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Original subtitles

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Durant des millénaires, les Juifs ont pratiqué le rite de la Vigile.

Lorsqu'un membre de la communauté meurt, son corps est veillé pendant 24 heures...

par un Shomer, un veilleur, qui récite les psaumes...

pour réconforter l'âme du défunt et la protéger du mal invisible.

Ce veilleur est un membre de la famille ou un ami...

mais il y a des Shomers payés...

engagés pour faire la Vigile si personne d'autre ne le peut.

Nous vous donnons les outils qui vous aideront à changer de vie.

Mais c'est comme tout, ça prend du temps.

Ce n'est pas toujours facile.

À toi, Adinah.

Tu veux raconter au groupe une chose que tu as vécue récemment ?

Je sens que ça va être bien.

Arrête.

J'étais dans le métro, j'allais au travail,

et un homme s'est mis à me parler de façon bizarre.

Il me disait des banalités, des trucs sur ma jupe.

Il cachait pas son jeu.

J'étais là : "Me gonfle pas !"

Il te draguait.

Si ça pouvait m'arriver !

On aurait dit un type de la télé.

Il sortait son baratin avec une facilité.

Tout ça pour dire qu'il cachait pas ses intentions.

C'est typique.

Ils voient une jolie fille

et c'est plus fort qu'eux.

C'est culturel.

Vous voyez ?

- C'est malpoli. - C'est différent.

La vie laïque est différente.

C'est exactement ce dont les rabbins veulent nous protéger.

Pas nous en protéger,

nous empêcher de connaître.

Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas connaître.

Comme quoi ? Un gros vieux goy aux dents pourries ?

Bourré dans la rue.

Alors,

raconte-nous.

Pour la semaine dernière.

Ton entretien.

J'ai pas eu le job.

Désolé, Yacov.

On en parle ?

J'ai passé l'entretien,

ça avait l'air d'aller.

Ils m'avaient demandé d'apporter un CV.

J'ai gribouillé mon CV sur un bout de papier.

C'est ce que je disais, il nous faut des cours là-dessus.

Et sur la vie courante.

Et ton loyer ?

J'ai du mal.

Comment dire ?

Je suis toujours fauché.

Je dois choisir

entre mes médicaments et les repas.

C'est pas facile.

Ceci est un voyage.

Les difficultés que vous rencontrez

ne sont qu'une étape du voyage.

Si on s'enlise et qu'on voit ça comme la destination,

on perd espoir.

Je veux être normal, c'est tout.

Il faut lâcher prise.

Il faut évacuer la douleur.

Le traumatisme qui vous freine.

L'important, c'est qu'on soit partis.

L'important, c'est qu'on va de l'avant.

Porte-toi bien.

C'est pas vrai !

Ça va ?

Tout va bien.

On va prendre un café ?

Je bois pas de café.

Un thé ?

Un chocolat.

Maintenant ?

Demain ou...

T'es sûr ?

Oui, carrément.

Super.

Tu prends mon numéro ?

Prends-le.

917...

Je viens d'acheter ce portable.

Pas de problème. La touche verte, oui.

Ensuite : "Contacts".

Non. Je peux ?

Je t'en prie.

C'est super parce que je regardais et j'ai trouvé la lampe torche.

J'adore.

Et avoir Internet sur son téléphone, c'est top.

Tu reçois les textos ?

Génial.

Texte-moi demain et on verra ce qu'on fait.

Pas de problème.

J'apprends les règles.

Pareil pour nous tous.

Salut. À la semaine prochaine.

Avec toi, ça semble naturel.

Ça viendra.

Il est encore là ?

Excusez-moi !

Je vous ai déjà dit de pas harceler nos membres.

Faut que je rappelle la police ?

T'en fais pas, Lane. Laisse.

Je dois lui parler.

Si besoin, Yacov sait où vous trouver.

Tu peux y aller, ça va.

J'ai une chose à lui demander.

Viens me chercher si ça devient pénible.

Merci. C'était super, ce soir.

À plus. Appelle-moi.

Comment vas-tu ?

- Tu as l'air fatigué. - Je vais bien.

Comment ça va, cette nouvelle vie ?

Ça se passe bien. J'ai fait mon choix, d'accord ?

J'avais mes raisons pour partir.

Désolé si c'est moi...

si c'est moi qui t'ai fait partir.

Je n'essaie pas d'être indiscret ou de me mêler de tes affaires.

Je pense à toi tout le temps, tu comprends ?

T'as dit que t'avais une question.

Je voudrais que tu sois shomer.

Cette nuit.

Je te paye.

Tu as besoin d'argent.

Je sais que tu as du mal à payer ton loyer.

Comment tu sais ça ?

Peu importe. Je te donne 200 dollars en liquide.

C'est moi qui te paye.

Combien de temps ?

Cinq heures.

De maintenant à l'aube, c'est tout.

On avait quelqu'un,

mais il a changé d'avis et toi, tu seras parfait pour ce travail.

200 ?

D'accord pour 500.

300.

C'est toi qui viens me voir, non ?

T'es embêté, t'as besoin de moi.

Pas vrai ?

Donc, c'est 500.

Je l'ai fait plein de fois.

Pour des gens de la communauté qui avaient ni parents ni amis.

C'est moi qui veillais les corps.

Je te donne 400, mais pas plus.

Marché conclu ?

C'est d'accord.

Je savais que tu accepterais ce travail parce que...

tu as besoin d'argent.

Mais il n'y a aucune honte à avoir.

Je voulais vraiment te le proposer à toi

parce que veiller un corps te rapproche de la communauté.

Incroyable,

c'est la divine providence !

Je suis désolé.

Je dis ça parce que veiller un corps est un acte pieux.

Ça te ramène à nous.

Tu fais une déprime, c'est tout. Tu peux m'en parler.

Shulem, qui est le défunt ?

C'est Rubin Litvak. Tu le connaissais ?

Non.

Quelqu'un de bien, un peu bizarre.

Il a survécu à la Shoah et à la guerre,

mais toute sa famille a péri.

Plus tard, il a fondé une famille ici.

Ensuite, il s'est tellement isolé

qu'il s'est brouillé avec tout le monde.

C'était un vrai ermite !

Il se montrait jamais ?

Il disait qu'à chaque fois qu'il mettait le nez dehors,

il avait des douleurs affreuses.

Et l'autre shomer ?

Un parent du mort. Il est parti parce qu'il avait peur.

- Peur ? - Oui.

Peur de quoi ?

La femme de M. Litvak souffre d'alzheimer.

Elle est assez fragile.

Elle dormira sûrement, cette nuit.

Ce sera calme.

C'est là.

Mme Litvak ?

M. Shulem ?

Bonsoir, Mme Litvak. Toutes mes condoléances.

Béni soit le vrai juge.

Qui est cet homme ?

Tu devais m'amener un shomer.

C'est lui, le shomer.

Il connaît, il l'a fait pour M. Kellner, M. Sturman.

Il ne convient pas.

Je sais que vous avez eu une journée très difficile, mais...

ça va bien se passer.

Il doit partir maintenant !

Vous devez vous en aller.

Elle va dormir, ne t'inquiète pas.

Les pompes funèbres seront là à l'aube.

Les pompes funèbres seront là...

dans cinq heures.

S'il y a un problème, je ne serai pas loin.

Y aura pas de problème.

En tout cas, je serai à côté.

Tu pourras venir prier, demain.

Je suis venu parce que j'ai besoin d'argent.

J'ai accepté, mais ça s'arrête là.

Je ne veux pas te forcer.

Ça peut être difficile d'être ici toute la nuit.

Si tu veux en discuter après, viens à la synagogue.

J'espère que tout se passera bien.

J'y vais ?

À plus.

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Mme Litvak ?

Y a quelqu'un ?

Y a quelqu'un ?

Mazik 27 juillet 1979

T'as dit que Leib faisait de la magie.

Il en a pas fait !

J'ai jamais dit qu'il faisait de la magie.

- Si ! - Des tours de magie, c'est tout.

Je te montrerai.

Promis ?

Si Dieu le veut.

Tiens, deux feujs bourrés !

Petit bonhomme !

Petit youpin.

Regarde ce con.

Tu m'as pas entendu ? Je t'ai posé une question.

Pas si vite !

Sarah: Salut

Salut.

Nouveau message de Sarah

Sarah Tu fais quoi?

Je travaille. Je suis Shomer cette nuit.

Je ne devrais pas téléphoner.

O.K. Excuse-moi.

Non, c'est O.K.

Qu'est-ce que tu...

La nuit est belle. On voit la lune.

Tu as déjà vu le lapin qui est dedans?

Le lapin?

Le museau est en haut, la queue en bas.

C'est bête. Je te laisse.

Ce n'est pas...

bête.

À bientôt.

Appelle-moi ou FaceTime si tu t'ennuies.

Nouveau message de numéro inconnu

C'est quoi ?

Mme Litvak ?

Mme Litvak,

vous êtes là ?

Reprends-toi !

Je perds la boule.

Je deviens cinglé.

Bonjour, vous êtes sur la messagerie du Dr Kohlberg.

Je ne suis pas disponible,

mais laissez un message avec vos nom et n° de téléphone

et je vous rappellerai dès que possible.

Si c'est pour une urgence,

veuillez raccrocher et appeler le 911. Merci.

Bonsoir, Dr Kohlberg. Yacov Ronen à l'appareil.

Désolé de vous appeler en pleine nuit.

Je ne veux pas vous déranger, mais...

c'est un peu difficile, là.

Je vois des choses,

j'entends des choses.

C'est pire que d'habitude.

J'ai presque plus de comprimés,

je voulais vraiment vous parler.

Je crois pas avoir besoin de retourner à l'hôpital.

Mais j'aimerais vous parler dès que possible.

Si vous pouviez me rappeler, ce serait très gentil. Merci.

Ce ne sont pas des cauchemars.

Ce sont des souvenirs.

Pas vos souvenirs, mais...

Désolé pour le chantier, je vais nettoyer tout de suite.

Pourquoi vous êtes venu ?

Je suis Yacov, le shomer.

Je protège et apaise l'âme de votre mari.

La protéger de quoi ?

Vous connaissez mes enfants ?

Je les ai chassés aussi loin que possible.

Ils croient être partis...

de leur plein gré,

que c'était leur choix.

C'est moi qui les ai chassés.

Je les ai...

chassés.

Vous savez pourquoi...

je les ai fait partir ?

Cet endroit n'est pas pour les enfants.

C'était un... bunker.

C'est un endroit où l'on peut venir,

mais d'où l'on ne ressort jamais !

Vous connaissez mon mari ?

Il a été anéanti par les souvenirs.

Le genre de souvenirs que vous avez vus.

Ils mordent.

Ils mordent et ne s'arrêtent jamais de mordre.

Il était si perdu qu'il ne savait que faire.

Je suis désolé de vous avoir réveillée.

Vous devriez retourner dormir.

Mme Litvak, votre main !

Faites voir, vous saignez.

S'il vous plaît. Attendez.

Attendez, Mme Litvak.

Je vais vous aider.

Rabbi Greenwald...

m'a dit un jour

que ces démons

qui nous anéantissent

sont nés entre les jours de la création.

On leur a donné la vie,

mais pas d'âme

ni de forme.

Ce ne sont pas des êtres

dans le sens propre du terme.

Ils sont dépourvus de volonté

et de lien avec le pouvoir suprême.

Ils tiennent de l'animal.

Ces démons

sont des parasites.

Dans les tractates

et le Berakhot,

les mazikim sont apparentés aux shedim.

J'ai passé les cinq dernières décennies

à étudier celui qui m'a poursuivi jusque chez moi

depuis Buchenwald.

J'ignore d'où vient ce démon,

mais, d'après mes études, il est très,

très ancien.

Je pense qu'il attendait,

hibernant à sa façon dans la forêt,

endormi,

jusqu'à ce que ma douleur

l'ait réveillé.

Le mazik

apparaît comme une silhouette avec la tête tournée

comme ça.

Tournée à 180°.

Le mazik est condamné à regarder en arrière.

À scruter

le passé.

Ce démon

m'a montré des choses affreuses.

Il y a dix ans,

j'ai trouvé une phrase dans un texte

de Moïse Ben Shem Tov.

Elle disait :

"La seule façon d'échapper au mazik,

"c'est de brûler son véritable visage

"la première nuit où il apparaît.

"Si vous ne le faites pas avant l'aube,

"il ne vous quittera plus."

En ce qui me concerne,

l'heure est passée depuis longtemps.

Quand je ne serai plus là,

le mazik trouvera

une autre personne brisée.

Quelqu'un d'autre enchaîné à une terrible douleur

qu'il ne peut vaincre.

Quand il trouvera son nouvel hôte,

il consumera lentement son âme.

Comme il l'a fait avec moi,

en mâchant,

en rongeant avidement le côté spirituel,

les cinq essences de l'âme.

Tel un ver, il attaque Nefesh,

Rouah,

Neshamah,

Chayah

et finalement Yechidah,

le lien direct

avec Hashem.

Derrière vous.

C'est pourquoi j'enregistre ces vidéos,

je l'écris,

je l'inscris sur les murs, je l'explique

dans l'espoir que le prochain

qui tombera sur le mazik

ne sera pas condamné,

dévoré,

comme je l'ai été.

Yacov.

C'est le Dr Kohlberg.

Dr Kohlberg, Dieu soit loué !

Je me sens pas très bien.

Pourquoi ?

Que se passe-t-il ?

Je vois des choses, j'entends des choses.

Sans arrêt.

Sans arrêt et...

j'ai pris un comprimé,

un anxiolytique, tout à l'heure...

Vous voyez qui, Yacov ?

Qui voyez-vous ?

Je sais pas.

Où êtes-vous en ce moment ?

Je suis à Borough Park.

J'ai accepté un boulot

en tant que shomer pour cette nuit.

C'est M. Shulem qui me paye.

C'est un endroit sûr ?

Je sais pas. Je crois, oui.

Ces choses que vous voyez,

vous pensez qu'elles sont réelles ?

Non, impossible.

Dr Kohlberg,

l'homme qui habitait ici

et sa femme,

je crois qu'ils sont devenus fous dans cette maison.

Elle souffre d'une grave démence.

C'est très triste. Et lui...

était obsédé par les démons.

Les démons ?

Un truc qui s'appelle mazik.

C'est ce que vous croyez avoir vu ?

Un démon ?

Des ombres, plutôt.

Nous avons parlé de ce qui est arrivé à votre petit frère,

du stress post-traumatique et de votre peur.

Je sais.

Dites-moi, Yacov,

votre cour bat-il très fort comme s'il allait briser vos côtes ?

Vous transpirez ?

Vous tremblez ?

J'essaie de me calmer.

Yacov, dites-moi ce que vous voyez.

Vous dites que c'est une personne.

Des ombres. Comme quelqu'un dans l'obscurité.

Cette personne que vous voyez,

celle qui est dans l'obscurité...

vous croyez qu'elle est vraiment là à vous regarder ?

Bien sûr que non.

Parfait. C'est très bien.

Maintenant, prenez votre temps

et réfléchissez à ceci...

Pouvez-vous décrire cette personne ?

Flou. C'est...

C'est toujours...

Je sais pas, c'est flou.

Je comprends, c'est très bien.

Dites-moi si sa tête est tournée en arrière.

Quoi ?

Sa tête est-elle complètement tournée ?

Yacov, que voyez-vous ?

Que voyez-vous ?

Dr Kohlberg, ne quittez pas, s'il vous plaît.

C'est le Dr Kohlberg. Je viens d'avoir votre message.

Désolé de ne pas avoir appelé avant.

J'espère que tout va bien.

Dr Kohlberg, ne quittez pas, s'il vous plaît.

C'est qui ?

Il faut me laisser tranquille.

Pourquoi tu m'as laissé mourir ?

Mme Litvak.

Vous voulez du thé ?

Ça vous empêchera de partir.

Il faut s'en aller, tout de suite !

Je suis partie plusieurs fois.

Mais où je peux aller ?

Mon devoir est de rester chez moi, auprès de mon Rubin.

Moi, je peux souffrir.

Ma douleur n'est rien à côté de la sienne.

C'est quoi qui va m'empêcher de partir ?

Le mazik.

Il joue avec vous.

Comme un chat avec une souris.

Il vous oblige à souffrir.

À voir des choses.

Des choses horribles.

Moi, je ne lui suffis pas.

C'est votre agonie qu'il veut.

On s'en va.

Il faut s'en aller maintenant.

Il y a quelque chose de vraiment pas net, ici.

Si vous partez,

le mazik vous fera revenir en rampant.

Venez, on y va !

Vous êtes resté trop longtemps dans cette maison.

Je vais prévenir M. Shulem.

On reviendra vous chercher.

Donnez-moi 5 minutes. Je reviens.

T'as un problème ?

Je t'ai posé une question.

- Fais pas chier. - Du calme !

On a affaire à un dur.

Un dur !

Ça va, petite youpine ? - Jolies boucles.

Une petite coupe de cheveux ?

Du calme.

Burech !

Je les ai laissés te faire du mal.

Je pouvais pas...

Je pouvais pas bouger.

Je les ai laissés te faire du mal.

Bien sûr !

Bonjour, vous avez joint Sarah Feldman. Je ne suis pas disponible.

Veuillez laisser...

Désolé de te réveiller.

Vraiment.

Il est quelle heure ?

4 h 30.

Tu es où, Yacov ?

Sarah, je suis...

Quelque chose hante cette maison.

Une chose a poursuivi M. Litvak

et s'est nourrie de lui.

Quoi ?

Cette chose me veut, maintenant.

Tu as essayé de partir ?

Oui, j'ai essayé.

T'as essayé, oui ou non ?

Oui, mais ça m'en empêche.

Tu dois aller à l'étage, Yacov.

Quoi ?

Tu dois aller à l'étage, Yacov.

Tu perds ton temps à lutter.

Tu as regardé Burech crier.

Tu regardais et il t'appelait à l'aide.

Et tu n'as pas bougé.

Tu l'as laissé mourir comme un chien !

Tu l'as regardé mourir !

Pourquoi tu m'as laissé mourir ?

Je sais.

J'ai eu peur.

J'ai pas eu le courage de te défendre, j'étais trop faible.

Je t'en supplie, pardonne-moi.

Je t'en supplie.

Je suis tellement désolé, Burech.

Je t'en supplie, pardonne-moi.

Je t'ai abandonné.

J'ai...

J'ai eu peur.

Merci pour le bandage.

C'est pas moi qui l'ai fait.

C'est mon Rubin.

Mme Litvak, où est votre mari ?

Au bout du couloir.

Attendez.

Tenez.

Ça peut vous aider.

En 1919,

mon grand-père a vu ses parents

se faire assassiner à Kiev.

Des voisins l'ont aidé à fuir.

Au sujet de mon grand-père,

je me souviens surtout

qu'il récitait ses prières avec son châle et ses phylactères

tous les jours.

C'est quand il a été vraiment

en paix avec le monde et lui-même.

Si vous trouvez mon Rubin...

Laisse-le partir.

Laisse-le partir.

Laisse-le partir.

Laisse-le partir !

Laisse-le partir.

M. Litvak, ne souffrez plus.

M. Litvak.

M. Litvak, ne souffrez plus.

Ça va ?

Mon pauvre Rubin.

Je me demande souvent ce qu'il serait devenu,

quel père il aurait été

si sa vie avait été autre.

Mon chéri.

Tu me manques tellement.

Je vais sortir à la lumière du soleil, maintenant.

Ça a été, cette nuit ?

Tu n'as pas eu de problèmes ?

Sûr ?

Sûr.

Je te donne ce que je t'ai promis.

Et Mme Litvak ?

Elle est sortie marcher.

Comme je te l'ai dit hier soir,

j'espère que cette expérience

te fait voir la vie autrement.

On pourrait en parler après la prière.

Tu viens à la prière ?

Écoute, Shulem,

je sais que tu crois bien faire.

Je le sais.

Mais pas aujourd'hui.

Berk, je me suis levée tôt. Comment s'est passée ta nuit?

Du café?

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