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NETFLIX PR�SENTE
D'apr�s mes calculs, huit enfants sur 10 000
ont assez d'anticorps pour produire un vaccin.
On va dire qu'on doit �vacuer les mineurs.
- Vas-y, toi. - Moi ?
Excellente id�e.
Un p�re de famille qui s'adresse aux familles. Parfait.
Ne bouge pas !
L�che ou je t'�gorge !
Am�ne Manuela. Promets-moi que tu feras tout pour la sauver.
L�che-moi ! O� est Manuela, maman ?
Vous lui avez fait quoi ?
- Sara. - Presque plus de fi�vre !
Laisse ouvert pour Julia.
Alma, je tiens ton fr�re attach�.
Je le tuerai de mes mains si tu ne rends pas Marta.
Si tu le touches,
tu ne reverras plus jamais Marta.
Dans environ une heure, des membres des forces de l'ordre
passeront chez vous pour r�cup�rer vos enfants. Cachez-les.
Ne les livrez pas.
Ils ne veulent pas prot�ger vos enfants.
Ils veulent s'en servir de cobayes pour se sauver eux-m�mes.
Arr�tez-le.
Arr�tez-le !
Police !
C'est termin�.
Julia.
Julia, tu es l'autre s�ur, finalement.
Va te faire foutre, Bego�a.
Pour la libert� !
Ils se rallient � toi.
Pas d'exc�s de confiance. Le pire reste � venir.
Marta !
Dis-moi ce que tu as dedans
ou je te l'arrache moi-m�me.
...que ce voyage nous r�serve
Deux bandes de notre sang...
ALLOCUTION SP�CIALE DU PR�SIDENT DE LA NATION
Citoyens de Nouvelle Espagne,
Je suis ici pour vous dire que je comprends ce que vous ressentez.
La nuit derni�re figure d�j� parmi les infamies de l'histoire.
N�anmoins, la r�action de notre peuple a �t� exemplaire.
Les citoyens de ce pays,
responsables et raisonnables,
sont rest�s calmes
et la tranquillit� absolue r�gne dans les rues.
Je ne nierai cependant pas ma profonde affliction.
Ce pays,
son gouvernement,
son pr�sident
et tous ses habitants
ont �t� l�chement trahis par une personne
qui a utilis� sa position privil�gi�e pour servir d'obscurs int�r�ts
et qui a multipli� tromperies et menaces
pour berner la population.
Ce criminel,
ce tra�tre,
est activement recherch�
et sera bient�t arr�t�.
Il en ira de m�me pour quiconque a aid� son odieux complot.
Et notamment son principal complice,
sa propre femme.
Ces gens qui ont conspir� contre la s�curit� nationale
seront punis � la hauteur de leurs terribles actes.
Notre gouvernement est d�termin�, plus que jamais,
� maintenir la paix qui nous a co�t� tant de temps et d'efforts.
Par cons�quent, je d�clare l'�tat d'urgence
qui sera maintenu aussi longtemps que n�cessaire.
Julia ?
Que nos ennemis sachent que c'est termin�.
- �lex ! - Julia !
Car nous avons
un gouvernement solide.
Un gouvernement qui jouit du soutien des gens simples de Nouvelle Espagne.
Cette union
entre le gouvernement et le peuple est notre force.
- Libert�... - Et elle nous rend invincibles.
Libert�...
Libert� !
LES DERNIERS JOURS DU PR�SENT
N'oubliez pas,
l'avenir nous appartient.
SANS PEUR
CONSTRUIS L'AVENIR
SOUVIENS-TOI DE LA PLUIE
MOQUE-TOI D'EUX
CONTRE LE MUR, LA M�MOIRE
LES DROITS SE CONQUI�RENT
Ces hommes vont fouiller la maison,
et vous resterez � notre enti�re disposition.
Personne n'entre ou ne sort d'ici et vous n'allez seule nulle part.
Dites donc, Commandant. Pas m�me aux toilettes ?
Vous avez peur d'un suicide ? Vous n'aurez pas ce plaisir.
Laissez-moi finir, s'il vous pla�t.
Une fois la fouille termin�e, vous viendrez au Service de S�curit�.
Commencez par le cabinet du ministre. Chaque recoin.
Faites une copie de son disque dur.
Et ne laissez rien passer, compris ?
- Suis-moi. - Vous deux,
montez v�rifier qu'il n'y a personne.
Vous, avec eux.
Madame ?
Suivez-moi.
Le pr�sident est furieux contre toi.
- Il te croit complice de ton mari. - Il m'a trahie aussi. Dis-lui !
Calme-toi.
Je veux que tu comprennes ta situation.
Je suis bais�e. Je le sais bien.
Alma.
Tu dois �tre patiente.
- Patiente ? - Oui.
Le pr�sident m'a accus�e de tra�trise devant tout le pays.
Combien de temps avant qu'il m'ex�cute ?
�a n'arrivera pas.
Aie confiance.
- Je reviendrai. - Tu pars ?
C'est la r�volte � cause de ton mari.
J'ai une r�bellion � r�primer.
Pour votre s�curit�,
il est interdit de circuler dans la rue
� moins d'avoir un permis sp�cial.
On y va.
Bien.
�a va ?
- Tu sais... - Manuela !
Iv�n.
Iv�n.
Comment �a va ?
- �a va ? - Je vais bien.
On va bien.
Je suis d�sol�. J'aurais d� aller te chercher.
C'est quoi ?
�a va aller.
Non !
- Ne la touche pas ! - Non !
C'est une enfant !
- C'est une enfant ! - Arr�te ou je te tue.
- Piti�. - Arr�te !
�a va �tre �norme, non ?
J'ignore si ce sera suffisant.
Tu as fait descendre les gens dans la rue.
Personne ne peut arr�ter �a, Luis.
Quoi ?
Tu comptes sortir ?
Oui, j'ai un truc � faire.
La police et l'arm�e te cherchent.
Oui, je sais.
Votre m�re a �t� arr�t�e.
Papa,
maman a choisi.
Oui, je sais.
J'ai pass� ces 25 derni�res ann�es avec votre m�re.
Et c'est avec elle que nous est arriv�e la plus belle chose : vous deux.
Je ne peux pas la laisser.
Fais ce que tu as � faire et reviens.
- Fais attention. - T'inqui�te pas.
- Je viens avec toi. - Non.
C'est plus s�r si j'y vais seul.
- On a besoin de toi. - Je reviens.
Un, deux, trois, quatre,
cinq, six, sept, huit, neuf, dix.
J'apporte de l'eau.
Mateo.
�coute bien.
Je vais te donner un ordre, tu dois ob�ir.
C'est tr�s important.
Je vais vous aider � partir, mais tenez encore un peu.
Mateo.
Tu es courageux, non ?
Tu dois prendre bien soin de tes amis.
Tu sais qui je suis, hein ?
Tu sais qui je suis ?
Fais-moi un c�lin.
Fais attention.
Tape l�.
Allez, les enfants ! Il est temps de se lever, on va...
Voil� les bidons d'eau.
Il t'a dit quoi ?
- Rien. - Il t'a dit quoi ?
Rien.
- Alejo. - S�urette, �a va ?
J'ai tout vu. Tu es o� ?
Chez moi. Je ne peux pas parler. C'est plein de flics. Tu es o� ? �a va ?
�a va, je suis au Service de S�curit�.
- Les enfants sont arriv�s. Commen�ons. - Peu importe.
Les enfants, le vaccin, tout est foutu.
Le pr�sident m'a accus�e de tra�trise, tu comprends ?
- Il ne me parle pas. - �coute.
- J'irai en prison. - �coute.
J'ai trouv� de quoi nous aider.
D'o� mon appel.
- Quoi ? - On a la solution au virus.
Marta et sa tante.
Quelle tante ?
Sa tante. Je t'expliquerai.
L'important, c'est qu'ils ont une puce sous la peau.
- G�nie g�n�tique. - Comment �a, une puce ?
On dirait des r�p�titions palindromiques du virus.
�a sert de m�canisme de d�fense.
D'o� leur immunit�.
C'�tait �a.
C'est merveilleux !
Alejo, am�ne-la-moi.
- Am�ne-moi cette femme. - Oui.
C'est mon seul espoir avec le pr�sident. C'est le destin, petit fr�re.
- Madame ! - Je dois raccrocher.
Am�ne-la vite.
Alma ?
- Madame. - J'arrive, lieutenant.
- Sortez imm�diatement. - Oui, bien s�r.
Bonjour, excusez-moi.
J'ai besoin d'informations sur Sara P�rez Noval.
Faites la queue, mais on ne communique pas sur les d�tenus.
C'est important. On vient de l'arr�ter.
On ne communique pas l�-dessus. Faites la queue.
- Faites une exception ! Regardez vos... - Police ?
C'est bon.
Suivant.
Cours !
Elle ne doit pas s'�chapper !
- Navarro. - Commandant.
Mon bureau, dans deux minutes.
Commandant, je peux vous parler un instant ?
C'est important.
Dites-moi, infirmi�re.
Il s'agit d'un de vos hommes.
Quelque chose cloche.
Quoi donc ?
Je l'ai vu deux fois l� o� on garde les enfants,
sans autorisation.
Je crois qu'il a un lien personnel
- avec l'un d'eux. - Suivez-moi.
Personne !
Personne !
Personne en haut !
Tiens donc, regardez qui voil�.
Allez, on y va.
- Allez ! - Ne me touche pas !
Sale fils de pute !
Tu m'as dit quoi ?
Tu m'as dit quoi ?
Sale fils de pute.
- Carlos ? - Mon amour.
- �a va ? - Je vais bien.
- S�re ? - Oui.
On y va.
Je peux parler � ma servante ?
�a d�pend.
De quoi ?
Elle doit se demander ce qu'on mange.
Au fait, vous restez d�jeuner ?
S'il vous pla�t.
Laisse-les.
Rosa.
Quoi, Rosa ?
Entrez, madame.
Rosa.
Alma.
- Sale fils de pute ! - Calme-toi.
Comment tu as pu ?
- Tu m'as trahie. - Tu ne m'as pas laiss� le choix.
- Le pr�sident et toi... - Tu le savais !
- C'�tait la seule solution. - Un g�nocide n'en est jamais une.
Tu veux quoi ?
Pourquoi tu es venu ?
Tu vas me faire un discours ?
Je suis venu t'emmener avec moi.
Avec toi ?
Avec un tra�tre.
Tu dois te rendre.
Rends-moi mes enfants.
- Tu veux qu'ils les fusillent ? - Je ne les mettrais jamais en danger.
Tu as dit �a tant de fois.
Dis-moi...
Comment va Iv�n ?
Il lui faut beaucoup d'eau.
Iv�n va bien.
Daniela aussi.
Je suis furieuse contre Daniela. Tu l'as manipul�e, Luis.
Ils s'inqui�tent pour moi ?
Bien s�r.
Viens.
Pour eux. Ils ont besoin de toi.
Ils auront besoin de quelqu'un quand ils t'auront tu�.
Qui es-tu ?
Je ne te reconnais pas. J'ignore qui tu es.
Que t'est-il arriv� ?
Que nous est-il arriv� ?
J'ai os� regarder la r�alit�.
Ce qu'on a fait, c'est mal.
Ce qu'on a construit, ce gouvernement, ce r�gime,
�a ne fonctionne pas.
La majorit� vit dans la pauvret�, sans droits.
Accuse-toi de ce que tu veux.
Je voulais sauver des vies.
Et je vais y arriver.
Il est trop tard, Luis. Va-t'en.
Alma.
Je ne partirai pas sans toi.
Viens avec nous.
Garde...
Lieutenant !
Lieutenant !
Quoi ?
Faisons �a bien.
J'ai des documents que j'ai oubli� de remettre.
Je vous suis.
Fouillez tout le b�timent
et trouvez-moi le rat qui a fait �a !
Oui, Commandant !
Allez !
Monsieur.
Monsieur.
Le petit ?
Tonton, tu es l� !
Parle moins fort.
Bien s�r. Je suis venu te chercher.
Tu croyais que je te laisserais ?
Avant, oui, plus maintenant.
On y va.
Rosa.
Viens avec nous.
Merci, monsieur.
Mais je ne partirai pas.
Je ne peux pas la laisser.
On y va.
Hugo !
- �a va ? - Oui.
- Ils t'ont fait quoi ? - Je vais bien.
- Hugo, c'est Marta. - Quoi ?
Ils l'ont ici.
O� elle est ?
T'inqui�te pas.
On a de l'aide.
Pas un geste !
Ne tirez pas. J'ai un enfant !
Monte ! Allez ! Vite !
On vous cherchait, M. le Ministre.
Vous �tes en s�curit�.
On y va.
Je veux parler � la prisonni�re.
Tu �tais o�, Enrique ?
- Tu as parl� au pr�sident ? - Alma, �coute.
- Oui ? - Il est arriv� un truc.
Quoi ?
Ton fr�re.
Je l'attends. Il s'est pass� quoi ?
Ils l'ont abattu.
On n'a rien pu faire.
Il est mort.
- D�sol�. - Non.
C'est faux.
- Impossible. - Si.
Il est o� ?
Au Service de S�curit�.
Il est avec qui ?
Il est seul ?
Tu l'as laiss� seul ?
Je suis d�sol�.
Tu l'as laiss� seul...
Petit fr�re...
Tout seul...
Je dois r�pondre.
Alma, je dois r�pondre.
Oui ?
Commandant Jim�nez...
Vous savez qui c'est ?
Bien s�r, M. le Pr�sident.
- Laisse-moi lui parler ! - Vous m'entendez ? O� �tes-vous ?
- Commandant. - Je suis chez le ministre.
Venez imm�diatement.
- Bien. J'arrive. - Vous vous occuperez
d'une affaire discr�tement.
D'o� mon appel personnel.
Vous comprenez ?
Bien s�r, je serai discret.
- J'arrive. - Bien.
Je dois y aller.
- Je reviendrai, promis. - Il toussait.
Tu l'as entendu, non ?
Oui.
Regarde ses mains, son cou, tout ce que tu peux.
D'accord ?
C'est quoi, �a ?
Ce sont mes hommes.
- Vos hommes ? - Ils sont l� pour vous servir.
Ils ne leur pardonneront pas.
Ces hommes ne veulent pas ob�ir � un r�gime qui enl�ve leurs enfants.
J'en faisais partie, Navarro.
Moi aussi.
Mais vous nous avez dit la v�rit�.
Et on vous croit.
Merci, M. le Ministre.
- On a trouv� les enfants, Luis. - O� ?
Au Service de S�curit�. On y doit aller.
- L�-bas ? - Oui.
Enfin, apr�s tant d'ann�es,
je vais revenir du bon c�t�.
- On est avec toi, papa. - Allons-y.
- Camarades, remplissez les camionnettes. - Fernando !
Ceux du fond, dans celle-l�.
Vous, avec moi.
Les autres, par ici.
Que fais-tu ici ?
Je me suis perdue.
Comment tu es sortie ? Gardes ! Attrapez-la.
Ne bouge pas ! Silence !
Qu'est-ce qu'il y a ?
O� est ma fille ?
O� est ma fille ?
Troisi�me porte.
Reste l� !
Gardes !
- La ferme ! - Gardes !
Tais-toi !
- Papa ! - Marta, ch�rie !
Ma ch�rie, �a va ? Tu vas bien ?
- �a va ? - Je savais que tu reviendrais.
Hugo !
- Oui. - On y va !
Vous inqui�tez pas. Mon p�re va vous aider.
Commandant, entrez. Il vous attend.
Monsieur.
Je vais �tre direct.
Je dois quitter le pays pour des raisons politiques.
Tout �a doit s'arr�ter avant mon retour.
Allez !
Vous avez mon soutien pour toutes les mesures n�cessaires
pour pr�server l'ordre public.
Vous comprenez ?
Toutes les mesures ?
Exclusivement pour faire respecter la loi en vigueur.
Mais oui, toutes.
Compris.
Ex�cuter quiconque tente de traverser,
civil ou militaire.
Oui, monsieur.
Autre chose.
C'est confidentiel, d'o� notre t�te-�-t�te.
Merci pour votre confiance.
J'ai cru comprendre
que vous gardez au Service de S�curit� des sujets exp�rimentaux
qu'on a r�cemment d�plac�s.
- Les enfants du CIM. - Oui.
Leur existence est li�e � l'origine de nos probl�mes.
Il semblerait que des citoyens
se soient alarm�s � l'id�e que leurs enfants qu'ils croyaient morts,
sont vivants.
En effet, monsieur.
Mais l'�tat et le pr�sident ne mentent pas.
Donc c'est impossible.
Compris, monsieur.
Oui. Nettoyer la zone.
Aucun survivant.
� vos ordres. Termin�.
Allez !
Cet ordre,
l'�limination des sujets du CIM...
Faites-le signer � Alma.
C'est sa responsabilit�.
En parlant d'elle, la directrice insiste pour vous voir.
C'est non.
Commandant,
c'est justement...
ce que je voulais vous dire.
Occupez-vous d'elle une fois sign�.
Excusez-moi ?
Oui ?
Votre bras gauche ?
L�.
Unit� Alpha dans le secteur 264.
Je r�p�te, unit� Alpha dans le secteur 264.
Allez, en avant !
Vite, vite !
Pas de bruit.
Presque fini.
Cible rep�r�e dans le secteur 118. Je r�p�te...
Allez, on les a tous.
- On y va. - Merde !
ERREUR SYST�ME
Il y aura un jour o� nous tous
En levant les yeux
Verrons une terre...
C'est quoi, ce bordel ? Vas-y ! �teins �a !
Tue celui qui a mis �a.
Libert� !
Mon fr�re, voici ma main
Mon front sera � toi
Et ton geste familier
Tombera sans lever
D'ouragans...
Libert� !
Libert� !
Libert� !
Libert� !
Je vous pr�viens ! N'approchez pas ! On a l'ordre d'ouvrir le feu !
Camarades...
Camarades, ne tirez pas.
Vous ne pouvez pas. On est d�sarm�s.
Allez !
Allez.
Marta.
Marta, viens.
On y va.
On est dans la chambre. Aucune trace des enfants. Termin�.
On n'est pas l� en tant que policiers ou militaires.
Mais en tant que citoyens, comme vous.
Lieutenant, vous savez qui je suis ?
Oui, monsieur.
Un tra�tre, monsieur.
Je ne vous parlerai pas en politicien.
Mais en �tre humain et en p�re.
Vous avez � peu pr�s l'�ge de mes enfants.
N'assumez pas cette responsabilit�, lieutenant.
Ne donnez pas l'ordre de tirer sur des gens d�sarm�s.
Pourquoi vos sup�rieurs sont ailleurs ?
Tous ces gens
ne veulent que leurs enfants,
embrasser les vivants et pleurer les morts.
J'ai fait partie de ce r�gime et je sais
que quand la porte s'ouvrira, ce qui arrivera t�t ou tard,
on verra de nombreux cadavres.
Voici mon mari, Ram�n.
Voici ma fille, Ana. Regardez-la.
C'est notre fils.
- Mateo. - Lucas, mon fils.
- Alba ! - Mon fils, Fernando.
- Pedro ! - Ma fille, Adela !
Mon fils, Mario !
Ils ont men� une guerre clandestine.
Une seconde guerre civile entre Espagnols.
Ce r�gime a surv�cu en faisant assassiner
ceux qui demandaient le retour de la d�mocratie.
Vous-m�me avez s�rement,
comme vos hommes, perdu des membres de votre famille.
Vous voulez s�rement les r�cup�rer.
- Pour les enterrer dignement. - Un pas de plus et on tire.
Ne tirez pas.
J'ob�is juste aux ordres.
Dernier avertissement !
Vous avez cinq secondes pour vous disperser
ou on ouvre le feu !
- � mon commandement ! - Ne tirez pas !
Cinq.
quatre,
trois,
deux...
Bonjour !
Ce sont mes parents.
Ana, viens ici, ch�rie. S'il te pla�t.
Regarde !
- Ne passez pas la barri�re ! - Papa !
Papa !
- Allez ! - Soldats, reprenez vos armes !
- Maintenez la position ! - Marta !
- Marta ! - Ne passez pas !
Mamie !
Reprenez vos armes !
- Marta ! - Ne reculez pas !
- Julia ! - Pr�parez-vous � tirer !
Soldats !
Ob�issez !
Soldats !
� mon commandement !
- Monsieur ! - Luis !
Non !
- Non ! - Papa !
- Alicia. - Alicia !
- Fernando ch�ri. - Alicia.
Mon ch�ri.
Alicia.
Pardonne-moi.
- Mon ch�ri... - Pardonne-moi.
Je t'aime, mon ch�ri.
Je t'aime.
Mon amour.
Mon amour.
Fernando...
Fernando ch�ri.
Fernando.
- O� est Marta ? - L�che-moi !
Marta !
Non, arr�te !
- Marta ! Ils emm�nent Marta ! - Non !
- On y va ! - Allez, Hugo !
Allez !
Que �a n'ait pas �t� en vain ! Allez !
Libert� !
Libert� !
Les voil�, monsieur.
Enfin.
Comment �a va ?
C'est vrai
que tu peux me gu�rir ?
Absolument.
J'ai gu�ri mon fils qui allait plus mal.
C'est elle ?
Ravi de te rencontrer.
L'h�licopt�re est l� ?
Non, monsieur.
Un probl�me � l'h�liport.
Libert� !
Libert� !
Libert� !
Un, deux, trois !
Un, deux, trois !
Je me fiche de la m�t�o.
Que l'h�licopt�re arrive dans les cinq minutes. Vu ?
- Monsieur ? - Oui.
Commencez � sortir. L'h�licopt�re arrive.
Merci, Commandant.
- Tu pars avec eux. - Non.
Sois gentille. �a va aller.
Menteuse !
Je ne veux pas !
Tu te rappelles ce qu'on a dit ?
Sois sage ou tu ne reverras plus tes parents.
Un, deux, trois !
Ne tirez pas !
- Libert� ! - Avancez !
Libert� !
Vous devez partir.
Et toi ?
Je reste ici,
je vais vous couvrir.
Allez.
Libert� !
Monsieur, on doit partir.
Alma.
Libert� !
Alma !
Allez.
On y va.
Libert� !
Libert� !
Libert� !
Personne.
Allez.
Libert� !
Partez devant. On vous couvre.
Pas un pas de plus ou on tire ! Arr�tez !
Arr�tez !
Reculez !
Vous allez bien ?
Oui.
Restez ici.
Rends-moi ma fille.
Ce n'est qu'une enfant.
�a n'arrivera pas.
Si vous ne partez pas,
je n'aurai d'autre choix que de tirer.
Vous avez dix secondes.
Allez !
Non !
Marta ! Monsieur !
Reste l� !
Viens ou je te tue !
Le pr�sident est mort !
Le pr�sident est mort !
Ils ont tu� le pr�sident !
Marta !
Mamie !
SIX MOIS PLUS TARD
Tu as vu, Ram�n ?
Tous ces gens venus te d�poser des fleurs.
�videmment, quand elles faneront,
il faudra tout nettoyer, mais je ne me plains pas.
Je suis heureuse d'avoir enfin un endroit o� venir te parler, mon amour.
Nous qui adorions tout nous raconter.
D�COUVREUR DU VACCIN CONTRE LE NORAVIRUS
Tu te rappelles quand les filles �taient petites ?
Elles �taient notre sujet de conversation pr�f�r�.
Les nouveaux parents sont comme �a.
Tu �tais compl�tement dingue de tes filles.
Tu disais...
Elle est tomb�e !
qu'� travers leur regard, tu pouvais revivre ta propre vie
et ton enfance.
Il n'en veut pas.
Tu adorerais �tre grand-p�re.
�lex, Daniela !
Tiens, le plus beau gar�on de Madrid !
Ram�n, m�me si je me souviens de toi aussi jeune et beau que jamais,
on a une petite-fille.
Marta.
Elle est magnifique.
C'est elle qui te laisse ces dessins aussi dr�les
sur lesquels tu es toujours grand et fort, avec le plus grand sourire.
C'est la faute de ta fille Julia.
Elle lui parle de toi comme du meilleur.
Pour moi, tu es le meilleur. Encore aujourd'hui.
Mais c'est de sa faute.
Que puis-je dire ? C'�tait la prunelle de tes yeux. Ta Julia.
Avec sa force, son sens de la libert� et de la justice...
C'est plus fort qu'elle.
Elle veut visiter le monde et elle le fera.
Et elle reviendra.
Pas seulement pour toi et moi, mais...
Il y a une personne dans la famille...
Hugo, le mari de Sara.
Le p�re de Marta.
Cet homme...
est un grand monsieur.
Il me fait beaucoup penser � toi.
Et je crois qu'entre Julia et lui,
ils peuvent nous apporter
beaucoup de joie.
Mais ils ne le savent pas encore.
En tout cas, pas Julia.
On vaccine la population.
Gr�ce � ta d�couverte, on sauve des millions de vies.
Celui qui s'en est charg�, c'est Luis,
notre ami.
Il a remu� ciel et terre pendant des mois
pour que je te trouve.
Il se d�die � �a.
Aider les gens � r�cup�rer les leurs
et aider ce pays � r�cup�rer la m�moire qu'on a voulu nous effacer.
Et il y aura des �lections, bien s�r.
Il y aura des �lections.
Je ne sais pas si on en sortira encore plus pauvres
ni si cette plan�te pourra supporter
notre mauvais traitement,
malgr� sa beaut� divine...
TU� POUR AVOIR D�FENDU LA LIBERT� DE PENS�E
Mais bon.
L'essentiel, c'est qu'on soit libres.
Madame.
Tout est pr�t.
Tout va bien, madame ?
Pr�sidente !
Pr�sidente !
LE GOUVERNEMENT VOUS PROT�GE
LE FUTUR NOUS APPARTIENT
Un, deux, trois !
Non ! Ma fille !
Sous-titres : Kevin Delepierre
N'oubliez pas,
C'est fini... allez, au lit !
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