai plus.
Allez ! Va t'accroupir une demi-heure !
Et toi ?
Qui es-tu ?
Tu te promenais, non ?
Non ?
Tu devrais avoir honte de toi !
Viens avec moi.
Allez !
Allez, fichez le camp !
D�chets sociaux !
C'est qui ?
Un petit malin qui tire des sacs dans la rue !
D'o� viens-tu ?
Du Hebei.
Tu as des papiers ?
Non.
Tant pis pour toi ! Je vous le laisse.
On s'en occupe.
Bon, j'y vais.
� l'attention de : M. SHI XIAOHUA
"� mon amour" A-Lan
Arr�te-toi !
Qu'y a-t-il ?
Tu dois le savoir, non ?
J'ai rien fait.
Et � l'instant ?
Je pissais.
Tu me regardes en pissant ?
Je t'ai pas regard�. Tu as quelque chose � cacher ?
Tes cochonneries, �a pourrait te co�ter cher !
Quelles cochonneries ?
C'est qui le cochon ici ?
C'est bon pour cette fois,
mais attention...
Attention � quoi ?
Qu'est-ce qu'il faisait ?
Et il file m�me pas de fric, ce con !
La prochaine fois, je te raterai pas !
Il y a de dr�les d'oiseaux par ici !
Tu es dr�lement culott� !
Tu oses revenir ici !
Comment t'appelles-tu ?
A-Lan, c'est �a ?
Viens avec moi.
�a te fait rire ?
Tu ne riras pas longtemps.
H� ! Toi, l�-bas ! Halte !
COMMISSARIAT DU PARC
Accroupis-toi !
Xiao Shi, r�ponds !
J'�coute.
Tu en as serr� combien ?
Un. Encore un de ces tar�s !
Un habitu� ?
Si tu as un probl�me, tu me rappelles, OK ?
Entendu, chef.
Moi, je rentre.
OK.
Accroupis-toi bien.
Tu sais pas t'accroupir ?
Contre le mur.
Tu as un probl�me ?
Alors ?
D�j� fatigu� ?
Tu n'as pas honte ?
Retourne-toi !
Je t'ai cherch� ces jours-ci. O� �tais-tu pass� ?
Je te cause !
Je sais pas.
Tu sais pas quoi ?
Pourquoi tu me cherchais ?
Tu ne sais pas ?
Qui t'a dit de t'asseoir ?
Voil�, c'est mieux.
Tu feras ce que je te dis.
Alors, tu as r�fl�chi ?
J'ai tout mon temps, ce soir je suis de garde.
Je suis homosexuel.
Explique.
Je viens souvent au parc, pour faire des rencontres...
Pourquoi ?
Dans la ville, on vient tous ici...
Comment �a ?
Pour se rencontrer.
�a commence � faire mal, hein ?
Continue. Qu'est-ce que vous faites ?
J'ai beaucoup d'amis :
L'�talon,
Le Parvenu,
La Tulipe...
et bien d'autres.
Ce sont des surnoms, bien s�r.
On se rencontre au parc,
puis on va dans des coins isol�s.
Continue.
Je suis all� � l'h�pital.
Ils ont voulu me soigner.
On te montre des vid�os h�t�ros
en te faisant manger de bonnes choses
et on te fait avaler des trucs inf�mes devant des vid�os homos.
�a n'a pas march�.
J'y �tais all� contre mon gr�,
on m'avait forc�.
Je ne te demande pas �a.
Je suis mari�.
Mari� ?
Je sais que ce n'est pas bien. Surtout pour elle.
Dans notre milieu,
ils savent que je suis mari�,
je suis tr�s mal vu.
Ta femme est au courant ?
Je te parle !
Quoi ?
Elle est au courant de tes saloperies ?
Parle !
Quand j'�tais au coll�ge,
il y avait une fille...
Elle �tait tr�s belle.
Je me souviens de sa chemise blanche et de ses espadrilles noires.
Elle n'avait pas de famille.
On la surnommait "Autobus"
parce que tout le monde pouvait la monter.
Tu es en retard. Va � ta place.
Tu es vraiment mari� ?
Avec qui ?
Mon premier amour �tait quelqu'un de ma classe.
Continue.
Il �tait tr�s beau, tr�s fort.
Comment ?
Tr�s fort.
� l'�cole, il me prot�geait.
La premi�re fois, c'�tait chez lui.
On parlait des filles de la classe, surtout d'Autobus.
Il s'est mis � bander. Moi aussi.
Puis on l'a fait.
Je faisais la femme.
Qu'est-ce que tu fais ?
La femme.
Je te demande ce que tu fais.
- Ma profession ? - Oui !
�crivain.
J'ai compris.
J'ai compris.
Continue ton histoire.
Je lui ai dit que j'�tais la femme.
J'�tais Autobus.
En fait, je me prenais vraiment pour Autobus.
J'ai aussit�t senti que mon amoureux
me regardait diff�remment.
Il pouvait me frapper, m'insulter,
me faire tout ce qu'il voulait.
J'aimais tout ce qu'il me faisait.
J'avais envie de pleurer, je n'y arrivais pas.
C'�tait l'aube, avec de la brume,
il faisait froid.
Dans la for�t, des oiseaux se mirent � chanter, partout.
Je me suis rendu compte que j'�tais en vie !
Conneries !
Tu d�lires !
Tu te crois o� ? Tu vas te calmer !
Je vais te dire : tu es abject !
Je le suis depuis l'enfance.
Depuis l'enfance ?
Vas-y. Raconte-moi �a.
C'est un r�ve d'enfance.
� l'�poque, on habitait une cit� ouvri�re,
ma famille �tait tr�s pauvre.
Ma m�re faisait de la couture pour vivre.
On entendait toujours le bruit de la machine � coudre
et le tic-tac de la vieille pendule.
J'attendais qu'elle sonne les heures.
� l'�ge de 17 ans,
j'ai quitt� le lyc�e.
Chacun son chemin.
Ma m�re, veuve depuis 10 ans, s'est remari�e.
Avec mon beau-p�re, on est partis � la mine.
L�-bas, j'ai rencontr� l'intendant
qui s'occupait de la cantine.
Je l'ai connu en achetant des tickets.
Il m'a amen� chez lui.
On a parl� des femmes et il m'a touch�.
Je l'ai satisfait.
Il ne m'a rien donn� en retour.
Pour les f�tes, il m'a invit� chez lui,
pour que je ne sois pas seul.
C'�tait toujours mieux
que de rester avec mon beau-p�re,
alors j'ai accept�, et j'y suis all�.
Salaud !
Vicieux !
Honte � toi !
Salopard !
Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait.
Tout mon corps �tait endolori.
Ils m'avaient battu !
Mes chaussures �taient tremp�es, j'avais froid aux pieds.
Je pris soudain conscience
de toutes les souffrances de ma vie.
J'aurais pr�f�r� ne jamais venir au monde.
Mais cette �preuve donnait aussi un sens � ma vie.
Autrefois dans l'Antiquit�...
Dans l'Antiquit�, il �tait une fois un ge�lier
avec une grande barbe, des sourcils �pais,
et le regard per�ant.
Il mesurait
plus de 2 m�tres.
Un jour, en patrouille au pied de la muraille,
il attrape une voleuse
et lui passe les cha�nes autour du cou.
Cette femme est svelte, onduleuse,
belle comme la fille du Roi Dragon.
Il peut l'emprisonner,
la laisser souffrir, puis la condamner � mort.
Il peut aussi ouvrir ses cha�nes, et la laisser partir.
Dans le premier cas,
il la livre au bourreau.
Dans le deuxi�me cas,
il la garde pour lui.
J'aime beaucoup la main du ge�lier,
et la douce chevelure fine qu'elle caresse.
Une vraie cruaut�,
mais tellement douce.
Comme une fleur de lotus
qui �cl�t au milieu des cha�nes.
Elles me caressent le visage.
J'aimerais avoir de telles mains.
Et tes mains ?
Montre-les-moi.
L�ve-les.
Plus haut.
Et alors ? Elles sont tr�s bien tes mains.
Pourquoi en vouloir d'autres ?
Parle ! Tu es muet ?
Ensuite, j'ai commenc� � �crire.
Ah, c'est vrai ! J'avais oubli�.
Tu es �crivain !
Qu'�cris-tu ?
Apr�s tout �a, je ne pouvais qu'�crire.
�crire sous des formes d�guis�es ma vie d�go�tante.
Tu connais le mot "d�go�tant" ?
Bravo.
Non !
Ce que j'�cris est "d�go�tant", mais pas moi !
Dis donc,
tu sais o� on est ici ?
Tu vas te calmer, compris ?
Assis !
Mes textes publi�s dans des magazines,
ces histoires d'amours tordues
entre hommes et femmes,
ce n'est pas ce que je veux �crire.
Un jour viendra o� j'�crirai un livre pour moi.
Mais avant, il faut que je vive.
Tu sautes du coq � l'�ne. Tu me fatigues !
Il y a quelques ann�es, j'ai rencontr� un instituteur.
Une femme ?
Un homme.
Pardi !
C'�tait une belle journ�e,
j'avais un moral d'enfer.
Je me promenais avec Manzi et Lili,
et je l'ai rencontr�.
Il �tait tr�s beau.
J'ai connu beaucoup d'hommes beaux.
Manzi et Lili n'�taient pas mal non plus,
mais lui, il m'a plu au premier coup d'�il.
Rien qu'en le regardant passer...
j'ai compris que je lui plaisais aussi.
Si tu ne le connaissais pas,
comment savais-tu qu'il �tait comme toi ?
Dans le regard,
�a se voit tout de suite.
Ce qui m'a le plus �mu, � part son regard,
ce sont ses mains.
� coup s�r, des mains blanches,
petites et fines ?
Non.
Grandes et rugueuses.
Chacun a un axe dans sa vie,
on ne peut rien y changer.
Chacun est diff�rent,
et aussi identique.
Ton axe � toi, c'est l'abjection.
Au parc, il y a un habitu�.
C'est un travesti,
il aime se d�guiser en femme.
Si on ne voit pas ses mains vein�es,
on ne peut pas s'en douter.
On ferme. Il faut partir.
Je d�range personne.
On ferme.
Il est tr�s diff�rent de nous.
Il ne veut pas faire l'amour avec nous, et nous non plus.
Cela montre bien
que son axe � lui est diff�rent du n�tre.
Son maquillage coule et d�voile ses rides.
Son visage est fl�tri et macul�
comme de la neige sale et souill�e.
Tu reconnais �a ?
Je lui ai pris ses fringues, les instruments du d�lit.
Il avance au milieu des badauds.
Tu vas la fermer � la fin !
Je le suis des yeux, mais ce n'est pas lui
que la foule conspue et injurie. C'est moi !
C'est un r�ve d'enfance.
J'�tais petit, ma m�re travaillait sans cesse,
d�s que je l'emb�tais, elle me mena�ait :
"Sois sage, sinon le policier va venir t'arr�ter !"
C'�tait ma phrase pr�f�r�e.
Un policier qui vient m'arr�ter !
J'attendais,
et je faisais expr�s de l'emb�ter davantage.
Je ne comprenais pas
pourquoi le policier ne venait pas.
Sur le parquet cir�,
j'attendais qu'un grand policier vienne m'arr�ter.
C'�taient des moments merveilleux.
Plus tard, quand je suis devenu adulte,
j'ai vu un policier qui passait dans le parc,
et le r�ve s'est r�alis� !
Il m'a arr�t�,
puis il m'a rel�ch�.
Je devrais l'en remercier.
Mais je suis venu m'offrir � lui.
S'offrir � la police ?
C'est nouveau !
Nous revoil� au c�ur du probl�me.
Bon. Parlons un peu s�rieusement.
Dis-moi tes probl�mes, je vais te gu�rir.
Parle.
Un jour, dans le parc,
j'ai aper�u un homme grand et beau.
Il portait des lunettes noires et un grand manteau.
Je l'ai suivi jusque chez lui.
Une petite maison en banlieue,
qu'il habitait seul.
La maison �tait enti�rement vide,
�a r�sonnait partout.
Les tapis �taient �pais, le canap� moelleux.
Il m'a d'abord offert � boire.
Allons bon ! Tu dragues les riches ?
J'ai ferm� les yeux,
j'�coutais le bruit de ses pas, je sentais son parfum,
j'attendais son �treinte et ses caresses.
Un peu de dignit� ! Compris ?
Il m'a fait me pencher sur le montant du lit.
Il �tait derri�re moi. �a faisait mal.
Je me suis d�battu, puis je me suis soumis.
Je sentais le plaisir monter en moi.
Si �a ne se passe pas ainsi,
� quoi bon faire l'amour ?
Comme �a ? C'�tait comme �a ?
Tu m�rites des coups !
Une fois rhabill�, il m'a dit de partir.
J'ai refus�.
Il a accept�, mais � une condition :
me faire tout ce qu'il voulait.
Je me suis agenouill� devant le lit, il m'a band� les yeux.
Je l'ai entendu d�faire sa ceinture.
Il m'a frapp� avec, de plus en plus fort.
C'�tait troublant, m�me plut�t agr�able.
J'ai senti une br�lure sur la poitrine.
Il m'avait br�l� avec un m�got.
C'�tait trop.
On y croirait presque !
C'est vrai ! Sur la poitrine.
Ouvre ma chemise pour voir.
Putain !
Tu es cingl� !
Je l'aimais.
Tu es malade !
Non ! Je suis homosexuel. Je l'aime.
Toi, tu es...
tu es vraiment abject !
Ce n'est pas abject !
C'est de l'amour !
Tu peux me trouver abject, mais mon amour ne l'est pas.
Je t'interdis de r�p�ter ce mot, compris ?
De l'amour ? On croit r�ver !
Il te payait pour �a ?
Tu avais envie de sensations nouvelles ?
Ou bien tu aimes vraiment les coups ?
C'est du d�lire !
Allez. Retourne � ta place.
La condamn�e aime le bourreau,
la voleuse aime le ge�lier.
Nous vous aimons,
il n'y a pas d'autre choix.
Dans le parc, quand les r�verb�res s'allument,
j'ai toujours la m�me vision.
De tr�s jolies femmes v�tues de robes blanches,
qui fl�nent sur les pelouses.
Elles attendent.
Je suis l'une d'entre elles,
j'attends aussi.
Pourquoi tu ne me questionnes pas l�-dessus ?
Je peux �tre une d�esse,
ou bien une prostitu�e.
Je peux �tre un homme,
ou bien une femme.
Je peux tout faire,
devenir n'importe qui.
Tu peux tout me faire. Surtout toi.
Mais toi ? Serais-tu donc mort ?
Si tu en veux, va en acheter. Celles-ci sont � la police.
Allez, file ! Va o� tu veux.
D�guerpis !
Alors ?
Pourquoi tu pars pas ?
Je t'aime.
Qu'est-ce que tu as dit ?
Je t'aime.
Tu vas mettre ces habits,
que je vois � quoi tu ressembles.
Ce n'est pas ce que je demande.
Alors c'est quoi ?
Habille-toi !
Ce n'est pas �a que je veux.
Connard ! Mets �a !
Tu es abject !
Non !
Tu vas les mettre ces habits ?
Non.
Tu veux que je t'aide, c'est �a ?
Je vais te montrer ta face r�pugnante !
Dans cette situation d�sesp�r�e,
la voleuse s'�prend du bourreau qui la torture.
La raison de son amour
est une sorte de perversion.
Mais dans cette histoire,
sous sa robe blanche,
la perversion et le vice
n'ont d�j� plus leur place.
Il ne reste que la puret�
et la piti�.
Sous sa robe blanche,
son corps est en �veil.
Elle sent d�j� la coupure de la lame sur son cou.
� ce moment-l�,
elle se jette dans les bras du bourreau
et s'offre enti�rement � lui.
La condamn�e aime son bourreau,
la voleuse aime son ge�lier.
Nous vous aimons.
Aucun autre choix n'est possible.
Je t'aime.
Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Je peux lire dans ton c�ur.
En fait, je ne suis pas seulement une femme.
Un beau matin,
le ge�lier se r�veille,
la voleuse est couch�e devant sa porte.
Il ignore comment elle a �chapp� au bourreau,
mais il sait que lui, n'�chappera plus � son amour.
C'est son destin.
Il lui passe le carcan au cou.
Le soir, quand la lune est pleine,
il la lib�re,
et jouit enti�rement d'elle,
profitant d'abord de ses mains.
- O� m'emm�nes-tu ? - Je vais te gu�rir.
Je ne suis pas malade.
Ma maladie, c'est de t'aimer.
�a te suffit ?
�a te suffit, hein ?
Tu m'as pos� beaucoup de questions.
Et si tu t'en posais une � toi-m�me ?
Sous-titres : NICE FELLOW
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.