All language subtitles for Wilder.S01E05.Le.pirate-WQM

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Original subtitles

Au loin -Hat kann waraia !

-Elle répétait ça.

-En effet, ça veut dire: "On m'a suivie".

-Lors de sa disparition,

Amina Al-Baroudi avait sur elle

un téléphone dans un tel étui.

-On doit se serrer les coudes.

-Je l'ai pas volé, on me l'a donné.

-Bruno !

-Tu lui veux quoi ?

-Donne-moi 10'000.

-AH !

*-Le coupable est le garde

du corps. -Je veux clore

cette affaire.

-Et la vérité ?!

-Il est mort il y a 30 ans.

-Et ça ? -Des initiales.

D.S.

-Nous aussi, on a été aveuglés.

-"Tu as 12 enfants sur la conscience."

-Béa !

Ca ne peut plus durer comme ça.

-Nous nous adaptons aux besoins.

-Elle part quand, celle-là ?

-Béa reste.

-C'est quoi ?

-Les Raeber ont des cadavres dans le placard.

Musique douce et intrigante

...

-Pose ça, s.t.p.

Pose ça.

-C'est elle, hein, la femme qui était à la fête ?

-Tu ne comprends rien.

-Elle est bonne, elle aussi ? -Arrête !

Qu'est-ce que tu veux ?

C'est fini entre nous et tu sais pourquoi.

Alors arrête, c'est trop dangereux

pour toi.

Voix lointaine Arrête, s.t.p.

Je te ramène à l'hôtel. On frappe

-Fait chier ! C'est lui, Armon !

-Je le croyais parti.

-Moi aussi. -Va sur le balcon.

...

Musique douce et intrigante

...

Le portable vibre

-Oui ?

Quoi ?

Kaegi, il est 06h00.

-Je dois absolument récupérer ses données mobiles.

Tu peux les avoir en accédant à soncloud ?

*-Ce sera difficile.

-Tu peux y arriver. *-Je ferais tout pour toi, mon ami.

*Je te laisse.

*Je t'aime bien.

-Moi aussi.

Salut, bonne chance. *-Salut.

-C'est pas ce que tu crois.

-Comment tu peux dormir

dans ce froid ?

-Couverture en poils de chameau.

Tiens.

-C'est quoi ?

-Un mot de Ramser à Raeber,

un an après le glissement de terrain.

Et un contrat qui les lie, où Raeber lui cède

son resto, signé deux ans

après le glissement de terrain.

Et ça, un acte notarié où Ramser arrête sa campagne contre Neratom.

"En raison d'un syndrome de stress post-traumatique,

et d'une consommation d'alcool..." signé Franz Ramser.

-Qui t'a donné ça ? -Nicole Raeber.

-Pourquoi t'a-t-elle donné ça ?

-Car tu n'étais pas joignable.

Nicole a la haine contre les Raeber. -La haine de poils

de chameau ? -Oui, de poils tressés.

-On fait quoi ? -Tu comprends pas ?

Armon avait peut-être fait la même découverte.

Pour lui, tout tournait autour de ce glissement

de terrain, il voulait peut-être le raconter à Amina.

-Et à moi... -Comment ça ?

-Il voulait me voir le lendemain de la fête.

-Alors c'est clair, on l'a empêché de parler.

-Barbara sera furax qu'on rouvre l'enquête.

-C'est politique, toi, tu es policier.

-Policière. -Oui.

-Raeber l'aurait tué ?

-La question est plutôt: qui n'aurait pas été capable

de le tuer ?

-On peut pas !

L'enquête est close, Rosa.

Il s'agit de Robert Raeber,

c'est pas n'importe qui.

Je prends veux juste avoir la paix.

-T'as jamais enquêté sur un vrai meurtre

et ça te dérange pas de laisser

celui d'Armon en suspens ?

Laisse-moi creuser.

Ils sont pas obligés de tout savoir à Berne.

Ca va ? -Oui, merci de t'intéresser.

Alors ? Il a dit quoi ?

-J'ai 24 h, incognito et sans toi.

-Rosa Wilder, la sauvage incognito à Oberwies ?

Inch'Allah !

-C'est tout ce que j'ai.

-Merci beaucoup.

Je te revaudrai ça.

-C'est bon.

Tu vas où ?

-J'en sais rien, mais loin d'ici.

-Tu devrais t'excuser

auprès des Raeber, plutôt.

Si tu te casses, ça aggravera les choses.

-Tu délires, ça me retombe toujours dessus

avec eux ! -Et ta copine Jenny ?

Je t'avais dit de pas t'approcher d'elle.

Mais j'ai peut-être une idée pour qu'elle s'intéresse à toi.

J'ai un oncle dans la vallée, celui qui a le resto.

Il m'a dit que le garde du corps des Arabes

était dans son resto au moment du meurtre.

Il pouvait pas être à la fois ici et là-bas au même moment !

A s'enfiler des soupes tranquillement en bas

et à tuer un homme ici !

-Si le glissement de terrain n'était pas une catastrophe naturelle,

Ramser avait raison.

Ils ont la mort de mon frère

sur la conscience.

-Et les 11 autres !

Musique inquiétante

...

Que se passe-t-il ?

T'as quoi ?

Musique douce et intrigante

...

Rosa ?

...

-C'est ici que l'os est tombé du ciel.

-Quel os ?

-Il est tombé sur ma voiture en arrivant ici.

Un grimpeur qui aurait eu un accident il y a 30 ans.

-Comment il a pu tomber ?

-Du bec d'un aigle ou d'un vautour.

-Il y a trente ans...

-Pitié, pas encore une théorie.

-Tu as dit trente ans.

Ca pourrait correspondre.

-Arrête, nos enfants sont morts, c'est déjà assez.

-Il y a peut-être eu une treizième victime.

Rosa klaxonne

Eh !

Musique douce et intrigante

...

-On va faire une commande de trente.

...

-T'as quelque chose à dire à propos de ça ?

Je t'ai posé une question.

-Je suis restaurateur, maintenant, c'est du passé, ça.

C'est tout ce que j'ai à dire.

-Je découvrirai le fin mot de toute cette histoire.

Je vais scruter tous ces documents.

Article 156 du code pénal. -Ah oui ?

-"Acheter le silence d'un tiers est passible d'une peine

de prison." -Et alors ?

J'ai perdu ma fille dans ce foutu glissement de terrain !

-C'en était vraiment un ?

-Tu sais quoi ?

Si j'étais toi, j'arrêterais de fourrer mon nez partout.

Barre-toi et fous-moi

la paix. -Ce fut un plaisir, Franz.

Musique de tension

...

-Non ! J'en ai rien à faire

de l'endroit où Moser va chercher ses pelleteuses.

Il m'en faut neuf ici !

Bon !

On se dépêche, tout le monde !

On va construire !

Dans une semaine, nous commençons à construire.

Tous les points restés en suspens devront être réglés d'ici là.

Ce sera une bonne journée, fiston.

-M. Karrer, de chez Béton Limited exige une garantie.

-Dis-lui que d'autres sont intéressés par le projet.

Daniel, il faut négocier plus fermement.

Musique de tension

...

Tu lui as raconté quoi ? -Rien.

Elle m'a affirmé que le glissement de terrain

n'en était peut-être pas un.

-Qui d'autre a une copie de cet acte ?

-Personne, y a que toi.

-Alors ça vient de toi, ou d'un de tes hommes !

-Ou d'un des tiens, Robert.

Elle essaie de nous diviser.

-Qu'elle essaie !

-Robert !

-3'000...

700.

-Où elle est ?

-Qui ça ?

-Ta miss Marple du dimanche !

Elle m'a volé des dossiers confidentiels.

-Commence par t'asseoir, Robert, tu veux bien ?

-Non; je veux savoir ce qui se passe.

-Moi aussi !

C'est quoi, ça ?

-Il me semble que ça ne concerne pas la police,

ces documents sont confidentiels,

Mademoiselle Wilder.

Où as-tu eu ça ? -C'est confidentiel.

-Tu m'en diras tant !

Il ricane

-Explique-nous un peu de quoi il s'agit.

-Vous vous croyez malins, tous les deux.

Il ricane Nous avons acheté le restaurant

pour que Ramser y travaille et qu'il arrête

de s'y saouler.

Rappelle-toi.

-Oui, Franz a perdu un enfant dans l'accident et sa femme...

-Je sais; "nous", c'est qui ?

-La municipalité d'Oberwies.

Et l'argent...

Venait de Neratom. -C'était de la corruption.

-Les grands mots.

Vous, fonctionnaires, ne comprenez rien aux affaires.

-Alors explique-nous.

-Ramser est un fou.

Il a répété que Neratom était à l'origine du glissement de terrain.

Evidemment, à un moment,

l'image de Neratom en a pris un coup, et notre mairie aussi !

-Et alors ?

-Alors rien.

Nous lui avons confié le restaurant et il a arrêté.

Tout le monde y a gagné.

Pour ce genre de gars, il faut soit une psychothérapie, soit un travail.

Nous, on a choisi la seconde solution.

Moi aussi, j'ai une question.

Que fais-tu encore ici ?

Hein ?

L'affaire est classée !

-Je sais, c'est parce que... -Res...

Je vais vous dire autre chose de très confidentiel.

Toute cette histoire

aura des conséquences.

Oui.

-Où étais-tu dimanche dernier,

entre 01h00 et 03h00 ?

-Elle est sérieuse ?

Tu plaisantes, là, Rosa, hein ?!

Vous formez un beau duo comique tous les deux.

-Quel idiot !

-Oui, je ne te le fais pas dire.

-Je veux éclaircir cette histoire de Neratom.

-Tu n'éclaircis plus rien, l'affaire est classée.

Je ne veux plus te voir ici.

-Nous devons...

-Dehors. -Res...

-DEHORS !

-C'est quoi, ce sac ?

-Ravi de te voir.

-Je fais pas le taxi.

-Relax. -Relax, si je veux.

T'as dit que t'avais une histoire pour moi.

-Pas une histoire, le scoop de l'année.

-Ah oui ?

Eh ben, vas-y, raconte !

-Il faut descendre dans la vallée. -Arrête !

-T'es pas contente de me voir ?

Roule !

-Tu es en route ? *-Je fais mes valises.

-Quand prends-tu ton avion ? *-La semaine prochaine.

-Je te donne des nouvelles très vite.

*-Oublie cette affaire, regarde vers l'avant.

*A bientôt, ma chérie. -Salut.

Finis ton verre et je te ramène chez toi.

-Ca te donne des brûlures d'estomac, ces trucs.

-Merci pour tes conseils.

-OK, j'ai quelque chose à te montrer.

-Non, tout ce que tu m'as montré n'a servi

à rien du tout. -Et ça, c'est rien ?

-C'est quoi ?

-Les photos du portable d'Amina.

-Je croyais qu'on ne pouvait pas y avoir accès.

-J'ai d'autres sources.

Maintenant, la dernière,

prise à 01h45 du matin, après la fête.

-Non... Tu déconnes ?!

Qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ?

-Je me le demande.

Quand elle a été prise, Armon

était déjà mort.

-Bon, tu paies ?

-Il n'y a que nous deux qui avions ces documents à la maison ?

-Oui, pourquoi ?

-Putain, c'est pas vrai ! -Arrête !

T'es fou !

Nicole n'a rien fait.

Tu comptes me dire

ce qu'il se passe ? On frappe

-Plus tard ! On ouvre

-Ces Messieurs, Dames de la police sont là.

-La bande de comiques est de retour.

-Je vois.

Alors, quoi de neuf ?

-Tu vas devoir nous suivre. -Pourquoi ?

-Parce que je t'arrête pour le meurtre

d'Armon Todt.

-C'est du délire, vous avez pété un câble.

Hein ?

Res !

Tu n'as toujours pas compris

à qui tu as affaire.

Je suis le maire de cette ville.

-Alors tu me suis, ou tu préfères qu'on fasse les choses

moins discrètement ?

Il est temps que tu réfléchisses

sérieusement avant de parler.

-Je veux en parler à mon avocat.

-D'accord, mais ça veut dire qu'on ouvrira une procédure

et ton arrestation deviendra officielle.

-J'y suis pour rien.

-Pourquoi la fille du milliardaire a-t-elle pris une photo de toi

à 02h00 du matin cette nuit-là ?

-La photo...

Je peux tout expliquer pour la photo.

-Vas-y, éclaire-nous.

-C'est pas la fille Baroudi qui l'a prise.

-C'est qui ?

Musique de tension

...

-Monsieur, Mademoiselle. -Bonjour.

-Vous désirez ?

-Une soupe.

Il paraît qu'elles sont délicieuses.

-Une soupe au curry.

-Quoi ? -Et pour mademoiselle ?

-Un thé.

-Gingembre, masala ?

-Oui, au gingembre.

-Bien, ça arrive.

-Pourquoi pas une bouteille de vin

et des chandelles ? -J'essaie juste d'être discret.

-Je suis parti chercher Béa après l'inauguration.

Je l'ai cherchée partout et j'ai vu l'agresseur.

Il était au bord du lac.

-Il était quelle heure ?

-Tard, il devait être...

Dans les 02h00.

Il y avait beaucoup de pluie.

-Bonsoir !

-Vous auriez pas vu ma femme, par hasard ?

Ah, c'est toi ?

Tu fais quoi ? -Rien.

-Qu'est-ce que tu as caché ?

-Rien qui vous regarde.

-Ne sois pas insolent.

Fais-moi voir. -C'est ça.

-T'as encore volé quelque chose ?

De la drogue ?

Donne-moi ça. -Me touchez pas !

Rendez-moi ça !

C'est à moi ! -Ca m'étonnerait.

-C'est mon téléphone, j'aime les paillettes.

-Il se fout de ma gueule !

Donne !

-Cheers !

-Donne-moi ça tout de suite !

-Le nez est un peu rouge, mais...

-Ca suffit, donne !

T'as perdu la boule ?!

Imbécile !

C'est seulement deux jours après, à la conférence de presse,

que j'ai compris à qui appartenait le téléphone.

C'est un concours de circonstances.

Je n'ai rien dit car je ne voulais pas être mêlé à l'enquête.

C'est compréhensible, non ?

-Si tu le dis.

Jakob, il l'a eu où,

le téléphone ?

-Il m'a dit qu'il l'avait trouvé.

Demandez-lui.

Je peux y aller ?

C'est bon ?

-Armon est mort, la fille Baroudi est dans le coma

et tu es dans son téléphone.

Pourquoi ne pourrais-tu pas rentrer ?

-Euh... Mais...

On fait quoi ?

-On te parle de meurtre et de tentative de meurtre !

Je ne crois pas à ton histoire de vol.

-Oui, mais ça s'est passé comme ça !

-C'est ce qu'on doit découvrir.

-Donc en attendant, tu restes là.

Musique de tension

...

-Alors, la soupe. -Merci.

-Et le thé au gingembre.

-Merci. -Bon appétit.

-Excusez-moi.

-Oui ?

-Vous êtes l'oncle de Prakash ?

-Oui, vous le connaissez ?

-Je suis son apprenti à Oberwies.

Il m'a parlé d'un client qui est venu ici,

il y a une semaine.

-Quel client ?

-Cheveux foncés, 40 ans, un Arabe.

-Vous voulez

savoir quoi ? -On veut juste...

-Vous êtes de la télévision.

-Cet homme était dans votre restaurant ce soir-là ?

...

-Jakob ?

Bonjour, on cherche Jakob.

-Des policiers sont venus.

Je ne peux rien vous dire.

-Prakash a dit que ce type avait commandé deux soupes.

-Non, pas deux mais trois !

Un homme gentil et généreux.

Je ne dirai rien d'autre.

-Il avait la trouille de Raeber.

-T'as raconté ça qu'à Jakob ?

-Oui.

-T'as ton téléphone ?

Son portable sonne

-Prakash, tu as perdu la tête !

Je t'avais dit de ne pas dire que l'Arabe était venu.

-Ici Rosa Wilder, de la police du canton.

-Ah... Désolé.

Excusez-moi...

-Nous cherchons un jeune homme et une jeune femme.

Il a 18 ans, elle, la vingtaine.

*-Ils sont là.

*Dans mon restaurant.

-Faites exactement ce que je vous dis.

Musique de tension

...

Envoyez une voiture au restaurant...

-"Curry World."

Des sirènes retentissent

...

Musique douce et intrigante

...

*-Neratom Suisse, Mme Maeder.

-Bonjour, Inspecteur Kaegi, de la police criminelle de Berne.

Puis-je parler à la direction ? *-C'est à quel sujet ?

-Au sujet du glissement de terrain

d'Oberwies de 1987. *-Un moment.

-Nicole ?

Que se passe-t-il ?

Je ne comprends pas.

-Pousse-toi de mon chemin.

-Papa dit que tu as donné des documents

à Rosa, c'est vrai ? -Ton père et Rosa...

C'est tout ce qui compte

pour toi ! -Quoi ?!

-Je quitte cet asile de fous.

-Attends !

Qu'est-ce qu'il y a ?

-Tu veux savoir ?

Tu me demandes ?!

-Oui, je ne comprends pas.

-Tu n'es qu'une espèce de salopard.

J'aurais voulu que tu ne rentres pas, je n'aurais pas vu

ton visage de menteur: je vous ai vus,

hier soir, toi et Rosa...

Sale connard.

Tu comprends ?!

Je nettoie le cul de ta mère

pendant que tu niques

la policière ?! -Nicole.

-Comment tu as pu me faire ça, après seulement un an de mariage ?

-Nicole.

-Quel genre de mari tu es ?

Tu l'aimes ?

Dis-le !

Musique douce et intrigante

...

...

La porte claque

-Pourquoi n'avez-vous jamais déclaré

ces dons ? *-C'était il y a trente ans.

-Je le sais.

*-Nous ne donnons pas d'informations par téléphone.

-Je peux venir avec une injonction.

Ca changera quelque chose ?

*-Je ne peux pas prendre cette décision pour vous.

-Bien, alors c'est ce que je vais faire.

*-Très bien, au revoir. -A bientôt.

Musique douce et intrigante

...

-Armon n'a jamais mentionné de nom ?

*-Ils étaient amis, pourquoi ?

*Je dois y aller. -Rappelle-moi plus tard.

Salut.

...

...

-Tout ça n'est qu'un ramassis de mensonges !

Vous entravez la liberté de la presse !

Les gens ont droit à la vérité.

-C'est vous qui entravez notre enquête,

qui est déjà complexe.

-Vous avez juste besoin d'un bouc émissaire.

-J'admire votre ambition,

mais j'ai besoin

de l'enregistrement. -Je veux un avocat.

-Vous savez que votre enregistrement est illégal.

Si vous divulguez ça,

vous aurez affaire à mes supérieurs.

Cette histoire vous dépasse.

-J'ai raison, alors ?

-Vous me donnez cette carte, vous rentrez et vous ne faites rien.

En échange, vous obtenez les informations en exclusivité, OK ?

-Et Jakob ?

-Quoi, Jakob ?

-Il voulait juste m'aider,

il a rien à voir avec ça. -L'affaire est très complexe.

Alors ?

Musique à suspense

...

-C'est le numéro de série de cet oeil de verre.

Vous avez de quoi noter ?

Bon, alors c'est 5-r-1-M ou X, j'arrive pas bien à lire, 3-5.

Je vous laisse chercher qui a créé cet oeil.

Tenez-moi informé.

...

...

-Alors ?

-Oui. -Oui, quoi ?

-Oui, j'ai pris la photo, mais c'était

une mauvaise idée. -Où t'as trouvé le téléphone ?

Bon sang, Jakob, réponds !

-Dans la neige. -T'étais où

avant de croiser Raeber ?

-J'en sais rien, j'étais dans le cirage.

-J'en crois pas un mot.

-Nous avons repêché le téléphone et Jakob

raconte la même histoire que toi.

-Alors tout est clair, non ?

-Possible.

Possible aussi

que vous vous soyez mis d'accord.

Tu étais où, avant ?

Avant d'aller au lac.

-Je te l'ai déjà dit: c'est Béa que je cherchais.

-Dans la forêt aussi. -Oui, pourquoi ?

-Parce qu'Amina a eu son accident dans la forêt.

-Je n'ai rien à voir avec ça.

-Tu n'as pas d'alibi.

Et les contrats passés avec Ramser prouvent

que tu as reçu de l'argent pour te taire.

-Lâchez-moi

avec ce fric !

Quel rapport avec le reste ?

-C'est ma question.

-Y en a pas, c'est du n'importe quoi.

Tu te la joues Sherlock Holmes !

Mais arrête, Res !

-Voilà ce que pense Res Buehler de cette enquête.

Armon a découvert l'arrangement

que tu as passé avec les gens de Neratom et que tu as fait en sorte

qu'il ne puisse le raconter à personne.

Et puis, Amina a croisé ta route et Jakob a vu quelque chose

qu'il n'aurait pas dû voir.

-C'est...

Ca y est, t'as perdu la tête.

Tu débloques encore plus que Franz.

-Et toi, tu es dans la merde et ça va pas s'arranger.

-Ca suffit, les conneries, je veux parler à mon avocat.

-Le cuisinier de Franz a dit que tu provoquais Jakob

et que tu le menaçais.

-Non, je lui ai juste dit de la fermer !

-C'est pour ça

que tu lui as payé

une caméra ?

Comme le resto à Ramser !

Tu achètes le silence des gens !

-Mais qu'est-ce que tu racontes ?

C'était pour éviter

l'agitation.

Je ne voulais pas que cette photo

bousille le contrat avec les Baroudi.

On touche enfin au but !

-Tu vas pouvoir l'oublier, ton contrat !

Tu auras le temps de penser

à autre chose en prison.

-Oui, il vient de chez moi.

Vous l'avez trouvé où ?

-C'est une longue histoire.

Vous pouvez me dire

à qui il appartient ?

-Je ne sais pas, mais on va le découvrir.

J'en ai fabriqué des milliers.

Chacun d'eux est différent.

-Là, ça y est, j'ai trouvé, voyons voir.

David Sutter, né en 1962.

Il a perdu son oeil lors d'une manifestation.

C'était un anarchiste du "Bloc noir", je crois.

J'ai bien connu sa mère.

-Je peux t'en prendre un ?

J'ai pas connu de telle d'exaltation durant ces trente dernières années.

Cette affaire sent mauvais sur toute la ligne.

Et le gamin ?

-Tu veux lui parler ?

-Fais-le toi, moi, j'en peux plus.

-Où est-il ?

Je veux le voir.

Il est mineur !

-On a récupéré ça

chez lui.

-Il n'a rien fait, croyez-moi.

-Allons le voir.

-Vous n'avez jamais revu David Sutter ?

-Non, il a disparu

du jour au lendemain.

-Il est allé où ?

-Personne ne le sait.

Il s'est évaporé.

Oui...

Et ça a brisé

le coeur de Rita.

-C'est sa mère, c'est ça ?

-Elle est morte deux ans plus tard.

La maison a brûlé.

-Vous vous souvenez quand c'était ?

-Je dirais...

Vers...

Environ 1989.

-David Sutter aurait donc disparu en 1987.

-Oui, dans ces eaux-là.

Musique douce et intrigante

...

-Le voilà.

C'est lui.

-Merci d'être venu si vite. -De rien.

Vous avez de meilleurs appareils.

-Ils ont mesuré le collagène osseux ?

-Oui,

et ils l'ont passé aux UV: le décès date d'il y a trente ans.

C'est dans le rapport que j'ai écrit pour Mme Wilder.

-Et ces éclats ?

-Ils viennent de sa chute,

sûrement un grimpeur.

Il n'a jamais été retrouvé. -Un tibia, c'est déjà ça.

Je n'ai plus qu'à envoyer l'os à notre labo.

Ca ne ressemble pas à une blessure liée à une chute.

Pour moi, c'est autre chose. -Quoi ?

-J'ai vu ça trop souvent pour ne pas le reconnaître.

-Ah oui ? Où ça ? -C'était au Liban.

Ces éclats proviennent d'une explosion.

-Kaegi ?

-Oui ? -L'affaire Oberwies est classée,

non ? -Oui, pourquoi ?

-Une avocate de chez Neratom m'a téléphoné

pour se plaindre: tu les aurais

menacés d'une enquête, c'est vrai ?

-Oui... mais c'est réglé.

-Rossi en est informée ?

-Oui.

-Ecoute-moi bien, mon petit Kaegi,

je ne veux plus

avoir de problèmes à cause de toi.

C'est clair ?

-C'est limpide.

-Il a pas l'air facile, votre chef.

-Je vous le fais pas dire.

-Jenny Langenegger a dit

que tu l'avais raccompagnée vers 01h00 du matin.

Et quand t'as voulu l'embrasser, elle t'a planté.

-On a rattrapé le temps perdu.

-Jakob ! -Quoi ?

Ils disent ce qui les arrange,

ces poulets. -Jakob !

-Ecoute-moi bien, mon garçon.

Là, tu t'enfonces tout seul.

Maintenant, raconte-nous

ce qui s'est passé

ce soir-là !

-Quand Jenny m'a planté,

je suis allé fumer derrière l'hôtel et je l'ai vue.

-Qui ? -La fille, l'Arabe.

-Et après ?

-Jakob, raconte-leur, s.t.p.

-Son sac est tombé dans la neige.

Musique de tension

...

...

...

Du coup, je l'ai suivie à travers la forêt.

Elle a pris le chemin qui mène au chalet d'Armon.

-C'est là que tu l'as balancée dans le ravin ?

-Tais-toi, pourquoi il est là, lui ?

-Jakob !

-Je les ai vus à travers la fenêtre.

Ils se sont disputés. -A quel sujet ?

-Aucune idée, j'entendais pas bien.

-Pourquoi tu n'as rien dit

à la police ?

-Parce que Raeber m'a dit de la fermer.

Et que je savais

que ces idiots m'accuseraient. -Pourquoi Raeber

t'aurait aidé ? -J'en sais rien.

-T'as vu autre chose ?

-Non, je suis redescendu.

-Avec le téléphone ? -Oui, pour lui rendre le lendemain.

Je sais pas...

-Tu sais pas ?

-Je vous le jure.

Je suis allé au barrage pour fumer un joint.

-Puis Raeber

est arrivé et a voulu le téléphone.

-Non. -Comment ça, non ?

-Il était déjà là.

-AH, je vais péter une durite !

MERDE, ALORS !

Qui était où et quand ?!

Musique de tension

...

-Je ne suis pas Sherlock Holmes et je ne le serais sûrement jamais.

Je sais que le gamin est aussi doué que toi pour nous balader.

Alors, dis-nous: pourquoi est-ce que tu le couvres ?

Si tu ne te souciais que de ta réputation,

tu n'aurais aucun intérêt

à le protéger.

-Je crois qu'il n'a rien à voir là-dedans.

-Tu le crois ou tu le sais ?

Il nous a dit être allé chez Armon.

Qui est la dernière personne à avoir vu Armon Todt en vie ?

-(Je reviens.)

-Tu l'as vu sortir

de la forêt, oui ou non ?

-Oui.

-Il avait le téléphone et les gants noirs ?

-Non, pas les gants.

-Tu vois, quand tu veux.

On va y arriver.

On va découvrir le fin mot de l'histoire.

Donc, ça pu se passer de cette façon.

C'est ça ?

Il soupire

-Je...

Peut-être, je sais pas bien.

Franchement, j'en sais rien.

-Pourquoi t'as pas raconté ça dès le départ ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

-Il se passe autre chose.

-Quoi, maman ?

Musique à suspense

-Dis-lui, toi.

...

...

-Jakob...

C'est moi qui suis ton père.

...

Tu es mon fils.

Tu es notre fils. -Vous déconnez, là !

...

Elle pleure

...

...

On frappe

...

-Tout est de ma faute.

Nous avons essayé

pendant des années d'avoir un enfant avec Bruno.

Mais le Seigneur refusait

de nous donner un bébé.

Bruno a commencé à croire que c'était le diable qui le punissait.

Et que j'étais stérile parce que...

J'étais une moins que rien.

-Tu sais que c'est faux.

-C'est aussi ce que Robert me disait.

J'aurais dû faire quoi ?

C'était le seul qui...

-Il t'a consolée.

-Oui !

Elle sanglote

...

Musique douce et intrigante

...

-Tu peux rentrer, mais le gamin reste.

-Pourquoi ?

-Tu restes tant que ton alibi

n'est pas confirmé. -Vous voulez tout

me coller sur le dos ?

Comme vous l'avez fait avec l'Arabe

et Jenny. -Elle est partie

depuis belle lurette.

Tu peux y aller, Robert.

-Res, il n'a rien fait, laisse-le partir.

Laisse-le rentrer chez lui.

-Ne t'avise plus jamais de me dire ce que j'ai à faire !

...

...

Dehors !

Allez, ouste !

Dehors !

...

...

-Et moi, alors ?

EH !

Vous êtes tous des enfoirés !

-Il n'a commis aucun crime.

-Prends soin de toi.

Ne t'inquiète pas pour ton fils.

Ca va aller ?

-Oui.

...

-Salut. -Salut.

-Ca va ?

-C'est le jour le plus merdique de ma vie.

Sinon, ça va. -Je suis désolée.

Moi aussi, j'ai passé

une sale journée. -Nicole m'a quitté.

-Du coup, tu veux que j'emménage

avec toi ? -Quoi ?!

-Désolée, c'était une blague.

-Vous avez remarqué la tête que faisait Denise ?

Elle avait l'air tellement triste.

Non ?

Jakob est un si gentil garçon.

Vous ne trouvez pas ?

Pourquoi t'arrêtes là ? -Descends !

J'ai dis: "Descends !"

Musique douce et intrigante

...

-Attends.

Robert !

...

Ca va aller, mon chéri.

Promis.

On rentre à la maison.

...

...

...

...

...

-Je pensais que l'affaire avait été classée.

-Elle l'est.

-Donc tout va bien.

Alors qu'est-ce que t'as à ruminer comme ça ?

T'es comme ta mère, tu ne lâches jamais prise.

On frappe

-Qu'est-ce que tu fais là ?

J'en peux plus.

*-Maîtrise exemplaire, Mme Rossi, félicitations.

*Quand commencez-vous à La Haye ?

-Dans deux semaines. *-Bravo !

*Je vous félicite au nom de l'ensemble du Conseil fédéral.

-Merci.

Musique douce et intrigante

...

-Ah, Mme Rossi.

-Comment allez-vous ? -Bien.

C'est demain, votre pot de départ. -Hum, hum.

Je me prépare, justement.

Vous comptez venir ? -Evidemment.

-Tant mieux; et Kaegi,

est-ce qu'il vient ?

-Il sera sûrement là.

On a eu une discussion au sujet de cette histoire de Neratom.

Il a encore agi comme à son habitude.

-De Neratom ? -Oui, à cause de son enquête.

Il m'a dit que vous étiez au courant.

-Oui, bien sûr.

Musique de tension

...

-Je suis sûr et certain de l'avoir là-dedans, voyons ça.

Voilà.

J'en étais sûr.

Voyons...

Et voilà, c'est tout bon.

On le tient,

notre pirate !

Il est sur une foreuse de Neratom.

A côté de lui, c'est Armon Todt,

l'artiste du village.

Je savais bien

qu'ils se connaissaient.

Et elle, au milieu,

vous savez qui c'est ?

Elle était déjà jolie

à l'époque, la demoiselle.

Tu la reconnais sûrement, Rosa.

Ce n'est autre que Madame l'avocate fédérale,

cette chère Barbara Rossi.

Musique de tension

...

-Ta présence

souille la maison de notre Seigneur,

sale bâtard.

-Allô ?

Ripped by WQM

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