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La Pomme rouge est la plus précieuse, Mehmed.
La plus douce.
ALENTOURS DE CONSTANTINOPLE
La plus mûre.
10 ANS AVANT LE SIÈGE
C'est le cœur qui bat au centre de notre univers.
La terre promise.
Celui qui conquiert Constantinople dirigera le monde.
Mais regarde ces murs, fils.
Ils ont arrêté toutes les armées qui ont tenté de prendre la ville.
Ils m'ont arrêté, moi.
Pourquoi ne pas les abattre ?
Aucune arme n'est assez puissante pour les abattre.
Certains se sont demandé si Allah lui-même pourrait le faire.
Père...
J'abattrai ces murs...
et quand je serai sultan...
je prendrai Constantinople.
UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
Tout empire a un début,
forgé dans le sang, l'acier, la fortune et la conquête.
En 1453, l'empereur romain Constantin XI et le sultan ottoman Mehmed II
se livrent une bataille épique pour Constantinople.
Vingt-trois armées ont tenté de prendre la ville légendaire.
Toutes ont échoué.
De ce carnage, un souverain sortira victorieux
et changera le cours de l'histoire pour les 300 années à venir.
Pour qu'un empire prenne son essor, un autre doit tomber.
Que les canons tirent jour et nuit jusqu'à ce que les Romains sortent
et implorent notre pitié.
Avril 1453.
Le sultan Mehmed II lance un bombardement sur Constantinople...
tel que le monde n'en a jamais vu.
C'est la plus grande quantité de canons, environ 69 ou 70,
à avoir jamais été rassemblée dans le monde.
Ces canons ne sont pas ceux qu'on connaît du 18e ou 19e siècle.
Ce sont d'énormes canons.
Mon Dieu.
Les murs ne tiendront pas jusqu'au coucher du soleil si ça continue.
Gardez la foi, Seigneur Loukas.
Tant que le Saint-Esprit est avec nous, nous serons en sécurité.
Du haut des murs, l'empereur Constantin fait face
à l'armée de 80 000 hommes de Mehmed.
La tâche monumentale d'éloigner les Ottomans de la ville
incombe au soldat de fortune génois Giovanni Giustiniani.
Giustiniani et ses hommes doivent défendre 22 km de remparts.
L'empereur Théodose II a construit les murailles au 5e siècle.
Elles sont parmi les plus robustes jamais construites.
Les murs de Constantinople sont là
depuis 1 100 ans sous cette forme.
C'est une œuvre extraordinaire de génie militaire.
La muraille est formée de cinq couches, il y a des douves extérieures,
puis il y a une zone ouverte que les troupes doivent traverser,
une sorte de champ de la mort.
Ensuite, il y a un mur extérieur avec des tours,
puis un autre champ de la mort et enfin, un mur intérieur.
Le système complet fait environ 60 m de profondeur.
Du fond des douves jusqu'au sommet des murs,
ça fait environ 30 m de haut.
Personne n'avait jamais traversé.
Mehmed regarde la ville,
il dit, "Bon, il y a ces immenses murs que personne n'a jamais pénétrés.
Comment les abattre ? Il faudra de l'artillerie.
Je veux un canon qui puisse les abattre."
Et il choisit une attaque frontale.
Il prend ça comme un défi.
Il était comme ça.
C'était son caractère.
Le plan de Mehmed est une stratégie de choc et effroi version médiévale,
abattre les murs massifs avec un énorme barrage de tirs de canon.
La pièce maîtresse de l'artillerie de Mehmed
est le canon de 8 mètres appelé le Basilic.
Il fait construire un énorme canon ! Gigantesque !
On dit que des centaines de bœufs l'ont tiré.
Il faut un incroyable talent métallurgique pour le fabriquer.
Des parois de bronze de 20 cm d'épaisseur,
des boulets de canon d'une demi-tonne.
Un très grand nombre de cloches des églises des Balkans
ont été fondues pour le mouler.
Les Ottomans surnomment l'énorme canon "l'Ours"
et les plus petits "les Oursons".
Doucement !
L'homme qui donne vie au grand canon de Mehmed
est un maître fondeur de canon hongrois appelé Urbain.
Père !
- Oui ? - Les fissures grossissent.
Ces canons avaient une énorme puissance de feu,
mais ne tiraient que toutes les trois heures.
Ils ont des chances de vous exploser à la figure.
Si vous tirez trop souvent, de petites fissures peuvent se former
et ils explosent.
Ce sont des armes rudimentaires.
On le laissera se reposer après celui-ci, d'accord ?
Allez.
- Prêt, monsieur. - Envoyez !
Les canons tirent jour et nuit...
et engloutissent la ville dans le chaos.
Giustiniani était confronté à quelque chose qu'il n'avait jamais vu,
un canon capable d'abattre un mur.
Giustiniani fait descendre ses soldats pour empiler les décombres,
refaire les murs,
et ça marche même mieux que le mur d'origine
car les pierres lâches absorbent l'impact des boulets de canon...
et sont plus difficiles à abattre, il en faut plus pour les disperser.
Après six jours de bombardements constants,
les murs de Constantinople sont endommagés, mais toujours debout.
Les canons du sultan coincent les soldats de l'empereur
derrière les murs.
Pour survivre à l'assaut, ils doivent élaborer un plan
pour mettre les Ottomans sur la défensive.
Giustiniani et ses mercenaires italiens se préparent à lancer une contre-attaque
contre les troupes de Mehmed...
hors des murs.
Giustiniani sortait et faisait de petits raids.
À la fois pour les prendre par surprise
et pour que l'adversaire ne puisse pas se détendre.
Prêts, mes frères ?
Pour Dieu !
Pour la fortune !
Pour celle que vous retrouverez après la bataille !
Giustiniani est un expert en guerre défensive.
Giustiniani doit choisir, "Dois-je défendre le mur extérieur,
ou défendre le mur intérieur ?"
Et il a décidé de défendre le mur extérieur.
Montrons-leur ce que peut faire un bâtard génois à l'épée !
Le mur extérieur était une mission suicide,
car c'est là que les canons frappaient.
La manière de se battre des Italiens
était de revêtir quelqu'un d'une armure de plate
qui était entouré d'arbalétriers.
Il était le char, si on compare avec la Seconde Guerre mondiale,
et l'infanterie s'abritait derrière le char.
Attendez !
Attendez !
Feu !
Giustiniani avait amené avec lui
une armée professionnelle de 2 000 soldats,
tous professionnels.
Ils ont de l'expérience.
Ils appartiennent aux condottieri
qui sont des généraux mercenaires.
La férocité et l'efficacité de l'attaque de Giustiniani
prennent les Ottomans par surprise.
Le champ de bataille est jonché de morts et de mourants.
On fera payer les Génois pour leur bravoure par le sang.
Pourquoi ce délai, Orban Pacha ?
Pourquoi mon ours ne tire-t-il pas ?
Encore une minute.
Je ne t'ai pas payé pour une babiole.
Tu as promis que tes canons abattraient ces murs.
Le canon se fissure.
Le cuivre ne tient pas comme espéré.
Si j'avais quelques jours de plus...
Je veux que ce canon tire immédiatement.
Je fais tout ce que je peux, Pacha.
Si on a de la chance, il pourra tirer demain matin.
Urbain, si tu as de la chance, tu le feras tirer maintenant.
- Mais les fissures... - Maintenant.
L'heure tourne pour le siège.
Chaque jour apporte une nouvelle menace
d'attaque de l'armée enlisée de Mehmed par ses ennemis à l'est et à l'ouest.
La menace la plus grave est les renforts que le pape va envoyer d'Europe.
Chargé, monsieur.
Ne m'abandonne pas, gros bâtard magnifique.
Prêt, Urbain ?
Oui, Sultan.
Reculez, pour votre sécurité.
Garde la foi, Urbain.
Feu.
Non !
Mehmed.
Mehmed.
Mehmed.
Viens là.
Viens.
Qu'y a-t-il, Maman ?
Ton père t'a convoqué à la capitale.
Je dois partir longtemps ?
Oui.
Et mes oiseaux ?
Tu en auras d'autres à la capitale.
Mais tu viens avec moi ?
On se reverra bientôt.
Je ne veux pas y aller.
À partir de maintenant, fini de pleurer, Mehmed.
Un sultan ne pleure jamais.
Allez, vas-y.
- Mais Maman... - J'ai dit, vas-y !
Sa mère était probablement byzantine.
On ignore son identité.
Il l'a gardée secrète et l'a emportée dans sa tombe.
Il l'appelait toujours Hatun.
"La Dame."
Mais on ignore qui elle était.
ANDRINOPLE CAPITALE OTTOMANE
Mehmed arrive dans la capitale sans amis ni famille,
à part son père, le sultan.
Sa belle-mère, Mara Branković, une princesse serbe,
est la troisième femme du sultan Mourad, mais elle n'a pas d'enfants.
Elle trouve un esprit semblable en ce jeune prince esseulé.
Mehmed avait des problèmes avec son père.
Mara l'a peut-être pris sous son aile.
Il l'appelait toujours "Mère".
Tu as grandi depuis la dernière fois.
Tu te souviens de moi ?
Répondez au sultan.
Ton frère aîné, le prince Ali...
est mort.
Tu comprends ce que ça veut dire ?
Mon garçon.
Regarde-moi.
Mehmed a grandi dans une atmosphère très froide.
Maintenant, viens...
et embrasse ma main.
Impossible de savoir si on allait survivre.
Ahmed, l'aîné, avait 12 ans de plus que lui.
Il est mort, puis Ali a été mystérieusement étranglé
et Mehmed était de fait le seul qui restait.
Tu prendras sa place en tant que gouverneur d'Amasya.
Tu y seras éduqué et tu apprendras à devenir un souverain.
Un sultan.
Fini le temps des activités puériles, Prince.
Çandarlı Pacha me rendra compte de tes progrès.
À l'âge de 12 ans, Mehmed parle couramment cinq langues
et il prend Alexandre le Grand comme modèle.
Il se vante qu'un jour, il s'emparera de la ville de Constantinople.
Dès son plus jeune âge, le jeune et ambitieux prince héritier
est en conflit avec le grand vizir de son père.
C'était un enfant assez indiscipliné qui devait être battu pour obéir.
Encore !
Nous devons enseigner l'humilité au prince...
pour son propre bien.
Que faites-vous, Prince ?
Ce qui me chante.
Je suis prince.
Vos blessures guériront.
Vous vous souviendrez de la leçon.
Oui, Pacha.
Je m'en souviendrai.
Vous vous souviendrez de la leçon.
ANDRINOPLE, 1444 9 ANS AVANT LE SIÈGE
Avant même ses 13 ans, son père, Mourad II, décide de se retirer
et de laisser Mehmed monter sur le trône.
Le plus jeune sultan de l'histoire de l'Empire ottoman.
Mehmed est maintenant l'émir,
le sultan des Ottomans...
et on lui...
laisse l'intégralité des forces ottomanes à sa disposition.
Ça devient tout de suite problématique, car le vizir de l'époque,
Çandarlı Halil Pacha, est très inquiet de cette situation.
Avec Mehmed, un si jeune garçon,
ils pourraient tout perdre.
Pachas.
Où étiez-vous ? Il y a beaucoup à faire.
À quel sujet, Sultan ?
Notre réunion du conseil.
Mon père a posé les fondations de notre empire.
Et maintenant, je passe à l'étape suivante.
Je prendrai Constantinople.
N'avez-vous pas entendu ?
Alexandre a fait sa première conquête à 20 ans
et je ferai la mienne maintenant.
Sultan, les Romains sont sous contrôle,
mais les problèmes à l'est sont bien réels.
Et à l'ouest, Jean Hunyadi et les Hongrois
rassemblent leur armée près de notre frontière.
D'autres croisades pourraient arriver.
Ils vont vouloir vous tester.
Je les écraserai tous.
Il vous faut les janissaires à qui vous devez encore offrir un cadeau.
Ils demandent un meilleur salaire.
Constantinople a bien assez d'or...
pour financer ces brutes avides.
Peut-être devrions-nous consulter votre père avant de prendre une décision.
Faites les préparatifs...
ou je trouverai des vizirs qui le feront.
ANATOLIE DU SUD-OUEST
Les Hongrois veulent lancer une nouvelle croisade.
Les janissaires sont énervés, Pacha.
Qu'est-ce qui les énerve encore ?
Ils ne font pas confiance au jeune sultan
et il est, je l'avoue...
parfois impulsif.
Chaque sultan, quiconque est monté sur le trône...
a dû trouver ses marques.
Mehmed est jeune, Halil Pacha.
Ça prendra du temps.
En effet, c'est pour ça que je voulais te rassurer.
Nous autres vizirs travaillons à une solution prudente.
Comment puis-je me reposer avec un fils si imprévisible ?
Il est têtu.
Mais si Allah le veut, mes conseils apporteront de la mesure...
à ses plans imprudents.
Des plans ?
Pour Constantinople.
Qu'on me prépare un festin ce soir.
Sultan.
Vous avez de la visite.
Père ?
J'ignorais que vous veniez.
J'ai trop demandé de toi.
Je ne comprends pas.
Viens.
Je suis ici...
pour reprendre le trône.
- Non, Père... - Jusqu'à ce que tu sois plus âgé.
J'ai gouverné avec sagesse. Dites-lui, Pacha !
Les croisés sont presque à notre porte, Mehmed.
Tu n'as pas encore combattu,
tu ne peux pas affronter Hunyadi et les Hongrois.
Comment pouvez-vous ?
Tu reprendras le trône quand tu seras prêt.
Traître de chien, c'est votre œuvre ! J'aurai votre tête !
Ça suffit !
Comment oses-tu parler comme ça à mes vizirs ?
Tu vas t'excuser.
Ne teste pas plus ma patience.
S'il te plaît, Mehmed.
Pachas...
Je m'excuse pour mon comportement.
Laisse-nous.
Mettons-nous à la place de Mehmed.
On le mène sur le trône
et on lui dit qu'il est le souverain de l'état.
Puis on lui dit
qu'après si peu de temps,
il va perdre ce pouvoir.
Et le fait que cette figure imposante qu'il a associée à son père,
Çandarlı Halil, lui enlève ce pouvoir,
a dû engendrer une énorme rancœur.
Il sera de nouveau à toi.
Ils m'ont trahi.
Tous.
Tires-en une leçon et je te promets que tu retrouveras le trône.
Sultan !
Sultan !
Mehmed !
Réveillez-vous !
Réveillez-vous !
Le siège raté de Constantinople du père de Mehmed
avait traîné pendant trois longs mois.
Chaque jour qui passe, il voit ses propres chances de victoire
s'évanouir lentement.
À l'intérieur de la ville, Giustiniani et ses hommes reconstruisent les murs
et soignent leurs blessés.
Tiens ça.
Dame Therma ?
Seigneur Giustiniani.
Je ne m'attendais pas à voir une noble dans ces conditions.
J'ai autant de devoir envers ma ville que quiconque.
Ces hommes ont risqué leur vie pour nous protéger.
Je suis sûr que votre réconfort soulagerait les pires souffrances.
Vous devriez vous reposer.
Bonne nuit.
Quand on pense aux sièges,
on se dit que les conditions sont les plus dures pour les assiégés,
mais l'armée assiégeante subit aussi de la pression.
Mehmed a des problèmes supplémentaires, car son règne est neuf
et les gens ne savent pas encore que penser de lui,
alors il doit y arriver rapidement.
Il est presque aussi désespéré d'entrer que les Byzantins le sont de l'arrêter.
Pachas.
On pilonne les murs depuis presque deux semaines.
Nos canons ont transformé les grands murs de Constantinople en tas de décombres,
mais ça ne nous sert à rien à moins de les traverser.
Il est temps de passer à l'action.
Sultan, il est encore trop tôt.
Nous devons davantage affaiblir leurs défenses avant d'envoyer l'armée.
Je recommande plus de patience.
Rien ne garantit la réussite du siège.
Les Ottomans n'aiment pas les campagnes qui n'en finissent pas.
Ils aiment la guerre rapide, entrer quand ils le peuvent,
détruire l'ennemi et repartir.
Zaganos Pacha.
Les hommes sont prêts.
Vous n'avez qu'à donner l'ordre.
Dites aux hommes de se reposer ce soir
et d'être prêts à se battre.
Demain, on prend la ville.
Il joue son va-tout avec cette conquête.
Le treizième jour du siège se lève sur le camp ottoman.
Mehmed et ses généraux examinent les défenses des Romains
et finalisent leur plan d'attaque de l'infanterie.
L'attaque aura lieu sous le couvert de la nuit.
Mehmed II est toujours resté ferme
et il a même dit qu'il sacrifierait sa vie si nécessaire,
mais il prendrait cette ville.
Si on sait quelque chose de Mehmed, c'est que c'est un homme très têtu
et une figure vengeresse.
Un homme de caractère et intelligent.
Ce soir...
nous prendrons la Pomme rouge.
Nous sommes des ghazi,
des guerriers saints et héritiers d'Osman.
Nos ancêtres se sont battus et sont morts devant ce mur.
Mais maintenant, nous sommes unis pour venger leur mort.
Aux dires de tous, il semble avoir été un excellent orateur.
En tant que commandant, Mehmed, premièrement, comprenait son peuple.
Deuxièmement, il comprenait l'ennemi
et agissait en conséquence.
Si ses soldats hésitaient,
il inventait des moyens de les encourager.
Le temps des infidèles et des Romains est révolu !
Une nouvelle ère arrive !
Et elle commence ce soir !
Allahu akbar!
Allahu akbar!
On peut encore se rendre.
Le sultan aura pitié.
Je ne serai pas le dernier empereur de Constantinople.
Un empereur mort ne servira à rien.
Vivants, on pourra revenir récupérer la ville avec une vraie armée,
pas une bande de mercenaires italiens.
Les nobles vous suivront.
Prions pour que la Sainte Vierge veille sur nous.
Les Ottomans pratiquaient la guerre à bien des niveaux
et certainement au niveau psychologique.
Ils ont apporté des techniques d'intimidation aux sièges.
Ils allumaient des feux le long de la ligne de front
et les assiégés voyaient un cercle de feu.
Ils avaient aussi des fanfares militaires.
Un mur de son,
ils créaient un extraordinaire mur de son.
En nombre inférieur à dix pour un, les mercenaires italiens
doivent contrer la puissance des Ottomans par la ruse et la stratégie.
Sans aucun doute, Giustiniani était très doué pour défendre des villes.
C'était un expert, il était très courageux et infatigable,
et il a apporté beaucoup de confiance à la défense.
On les affrontera dans les douves.
C'est notre ligne de front.
L'une des clés d'un siège est de traverser la fosse,
les profondes douves,
et remplir les douves demande beaucoup de travail des attaquants.
On ne doit pas les laisser atteindre les murs
ou nous n'aurons aucune chance.
Ce soir, nous vivons ou nous mourons dans les douves !
Giustiniani était sans aucun doute la figure emblématique des défenseurs
autour de qui ils se ralliaient. Il était le pilier.
Constantin lui a donné le contrôle de la zone cruciale,
le centre du mur, et le rôle d'organisateur de la défense.
Feu !
À couvert !
L'assaut ottoman est dirigé par les troupes d'élite, les janissaires.
Les janissaires étaient la force la plus compétente
des Balkans à l'époque.
Tous des soldats bien équipés et protégés. Mais aux tactiques différentes.
À l'attaque !
Les janissaires portent une armure en mailles légère
et s'appuient sur la vitesse et la précision.
Les Italiens ont des armures de plates plus épaisses et des épées longues.
Les janissaires affectionnaient le javelot et le tir à l'arc.
On en peut pas lors d'un siège, il faut prendre des coups
et ça ne correspond pas à la vision ottomane de la guerre.
Dans cette vague humaine de mort et de destruction,
des centaines de soldats ottomans sont tués.
Les Turcs arrivent et Giustiniani les repousse.
Et d'après les sources romaines, ils n'ont pas perdu un seul soldat.
Giustiniani et les défenseurs romains
ont une fois de plus repoussé l'attaque ottomane.
La défaite est dévastatrice pour Mehmed.
Chaque jour qui passe,
les chances de prendre Constantinople s'amenuisent.
Quand Mehmed lance son siège, il doit aller vite pour trois raisons.
Premièrement, il doit aller vite pour achever la ville
sans perdre des dizaines de milliers d'hommes.
Deuxièmement, il existe une opposition dans l'armée,
menée par Çandarlı Halil Pasha, le grand vizir,
qui ne voulait pas que le siège continue.
Et troisièmement, si le siège prenait trop de temps,
il y aurait des renforts qui arriveraient de l'ouest.
Les murs de la cité antique tiennent un jour de plus
et Giovanni Giustiniani Longo s'avère être l'homme indispensable
à la défense de Constantinople.
Sultan.
Un message des îles Égéennes.
Lis-le.
Une flotte génoise a été vue dans les Dardanelles
allant au nord vers Constantinople avec des soldats et des provisions.
Laisse-moi.
Sous-titres : Kevin Delepierre
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