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Original subtitles

O� est la fille ?

Te noie pas maintenant. Faut qu'on cause.

Tue-le.

Tue-le maintenant, Jonathan.

Tue-le, Jonathan.

Concentre-toi sur ma voix.

Tu vas ressentir une douleur fulgurante.

Puise de l'�nergie dans cette douleur.

Tu descends plus profond.

Tout va bien se passer.

Non... Je veux pas...

Tu te rappelleras la raison de ta pr�sence ici.

Non. Ne vous inqui�tez pas.

Ne vous inqui�tez pas.

�a va aller.

- O� suis-je ? - Tout va bien.

Vous �tes dans un h�pital.

Non... Tout va bien.

On s'occupe de vous.

Tout va bien. On s'occupe de vous.

Je vous en prie... Qui �tes-vous ?

D�tendez-vous. Du calme.

Je suis en plein r�ve.

Non.

L�chez-moi !

L�chez-moi, bordel !

Tout va bien. D�tendez-vous.

Qu'est-ce que vous faites ?

Vous �tes pas r�els...

Qu'est-ce que vous faites ? L�chez-moi !

Mais l�chez-moi !

Qu'est-ce que vous faites ?

Je vous dis de me l�cher !

O� est-ce que je suis ?

Ici, c'est M�decins Pour Tous.

Pour certains, on est en Isra�l, pour d'autres, en Palestine.

Ce sont deux personnes d'un kibboutz qui vous ont amen�.

Ils vous ont trouv� sur le bord de la route.

Vous aviez un sac avec votre passeport,

votre t�l�phone portable

et d'autres petites choses.

Kuloramine.

C'est un anesth�siant, utilis� principalement en Afrique

comme s�datif pour animaux.

Il a �t� interdit en Am�rique et en Europe.

Il a de graves effets secondaires.

Pourriez-vous me dire comment �a a atterri dans votre sang ?

J'ai re�u une fl�chette dans le dos, tir�e par un homme.

Qui me poursuivait.

Il s'�tait habill� comme un juif hassidim.

Vous avez utilis� la kuloramine comme une drogue r�cr�ative ?

Non.

O� vous rendez-vous ?

Au Congo.

Pour un projet de recherche.

Et quel est le sujet ?

La g�n�alogie.

Content que tu coop�res enfin.

Alors... les diamants �taient dans les bagues, pas vrai ?

Oui. Il y avait une deuxi�me bague.

Un deuxi�me anneau, � vrai dire,

� l'arri�re de l'aile de la cigogne.

Avec un tr�sor dans chacun d'eux.

La baisse du nombre d'oiseaux �tait s�rement due au fr�re de Sarah.

Il volait les diamants, je crois.

J'en ai trouv� un.

- Un seul ? - Oui.

Un souvenir qu'elle m'a laiss�.

- Sarah s'est enfuie avec le reste ? - Oui.

Elle devait avoir besoin d'argent.

�a repr�sente une fortune.

Pourquoi tu ne m'as pas parl� de l'hypnose ?

C'est-�-dire ?

De la machine, chez Bohm.

Vous avez furet� partout, hein ?

Il a profit�

que j'�tais fragile... � cette �poque.

Je doute qu'il savait ce qu'il faisait.

Bohm savait exactement ce qu'il faisait.

Il s'est servi de toi pour son trafic.

On reste en contact.

Entendu.

D'apr�s les r�sultats, la compatibilit� est id�ale.

F�licitations.

Il parle de faire un voyage en Afrique centrale.

- Il veut aller en Afrique ? - Oui.

Eh bien, qu'il vienne.

- Je le lui dis. - Non, ne lui dites rien.

Nous le contacterons, au besoin.

Bien.

Merci, docteur.

Et une fois encore, f�licitations.

- Merci. - Au revoir.

Comment vous sentez-vous ?

Beaucoup mieux, aujourd'hui.

Je recommence � me sentir moi-m�me.

Tant mieux.

Merci pour votre aide.

Dans ce cas, vous pouvez partir.

Mais �coutez :

t�chez de vous m�nager.

Arr�tez �a.

� qui tu crois parler ?

Je peux vous aider ?

Britannique ?

J'aime les Britanniques.

Ne panique pas.

Je viens te souhaiter la bienvenue.

Je...

ne suis pas du tout int�ress�.

Je m'appelle Victoria.

Gabby !

Vicky !

Je voudrais te pr�senter un ami.

Une seconde.

Lui, c'est mon fr�re.

Gabriel. Mais mes amis m'appellent Gabby.

Enchant�.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

J'ai un client. Je l'attends.

Non, �a va. Merci.

Pour quoi que ce soit, demande � Gabriel.

Compris ?

- 6 heures ? - Oui.

Imamba, c'est pas tr�s loin. On peut y �tre

cet apr�s-midi.

Tu viens bosser ici comme m�decin

ou pour une ONG ?

Je fais un voyage de recherche.

Et petit, je vivais ici.

Au Congo ?

Tu... as grandi au Congo ?

- C'est pas correct. - Ah bon ?

- C'est pas correct. - Il faut dire quoi ?

J'ai toujours dit "un petit pois".

- C'est pas correct. - Merde !

- T'en fais pas, �a va revenir. - Esp�rons.

- Comme plein d'autres choses. - Je l'esp�re.

J'ai quelques achats � faire.

Quoi, par exemple ?

Tu verras ici tout ce qu'il y a � voir.

Kuloramine

Revenez dans 20 minutes.

Il faut partir maintenant, si on veut aller � Imamba.

C'est superbe.

Vous verrez, M. Kleinfeld : le quartier est tr�s calme.

Loin de l'agitation de la ville.

Parfait.

Je m'inqui�tais.

Je vais bien.

Je voulais vous parler. Je crois...

Je crois que je n'ai pas �t� juste, l'autre jour.

� propos de Sarah.

Oui... Je ne pense pas qu'elle soit impliqu�e, l�-dedans.

Non.

Je pense juste qu'elle a eu peur.

Elle a eu peur et elle s'est enfuie.

Elle est troubl�e.

Elle a v�cu un tas de traumatismes, ces derniers temps.

Oui... Je ne crois pas...

avoir �t� juste � son sujet.

O� je suis ?

Je rentre chez moi.

D'accord. Oui.

Oui. �videmment.

Au revoir.

Allons-y.

On y va.

C'est quoi, �a ?

Une pr�caution.

Tu veux �tre en s�curit� ?

T'inqui�te pas.

En route.

- Tu l'as toujours avec toi ? - Bien s�r.

C'est juste une pr�caution, Jonathan.

Bienvenue � Imamba.

Fais attention : c'est un peu glissant.

On est en s�curit� ?

- On est en s�curit�, ici ? - Bien s�r.

On craint rien.

- T'inqui�te pas. - D'accord.

- Et puis, t'es l�. - � l'aise.

J'ai une question.

Ton s�datif pour animaux, c'est pour quoi faire ?

Tu veux aller chasser ?

Alors...

L'imb�cile.

Alors, c'est pour quoi faire ?

C'est pour mettre dans mon th�. J'aime pas le lait.

Bon. Ton gars, il sera l� ?

Oui, il sera l�. C'est un peu l'archiviste local.

L'archiviste local ?

Par ici.

Il y a 21 ans, un m�decin vivait ici,

avec sa famille.

Ils tenaient un dispensaire.

Il y a eu un grand incendie, et...

... toute la famille ou presque est morte.

Il s'en souvient.

Pouvez-vous nous montrer o� ils vivaient ?

Qu'est-ce qu'il dit ?

Bonne nouvelle : il peut nous y emmener.

Demande-lui ce dont il se souvient de la famille qui vivait ici.

C'�tait un m�decin.

Autrefois, il vivait ici.

Les gens du village l'adoraient, parce qu'il les aidait.

Ce docteur avait du c�ur.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je trouve �a tr�s triste, le fait...

qu'on puisse d�truire un foyer comme �a...

Non, c'�tait un accident.

Non. En 1991,

les rebelles ont attaqu� la maison, qui a pris feu.

Ils ont incendi�...

cette famille pendant leur sommeil.

En 1991 ? Non.

Je t'assure qu'en 1991, il n'y avait pas de rebelles dans le pays.

Mobutu dirigeait sans partage.

Une bouteille de gaz a explos�.

Un grand feu... L'explosion a ras�

toute la maison.

Le m�decin et sa famille... Boum ! Tous morts.

Les flammes �taient trop importantes.

Un accident ?

Oui. Pas de survivants.

Vous en �tes s�r ?

Qui a men� l'enqu�te ?

Le chef de la police : M'Diaye.

C'est lui qui a men� l'enqu�te.

Jonathan,

tu connaissais ces gens ?

Pas vraiment.

Jono, o� tu vas ? Je dois ramener mon oncle.

J'ai trouv� un h�tel.

Il va pleuvoir. Il vaut mieux bouger.

Est-ce que �a va ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu fais quoi, l� ?

Tu vas quand m�me pas t'injecter ce s�datif ?

C'est pour les animaux, tu sais.

On est tous des animaux.

D'apr�s le vendeur, si on en met trop,

�a peut tuer un �l�phant.

Imagine l'effet sur toi.

�a va. Garde juste un �il sur moi.

Non ! �coute...

Tu sais quoi ?

Je peux t'emmener chez le N'ganga,

le gu�risseur. Il a ce qu'il faut.

Son rem�de te fera pas de mal.

Il a des plantes m�dicinales...

Veille sur moi.

Veiller sur toi ? Tu vas mourir !

Mais t'es qui, toi ?

J'essaie de le d�couvrir.

Si une surdose tue un �l�phant, qu'est-ce qui va t'arriver ?

Tout va bien.

La bonne... la mauvaise dose...

c'est plus que pour un singe et moins que pour un chien.

Parce que je suis plus qu'un singe et moins qu'un chien.

"Plus qu'un singe, moins qu'un chien" ?

Mais �a, c'est pour les animaux !

�a va te faire quoi ?

De l'eau.

Tu veux de l'eau ? D'accord.

Pour ta t�te. Bon.

�a va ?

Tu veux boire de l'eau ?

De l'eau sur ton front...

Jono !

�a va ?

Tu as dit quelque chose ?

Va-t'en.

"Va-t'en" ?

Laisse-moi tranquille.

Tu veux que je parte ?

Je vais te dire : t'es qu'un connard !

Je te laisse seul. Je m'en vais !

De graves effets secondaires !

Tu vas mourir !

Te noie pas maintenant. Faut qu'on cause.

Je m'appelle Hank. Je suis un tueur � gages.

Pour la plupart de mes contrats, j'utilise... la kuloramine.

�a tue un �l�phant, mais avec la bonne dose,

entre pour un singe et pour un chien, �a fait parler les gens.

Va-t'en.

Tu veux que je te laisse ?

Tu descends plus profond.

Plus profond.

� pr�sent, laisse ta respiration

se synchroniser avec le son.

Concentre-toi sur le son.

Concentre-toi sur la lumi�re.

Si tu as saisi,

serre le poing.

Je vais compter jusqu'� 10.

Va-t'en.

Tu veux que je parte ?

Maintenant, concentre-toi, Jonathan.

- Va-t'en. - Bien.

1...

2...

3...

4...

5...

6...

Je suis pas l� pour �a !

Laisse-moi tranquille.

7...

8...

Va-t'en.

Je ne sais toujours pas

ce qui est arriv� � ma vraie m�re.

Je veux que tu rencontres ton pass� pour te conna�tre compl�tement.

Fredrik...

Ch�res et tendres s�urs

� quoi ressemblera ma vie ?

Mes jours seront-ils des heures �gren�es en chapelets ?

Une p�le lueur d'espoir Continue de briller

O� que je regarde

Une p�le lueur d'espoir Continue de briller

O� que je regarde.

M'Diaye.

Non, Willem ! �loigne-toi !

M'Diaye.

Tu as besoin d'un m�decin.

Mais �a va aller.

�a va, Jonathan ?

Je dois voir M'Diaye.

Non. Il est gouverneur, d�sormais. On peut pas le voir.

D'accord ?

Le gouverneur.

Je veux... voir le gouverneur.

Tu as besoin de repos.

Je dois le voir tout de suite.

Non, ce serait dangereux.

Pour savoir ce qui s'est pass�.

Pour savoir ce qui s'est pass�, bordel !

Je veux voir le gouverneur tout de suite !

Jonathan, qu'est-ce qui te prend ?

Tout doux !

Je veux... le voir en personne.

Qu'est-ce que tu me fais ?

Je dois le voir en personne.

Tu veux le voir en personne ?

Jono...

Je n'aime pas cet endroit.

�a pue la contrebande de diamants.

On nous a pas fouill�s ?

T'es blanc, et ils fouillent pas les Blancs.

Vous devez �tre

Elena Alexander.

Vous devez �tre Elena Alexander.

Isaac a d� partir aujourd'hui pour Tel Aviv.

Il est sur une grosse affaire. La terre sacr�e...

Isaac ? Il a attrap� la grippe d'un coup.

Mon fr�re a la grippe. Isaac est mon fr�re.

On est associ�s.

Je suis Wilhem Kleinfeld.

On va faire un super deal.

Petite salope.

Vous devez �tre Elena Alexander.

Wilhem Kleinfeld.

Isaac s'excuse

platement : il est au bureau. Je vais vous y conduire,

si vous voulez bien me suivre.

Je ne vous avais jamais vu ici.

Mais moi non plus !

D'habitude, je suis au fond.

Je peux vous y conduire ?

Je ne vais pas vous attacher !

D'accord.

Votre journ�e fut bonne ?

Excellente. Merci.

C'est loin ?

Non. Anvers est une petite ville.

Fais pas �a ! Jono !

Je dois voir le gouverneur.

Je vous en prie.

Il est occup�.

Juste dix minutes.

Retourne � la voiture.

Qu'est-ce qu'il te faut ?

C'est de l'argent que tu veux ?

Je suis citoyen britannique.

Retourne � la voiture.

C'est le seul moyen que j'aie. Je vous en prie !

Laisse-moi faire. Retourne � la voiture.

Baissez votre arme.

Du calme.

Je vous en prie.

Vous permettez ?

Baissez votre arme, s'il vous pla�t.

Que d�sirez-vous ?

En 1991, vous avez enqu�t� sur l'incendie

de la maison de Paul Antioche.

�coutez. Il faudrait vous calmer.

Je ne comprends pas un tra�tre mot.

En 1991,

vous avez enqu�t� sur le meurtre

de Paul Antioche

et de sa famille.

Leur maison a �t� incendi�e.

Je veux conna�tre les conclusions.

Je vais vous dire ceci :

apr�s l'enqu�te...

j'ai conclu � un accident.

Nous avions trouv� trois corps calcin�s,

dont celui d'un enfant.

Si vous voulez savoir,

je penche pour un incendie volontaire.

Mais impossible de d�masquer l'auteur.

Alors, nous avons clos l'enqu�te.

D�tendez-vous.

Jongola.

Apporte-moi du caf�, veux-tu.

Baissez votre arme. Je vous en prie.

Vous effrayez mes filles.

La vie est une chose merveilleuse.

La violence...

est tout le contraire.

� ce propos...

Qui es-tu ?

Putain ! Mais t'es qui ?

J'essaie de le d�couvrir.

R�ponds-moi !

J'en sais rien !

Comment �a, "un incendie volontaire" ?

La vie est une chose merveilleuse.

La violence...

est tout le contraire.

R�ponds-moi !

Bordel de merde !

Apporte-moi ce t�l�phone.

Lui-m�me.

D'accord.

Kees Sonderman.

Il a travaill� avec votre p�re.

200 kilom�tres de Soko.

Je l'avertirai de votre venue.

La prochaine fois que vous avez une question,

appelez avant de venir me voir.

Je viens d'avoir Jonathan.

Vous me mentez.

- Je ne vous mens pas. - Si, vous mentez.

Je vous en prie...

je dois aller aux toilettes.

O� sont les diamants ?

Je vous l'ai d�j� dit,

je ne les ai pas.

Dis-moi o� sont les diamants !

Laissez-moi y aller.

Je vous en prie !

O� sont les diamants ?

C'est Jonathan qui les a.

O� sont les diamants ?

Je vous en prie...

Bon Dieu...

� gauche.

� droite.

Avance !

Tu me prends pour un con ?

Fais pas de b�tises.

Magne-toi !

Vous avez tu� mon fr�re ?

Je le connais m�me pas, ton fr�re.

Active !

D�p�che-toi !

C'est moi qui ai tous les diamants.

Je vais vous les donner.

- T'as fini ? - J'arrive.

T'as fini ?

Je t'aurai !

La maison est verrouill�e.

Je t'abattrai pas.

Mais donne-moi les diamants.

Je peux vous aider ?

Je viens voir M. Sonderman.

Qui �tes-vous ?

Willem Antioche.

Venez.

Toi, reste ici.

Attendez ici.

Antioche.

Bel endroit que vous avez l�.

Ouais, c'est beau. Tr�s beau.

Levez les bras, �cartez les jambes.

- Allez ! - Pardon ?

Levez les bras.

- C'est mon t�l�phone. - Je vois �a.

Vous le r�cup�rerez peut-�tre.

C'est un ami de la famille. Tout �a est vraiment utile ?

Vous formalisez pas. C'est la proc�dure.

Suivez-moi.

Par ici.

Venez.

Par ici.

Allez, venez.

M. Sonderman ?

M. Willem Antioche.

Je suis d�sol� de d�barquer � l'improviste.

Vous devez me prendre pour un fou.

Vous avez connu mes parents.

Il me semble bien que oui.

"Willem" ?

Jonathan, aujourd'hui.

Vous avez chang� de pr�nom ?

Un choix de mes parents adoptifs.

Apr�s l'incendie...

Mes souvenirs commencent l�. Avant...

j'aimerais que �a me revienne.

Eh bien, Jonathan,

tu es devenu un beau jeune homme.

Que penses-tu de ma derni�re passion ?

Eh bien...

Oui...

Je ne vais pas � la p�che aux compliments.

Eh bien, oui... Vous...

�a turbine fort, l�-haut, pour vous.

C'est...

... puissant. J'avais jamais rien vu de pareil.

Une interrogation, quant � notre place...

et � notre fa�on de s'int�grer dans l'univers.

"D'o� venons-nous ? O� allons-nous ?" Donc...

... c'est puissant.

Eh bien, de mon point de vue,

c'est comme si je m'adressais

� un �tre...

dont le niveau de conscience serait bien sup�rieur au mien...

uniquement de fa�on non verbale.

Et c'est complexe

� expliquer, parce que...

l'h�misph�re droit du cerveau ne le saisit pas.

Oui...

C'est un peu... comme un crop circle.

Je t'ai fait pr�parer

une chambre.

On parlera davantage durant le d�ner.

Au d�ner ?

Je tiens � terminer.

Je me demandais... On pourrait peut-�tre...

discuter tout de suite, si c'est...

Quelqu'un m'attend dehors, donc...

Plus tard.

D�ner � 19 h. Je passerai vous chercher.

O� est mon chauffeur ?

� l'ext�rieur.

O� veux-tu en venir ?

Cette partie, on l'a d�j� jou�e hier.

Tu as l'air de bonne humeur.

Je sais ce que tu ressens...

...� quel point tu veux sortir de l�.

J'ai une surprise, pour toi.

Cela ne va plus �tre tr�s long.

Encore un peu de patience.

Un tout petit peu de patience.

Presse ma main, pour me dire que tu as compris.

J'attends.

Ne joue pas au con avec moi.

L'indispensable est aliment� par batteries.

M. Sonderman, voici M. Antioche.

Entrez.

Viens t'asseoir.

Une nouvelle panne de courant...

Le groupe �lectrog�ne est vieux.

�a �conomise du combustible.

- Voici. - Merci.

Mille mercis pour votre hospitalit�.

Normal : tu viens de loin.

Tu aimes ta chambre ? Restes-y tant qu'il te plaira.

Rien ne presse. Fais ici comme chez toi.

Tu d�sires du vin blanc ?

Je pr�f�rerais de l'eau, si possible.

Bon.

Ravi de te conna�tre.

O� vis-tu, habituellement ?

En Angleterre.

Pr�s de Londres.

Tu as grandi l�-bas ?

J'y �tais en pension.

Depuis l'�ge de 9 ans.

J'ai grandi dans diff�rents endroits.

Comme je vous l'ai dit,

c'est ma plus jeune enfance...

qui me manque.

Surtout la nuit de l'incendie.

Oui...

Ta m�re �tait une femme d'une grande beaut�.

Un peu folle,

mais ce n'est pas n�cessairement un d�faut.

Je n'ai mis la main sur aucune photo d'elle, mais...

j'ai trouv� ceci.

C'est Fredrik. Je...

Je n'avais jamais vu cette photo.

Je peux la garder ?

�a va de soi.

Tu avais une meilleure constitution.

Et tu faisais preuve... de courage.

Lui �tait simplement... diff�rent.

Vraiment quelqu'un d'unique.

Il �tait faible, de naissance.

Il avait une malformation cardiaque cong�nitale.

Quand ton p�re l'a d�couvert,

il a d�cid� de devenir le meilleur chirurgien

du c�ur au monde.

Et je peux t'assurer... que j'ai fait la m�me chose.

Tu aimes les fruits de mer ?

Navr�... �a a l'air d�licieux,

mais � vrai dire, je suis v�g�tarien.

Serais-tu tent� par des cr�pes ou une omelette ?

Oui, une omelette, ce serait...

Je peux vous apporter des chips ou, peut-�tre,

une salade d'avocats ?

Une salade, ce serait merveilleux.

Tu ne manges jamais de viande ?

J'ai choisi de ne plus manger...

un �tre vivant...

pour rester en vie.

Et une chatte bien vivante ?

Oui... Je suppose...

... que ce plat est meilleur servi chaud.

Ce doit �tre une torture, d'�tre v�g�tarien.

Mais �a a d� t'enseigner le sacrifice.

J'ai une question :

est-ce que tu donnerais ta vie

pour quelqu'un que tu aimes ?

Accepterais-tu de mourir par amour pour quelqu'un ?

Ta m�re s'est sacrifi�e.

Elle t'avait sauv�.

Fredrik a besoin de ton c�ur.

Fredrik ?

Tu m'entends ?

Tu iras nulle part.

Je peux t'apporter des chips

ou une salade d'avocats.

Ou alors, une omelette.

Emm�ne-le.

Pr�pare-le.

C'est quoi, l'histoire ?

Tu es mort.

Il a vol� le c�ur de mon fils.

- Tu m'as envoy� en enfer. - C'est l� que je vis.

Toi seul pouvais l'approcher.

Pourquoi moi ?

Car tu es son fils.

Assez.

Concentre-toi.

Mon p�re a greff� � Max le c�ur de son fils.

Je te crois pas !

Putain ! Je te crois pas !

- Dis-moi la v�rit�. - J'ignore la v�rit�.

Je ne sais plus... Je suis totalement perdu.

R�ponds � cette putain de question :

pourquoi ?

Concentre-toi.

Je vais compter jusqu'� 10.

Tu te rappelleras

la raison de ta pr�sence ici.

Concentre-toi.

1...

O� est-ce qu'on va ?

2...

Baisse-toi, Willem.

3...

Non ! �loigne-toi !

4...

Nelly !

Nelly !

Promets-moi...

Veille sur lui. Je t'aime, mon amour.

- Maman ! - 5...

Catherine !

6...

Je veux conna�tre les conclusions.

Comment �a, "un incendie volontaire" ?

Non, c'�tait un accident.

Tu as forc�ment un souvenir.

Tu connaissais ces gens ?

7...

Un Rom de 15 ans

a eu son c�ur pr�lev�, de fa�on chirurgicale.

J'�tais tr�s proche de ton p�re.

On a mont� une ONG ensemble.

M�decins Pour Tous.

8...

Il a vol� le c�ur de mon fils.

O� et quand M. Bohm a-t-il �t� greff� du c�ur ?

J'ignorais qu'il avait �t� greff�.

Vous le connaissiez pas bien.

9...

Maintenant, concentre-toi, Jonathan.

Tu vas ressentir une douleur.

Puise de l'�nergie dans cette douleur.

Tu as le c�ur qu'il recherche.

Tue-le.

Maintenant.

Maintenant.

10.

Maintenant !

�a suffit !

C'est quoi, ce d�lire ?

Putain ! O� je suis ?

Je cherche mon enfance.

Maintenant.

Quoi ?

Vous �tiez d�j� venu en Afrique ?

Plusieurs fois, oui.

Comment c'�tait ?

Une r�v�lation.

Salut.

L'Afrique, c'est magnifique.

Ouais.

C'est termin� ?

�a va, toi ?

Adaptation : Christophe Ingrand

Sous-titrage : �clair Group

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