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Original subtitles

Bonjour. Vous �tes chez Max Bohm.

Merci de me laisser un message.

Salut, Max. C'est moi.

Bon. Je suis sur la route.

Tu voulais me parler avant mon arriv�e.

De toute fa�on, on se voit demain matin. Au revoir.

Putain ! Quel trip.

Max ?

Salut, toi !

Dis "ouistiti".

Il est o�, ton ma�tre ?

Mesdemoiselles !

Comment va ?

Max ?

M. Anselme ?

Vous vous sentez mieux ?

Ouais.

Vous connaissiez bien M. Bohm ?

Il... connaissait mes parents.

Autrefois, ils habitaient pr�s d'ici.

Pourquoi tous ces oiseaux ?

O� l'emm�nent-ils ?

Ils vont l'autopsier.

Bon. Quel �tait le but de votre visite ?

On travaillait ensemble sur un projet.

"Un projet" ?

De quel genre ?

On doit faire �a maintenant ?

Oui.

M. Anselme, voulez-vous �tre assist� d'un avocat ?

Non. Merci.

O� comptez-vous passer la nuit ?

Ici.

C'est impossible.

Nous allons poser des scell�s.

Non, pas ici. Dans...

Dans le bungalow.

Vous �tes s�r ?

Je vais bien.

D'accord.

Daisy...

On n'est plus copains, toi et moi.

Jonathan ?

Tu veux essayer le Process ?

Alors, comment te sens-tu, Jonathan ?

Je ne ressens rien.

C'est d�routant.

Tu sais...

C'est comme si j'ouvrais la porte d'un placard, et...

avec plein d'objets dedans.

Je d�cide d'en prendre un, et...

... tout a disparu.

Tu sais, Jonathan,

avant le Process, j'�tais dans un sale �tat.

J'avais perdu mon fils, j'�tais...

Je ne savais plus qui j'�tais.

Mais le Process, il m'a aid�.

�a m'a remis d'aplomb.

Il faut que tu cherches ce qui est � l'int�rieur.

Cherche ce qui est en toi.

Tu arriveras � surmonter la mort de Nelly, mais...

tes souvenirs, ceux de tes premi�res ann�es,

tu veux les retrouver, pas vrai ?

Je veux dire, une vie sans introspection

ne vaut pas la peine d'�tre v�cue.

Que faites-vous ici ?

Vous les avez pourtant vus, les scell�s.

J'avais... un truc � r�cup�rer.

Descendez.

D�sol�.

Alors...

C'est quoi, l'histoire ?

Je devais suivre

la route de migration des cigognes :

Europe de l'Est, Moyen-Orient, Afrique.

Il avait tout planifi� : frais de voyage,

mat�riel et correspondants sur place.

Vous �tes aussi ornithologue ?

Non.

Pas du tout.

Vous faites quoi ?

Il me faisait confiance.

Je me contentais... de recueillir les donn�es.

Je devais "quitter l'universit�", disait-il.

C'est des conneries, �a.

Le mot de passe ?

1984.

Montrez-moi.

Max avait pos�

des balises satellite sur des cigognes s�lectionn�es.

Le logiciel a d�j� �t� install�.

On a la localisation en temps r�el,

gr�ce au t�l�phone satellite.

Il suivait le m�me groupe de cigognes depuis des ann�es.

Il y a 2 ou 3 ans,

il a constat� que moins de cigognes

revenaient d'Afrique centrale et d'Europe de l'Est.

�a peut �tre un probl�me �cologique ou sanitaire.

Il avait besoin d'un homme de terrain, qui observe

o� elles se rendent et pourquoi elles disparaissent.

J'aurai d'autres questions, demain.

J'en ai pas fini, avec vous.

Entendu.

Une petite minute.

Il est �crit

que vous r�sidez en Suisse depuis l'�ge de 7 ans.

Vos parents vivent-ils ici ?

Mes parents adoptifs vivaient � Montreux.

Paul et Nelly Anselme.

Elle m'a envoy� en pension � mes 7 ans.

"Vivaient" ?

Il est mort il y a dix ans, et elle, cette ann�e.

Et vos parents biologiques ?

Morts.

Comment sont-ils morts ?

C'est obligatoire ? J'ai pas tr�s...

�a l'est.

Ils sont morts dans l'incendie de leur maison, au Congo.

En 1991.

Vos mains br�l�es, �a vient de l� ?

Flic jusqu'au bout, hein ?

Je fais mon boulot.

La nature exacte de vos relations avec M. Bohm ?

Une figure paternelle ?

�tes-vous gay, M. Anselme ?

L'�tes-vous ?

O� et quand M. Bohm a-t-il �t� greff� du c�ur ?

Pardon ?

O� et quand M. Bohm a-t-il �t� greff� du c�ur ?

J'ignorais qu'il avait �t� greff�.

Vous le connaissiez pas bien.

Quels sont vos projets ?

Toujours de suivre les cigognes ?

Je sais pas trop.

� votre �ge, c'est ce que je ferais.

Plus tard rime avec trop tard.

J'ai pas fini.

J'ai jet� un �il, ce matin.

Les cigognes sont presque en Bulgarie.

O� que vous alliez...

appelez-moi.

Compris ?

Vous pouvez partir.

Merci.

Marcel Minus ?

Minaus.

D�p�che ! On est en retard.

C'est coinc�. Grimpe.

Ravi de vous voir. Enfin !

- T'es anglais ? - Oui.

Il suffit de te regarder.

Non. Je pr�f�re avoir les id�es claires,

pour pouvoir bosser.

Oublie le boulot. Ce soir, je te fais d�couvrir Sofia.

� part �a, comment va Max ?

T'es linguiste comme moi.

Max et toi, vous avez travaill� ensemble pendant longtemps ?

Je m'occupais des relev�s, pour Max.

Il me versait un salaire.

Mais j'�tais plus une sorte d'interm�diaire :

c'est un ami qui surveille les oiseaux.

Raiko Nicolet, un Rom.

Le meilleur ornithologue des Balkans !

Qu'est-ce que c'est ?

C'est de l'absinthe !

Oh non ! Surtout pas !

Van Gogh y a laiss� une oreille, � boire cette saloperie.

- Pas question ! - Allez !

� Max ! Naz drave !

�a risque de mal finir. Je devrais pas !

� Max.

Salut, l'ami !

Putain...

Putain !

Jolies mains !

Rappelle-toi pourquoi tu es ici.

Va chier, mec !

Tu descends plus profond.

Va chier, mec !

Jonathan, arr�te ! Reprends-toi.

Cool. C'est moi, Marcel.

D'accord ?

C'est les putains de lumi�res !

On est � Sofia, ici ! C'est un trou � rats.

Mais on l'adore !

Bon.

J'ai focalis� sur les interventions de l'ONU entre 95 et 97,

notamment au Congo, juste avant la mort de Mobutu.

Qu'en est-il ?

Connaissez-vous un citoyen suisse du nom de Max Bohm ?

J'ai connu Bohm. Un proche du r�gime.

Aucun article sur la chute de Mobutu ne mentionne son nom.

Bohm pr�f�rait rester en coulisses.

Il a tenu un r�le capital, mais en secret.

Il surveillait les mines de diamants des provinces du nord,

dans la jungle.

Il s'assurait que les joyaux arrivent � la capitale.

Depuis 98, il vivait � Montreux.

Il �tait devenu un ornithologue respect�,

sp�cialiste des cigognes.

L'�tre humain sera toujours un myst�re.

En Suisse, il faisait don de la moiti� de ses revenus

� une ONG baptis�e MPT : M�decins Pour Tous.

- Plusieurs millions au total. - Tant mieux pour Bohm.

Les cigognes, les dons...

�tait-ce le genre d'homme

� avoir une r�v�lation � la fin de sa vie ?

Tout est possible.

Cela dit,

quelqu'un qui consacre sa vie aux oiseaux

le fait peut-�tre par d�samour de l'humanit�.

� la m�me �poque, avez-vous entendu parler d'un m�decin

mort avec sa famille dans un incendie ?

Oui, mais pas un m�decin : un ponte de la chirurgie du c�ur.

Ah oui ?

Les deux hommes se connaissaient ?

Il y a de grandes chances.

L'absinthe m'a fait faire

des r�ves de dingue.

Et toi ?

Je me souviens de rien.

- C'est � toi, �a ? - Celui de Max.

Il sert � quoi, ce programme ?

Eh ben, il fait partie d'un projet de recherche ambitieux

sur le d�clin d�mographique.

Ton ami Raiko est au courant. Il doit venir ?

Je pige pas.

Je l'ai vu il y a trois semaines. Il �tait emball�.

Les oiseaux sont l�, alors il devrait �tre l�.

T'assures grave, mec !

Tu traces !

Je t'ai bien r�veill� ?

Il y a un souci.

- Raiko habite ici ? - Oui.

Attends une minute.

Bonjour.

J'y crois pas...

Il dit...

Il dit que Raiko est mort. Assassin�.

Un crime raciste.

Faut que j'aille quelque part.

Tu m'y emm�nes ?

Bien s�r.

- Je peux laisser la moto ici ? - Pas de probl�me.

C'est bon, �a craint pas.

- On vient voir qui ? - Djuric, le docteur des Roms.

- Il s'est pass� quoi, en bas ? - Rien. T'en fais pas.

Ram�ne-toi.

Irina ? Doc ?

C'est bon.

Bonsoir.

- Vous �tes pas flic, j'esp�re ? - Non. J'am�nerais pas...

Je...

Je travaillais sur un projet de recherche

avec Raiko.

Suivre la route de migration des cigognes jusqu'en Afrique.

Je veux savoir ce qui lui est arriv�.

C'�tait mon ami.

On faisait rien de mal.

Je lui avais trouv� un boulot honn�te.

Je l'ai pas attir� dans quelque chose de dangereux.

Pour les autres,

tu trafiquais avec lui.

J'ai lu les notes de Raiko.

Mais il y a rien d'int�ressant.

�a parle que d'oiseaux.

Et la police, elle en dit quoi ?

Pour les autorit�s, moins y a de Roms, mieux c'est.

Et pas seulement en Bulgarie.

Dans mon pays, on les traite comme de la merde.

Peut-�tre, mais c'est quand m�me un assassinat.

�a d�clenche forc�ment une enqu�te.

Tu me crois pas ?

Montre-lui les photos.

Vous voulez mieux conna�tre les Roms ?

Lisez le carnet de Raiko.

C'est magnifique.

C'�tait un artiste.

Milan.

Prends-le.

Comprends bien que tout le monde s'en fout,

des Roms.

Il y a 3 ans,

un Rom de 15 ans a �t� tu�, et son c�ur

a �t� pr�lev�, de fa�on chirurgicale.

Veines et art�res ont �t� sectionn�es le plus loin possible,

pour �viter d'endommager le c�ur.

Trafic d'organes.

J'ai envoy� un rapport complet � Interpol,

mais il y a jamais eu de suite.

Tu saisis, maintenant ?

J'ai fait les premi�res constatations.

Il a �t� tortur� de mani�re m�thodique.

On lui avait inject� un narcotique, pour le faire parler.

�a peut �tre des ex-soldats, la mafia...

Baisse-toi !

Bouge !

Du calme.

C'est moi.

Du calme.

Tue-le.

Jonathan, vous deviez me t�l�phoner.

C'est pas un voyage d'agr�ment.

Vous �tes plut�t en libert� conditionnelle.

Vous m'avez compris ?

Vous m'avez compris, Jonathan ?

Entendu.

Je devais toujours savoir o� vous vous trouviez.

Je suis forc� de pr�venir Interpol.

Non, non... J'avais simplement d�cid� de poursuivre

ce qu'on avait commenc� � faire, Max et moi.

C'est ce qu'il aurait voulu, j'imagine.

Alors, continuez.

Mais appelez-moi tous les jours.

On s'est bien compris, cette fois ?

Oui. D'accord.

C'est pas � c�t�, Isra�l.

Roulez prudemment.

Entendu. Au revoir.

Merci.

Je cherche Iddo Gabbor.

Tout droit, puis � gauche.

Excusez-moi.

- Bonjour. Vous parlez anglais ? - Oui.

Je cherche Iddo Gabbor. Vous pouvez m'aider ?

Et vous, qui �tes-vous ?

Un ami ?

En quelque sorte. On travaille sur le m�me projet.

Les cigognes � la con ?

Oui, les cigognes � la con.

Iddo n'est pas l�.

Je dois le voir. Vous �tes sa femme ?

Je suis sa s�ur. Sarah.

Je suis Jon...

Jonathan.

Enchant�.

Il serait possible que vous m'emmeniez jusqu'� lui ?

J'ai besoin de le rencontrer.

J'ai termin�.

Je peux vous emmener.

Vous voulez voir les cigognes ?

Ouais.

- On peut prendre votre moto ? - Bien s�r.

Les cigognes viennent par milliers chez nous,

chaque ann�e.

Et presque autant de gens comme vous viennent les observer.

Elles font le plein.

Avant d'attaquer le N�guev.

- Elles sont jolies � voir, hein ? - Ouais.

- J'aime beaucoup votre t-shirt. - Ah oui ?

Mais... qu'est-ce que c'est, au juste ?

Un groupe, mont� par des potes de New York.

Ils viennent d'�tre sign�s. Ils sont f�l�s.

Vous �tes d�j� all� � New York ?

Plusieurs fois, oui.

J'adorerais aller � New York.

Vous devez y aller.

Les cigognes sont l�, mais o� est-il, votre myst�rieux fr�re ?

Iddo...

Il est... mort.

Il y a un mois.

Je suis vraiment d�sol�.

Que s'est-il pass� ?

Il a �t� tu� par des Palestiniens.

Me voil� toute seule.

D�sol�e, j'ai pas envie d'en parler.

Vous pouvez comprendre.

Sinon, est-ce que vous avez faim ?

C'est Souccot. Personne ne travaille.

Je suis dispo, si vous voulez.

Oui, avec plaisir.

D�sol�e de pas pouvoir vous aider, sur votre projet.

Est-ce que �a va, Jonathan ?

Oui. Pardon. Je suis...

Je suis �puis�.

Vous aimez �a, la photo.

Ouais.

J'adore prendre des photos.

Mon fr�re m'a offert un Polaroid, il y a deux mois.

C'est chouette.

Moi... j'ai un appareil vraiment top.

Vraiment cool : c'est un appareil...

panoramique. On tire la ficelle,

et comme une toupie, il fait un tour complet

et prend tout au passage.

- Trop cool. - �a a l'air cool.

L'argentique, c'est mieux que le num�rique.

C'est clair.

Vous avez fini ?

Oui. Merci. C'�tait tr�s bon.

- Bon. Je d�barrasse. - Non, vous �tes pas oblig�.

Laissez. �a me d�range pas.

Vraiment ?

Je peux au moins faire �a.

C'est bien ici, la poubelle ?

Jonathan, tu viens ?

C'est l'endroit que je pr�f�re.

�a ressemble au sud de Londres.

Non. Merci.

Il faut te d�tendre.

Tu es trop s�rieux.

Merci.

Elle est bonne. Mais forte.

C'est fort !

J'aurais d� venir ici � v�lo.

C'est plus facile, et �a co�te moins cher en essence.

Je peux ? Oui ?

Merci.

T'es dou�, � v�lo.

Ouais. Je suis dou�, � v�lo.

L�, tu manges les meilleures chips d'Isra�l.

Bordel !

- Mais elles piquent. - Les "chiz d'Ipra"...

Les "chiz d'Ipra�l" !

Tu es trop mignon quand t'es stone.

Merci...

- Je te fais une petite danse ? - Oui.

On peut voir de la pole dance, en Isra�l ?

Oui. Je peux t'emmener voir de la pole dance.

C'est pas vrai !

Garde-la. Pendant 10 secondes.

1...

2...

3...

4...

5...

6...

7...

D�sol�.

La derni�re fois que j'ai jou� � �a, c'�tait...

avec les copains du rugby.

Je devais avoir 16 ans.

C'�tait serr�.

Assieds-toi.

Je pr�f�re rester debout.

Veuillez nous laisser.

On est contents de lui.

Et fermez la porte.

Tu as r�ussi � faire ton nid.

Ils savent pas � quel point t'es barjo.

Je te manque ?

Pourquoi t'es l� ?

On va rouvrir le dossier.

Tu nous as pas dit la v�rit�.

Vous avez pas d'autres enqu�tes, � Interpol ?

Tu aurais pas d� la baiser si souvent.

Et tu aurais d� la payer,

comme tous les autres.

C'est bon... L�che l'affaire.

Tu crois �a ?

Cette fois, t'es mort.

Montreux, c'est un trou, pour toi ? Tu vas voir o� je vais t'envoyer.

Va te faire foutre.

Jonathan ?

Je suis allong� sous un arbre.

Oublie ce souvenir : on n'est pas l� pour �a.

Tu m'entends ?

O� es-tu, Jonathan ?

Concentre-toi, Jonathan.

Bonjour, Jonathan.

- Tu fais quoi ? - Oh l� l� !

- Tu fais quoi ? - Sois pas timide.

Montre-toi.

- Laisse-moi me doucher. - Quel cul !

Arr�te �a.

Sois pas aussi s�rieux.

La photo sera belle. Je g�che pas mes Polaroid, tu sais.

T'as beaucoup de chance.

- Perverse ! - Ne bouge plus.

Perverse ! Tu veux voir mon cul ?

- Oui ? - T'es contente ?

C'est pas juste.

Je suis pour l'�galit� sexuelle !

Voil�.

Les six premi�res ann�es de ma vie sont un trou noir.

Tu ne t'en souviens pas ?

Ma m�re et mon p�re...

je ne me rappelle ni leurs apparences,

ni leurs voix,

ni leurs rires. Rien du tout.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

J'ai vol� trop pr�s du soleil.

Icare.

J'avais que 6 ans quand c'est arriv�. Je me souviens de rien.

Ma m�re et mon p�re se sont install�s au Congo.

C'�taient des id�alistes.

Ils ont ouvert un dispensaire, sur place.

Une nuit, les rebelles ont incendi� notre maison.

Ma m�re, mon p�re...

... mon fr�re...

J'ai �t� secouru.

Une famille m'a recueilli et emmen� � l'h�pital.

Tu te rappelles forc�ment un truc.

C'est perdu.

J'ai essay� l'hypnose.

Mais �a marche pas, cette connerie.

Je suis en danger, Sarah.

Je suis en danger.

Je peux te faire confiance ?

� pr�sent, laisse ta respiration se synchroniser avec le son.

Concentre-toi sur le son.

Concentre-toi sur la lumi�re.

Concentre-toi sur ma voix.

Tu descends plus profond.

De plus en plus profond.

Tu vas enregistrer ce que je m'appr�te � te dire.

Tu vas l'enregistrer au plus profond de toi-m�me.

Et quand ce sera le moment,

tu te rappelleras

la raison de ta pr�sence ici.

Maintenant, concentre-toi, Jonathan.

Je vais compter jusqu'� 10.

1...

2...

3...

4...

5...

6...

7...

8...

9...

10.

Nom de Dieu !

C'est quoi, �a ?

On est en Isra�l.

Je suis un soldat qui doit s'entra�ner.

Vu ce que tu m'as dit,

un peu d'apprentissage te sera utile.

Non ?

Tu es... vraiment � part.

Tu ne sais rien de moi.

Depuis la mort de mon fr�re,

c'est difficile, pour moi.

Il y a quelques mois,

Iddo s'est mis � emporter son arme, dans les marais.

Comme si...

Comme s'il craignait quelque chose.

Tu es s�re que c'�taient des Palestiniens ?

J'en suis pas s�re, Jonathan.

Ce carnet appartenait � un ornithologue tu� en Bulgarie,

exactement comme ton fr�re.

Ceci...

est une bague ornithologique standard.

Celle-ci,

je ne l'avais jamais vue.

Max �tait un expert, il m'en aurait parl�.

Tu sais, de nos jours,

tout est tra�able.

Sauf les oiseaux.

Putain ! Ils passent o� bon leur semble.

Tu vois ? Pas de postes de s�curit�

et pas de fronti�res.

Les cigognes parcourent des milliers de kilom�tres :

Suisse, Bulgarie,

Istanbul, Isra�l, Congo.

Dans 6 semaines, l'Afrique du Sud.

Ce sont peut-�tre des messages.

Il y a forc�ment un truc...

Je deviens fou. Je ne sais plus...

- T'en penses quoi ? - Que tu m'as mise en danger.

On n'a qu'� partir.

- Quittons tout �a. - Pourquoi je te suivrais ?

Je sais me d�brouiller seule !

Idiot...

Sarah ?

Fait chier !

C'est une pierre magnifique.

Tr�s pure.

Elle vaut combien ?

Entre 15 000 et 30 000 dollars.

O� irait quelqu'un qui aurait de telles pierres � vendre ?

� Anvers.

Pourquoi tu d�croches pas ?

Petit salopard.

Si tu fais pas ce que je dis, je t'�craserai comme un cafard !

- Qu'est-ce que vous racontez ? - Tu veux savoir ?

Une histoire de cigognes bagu�es, de diamants,

de toi qui mens � un officier de police,

de toi qui es dans la merde jusqu'au cou !

C'est Sarah qu'il faut interroger, pas moi.

Qui c'est ?

La s�ur d'Iddo.

Elle en sait plus l�-dessus que vous et moi.

O� est-elle ?

Je l'ignore. Elle est partie.

Il est o�, son fr�re ?

D�c�d�.

�a pullule, les morts, autour de toi.

Il me faut une photo d'elle. Et vite.

Pourquoi ?

Elle t'a manipul�, on dirait.

- Je suis s�rieux. - Ouais.

J'en enverrai une.

Adaptation : Christophe Ingrand

Sous-titrage : �clair Group

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