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L'histoire de ce film, tout en �tant imaginaire...
expose une suite d'�v�nements et de ph�nom�nes psychiques...
qui sont non seulement dans le domaine du possible...
mais pourraient fort bien �tre vrais.
Docteur Barrett ?
On me dit que vous �tes parmi les cinq premiers dans votre domaine.
Vos honoraires seront de cent mille Livres.
Vous �tes charg� d'�tablir les faits.
Sur la survie apr�s la mort.
- De m'en apporter la preuve. - Mais comment ?
- En me donnant les faits. - O� les trouver ?
Depuis vingt ans que j'�tudie la parapsychologie...
il n'y a qu'un endroit au monde o� il reste � prouver...
que la survie n'existe pas.
La Maison de Belasco.
La Maison des Damn�s ?
Je croyais que la famille Belasco avait fait mettre les scell�s ?
Il y a vingt ans de cela. J'ai rachet� la maison.
Pouvez-vous y �tre d'ici lundi ?
Oui.
Vous serez trois. Un medium, Florence Tanner...
Mais c'est un medium mental !
Je veux explorer sa m�thode aussi bien que la v�tre.
Mais c'est presque une enfant.
On me dit qu'elle aussi est la meilleure dans son domaine.
Le seul survivant de la derni�re exp�rience.
J'esp�re qu'� vous trois, vous me donnerez la r�ponse dans la semaine.
C'est � prendre ou � laisser.
Vendredi 17 d�cembre - 16h08
Liste compl�te des ph�nom�nes constat�s dans la maison...
branchement �lectrique, transport de votre mat�riel.
Rien d'autre ?
Un de mes appareils n'est pas pr�t.
Quand le sera-t-il ?
Cela d�pend du nombre d'ing�nieurs �lectroniques dont je disposerai.
- Pour quand vous le faut-il ? - Pas plus tard que mercredi.
Je crois que cette fois, il vaut mieux que tu ne m'accompagnes pas.
Mais je t'accompagne toujours.
Je ne veux pas rester seule.
Et je tiens � �tre l� quand tu prouveras ta nouvelle th�orie.
C'est encore une de ces maisons soi-disant hant�es, non ?
La reine des maisons hant�es.
Les deux tentatives pour percer le myst�re ont �t� des d�sastres.
Sur neuf personnes, Fischer est le seul survivant.
Et quand il en est sorti, il n'�tait plus qu'une loque.
Lundi 20 d�cembre - 09h13
Lundi 20 d�cembre - 09h41
Voici la cl� de la maison. Vos appareils sont en place.
Le courant est r�tabli. Vos chambres sont pr�tes.
Je viendrai vous chercher � cinq heures, le vendredi 24.
Lundi 20 d�cembre - 11h47
Regardez les fen�tres.
Il les a fait murer pour qu'on ne voie pas dedans.
Ni dehors.
C'est horrible.
Nous ne sommes m�me pas entr�s, Miss Tanner.
Je le sais avant d'y entrer.
Voil� pour l'�lectricit�.
Il y a s�rement un groupe �lectrog�ne ?
Ah mon Dieu, quelle puanteur.
Cette �trange atmosph�re...
C'est celle de ce monde, non pas du prochain.
Cette maison...
Elle sait que nous sommes ici.
Excusez-moi ! Je garderai mes r�flexions pour moi.
Savez-vous o� se trouve le groupe de secours ?
Je ne voulais pas vous faire peur...
mais je n'aime pas vous voir entrer dans cet endroit maudit.
Je comprends.
Je n'en suis pas si s�re.
Belasco �tait-il tr�s riche ?
Il a laiss� des millions quand il est mort.
Avez-vous certaines choses � nous dire ?
Que vous dire ?
Cette maison a essay� de me tuer. Elle y a presque r�ussi.
Par l�, c'est la cave, n'est-ce pas, M. Fischer ?
Oui.
Et par l� ?
La chapelle.
Excusez-moi. Pas maintenant.
Nous comprenons.
Pourquoi n'a-t-elle pas voulu entrer ?
Son syst�me nerveux re�oit l'�nergie psychique.
Elle est certainement tr�s puissante ici.
Une �glise en enfer, ce genre de choses.
Et lui, �a ne le g�ne pas ?
Il sait mieux qu'elle comment faire pour se prot�ger.
Miss Tanner.
Je suis s�r que ce n'est rien.
Vraiment ?
Je suis ici.
Vous n'auriez pas d� faire cela. Nous �tions inquiets.
Je suis vraiment d�sol�e. J'ai entendu une voix.
Soyez les bienvenus chez moi. Votre visite m'enchante.
Vous trouverez votre s�jour ici des plus instructifs.
Consid�rez-moi comme votre h�te invisible.
Pendant votre s�jour, je serai avec vous par l'esprit.
Puissiez-vous trouver la r�ponse que vous cherchez.
Elle est ici, je vous le promets.
Et maintenant... Auf Wiedersehen.
Auf Wiedersehen. "Oui, � bient�t."
Ce disque n'�tait pas pour nous.
Qui l'a mis en marche ?
Belasco pr�tendait pouvoir diriger les gens...
vers un but particulier...
Puis se d�placer parmi eux sans �tre vu.
J'en doute.
Vous en doutez ?
Il y a un instant notre attention �tait fix�e l�.
Peut-�tre est-il pass� pr�s de nous ? Qu'en savez-vous ?
Lundi 20 d�cembre - 18h42
Cette maison n'a pas justifi� sa r�putation, jusqu'ici.
Elle attend de nous jauger.
La maison elle-m�me n'a pas de pouvoirs occultes.
Le probl�me est cr�� par les forces multiples qui y survivent.
Vous ne croyez pas � la survie, n'est-ce pas, Dr. Barrett ?
S'il s'agit de survie de personnalit�s sp�cifiques, non.
Eh bien, nous verrons.
En effet, nous verrons, Miss Tanner.
- De quand date la maison ? - Je ne sais pas.
M. Fischer ?
Dix neuf cent dix-neuf.
Vous semblez en savoir long sur Belasco.
Parlez-nous de lui.
Son pr�nom �tait Emeric. Il est n� le 23 Mars 1879.
C'�tait un enfant ill�gitime.
Et physiquement ?
"Son visage �tait effrayant.
Le visage d'un d�mon...
ayant pris figure humaine."
- Vous citez quelqu'un ? - Oui.
Sa seconde femme.
Elle s'est suicid�e en 1927, dans cette pi�ce.
Il �tait grand ?
1m95. On l'appelait "Le g�ant rugissant."
Qu'avait-il de si mal�fique ?
Drogue...
alcoolisme, sadisme, bestialit�, mutilation...
meurtre, vampirisme, n�crophilie, cannibalisme.
Sans parler d'un assortiment de perversions sexuelles.
Comment �a s'est termin� ?
Si c'�tait termin�, nous ne serions pas ici.
Nous allons y mettre fin.
Qu'est devenu M. Belasco ?
Personne ne le sait.
Quand les familles de ses invit�s on fait forcer la porte, en 1929...
on n'a trouv� que des cadavres. 27 en tout.
On n'a pas retrouv� Belasco.
J'aimerais faire une s�ance.
Je n'ai pas d'objection.
Et vous, M. Fischer ?
Je ne suis pas pr�t.
Lundi 20 d�cembre - 20h46
Esprit de tendresse et d'amour...
Nous sommes r�unis pour communiquer avec les �mes pleines de tourment.
Aidez-nous � les d�livrer des angoisses de la mort...
afin que leur souffrance devienne joie...
et que leur douleur s'apaise.
Nous vous le demandons au nom de notre P�re Tout Puissant.
Amen.
C'est une maison mal�fique.
Source de douleur...
Malfaisante !
Extr�mes...
et limites.
Terminaisons... extr�mit�s...
Je ne sais pas.
Si ton �il t'offense...
Il y a un jeune homme.
Tr�s jeune.
Ce doit �tre lui.
Il veut parler.
Je ne vous connais pas, vous tous !
Pourquoi �tes-vous ici ?
C'est inutile !
Rien ne changera !
Sortez ou je vous ferai du mal.
Je ne peux pas me retenir.
Soyez maudits, fumiers ! Ordures ! Soyez maudits !
Je ne veux pas vous faire mal !
Mais je dois, je dois le faire !
Sortez d'ici avant que je ne vous tue tous.
Vous avez provoqu� des ph�nom�nes physiques.
Mais je ne suis pas un m�dium physique.
Vous l'�tiez � l'instant, c'�tait le commencement.
J'�tais un m�dium mental, et maintenant...
Oui, le Seigneur a de myst�rieux desseins.
Et cette maison aussi.
Lundi 20 d�cembre - 22h32
Tout est normal ?
Ces bruits de coups font peur, la premi�re fois qu'on les entend.
Pourquoi Miss Tanner �tait-elle si inqui�te ?
Parce qu'elle a provoqu� des ph�nom�nes physiques.
Mais si Miss Tanner est un m�dium mental...
et que M. Fischer est un m�dium physique...
comment sais-tu que c'est elle et pas Fisher qui provoque ces bruits ?
Je ne le sais pas.
A vrai dire, je n'ai confiance ni en M. Fischer...
ni en Miss Tanner.
Qui es-tu ?
Tu veux me parler ?
Tu es celui qui nous a dit de partir d'ici ?
Oui, c'est toi, n'est-ce pas ?
Il faut te manifester.
Tu n'es pas Belasco, n'est-ce pas ?
Il n'y aurait pas tant de souffrance en Belasco.
Je sens ton angoisse.
Qui es-tu ?
Daniel Belasco ?
Toi qui es si malin, pourquoi es-tu rest� prisonnier ici ?
Mardi 21 d�cembre - 07h33
- Vous avez bien dormi ? - Tr�s bien...
- et vous ? - Oui. Tr�s bien. Merci.
J'ai l'explication partielle de nos ph�nom�nes occultes.
Le jeune homme qui nous a parl� est venu dans ma chambre.
C'est le fils de Belasco.
Oui, c'est Daniel. Daniel Belasco.
Il est jeune et il a tr�s peur. Et parce qu'il a peur, il est tr�s hostile.
Si je peux le convaincre de partir...
le plus gros des forces occultes sera �limin�.
Eh bien, faites-le.
Faisons une nouvelle s�ance. Cette fois, sous contr�le scientifique.
Mardi 21 d�cembre - 14h43
Miss Tanner en transe apparente.
Pouls 85. Respiration 15.
Quatre contacts �lectriques.
Temp�rature sans changement, stabilis�e � 23 degr�s.
Dynamom�tre en chute, actuellement � 1-8-2-3.
Baisse de temp�rature, actuellement � 21 degr�s.
Pouls...
94,5. En hausse.
Baisse de temp�rature de 7 degr�s.
Dynamom�tre en chute, indiquant 1-7-7-9.
Manom�tre n�gatif.
Contacts �lectriques maintenus.
La respiration s'acc�l�re. Cinquante.
Cinquante-sept.
Soixante.
Va en s'acc�l�rant.
Rayons infrarouges interrompus.
Traces de radiations �lectromagn�tiques.
Respiration du m�dium � 210.
Dynamom�tre � 1-4-6-0.
Temp�rature.
Traces d'ozone dans l'air.
Ectoplasme en formation.
Filaments s�par�s sortant du bout des doigts de chaque main...
se r�unissant pour former deux cordons s�par�s.
Les deux cordons vont l'un vers l'autre.
Tige ectoplasmique...
se dirigeant vers la table.
Veuillez d�poser une parcelle dans le bocal.
Veuillez d�poser une parcelle dans le bocal.
Elle n'a rien.
Miss Tanner sort de sa transe.
R�traction pr�matur�e de l'ectoplasme, causant un choc bref.
Fin de s�ance...
� 14h48.
Je t'ai g�ch� ta s�ance, n'est-ce pas ?
Pas du tout.
Je suis on ne peut plus satisfait.
Regarde.
- Qu'est-ce que c'est ? - Un sp�cimen de t�l�plasme.
Ce que les spirites nomment ectoplasme...
se d�gage presqu'enti�rement du corps du m�dium.
Le reste est compos� de particules flottant dans l'air...
de d�bris, de poussi�res.
Mais il s'agit avant tout de mati�re organique vivante.
Une ext�riorisation organique de la pens�e.
C'est l'esprit... r�duit � la mati�re.
Tu veux dire qu'elle a cr�� cette apparition ?
Mardi 21 d�cembre - 18h21
Le fils de Belasco m'a de nouveau rendu visite.
Vraiment ?
�a ne finira donc jamais ?
Qu'est-ce qui ne finira jamais ?
Cette m�fiance que vous me t�moignez.
Pourquoi un m�dium n'agirait-il que sous contr�le scientifique ?
Nous ne sommes pas des machines !
Je ne suis pas m�dium par plaisir. C'est souvent p�nible.
C'est Dieu qui se manifeste par l'interm�diaire des m�diums !
"Lorsque je te parlerai, ce sera par ta bouche..."
a dit le Seigneur.
Il n'y a rien dans la Bible...
qui ne se produise aujourd'hui.
Apparitions, maisons qui tremblent, vents...
l�vitations, �criture automatique ou parole inspir�e !
Miss Tanner...
je n'ai pas la moindre id�e de ce que vous voulez dire.
M. Fischer, vous devez partir.
Qu'est-ce que vous racontez ?
Vous �tes le m�dium physique.
On se sert de vous.
Il faut que vous partiez d'ici.
Vous voulez vous d�barrasser de nous deux, � pr�sent ?
Que voulez-vous dire, docteur ?
Il me semble que c'est clair, Miss Tanner.
Qu'est-ce qu'il insinue ? Que je suis responsable ?
C'est vous qui devriez quitter cette maison.
C'est de vous qu'on se sert, pas de moi.
Devons-nous vraiment rester ?
Tu plaisantes ? Tu sais combien c'est important pour moi.
Et s'il t'arrive encore quelque chose ?
Il ne m'arrivera rien.
Tu as vu comme tout s'est calm� sur un mot d'elle.
J'�tais le seul attaqu�.
C'est moi qui l'avait mise en col�re.
Tu penses que c'est Miss Tanner qui a provoqu� tout cela ?
Pas toute seule.
Il y a d'�normes forces dans cette maison.
C'est elle qui a su s'en servir.
S'en servir contre moi.
J'ai fait une erreur.
Je me suis fi� � ses mani�res bien polies. Ce n'est pas possible.
Pas avec un m�dium.
On ne sait jamais ce que �a cache !
Puis-je vous parler ?
Je serai tr�s br�ve.
- Votre blessure est grave ? - Je m'en tirerai.
Je sais ce qui s'est pass�. C'�tait le fils de Belasco.
Il essaye de nous d�sunir...
pour nous rendre moins forts.
- Demain je ferai une s�ance pour vous. - Plus de s�ances !
Mais c'est impossible !
Ma d�cision est prise.
Vous ne croyez pas que j'ai fait tout cela ?
Je sais que c'est vous.
Laissez-moi. Ma main me fait souffrir.
Je ne suis pas responsable ! C'�tait le fils de Belasco !
Cet homme n'existe pas !
Vous vous trompez !
Mardi 21 d�cembre - 22h18
Ph�nom�nes auto�rotiques
- O� allez-vous ? - Chercher quelque chose.
La preuve que Belasco avait un fils ?
Pardonnez-moi si je vous ai insult�.
Toi...
Moi...
Cette fille, Florence...
Lionel...
tous ensemble...
Nus !
Ivres !
Nous �treignant !
Suants !
Mordant !
Vous... marchiez en dormant.
Daniel, je t'ai trouv�.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Daniel Belasco... je l'ai trouv�.
Je n'ai pas r�v�.
Il m'a attaqu�e.
Ai-je pu l'imaginer, �a ?
Il est l�, derri�re ce mur.
"Que ton �me repose en paix... Seigneur, nous t'implorons...
C'est toi ?
Mais pourquoi ? Tu aurais d� partir...
Ton corps est enseveli.
J'ai pri� pour toi.
Non.
Va-t'en. Tu as re�u ta d�livrance.
Il faut partir !
Que veux-tu donc ?
Non, non, je ne peux pas !
Seigneur ! Mais qu'est-ce que...
Mercredi 22 d�cembre - 09h14
Miss Tanner a �t� de nouveau attaqu�e.
Elle est dans sa chambre.
- Elle a �t� mordue et griff�e. - Que s'est-il pass� ?
Je ne sais pas. Un chat, je crois.
Il �tait poss�d� par l'esprit de Daniel Belasco.
Voulez-vous que je vous soigne ?
Tenez. Pour pr�venir l'infection.
Ce n'est rien.
- Je sais que vous pensez que je... - Peu importe ce que je pense.
- Mais que l'on vous moleste... - Je vous l'ai dit, ce n'est rien.
Je n'en suis pas si s�r...
Vous feriez mieux de partir.
Non ! Pas maintenant !
Vous �tes seul juge.
Mais mon devoir est de vous dire de partir.
Je ne veux pas de nouvelle victime dans cette maison.
Il a raison. Vous devriez partir.
Vous �tes d�chir�e par ces forces.
Vous croyez que j'ai fait cela ?
Non, bien s�r. Mais je ne sais pas non plus qui l'a fait.
Vous dites : C'est Daniel Belasco. Mais si c'�tait faux ?
Faux ?
Mais Daniel Belasco existe ! Nous avons trouv� son corps !
Et nous lui avons donn� une s�pulture. Alors, pourquoi revient-il ?
Je crois que je sais.
Des forces contr�l�es multiples. Une chose rarissime.
Une volont� survivante si forte...
qu'elle peut dominer les autres.
Vous voulez dire Emeric Belasco ?
Il m'a emp�ch�e d'entrer dans la chapelle...
il m'a fait croire que le chat �tait poss�d� par Daniel.
Les attaques, c'�tait lui.
Et c'est lui qui garde l'�me de Daniel prisonni�re ici.
C'est comme un g�n�ral avec son arm�e :
Il dirige la bataille sans jamais y prendre part.
Mercredi 22 d�cembre - 22h31
Vous ne vous ennuyez pas, M. Fischer ?
Vous avez bu ?
Cela ne vous regarde absolument pas.
Mais �a me semble pourtant une excellente id�e.
Allons.
Venez pr�s de moi.
Vous ne devriez pas laisser votre mari seul.
Il n'a pas besoin de moi. Il dort.
Madame Barrett, remontez dans votre chambre.
Savez-vous que c'est ici que tout �a s'est pass� ?
Que quoi s'est pass� ?
Toute cette d�bauche...
ces orgies.
Ici m�me.
Autour de cette table.
Madame Barrett, vous ne savez pas ce que vous dites.
Oh, mais si !
Je sais exactement ce que je dis. M. Fischer.
M. B.F. Fischer !
Madame Barrett, c'est cette maison.
Cette maison ne fait rien.
C'est moi qui le fais.
Touche-moi !
Touche-moi ou j'en trouverai un autre !
Je sais que tu ne me pardonneras jamais.
Je donnerais n'importe quoi pour ne pas l'avoir fait.
Je ne sais pas pourquoi j'ai descendu ces escaliers.
Je savais ce que je faisais.
Je savais...
mais en m�me temps...
Je ne te demande pas de me pardonner...
Mais ne me hais pas, je t'en supplie.
J'ai besoin de toi. Je t'aime.
Je ne comprends pas ce qui m'arrive.
Je ne comprends pas.
Allons, calme-toi.
Cela passera quand nous aurons quitt� cette maison.
Moi aussi, je t'aime.
Docteur, votre femme est en grand danger.
Ce qui s'est pass�...
Ce n'�tait pas de sa faute.
C'est une affaire de vie ou de mort. Ce n'est pas la premi�re fois.
Elle �tait descendue hier soir.
Vers minuit.
Vous dormiez. Elle �tait endormie, elle aussi.
Comme une somnambule ?
Vous auriez d� me le dire.
C'est elle qui aurait d�. Le fait qu'elle n'a rien dit...
Vous ne comprenez pas ce qui se passe dans cette maison.
Que je comprenne ou non, �a n'a rien � voir.
Comment �a, "rien � voir" ?
Miss Tanner et vous, vous souffrez de la m�me maladie que votre femme.
Et moi, je constate que vous faites de l'obstruction.
M. Deutsch est en train de gaspiller un tiers de son argent.
Je vois que vous faites de l'obstruction...
Comment �a, de l'obstruction ?
Je ne prends simplement pas les risques que j'ai pris en 1953.
Jeudi 23 d�cembre - 10h31
Il faut renoncer.
Renoncer ?
Mais pourquoi ?
Mais nous avions confiance l'un dans l'autre ?
Je n'ai confiance en personne...
ni en rien.
Et ceux qui ont confiance, dans cette maison...
sont des fous.
Il s'est pass� quelque chose.
Un tas de choses.
Nous saurons les contr�ler.
C'est faux.
Dans cette maison, nous ne pouvons rien contr�ler.
Ce n'est pas vrai. Nous avons progress�.
Vers quoi ?
Vers nos tombes ?
Daniel, et la fa�on dont agit Belasco.
A-t-il seulement jamais exist� ?
Le corps, Ben.
Ce n'est pas une preuve.
Vos avez pu vous leurrer.
Peut-�tre n'existe-t-il que dans votre imagination ?
Peut-�tre l'avez-vous cr�� de toutes pi�ces ?
Je sais que j'ai raison.
Nous pensions tous avoir raison, en 1953.
Grace Lautner, m�dium c�l�bre...
pendant vingt ans.
Elle a saut� du balcon, dans le vide...
se brisant les deux jambes.
Le Docteur Graham...
physicien.
Il est sorti d'ici en rampant...
pour aller mourir.
Le Professeur Rand...
Chef du Service de Chimie de l'Universit� d'Oxford :
Paralys�.
Le Professeur Fenley...
expert en psychisme...
infirme et fou pour la vie.
Vous avez raison.
Je fais de l'obstruction. Oui, c'est vrai.
Je suis isol�, bloqu�.
Et je continuerai � l'�tre...
jusqu'� ce que je sois loin d'ici.
Je vais empocher mes cent mille livres...
et je me garderai bien de ne jamais m'aventurer...
� plus de mille kilom�tres de cette maison.
Jamais, autant que je vivrai.
Et je vous conseille de faire comme moi.
- Je peux t'aider ? - Non, vraiment pas.
C'est trop compliqu�.
Mais merci quand m�me.
Qu'est-ce qui va se passer, Lionel ?
Je t'ai parl� de la force accumul�e ici.
C'est une force r�elle...
un champ d'�nergie qu'on peut mesurer.
Cette �nergie peut �tre invers�e. C'est ce que je vais faire.
D'ici demain, les forces de cette maison seront neutralis�es.
Ce tas de ferraille que vous avez l�, Barrett...
�a n'y fera rien du tout.
Sortez d'ici ! Partez ! Vous n'avez aucune chance.
On ne peut pas lutter contre cette maison.
Elle accepte des invit�s...
mais ceux qui l'attaquent, elle les hait.
Belasco n'aime pas �a. Sa famille vous attaquera et vous tuera !
Laissez votre appareil ! Reposez-vous !
Dites � Deutsch ce qu'il veut entendre et encaissez l'argent.
Sinon, vous �tes un homme mort, avec une femme morte pr�s de vous.
C'est inutile, n'est-ce pas ?
En 1953, j'ai �t� le seul...
� sortir d'ici vivant et sain d'esprit.
Et je serai le seul...
� m'en sortir cette fois ci.
Il se trompe.
Ce que croit Florence Tanner est faux.
Et Fischer se trompe, lui aussi.
Demain nous en aurons la preuve.
Florence, ne pars pas. Aide-moi.
Daniel, il faut que tu comprennes.
C'est impossible. Je ne peux pas.
Je te crois.
Je t'ai ouvert mon c�ur.
Aime-moi.
Aide-moi...
Aide-moi.
� Seigneur bien-aim�...
accorde-moi ton secours et ta protection.
Aide-moi cette nuit � ramener vers toi...
l'�me tortur�e de Daniel Belasco.
Je te donne l'amour que tu n'as pas connu...
afin de te donner la force de quitter cette maison.
Je t'aime.
Et moi je t'aime.
Il faut m'aimer.
Vendredi 24 d�cembre - 07h19
Vous �tes l� depuis quand ?
Toute la nuit.
L� ?
Petit nigaud ! Vous auriez pu dormir avec moi.
Qui m'a mis ma chemise de nuit ?
Pourquoi pas vous ?
Mon Dieu ! Je le sens en moi...
Il m'a menti ! Il m'a dit que c'�tait le seul moyen !
Mais je le sens en moi !
Il est l�...
il attend, pour se substituer � moi.
Calmez-vous.
Je vais vous emmener loin d'ici.
- Non, il ne me laissera pas partir. - Il ne peut pas vous retenir.
- Si ! Il le peut ! Il le peut ! - Moi, il ne me retiendra pas.
Qui es-tu, fumier ?
T'�tais peut-�tre mignon � 15 ans, mais maintenant t'es de la merde !
De la merde !
Ah mon Dieu, je suis folle...
Vendredi 24 d�cembre - 07h48
Je l'emm�ne.
- Comment vous sentez-vous ? - Je me sens bien.
Inutile de revenir, M. Fischer, bient�t la maison sera neutralis�e.
Neutralis�e ? Comment ?
- Pas le temps de vous expliquer. - Je ne partirai pas.
Je ne partirai que quand je saurai !
Bon.
Le corps �met une forme d'�nergie invisible � l'�il humain.
Cette �nergie, issue du corps, est capable de produire...
des ph�nom�nes m�caniques, chimiques et physiques.
Comme les bruits et les d�placements d'objets que nous avons constat�s.
Cette �nergie est un champ de radiations �lectromagn�tiques.
Tout organisme vivant �met cette �nergie.
Il en sature son environnement.
Comprenez-vous ce qui se passe ici ?
Imaginez l'�nergie destructrice r�siduelle...
emmagasin�e dans ces murs.
Cette maison est un accumulateur g�ant.
In�vitablement, nous captons cette �nergie.
Mais c'est cette �nergie qui nous fait survivre apr�s la mort.
Le r�sidu dont je parle...
n'a rien � voir avec des entit�s distinctes.
Emeric Belasco ne hante pas cette maison.
Ni lui, ni son fils...
ni aucune des entit�s avec lesquelles vous pensiez �tre en contact. Non.
Il n'y a qu'une chose ici :
Une force aveugle et sans but.
Comme vous vous trompez, Dr. Barrett.
Vous ne pouvez pas d�truire un esprit.
Vous ne ferez que l'envoyer d'un enfer dans un autre.
Je ne me trompe pas.
Cet apr�s-midi, mon appareil emplira cette maison...
d'une contre charge de radiations.
Je renverserai la polarit� de l'atmosph�re et la dissiperai.
J'exorciserai la Maison des Damn�s.
Je comprends.
Il n'y a rien d'autre � faire ?
Vendredi 24 d�cembre - 08h23
Dieu merci, elle ne savait pas o� frapper.
Je devrais �tre flatt�.
En attaquant le Reversor, elle lui rendait un ultime hommage.
Elle sait que j'ai raison et qu'il n'y a rien d'autre � faire.
C'est pour �a qu'elle l'a dit.
Il lui fallait d�truire mes id�es, avant d'�tre d�truite par elle.
Daniel...
il faut partir avant qu'il soit trop tard.
Bient�t tu seras transport� dans un autre enfer.
O� est Miss Tanner ?
Elle �tait l� il y a un instant.
Il fallait la surveiller.
Tu m'as dup�e !
Ah mon Dieu ! Tu nous as tous dup�s !
Vite !
Il faut vous ouvrir, �tre r�ceptif, M. Fischer.
Essayez, M. Fischer, je vous garantis que tout ira bien.
Il est surpris parce qu'il n'enregistre plus rien.
- Est-ce vraiment fini, Lionel ? - Oui, Ann, c'est fini.
Termin�.
Je ne peux pas y croire.
Je te l'avais bien dit, n'est-ce pas ?
Et dire que Miss Tanner est morte quand nous �tions si pr�s du but...
Barrett, la maison est d�barrass�e, totalement d�barrass�e !
Et moi qui traitais votre appareil de tas de ferraille !
Va donc te reposer un peu. Je voudrais relever mes notes.
Vendredi 24 d�cembre - 12h45
Mais c'est impossible !
Je ne l'accepte pas.
Je ne l'accepte pas !
Vendredi 24 d�cembre - 13h03
Par ici.
Ici.
Vendredi 24 d�cembre - 14h21
Je suis navr�...
Sortez-moi d'ici, je vous en supplie !
Je ne pars pas.
- Je retourne dans la chapelle. - Non, c'est impossible !
Vous ne savez pas ce que c'est !
Il le faut.
Non.
Il n'y a aucune raison d'y retourner, Ben.
Ann, �coutez-moi.
Il faut que j'y aille.
Pour Florence. Pour votre mari.
Si je m'en vais maintenant...
toute ma vie ne sera qu'un �chec.
Vous ne pouvez rien faire.
Le myst�re ne peut �tre r�solu.
Vous allez mourir...
comme Lionel...
comme Miss Tanner.
Eh bien, je mourrai.
Vendredi 24 d�cembre - 15h13
C'est ici.
Toute la maison est exorcis�e...
il ne reste que cet endroit.
Mais pourquoi ?
Belasco.
C'est cela que signifie le "B" � l'int�rieur du cercle.
Elle essayait de nous dire...
qu'il n'y avait que Belasco, lui seul.
Ce n'est pas...
une force aveugle, sans but.
Ce ne sont pas des forces occultes multiples.
Ce n'est qu'une seule force.
Une seule entit� se faisant passer pour Daniel.
Une entit� se substituant aux autres. La r�ponse est l� !
Mais la clef du myst�re ?
O� est la clef ?
Extr�mes et limites...
terminaisons et extr�mit�s.
Voil� ce qu'elle voulait dire !
Extr�mes.
Limites.
Les jambes !
Les jambes bris�es de...
Grace Lautner.
Le Dr. Graham...
rampant.
Le Professeur Rand...
paralys�.
Le Professeur Fenley...
rendu infirme.
Les jambes �cras�es de Florence.
Celle de votre mari...
Si ton �il t'offense...
Quoi que vous fassiez...
ne bougez pas d'ici.
Belasco...
me voici !
D�truis-moi si tu peux !
Ne t'arr�te pas � mi-chemin !
Nous sommes ici !
Je suis ici !
Tue-moi !
Oui, c'est cela...
c'est cela.
Dis-moi une chose, Belasco.
Pourquoi n'as-tu jamais quitt� cette maison quand tu �tais vivant ?
Pourquoi...
m�prisais-tu la lumi�re du soleil ?
Pr�f�rais-tu te cacher dans l'ombre ?
L�, personne...
ne pouvait te voir !
Personne ne pouvait d�couvrir tes secrets !
Tu n'�tais pas un g�nie.
Tu �tais un d�bauch� !
Un vilain petit... b�tard !
Ta m�re �tait une chienne !
Une putain !
Tu �tais un b�tard !
Un dr�le de petit b�tard dess�ch� !
Tu n'es pas un g�nie...
ni un g�ant rugissant !
Combien mesurais-tu, Belasco ?
Un m�tre cinquante-cinq ?
Un m�tre cinquante-deux ?
Tu ne mesurais m�me pas 1m50, je le sais.
Emeric Belasco...
Le g�ant rugissant...
Vous avez compris ?
C'est un moment exceptionnel.
Je vous pr�sente Emeric Belasco.
Votre mari tenait une partie de la solution.
Florence aussi. C'est elle qui m'a aid�...
� d�couvrir le reste...
la chose que l'immense orgueil de Belasco refusait d'accepter.
Il m�prisait sa petite taille, au point de se faire couper les deux jambes...
et de se grandir gr�ce � �a.
"Si ton �il t'offense, arrache-le."
Peut-�tre �tait-il un g�nie, apr�s tout.
Un homme qui pr�serve son corps apr�s la mort n'est pas un g�nie.
Ce n'est pas de son corps que je parle.
Si l'appareil de votre mari n'a pas pu d�truire son pouvoir...
c'est parce que ces murs sont gain�s de plomb.
Il s'�tait construit une forteresse pour prot�ger son esprit.
Il savait d'avance ce qui allait arriver.
Votre mari et Florence...
nous ont aid�s � chasser Belasco d'ici.
Esp�rons que leurs �mes...
le conduiront vers la paix �ternelle.
Vendredi 24 d�cembre - 16h59
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