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-Laura a été violée il y a 19 ans.
-Simon l'ignore.
Il hurle
-On a retrouvé une boîte à bijoux.
-Comment ça ?
-L'infirmière aurait volé tout ça. -Ca appartenait à mon mari.
-Max Schuerch est le premier à qui j'ai pensé.
-Tu as tué Mulliger ?
Un coup de feu retentit -Non.
C'était pas elle.
-Il a tué grand-papa avec un fusil !
-Un chauffeur de taxi; il savait où elles habitaient.
-Où peut-on le voir ? -Je n'ai plus aucune nouvelle de lui.
-Quel est son nom ? -Lenny Schuerch.
-Ma maison, c'est ici, avec Rosa et Tim.
-Tim n'est pas Markus.
-J'ai entendu des bips. -Vous pourriez reconnaître ce son ?
Des bips résonnent
...
-Je vous en supplie.
Pitié !
Je voulais pas lui faire de mal.
S'il vous plaît !
Je suis désolé, je vous jure !
Amenez-moi à la police !
Musique de suspense
...
Vous n'allez quand même pas m'abattre ?
...
Un coup de feu retentit
Musique intrigante
...
-Quand ça ?
Hélène, calme-toi !
Je comprends rien.
Il va falloir que je te rappelle.
-M. Mulliger, je vous arrête pour le meurtre
de trois personnes. -Hein ?
...
-Adelina, on y va !
Où est ta valise ?
-Je pars pas avec vous.
-Pardon ?
Bien sûr que tu pars avec nous, va chercher ta valise !
-Non !
-Ecoute-moi !
Tu montes et tu prends tes affaires tout de suite.
-S'il te plaît, écoute ton père.
-Je ne pars pas avec vous.
Allez-y sans moi.
-Qu'est-ce qu'elle a encore ?
Tu vas faire ce que je te dis, on ne discute plus !
-Laisse-moi tranquille, je viendrai pas !
-Où est passé ton respect ?
-Enver... -Laisse-moi.
Regarde-moi et écoute bien !
Ecoute bien !
La voiture est là, tu viens avec nous.
Nous allons enterrer ton frère au Kosovo tous ensemble.
C'est clair ?
-Artan n'aurait pas voulu
qu'on fasse ça !
-Jeune fille... Ne va pas trop loin.
Betim, rassemble les affaires de ta soeur !
Allez !
Et je ne veux plus entendre un seul mot.
-Allez, viens.
-Le respect, hein ! Lui ne respecte pas le fait qu'Artan était gay !
-Ca suffit !
-Mais merde, c'est vrai !
Et vous faites tous semblant que vous n'en saviez rien.
Il était homosexuel ! -Ne prononce plus jamais ce mot !
PLUS JAMAIS !
-Ou quoi, tu vas me frapper ?
-CA SUFFIT !
Vous êtes devenus fous, tous les deux ?
Tu ne veux pas nous accompagner ?
Très bien, reste !
Et arrange-toi avec Dieu.
Allez, Betim, prends les valises !
-Avance, t'as entendu ta mère ?
...
Musique douce
...
-Comment j'aurais pu faire ça ?
J'ai pas bougé du lieu de la fête.
J'ai déjà dit tout ça à l'autre clown.
Je suis rentré à la maison, il devait être 03h00 du matin.
Je sais plus...
-Avec votre voiture ?
-Oui !
Et deux grammes dans le sang !
-Avec la voiture prise
pour aller travailler ? -Oui !
-Un témoin dit l'avoir vue sur le lieu des crimes.
-C'est qui ?
Il l'a vue à quelle heure ? -A 00h30.
-Impossible, j'étais à la fête, demandez à Susann !
-Qui d'autre a accès à votre véhicule ?
-Personne.
Peut-être que quelqu'un a pris les clés dans ma veste !
-Qui ? -C'est vous, la policière.
-Je suis commissaire ! Vous connaissiez Corinne Steiger ?
-Qu'est-ce que vous racontez ?
J'ai rien à voir avec ces meurtres !
Des bips retentissent dans la voiture
-T'es sûr que c'était ça ?
-Oui.
-Elle est au nom de la scierie.
Peut-être qu'un employé l'a prise.
-Non, c'est la voiture de Frank.
-Très bien.
-Faut juste être sûr qu'il n'y en a pas d'autres.
De la même marque Nissan.
Vous pourriez
le vérifier ?
Chef Walter ?
-Comment ?
Oui, je m'en charge.
Nissan.
-Au fait, avec...
ton Adrenalina...
Comment ça se passe ?
-Je crois qu'elle veut plus qu'on se revoie.
-Il faut lui laisser
un peu de temps.
-Je devrais lui parler de mon passé.
-Oui, peut-être.
Ecoute, il faut que j'y aille.
Mais on se voit bientôt, d'accord ? A très vite.
Simon...
Au sujet de ton passé, de ton histoire...
Cet homme, il n'en fait pas partie.
Cet homme, c'est personne.
Tu es le seul qui peut décider ce que tu feras de ta vie.
Tu comprends ?
Musique douce
...
Alors ?
Je suis pas plus avancée, et toi ?
-Les bips correspondent.
Susann va vérifier les véhicules immatriculés dans le coin.
-Tu sais où elle est ?
Musique intrigante
...
... -Georg !
...
Des bips retentissent
...
Georg !
...
Georg !
...
GEORG !
...
-Alors...
Nissan...
Année de construction, 2008...
Modèle... Terrano.
-Cherche toutes les immatriculations
de ce modèle de véhicule dans les environs.
Thallingen...
Musique sombre
... Fait chier, merde !
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Alors, c'était toi.
C'est toi qui étais dans la forêt.
Avec la voiture.
-Susann, non !
-Corinne voulait passer me voir.
Après la fête...
Elle voulait me parler.
Est-ce qu'elle est venue ici ?
Réponds-moi, espèce de...
Réponds-moi, nom de Dieu !
Comment t'as pu ? Comment t'as pu ?
T'as pas été assez stupide pour faire ces horreurs ?!
-Tout d'un coup, elle était devant moi.
Qu'est-ce que j'avais d'autre
comme choix ?
J'ai fait ça pour nous, Susann !
-Pour nous ?
...
Musique douce
...
-Arrêtez la voiture.
-Pardon ? -Arrêtez, s'il vous plaît.
-Je peux pas me garer. -J'étouffe.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Arrêtez ! -Arrêtez la voiture !
-Très bien. -Qu'est-ce qui se passe ?
...
Musique intrigante
...
La porte grince
-Je peux savoir ce qui se passe ?
...
-Susann !
Il faut que tu me croies.
Je l'ai fait pour nous deux.
-Monsieur Walter ?
-Qu'est-ce que je pouvais faire ?
Tout serait ressorti un jour.
-Qu'est-ce qui serait ressorti ?
Monsieur Walter.
-Le salopard qui a violé notre Jeanette...
Je lui ai mis une balle
dans la tête il y a dix ans.
Et les trois morts dans la forêt, c'est moi qui les ai tués aussi.
-Susann, vous le saviez ?
-Non !
Elle ne savait rien du tout.
...
... Un véhicule s'approche
... Musique douce
... ...
...
... -Papa...
...
Il pleure -Pardon...
...
... -Pardon moi aussi.
... -Mon ange.
...
... Excuse-moi.
...
...
-Bien...
A quelle heure Corinne Steiger est-elle passée ?
-Il devait être 23h00.
Elle voulait parler à ma femme.
-Et où était Susann ?
-J'étais ici jusqu'à 22h30, puis je suis allée à la fête des Mulliger.
-Où était Georg ?
-Il était déjà rentré; ces soirées, c'est pas son truc.
-Corinne, elle était dans tous ses états.
Elle a raconté des choses au sujet des Mulliger.
Puis elle a dit que le vieux Schuerch était innocent.
Elle voulait aller voir la presse.
Je pouvais pas
la laisser faire.
Ils auraient découvert que j'avais
abattu son fils.
J'ai été pris de panique.
Je voulais pas que Susann sache ce que j'avais fait il y a dix ans.
J'ai essayé de résonner Corinne, mais elle s'est enfuie.
Corinne !
Musique de tension
...
Alors, je l'ai suivie
jusque dans les bois.
Corinne !
Corinne !
Arrête-toi !
Corinne !
Des bips retentissent Attends !
... Arrête-toi !
... Attends !
... Corinne !
-Laisse-moi tranquille ! -Ecoute-moi !
Je voulais qu'elle se calme.
-Ne me fais pas de mal.
-Je veux juste t'expliquer !
Mais une voiture s'est arrêtée.
-AU SECOURS, A L'AIDE !
-Tais-toi !
-AIDEZ-MOI !
-Qu'est-ce qui se passe ?
-APPELEZ LA POLICE !
-Pas de police, lâche-la !
-Tout est en ordre !
-Laisse-la partir, j'ai dit. Coup de feu
-Le type s'est mis à tirer.
Et là, j'ai pété un câble.
-AU SECOURS !
Un coup de feu retentit
-Après, je pouvais plus faire marche arrière.
Tu fais quoi, là ?
Bouge plus, mec !
Des coups de feu retentissent
Musique oppressante
...
Un coup de feu retentit
-Et cette arme ?
Pourquoi l'aviez-vous sur vous ?
-Il l'avait au cas où il aurait à abattre un cheval.
-Qu'est-ce qui s'est passé, il y a dix ans ?
Comment a-t-il su que c'était Lenny Schuerch ?
-Je n'en ai aucune idée.
-J'ai reçu un appel.
Un soir, à la maison.
Une femme.
Elle voulait parler à Susann.
Faire une déclaration.
-C'était qui ?
-La mère du type.
Elisabeth Schuerch.
Elle m'a livré son propre fils.
-Pourquoi n'avoir pas prévenu votre femme ?
Ou la police ?
-Pour que ce salaud fasse cinq ans de prison pour viol
et qu'il ressorte tranquille ?
C'est pas une punition juste pour ce genre de sous-merde.
Ce fils de pute m'a pris tout ce que j'avais.
Ma fille Jeanette, ma famille.
Il lui a bousillé l'utérus.
Ma fille n'aurait jamais eu d'enfant.
Elle n'avait que dix-sept ans.
Il a aussi violé votre soeur,
inspecteur, non ?
-Environ dix-huit mois après
que Jeanette a sauté dans le vide,
l'affaire a été classée sans suite.
Il n'y avait aucun indice, aucun suspect, aucune preuve.
Les enquêteurs nous ont abandonnés.
Je n'avais plus envie de vivre après ça.
Je me suis effondrée, c'était horrible.
J'avais tellement de remords de ne pas m'être plus occupée de ma fille !
Au lieu de courir après cette ordure.
-Où est le corps ?
-Dans le fleuve.
Lesté avec des poids aux chevilles.
-Il parlait souvent de ce qu'il lui ferait
s'il mettait la main dessus.
Je lui ai toujours dit: "Non, nous ne sommes pas des meurtriers."
-Il avait tué Jeanette bien avant qu'elle se donne la mort.
Je n'avais qu'une obsession:
que justice soit enfin rendue pour ma fille.
-Dix ans dans le fleuve, on va rien retrouver.
Tout a dû être charrié vers la mer.
Susann, tu la crois ?
-Elle était à la soirée quand ça s'est passé.
-Elle aurait pu le couvrir.
C'est son mari.
-Elle lui aurait fait porter le chapeau ?
-Elle limite les dégâts.
-Ca lui ressemble pas.
Elle savait rien.
Mme Schuerch ? -Je m'en occupe.
Qu'il ait tué Lenny, je peux comprendre.
Mais les trois autres...
-Il savait que sa femme partirait si elle découvrait.
-Elle est pas commode. -Un bon flic.
On y retourne ?
-Ouais.
-Vous n'avez rien à faire ?
La récré est finie !
Que s'est-il passé ici ?
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Tu vas m'expliquer ce qui s'est passé ?
C'est toi qui as fait ça ?
-Et si c'était le cas, tu ferais quoi ?
-Tu vas mettre ça en ordre immédiatement.
TOUT DE SUITE !
-Que je mette de l'ordre ?
Le seul à devoir mettre les choses en ordre ici,
c'est toi, papa.
-Qu'est-ce que tu racontes encore ?
Tu ne sais rien du tout.
-Le peu que je sais, c'est que tu as abattu ton propre père !
Et que l'homme accusé à ta place a sauté dans le vide.
Et que Sophie, tu l'as elle aussi sur la conscience.
-Tu ne comprends rien du tout.
-Non, bien sûr !
-Tu veux que je te dise quoi ?
Tu crois que j'en suis fier ?
J'avais douze ans, Frank !
J'avais douze ans !
T'as fait quoi, toi, à douze ans ?
Nous avons fait ce qu'on devait faire,
pour nous et l'entreprise.
C'est moi qui ai bâti tout ça !
-Un empire bâti sur un mensonge, bravo !
-Oui, oui, je sais !
Mais c'est comme ça !
C'est comme ça depuis soixante ans !
Et si j'avais pas fait ce que tu me reproches,
la scierie n'existerait plus.
Et les employés ne pourraient pas gagner leur vie.
Et toi,
ce serait quoi, ta vie ?
-T'en as rien à foutre de ma vie, sois honnête !
-Non, c'est pas vrai, Frank.
Arrête, c'est faux.
Musique oppressante
...
Tu crois que j'existais aux yeux de mon père ?
-Ca t'a pas empêché de le tuer.
...
-Où est-ce que tu vas ?
Frank...
...
Reste là...
...
-Où as-tu laissé le petit bonhomme ?
-Chez la voisine.
La machine à café est en marche
...
Merci.
Je passe en coup de vent.
-Je suis désolé pour ce que je t'ai dit hier.
Les mots ont dépassé ma pensée.
-Ne t'excuse pas.
Tu n'avais pas vraiment tort.
-Alors ?
Est-ce que tu as réfléchi
pour Oberwies ?
-Oui.
-Je ferai des efforts pour mieux cuisiner.
-C'est vrai que tu as des progrès à faire.
-Mais tu ne crois pas que ça pourrait s'arranger entre nous deux ?
Qu'on pourrait revivre ensemble ?
-J'ai essayé.
Je voulais y croire, Paul.
Je le voulais vraiment.
Mais je crois pas que ça marcherait.
Plus aujourd'hui.
Je t'aime, Paul.
Peu importe ce qui s'est passé.
Je crois que c'est mieux que nous...
Il vaudrait mieux que je...
Que je fasse un bout de chemin de mon côté.
Tu comprends ?
Musique mélancolique
...
-Que va devenir le poste de police ?
-On va le fermer pour quelque temps jusqu'à ce qu'on boucle l'affaire.
Si je peux vous aider...
Qu'est-ce que vous allez faire ?
-Il faut que je m'occupe des chevaux.
C'est l'heure du repas.
Georg n'est pas une mauvaise personne.
Musique douce
...
... Rosa met le moteur en marche
-Ce que je voulais, c'est que Lenny arrête de harceler ces femmes.
Quelques jours plus tard, il est venu à la maison,
l'homme que j'avais eu au téléphone.
Il était agent de police.
Il voulait voir la chambre de Lenny.
-M. Walter a dit qu'il était de la police ?
-Oui, à Thallingen.
Puis il est revenu
pour me dire qu'il ne trouvait pas Lenny.
Qu'il s'était sûrement enfui à l'étranger.
Et que si mon fils
me donnait des nouvelles, je devais le prévenir.
Est-ce que mon Lenny est revenu ?
Musique oppressante
...
Il crache violemment
...
Susann -Qu'est-ce qu'on va faire ?
Dis-le-moi, Georg !
-J'en sais rien, moi.
Georg sanglote
Dis-le-moi toi !
Tu sais toujours ce qu'il y a de mieux à faire.
Je suis au fond du trou, toi, tu es forte.
Ca fait longtemps que j'ai baissé les bras.
-T'aurais dû m'en parler avant.
-Je vais aller me rendre.
-Et moi ?
Je vais faire quoi, moi ?
Ici, à la ferme, toute seule ?
-Il faut que tout ça se termine.
Pour notre Jeanette.
-Oui, mais on l'a toujours fait à deux.
Ensemble !
Pas tout seul.
Tu peux pas me laisser tomber come ça maintenant.
...
Elle hurle
Musique douce Un cheval hennit
...
Une porte se ferme
-Salut.
-Au fait, tu sais, l'idée de papa...
On devrait faire cette excursion
en bateau.
Timmi serait super content.
Musique intrigante
...
-Je...
J'espérais qu'elle et moi, on pourrait repartir comme avant.
-Mais avant la prison, c'était déjà pas comme avant.
...
Laisse-lui un peu de temps.
...
-Tu m'as manqué, Rosa.
-Toi aussi.
...
-Tu dois le lui dire.
...
Musique intrigante
...
La musique s'intensifie
...
Une cloche sonne
... Musique douce
...
-Bonjour, commissaire Wilder.
-M. Mulliger. -Mes condoléances.
-Merci.
Merci d'être venus lui rendre hommage.
-De rien, c'est tout naturel.
-Vous serez toujours les bienvenus.
Thallingen a besoin de bons policiers.
-Pas sûr que je rentre dans le moule.
-Je pensais surtout
à Mme Wilder.
-Ah, je vois.
-Non, merci.
Comment va Susann ?
-On l'a peu vue, elle finira par revenir.
Quand le temps aura passé.
N'hésitez pas à passer au buffet.
Au revoir.
-Merci. -Au revoir, M. Mulliger.
...
-En voilà, une surprise !
Vous étiez à l'enterrement ? -Oui.
-Je voulais y passer, mais...
Je ne suis plus aussi populaire qu'avant.
-C'est paisible, ici.
-Oui.
Je peux vous offrir
un thé ?
-Oui, avec plaisir. -Merci.
-Suivez-moi.
Ils veulent ouvrir un poste de police.
Avec une nouvelle équipe.
J'ignore s'il restera quelque chose pour moi.
-Vous pourriez peut-être
postuler ailleurs.
-Ca suffit.
Merci.
Je pourrais
utiliser vos...
-Oh, juste sur votre droite. -Merci.
-J'ai déjà réfléchi
à une mutation dans une autre commune, mais où ?
Jeanette est enterrée ici, à Thallingen.
Et je peux pas abandonner les chevaux.
C'est impossible de tout laisser en plan.
Mais ça va aller.
Une chose après l'autre.
Heureusement,
je ne m'ennuie jamais à la ferme.
Une porte s'ouvre
-Merci.
-Tout va bien ?
-Oui, tout va bien.
Madame Walter,
j'aurais encore une question.
Avez-vous ressenti de la satisfaction quand vous avez su que votre mari
avait tué le violeur de votre fille ?
J'ai couru après ce type
pendant 18 ans.
Et j'ignore comment j'aurais réagi si je l'avais eu entre les mains.
-J'ai pas versé une seule larme pour ce salopard.
Mais les trois innocents tués
dans la forêt...
Je suis désolée pour lui.
Mais il a commis des meurtres.
Et chaque crime doit être sanctionné par une punition.
-Bonne chance, Susann.
-Madame Walter.
Bon courage. -Au revoir.
La voiture démarre
Musique intrigante
...
Musique douce
...
-Je lui ai toujours dit: "Non Georg, nous ne sommes pas des meurtriers."
-Pour que ce salaud fasse cinq ans de prison pour viol
et qu'il ressorte tranquille ?
-Chaque crime doit être sanctionné par une punition.
...
-Quelque chose cloche.
-"Chaque crime doit être sanctionné par une punition."
-Hein ? -C'est Susann qui le dit.
Pourquoi elle a dit ça ?
Comment sont punis ceux qui n'ont pas commis de meurtre ?
On n'a jamais remis en cause le fait que Georg ait abattu Lenny.
Et si on s'était trompé ?
-Tu veux dire que...
Pourquoi elle cuisine
dans cette marmite alors qu'elle vit seule ?
-Fait chier !
Musique oppressante
...
... SUSANN !
...
-Il n'y a personne.
-Dans l'écurie. -Oui.
...
MADAME WALTER !
-SUSANN !
-MME WALTER !
...
-Putain !
Musique intrigante
SUSANN !
...
La porte grince
...
-Normalement, j'apporte le repas du soir à Lenny vers 21h00.
Mais le soir de la fête, il y a eu un peu de retard.
Quand Corinne est arrivée,
elle a vu Georg descendre par la trappe et elle l'a suivi.
...
-Non, Corinne !
Attends !
...
... Corinne !
...
-Il était accablé par ce qu'on avait dans l'étable.
Il était accablé par ma faute.
Il n'a jamais voulu cette situation.
C'est moi qui l'ai forcé.
-Et où est-ce qu'il est, maintenant ?
Lenny !
-Nous l'avons gardé dix ans
dans la cage.
Dix ans, un mois et dix-huit jours.
Il a été suffisamment puni.
Nous ne sommes pas des meurtriers, comme je l'ai toujours dit à Georg.
Il crie de peur
Un coup de feu retentit
Nous ne sommes pas des meurtriers.
Musique intrigante
...
-Où est-il ?
REPONDEZ, SUSANN, OU EST LENNY ?!
-Je l'ai relâché.
Tout à l'heure, quand vous êtes repartis.
Musique de tension
...
-Inspecteur Kaegi, j'ai besoin de renfort.
-POURQUOI L'AVEZ-VOUS ENFERME ?
-J'ai vu tant de cas
où le violeur s'en tire avec une condamnation de cinq ans.
Et les victimes, dans tout ça ?
Combien de femmes il aurait violées ?
-IL Y A DES LOIS !
VOUS DEVEZ LES APPLIQUER !
-Je suis une mère avant tout.
Tout comme vous.
J'aimais ma fille
plus que tout au monde.
Et ce monstre a osé me la prendre.
Et ensuite, il allait et venait dans la nature !
A quoi servent les lois si elles sont injustes ?
Que feriez-vous, Rosa, si quelqu'un vous prenait votre fils ?
Hein ?
Vous ne lâcheriez pas sa trace.
Vous feriez la même chose que moi !
Musique douce
...
-Pourquoi l'avez-vous libéré ?
-Parce que tout est terminé.
...
-Levez-vous, Susann, je vous emmène, venez !
-Vous, partez, moi je reste.
-Non, vous venez avec moi, Susann...
LEVEZ-VOUS !
-Je ne peux pas, Rosa, je suis désolée.
...
-Vous venez avec moi !
...
-La dose suffit pour un cheval.
Ca devrait suffire pour moi aussi.
-Hé, hé, Susann...
Non !
Non, Susann, non !
Susann, restez avec moi !
SUSANN !
Rosa sanglote Susann... Non !
... ...
... Susann...
... ...
Musique de suspense
...
-BOUGE PLUS !
PLUS UN GESTE, T'ENTENDS ?!
Espèce de salopard ! -Pas dans le trou !
Je veux pas y retourner...
Il gémit
-Je peux te rendre ce service.
-Je veux mourir ici.
-KAEGI !
KAEGI !
-Laisse-moi, Rosa.
-NE FAIS PAS CA !
KAEGI !
-Ca fait 18 ans que j'attends ça.
Personne ne m'en empêchera.
...
-Pense à Simon.
Kaegi, pense à ta soeur.
Ils ont besoin de toi.
-Faites-le... Maintenant.
-BAISSE TON ARME !
-Tuez-moi, s'il vous plaît.
Faites-le ! -KAEGI !
-Tirez !
...
Musique douce
...
Les chiens aboient
...
-Bon, alors...
On s'en va ?
-On s'en va.
...
Brouhaha de la ville
Musique douce
Ripped by WQM
Ripped by WQM
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