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Ripped by WQM
-Laissez-moi passer ! Bordel de merde ! Med !
Med !
*-Voiture 3 au rapport. Voiture 3 au rapport.
-Combien avant la prochaine analyse du rythme ?
-10 secondes. -Je t'en prie !
Tiens bon.
-Allez. -Il ne réagit pas.
-Ne nous lâche pas, Med. -Il est en asystolie.
On va devoir arrêter la RCP.
-Non ! Non !
Med !
-Heure du décès,
18h55.
-Non...
Med...
C'est pas possible.
...
...
Voix assourdie. -Lisa ?
Lisa.
...
Que faisait-il là-bas ?
-Il voulait... aller voir des biens immobiliers de plus près.
-Sa femme, tu la connais ?
-On s'était toujours dit qu'on dînerait ensemble un soir...
...
-Oui ?
-Lateesha ? -Oui ?
-Je suis le commandant
Tony Manning et voici le lieutenant Lisa
Armstrong.
Je suis désolé de...
-On peut entrer,
s'il vous plaît ?
-Non...
-Lateesha... -Non...
-Je suis désolée. Je suis sincèrement désolée.
-Que faisait-il là-bas ? -Il voulait vérifier une intuition.
-C'est moi qui lui ai donné l'info. -Il faut refaire son trajet.
Brouhaha. -Attendez ! Pas tous en même temps.
-Qu'est-ce qu'on peut faire, boss ?
-Rien. -Non.
C'est pas possible.
-Une équipe de Manchester va venir enquêter sur la mort de Med.
Ce n'est pas à nous d'enquêter. -Et si les deux affaires
étaient liées ? -Il enquêtait
sur ces biens !
-Laissez la nouvelle équipe faire son boulot.
Rentrez chez vous. Rentrez voir vos proches.
Serrez-les fort dans vos bras.
...
-Maman...
-J'ai appris la nouvelle à la radio.
Ils ont dit qu'un policier avait été tué par un chauffard.
-C'est Med qui est mort, maman.
C'est Med.
Ca va, maman. Je t'assure. Je vais bien.
Je vais bien.
Vibreur. Elle soupire.
-Tu as vu l'heure, Tony ?
*Tu as encore bu ?
-Non.
Non.
*Ecoute, il s'est passé un truc. Tu vas l'entendre aux infos.
Alors...
Je préférais t'annoncer la nouvelle avant.
J'ai perdu un de mes gars.
*Un petit jeune.
Med.
*-Oh chéri, je suis désolée.
-Oui, c'est...
*-Je peux faire quelque chose ? -Non.
Non. J'avais envie d'entendre le son de ta voix.
-Tu penses que ça va aller ?
-Hmm.
Oui.
Ca va aller.
Bonne nuit.
*-Bonne nuit.
...
Fracas.
-Vide !
... -Police !
-Vide ! -Vide !
-Ici, capitaine.
-Vide !
-Commandant, on a trouvé quelque chose.
...
-Med n'était pas qu'un collègue de travail.
Que ceux qui en ont besoin n'hésitent pas à faire appel
à la cellule psychologique.
Si vous voulez prendre un congé exceptionnel,
je comprendrai.
Très bien, même.
Aucun d'entre vous ?
La parole au commandant Pearson de l'unité des incidents graves.
-Merci, Tony.
Nous avons perdu un des nôtres.
Je sais combien la plaie est béante.
Les rapports préliminaires indiquent que la mort
du capitaine Kharim n'était en rien accidentelle.
C'est donc une enquête pour homicide volontaire.
Nous ferons tout notre possible pour élucider ce crime et traduire
le ou les coupables
en justice.
Le commandant Manning a désigné
le capitaine Stewart comme agent de liaison. Vous allez continuer
à enquêter sur le meurtre
de Stephen Marshbrook, nous sur celui du capitaine Kharim.
Mes agents
rencontreront chacun de vous.
Mais pour l'instant, travaillez normalement.
Ne faites pas
attention à nous. -Bon...
Eddie.
Fais-nous un point.
-Med cherchait à en savoir plus sur des biens appartenant
à un promoteur appelé Breakwater.
Les ventes ont été
supervisées par Bradwell et Marshbrook.
Med a inspecté deux immeubles.
C'est en allant voir le 3e
qu'il... s'est fait...
-Il n'y a
aucune caméra
de surveillance dans la rue
où Med est mort,
mais il y en a autour. 4 voitures ont été filmées à l'heure
où il a été renversé et 3 ont été mises
hors de cause. On recherche la 4e, une Peugeot 207. L'équipe
du commandant Pearson
va creuser cette piste et celle
des biens immobiliers. -Capitaine Ryan.
Unité des incidents graves. Notre équipe a effectué
plusieurs descentes ce matin. Les premiers éléments montrent
que les 3 bâtiments abritent ou ont abrité
des trafics. L'immeuble devant lequel le capitaine a été tué
était aménagé en laboratoire
dédié à la fabrication de stupéfiants.
-Ils sont pas d'ici.
C'est un labo de pros. -Et un trafic
à grande échelle.
-Nous savons que le cabinet d'avocats achetait
des biens en lien avec une organisation criminelle.
La société Breakwater cache-t-elle un trafic connu du cabinet ?
Est-ce pour ça que Marshbrook a été tué et son meurtre
est-il lié à la mort de Med ? 2 autres avancées intéressantes.
On a localisé Jamie Marshbrook chez lui à Manchester avec Theo.
Nous ne les avons pas arrêtés, mais nous les interrogerons.
Karen, Clarke, creusez la piste
du Midland Hotel, des fois que l'inconnue vienne au rendez-vous.
Elle était en contact avec Stephen juste avant sa mort.
Les autres,
continuez d'enquêter
sur Breakwater et ses liens avec Bradwell et Marshbrook. Lisa.
J'ai l'accord de la direction.
Tu deviens la référente principale de la famille.
Va leur parler. Tu vas devoir la jouer serrée.
Mets-les au courant pour Med, mais sans leur parler
de cette histoire d'immobilier. Observe leurs réactions.
Les changements de comportement.
-Bien.
-Je dis juste
qu'il faut qu'on la soutienne et qu'on s'assure
qu'elle ne craque pas. Ta mère n'est pas
aussi forte que ça. -Je sais.
-A part ça ?
Tu as pu voir un peu plus ton père ?
-Non.
Pas depuis... Tu sais comment il est.
*-Une bien triste nouvelle pour la police de Morecambe.
*Un agent a été renversé
*pendant son service.
*Le capitaine Kharim avait rejoint
*la police du West Lancashire en 2010 et était en poste
*à Morecambe. Il laisse derrière lui une épouse et une petite fille.
*Les enquêteurs... -Salut, c'est Andy.
J'ai appris pour ton collègue.
Si je peux faire quoi que ce soit, surtout n'hésite pas.
OK ? A plus.
*-...à des tentatives de vol aggravé.
-Merde alors.
Et merde.
-Incroyable. -Une minute.
Y a-t-il un rapport
avec la mort de Stephen ?
-Je ne peux rien dire. L'enquête est en cours.
-On a le droit de savoir. -On n'élimine aucune piste.
On étudie
chaque possibilité. -Il pourrait
y avoir un lien ? -Elle ne peut rien nous révéler.
-Je pose juste la question.
-Je suis désolée pour vous.
Vous devez être effondrée.
-Ca va aller.
Oliver !
Ca ne va pas ?
Ne t'en fais pas.
Tu peux tout me dire.
-Comment il est mort ?
On lui a tiré dessus ? Comme papa ?
-Non.
Non, Oliver.
-Il était gentil ?
-Oui, il était super gentil. Portières.
-Ce que tu as grandi !
C'est moi.
Oliver, c'est Grace.
Viens.
Fais-moi un câlin.
-Ca va aller.
Il fallait bien que tu les revoies.
Dès que c'est fait, on repart. D'accord ?
-Grace ?
-Bonjour, maman.
-Je suis désolée. -Je sais.
-Viens
me faire un bisou.
Comment tu vas ? -Je suis désolé pour vous.
Mes condoléances. -Merci.
-Tu en as mis du temps.
-Je suis là maintenant.
Tu peux remercier mon patron. -Tu te souviens de Frank, papa ?
On était au lycée
ensemble. -Oui.
-Merci.
Merci d'être venu.
Sonnerie.
...
-Lisa. Suis-moi.
C'est Jamie Marshbrook.
Vous êtes rentré le 19 avril et non 15 jours après, le lendemain
de la mort de votre père.
-Je n'avais pas les idées en place.
-Pourquoi avoir caché votre retour
à votre famille ? -On voulait
un peu de temps tous les deux.
On n'est pour rien
dans la mort de mon père !
-Alors pourquoi être partis hier ?
-Je n'avais pas envie de perdre Theo. D'accord ?
-Pourquoi vous l'auriez perdu ?
-Vous ne savez pas ce que c'est.
On s'était construit une vie à nous.
Me retrouver dans cette maison, c'était... insupportable.
Il fallait qu'on parte. -C'était votre idée
ou celle de Theo ?
-Il a dit qu'il s'en irait
de toute façon avec ou sans moi. Alors j'ai...
dit que je partais avec lui.
-Vous vous entendiez bien avec votre père ?
-Je l'aimais.
Mais je ne sais pas si c'était réciproque.
-Pourquoi vous dites ça ?
-Il n'a jamais réussi à...
A nous regarder en face.
Theo et moi.
Maman disait qu'il se ferait à l'idée, mais...
Il n'en aura pas eu le temps.
-Je voulais me barrer.
-Pour fuir quoi ?
-Toute cette histoire.
Cette baraque.
Cette famille.
-Ca inclut Jamie ?
-Je suis coincé.
C'est pas le moment, hmm ?
Si vous saviez comment il est.
Il est incapable d'affronter la réalité.
A la moindre dispute, il se ferme comme une huître.
Ou il s'effondre.
Je ne peux pas le quitter maintenant.
Pas comme ça.
Ne lui dites rien.
Ne lui racontez pas
ce que je viens de dire.
-Tu en penses quoi ?
-Je pense qu'ils disent la vérité.
-Oui.
Stew a vérifié leurs antécédents,
leurs comptes bancaires, leur boulot, tout concorde.
C'est quoi,
leur problème, dans cette famille ?
-Oh. Vous avez du nouveau ?
-Non. On n'en sait pas plus que vous.
-(J'ai pas beaucoup de temps. C'est un boulot de dingue !)
-Pourquoi tu es venu ?
-Je ne peux pas rester là à attendre : un policier
s'est fait tuer ! -Tu n'y es pour rien. Trésor.
Ecoute-moi.
Ca ne change rien du tout. Tant que tu ne fais pas l'idiot.
C'est notre avenir dont il est question, Mark. Ne l'oublie pas.
Ce cabinet, toi à la tête de la boîte,
c'est ce dont tu as toujours parlé.
Fais ce que t'a dit ton père. Laisse tomber Breakwater.
D'accord ?
...
-Une Peugeot 207.
Comme la 4e voiture repérée.
Sûrement celle qui a tué
Kharim, mais il n'en reste pas grand-chose. Une équipe est dessus,
mais les traces auront été effacées.
Et avec les immeubles, ce n'est pas mieux. Pas une empreinte.
Rien de rien. On est bons pour tout examiner
à la loupe.
J'aimerais qu'on compare nos notes pour que tout soit clair.
-Je t'écoute. -Alors donc...
Le capitaine Kharim était l'agent de liaison auprès de la famille
de la victime. -Exact.
-Pourquoi,
excuse-moi, c'est pour y voir plus clair,
pourquoi s'intéressait-il à ces biens immobiliers ?
-Ils nous semblaient liés à l'enquête.
Le cabinet d'avocats a supervisé
leur acquisition. -Ce n'était pas à lui
de s'occuper de ça. -On met tous la main à la pâte.
-Je connais ça.
Les réductions d'effectifs
sont une plaie. -Et comment ! Donc Med a décidé...
-Attends. Il agissait de sa propre initiative ?
-Non. Il ne faisait qu'obéir à mes instructions.
Je le lui avais demandé.
-Ton registre le confirmera ?
Celui de l'enquête ? -Eh bien...
C'est une affaire sensible qui avance très vite. Du coup...
-Je comprends. Bien sûr.
Raison de plus pour s'assurer que chaque action est autorisée.
-Oui.
Oui, évidemment.
-Lisa.
Quelqu'un pour toi.
-Mark ?
-J'ai quelque chose à vous dire.
-Montrez-nous la chambre,
s'il vous plaît. -On perd notre temps.
-Ferme-la. On attend de voir si elle se pointe.
Ca va,
Eddie ? -Oui.
Le truc, c'est que... c'est moi qui ai signalé
à Med la vente de ces immeubles.
C'est moi qui lui ai filé
le dossier. -Eddie.
Ecoute-moi.
Ce n'est pas ta faute.
-Ces papiers...
dans le barbecue...
C'était moi.
C'est moi qui les ai brûlés.
-Pourquoi ?
-Ils concernaient une société immobilière, Breakwater.
C'est une société avec laquelle travaillait Stephen.
Mais il y avait quelque chose de pas net.
-Pas net ? Comment ça ? -Eh bien...
Par exemple, Stephen recevait un appel et baissait la voix
ou partait en rendez-vous sans me tenir au courant.
Il me mettait à l'écart. -Vous l'avez interrogé
sur Breakwater ? -Evidemment.
Il m'a dit de me mêler de mes affaires.
Je me suis dit qu'il fallait que j'en parle à mon père.
C'est pour ça que j'avais les documents ce jour-là.
Ensuite...
Ce qui est arrivé est arrivé.
Il y avait des policiers partout dans la maison et j'ai paniqué.
-D'accord. Pourquoi nous en parler tout à coup ?
-A cause de votre collègue.
De Med.
Parce que... si Stephen a fricoté
avec des individus louches
et que c'est le genre de malfrats qui sont...
prêts à tuer
un policier...
Je veux
seulement que ça s'arrête !
Parce que là, on parle de ma famille.
-Vous vous entendiez comment, Stephen et vous ?
-Très bien.
On collaborait de façon étroite.
-On avait cru comprendre que vous aviez eu un conflit
à cause d'un contrat. -Non ! C'était juste...
une divergence. J'ai apporté une affaire
qui me semblait viable à mon père.
Stephen n'était pas d'accord. -Votre père
s'est rangé du côté de Stephen ? -Ce n'était pas...
C'était uniquement professionnel.
-Qui était au courant pour Breakwater ?
Vous avez dit que vous vouliez en parler à votre père ce jour-là.
-Oui. -Vous l'avez fait ?
-Mon père perd un peu la tête et n'est pas toujours conscient
de ce qu'il dit.
-Et qu'a-t-il dit ?
-Il était déjà au courant.
Il savait que Stephen
trempait dans un truc pas net.
Il savait pour Breakwater.
-Je ne suis pas au courant. C'est Stephen qui gérait ce compte.
-Vous n'en parliez pas ?
-Pourquoi ces questions ? -On étudie toutes les hypothèses.
Tout ce qui pourrait nous aider... -Je vous l'ai dit.
Je m'étais mis en retrait du cabinet depuis 2 ans.
Je suis navré. Je vous aurais aidés si j'avais pu.
-Ca va, Lisa ? -Oui, salut.
-Lieutenant
Armstrong.
Je peux vous parler ?
Rien de formel. -Oui. Pas de souci.
-Vous avez collaboré étroitement
avec le capitaine Kharim ? -C'est exact.
-Comment décririez-vous votre relation ?
-Elle était bonne. On formait une bonne équipe.
Il faut du tact pour être agent de liaison.
Ce n'est pas donné à tout le monde.
Lui était doué.
-Vous avez...
un fort esprit d'équipe ici.
-On est bien obligés.
-Vous vous soutenez
mutuellement ? -Bien entendu.
Ecoutez, je...
Vous cherchez à savoir quoi ?
-J'essaie d'avoir une vue d'ensemble de la situation
et des personnalités impliquées. -Les personnalités ?
-De toute évidence,
s'il y a eu quoi que ce soit dans la conduite de l'enquête
ou dans celle d'Ahmed... -Med. Il était irréprochable
dans tout ce qu'il faisait. C'était un pro fier de son travail
et il le faisait bien.
-Et le commandant Manning ?
De toute évidence, il est sous pression.
-Un de ses agents a été tué. -Je sais bien.
Mais même en tenant compte de ça.
Je connais Tony depuis des années. C'est un type réglo, mais...
je sais quand il me raconte des bobards.
Alors...
Entre nous... Il va bien ?
Est-ce que...
Il aurait des problèmes d'ordre privé ?
-Le commandant ne se répand pas sur sa vie privée.
Il ne la laisse jamais entraver son travail.
-Hmm.
...
-Bonsoir. -Bonsoir. Mme Smith.
Chambre 322.
Merci.
Vibreur. -Oui ?
-C'est n'importe quoi.
-Bonsoir.
*-On perd notre temps. -Encore une petite heure.
-Elle ne viendra pas.
-Au nom de...
-Attends.
Une seconde. -Je vérifie
le numéro de chambre. -Merci.
-Chambre 312.
-Elle est là.
*A nous de jouer. -Entendu.
...
Capitaine Hobson.
Nous enquêtons sur le meurtre de S. Marshbrook. Suivez-nous.
-Où avez-vous connu Stephen, Madeline ?
-Au travail. J'étais l'une des collaboratrices du cabinet.
-Que s'est-il passé ? -Ca n'a pas marché.
-Le poste ou Stephen
et vous ?
-Les deux.
-Ca date de quand ?
-Il y a 10 ans.
C'était compliqué entre nous.
C'était un homme marié.
-On sait que vous avez contacté Stephen en début d'année
et que vous deviez vous revoir.
Dans quel but ? -Vous êtes revenue pour cela ?
Pour reprendre
votre liaison ? -Non.
-Vous aviez rendez-vous à l'hôtel.
-C'était une idée de Stephen. C'est lui qui l'a réservé.
-Vous êtes revenue
pour quoi ? -Pour Oliver.
-Oliver ?
-C'est mon fils.
-La famille n'en a jamais parlé ? -Pas une seule fois.
Si on en croit Madeline, elle traversait une mauvaise passe,
avait des problèmes psychiatriques.
Elle souffrait d'un trouble anxieux et Stephen en aurait profité
pour lui retirer Oliver. En tout cas c'est ce qu'elle dit.
Elle a suivi un traitement
et repris contact l'an passé avec Stephen.
Les SMS que tu as trouvés.
Madeline exigeait un droit de visite.
-Y a-t-il eu une procédure officielle d'adoption ?
-Il faut vérifier.
-Trouvez un maximum d'infos sur Madeline Hookway.
Lisa, vois si la famille était au courant.
-OK. -Quoi de neuf
de ton côté, Stew ?
-Breakwater est une société offshore.
Son compte est domicilié sur l'île de Man.
On a demandé la production des pièces
pour savoir qui le détient.
-Donc on veut savoir si la mort de Marshbrook est liée à ça.
Est-elle liée à ses fréquentations et aux sociétés qu'il représentait
ou est-ce une affaire personnelle ?
On sait qu'il a eu un enfant naturel.
Quel secret avait-il encore ?
Et qu'est-ce que sa famille nous cache d'autre ?
...
Hé, Lisa.
Comment on a pu louper ça ?
Comment se fait-il que Med et toi n'étiez pas au courant ?
-Ni les services sociaux ni la famille ne nous ont rien dit.
On ne pouvait pas savoir.
-On a l'air de quoi ?
Là, il est tard.
On verra demain. -Non...
-Rentre chez toi.
-Ca ne me regarde pas, mais...
-Ca ne te regarde pas.
Ecoute...
Oui, d'accord, c'est vrai.
On traverse une mauvaise passe avec Helen
depuis que nos enfants ont déménagé.
Mais je gère. Ca va s'arranger.
-Vous voulez en parler ?
-Non.
Allez, rentre chez toi.
-Bonne soirée.
-Oui.
*-Tu fais chier,
Andy, j'ai pas le temps. *-Je sais, vous êtes sur les dents
et tu crois pouvoir tout faire seule,
*mais t'es pas obligée. Je suis là, moi.
Je peux t'aider ?
*Faire manger les enfants ?
*-Ecoute, c'est pas le moment. On en reparle.
-OK, pas de problème. Lisa raccroche.
...
Salut.
-Qu'est-ce que tu fous là ?
-Mmm, quel accueil. Me laisse pas dehors. Mate ce que j'ai acheté.
Bouge.
Ca va, Rob ?
-Oh, salut.
C'est quoi, le plan ? T'as prévenu maman ?
-Justement, elle va finir tard.
Du coup elle m'a dit de vous faire à dîner.
-On est assez grands.
-Je sais bien.
Mais ça rassure votre mère. -De toute façon, je sors.
-Et moi,
je vois Claire.
-OK.
Avant que vous sortiez,
je fais à manger.
-Sans façon.
-Hé. Je suis
un vrai cordon-bleu. -Depuis quand ?
-J'ai appris sur le tas.
T'inquiète.
Alors ?
Ca vous dit ?
-Si tu y tiens.
-Fais péter.
-OK. Euh... Alors...
Elle sonne.
Soupir.
Oh ?
Bonsoir. -Euh...
Je venais faire un coucou aux enfants et voir s'ils avaient
de quoi manger. -Ca va.
Lisa m'a demandé de m'en occuper. Mais dînez avec nous.
Roulés à la saucisse et frites ? -Non. Non. Merci.
Ca met l'eau à la bouche, mais ça va aller.
-C'est vous qui voyez.
-Bon bah... Je... -Oui.
Elle frappe.
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Je sais que vous avez déjà un agent de liaison.
Je ne suis pas là en tant que flic. Mais en tant qu'amie.
-On se connaît à peine.
-Je sais. Pardon. Ce n'est pas ce que je voulais dire.
En tant qu'amie de Med.
-Il était trop beau en uniforme.
J'étais dég quand il est passé enquêteur !
Mais lui, il était aux anges.
C'était toute sa vie, ce boulot.
Ca le passionnait.
Il adorait ses collègues.
Il parlait de vous non-stop.
C'était toujours "Lisa ci, Lisa ça..."
J'étais limite jalouse.
-Il n'y avait pas de quoi !
-Je sais...
Je sais.
N'empêche que c'est vrai.
Il vous trouvait super.
...
-C'est moi !
-Ca va ?
-Qu'est-ce que tu fais là ? -Je suis venu voir Rob
et Abbie et j'ai fait à dîner.
Ca pose un... -Où sont-ils ?
-Euh...
Abbie est sortie avec des copines et Rob voyait Claire.
Viens. Installe-toi.
-Je suis chez moi !
-Je disais ça comme ça. -Je fais
comme chez moi ? -Oui.
Affale-toi. Laisse-moi...
-Que je te laisse quoi ?
-M'occuper de toi.
-C'est un peu tard.
-Je te l'ai dit, t'es pas forcée de tout faire
toute seule. Mange un bout. Tu dois être morte de faim.
-Non.
Je ne veux rien. -Je peux faire des frites.
Et...
Des roulés à la saucisse.
Avec du ketchup.
-Allez, d'accord.
-Génial.
Alors ?
Ca a été, ta journée ?
Oh... Je suis con. -C'est pas grave. C'est juste...
que j'ai pas envie d'en parler.
J'ai pas envie de parler boulot.
-Moi, pareil. Le soir, j'ai pas du tout envie de parler toitures.
Ils rient.
...
...
-Tu es venu signer les papiers ?
-Non.
-Je n'ai rien à te dire.
-Arrête. Laisse-moi entrer.
-Tony, je sais que tu vis une période difficile.
Mais on en a déjà discuté. Tu ne peux pas te pointer et faire
comme si de rien n'était. -C'est ma baraque, bordel !
Andy décapsule des bières.
-Je sais
que tu veux pas parler boulot, mais... C'est pas ta faute.
T'y es pour rien.
T'aurais rien pu faire. -Oui.
Je sais bien.
-Et t'as pas besoin de faire semblant.
C'est moi, tu sais.
Je te connais, Lisa.
-Je ne peux pas m'empêcher de penser aux gosses.
Ils feraient comment si c'était à moi que ça arrivait ?
-Oh... Viens, allez.
Approche. Viens là.
Lisa sanglote.
...
... Tu ne risques rien.
... Ca va aller, Lisa.
... Lisa.
Hé.
... Lisa.
C'est moi.
Lisa...
Je suis là.
Ripped by WQM
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