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Ripped by WQM
-On l'enterrera au Kosovo.
On pourrait y rester, avec lui.
-J'ai trouvé du sperme dans le rectum d'Artan.
-Il n'était pas comme ça. -Il était gay, et alors ?
-C'est qui ? -Jeanette, notre fille, ça date.
-Notre fille est morte aussi il y a 11 ans.
-Tu punis le coupable et lui redonnes une chance.
-Rosa.
Je ferai à dîner pour trois et demi.
-J'attends rien.
-Ne les laisse pas traîner.
-Tu ne peux pas me les prendre.
-Pour les mettre en lieu sûr.
-Ils appellent ça le PEP.
Cette tuerie, c'est le style d'Antoine Korday.
Je le connais bien.
On a trouvé la came.
Je travaille pour la police française.
-Putain !
-On se casse d'ici.
-Putain !
Hé, non. Coup de feu silencieux
-Tu viens, bébé ?
Musique douce
...
Reste comme ça.
La lumière est belle.
Baisse un peu la serviette.
Encore un peu.
Ouais, comme ça.
-Arrête, ça suffit.
-T'es vraiment trop beau.
Le Johnny Depp
de Thallingen. -C'est ça.
...
Musique intrigante
...
Artan -T'es vraiment trop beau.
Le Johnny Depp de Thallingen.
Musique lancinante
...
-Une balle dans la tête,
très propre.
Sûrement le travail d'un pro.
-Et ?
C'est lui ou pas ?
-Oui, d'après le portrait,
mais sa carte d'identité dit Hugo Portmann.
-J'aurais préféré
l'avoir en vie.
Eh, Mott.
Tout va bien ?
-Ca fait beaucoup de morts.
-C'est trop mignon.
Un flic émotif.
-T'as des empreintes ?
-Celles du jeune, les mêmes
que dans le coffre.
Je peux autopsier ?
-Oui, emmène-le. -Allons-y.
-Je veux un avis de recherche
pour Kaegi Simon, 18 ans, blond.
Recherché pour vol et meurtre.
Il se déplace à moto.
Il est sûrement avec Adelina Kabashi.
Il a peut-être déjà passé la frontière
et il est sûrement armé.
Musique intrigante
...
-T'as acheté des cartes postales ?
-Elles étaient sur le comptoir. -T'es nostalgique ?
-Non, je veux pas qu'elle s'inquiète.
Et je suis gentille,
je t'en ai pris une.
-Ma mère a WhatsApp.
Mais une carte, c'est plus sympa.
On les enverra
quand on sera en France.
...
*-Un corps a été découvert.
*Ce meurtre aurait un lien
avec le triple homicide de Thallingen.
*Selon le chef de la police,
les indices suggèrent un braquage dans le milieu de la drogue.
*La police recherche deux fugitifs en lien avec l'affaire:
un Suisse de 18 ans et une Kosovare-albanaise de 17 ans.
-Tu amènes Antonia au violoncelle ? -Oui.
-Ca te remue tant que ça ?
-Quelle question, évidemment que ça me touche !
Hélène, excuse-moi.
Cette histoire me rend dingue.
Quatre jours et quatre cadavres.
-Mais c'étaient pas des amis proches.
Que ça te touche, je comprends,
mais autant que ça ?
Tu t'en remettras.
Crois-moi.
-Heureusement que je t'ai.
-Si tu veux, on annule pour demain.
-Non, j'ai dit que je partirais plus tôt,
c'est bon.
-Bisou, à ce soir. -A ce soir.
Musique douce
...
-Vous avez remarqué quelque chose quand il est parti ?
-Sa petite amie était ici.
-Savez-vous où ils sont partis ?
-J'en sais rien.
-Depuis quand votre fils fréquente Adelina ?
-Un an environ, c'est ce que tu avais dit.
-Oui, je crois.
-Un avis de recherche, vous savez
ce que ça signifie ?
-Simon n'est pas un meurtrier.
-Je comprends que vous disiez ça.
Au revoir, Madame Kaegi.
-Donne-moi un instant.
-Quelle connasse !
-Elle fait son job.
Et toi ?
T'es bourrée, je me trompe ?
Putain, t'es pas croyable.
...
-Ca va ? -C'est dur pour elle.
Un téléphone vibre
Oui ?
Où ?
D'accord, c'est bon.
J'arrive, ouais.
On les a repérés près de la frontière.
-Allons-y.
-Rosa !
Du nouveau ?
-Peut-être.
-Je me suis pas présenté, Kaegi Manfred.
-Jamel.
-Enchanté.
-Vous êtes ?
-Je suis un collègue.
On a travaillé ensemble.
-Quelle chance.
-Ca dépend
du point de vue.
-On y va ?
-Salut, Manfred. -Salut.
-Manfred, c'est une vieille
histoire d'amour ?
-Pardon.
Jamais deux sans trois.
C'est mon neveu.
-Justement ! -Fais pas semblant
d'être choquée !
Encore que, regarde
ton étalon.
Même lui s'étonne
que t'aies l'air choquée.
-T'es d'accord ?
-Pas de problème. -Alors...
On y va ?
Musique douce
...
-J'ai l'impression qu'il regrette les trains à vapeur.
On doit se tourner vers l'avenir, sinon, on ferme.
-Et tu connais l'avenir ? -Oui, toutes les chaudières
fonctionneront aux granulées de bois !
On doit en produire. -C'est un gros investissement !
-J'ai étudié le projet.
Il va accepter, j'ai les arguments.
-T'es optimiste. -Si sa fille chérie
lui en parlait en premier, ça améliorerait mes chances.
-Bon... C'est d'accord.
-T'es ma soeurette préférée.
Musique intrigante
...
Sophie -"24 mai 1961."
"Si mes parents n'étaient pas aussi reconnaissants
envers les Mulliger,
il y a bien longtemps que je serais partie."
"Je n'en peux plus de cet endroit, mais à qui pourrais-je me confier ?"
"Charlie est encore trop jeune, et pourtant,
j'ai l'impression qu'il comprend ce que je ressens."
...
On frappe à la porte
-Oh, heu...
Je t'en prie.
-Bonjour. -Hé hé !
-Tu veux pas ouvrir ? -Si, j'allais le faire.
-J'ai du café. -Ma chère fille.
Voici les reçus pour le mois.
-Merci, je m'y mets. -Bien, merci.
-A plus tard. -Travaille bien.
-Tiens-toi bien. -Qu'est-ce que je vais préparer ?
Je sais pas cuisiner.
-Enfin, tu l'avoues.
Qui cuisinait avant ?
-Une femme au top.
Et belle comme tout !
Ce serait pas... Eh, Daniel ! -Paul !
-Attends, je te rappelle.
Bonjour.
Quelle surprise, comment allez-vous ?
Ca fait plaisir.
-Je suis sorti depuis une semaine.
-Bonne nouvelle.
Si je m'y attendais !
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Rien, j'avais un contrat à signer.
Mais qui es-tu, toi ?
-C'est notre Tim, le fils de Rosa.
T'étais pas au courant ?
-Non, enfin, j'en avais entendu parler.
Incroyable.
Salut, Tim.
Elle va bien ?
-Elle vit au travail. -Rien
n'a changé. -Son mari est aussi policier ?
-Il n'y a personne
dans sa vie.
-C'est pas une obligation. -Absolument.
-Elle dîne à la maison.
-Super. -Tu n'as qu'à venir.
-Daniel est sûrement occupé.
-Mais non, pourquoi pas ?
Rosa sera contente, j'habite
derrière le parc. -C'est gentil,
mais je dois rentrer à Berne.
Tim, c'était un plaisir, tu diras bonjour pour moi
à ta maman, d'accord ?
A bientôt. -Au revoir.
-Salut, Daniel.
C'est vraiment un chouette type.
-Paul, t'aurais pas dû l'inviter.
-Ben, et pourquoi pas ?
...
-Qu'est-ce que tu fais ? -Tu vois bien.
-Jeta, ça n'a aucun sens.
-Enver, ce qui a du sens ou pas, c'est moi qui en décide.
Par ta faute, je vais aussi
perdre ma fille.
-La police la retrouvera.
-Et si c'est pas le cas ? -Jeta.
-Tu ne t'es jamais intéressé qu'à tes désirs,
pas à ce que tes enfants voulaient.
-On n'aurait pas dû quitter la maison.
-Rien à voir avec là où on vit ! -Personne
ne veut de nous ici.
Vendons l'appartement
et rentrons à la maison.
-Notre place est ici.
Les enfants ont grandi ici !
C'est mieux que ce qu'on a au Kosovo !
-Je t'écoute, qu'est-ce que tu veux ?
-Je veux récupérer mes enfants, récupérer ma famille !
Musique intrigante
...
-Ca va s'arranger ?
-Le cancer chez les chevaux, en général, ça se guérit pas.
-Non, non, tu vas vite te remettre sur pattes, je le sais.
C'est injuste, non ?
-La vie prend parfois des chemins mystérieux.
On espère que la vie viendra réparer l'injustice
dont on est victime.
Mais oublie ça.
Le mieux, c'est d'avancer malgré toute ta souffrance.
...
-Combien d'étoiles
tu vas donner ?
-Trois.
-Trois ? -C'est pas un resto étoilé.
-C'est toi qui voulais y venir pourtant.
-L'addition, s'il vous plaît. -J'arrive.
Bips et impression du reçu
...
*-Allô ? -Les gamins que tu cherches sont ici.
*-T'es sûre ?
-(Si je te le dis.)
*-Retiens-les. -Comment ?
*-Tu te débrouilles. -Oui, mais...
Allô ?
Soupir résigné C'est facile, ça.
-Allez, au bistro !
-Vous êtes en vacances ?
-Oui. -Non.
-Oui ou non ?
-On va à Paris. -Paris !
Ah, la ville de l'amour.
C'est la première fois ? -Voilà.
-Vous avez pas
plus petit ? -Non.
-Je vais voir pour faire de la monnaie.
-Gardez tout.
-Je vais voir, attendez.
-C'est le triple !
-C'est rien.
-Je vais faire de la monnaie à côté.
Je vous offre les cafés, restez là.
-Il faut qu'on bouge.
On n'a pas le temps d'attendre.
Fracas
*-On a reçu les données du portable d'Artan,
vous avez retrouvé la trace de Simon ?
-Ouais, on est dessus,
mais commencez à éplucher, je sais pas quand je rentre.
C'est Susann Walter de Thallingen, le nom en suisse-allemand.
-C'est pas le même nom ?
On parle la même langue.
Non ?
C'est très joli.
-Vous trouvez ?
-Entre vous, il y a un truc.
Remarque, je dirais pas non non plus.
-T'es pas son genre, je pense.
-Je pense pas non plus.
-Je vous dérange pas, ça va ? -Non, non.
Elle te trouve séduisant.
-C'est pas vrai, salopard.
-Et moi aussi, d'ailleurs,
Monsieur Jamel.
-Vous vous foutez de ma gueule, là.
Ils pouffent
-"Tu m'as fait peur avec ton... Emoticône yeux écarquillés."
Message envoyé à 07h10.
Trois minutes plus tard, l'autre répond:
"C'est toi qui m'a provoqué."
Aucun smiley.
C'est pas des messages d'amoureux. -Pas vraiment.
-Une minute plus tard, un nouveau message d'Artan:
"Désolé, je voulais pas, smiley coeurs dans les yeux."
Pas de réponse.
Quinze minute après,
il recommence: "On peut se parler ?"
Cette fois, réponse de l'autre: "Non, pas ici !!!"
Comme s'il était en panique.
Pas ici.
T'as compris ?
-Non...
-Je pense que les deux étaient séparément à la fête.
-Tu penses ?
-Je le parierais.
Ils se cachaient aux yeux des autres.
T'as trouvé quelque chose sur ce numéro ?
-Oui. -Ben dis-moi.
-Artan avait deux cartes SIM à son nom: une pour lui
et une pour son ami.
-Malin, ce petit gars.
Mais pourquoi il a eu peur tout à coup ?
Peut-être que les choses ont été trop loin pour l'autre ?
-T'es pas en train de dramatiser ?
Ca me paraît immature
avec ces émoti machins.
Tu veux un café ?
-D'accord.
-Ils ont fait le plein ici il y a une heure.
J'ai vu la vidéosurveillance.
-Son téléphone n'est pas allumé.
Bon, allons-y.
-Mais quoi ?! Guet !
Un téléphone vibre
...
-Tu veux pas l'éteindre ? -T'inquiète, je décroche pas
si c'est mes parents.
Et j'ai 18 ans, je vais où je veux.
Et quand j'aurai de l'argent,
on louera un appartement pas loin du canal Saint-Martin.
Après, j'ouvrirai une boutique.
-La boutique d'Adeline ?
-Ca fait boutique de sous-vêtement.
Une voiture passe au loin
-Qu'est-ce qui t'arrive ?
-Mon grand frère est mort, et moi, je suis heureuse.
-C'est ce qu'il aurait voulu
si ça trouve.
Musique intrigante
...
-Ici. -Montre-moi.
-Et ici.
-Oui, ça, ça dépend de la saison. -Tant qu'on peut payer les salaires.
-Ca se rééquilibrera au printemps. -Frank voudrait tout restructurer.
Les granulées sont à la mode.
-Il a dû lire ça dans un de ses magazines.
-Il m'a demandé de plaider en sa faveur.
-Et alors ?
-Ah, ouh !
-Elle est froide ? -Ahhh !
Ouh, on a pris des serviettes ou pas ?
-Qu'est-ce que c'est ?
-Ca ?
-Pourquoi tu as autant d'argent ?
-Je l'ai trouvé.
Dans cette foutue caisse.
-Quelle voiture ? -Celle de Faton.
Ils ont pété un câble,
ils m'ont enfermé dans le coffre.
-T'étais là-bas quand... -J'ai rien vu.
Je pouvais pas sortir.
-Pourquoi tu m'as rien dit ?
-La police me l'a interdit. -La police !
-Oui, je leur ai tout raconté.
Sauf pour le fric.
On s'en fout.
C'est de l'argent de la drogue, personne remarquera.
On en a besoin.
Que peut-on faire
avec un quart de million ?
Payer ta boutique !
-T'as perdu la tête ?
Mon frère se fait abattre et tu récupères...
-Bordel, je pouvais rien faire !
J'ai vu tout ce fric et je...
-Tu t'es pris pour un gangster. -Non.
-Voilà pourquoi tu voulais partir et que j'éteigne mon téléphone.
-NON ! -T'es un sale égoïste !
-Adelina ! -Je m'en vais.
-Et moi, alors ? -Je m'en tape.
-Attends !
Je sais que j'ai fait une connerie, mais...
-Va te faire voir !
-Lina !
Musique intrigante
...
-Bonjour, Mademoiselle.
On peut vous déposer quelque part ?
...
... Un téléphone vibre
... ...
...
-Lina ?
Voix masculine *-Ecoute-moi bien, mon ami.
...
-Vous aviez déjà fouillé pourtant.
-On a pu rater quelque chose.
-Et ma fille ?
Vous savez où elle est ?
-Les collègues la recherchent, je vous tiens
au courant.
Je voudrais qu'on parle d'Artan.
Il ne vous a jamais parlé de quelqu'un en particulier ?
Peut-être un collègue.
-Il s'entendait bien avec la plupart de ses collègues.
-Donc, vous ne saviez rien à propos de ses penchants ?
-Je l'avais senti.
Je suis sa mère.
J'aime énormément mes enfants.
Je veux qu'il soit heureux, et il l'était ces derniers temps.
-Désolée, Jeta.
J'essaie de trouver des réponses.
Tu as trouvé
quelque chose ?
-Non.
Musique de suspense
...
-Il va vers le lac.
...
-Adelina ?
Adelina ?
...
-Laisse tomber le sac par terre et je la laisse partir.
C'est simple, non ?
...
-Putain, c'est Korday !
-Laissez-la.
LAISSEZ-LA ! -Simon !
Simon, s'il te plaît !
Recharge
-Alors ?
-Putain, ils sont dans la merde ! -Quoi ?
Oh merde !
On y va !
-L'argent !
Bon sang, ça vient ?!
Musique de tension
...
Non mais c'est pas vrai !
Où est l'argent ?
-Je l'ai mis dans la moto.
...
Adelina, je suis désolé. -Ta gueule !
...
-Baissez vos armes !
-C'est fini, Korday.
Tu bouges pas, connard.
-Je lui explose la gueule.
Déposez vos armes !
Par terre !
...
-On fait quoi, Wilder ?
-Par terre !
-Tranquille.
...
-Victor, prends les flingues.
Quant à toi, petit con, où as-tu planqué l'argent ?
Musique d'action
...
-T'arrêtes de te prendre pour un petit malin ?!
Qu'est-ce qui t'a pris ?
T'es mêlé aux meurtres de la forêt ?
Crache le morceau ou je te frappe !
-Arrête !
Toi, tourne-toi.
...
Les mains dans le dos.
...
Adelina -Paris, c'était mon idée.
C'est bien fait pour moi.
-Quoi ?
-Que ça ait mal fini pour nous.
J'ai abandonné mes parents.
-Vous croyez Simon ?
Qu'il n'y est pour rien dans la tuerie ?
-Il me ment depuis le début, je n'ai plus confiance en lui.
-Vous saviez pour le deal !
C'est vous qui les avez tués. -Non.
J'ai juste volé l'argent.
Mais j'ai tué personne.
-Et le cadavre près de la roulotte ? -Quoi ?
Je suis même pas au courant.
-Où avez-vous caché l'arme ? -Quelle arme ?
J'ai pas d'arme, j'ai tué personne !
J'ai juste piqué le pognon ! -Cette version,
on la connaît déjà.
-Adelina voulait qu'on parte à cause de son père.
C'est vrai, je vous jure !
-Vous avez menti
à tout le monde !
Et surtout à votre oncle !
Vous savez à quel point il s'est mouillé pour vous ?
-Ca a l'air bon, ça. -Déjà revenu ?
-Korday était avec ses avocats, il s'en sortira pas ce coup-ci.
Non merci, je préfère le café.
C'est ma dernière soirée.
Je dois être à Lyon demain. -Je m'étais presque habituée à toi.
-On s'habitue à tout, hein ?
Je crois qu'il te faut un partenaire.
Professionnellement, je veux dire. -Ca ira.
-Je pensais à quelqu'un comme...
Comme Kaegi.
Pas besoin de coucher ensemble.
Un téléphone vibre
-Excuse-moi.
Dites-moi que vous avancez. *-C'est au sujet des SMS.
-Un instant.
Merci pour tout, Jamel, c'était un plaisir.
Quels SMS ?
*-J'ai lu les conversations d'Artan. -Mh mh.
-Pour moi aussi.
-L'ami d'Artan était à la fête du jubilé.
On en est sûrs. *-Donc, il est
sur la liste des invités.
-Mais ça fait soixante hommes.
-Pourquoi il ne nous a pas contactés ?
-Il devrait s'inquiéter.
On ne peut pas demander à chacun s'il couchait
avec Artan.
Personne dira oui. -Vérifions leur ADN.
-Oh... *-On n'a que ça.
*Sauf si vous avez une idée.
-Non, ça me va. *-Je vais arranger ça, à demain.
-D'accord, à demain.
-Madame Kabashi.
Kabashi, je vous l'épelle ?
K-A-BASHI.
Adelina Kabashi, c'est ça, oui.
-Dis que tu es sa mère ! -C'est fait.
Pardon, c'est mon mari.
Oui, pour une visite.
Quelle formule ?
Si, je parle français, j'ai pas entendu.
Ah, OK, non, personne ne m'a dit ça.
OK.
Internet ?!
Evidemment qu'on a Internet ! -Même l'eau courante !
-Oui, je fais ça.
Et on pourra venir aujourd'hui pour...
Demain ?
Pourquoi demain ?
Non, non, vous n'avez pas compris... -Dis que la policière a appelé !
-Tais-toi !
Je vous en prie, il faut que j'aille voir ma fille.
Aidez-moi, c'est une enfant.
Oui, j'ai déjà compris.
Betim, prends-le, parle-lui toi.
-Betim Kabashi ?
Bonjour, Monsieur.
Oui.
Mh mh.
Oui, c'est compris, merci, au revoir.
-Il a dit quoi ?
-Pour les visites, il faut une autorisation.
Ca prend 24 heures.
-Betim, toi aussi tu es devenu dingue ?
-C'est quoi
le problème ?
Musique intrigante
...
-Oui, faites ça, c'est très bien. On toque à la porte
A bientôt.
-Je te dérange ?
-Elle veut nous soumettre à un test ADN.
-Qui ça ? -Susann.
Pour tous les hommes
qui étaient à la fête. -Pourquoi ?
-Ton avis vaut le mien.
Tu voulais quoi ?
-Tu l'as lu ? -Quoi ?
Oh, heu...
Oui, bien sûr.
Chapeau, très bien.
C'est... excellent.
Alors...
-Tu n'as rien lu.
-Si, bien sûr.
Pas tout, mais le plus important.
Avec attention.
-A chaque fois j'y crois, quel idiot.
-Mais non, dis pas de bêtises.
-Une merde, voilà ce que je suis
pour toi, papa.
-Pourquoi te rabaisser comme ça ?
Je dois y aller.
On en parle plus tard.
Musique monotone
...
-Je croyais que j'avais pas le droit aux visites.
-Tu pourras le remercier.
Simon !
Comment tu vas ?
Je t'ai apporté un pyjama et une brosse à dents.
-J'ai jamais voulu
te causer de problèmes.
-Cinq minutes seulement.
La porte se ferme
Musique nostalgique
...
On toque à la porte
-Elle est là ?
-Pas pour l'instant. Grognement
-Cette enquête commence à m'énerver.
Pourquoi on doit
passer ces tests à la con ?
J'aimerais dire à mes employés pourquoi vous avez besoin
de leur salive ! -Charles...
Je peux en parler à personne.
-Leo, à moi, tu peux le dire.
On est une famille, non ?
-OK, mais ne répète rien.
(Artan a eu un rapport sexuel...) -AVEC QUI ?
-Avant de mourir, on essaie de découvrir
avec qui c'était.
-Pourquoi mes hommes sont testés ?
-Ben...
-C'était un...
Oh...
J'ignorais qu'il en était un.
Et toi ?
-Non, je savais pas, mais on s'en fiche.
-Ca change rien, j'ai rien contre les homos, tu sais ?
-Ce qu'ils font entre eux, c'est leur problème, on s'en fout.
-Bien !
Musique de tension
...
-Rosa !
-Que fais-tu ici ? -C'est mon neveu.
-T'es pas sur ce cas.
Mon père m'a invitée à dîner, je file.
-Simon n'est pas
ton suspect.
-C'est ton neveu, je sais.
-L'enquête avance ?
La porte se ferme
Musique de tension
...
Fait chier !
...
-Donne-moi ton nounours.
-Ah !
Maman.
-Bonsoir.
-Coucou, maman.
-Coucou.
Ca va, mon chéri ?
Ton nounours veut manger aussi ?
Eh, elle est chouette !
-Assieds-toi, je t'en prie.
-Voiture.
-Une super voiture.
Ca a été ?
-C'est un ange.
Hein que t'es gentil ?
Et ta journée ?
-Stressante.
-Mh ?
-Du lapin ? -Ouais.
Accompagné de sa purée maison.
-T'as aidé ? -Juste un peu.
-Alors, je vous souhaite...
Un bon appétit.
-Merci.
-Voici l'ours qui arrive
Mais que fait-il ?
Où veut-il aller ?
Un téléphone vibre -Avec Tim.
-Avec Timmi !
Je pensais à une chose.
-Hein ?
-On pourrait peut-être profiter du lac.
Louer une barque tous les quatre, c'est la saison.
-J'y penserai. On sonne
...
Il revient.
-Je me suis dit que je passerais en coup de vent.
J'avais du temps.
-Bien sûr, rentre.
-Voiture ! -Regarde qui est là !
-Salut, Rosa.
-Daniel, salut.
-Ah...
Bonsoir, Christine. -Salut.
-Salut, Timmi.
-Pourquoi cette visite ?
-J'ai croisé
tes parents par hasard.
Ils t'ont pas dit ?
-Non, ils m'ont rien dit.
-Tu as dit que tu viendrais pas.
-Ah, oui, mais je suis resté pour le travail, je me suis dit...
Excusez-moi si je dérange.
-Tu ne déranges pas, voyons !
Je vais te chercher un verre. -Super.
Rosa...
Ca fait longtemps.
Y a du nouveau.
Il est adorable.
-Merci.
-Il est passé par le parc, on aurait pu faire quoi ?
-M'en parler ! -Quand ?
Et je pensais pas qu'il viendrait.
-L'inviter, sérieusement ? -Paul l'a fait sans arrière-pensée.
-Ca me dépasse.
Tu lui as rien dit ?
-Bien sûr que non, mais je...
-Surtout, tu te tais, je veux pas en entendre parler.
Soupir résigné
-Mh, enfin, voilà.
Tout est comme avant, rien n'a changé.
Vous devriez venir faire un tour.
Tous ensemble.
-Oui.
On passera un jour.
Un jour, n'est-ce pas ?
Tim crie en jouant
-L'important, c'est que vous soyez réunis
à nouveau.
Rien ne vaut la famille.
-A la famille !
-A la famille !
Musique mélancolique
...
-Tu es venu pour m'empoisonner ? Il ricane
Ces cahiers, pour moi, c'était absolument toute ma vie.
-Je les ai mis en sécurité.
Tes journaux intimes ne regardent personne.
-Tu les as jetés au feu ?
-Sophie, s'il te plaît.
...
-Il ne te reste plus qu'à te débarrasser de moi.
-Pourquoi ?
Je t'en prie, arrête.
...
-Je te le dis, Charles,
tu ne t'en sortiras pas comme ça, fais-moi confiance.
...
Musique classique
-Enfin couché !
Elle se réjouit presque plus
de ton anniversaire que du sien.
-Et toi, ça avance ?
...
Et Susann ?
Comment elle s'en sort avec tous ces morts ?
-Mieux que moi.
-C'est une battante.
Ca fait combien de temps déjà ?
-Quoi ? -Que Jeanette s'est suicidée ?
-Ca doit faire presque onze ans.
-Le temps est un allié.
-On dirait bien, oui.
Je vais me coucher, je suis fatigué. -Je te rejoins.
-T'es pas obligée, lis ton bouquin.
Prends ton temps.
Bonne nuit. -Fais de beaux rêves.
-A demain. -Bonne nuit.
...
Ils gémissent de plaisir
...
-Tu peux m'aider ?
-Tu restes pas ?
-Je peux pas.
-A cette heure-ci, tout le monde dort.
-Je dois rentrer.
-Ton fils ?
-Et toi ?
Personne t'attend ?
-J'ai deux filles.
Elles sont avec leur mère.
-Salut.
-On se revoit ?
Musique inquiétante
...
La musique devient plus douce Des oiseaux chantent
... ...
-Quand tu vas parler à ta femme ? -Ne recommence pas avec ça.
-Je devrais peut-être lui parler
moi-même alors.
Que fais-tu encore avec elle ?
-Tu peux pas comprendre.
A la fête, on se connaît pas, OK ?
-Tu me prends pas au sérieux. -Tu réagis comme un enfant.
-Je pourrais en parler à ton beau-père.
Il sera très intéressé.
Je peux lui dire ce soir pendant la fête.
-Tu arrêtes, Artan.
-Je peux lui écrire une lettre anonyme
avec les photos que j'ai prises.
-Fais attention !
Je te conseille pas de détruire ma famille !
Musique inquiétante
...
...
Je t'aime, Hélène.
Endormie -Mmmmh.
...
... Ils gémissent de plaisir
...
... Grincement de porte
...
-Charles ?
C'est toi ?
Ferme la porte.
Musique de tension Grincements du plancher
... ...
...
Il hurle
-Assassin, on va t'avoir !
-Gardez la bouche ouverte.
Suivant, s'il vous plaît.
T'es à peine sorti et voilà !
-Qu'est-ce qu'il se passe ici ?
-Tu mérites de crever, enfoiré !
-Il manque votre échantillon.
Ripped by WQM
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