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- J'ai regardé
ses trajets.
Je pige pas où il fait ses transactions.
- T'as fait un joli dessin. Explique-nous, là.
- Le jeudi soir,
il va à Auxerre. - C'est quoi, le point ?
- Il fait une pause ici, sur son trajet.
L'adresse est une zone d'activités.
Il fait le plein.
- Une demi-heure, c'est beaucoup.
Il peut livrer la came.
On est près d'une autoroute,
c'est facile pour se casser.
Vérifiez les hôtels.
- On ira en repérage.
Et les calibres ? - On n'a que le 11,43
et ton Beretta. - C'est tout ?
- Ouais. - 11,43, c'est bien.
- Il est trop chaud, ce calibre.
- Pétons une armurerie.
- T'as d'autres conneries comme ça ?
C'est sécurisé,
ces boutiques. - Mon équipe peut faire ça.
- On les connaît, tes équipes.
- Oh oh !
- Qu'il la ferme.
- Ca va... - On va se calmer.
Au club de tir d'Issy-les-Moulineaux,
il y a quelques années, on soupçonnait un type.
On avait convoqué les adhérents. Une vingtaine avait un arsenal.
En toute légalité. - C'est pas mal.
- C'est pas con,
de taper un collectionneur.
- Il faut trouver le pigeon.
- Tu peux démerder ça ?
Musique de tension
---
- Voilà la bande qui utilise la balise
pour surveiller l'Alsacien.
Ca, c'est Ange Cisco.
Braqueur de fourgon dans les années 90-2000.
- Je vois qui c'est.
- Ahmed Barkash, le porte-flingue.
Et le troisième comparse.
François Vabre.
Et le dernier, Thibault Cisco, alias Titi,
le fils, 25 ans,
fiché au TAJ pour coups et blessures volontaires.
- On a ces gars et quatre numéros de téléphone
reliés à la balise de l'Alsacien.
Un téléphone bornait à Barbès
le soir de la mort d'Amin.
Le meurtrier est l'un d'eux.
- Vous voulez
avancer comment ? - Il faut planquer longtemps.
- Non, mais attendez...
On va un peu vite.
Il faut établir le lien
avec la mort d'Amin.
- Je suis assez d'accord.
C'est du lourd.
Je vois pas comment
ni pourquoi ils connaîtraient Amin.
- Le lien, on l'a.
Ils lui ont demandé
de poser la balise.
Le squat des gamins est à côté de l'hôtel des mules.
Ca a dégénéré.
- Ouais.
- On en revient à l'Alsacien.
Excusez-moi une minute.
Il ferme la porte.
- Tu nous fais quoi ?
- On a fait ce qu'on a dit. On n'a pas touché à l'Alsacien.
*- Comment t'es remonté aux Cisco ?
- On a bossé sur une balise sur sa bagnole.
Les mecs de Cisco
* s'y sont connectés. - Rien à voir avec ton affaire.
- C'est le môme qui l'a posée. Y a ces empreintes dessus.
* On pense qu'il l'a fait pour Cisco.
- Laisse-nous un peu de temps.
* C'est trop chaud. On remontera les infos.
- On peut plus bosser ?
- Je suis désolé, Arnaud. * Il raccroche.
- On peut pas bosser sur Cisco.
J'ai parlé à la direction.
Une opération est en cours.
- Quel genre d'opération ?
- J'en sais pas plus.
On les laisse bosser quelques jours,
et ils nous transmettront
des éléments.
- On peut continuer sur la téléphonie ?
- Les numéros s'activent plus.
Ils ont dû changer de portable.
-OK. Donc on fait plus rien ?
- Ca me fait pas plaisir.
Il claque la porte.
- Donc ils torpillent l'enquête et tu dis rien ?
- Que veux-tu que je dise ?
- Qui bloque ?
C'est les stups, c'est ça ?
Il ne le dit pas.
- C'est pas les stups.
- On est sûrs de ça ?
- Ouais.
Dis-leur comment tu as eu l'info.
Ali se tire aux stups dans un mois.
Il est promu chef de groupe.
(- Putain...)
- On fait quoi, là ?
- Bah rien.
On attend, on n'a pas le choix.
Musique dramatique
---
- Super. Bravo.
---
En arabe
Ils parlent en arabe.
---
Le métro ronronne.
---
- Ils s'intéressent à l'Alsacien pour le braquer.
Cisco a besoin de cash pour la boîte.
Il a des dettes.
- Il remonte une équipe.
- L'idée est de braquer de la came.
On est sur du "carottage".
- C'est bon, ça. On va les crever en flag.
- Ils ont évoqué le 11,43.
- On est sur la bonne piste.
Tu penses à qui ?
- Ahmed ou François.
Ils ont pu être les hommes de main.
Titi n'a pas le profil.
- Si on a le calibre, c'est double bingo.
On va les péter en flag et on a l'assassin de Darmon.
- Ca va être chaud.
- Il faut qu'on débriefe.
- On peut communiquer par la voiture.
- OK.
Je mets quelqu'un aux écoutes H24.
(- Ouais... H24...)
Bon.
Musique de tension
---
- Vas-y. - C'est bon, là ?
- C'est bon ? Sûr ?
Ciao.
- Ca va, frère ?
- Ca va et toi ? - Hm.
- Je te mets des téléphones ? - Non.
J'ai ce qu'il faut.
Trouve-moi 3-4 gosses.
Je suis sur un coup.
- Tu me pètes les couilles.
Il souffle.
J'en ai marre de tes salades, OK ?
- Ton keuf te fait peur. - Je le gère.
Arrête de me saouler. - Alors, tout va bien.
- Enlève ta main.
- Arrête de te prendre la tête, OK ?
Quoi qu'il arrive, t'es dans le coup.
Eh ouais, on est liés.
Musique de tension
- OK.
---
Je vais te trouver les gamins.
---
- Elle va s'occuper de la bouffe.
- Impeccable.
- Y a rien de mieux qu'une meuf pour faire à béqueter.
- Ca se dit plus, cette connerie. - Ah ouais ?
Elle va porter plainte ?
- Bouffon, va.
Ta tête va rouler par terre.
- T'as une femme ?
- Non.
- Avec ta gueule, t'as pas de femme ?
- Bah non.
- Un café, les gars ?
- Un an après les faits qui vous sont reprochés
survient votre rupture avec Mme Moriera.
Pouvez-vous nous expliquer ?
- Je suis parti, on ne s'entendait plus.
- C'est curieux, ça.
Dans ses déclarations, Mme Moriera affirme que c'est elle
qui vous a mis à la porte.
C'est à la cote 572
du dossier. Elle ajoute
que c'est à cause de votre comportement
à l'égard de Julia, la petite soeur de Lola.
- Elle raconte n'importe quoi.
- Dix ans, à l'époque.
Une longue chevelure blonde.
Un air angélique.
Une nouvelle innocence
autour de laquelle rôder. Encore plus excitante pour vous.
Auriez-vous des désirs pédosexuels, M. Leroy ?
- Vous délirez. C'était une gamine.
- Lola, oui, sa soeur, non ?
- Ca n'a rien à voir. Lola, c'était déjà
une femme.
(- Ah.)
Musique inquiétante
---
Son téléphone sonne.
---
- Alors ?
Ah ouais, d'accord ! Carton plein.
Le sniper.
- Votre joujou, là... C'est un Nagant ?
- Affirmatif. Il a fait le Vietnam.
- Ah oui, y en a plus beaucoup.
Et les munitions ?
- Je le recharge.
C'est du boulot, mais quand on aime...
- C'est clair. - Mais dites donc...
Je vois que vous touchez votre bille.
- Merci.
Je fais du tir sportif.
Vous pratiquez ? - J'en ai fait.
Je préfère le tir à 15m.
- Ah.
- J'ai deux "kalach".
Avec un MP5, Glock. - Oh, la vache.
Et votre femme, elle a pas peur ? - Non.
Elle est morte, y a cinq ans. Un cancer.
- Désolé.
J'ai un Luger à vendre.
Si jamais ça...
- J'en ai un aussi.
Mais, bon, faut voir. Si c'est une bonne occasion...
- On en discute autour d'une bière ?
Je dis juste au revoir à mon pote. - OK.
- Je discute avec le monsieur, tu m'attends ?
- Putain, je le savais.
Elle est où, Laure ?
Elle est où, Laure ?
- Elle est rentrée s'occuper de sa fille.
- Ah ouais, carrément. - Comment ça ?
Tu te fous de ma gueule ?
Tu joues à quoi ?
Tu fous la merde avant de partir ?
Hm ?
- OK.
On la joue chacun pour soi, hein ?
Ca marche.
Je prends une 308.
Il est où, le soum ?
Pff... OK. Allez, ciao.
Musique dramatique
---
- On l'a suivi jusqu'à chez lui.
Il vit tout seul à Goussainville.
- C'est la cible idéale.
Y a pas de coffre, il garde tout dans une armoire.
- On y va ce soir. - Non.
Attends.
Je préfère qu'on se poste, qu'on le guette.
On voit... - On n'a pas le temps.
- J'ai un mec sur le coup.
On prendra pas le risque.
- On rentrera pas dans le "pav".
On reste en back-up pour récupérer le matos.
- Tu voulais me dire quoi ?
- Tiens. Cette balise vient de chez toi.
A qui tu l'as vendue ?
- Je sais pas si c'est chez moi. - Si.
C'est des numéros de série.
Le fabricant nous dit à qui il l'a vendue.
Il l'a vendue à ta boutique. - Si tu le dis.
- Oui, je le dis.
- J'en vends, oui.
Les gens paient en cash. Pas mal de mecs
surveillent leur meuf. Ils veulent pas que ça se sache.
Il soupire.
Tu l'as trouvée où ?
- N'inverse pas les rôles. Je te questionne.
- Abats tes cartes.
Sinon, on va pas s'en sortir.
- Laisse tomber pour aujourd'hui.
- Comme tu veux.
Tiens.
J'ai aussi un cadeau pour toi.
- Une demande en mariage ?
- Vas-y, ouvre.
Ca se refuse pas, les cadeaux.
Allez.
Regarde.
J'en ai une pour mon fils.
Ce serait sympa
que le tien ait la même.
Regarde.
Musique de tension
---
Quoi ? Y a un souci ?
Ca s'écrit pas comme ça ?
---
- Parle pas de mon fils.
- Hé oh... - T'as compris ?
- Détends-toi.
Tout va bien se passer.
...
- Lola Moriera a 15 ans et elle vient de se faire violer.
L'étudiante quitte le domicile familial
pour vivre de petits boulots.
Elle piège
des hommes sur Internet pour leur faire du chantage.
Elle rejoue le trauma originel.
Cette fois, c'est elle qui prend le dessus.
Elle fait payer aux hommes
ce que Bastien Leroy
n'a jamais payé.
Lola se révolte quand on présente les choses comme ça.
L'idée que tous les événements
soient expliqués par ce viol est insupportable.
Elle refuse de se laisser enfermer
dans la catégorie des victimes.
Et elle a raison.
Il ne s'agit pas
de réparer la vie de Lola.
Elle s'en occupe elle-même.
C'est au moment où elle n'attend rien
que nous devons lui montrer que ce que Bastien Leroy a fait,
nous le condamnons.
Avec la plus grande fermeté.
Il s'agit de nous montrer à la hauteur, enfin,
de l'immense respect que nous avons pour la femme
qu'elle a su devenir.
Musique dramatique
---
- Ahmed m'a demandé si on était ensemble.
- Ah bon...
- Je lui ai dit que oui.
Il a senti que t'avais quelqu'un.
- Ah. - Il a capté que je savais.
C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour le rassurer.
Ca ira pas plus loin. - D'accord.
- Hm hm ? - Je pense qu'il y croit.
(Il va arrêter de te faire chier.)
Musique dramatique
---
- Vincent ? *- Ca va ?
- Ouais, excuse-moi. Ca t'embête de garder Romy
* 24h de plus ? - Euh, non, pas du tout.
* Qu'est-ce qui se passe ? - Je suis en planque.
Ca bouge, je te laisse.
Musique inquiétante
---
Son téléphone sonne.
---
- Allô ? *- Ca va ?
- Ouais, ça va.
Je suis en planque. *- Laure a pas débranché ?
- Non, je suis sur un autre truc.
*- OK.
T'es sûr que ça va ? - Ouais.
Je te laisse, là. J'essaie de pas rentrer
trop tard. *- OK.
- Bisous.
Musique de tension
---
Il met son clignotant.
---
- Arrêtez de me casser les couilles !
Oh !
Putain !
Vas-y.
Bouge.
Vas-y, fais pas le malin !
Posez-vous là.
Celui qui part, je lui mets une tarte.
- Ca va ?
- Ca va et toi ?
- Tiens.
Tu répartiras ça.
- Hé, c'est quoi, tout ça ?
Brouhaha
Propos véhéments, au loin
---
C'est quoi ? - Un cambriolage.
Y a aucun risque.
- Combien tu paies ?
- On a vu ça avec Bilal.
- Combien ?
- Les 200, tu leur files. - T'es sûr ?
- Sûr. Vas-y.
Il parle en arabe.
- 200, c'est bon ?
Hein ? Ca, t'aimes bien, non ?
- Embarque-les. - Donne-moi ça !
- Vas-y, prends-les.
Allez, on y va, là. Allez.
- Dépêchez-vous.
Vas-y, casse-toi !
- Allez, vas-y, vas-y.
Musique de tension
---
Les pneus crissent.
- Tu fous quoi ?
Ils les emmènent où, les gosses ?
- Tu vas rentrer chez toi
et nous laisser tranquilles.
- Qu'est-ce qui t'arrive, toi ?
- Qu'est-ce que t'as pas compris ? Je te montre un truc.
C'est pratique, Facebook. Regarde.
Elle a l'air sympa. Je connais bien ce parc.
Y a personne, l'après-midi. - Espèce de petit...
- Ils font pas semblant.
Si tu ouvres ta gueule,
je peux plus rien pour vous.
Reste bien à ta place.
Reste à ta place !
(- Fils de pute. Enculé.)
- Titi ramène son équipe, mais je préfère être là.
Pour vérifier que tout se passe bien,
pour récupérer les armes, direct.
- Putain, il a encore oublié de fermer le portail.
- Oui ?
OK. Je vous remercie.
C'est la greffière.
Les jurés ont pas fini de délibérer.
Y en a encore au moins pour deux heures.
- Ils vont le condamner.
Je suis sûre qu'il va prendre du ferme.
- Tu connais les assises.
On n'est jamais à l'abri d'une surprise.
Tu bois un truc ?
- Oui. On sonne à la porte.
- Ca doit être Lola.
Entrez. Les délibérations
sont pas encore terminées.
On a du temps. - C'est bon
ou mauvais signe ? - On n'en sait rien.
On va boire un verre ?
Joséphine.
Lola.
Un whisky ? - Non merci.
Je vais attendre
au bar en face du palais.
- J'ai sorti le meilleur. - Merci. Vous m'appellerez ?
- Je suis désolé, je...
- Lola ! Attends !
Attends.
- Il est fort, ton copain.
On ne m'avait jamais parlé comme ça.
Merci pour tout.
Je peux passer
à autre chose, maintenant.
Musique dramatique
---
- Pourquoi on désire ce qui nous échappe ?
- Sinon, on s'ennuie.
Musique dramatique
---
- C'est encore loin ? - Non, pas tellement.
- Ah OK. Ca y est, tu m'as vue.
Excusez-moi, monsieur.
Je suis perdue, je suis seule.
J'ai plus de batterie. C'est où, Goussainville ?
- A gauche, là-bas.
- Merci, hein.
- Bonsoir.
Musique de tension
---
- Qu'est-ce que t'as ?
- Bah rien.
---
Elle soupire.
- Je le sens bien. - Lâche-moi.
- Arrête de stresser, là.
On vérifie que ça se passe bien.
- C'est quoi, cette équipe ?
- Ils vont pas tarder à arriver.
- Ton fils est pas un peu jeune pour avoir un réseau ?
- Il a grandi à Barbès en famille d'accueil.
Il est resté proche de lui. C'est comme son frère.
Il lui file des contacts, quoi.
Tiens, les voilà.
- C'est ça, l'équipe ?
- Ils en sont pas à leur coup d'essai.
- Mais c'est des mômes !
- Ils craignent rien, ils sont mineurs.
- Je peux pas.
- Tu veux tout faire foirer ou quoi ?
Ils ont l'habitude.
Qu'est-ce que tu voulais ?
Qu'on prenne le risque de se faire gauler ?
Arrête de casser les couilles et détends-toi.
Monte.
Qu'on soit prêts à s'arracher.
Les portières des voitures claquent.
Musique inquiétante
---
- Ils mettent du temps.
- Ah non, tu vois ?
T'inquiète.
- Merde.
Musique de tension
---
- Putain...
Saloperies.
Musique de tension
---
Oh ! Coup de feu
- C'est quoi, ça ?
Musique de tension
---
- Il se tire,
l'autre, là. - Il faut qu'on se tire.
Les flics vont débarquer.
- Y a encore un môme ! - Oh, Gilou !
Reste là !
Musique de tension
---
- Viens là !
Il geint.
---
Il hurle et tape à la porte.
---
Ouvre cette porte !
Ouvre !
Il tambourine.
Viens par là. Viens, viens avec moi !
Tu te casses ! Casse-toi de là.
Il faut que tu partes !
Y a la police.
Vas-y, casse-toi, vite !
Musique de tension
---
- Arrête-toi !
- Lâche-moi là !
Lâche-moi ! - Avance !
- Arrête de bouger ! Bouge pas !
- Allez, rentre là-dedans !
- Lâche-moi ! - Rentre !
- Lâche-moi !
Lâche-moi !
Musique de tension
---
La sirène de police retentit.
---
Musique dramatique
---
- Gilou !
Gilou ! Monte !
---
Y a une bière dans la boîte à gants.
---
- Viens là.
Il décapsule sa bière.
- Vas-y, raconte.
- J'infiltre la bande de Cisco,
pour Brémont.
- OK.
Il m'a menti.
- Il ne pouvait pas faire autrement.
J'étais en train de crever en taule.
J'ai saisi l'occasion.
- C'était quoi, le tir ?
- Un cambriolage.
Dans la maison d'un collectionneur.
Cisco veut monter au braco. Il a besoin d'armes.
Son fils a trouvé des minots.
- C'est des Marocains ?
- C'est possible, j'en sais rien.
- Ils veulent carotter l'Alsacien ?
- Comment
tu sais ça ? - On est sur les mêmes cibles.
Pourquoi je te colle au cul ?
On soupçonne un braqueur d'avoir tué un migrant.
Ils l'ont utilisé pour poser la balise.
- Non.
Ca colle pas.
Je les vois pas tuer un gamin.
- Je suis sûre. On a de la téléphonie.
C'est un des mecs de la bande.
C'est le meurtrier. On l'a pas identifié.
On a des portables qu'ils n'utilisent plus.
- Hm... - J'ai besoin de toi.
- Le reste du groupe est au courant ?
- Non, pas encore.
Je suis la seule à t'avoir vu.
Je t'ai pas mentionné dans les PV.
Je vais pas pouvoir tenir très longtemps.
- Faut que j'y aille.
Ils vont croire que je me suis fait choper.
Musique dramatique
---
- Gilou ? Sors-toi de là.
---
- Bonjour. Maître Karlsson.
J'assiste Souleymane Khalfani. - Lieutenant Quentin.
Vous êtes venue pour rien. Votre confrère est là.
- Quel confrère ?
- Maître Barthez, envoyé par la famille.
- La famille ? Ca m'étonnerait. J'ignore qui est cet avocat.
J'ai été désignée par Souleymane
et je l'assiste sur un autre dossier.
- Attendez ici.
Il y a quelqu'un qui prétend être l'avocat...
- Je vais vous demander de nous laisser seuls.
Je suis son avocate.
Souleymane, tu peux confirmer ?
- On m'avait dit que vous ne pouviez pas venir.
Bonne continuation,
Souleymane. Et surtout,
souviens-toi bien de ce que je t'ai dit.
Je vous le confie,
Maître Karlsson ?
- Attendez.
Qui est-ce qui vous envoie ?
- Des gens qui tiennent à lui. Dites-lui qu'il se taise.
- Excusez-moi.
Vous pouvez me donner les détails de l'affaire ?
- Il fuyait, suite à une tentative de cambriolage.
- Arrêté dans la rue ?
- Euh... Oui.
- Vous n'avez aucune preuve
qu'il était sur les lieux.
Il y a une plainte ?
- Il est convoqué demain. Il s'agit d'un vol d'armes.
- Vous en avez trouvé sur mon client ?
- Votre client est en garde à vue.
C'est à lui de répondre.
Pas l'inverse. - Il a moins de 13 ans.
Le régime qui s'applique n'est pas la garde à vue.
- Vous avez des papiers qui prouvent son âge ?
- Mon client est un témoin clé dans une affaire de meurtre.
Vous devriez appeler la juge du dossier.
- On va déranger une juge
au milieu de la nuit ?
Bah non.
- Alors je m'en charge.
Un téléphone sonne.
---
- Allô ?
Maître Karlsson ?
Comment vous avez eu mon numéro ?
Pourquoi vous m'appelez dans la nuit ?
Pourquoi ?
D'accord, passez-le-moi.
Oui, bonsoir, lieutenant.
C'est la juge Lucie Bourdieu.
Je vous confirme que les informations sont exactes.
J'ai statué qu'il avait moins de 13 ans.
De rien.
- C'est quoi le délire, là ?
- Souleymane aurait cambriolé à Goussainville.
- Goussainville ? C'est hyper loin
de Barbès, ça.
Il était seul ?
- J'en sais rien.
Je dois l'entendre la semaine prochaine.
- Si tu veux,
j'envoie quelqu'un demain. - Demande tout de suite.
Karlsson risque de le faire relâcher.
- OK. OK.
- Je le vois demain matin.
- A vos ordres, Madame la juge.
Son téléphone sonne.
---
- Ouais, patron ?
Non, non, pas du tout.
Quoi ?
Souleymane à Goussainville ?
OK. OK, OK.
Oui, j'y vais tout de suite.
- Si le type porte plainte, appelez-nous.
- OK. Ca marche.
- On va où ?
- Tu parles français ? - Qu'est-ce que tu fais là ?
Où est-ce que tu l'emmènes ?
- Je l'emmène à la deux. - Entre flics, on se soutient.
- La juge veut l'auditionner demain.
Allez, on y va.
- T'inquiète pas, Souleymane.
Demain, je serai dans le bureau de la juge.
- Souleymane, vas-y, on y va.
Allez. - Attends, tiens !
J'étais partie pour lui acheter à manger.
- Vas-y, monte.
Musique dramatique
---
- Ouais ? *- Ouais, patron.
Je le ramène. - Quoi, déjà ?
- Bah ouais.
*- OK. Parfait.
Bon, à demain.
Le téléphone sonne.
---
*- Ali ? Qu'est-ce que tu fous ?
- Allô... * - Je t'ai attendu toute la nuit.
- J'arrive. *- T'es où, là ?
Klaxon
Il tousse.
Musique inquiétante
---
- Laure, c'est Ali.
Je suis dans la merde.
Musique de tension
---
Sous-titrage TITRAFILM
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