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Original subtitles

(CES MESSIEURS DAMES)

Je suis ind�cise...

Ce cocktail finira par devenir une soir�e.

Comment m'habiller ?

Robe de cocktail ou robe de soir�e ?

L'une et l'autre ? C'est possible ?

J'en pleurerais et toi tu plaisantes.

Non, je ne suis pas f�ch�e.

�a va, comme �a ?

Bien s�r que j'ai pens� � toi !

Comment �a, je ne sais pas penser ?

Je sais que tu plaisantes, mon gros matou.

Je fais vite, je suis d�j� pr�te !

Adua, on boucle !

- Ciseaux. - Oui, docteur.

Parfum...

C'est Toni.

C'est toi !

Entre, je suis presque pr�t.

On passe prendre ma femme.

Qu'est-ce que tu as ?

Rien.

Je croyais.

Adua, ferme la bo�te. � lundi !

Entendu. Bon dimanche !

Mais enfin, qu'as-tu ?

Rien.

Rien ? Tu m'intrigues.

C'est une r�ception, pas un enterrement.

Giacinto...

Je m'adresse � l'ami et au m�decin.

Parle...

Allons, parle !

Grouille !

Allez !

Je ne suis plus un homme.

Et depuis quand ?

Je ne sais plus...

Un an ? Huit, neuf mois, je ne sais pas.

Il fallait venir plus t�t. Mais n'en fais pas une trag�die.

C'est peut-�tre une bagatelle facilement r�parable.

Mais un an...

R�parable ?

N'y songe pas. Ce soir, on s'amuse.

Je suis d�sesp�r�.

Lundi, tu viens me voir et je t'examinerai bien � fond.

Excuse-moi, mais �a ne me semble pas le moment...

Tu as raison, pardon,

mais la chose a son c�t� comique.

Avec ta femme, comment fais-tu ?

Tu connais Ippolita...

Au d�but, elle acceptait �a seulement les jours f�conds.

Ensuite, pas m�me ceux-l�, heureusement !

Plus de rapports avec elle depuis 4 ans.

C'est long !

Mais j'allais voir ailleurs, put... !

Me voil� !

J'arrive !

� minuit, on file et on va voir le nouveau striptease.

- Me voil� ! - La voil�.

Ch�ri ! Avec qui es-tu ?

Gasparini !

Monte, mon chou.

Bonsoir.

Comment va ?

Couvrons ces affaires-l�.

� lui, �a ne fait rien.

Giacinto, quand m�me...

pourquoi ris-tu ?

Et toi, pourquoi ris-tu ?

C'est pas des choses pour une gamine.

Madame, votre mari.

- Allons-y. - Terminons cela, d'abord.

C'est vrai.

Votre mari attend.

Leonardo !

Oui, madame ?

Dites � mon mari que je finis de compter des dons.

Don Schiavon et moi prendrons ma voiture.

Tout de suite, madame.

Regardez, certains font la charit� par traites.

O� allons-nous finir ?

Avance, lambin, les autres arrivent.

Et s'ils acc�l�raient ?

Dis-moi, s'il y avait un million � prendre en vitesse, courrais-tu ?

Jamais je ne t'ai vu courir !

Si un jour j'en avais assez, que ferais-tu avec les enfants ?

Avec ta paie ?

� propos, j'ai parl� au directeur de ta banque.

"Ch�re madame", a-t-il dit, "la paie de votre mari

"correspond � ses fonctions, donc � ses capacit�s."

Bien que je sois la cousine d'Ippolita.

On te paie comme un �ne parce que tu es un �ne.

Tiens-toi droit, ils arrivent.

Ch�re Noemi, ce que tu es chic !

Docteur...

Osvaldo, dis bonjour au docteur.

Dis bonjour !

On tiendra tous ?

Et Ippolita ?

Elle nous suit de pr�s.

Elle n'est pas seule. Qui vois-je ?

C'est Zaccaria.

Avec cette cochonne de Giorgia !

Giorgina ch�rie, tu es ravissante !

Ravissante !

On part !

- Quel cr�tin ! - Viens l� !

C'est qu'un avertissement.

Ce soir, je combine avec Bepi une affaire de 100 millions.

Si tu viens pas, je t'assomme.

Je ne viens pas.

Et comporte-toi comme une dame !

Je me comporte toujours comme une dame !

Vache !

Cocu !

Et si je te le dis, tu peux me croire.

- Tu me fais mal ! - Tu te rends ?

- Je me rends. - Dis pardon.

Dis pardon !

"Eaux claires, fra�ches et douces...

"O� se baigna celle qui seule pour moi est femme.

"Gentille branche, o� elle aimait...

"Appuyer sa belle hanche."

Bepi !

Regarde qui est l�.

Je ne le savais pas !

Compliments ! Viens. Voiture r�serv�e.

Qu'insinues-tu, vip�re ?

Vous �tes en froid ?

On va chercher son mari.

Mais oui, Franco. Tu n'as pas d'explications � me donner.

Allons prendre notre voiture.

Casellato, vieux so�lard !

Continue � faire le vin.

Ta femme, elle, pense � faire la vie.

Tu viens ? Tu es invit� aussi.

Ma petite femme ador�e !

Mon chou, avec qui es-tu ?

Qui est celui-l� ?

La nouvelle batteuse te pla�t ?

Bon Dieu !

80 traites � payer !

Je les accompagne. On se retrouve � la r�ception.

Mes enfants, on reprend.

Il a achet� cette machine pour �laguer ses cornes !

500 lires d'essence super.

700 lires d'essence ordinaire.

Un d�cilitre d'huile de rodage.

De l'eau dans le radiateur, chaude, bien s�r, car le moteur...

Comment est-il ?

Chaud.

Benedetti, o� vas-tu ? Je t'accompagne ?

Non, je suis occup�.

Nous disions...

Scarabello ! Par la Vierge !

Vite !

O� allez-vous ?

Stop !

Bon Dieu ! Scarabello !

Le pot de colle !

- Qui est-ce ? - Scarabello.

Mes hommages...

Vous �tes fou ?

O� allez-vous ?

J'ignore... o� allons-nous ?

O� allons-nous ?

Chez les Scodeller.

Ce matin, j'�tais sorti. Ils ont d� me chercher.

Je vous suis.

Je ne tiendrai certes pas votre allure, Mme Ippolita.

Ma voiture est encore en rodage.

Elle vous pla�t, Don Schiavon ?

Les Scodeller seront contents de me voir, surtout ce bon Egisto !

L'emmerdeur !

L'emmerdeur est venu aussi !

Je ne voulais pas de cette r�ception !

Filez tous !

Disparaissez !

Papa, calme-toi.

Pas avant de m'avoir donn� le petit ch�que.

Ah oui, pour les pauvres.

Ippolita ne rate pas un coup ! Combien ?

100000. Donnez-le � Don Schiavon.

Et mille mercis, cher ami !

100 000 ! "Donnez � Don Schiavon le petit ch�que".

Allez saluer le ma�tre de maison.

J'allais le faire, vous �tes bien aimable.

Le petit ch�que. Voil�.

M. Scodeller, mes hommages.

J'ai achet� un petit frigo, naturellement un "Scodeller".

Je suis fid�le, moi. Mais dites-moi une chose.

L'opuscule illustr� dit...

"On doit laver le filtre de temps en temps".

J'ai cherch� "de temps en temps" dans le dictionnaire.

Bordel, je me sens mal ! Je vais me coucher !

La maison est pleine de gens !

On te prend 100000 lires et on te casse les couilles !

Six hectares constructibles.

R�veille ton mari, si tu peux.

Tr�ve d'humour ! Donne 100 000 pour nos pauvres.

Scodeller les a d�j� donn�s.

Tu ne rigoles plus ?

J'aurais d� t'empoisonner en te faisant tes piq�res.

J'aurais �conomis� un tas d'argent.

Le ch�que, plus tard.

- N'oublie pas. - Ne t'en fais pas.

Debout, viens.

On change !

Gasparini aussi doit s'amuser. Il est triste.

Courage.

Noemi, tout va bien s'il te serre un peu, c'est un ami.

Tu as vu l'architecte Soligo ?

Il a disparu. On parlait du centre-gauche.

Et moi, �tant de l'opposition...

Tu me fermes la bouche ?

Non, mais Casellato veut te parler du centre-gauche.

Et aussi du centre-droite.

Coucou ! Qui c'est ?

Le prince des emmerdeurs, Scarabello.

On bavardait !

Je vais jouer aux cartes.

Gilda, viens !

� propos, ch�rie,

Franco te trompe avec une de tes cons�urs.

Attention, ton mari te regarde.

L�che, cochon.

Songe plut�t � tes cornes. Regarde ta femme

avec Gasparini.

Qu'y a-t-il de dr�le ?

Certains pleurent, d'autres rient.

Qui donc pleure ?

Toni Gasparini ? Pourquoi ? Affaires ?

Secret professionnel.

Quoi donc ? Une maladie ?

Une belle f�te. Bien r�ussie.

C'est le c�ur ?

- L'estomac ? - Tu g�les.

- Maladie v�n�rienne ? - Tu chauffes...

Impuissance !

Moi, j'ai rien dit. Tu as conclu toi-m�me.

Il est impuissant !

Ma�tre, vous connaissez la nouvelle ?

Tu es contente ? Maudite...

pourquoi parler � cet idiot de Castellan ?

Sale grue, tu es une calamit� !

Je te ferai bouffer ces plans !

Assez bu comme �a !

Va au diable !

Chapon et truffes noires !

Un remontant !

Vous n'avez pas vu ma femme ?

Elle est par l�.

Regarde, Betty veut danser avec toi.

Pas vrai, Betty ?

Vous �tes presque en famille !

Je ne savais pas que nous �tions de la m�me famille !

Voyons-nous plus souvent.

- On change ? - Avec plaisir !

La diff�rence est celle-ci.

La truffe noire est une truffe de cuisine.

Mais la blanche se mange crue.

Bendetti ne conna�t pas les truffes. �clairez-le.

Viens avec moi, mon vieux.

C'est une erreur monumentale,

la truffe est en fait un "champignon".

R�p�te: "champignon".

Dans une soir�e dansante, elle ne veut que danser.

Mais avec toi, je suis tranquille.

Je n'aime pas tes plaisanteries. Je ne danse pas.

Elle danse avec moi.

Pour vous, j'ai mieux.

Venez ! Ne vous f�chez pas.

Benedetti voudrait jouer avec vous

mais il n'osait pas vous le demander.

Je vous le laisse.

Je c�de ma place.

Don Schiavon dort � moiti�.

Avec plaisir.

- Vous ne savez pas ? - Je ne veux pas savoir.

�a vient de Bepi, mais Zenone l'a dit � Civalleto

qui l'avait appris de Carlino.

Il para�t que Gasparini est...

C'est la vie !

Ce morceau-l� est tr�s beau.

13Y.

Le projet de la villa.

� l'est, le bois. � l'ouest, les collines.

Au sud, panorama de la ville. La piscine...

Et au nord ?

Raffineries...

C'est une question d'�ducation ! Tu pourrais m'inviter � danser.

Ch�rie, nous parlons.

Madame, si vous voulez...

D�posez... Bepi ! Betty !

Allez !

Venez !

On joue aux lettres anonymes.

M�lange.

Plus vite, la polenta ! On va manger.

Asseyez-vous tous, si vous trouvez de la place.

La premi�re lettre ! Je vais la lire.

Adress�e � monsieur T.G.

Toni Gasparini, pour qui n'a pas compris.

Qui l'envoie ?

C'est anonyme, ma petite.

Je sais, mais je voudrais savoir qui l'envoie.

"Cher Tonino..."

O� vas-tu ?

Fais pas l'idiot. C'est pas moi l'auteur !

- La paix ! - Laissez-nous !

On peut plus rigoler ?

Allez, reste !

Ne fais pas le cr�tin.

Celle-ci est pour M. Casellato.

"Concours avec prix: Sont absents d'ici un homme

"et une femme. Qui sont-ils ?

"Si tu devines, tu auras comme prix deux belles cornes d'or."

Un homme et une femme... voyons.

Lui, c'est Franco.

Et la femme, qui c'est ?

Une autre pour Gasparini.

Te f�che pas. Sois calme, allons !

C'est pour rire et c'est pas pour toi, c'est pour ta femme.

�a pourrait �tre sign� par chacun de vous.

C'est digne de vous.

Ippolita, ne prends pas ce jeu au s�rieux.

Je m'excuse au nom de tous.

Je m'en vais.

Don Schiavon, vous venez ?

Qui sont ces gens ?

Il y a une r�volution, chez moi ?

Egisto, quelle horreur !

Tu aurais d� les rosser !

Deux �tres sur mon lit ! Ma main les a effleur�s.

Qu'y a-t-il ? Ils hurlent comme des fous.

Mettons fin � ce tintamarre. Partons.

Mais qu'est-il arriv� ?

J'y ai rien compris.

Allons au Capannine. On danse et il y a du striptease !

Puis on ira voir rentrer les bateaux de p�che.

La nuit est � nous !

O� vas-tu ? Ippolita s'en va, nous aussi.

Je suis fatigu�e, j'ai pas envie de rentrer � l'aube.

Je te comprends.

Si tu dansais moins, petite oie ! On rentre ?

Va avec tes amis.

J'accompagne madame, si vous voulez.

Allez-vous-en !

D'accord.

Je raccompagnerais bien Noemi

mais j'ai pas d'auto.

Tiens, mes clefs.

Attendez-moi !

Fais plus cette gueule, on se voit lundi.

Ciao, mon tr�sor ! Merci, Toni !

Sainte Mis�ricorde... Quelle plaie !

Finitions de premi�re cat�gorie.

Ta femme, vraiment, elle exag�re.

Cesse de boire.

Allons, Betty ! Cesse de boire.

Viens ici !

Il est toujours so�l.

Pauvre Gasparini, qui aurait cru �a ?

Une chose m'inqui�te.

�a peut arriver � tous sans crier gare ?

Je pr�cise: Je connais Gasparini depuis qu'il est n�.

Pardon, je vais aux toilettes.

Si le temps le permet, je garantis la fin des travaux.

Betty, cesse de boire.

Pardon pour l'interruption.

Je vous parlais de Gasparini.

Je vais droit au but: Ce gar�on �tait un v�ritable satyre.

Comment un homme aussi vigoureux peut soudain...

� Padoue, il n'en ratait pas une.

Une des filles de l'h�tel...

Zoraide, peut-�tre la connais-tu ?

Gasparini et moi avons pass� une nuit � cet h�tel.

Au matin, Zoraide m'a dit:

"Il est tr�s fougueux, ton ami !"

Et �a, il n'y a gu�re que dix jours.

Quelle vie, ces pauvres m�mes !

Mais la plus petite a des seins...

Il y a 10 jours ?

Vous voulez dire 10 mois ?

Je veux exactement...

C'est pas un spectacle pour dames !

Cochons !

Et tous en extase !

C'est d�gueulasse !

Mais quand on accepte certaines compagnies...

Je parle de toi, Giorgetta. Fais pas l'innocente !

Laisse-moi, imb�cile !

Si vous aimez les femmes nues,

j'en vaux beaucoup d'autres !

Bien...

Tr�s bien !

C'est de l'hyst�rie, pas d'autre explication.

Exhibitionnisme...

Il y a plein de th�ories � ce sujet.

Madame Zambeotti, quand elle a sa crise,

jette son chat par la fen�tre.

Vous avez dit il y a 10 jours ou 10 mois ?

J'ai dit: Il y a 10 jours.

C'�tait le 5, il y a donc 9 jours exactement.

Pourquoi ?

Ivrogne, pr�te-moi ta bagnole.

Bouge donc, septi�me g�n�ration de so�lards !

Pourquoi lui tirez-vous les pieds ?

Vous voyez bien que je dors !

J'ai une visite urgente � faire et pas de voiture.

Je peux vous y emmener.

Surtout pas !

C'est une non-assistance � personne en danger !

C'est tout pr�s.

Plus vite, par piti� !

Je dois observer les r�gles du rodage.

18 km/h en 1e, 31 en seconde, 43 en 3e...

Mais ce malade, qui c'est ?

Ah oui, secret professionnel !

Mais je devine: C'est S.M. !

Il a pris 200 grammes de barbituriques !

C'est un ivrogne,

continuez !

Savez-vous que la V�n�tie a le plus fort taux d'alcooliques ?

Serrez � droite, une auto veut doubler.

Comment S.M. En est arriv� l� ?

C'est vrai que sa femme couche avec un ing�nieur de B.p. !

Mais on n'est pas en Sicile !

Ici, chacun m�dit de chacun.

De moi aussi. Si vous saviez ce qu'on dit !

Mais c'est de la calomnie.

Tandis que sur votre vie conjugale, personne ne dit rien.

Il est vrai que vous avez l'�il !

Acc�l�rez au lieu de bavarder !

Il est fou !

Il vient sur nous !

� quoi vous jouez ? Arr�tez-vous !

En Su�de, on interdit l'alcool le samedi et le dimanche !

Docteur, vous me laissez ici ?

Allez, monte !

Mon moteur est massacr�.

50 km � l'heure !

Vous m'abandonnez ici ?

Question de vie ou de mort ! Je prends ma trousse.

Partez, je continue seul.

�videmment...

Heureusement que tu arrives !

Tu n'aurais pas d� me laisser avec Toni. Il est si mal !

Il t'attend. Je ne voulais pas le faire entrer,

mais il pleurait.

Il dit qu'il est malade. Qu'y a-t-il ?

- O� est-il ? - L�.

C'est grave ?

Je lui ai donn� de l'aspirine. J'ai bien fait ?

Je ne sais pas... J'ai mal fait ?

Excuse-moi si je me suis permis, mais...

Fais quelque chose !

Dis-moi quelque chose !

Ne me fixe pas comme �a, te moque pas.

Je me sens si mal !

Il y a 10 jours � Padoue...

Zoraide, Padoue.

Scarabello t'en a parl� ?

Ce qu'il t'a dit... n'est pas vrai.

J'ai pay� cette fille pour qu'elle joue la com�die.

�a te montre...

le complexe que j'ai !

Ne fais pas le gamin ! C'est peut-�tre rien.

Tu es seulement abattu. Ta tension art�rielle ?

Minimum 70, maximum 40.

90.

Une bonne cure reconstituante,

et tu n'y penseras plus.

Je te remercie, parce que...

m�me les paroles font du bien, parfois.

Cher ami !

Vous buvez quelque chose ?

Je vous ai d�j� trop d�rang�s.

� lundi, dans ton cabinet.

Esp�rons que �a s'arrangera.

Mes amiti�s � Ippolita.

Je l'appellerai.

Quel �tourdi !

Pas les cheveux !

Il t'a fait mal ?

Pas mon �il !

Qui est-ce, � cette heure ?

- Encore vous ? - Vous �tes content ?

Ma voiture ne part pas.

Comment rentrer chez moi ? Vous me raccompagnez ?

Vous n'allez pas chez votre client ?

Je viens, je viens, un instant.

N'en souffle mot.

Et que �a reste entre nous !

Assez klaxonn� ! Vous r�veillez ma femme.

- Ma femme dort comme un ange. - Avec ce boucan ?

- Quel boucan ? - J'ai entendu des voix, puis un cri.

Mon client a t�l�phon�.

Je me suis f�ch�.

D'abord il m'appelle, puis il me dit de ne pas venir.

�a n'a pas r�veill� l'ange ? Je veux dire: Madame ?

Il faudrait un coup de canon ! Je vous accompagne.

Si vous devez rentrer chez vous, pr�tez-moi votre auto.

Moi ? Rentrer ?

Vous ne voulez pas ?

Je croyais...

- Saloperie... - Qu'y a-t-il ?

J'ai oubli� les clefs.

Je m'arrangerai.

Vous plaisantez ? On va faire une chose.

� notre �ge, �a fait du bien.

On ira � pied.

C'est loin.

Qui nous presse ? On verra l'aube. La nuit est splendide.

Comme l'air est bon, � cette heure !

Giancarla dehors � cette heure !

Taille mince, hanches larges. Dieu la b�nisse !

- Elle a une robe neuve. - Et des chaussures neuves.

Son mari ne gagne que 128000 lires par mois.

Il a une pension de guerre.

11750 lires par mois. On dirait que...

peut-�tre que quelqu'un s'occupe de madame !

Voici encore Barbichu.

Il va prendre un autre caf�.

C'est le huiti�me, ce matin.

Non, il ach�te un journal.

Il y va, la canaille.

Un caf�.

Vous en prenez trop, M. Bisigato.

Merci de votre int�r�t, MIle Milena.

Nous tenons � nos clients.

C'est bien.

Un Martini Dry !

Que m'as-tu donn� ?

Un amer.

Un amer, �a ?

C'est doux comme de la canne � sucre.

- Votre monnaie ! - Gardez-la.

O� allez-vous ?

Regarde comme on te traite.

Quelle autorit� tu as !

Tais-toi ! Ne parle pas.

C'est pas un homme que j'ai � la maison.

Un ruminant.

Jamais un mot, jamais merci pour ce que je fais.

Tu m�riterais une femme comme Giorgia.

Ces cochonnes-l� sont heureuses !

Ce sont des cochons, tes amis !

Tu sais ce qu'il faudrait ?

Un comit� de sauvegarde de la morale publique.

Le caf� !

J'ai �t� voir Castellan pour ma v�sicule biliaire.

Il m'a prescrit 4500 lires de m�dicaments.

Comment se fier � un docteur qui rit toujours ?

Mais c'est toujours mieux qu'une momie comme toi.

Tu n'en veux pas ? Pourquoi ?

Tu vas le prendre.

T'es presque abruti, �a te r�veillera !

Pourquoi cette t�te ? Il ne te pla�t pas ?

Dis-le ! Grossier, malotru.

Dis-le � la bonne. Teresa !

O� vas-tu ? Viens l�.

Dis-le-lui en face.

Monsieur trouve le caf� infect.

Occup�.

Grouille, je dois sortir.

� cette heure ?

Je lui ai donn� la permission.

Je te pr�viens, Teresa nous quitte par ta faute.

Elle ne veut plus servir mais faire la...

Je reste polie ! Tu pourras la retrouver ce soir.

Bonsoir, MIle Milena.

C'est vous ! Vous m'avez fait peur.

Je regrette.

Je passais par hasard.

Je vous ai vue et je me suis dit...

MIle Milena !

�a vous ferait plaisir que je vous accompagne ?

Ne vous d�rangez pas.

J'ai ma voiture. En 5 minutes, vous serez chez vous.

Puisque vous insistez...

pas celle-ci. La mienne est plus loin.

Je vais la chercher.

Je reviens !

Vous vous demandez pourquoi je me tais ?

J'aime les hommes taciturnes.

Ma bouche se tait, mais je pense.

Ce qui me donne l'air

d'un homme renferm�, bourru.

Ne vous d�nigrez pas !

Savez-vous � quoi je pense ?

� vous.

Mais que dites-vous !

Milena...

je n'en dors pas la nuit.

Trop de caf�, je vous le dis toujours.

Ne plaisantez pas, je vous en prie.

Je suis amoureux de vous.

Je connais votre femme, si distingu�e.

Une cliente � nous.

Ne m'en parlez pas...

puis-je au moins esp�rer ?

Que dites-vous ?

Pleurez pas. Je ne voulais pas vous blesser.

Je ne suis pas bless�e, c'est nerveux, c'est tout.

Peut-�tre... suis-je trop vieux pour vous ?

L'�ge n'est rien... si c'est de l'amour vrai.

Alors,

c'est parce que je suis mari�.

Peu importe...

si c'est de l'amour vrai.

Il y a quelqu'un d'autre ?

En ce moment, personne !

Alors, pourquoi ?

Je ne veux pas m'illusionner,

les hommes mari�s ne pensent qu'� s'amuser !

Non, Milena, ne dites pas �a !

Je vous aime.

Vous, m'aimez-vous ?

Je ne sais pas encore.

Peut-�tre... avec le temps...

Mais pourquoi me mentir ?

Oui, M. Bisigato... je...

je vous aime !

R�UNION D'ANCIENS CHASSEURS ALplNS

Attends !

Les clefs !

Regardez-le,

si au moins il avait fait la guerre !

Il va seulement aux r�unions.

C'est de la folie !

- Encore ? - Apr�s, la t�te me tourne.

C'est pas bien, pour une dame.

Moi non plus, alors.

Toi, tu peux. Toi, tu es...

tu es un homme.

Et si la t�te me tourne ?

On nous regarde.

R�serve sp�ciale ! Offert par la maison.

�a porte bonheur.

Apr�s le d�jeuner, je fais la sieste d'habitude.

Alors, j'ai retenu une chambre.

Si tu n'en as pas l'habitude, tant pis.

Cette habitude-l�, non.

Cette habitude-l�, non !

Alors tu ne veux pas ?

Ce n'est pas que je ne veux pas. L'amour...

L'amour est beau quand il est total.

Mais j'ai honte, devant eux.

Ils ne font pas attention � nous.

Je n'ai pas le courage.

Prends la clef et vas-y d'abord. Je te suis.

Ne pense pas � ce que tu penses.

Fais comme si tu allais aux toilettes.

Mon Dieu, j'ai honte !

Attends un peu, sinon ils s'en apercevront.

Patron ! Il y a personne, ici ?

Les gars, taisez-vous !

Attrapez-le !

Trois litres de blanc pour nous humecter le bec !

Plus tard ! Laissez-moi !

"Nos p�res buvaient-ils ?"

"Nos m�res buvaient-elles ?"

Alors nous, leurs enfants, Buvons, buvons, buvons...

Je suis un mis�rable !

Je me suis fait coincer.

T'es f�ch�e, Milena ?

Non, Osvaldo. Tu te sens mal ?

Quelle horreur !

Je tiens m�me pas debout.

J'ose pas te regarder.

Toute seule ici, pauvrette !

Une femme est contente d'attendre son homme.

Si c'est de l'amour vrai.

C'est donc moi ton homme ?

Viens plus pr�s de moi.

Oui, tout pr�s.

Mais je voudrais dormir.

Dans l'�tat o� je suis, vaut mieux remettre �a � plus tard.

N'importe.

L'amour est beau, m�me platonique.

Je n'avais pas sommeil.

Je t'attendais.

C'est gentil.

Tu ne d�nes pas ?

- J'ai pas faim. - Regarde dans ton assiette.

J'ai pas faim.

Regarde dans ton assiette.

Je t'ai fait une surprise.

Je regarde, mais j'ai pas faim.

Une lettre !

Adress�e � toi.

Lis-la !

Une po�sie ?

"Ton mari fait l'amour avec Milena la caissi�re du bar.

"Tu es cocue � toute heure.

"Cocue matin et soir."

C'est une plaisanterie ?

De qui ?

C'est toi, hein ?

Je ne connais pas de caissi�re.

Quel bar ?

L'Esperia, peut-�tre.

Oui, le bar du coin.

Non, celui-l�, c'est le Commercio.

L�che, cochon, d�gueulasse !

Je veux que tes enfants sachent ! Qu'ils te regardent en face !

Lino, Cristina ! Regardez cette canaille.

Votre p�re !

Regardez-le bien !

Elle me le paiera, cette grue !

En prison, toi et cette garce !

�a suffit !

- Mon Dieu ! - Quoi ?

Assassin !

� l'aide !

Il est fou ! � l'aide !

Je vais te massacrer !

Vous, restez l� !

Barbichu ! Quelle cuite, hein ?

Une lettre...

"Ton mari

"fait l'amour avec Milena

"la caissi�re du bar."

Des vers libres.

"...cocue � toute heure.

"Cocue matin et soir."

Un ami.

Qui est l'auteur ?

Toi ?

Alors, toi ?

C'est l'�criture de l'avocat.

Enfin qu'importe !

Merci � tout le monde !

J'ai bris� la cha�ne inf�me !

Je suis libre, libre et amoureux de Milena !

Oui, messieurs !

Et je paie � boire !

Vive les ch�res lettres anonymes !

Vive la libert� !

Esclaves, au lit, il est tard.

Allez vous coucher, esclaves.

Au lit !

Viens, allons-y !

Libre et amoureux.

C'est immoral.

Peut-�tre, mais je voudrais �tre � sa place avec Milena.

Pour lui r�citer des vers ?

C'est du pass�. Assez avec cette histoire.

C'est toi qui le dis. Mais qu'en dit le docteur ?

Soyez pas des malotrus, s'il vous pla�t !

Allez dormir, esclaves !

MIle Milena est chez elle ?

Descendez de l� !

Dans ta niche, esclave !

Allez-vous-en, canailles !

C'est vous la canaille, pas moi.

J'ai le droit d'appeler MIle Milena.

Elle paie son loyer.

C'est pas moi qui fais ce boucan, j'ai de l'�ducation.

C'est eux qui font le vacarme.

Moi, je me bornais � appeler MIle Milena.

Bonsoir.

Que faites-vous l� ?

Je prends le frais.

- Descendez. - Dans vos bras ?

Faites pas le malin !

Qu'y a-t-il ?

Je suis libre !

Libre !

- O� allez-vous ? - � l'�cole.

Pas d'�cole. Pour l'instant, vacances.

Oui, ma tante.

Mieux vaut envoyer les gosses � Conegliano, n'est-ce pas ?

Bien s�r.

Apr�s 15 ans d'amour, ce coup de poignard !

Trahir ainsi une pauvre femme sans d�fense !

Femme sans d�fense, tourne-toi.

Le docteur est confesseur, pas l'inverse. Retournez-vous.

- Qui est-ce ? - M. Bisigato ?

Il est parti avec une putain !

Pas la peine de le r�p�ter.

Il est venu ici � 8h30.

Je balayais...

Barbe et moustache.

Comment ?

Moustache, non. Barbe et cheveux.

Coupe plus courte, juv�nile, moderne.

Vite, lambin.

Sans barbe, je ne l'avais pas reconnu.

Il a saut� dans un cabriolet comme celui-l�.

Il a sign� 18 traites et il est parti.

Le voil� !

Ce matin, je l'ai attendu � la banque.

Il �tait en retard. � peine arriv�, je lui ai dit:

Osvaldo, j'ai � te parler.

Moi, non.

Quelle op�ration ? Retrait, versement, ch�que ?

Bisigato,

tu trouves que tu te comportes en bon chr�tien ?

Je ne dis rien. Je suis un chr�tien libre.

Faites-moi plaisir...

donnez �a � ma femme. Merci.

Il m'a renvoy� son alliance.

Assez !

Merci, Ippolita.

La Gasparini m'appelle chez elle.

Je pensais que c'�tait pour affaires.

Pour elle ou pour son mari. Et qui je trouve l� ?

La Bisigato.

Je veux l'envoyer en prison.

Pour adult�re et abandon du domicile conjugal.

Tais-toi, idiote. �touffons le scandale.

Ma�tre, �crivez une lettre recommand�e.

"Revenez dans les 24 heures sous peine de poursuites."

Tr�s bien.

Vous savez ce que j'en fais ?

Je peux l'imaginer.

Du calme, examinons objectivement la situation.

Une lettre recommand�e � elle aussi.

Je veux mes v�tements, mes chemises...

Chemises, cale�ons, maillots, chaussettes, rasoir �lectrique.

Pas plus tard que dans 24 heures.

B�n�diction et d�sinfection avant d'en faire don.

Il y a eu le diable, l�-dedans !

Il est parti avec une putain !

Pardon, ma m�re.

M. le directeur...

Un express pour vous.

"Si tu veux passer des vacances charmantes,

"enqu�te sur le pass�

"de ton amante."

Qu'est-ce que tu as ?

Rien.

Viens.

Par l�.

Par la place ?

Bras dessus, bras dessous ?

Sainte Vierge, j'ai des sueurs froides !

Regarde.

De la provocation, voil� ce que c'est.

C'est leur unique but.

- N'est-ce pas ? - H�las.

Sa femme meurt de honte et cette canaille...

Calmez-vous.

Nous voudrions votre avis sur ce cas d�plorable.

- Librement et sinc�rement. - Sinc�rement et librement ?

� mon avis, on exag�re.

C'est un cas d�plorable, Monseigneur.

Mais pas au point d'en faire une trag�die nationale.

Au fond, ce sont des questions plut�t priv�es.

Mais un employ� de la Banque Catholique,

j'insiste sur "catholique",

qui abandonne sa famille pour une femme l�g�re,

ce n'est pas une question priv�e.

Vous plaisantez ?

Bien s�r.

On ne devrait pas plaisanter avec des choses si graves.

Mais c'est d'amertume. Ce monde est mauvais.

On rit pour ne pas pleurer, n'est-ce pas ?

Vous �tes le directeur de ce chenapan.

- Vous devriez le forcer... - Madame...

On ne vous demande pas de le renvoyer, entendons-nous.

�a non ! On lui devrait un gros d�dommagement !

Pour ce vaurien, ce serait la cerise sur le g�teau.

Et quel g�teau !

Mais si ma cousine Gilda r�siliait sa procuration,

il n'aurait plus un sou.

Vous devriez simplement le r�primander.

Bonne id�e. Je le ferai.

Son �minence en sera heureuse.

Elle prend la chose bien � c�ur.

Don Schiavon, passez le plat.

Un express pour vous.

Un ami.

Olinto, je vais aux toilettes.

"On dit que Milena, la fille de joie,

"a acquis son exp�rience

"� l'h�tel Spadoni de Vicence."

- Une chose importante. - Plus tard !

Elle ne travaille plus ici.

Mise � la porte.

Fais semblant de rien. Te compromets pas.

Elle avait une mine, la pauvre !

Tu imagines d'o� �a vient.

La Gasparini.

Ils sont capables de tout. De tout !

Les l�ches ! C'�tait pas assez, les lettres anonymes.

Si je savais qui est l'ordure...

Il y a des gens m�chants, sales.

Que leur importe ?

Ils vous voyaient heureux, malgr� le pass� de Milena.

� 28 ans, on peut ne pas �tre vierge.

Sa vie � Vicence, c'est de l'histoire ancienne.

Elle a aussi connu la mis�re.

Moi, j'ai rien vu, mais tous le disent.

Tous ?

Tous les salauds comme toi ! Je vais te massacrer !

M�disez encore de Milena,

et je vous casse la gueule � tous !

- MIle Milena est l� ? - Elle fait ses valises.

Milena, M. Bisigato !

Donne-lui une chaise et du vin.

Pourquoi les valises ?

Quelqu'un a envoy� une lettre au commissaire.

"Rachele Zanghe loue des chambres sans permis."

Salauds ! Que peut faire une pauvre femme ?

Ils sont capables de me mettre � la rue.

Les ennuis pleuvent !

Ces 8000 lires �taient d'une grande aide.

Avec mon vaurien de mari qui est toujours so�I.

J'ai honte.

Si je vais � l'h�tel, chacun saura qu'on m'a expuls�e.

Mais les h�tels, �a existe pour �a.

Tu ne peux pas dormir au jardin public.

Si au moins on pouvait vivre ensemble.

Ils n'attendent que �a.

"Au nom de la loi, ouvrez !" Ils sont capables de tout.

Tu pleures ?

Non, il pleut.

J'ai tant d'amis, quelqu'un te logera s�rement.

Je vais � la banque demander 2 heures de libre

et on arrange tout.

Allons, fais risette !

L'apr�s-midi libre ? Dans quel but ?

Affaires de famille ?

Quelle famille ? O� est-elle ? R�pondez.

Attention � votre r�ponse.

Pesez vos mots !

N'oubliez pas que vous travaillez

� la Banque Catholique.

J'insiste: "catholique".

C'est un rappel � l'ordre, une r�primande.

Rentrez en vous-m�me et chez vous

au lieu de papillonner,

jeune freluquet de mes deux ! C'est compris ?

Mais moi, la Banque Catholique, je m'en fiche !

Et si �a ne vous pla�t pas, je m'en vais.

Bien !

Tr�s bien ! Un homme doit �tre entier !

Mais en tant qu'ami, je vous dis de rester.

Un excellent �l�ment comme vous nous manquerait.

Mais si vous partez, un conseil...

Je sais de source s�re

que votre femme veut r�silier votre procuration.

Donc, en garde !

Je fais pr�parer illico tous vos comptes.

Quand votre femme arrivera:

"Je regrette, madame, c'est trop tard. D�sol�."

C'est �a l'amiti�, cher Bisigato.

Elle est bien jolie, MIle Milena.

Quel veinard !

Saluez-la de ma part.

Et tous mes v�ux. Au revoir !

Et chez Bastanzi ?

Il dit qu'il est c�libataire et vit seul.

Il n'a pas tort.

Chez Castellan ? Il a 2 �tages et son cabinet.

Il dit qu'il a un congr�s, des coll�gues de Milan...

Il doit les loger.

Pourquoi ne pas essayer chez Soligo ?

Je cherche pas d'adresses:

Tu as un appartement de 10 pi�ces vides !

Je ne voulais pas te le dire,

mais tu n'es pas tr�s gentil.

Je suis un ami de Gilda, on a �t� ensemble au lyc�e.

Je suis un ami d'Ippolita. Tu me cr�es des difficult�s.

C'est de l'ind�licatesse !

Tu veux brouiller des amis.

Tu n'es qu'un grand �go�ste.

Tu t'en vas ?

M�me pas au revoir, p�quenot !

Si tu allais � l'h�tel, tu m'�viterais des humiliations.

Je t'ai d�j� dit: "l'h�tel, non !"

Mais si c'�tait le Spadoni � Vicence...

Que veux-tu dire ?

Rien.

Rien, je te dis.

Tu as gard� en toi... ce poison...

pendant tout ce temps.

Toi aussi, Osvaldo...

Tu es comme les autres !

Je te demande pardon !

Pardon. Je me fiche de Vicence et des lettres anonymes.

Un instant, j'ai cru tomber dans un ab�me !

L'amour n'a pas de pass�.

Parfois, je me demande si je te m�rite.

Nous nous m�ritons mutuellement.

Je suis vraiment idiot.

Je t'emm�ne chez ma m�re !

Que serait-on sans une m�re ?

Fils de mauvaise vie ! Sale garnement !

O� est ta dignit� ?

Je voudrais �tre riche pour te d�sh�riter !

Bravo, maman !

Canaille ! Cette fille chez ta m�re !

Et ta s�ur innocente !

Hors d'ici !

Et ne reviens plus jamais !

Ce qu'elle est jolie !

Quels yeux ! Une vraie poup�e !

La chambre aussi est belle.

Et spacieuse.

Elle te pla�t, ma jolie ?

Avec un grand lit, un matelas de vraie laine.

Mon pauvre mari y dormait.

Essaie-le.

Permettez. �a sonne.

Toi, devant la porte. Vous deux, vous montez.

Toi, surveille les fen�tres.

Un conseil: Attendons encore un peu.

Les adult�res se seront d�shabill�s.

Pour l'homme en cale�on, la loi est implacable.

On se croirait � No�I !

Pour No�I, nous serons � Caracas.

J'ai �crit � mon cousin.

Le Venezuela est un pays d'avenir.

Il leur faut des savants, des comptables.

Et des caissi�res ? J'aurai du boulot.

Tu resteras � la maison � faire la se�ora.

Il me semble r�ver.

En avion, muchacha !

En avion, muchacha !

100 jours pareils.

Maintenant, mon caballero... ferme los ochos !

Une sorpresita ?

Suivez-moi.

Et plus vite que �a.

Pas d'objections ?

Alors, signez ici.

Vous pouvez y aller.

Faites entrer l'autre.

Je proteste !

Nous arr�ter comme des assassins !

Arr�tez donc les vrais !

Calmez-vous !

Vous �tes coupable d'adult�re.

Moi aussi, je suis un homme. Je peux comprendre.

Vous voulez une ma�tresse ? Faites donc !

Mais par piti�, restez discret ! Pas de provocation !

Sinon, nous intervenons.

Et nous appliquons la loi !

Pour cette fois, arrangeons la chose.

Rentrez chez votre femme, elle fermera les yeux et...

Qu'elle les garde ouverts. Moi, j'y vais pas.

C'est un abus d'autorit� ! Je m'adresserai en haut lieu !

- Je l'arr�te ? - H�las, cher monsieur...

il le faut.

Avant d'aller en haut lieu,

vous allez descendre tr�s bas !

Pour outrage � agent de l'autorit�.

Mancuso, embarquez-le !

�a ne finira pas ainsi, soyez-en s�r !

Vous avez entendu ?

Alors ?

On poursuit pour d�lit d'adult�re ?

Laissons tomber.

Inutile de l'attendre, ce soir.

Venez, je vous raccompagne.

N'ayez pas peur.

J'ai � vous parler.

Montez.

Je vous en prie...

Deux cappucino et 4 brioches chaudes.

"Cher Osvaldo,

"Don Schiavon a raison.

"Si je t"aime, je dois dispara�tre de ta vie.

"Je m"en vais

"en emportant dans mon c�ur

"le souvenir des heures de bonheur.

"Ne me cherche pas.

"Oublie-moi, si tu peux.

"Rappelle-toi que malheureusement,

"la raison s"incline devant la force.

"Adieu � jamais."

Une autre paire de souliers neufs !

- Et le sac, aussi. - Mais qui paiera ?

Avertissement: Je n'aime pas les plaisanteries grossi�res.

Regarde l�-haut !

- Il est fou ! - C'est Bisigato !

Vite ! Soyez pr�ts, mais bien cach�s.

Prudence...

astuce et psychologie !

Passe-moi ce truc-l�. Vite !

Osvaldo, il y a un t�l�gramme pour toi.

C'est s�rement

une nouvelle importante.

Un t�l�gramme pour toi !

Le voici, tu vois ?

C'est s�rement une nouvelle importante.

Osvaldo, ne saute pas !

Rentre � la maison !

Fais-le pour moi !

Bonne continuation.

Venez les essayer, �a ne co�te rien.

Pour payer et pour mourir, on a le temps !

Je plaisante. Je suis un type gai.

JE REVIENS TOUT DE SUITE

- Quelle pointure ? - 40.

Un pied de Cendrillon.

J'ai �a dans la r�serve.

Attention � la marche.

Zut ! Encore une panne.

Blanche, dure comme le marbre. Vite, elle va vers la place !

Signes particuliers: De beaux seins, un tuyau d'arrosage

et une paire de souliers dor�s.

C'est pour vos fleurs ?

Quoi ? Le tuyau ?

Non, pour les brocolis du potager.

C'est bon les brocolis,

� la po�le et en salade.

Avec huile, vinaigre, citron,

sel, poivre et persil � discr�tion.

L'addition. Vous n'utilisez pas la serviette ?

Pas la peine de la salir.

Venez... enchant�.

Excusez-moi,

je voudrais quelque chose pour l'estomac.

Qu'as-tu ? �a te br�le ?

- Une indigestion ? - Je sais pas.

Viens, je vais te donner un Alka-Seltzer.

La laisse pas partir. Garde-la bien.

J'y pourvois imm�diatement.

� n'y pas croire ! Si blanche, dure comme le marbre.

Je te l'envoie.

Le docteur t'attend, pour une bonne visite.

C'est un ami.

Et quand tu ne te sentiras pas bien, reviens me voir.

Encore des visites ?

Je veux parler au docteur...

Il est tard, trop de monde.

Dites-lui que c'est Cristofoletto Bepi.

Le papa de la petite Alda.

�a ne me dit rien. Quel genre de type ?

Un paysan. Une sale t�te.

Et ivre, je crois.

Excusez-moi un moment, madame.

Enferme-le quelque part, et appelle Giovanni.

Entrez donc.

Qui �tes-vous ?

Qui l'a fait entrer ?

Mettez-le dehors !

Attendez ! C'est le tuyau d'AIda.

Je dois parler au docteur !

C'est la preuve du m�fait !

Mes excuses, madame.

Un ivrogne qui vote centre-gauche !

Ils n'ont aucune retenue !

Salauds !

Une fille mineure !

Canailles !

Pas m�me 16 ans !

16 ans !

Dites 16.

Comment �a ?

Et 16 plus 17, �a fait ?

- 33. - Voil�.

Zaccaria, c'est moi, Castellan.

D'apr�s toi, quel �ge avait cette fille, Alda ?

Je ne sais pas, elle �tait jeune, fra�che.

Fra�che du jour ! M�me pas 16 ans.

16 ans !

Sainte Vierge... on finira tous en prison !

Elle paraissait plus.

Mais elle avait 16 ans, imb�cile !

Scodeller, une partie de cartes ?

Vous voulez que tout le monde le sache ?

Inutile de discuter entre nous.

Si le p�re nous attaque,

notre parole comptera plus que celle d'un ivrogne.

M�me s'il parle, laissons-le faire.

� quoi bon bavasser ? On ne risque rien.

Ces gens n'aiment pas porter plainte ni avoir � faire � la loi.

Ayons l'air content ! Parlez fort.

Qu'on nous entende !

Qui f�te quoi ?

Pas moi, lui.

Je suis des v�tres.

Dehors ! On ferme !

Esclaves ! B�douins !

J'ai rompu mes cha�nes !

Je vais tout casser !

� l'attaque !

� mort !

Hue, cheval ! Hue !

Vous ! Descendez !

Le tuyau est � moi, la preuve du m�fait !

L�ches ! Salauds !

� la guillotine !

Ma fille ! Ces porcs l'ont salie !

Qu'est-ce qu'il dit ?

Il dit que sa fille, comment dire...

Sans respect ! Pas m�me 16 ans.

Il s'agit d'honneur.

On l'emm�ne.

L'article est beau, bien fini,

mais s'il ne va pas...

Voici vos cachets, Brigadier.

- � qui le tour ? - Du collyre.

Ici, le s�jour avec sa chemin�e que nous allumerons.

Et pr�s de 50 m2 de salon.

Tu as vu ? Cette fille, on n'en parle plus.

Ni de son p�re, heureusement.

Remarquez la structure statico-dynamique de l'architrave

typique de l'architecture post-wrightienne.

- O� vas-tu ? - J'ai � faire.

Laisse-moi !

Tu veux nous ruiner tous, salaud !

Je ne veux pas �tre rep�r� !

Fuir, c'est avouer.

- Vous connaissez ma femme... - Et mon p�re, alors !

Il faut �tre unis face au danger.

- Soud�s ! - Soud�s !

Regardez qui voil� ! Cher ma�tre...

Vous �tes l� pour le permis de chasse ?

Oui, c'est �a.

Moi de m�me. Toi aussi pour la chasse ?

Pour la p�che.

Qu'as-tu dit � ta femme ? Pour donner la m�me version...

- pour le passeport. - Moi, pour la chasse.

Mais inutile, elle ne me croit jamais.

Elle a raison.

Ayez l'air d�sinvolte. Ne faites pas les conspirateurs.

M. le procureur !

Mes hommages et mes civilit�s.

Bonjour, cher ma�tre.

Par chance, nous avons Scarfiotti.

Il est tr�s digne, compr�hensif.

Bref, �a se pr�sente bien mais attention:

Vous niez, niez, niez !

On vous interrogera le premier.

�a a commenc� par vous, tout d�pend de vous.

Niez, Benedetti.

Avec aplomb et d�sinvolture, sinon tout s'�croule.

Vous �tes notre digue.

Lino Dino pino.

Pas de mouchoir ! Aplomb et d�sinvolture, que diable !

Monsieur le procureur, mes respects.

Tr�s beau, ce bureau !

Grand, spacieux, a�r�.

Tr�s beau.

Une dame ! Je ne veux pas d�ranger.

Je repasserai plus tard.

Vous connaissez mademoiselle ?

Je n'ai pas cet honneur.

Et les souliers de mademoiselle,

vous les connaissez ?

Non...

Oui. G�nisse australienne, talon �lisab�thain.

Article �l�gant.

Souple et robuste.

M. le procureur,

donnez-moi la pointure de votre femme,

je lui en offrirai une paire.

Un verre d'eau !

La digue...

a c�d�.

Ici ma�tre Maschio.

Merci, j'attends � l'appareil.

C'est gentil, elle est all�e l'appeler.

Se peut-il que nous soyons intimid�s par un ivrogne ?

Qui plus est, maniaque.

C'est �a, la d�mocratie ?

M. le procureur, mes respects.

Pardon

si je vous d�range.

Mais vous comprenez, apr�s l'interrogatoire d'hier...

J'aimerais conna�tre vos conclusions.

Discr�tion assur�e.

Bien... bien...

tr�s bien.

C'est ce que j'imaginais.

Nous n'avons jamais dout� de votre profond sens de la justice.

Merci, M. le procureur.

Mes hommages.

Tous au tribunal.

Proc�s sans d�lai.

- Tu vas voir ! - Betty, arr�te !

- Je vais enfoncer la porte ! - Va-t'en !

Ne fais pas la folle !

J'veux que tout le monde me voie nue !

- Je t'aurai pr�venue ! - Laisse-moi !

Ma colombe...

Quelle honte !

Tout le monde est au courant !

Quand je t'ai tromp�, personne ne l'a su.

Mais pour toi, tous le savent, tous !

Et avec la premi�re grue que tu trouves !

Vos femmes ne vous suffisent plus ?

Bande de salauds !

C'est pas ma faute.

J'ai �t� entra�n� par Bepi Scodeller !

Papa, r�fl�chissons.

M. Benedetti Lino ?

Brigade des carabiniers.

Pr�parez-vous, on vient vous arr�ter.

Qui �tes-vous ?

"Ces messieurs ont �t� longuement interrog�s par le procureur.

"Bien que rien n'ait transpir�, �tant donn� la droiture

"du magistrat, il est � peu pr�s certain

"qu'ils seront poursuivis pour d�tournement de mineure.

"Cette droiture que nous louons

"garantit le fait que la loi soit vraiment la m�me pour tous,

"m�me ceux qui se consid�rent..."

Ici L"Ind�pendant.

Tout de suite.

Scodeller.

Le p�re.

Monsieur, ici Tosato. Vous allez bien ?

Dites-moi.

Vous savez que le premier devoir du chroniqueur...

Je me rends compte.

C'est entendu. Bien s�r.

Mes hommages.

O� en �tions-nous ?

"...m�me pour ceux qui se consid�rent...

"...privil�gi�s. Point.

"Nous attendons donc..."

Je comprends !

Soyez tranquille, mon p�re. Je m'en occupe.

Monsieur le directeur, bonsoir ! Dites-moi.

Bien s�r, M. le directeur, naturellement.

C'est fait, M. le directeur.

Ici on ne dort pas, M. le directeur.

� vos ordres !

Monsieur le d�put� !

L'inter. C'est Son �minence.

Je n'ai rien pu faire.

Dites que je ne suis pas l�.

Il est en commission ?

Nous rappellerons.

Il s'est d�fil�.

Je m'y attendais.

C'est Gasparini.

Dieu me pardonne.

Dites que je ne suis pas l�.

Il s'est d�fil�.

Quand on croit un imb�cile,

on se retrouve au tribunal.

Voici l'argent.

Que chacun en fasse autant.

Quel argent ?

2 millions chacun : 12 millions.

Pour toi, �videmment c'est moi qui les mets.

Pour le juge ! Bonne id�e.

Cr�tin !

Pour Cristofoletto !

Pour qu'il retire sa plainte.

Ou vous pr�f�rez le proc�s ?

Et finir tous en prison ?

Vous ne savez pas que...

Je sais tr�s bien.

Si Cristofoletto retire sa plainte, il sera condamn� pour diffamation.

Je connais ces paysans ivrognes.

Pour de l'argent, ils sont pr�ts � tout.

Pas d'histoires ! L'argent et finissons-en.

Je vous accompagne ?

J'y vais seule.

O� est Cristofoletto ?

L�-haut, il travaille.

C'est vous, Cristofoletto ?

Pourquoi ?

Je suis Mme Gasparini. Compris ?

La femme d'un de ces... messieurs.

Quels messieurs ?

Vous avez tr�s bien compris.

Voil� un million.

En voil� deux.

La pauvre, apr�s ce qui s'est pass�,

elle ne peut plus se marier.

Et alors, que fera-t-elle ?

Vous savez ? Je vais vous le dire !

Dites.

La putain !

Vous en voulez ?

Encore un demi-million.

Vous n'avez pas confiance ?

Le pape et le paysan voient mieux que le pape seul !

Encore un demi-million. �a suffit pas ?

Et 5 ! �a suffit.

D'ailleurs, je n'en ai plus.

Madame, vous me plaisez bougrement !

Mais Cristofoletto, vous �tes fou ?

Silence !

Vous �tes fou ?

Ma femme va entendre ! J'me contente de 5 millions.

La pauvre fille...

Elle trouvera jamais de mari !

Justice ! Et faisons vite, madame.

Elle n'en finit plus !

Les n�gociations sont longues avec les paysans.

La voil�.

- Alors ? - Je l'ai convaincu pour 5 millions.

Bravo ! 7 millions d'�conomis�s.

Qui iront � Don Schiavon pour la nouvelle maternelle.

Vous avez oubli� le... le petit chapeau !

Allez, vite !

La campagne promet, cette ann�e.

Si le temps reste au beau.

"Tout est bien dans le meilleur des mondes.

"Nos concitoyens, de l"honn�tet� desquels

"personne ne doutait, ont �cout� le verdict

"qui les acquittait totalement,

"avec la s�r�nit� de ceux qui ont foi

"dans la loi et dans la justice.

"Lls ont �t� acquitt�s

"pour n"avoir pas commis de d�lit.

"Tandis que Cristofoletto et sa fille,

"reconnus coupables de diffamation

"ont �t� incrimin�s et devront r�pondre des accusations

"par lesquelles ils avaient cherch� � salir

"des concitoyens d'une vertu immacul�e."

Content, monsieur ?

La fin est un peu forte.

"Vertu immacul�e", mon cul !

Bien s�r, monsieur, mais...

"Melius est abundare quam deficere".

Je voulais dire: Il vaut mieux trop que trop peu.

Merci, monsieur.

Mes respects.

Allez-y, mademoiselle.

MESDAMES ET MESSIEURS...

BONSOIR.

Sous-titrage TITRA FILM Paris

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