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Original subtitles

Je suis Baltasar Kormäkur, le réalisateur d'Everest.

On m'a proposé de faire ce projet en 2011.

Comme beaucoup d'entre vous le savent,

il y a des tas de livres,

une dizaine de livres et plein d'articles écrits sur le sujet,

mais, bien sûr, j'ai effectué mes propres recherches.

L'élément le plus important de tout ça, ce sont les cassettes enregistrées ce jour-là

dans la montagne. J'en reparlerai plus tard.

Mais on a eu la chance et le privilège d'écouter les cassettes

qui ont été enregistrées par Helen Wilton au camp de base,

interprétée par Emily Watson,

au fil de cette journée, et ça nous a montré la réalité de ce qui s'était passé.

À ma connaissance, aucun des auteurs des livres n'ont eu la chance

de les écouter.

Cela a permis de clarifier nombre de différences présentes dans ces livres,

car chacun raconte une histoire différente.

Et voici l'mposante montagne.

Je voulais, au début, donner aux gens un aperçu de cette montagne

pour qu'ils. Et changer de décor.

La scène a été écrite différemment à la base.

On avait une scène au camp 4, pendant la nuit.

Lors du montage du film, j'ai pensé qu'il fallait davantage montrer la montagne,

pas de nuit, mais de jour

pour que les gens ressentent l'excitation avant d'entamer cette aventure.

On a Krakauer.

Autre chose très importante pour moi, en lisant le scénario en 2011,

il y avait beaucoup de scènes à la maison.

Les personnages étaient présentés avec leurs familles et tout ça...

Pour moi, c'était de la présentation.

Ça expliquait les personnages, du coup, j'ai pensé qu'il valait mieux

les montrer sur le départ.

On commence ici en Nouvelle-Zélande. On a tourné ces images en Angleterre.

On commence avec eux, un groupe de gens qui part, fait ses adieux

et qui se lance dans l'aventure.

Et alors qu'on se lance dans l'aventure,

on apprend à mieux les connaître.

Le seul personnage qui nécessitait cette présentation, selon moi,

c'est celui de Keira Knightley, Jan Arnold, qui devient très important.

Je voulais les montrer ensemble,

car c'est assez important pour ce qui se passe plus tard dans le film.

Elle.

Jan Arnold était présente quand on a tourné cette scène,

elle nous a rendu visite en plateau avec sa fille Sarah,

de laquelle elle est enceinte dans notre histoire.

C'était fort et émouvant pour elle de voir tout ça et de revivre ce moment.

Il y a plein de détails.

Si vous voyez l'avion, il a été rajouté après-coup

pour faire plus "aéroport”.

J'ai oublié dans quel immeuble à Londres on a tourné,

mais nous voilà à Katmandou.

C'est le vrai aéroport de Katmandou.

L'aéroport public de Katmandou.

Des vois internationaux y afterrissent, je crois.

Concernant l'aéroport qu'on voit en arrière-plan,

sa dimension internationale ne paraît pas aussi authentique et intéressante.

Je ne suis pas sûr qu'il était dans cet état en 96.

J'ai trouvé ça plus adapté.

Et voici. Ces gens,

beaucoup étaient présents, et ils ont pu être figurants dans le film.

C'est quand Krakauer et Beck Weathers se rencontrent, et Doug Hansen,

c'est en partie de cette manière que je voulais aborder le film,

en montrant leur rencontre.

Quand ils se rencontrent, on les rencontre.

Brolin est un peu texan,

grand, avec un t-shirt, républicain, docteur.

John Hawkes interprète Doug Hansen, qui était de Seattle.

Il dit qu'il a été facteur

ainsi que charpentier.

Puis on a Jon Krakauer, le célèbre écrivain.

Certaines personnes s'inquiétaient

des cheveux de Michael Kelly.

Il a le front plus haut que Jon Krakauer, mais je m'en fiche.

Un personnage ne se définit pas par ça, selon moi.

C'est haut pour un facteur.

Le pic Longs, le McKinley.

Moi, je suis resté en rade sur le McKinley.

- Je sais. - Comment tu le sais ?

En 89, c'est ça ?

C'était très intéressant de tourner dans les rues de Katmandou.

C'est chaotique au possible, et, bien sûr, c'est impossible

de contrôler autant de gens.

Il y a très peu d'éclairages publics.

C'était une sacrée épreuve, mais un tournage très intéressant.

C'était le début de notre aventure.

On a tourné ce passage en Italie, dans un hôtel.

Qu'on a fait passer pour népalais.

C'est précisément dans cet hôtel,

celui où on les voit entrer,

que Rob et ses amis allaient tout le temps.

On a tourné ça plus tard,

dans une station de ski en Italie où on a séjourné

pour y faire un paquet de plans.

Voici Mike Groom.

En deux mots, l'homme n'est pas fait pour fonctionner

à l'altitude de croisière d'un 747.

Cette scène offre au public un petit...

Ils Se réunissent tous, et on leur donne un aperçu de la montagne.

C'était bien de voir ce groupe réuni,

et pour les gens qui ignorent en quoi consiste l'ascension de l'Everest,

c'est une bonne introduction.

J'ai aimé montrer Rob Hall

comme quelqu'un d'un peu rigolo, avec des lunettes rigolotes,

c'est un chic type, mais ce n'est pas un orateur né.

Voici Andy Harris, interprété par Martin Henderson,

qui est néo-zélandais.

Rares sont les acteurs néo-zélandais

qui sont connus au niveau international.

Il était super.

Jason Clarke est australien,

et voici Yasuko Namba.

J'ai vraiment du mal à prononcer les noms de tous ces acteurs.

C'est une Japonaise qui vit en Angleterre.

Et là. on a Mark Derwin et les autres.

Voilà.

- C'est parti pour le 7e ! - Merci.

Mais l'Everest, c'est un monstre d'un tout autre genre.

Yasuko Namba était un personnage vraiment remarquable.

Malheureusement, ça a été difficile de dégoter des informations sur elle.

On a écrit à sa famille pour trouver un maximum d'infos,

ça a été très difficile.

On a tourné ça dans un vrai lieu au Népal,

il y avait des singes qui nous sautaient dessus.

C'était un peu effrayant. Ils ont volé la bouteille de quelqu'un.

Et là, si vous voyez ce visage,

c'est un vrai pilote.

Il pilotait cet hélicoptère et nous a emmenés là-bas.

On a tourné cette séquence quand on se rendait à Lukla.

C'est vraiment lui qui a réalisé le sauvetage par hélicoptère.

Je voulais l'intégrer dans le film, car il a fait une chose extraordinaire

en sauvant Beck Weathers dans la montagne.

C'était le sauvetage le plus haut jamais réalisé en hélicoptère.

Normalement, ce n'était pas possible,

mais il a pris un risque et il l'a fait, il a mis sa vie en jeu.

Nous voilà à Lukla.

L'aéroport le plus dangereux au monde.

Voici des sherpas, de vrais sherpas.

Au cours des repérages dans cet endroit,

on avait atterri à Lukla, et en revenant,

après nos repérages à l'Everest,

un hélico s'est écrasé là où on avait décollé.

Nous voilà sur les contreforts de l'Everest.

Cet incroyable pont a donné des frissons à tout le monde.

Non seulement c'est effrayant, car c'est très haut,

mais il fallait aussi faire passer des yacks.

On ne le voit pas dans le film, mais un des yacks a eu un peu peur

quand l'hélico est passé.

Il s'est mis à pousser Yasuko,

Josh et Jason, si bien qu'ils ont dû le saisir par les cornes.

Voici Namche Bazaar, c'est un village magnifique

dans une sorte de cuvette dans la montagne, on a dû s'y rendre à pied.

En gros, on a marché jusque-là depuis Lukla,

et ça n'a pas l'air si dur que ça, car c'est une grande colline

jusqu'au pont et après, mais l'oxygène se fait rare.

C'était la moindre des choses.

Mais t'étais pas obligé. Je te remercie.

En gros, j'essaie de faire passer l'information

que Doug Hansen était là un an plus tôt

et qu'il n'a pas atteint le sommet.

Ce matin-là, il neigeait, et l'équipe était stressée :

"Non, est-ce que ça ne va pas foirer notre continuité ?"”

Mais pour moi, c'est la réalité.

Un jour, il neige, puis le soleil arrive et fait fondre la neige.

La météo est très changeante,

ce qui était fascinant et rendait les choses dangereuses.

C'est la première fois qu'on voit vraiment l'Everest.

On est montés là-haut, on a dû se lever à 5 h du matin

pour aller à ce monument.

Oui.

Les acteurs ont dû transporter l'équipement de l'équipe, le matériel.

C'est l'Everest.

C'est le vrai Everest, il est caché, il ne se dévoile pas facilement.

Ce n'est que quand on est très près, qu'on commence à voir l'altitude

et le volume que ça représente, comme c'est immense.

On a tourné ça là-bas.

Il n'y a pas d'effets numériques. Tout ça, c'est le vrai endroit.

Le sommet, c'est bien,

mais vous me payez pour vous ramener en vie. N'oubliez pas ça.

C'est le plus loin qu'on soit allés à pied.

Aucun véhicule n'est autorisé dans cette zone.

Que les yacks et les ânes.

Bien sûr, les sherpas transportent l'équipement.

On a dû transporter nos affaires la plupart du temps,

il faisait très froid.

On a tourné ça en janvier, car il y a moins de monde.

C'est très fréquenté à la saison des ascensions.

On a tourné ça.

On l'a tourné chronologiquement, et il faisait un froid de canard.

On a dormi dans des chalets sans chauffage.

Il fallait utiliser des couvertures chauffantes pour se réchauffer la nuit.

Ce plan d'intérieur a été tourné à Katmandou,

et l'extérieur a été tourné là où se trouve ce monastère.

Mais tout se ressemble, on n'avait donc pas besoin

de tourner dans l'endroit difficile d'accès OÙ Se trouve le vrai monastère.

Mais personne ne nous en a fait la remarque.

Namaste.

Namaste.

C'est une coutume répandue de placer cette étoffe autour du cou.

C'est le plus haut qu'on soit montés sur l'Everest.

C'est les mémoriaux.

Les gens qui sont morts en escaladant l'Everest

ont leur mémorial ici.

Scott Fischer y a son mémorial.

Une sorte de pierre tombale.

C'était incroyablement beau et clair,

mais quand on y était, l'équipe commençait à être bien malade.

C'est un plan de la 2e équipe.

À un moment là-haut, avec les acteurs,

on a dû évacuer à toute vitesse par hélicoptères.

Bravo, vous y êtes arrivés. Bienvenue au camp de base.

C'est le camp de base, mais là, on est à Rome.

On est au beau milieu de Rome, à Cinecittà.

Bien sûr, tous les alentours ont été filmés en vrai,

et le tout a été raccordé par RVX

et les équipes qui ont travaillé avec le responsable des effets visuels

qui s'appelle Dadi Einarsson, un des plus chics types qui soit.

Il a travaillé en étroite collaboration avec Alfonso Cuarôn sur Gravity

et Les Fils de l'homme.

Je crois qu'il s'est occupé de la naissance du bébé dans ce dernier.

Elle réglera tous vos problèmes.

Je suis ravie...

Trente sherpas nous accompagnaient, ils ont aussi joué dans le film,

en permanence.

Votre sirdar d'altitude, le sherpa...

Voilà l'un d'eux qui interprète Ang Dorjee.

Tu parles anglais ?

Mieux que toi, Mister America.

Ils nous ont construit notre camp de base,

beaucoup d'entre eux, pour qu'on croie qu'on était dans la montagne.

Tous les ans, ils montent là-haut et construisent le camp de base.

Voici Emily Watson qui incarne Helen Wilton.

J'ai réenregistré leur conversation par la suite.

Les toilettes du camp sont intéressantes.

Elles sont surélevées, avec des seaux.

La personne qui vide le seau est surnommée M. Caca.

D'accord.

Il y a toutes sortes de blagues à ce sujet.

Ce type dormait quand on a tourné cette séquence,

il se reposait.

On ne l'a pas mis là.

Voilà l'équipe sud-africaine.

lan Woodall était un type très difficile.

D'après toutes les histoires que j'ai lues,

c'était un homme horrible qui traitait très mal les sherpas.

C'était aussi un imposteur.

Son histoire n'était qu'un mensonge.

Mais j'ai oublié les détails,

j'ai lu ça il y a longtemps.

Mais il a menti tout du long

en se faisant passer pour sud-africain.

Je ne me souviens pas bien.

On a Jake Gyllenhaal, qui incarne Scott Fischer.

Scott Fischer était un Américain

qui a dirigé Mountain Madness.

Il était très différent.

David Breashears était un bon ami à lui.

Il m'a donné beaucoup d'infos.

C'était la star de la montagne. Il avait beaucoup de charisme.

Rob était plutôt un type méticuleux.

Il se préparait énormément, il était très organisé.

Scott était un peu plus un cow-boy, un électron libre.

Nous sommes au camp de base de l'Everest.

Elle est avec toi ?

On m'a piqué mon journaliste,

j'en ai dégoté une autre.

J'aime la différence entre ces deux personnages.

Ils parlent de leurs problèmes avec Krakauer,

car ce dernier leur avait fait la même proposition,

et au final, je crois que Rob Hall lui a fait la meilleure offre

pour l'accompagner, car la concurrence est rude.

Ils bâtissaient ces sociétés.

Adventure Consultants et Mountain Madness, à l'époque.

C'est le début de la commercialisation de l'Everest.

Je voulais aborder ce thème, mais prudemment,

sans que ce soit trop forcé.

C'était le tout début, là,

avant qu'on soit conscients des problèmes que ça pouvait entraîner.

Des gens ont monté des sociétés

pour emmener les gens sur l'Everest.

Et ces gens paient pour qu'on les aide à faire l'ascension.

Après la tragédie qu'on va voir,

c'est devenu une entreprise critiquée,

ce qui est normal,

mais c'est un raisonnement qui vient après-coup....

Je n'aime pas trop l'utiliser,

car on sait ce qui s'est passé

et on raconte l'histoire avec ça en tête.

Mais il faut rester fidèle à la façon dont ça a été vu à l'époque.

Et.

Mais la compétition faisait rage pour savoir qui ferait

la une du magazine Outside,

où Jon Krakauer travaillait à l'époque.

Il voulait faire l'ascension et parler de la commercialisation de l'Everest.

Cette scène.

Elle était assez compliquée.

C'était un point délicat du scénario,

car l'acclimatation n'est pas forcément la chose la plus intéressante à faire

dans un film. Ils montent et redescendent sans arrêt,

pour se préparer, alors qu'on veut avancer dans l'intrigue.

On a donc réalisé ce montage

où ils parlent au camp de base, puis montent et redescendent

pour fournir des informations au public qui lui seront utiles plus tard.

Même s'il ne s'en rend pas compte sur le coup.

Comme l'hypothermie.

Tout le monde n'est pas conscient de la façon

dont ça fonctionne.

Par exemple, on ressent une bouffée de chaleur quand on gèle,

on arrache ses vêtements.

On trouve donc souvent des gens sans leur veste

ou avec les vêtements ouverts parce que quand on meurt de froid,

on croit qu'on brûle.

Je n'arrive pas à prononcer tous ces.

C'est quelque chose qu'on attrape

quand les poumons se remplissent d'eau et de sang et qu'on se met à vomir.

Il y a aussi le cerveau qui rétrécit.

On a des migraines insupportables.

Escalader l'Everest est extrêmement douloureux.

Revoilà la vraie montagne. Pas numérisée.

C'est un plan de la vraie montagne.

Lä, on est. On a tourné en partie à Val Senales.

Ce sont les montagnes entre l'Italie et l'Autriche.

C'est assez intéressant.

Parfois, lors du tournage, on devait fait venir un hélicoptère

pour atterrir là-bas,

et j'ai désigné un emplacement à 50 mètres de moi.

“Non, tu ne peux pas atterrir là-bas. Atterris plutôt ici.”

"Pourquoi ?" "C'est l'Autriche.”

On n'a pas le droit d'atterrir sur un glacier en Autriche.

"Quoi ? C'est n'importe quoi. Quoi ?"

Mais c'est la loi.

On ne voit ni la frontière

ni où chaque pays commence,

mais c'est là qu'on tournait.

Sur la frontière entre l'Italie et l'Autriche.

Je suis sûr que c'était en partie en Autriche.

... dors sous oxygène.

- Qui ? - Oui.

Y en a assez ?

Largement.

Doug Hansen a eu du mal à respirer au début.

On a essayé de faire vite.

On descend au camp de base.

Caro, le docteur, est de Nouvelle-Zélande. Une femme remarquable rencontrée là-bas.

Elle a bien partagé ses connaissances

sur ce qui s'est passé dans la montagne.

Elizabeth Debicki, une actrice australienne.

Vous l'avez sûrement vue dans Gatsby le magnifique

ou Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E, le film de Guy Ritchie qui vient de sortir.

Et bien sûr, Josh Brolin qui fait de l'exercice.

L'entraînement 6 fois par semaine,

- Ça paye. - Ta femme doit être contente.

Oui.

On est quel jour ?

Le 25 avril.

On a tourné tout ça en Italie, l'intérieur des tentes.

En partie là-bas et en partie à Pinewood.

Je dois envoyer un fax à ma femme.

Si je me souviens bien, c'est à Pinewood, là,

et quand il se lève, c'est en Italie,

c'est très compliqué de raccorder tout ça.

C'est vrai. !! a oublié l'anniversaire,

alors qu'il était au camp 2.

On verra bientôt Sa femme,

interprétée par Robin Wright Penn.

Merci.

Rob !

Il y avait un petit truc entre...

On a un petit peu de ça entre Rob et Helen

concernant l'argent.

Rob était plutôt généreux avec ses clients,

tandis qu'Helen s'efforçait de faire de son mieux

pour qu'il ne perde pas trop d'argent.

Désolé.

On alterne entre Dallas et le camp de base.

J'ai trouvé

que Peach telle qu'elle est décrite dans Laissé pour mort à l'Everest

de Beck Weathers est une sacrée bonne femme.

... fait ses devoirs le matin...

Les enfants,

le garçon est interprété par mon fils Stormur que j'ai fait jouer dans le film.

Il avait déjà fait un film avec moi.

J'ignore s'il deviendra acteur ou pas,

et la fille,

pour les vrais cinéphiles, a joué dans un film de Lars von Trier,

Nymphomaniac - Volume 2.

Elle est plus âgée. Je crois qu'elle sort avec Shia LaBeouf dans le film.

Mais elle fait plus âgée qu'elle ne l'est.

- Maman ! - Les enfants me manquent.

Beaucoup.

Peach ?

Peach et Beck avaient une relation houleuse.

Ils étaient au bord du divorce.

Beck partait souvent de la maison.

Il fuyait ses problèmes personnels,

ainsi que sa famille.

Il était très sincère sur ce point dans le livre.

Son histoire est celle d'un type qui gravit une montagne pour retrouver sa famille.

La chanson que vous entendez là est néo-zélandaise,

d'un groupe connu en Nouvelle-Zélande.

C'est une chanson très appréciée des Néo-Zélandais.

Quand elle passe, tout le monde la chante et se l'approprie.

J'aime cette chanson et je l'ai trouvée vraiment adaptée.

On passe maintenant à l'équipe de Mountain Madness.

Quand on sera au sommet.

Le type assis à côté de Jake Gyllenhaal, c'est Ingvar Sigurdsson.

Il a joué dans quelques-uns de mes films, il a le rôle principal dans Jar City.

Un acteur islandais qui ressemble à un Russe

et à Anatoli Boukreev.

L'histoire d'Anatoli Boukreev est très intéressante.

C'était un alpiniste russe

qui est devenu un héros en Union soviétique.

Je crois qu'il était kazakh, et il était sponsorisé par le gouvernement.

Et à l'effondrement du bloc soviétique, il n'y a plus eu d'argent pour les alpinistes,

c'est pour ça qu'il est devenu guide pour l'équipe de Scott Fischer.

Il n'aimait pas ça, devoir faire monter les gens jusqu'au sommet.

Il était prêt à grimper et à les aider,

mais il disait clairement qu'il n'était pas là pour les traîner.

Ils avaient des philosophies différentes.

Ang Dorjee !

Reste là, Beck.

Je descends !

Ça aussi, c'était en Italie.

Ils grimpent.....

Ils sont entre le camp 2 et le camp 3 pendant leur acclimatation.

On monte au camp 3, puis on redescend.

D'abord le camp 1, et on redescend, idem pour le camp 2,

puis le camp 3 aussi.

Une fois qu'on a fait ça, et ça prend pas mal de temps,

c'est là qu'on s'attaque à la montagne.

Ma main.

Vous allez voir une séquence très compliquée.

On en a tourné le gros en studio, car on n'avait pas d'autre solution.

Il fallait tourner tout en haut. Ces échelles. Et ce n'est pas.

C'est la partie la plus dangereuse de l'Everest.

Aucune compagnie d'assurance ne nous aurait laissés monter là-haut.

On a donc du recréer le gros du décor par le biais d'effets visuels.

Et le résultat est magnifique.

T'es arrivé quand ?

Y a 45 minutes.

En général, ce sont les sherpas qui posent ces échelles,

ils s'appellent les "Ice Doctors”.

Et là,

Scott Fischer avait décidé,

je crois vraiment que c'était sa décision,

qu'ils paieraient tous une équipe pour poser les échelles

et pouvoir les utiliser ensemble.

Plutôt que d'avoir

chacun une équipe qui s'occupe des échelles.

Je ne crois pas me tromper en disant qu'en 2014, au moment de l'avalanche,

les sherpas qui ont perdu la vie dans cette tragédie

étaient les Ice Doctors qui s'occupaient des échelles.

C'est un endroit très dangereux.

Si une avalanche se produit, ça peut être extrêmement dangereux.

Cette scène n'est pas là que pour l'action.

Elle permet aussi aux gens de comprendre

à quel point cet endroit est dangereux,

et que le pire peut arriver.

J'aime la camaraderie

entre Scott et Rob.

Dans un moment pareil, tout le monde s'entraide,

même sil y a une peltite...

On voit dans la scène précédente

que Scott en voulait un peu à Rob de lui avoir piqué le journaliste.

- Bouge pas. - J'arrive pas à remonter !

On a tourné ça à...

La majeure partie a été tournée dans les studios de Pinewood,

mais c'est incroyablement... On est très haut,

et c'était très difficile pour Josh, car il avait la cuisse toute endolorie,

en plus, il a le vertige.

Il n'est pas fan de l'altitude.

Mais pour affronter cette peur, il montrait

aux autres qu'il avait peur plutôt que de faire semblant d'avoir peur.

D'abord, il fait croire qu'il n'a pas peur, puis l'inverse.

On en a discuté : "Montre ta peur aux autres.

"Sers-t'en pour les scènes."

Car même si c'est incroyablement haut, c'est dans un studio,

car il nous fallait cette distance pour filmer.

C'est dans notre intérêt à tous de nous réunir comme ça

pour nous organiser.

Cette réunion a vraiment eu lieu

quand ils se sont disputés avec l'équipe sud-africaine,

car ils cherchaient une solution.

Ils réalisent qu'il y a trop de monde.

Ça devient problématique.

Et Rob s'inquiète vraiment

que tout le monde.

Quand on veut atteindre le sommet, le créneau est très limité.

Ils prévoyaient tous d'y arriver le 10 mai.

Il voyait que c'était compliqué ou que ça deviendrait problématique.

Ilyaeuun....

Ils l'appelaient le maire du camp de base,

car ça faisait longtemps qu'il y était.

En un sens, c'est lui qui décidait là-bas, même si ça ne plaisait pas à tout le monde.

Bien sûr, il n'avait aucune légitimité ni aucun droit

de donner des ordres,

et encore une fois, le Sud-Africain, lan Woodall,

d'après ce que j'ai lu, se comportait vraiment très mal.

Au final, Rob et Scott ont décidé de travailler ensemble.

Na zdorovie.

Na zdorovie !

On peut se voir ?

C'est la scène où Rob lui demande :

“Faisons équipe parce que tout ça ne rime à rien.”

Je ne voulais pas.

Bien sûr, c'est plus tentant de les opposer

et de renforcer le conflit entre eux,

mais au bout du compte, ils étaient très bons amis

et ils avaient même prévu d'escalader une autre montagne après,

avant de rentrer.

Ça n'aurait pas collé aux personnages.

Ce que je ne voulais pas. Après avoir écouté ces cassettes,

je ne voulais surtout pas prendre cette histoire vraie

pour en faire un film catastrophe hollywoodien traditionnel

parce qu'il nous fallait un gros budget,

même si la tentation de faire ça était grande.

Il faut un méchant et un héros.

Dans ce film, il n'y a pas de méchants.

Scott était vraiment un type bien, fout le monde le dit.

Et Rob... Ils étaient différents,

mais ils étaient tous deux de très bons alpinistes prudents.

Scott était un petit peu moins carré, mais.

Juste pour mon propre intérêt, je ne voulais pas

opter pour une solution de facilité en termes d'intrigue.

Je voulais rester fidèle aux personnages et à l'histoire.

On entend l'accordéon dont joue le Russe.

Il jouait de la guitare,

mais je trouvais que l'acteur jouait mieux de l'accordéon,

donc ça n'avait pas trop d'importance.

Bien.

Et ce sera qui le chef, là-haut ?

Si je dis que je le fais, ce sera fait.

Faut bosser avec Ang Dorjee. On fait équipe.

Cette dispute entre Lopsang et Ang Dorjee,

ils avaient un problème.

L'année précédente, Lopsang était dans l'équipe de Rob Hall,

mais ils ne s'appréciaient guère.

Le but n'était pas de descendre les sherpas,

mais de les rendre réels.

Parfois, les gens disent d'eux.

C'est un peuple vraiment merveilleux, et ce qu'ils font est incroyable,

mais ils ont aussi de vraies vies avec leurs problèmes et divergences.

On veut les traiter comme les autres personnages du film.

Ils ont leurs propres problèmes.

... pire si y en a pas assez.

Là, Ang Dorjee et Lopsang...

Ils sont un peu de mauvais poil fous les deux.

Ils ne s'appréciaient pas, et je crois qu'Ang Dorjee ne lui faisait pas confiance.

J'ai déjà grimpé sans, mais avec des clients, j'en prends.

Ensuite, faut équiper les voies,

surtout au-dessus de la face du Lhotse.

La question de l'oxygène est devenue un gros problème.

Surtout dans le livre de Jon Krakauer,

car Anatoli ne voulait pas utiliser d'oxygène comme alipiniste,

il n'en a jamais utilisé.

... qui équipe quoi, et où.

Les opinions sont partagées sur la question,

et beaucoup de gens pensent qu'il faut en utiliser si on est guide.

Je ne vais pas m'attarder sur ce conflit,

mais je voulais le montrer

tel que ça s'est passé en réalité,

le fait que oui, c'est sa décision,

mais avec le recul,

on peut reconnaître qu'il a eu tort.

J'ai essayé d'être fidèle

quand il leur dit que c'est ce qu'il fera.

Message de Jan.

Une fille, je le savais. C'est dingue.

C'est une fille !

Cette scène était assez importante.

On l'appelle la "scène pourquoi”,

non seulement

parce que tous les acteurs sont réunis et discutent

calmement avant d'effectuer l'ascension.

Rob ?

Les gens veulent plus de réponses concernant cette scène,

mais elle n'est pas réaliste,

car j'ai demandé à beaucoup d'alpinistes pourquoi ils faisaient ça,

et tous m'ont donné une réponse différente.

La plupart du temps, des non-réponses.

Les alpinistes ne sont pas forcément des psychiatres,

leurs propres psychiatres.

Je voulais rester authentique à l'ambiance et aux personnes

qui fréquentent ce genre d'endroits.

Ils s'amusent. Ils ne se prennent pas trop au sérieux.

Je crois que c'est là

que John Hawkes a sorti la réplique qu'il prononce à la fin,

de Doug Hansen.

Il a découvert qu'il avait dit ça,

et ça m'a bien plu,

car c'est authentique et vrai.

Beck en parle plus tard,

car il refusait d'en parler devant Krakauer.

Je crois qu'il avait toujours un peu de mal

avec l'idée que quelqu'un écrive un article sachant qu'il pouvait échouer,

surtout un des plus grands journalistes spécialiste de la nature qui soit,

si on peut parler de lui ainsi.

Cette idée qu'on les espionne, prêt à chroniquer tous leurs échecs.

C'est pas une réponse.

Là, Michael Kelly interprète Krakauer.

Encore une fois, il a tourné ce film avant la saison 3 de House of Cards.

Après ça, il a gagné en renommée

après ce film,

grâce à la saison 3 de House of Cards,

pour laquelle il a été nommé pour des récompenses.

Je suis allé parler aux gamins,

ils m'ont aidé à payer l'expédition,

ils m'ont donné un drapeau à planter là-haut.

John Hawkes est un acteur remarquable et un type très chaleureux.

C'était très important pour lui

de représenter ce personnage de manière honnête et sincère.

Il est très méticuleux et très précis dans ce qu'il fait.

John. c'est une chose que j'apprécie beaucoup.

C'est.

Tourner dans le froid à la montagne,

où il faisait souvent - 30 °C, pendant six semaines dans les Dolomites,

ça laisse des traces.

Mais il a encaissé tout ça et a fait un travail remarquable.

C'est super.

Il l'appelle,

et c'est le jour à l'Everest, mais la nuit en Nouvelle-Zélande.

J'ai bien aimé ça. C'est assez rare de voir ça dans les films,

et le fait qu'ils soient aussi éloignés l'un de l'autre que ça.

Vous arriverez au sommet vendredi ?

Jan était enceinte, et ils ont appris que c'était une fille.

Que dit le ciel ?

Et tous ces coups de fil

s'inspirent de dialogues et situations réels.

Des trois coups de fil, c'est celui-ci qui s'en éloigne le plus,

car on en a quand même quelques-uns.

Même si les coups de fil à l'époque coûtaient plus cher qu'aujourd'hui.

Mais plus on avance dans les coups de fil,

plus ils reflètent vraiment les propos échangés dans la réalité.

Un peu de moi, un peu de toi.

Une petite ourse.

Et un jour, toi,

moi...

J'adore ce que Keira fait dans cette scène.

C'est un détail précis et fidèle,

car ces scènes-là peuvent facilement devenir kitsch,

mais je la trouve très réelle et chaleureuse.

Parfois, c'est plus facile de jouer un mariage troublé qu'un mariage heureux,

et ces personnes avaient un mariage vraiment super.

La limite est ténue entre les deux.

J'adore quand elle plisse les yeux quand il lui dit qu'il l'aime.

Salut.

C'était super d'avoir pu côtoyer Jan.

Jan est une femme géniale.

Je trouve aussi bizarre

de rencontrer

la fille qu'on voit sur l'échographie,

de la connaître tant d'années après...

C'est une chose

qu'ils font presque chaque fois qu'ils entament l'ascension.

J'ai choisi de le montrer.

Ils font ça aussi quand ils s'acclimatent.

Pour se mettre dans l'ambiance religieuse de la montagne.

Avant l'ascension finale. Ils attaquent leur voyage ultime.

Pour cette chanson, Helen m'a parlé

de ce moment entre eux qu'elle n'oubliera jamais.

C'est la dernière fois qu'elle voit Rob.

Ces scènes sont très compliquées en termes d'effets numériques,

et ce n'est pas un plan simple.

Mais Kent Harvey a remarquablement bien rendu la grandeur du lieu.

On est à nouveau à Val Senales, ils attaquent l'ascension.

C'est réellement arrivé.

Ce type était vraiment malade.

Il s'appelle Doyle, il me semble.

Doyle Kemp, je crois.

Ils ont des ennuis,

car il y a l'équipe de Scott Fischer et l'équipe de Rob,

et ils cherchent Scoft pour le redescendre.

C'est la vérité.

Ils cherchent Scott pour le redescendre,

mais Scott est monté et descendu de cette montagne bien trop souvent.

Et on va apprendre plus tard

que Scott avait découvert grâce à ses recherches qu'il avait un problème au foie

qu'il cachait.

Et ça lui a peut-être.

C'est peut-être la raison

qui fait qu'il s'effondre plus tard dans l'histoire.

Et ça n'avait rien à voir avec la tempête.

C'est juste qu'il ne pouvait faire face à la situation.

Il part. Il va redescendre Doyle,

puis remonter.

C'est dangereux. On ne peut pas...

Il faut se reposer quand on monte et on descend.

Et on intègre le fait

que Rob s'inquiète du fait qu'il monte et descend trop vite.

On est au camp 2.

Encore une fois, c'est Val Senales, et les arrière-plans, c'est l'Everest.

Il parle à Guy Cotter.

Guy Coftter était sur le Pumori, l'autre montagne à côté.

C'était difficile à gérer,

car il y a beaucoup de personnages.

Mais Guy Cotter a un rôle important plus tard.

Aujourd'hui, il dirige Adventure Consultants en Nouvelle-Zélande.

Il a repris la société après la mort de Rob,

c'était un très bon ami à lui.

On a eu la chance de rencontrer Guy Cotter très tôt,

quand j'ai écouté les cassettes en Nouvelle-Zélande.

Puis il a...

On lui a proposé de travailler avec nous, et il a accepté.

Il nous a aidés tout du long.

C'est un homme remarquable,

il nous a été d'une grande aide pour l'ascension, les techniques

et pour nous fournir des idées.

Tout le monde a.

Il a aussi assuré la sécurité, ce qui était assez important.

On a toujours tourné dans des endroits dangereux pour ce film.

Ce n'est pas qu'une séquence d'action. C'est vraiment arrivé.

Il a été blessé assez gravement par de la glace.

Tous ces détails commencent à compter,

plus on gagne en altitude, plus ça empire.

On dit que si on a un petit caillou dans la chaussure qui fait un peu mal,

on ne guérit pas sur l'Everest.

On est tellement haut que le corps ne guérit pas.

Tous les petits détails deviennent très problématiques et très douloureux.

Bien.

On est au camp 3. On est à 7 300 mètres.

Ça a aussi été tourné à Val Senales, en altitude.

Ça crée des complications incroyables de creuser ces trous.

Pas des trous, ce sont des sortes de plateformes pour les tentes.

Et pour continuer à raconter l'histoire,

là, c'est Rob Hall qui parle à Scott Fischer.

Il est déjà redescendu au camp de base et remonté.

Lä, il se fait une pigûre

contre le mal des montagnes.

Tu sais ce qu'on dit...

Peu importe l'altitude quand on a l'attitude.

T'es sûr que ça ira ?

- Scott ? - Impec.

Je me fais un shoot de dexaméthasone.

Ça s'appelle le dexaméthasone, comme il dit, ils surnomment ça Dax.

Le remède de la montagne.

Et ça peut vous aider, mais mieux vaut ne pas trop en abuser.

J'ai les dernières prévisions météo.

Je reviens au camp 3, c'était très intéressant.

On me demande beaucoup s'ils s'informaient sur les vents.

Il y a un livre qui traite de ce qu'ils savaient.

Si on y pense bien, ça ne tient pas vraiment debout.

Ils n'y seraient pas allés s'ils avaient su pour la tempête.

Il y avait des bulletins météo,

ils pouvaient avoir l'information à ce moment de l'histoire.

C'était en 1996.

Là...

Ce sont des vraies images

de la montagne, du camp 3, dans la tempête.

Un plan incroyable par David Breashears.

J'ai vraiment aimé faire cette scène.

Avec de la vraie glace, filmée dans le froid,

mais on a rajouté la respiration après

pour renforcer l'idée de froid.

Voici encore un détail que peu de gens ont dû remarquer,

mais que je trouve assez important.

On a l'impression qu'il fait bien plus froid.

Là, les personnages discutent.

C'est la première fois qu'on voit

le personnage de Brolin, Beck Weathers, qui s'ouvre un peu.

Il a un peu peur. Il n'aime plus toute cette aventure.

Cette réplique a été rajoutée,

mais il parle de ses démons,

de tous les démons qui l'habitent, du fait qu'il escalade cette montagne

et de sa déprime et tout.

Mais là, le remède est en train de le tuer.

C'était très douloureux, ils étaient au camp 3,

et c'était très douloureux.

C'est vraiment chouette,

car on a un vrai aperçu du personnage et de la raison qui le pousse à faire ça.

Il effectue une introspection et examine ses problèmes.

Nous sommes au camp 3.

On a un mélange d'images de la vraie montagne et de Val Senales.

On a eu un problème.

Des avalanches ont recouvert nos décors.

Il y avait sans arrêt des alertes avalanche.

Ce plan a été très compliqué à faire.

On a placé la caméra sur une luge.

On n'en a eu besoin que de trois,

elles n'arrêtaient pas de se casser.

On a remis ce plan en place à deux reprises.

Je voulais faire ce plan où on décolle

et où on voit les alpinistes, puis on prend de la hauteur.

Je voulais un plan-séquence.

Ces plans étaient capitaux

pour montrer au public

l'immensité de la montagne et comme les hommes sont petits.

C'est l'homme contre la nature,

et oui, l'homme n'est qu'une fourmi face à cette montagne

et il n'a pas.

La montagne décide du sort de l'homme.

J'ai déjà expliqué que l'Everest était comme une femme fatale pour moi.

C'est une sirène.

Elle vous incite à vous approcher de plus en plus près.

Pour mieux la voir.

On le sent et on ressent sa majesté et sa puissance

et comme c'est tentant,

mais ça nous aftire. C'est au camp 4,

qui est un endroit quasi désert,

qu'on commence à voir la beauté de la montagne

et qu'on découvre toute sa gloire.

Mais à ce moment, on est complètement à sa merci,

car on est dans la Zone de la mort, comme on l'appelle.

Parce qu'à partir de cet endroit, votre corps est en train de mourir.

Votre corps est en train de mourir.

On dit que si on ne monte et on ne redescend pas en 12 heures,

on risque de ne plus jamais redescendre.

L'ascension est une chose,

mais souvent, les alpinistes connaissent l'ivresse des cimes.

Ils voient le sommet et refusent d'y renoncer.

Mais une fois là-haut, ils sont finis.

C'est très, très dur de redescendre de la montagne,

et c'est là que ça se complique.

La plupart des gens, de nos jours, du moins,

perdent la vie en redescendant.

Ou du moins, ce n'est pas moins dangereux.

Je ne dispose pas des études pouvant l'affirmer, mais ce qu'on m'a dit.

Et là, d'un coup, le vent est tombé,

et la montagne vous dit : "Vous pouvez passer.”

Elle vous dit : "Je vous invite.”

D'après toutes les descriptions, et c'est pour ça que je voulais un plan à 360 °,

ce qui est toujours très compliqué,

on ressent l'immensité de cet espace,

à quel point c'est beau et attrayant.

Et ça n'a pas l'air dur.

Oui, ils ont du mal à respirer.

Mais là.

Un peu plus tôt, au camp 3, entre le camp 3 et le camp 4,

ils ont commencé à utiliser de l'oxygène.

Comme ils en ont une quantité limitée, ils essaient de faire vite.

On voit le sol recouvert de bouteilles d'oxygène,

car c'est presque impossible à nettoyer,

et la neige tombe fort.

C'est vraiment désertique.

C'est une petite cuvette entre la Chine et le Népal.

Il s'est calmé plus tôt que prévu.

Il nous a secoués toute la nuit.

Maintenant, ils montent.

Ce qu'il y a.

C'est un peu compliqué avec l'équipe sud-africaine,

car ils ont créé un conflit.

Puis ils ont disparu.

Je crois qu'ils n'ont jamais atteint le sommet.

Ni même le camp 4, je pense.

Ils ont fait demi-tour.

Ce n'étaient pas des alpinistes assez chevronnés pour le camp 4.

Ils ont fait demi-tour, pas parce qu'ils en savaient plus que les autres,

que cette expédition serait fatale,

c'est juste qu'ils n'avaient pas le niveau.

Repose-toi bien.

À plus tard.

J'ai oublié d'en parler, le personnage de Sandy Hill Pittman.

Et Vanessa

l'interprète, c'est une actrice anglaise.

On a beaucoup parlé de Sandy Hill Pittman sur les blogs et partout

après cette tragédie.

Je ne dirai pas si c'est bien ou mal.

Mais si elle a commis une erreur sur la montagne,

c'était une très bonne alpiniste,

elle n'était pas aussi mauvaise que les gens veulent bien le croire.

Mais certains l'ont accusée d'avoir retardé Lopsang,

le sherpa de l'équipe de Scott Fischer,

et de l'avoir aidée à grimper.

Il l'a encordée pendant un moment,

et il y a toutes sortes d'interprétations,

qu'elle l'a payé pour ça ou pour ce qui s'est passé.

Mais au bout du compte, le sherpa est aussi responsable de ses actes.

Donc, s'il a accepté, ils sont tous les deux responsables.

Mais beaucoup de questions se posent,

et je ne donne aucune justification à Sandy Hill Pittman.

Je dis juste qu'à ce moment de l'histoire,

comme on le montre plus tard,

ce n'est qu'une femme aidée par un sherpa.

Car personne ne sait ce que ça a donné.

Regarde-moi.

C'est un moment assez intéressant.

Beck Weathers a un problème d'yeux, il s'est fait opérer.

On en parle dans cette scène.

Une opération des yeux deux ans plus tôt, et là, tout à coup, quelque chose craque.

Cette scène a posé bien des problèmes au niveau du scénario.

Car dans Laissé pour mort,

Beck Weathers dit qu'il a promis à Rob de l'attendre,

ce qui se révèle être une décision fatale comme on le verra.

La veuve de Rob a dit, quand je lui ai parlé,

que Rob ne lui aurait jamais demandé d'attendre

qu'il atteigne le sommet et redescende.

Tout cela a duré des heures.

Et ce n'est pas logique que Rob ait demandé à Beck de faire ça.

Après avoir écouté les cassettes en boucle,

on a découvert qu'il y avait eu un malentendu entre eux.

Voici Sandy Hill Pittman et Lopsang.

Elle lui demande de se mettre en cordée, comme on dit.

Le sherpa qui tient ce rôle, Pemba,

a escaladé l'Everest à trois reprises.

C'est un vrai sherpa.

Je fais des allers-retours.

Un des premiers problèmes se pose, les voies ne sont pas prêtes.

Lopsang a sûrement les cordes.

C'était probablement le cas.

Et il est coincé avec Sandy.

Tout le monde est là-haut.

Les voies ne sont pas équipées,

et ça commence à les ralentir.

Il faut à tout prix éviter

de se faire ralentir et de se retrouver coincé.

Il fait très froid, et les réserves d'oxygène sont limitées.

Aucun signe de Lopsang.

Neal, Anatoli et moi, on va devoir équiper la voie.

T'en as trouvé ?

Bon.

Ils se sont réunis là, et ce qui s'est passé,

c'est qu'Anatoli et Neal Beidleman

ont décidé d'équiper les voies.

Ils n'étaient pas censés faire ça.

C'est pour ça qu'on retourne à Lopsang

pour montrer qu'il traîne Sandy Hill Pittman.

C'est un de mes plans préférés du film,

à cause de l'ampleur du lieu, de son immensité,

et de la hauteur, c'est hallucinant.

Et si on.

C'est peu probable que quelqu'un regarde ça en 3D, là,

mais en 3D, ça donne des frissons,

le vertige même.

C'est ça.

Lä, on a un mélange d'images en studio et de vraies prises de vue.

C'est très compliqué de rendre le tout authentique.

Mais on est allés jusqu'à faire importer de la vraie neige dans le studio

dont on a fait baisser la température jusqu'à - 2 °C,

puis on a essayé de souffler de la neige à - 60 °C dans leurs visages.

Doug est presque sur le point de renoncer.

J'ai essayé d'être aussi fidèle à la réalité que possible,

et là, Rob le pousse un peu à ne pas baisser les bras.

Disons qu'il l'a remotivé pour continuer à avancer.

C'est l'arête Sud-Est,

qui mène au ressaut Hillary sous lequel ils se trouvent.

Ce qui s'est passé,

c'est qu'à cause des voies, beaucoup de gens ont fait demi-tour.

Et Rob est vraiment déçu.

Il avait réussi à faire atteindre le sommet à ses clients,

mais là, il voit que tout s'effondre.

Mais ces hommes étaient très prudents.

Ils ont pris la bonne décision et sont encore en vie aujourd'hui.

Désolé, Rob.

Ils ignoraient que la tempête approchait.

Je crois.

Mais ils sentaient que c'était trop dangereux d'attendre.

Y a un contretemps.

Lou, Stuart et John Taske ont fait demi-tour

au pied du sommet Sud.

On repère une tempête.

Personne ne dit qu'elle est énorme, mais elle approche.

Ils pensent qu'ils ont le temps.

C'est fait en partie pour créer la tension et.

Car je ne trouve pas logique que personne n'ait su pour la tempête

ou n'ait rien repéré.

On a coupé la poire en deux, là.

C'est Rob.

Là, on voit le célèbre ressaut Hillary.

C'est le gros rocher sous lequel ils sont.

Tout ça est très. On avait tout...

Ces appels radio ont été enregistrés,

et on a essayé de rester aussi près de la réalité que possible.

Oui.

Ce qui est dur.

Ça a pris vraiment longtemps.

Ils ont attendu pendant des heures.

C'est pour ça qu'on indique l'heure, pour que le public comprenne,

sans perdre le rythme du film,

le temps qu'ils ont passé là-haut et comme ils perdent du temps.

Et tout ça prend du temps.

Rob au camp de base. Tu me reçois, Helen ?

Camp de basse, je te reçois.

Des nouvelles de Scott ? Quelqu'un sait...

Bien sûr, parfois, on doit ôter ses lunettes.

On peut en débattre.

J'ai vu des gens sans lunettes à cette altitude.

Mais sans ça, on ne peut pas savoir qui est qui.

C'est déjà assez dur avec leurs barbes, leurs lunettes et leurs masques à oxygène.

Mais on a dû prendre certaines libertés pour comprendre qui est qui.

L'accès au ressaut est bloqué.

On en revient à l'histoire de Beck Weathers.

Le malentendu entre eux,

on l'a découvert dans les cassettes, comme je le disais,

c'était que Rob voulait que Beck attende que les premiers sherpas redescendent.

Car ces sherpas n'ont emmené que de l'oxygène au sommet Sud,

pour faire demi-tour ensuite.

Ensuite, Beck, j'ignore pourquoi, l'a mal compris

et pensait qu'il allait l'attendre.

Et c'est là que.

On l'a découvert dans les cassettes,

Rob a dit à Helen

qu'il attendrait que les sherpas reviennent,

et que les premiers l'emmèneraient avec eux.

Parce que si Rob était redescendu avec Beck,

il n'aurait pas pu faire monter son équipe.

Donc, ça se complique.

Une des choses quasi impossibles à expliquer aux gens,

c'est qu'on prend une bouteille d'oxygène,

au camp 4, sur le col Sud,

et on en utilise la moitié pour atteindre le sommet Sud.

Les sherpas ont apporté leur nouvelle bouteille avec eux.

On laisse une demi-bouteille, on en prend une nouvelle pour l'aller-retour,

puis on reprend la demi-bouteille en redescendant.

C'est très compliqué.

C'est ce qui rend la question de l'oxygène assez compliquée.

Approche.

Là, on voit les premiers arrivés,

et ça s'est passé exactement comme ça.

Krakauer est arrivé très tôt.

Un de mes plans préférés.

J'adore ce plan où on tourne autour de la plus grande montagne du monde.

Bien sûr, il faut de la technique pour pouvoir faire ça.

Aucun hélicoptère ne peut faire ça.

Et voilà le drapeau népalais.

C'est une super.

C'est un moment très touchant.

Yasuko arrive au sommet, c'est un moment victorieux.

C'est important qu'on sache qu'il se passe quelque chose.

C'est un.

Un monstre va nous frapper.

On a tourné ça en partie à Pinewood,

où on a fait venir 30 sherpas avec nous.

Ce sont des vrais sherpas.

Thomas, là, qui interprète Mike Groom, est un acteur australien.

Il a joué dans The Bridge, les gens se souviennent de lui.

Et Lake quelque chose, je ne sais plus.

Mais c'est vraiment un acteur fantastique.

Jason a fait beaucoup de recherches

et il a passé du temps dans les montagnes pour se préparer pour ce film.

Il a tout fait pour réussir.

Où es-tu ?

Au sommet de l'Everest. On a réussi.

Ça aussi, ça vient des enregistrements.

Ils étaient vraiment excités comme ça.

On a dû réduire la scène,

car Helen Wilton fétait Son anniversaire, là.

Les ballons qu'on voit plus tard, c'était pour cet anniversaire.

Mais on s'est rendu compte que c'était trop anecdotique,

on a donc.

Les ballons, c'était pour fêter l'arrivée au sommet.

Mais on a coupé la scène avec le gâteau

et son anniversaire.

Dans quelques minutes.

Dès que je vois Doug, on redescend.

Entendu. C'est formidable, Rob.

On croise les doigts.

Doug est seul, là.

Je voulais donner l'impression qu'il est.

Cet homme minuscule dans ce paysage immense,

et ça va mal se passer.

C'est la vraie vue du ressaut Hillary.

On voit la Chine et on voit le Népal.

Si on tombe, on se demande dans quel pays on atterrit.

C'est un lieu incroyable. Et j'adore ça.

C'est Jake qui a eu cette idée.

De toucher le point le plus élevé et...

C'est dire

à quel point c'est trivial de faire une chose pareille.

Tout ça pour ça, en un sens.

On sait que la vie est triviale, à bien des égards.

Voici un des problèmes. C'est Doug.

Il ne pourrait pas ôter ses lunettes, car ça ne serait pas logique.

Je fais donc confiance au public pour réaliser qui c'est

d'après son costume et son attitude.

Roberto, ils sont où, tes autres gars ?

C'est une super conversation.

J'adore ce moment entre Scott et Rob

où ils se chambrent,

on voit encore cette compétition entre eux.

Pour savoir de qui les médias parleront

comme ayant réussi.

On dirait que ce sera Scott, cette année.

Mais Rob, en même temps, s'inquiète vraiment,

car il n'est pas en bonne santé.

Il a été le dernier de son équipe au sommet.

Et.

Tous ceux qui sont montés ce jour-là

ont atteint le sommet, sauf Doug.

On revient au sommet Sud,

où sont stockées les bouteilles d'oxygène.

Et il y avait beaucoup de.

J'ai lu beaucoup de livres pour savoir ce qui était arrivé aux bouteilles.

Et à ce jour, comme j'étais à Venise avec.

On a ouvert le festival de Venise avec ce film, un grand honneur.

Beaucoup de gens.

Les sherpas, Helen et Jon,

et certains ne s'étaient plus revus depuis longtemps.

Ils en parlaient encore.

Ils ignorent où est passé l'oxygène.

Je pense qu'elles étaient en grande partie vides.

Il y a eu confusion concernant ces bouteilles, etc.

Je n'ai pas fait un film pour savoir qui était responsable de tout ça,

mais je voulais montrer ce que ça faisait en montagne

quand on ne retrouve pas son oxygène et toute cette confusion.

C'est un des moments les plus importants du film. Et c'était...

On a mis du temps à rendre ce passage correctement, Jason, Jon et moi.

Écoute-moi. Il est beaucoup trop tard.

C'est la décision fatale.

Pour moi, c'est la seule explication,

car, bien sûr, personne ne peut nous dire ce qui s'est passé entre eux deux.

Mais des gens les ont vus parler

et les ont vus faire demi-tour pour aller au.

Ils ont vu Rob reprendre l'ascension,

et Doug faire quelque chose qu'il n'aurait jamais dû faire.

Doug essaie pour la 2e fois.

L'année d'avant, il avait échoué un peu plus bas.

Mais il ne parvient pas à se relever.

Pour moi, fout se lit dans les yeux de Jason.

La compassion.

Il ne pourra pas prendre ce rêve à Doug.

Pour moi, c'est la seule explication à son comportement.

Ce plan sert simplement à montrer

et à se dire : "Ouah...

“La route est longue."

Et ils vont très lentement.

Là, on voit le sommet.

Et ça peut prendre une heure ou une demi-heure

pour...

On a l'impression que c'est très court.

Il chante. C'est Michael Kelly qui a écrit cette chanson.

Et il a suggéré qu'on l'utilise.

Je l'aimais bien.

Ce n'étaient que des marmonnements,

une chanson de rien du tout, mais.

Mais là,

c'est un moment très critique.

C'est aussi dur de blâmer quelqu'un

pour ce qu'il fait en montagne dans une situation pareille.

Certains diraient

que Jon Krakauer aurait pu aider Beck, là en bas.

Il dit : "Mike est juste derrière moi.”

Mais ce n'est pas son travail, c'est un client.

C'est Mike, le guide.

Chacun peut se faire son avis sur la question.

Enfin, Doug atteint le sommet,

et c'est une victoire émouvante,

mais à ce moment-là,

je voulais que le public ressente

qu'ils fêtent quelque chose qu'ils ne devraient pas fêter

et qu'ils devraient redescendre.

Grâce à toi.

C'est pour ça qu'on passe à la tempête.

Et là, Sam Worthington, qui interprète Guy Cotter, comme je l'ai dit,

son rôle devient vraiment important.

C'est ce qui s'est vraiment passé.

Il voit la tempête et essaie de les convaincre de revenir,

mais ils sont injoignables.

Et très souvent,

ils ont tous des radios, mais on ne les entend pas toujours,

ils doivent être à des endroits précis pour que ça marche.

Ça peut donc être très compliqué.

Il y a le drapeau scolaire que Doug a amené avec lui

de l'école primaire qu'il. Les élèves de cette école l'ont soutenu,

ce qui lui a permis d'y arriver.

C'est une histoire magnifique.

Et c'est vrai, non pas qu'on essaie de le rendre plus sympathique.

Helen Wilton est une femme remarquable,

mais peut-être n'était-elle pas assez expérimentée pour gérer le camp de base.

Elle.

Elle avait quatre enfants à la maison, elle était mariée.

Et elle...

Je crois qu'elle a remporté un concours radio au départ.

Ce n'est pas son premier voyage.

Elle a gagné un voyage au camp de base pour travailler avec ces types

qui étaient des héros ou des stars en Nouvelle-Zélande.

Bien sûr, elle n'avait pas.

de formation.

J'ignore comment on apprend à gérer un camp de base.

Mais on compatit par rapport au poste qu'elle occupe.

Elle essaie de contrôler une situation qui déraille

et elle ne.

Elle est limitée par ses propres capacités.

J'ai pu la rencontrer

et je crois que cette tragédie

l'a profondément marquée.

Un problème avec Beck.

Mike, on a plus beaucoup d'ox. Faut avancer.

Là, ils redescendent tous ensemble.

Ce sont les.

C'est surtout l'équipe de Scott Fischer

que Neal Beidleman traîne en bas.

Anatoli a été très critiqué, car il est déjà en bas.

Si on n'a pas d'oxygène, on peut avoir froid plus rapidement,

il faut donc descendre plus vite.

La critique principale de Jon Krakauer

est qu'Anatoli n'était pas là pour aider.

Je ne dis pas qu'il a eu tort.

Mais comme il est descendu plus tôt, il aurait pu aider plus tard,

comme vous le verrez.

Là, Doug n'a plus d'oxygène.

Et c'est aussi.

Les appels radio nous ont appris qu'ils avaient perdu leur radio.

Et quand on a perdu son oxygène,

quand tout ça arrive,

quand on perd son oxygène,

la situation est pire que si on n'avait jamais utilisé d'oxygène.

Car la situation se détériore très vite en comparaison.

Et c'est ce qui se passe à ce moment, ils.

Il s'effondre, il est presque paralysé. Il ne peut plus bouger, là.

Et d'après les appels radio, c'est.

On entendait Rob dire qu'il s'était effondré,

qu'il ne pouvait plus bouger.

Il essaie d'obtenir de l'aide et de savoir où est l'oxygène.

La confusion régnait au sujet de l'oxygène.

Pour certains, il n'y en avait plus, pour d'autres, il en restait.

Il y avait de l'oxygène et c'est tout...

Les radios crépitent, le vent forcit.

Toutes ces choses.

On a essayé d'être aussi fidèles et réalistes que possible

et d'utiliser les appels radio autant que possible.

Jason était très précis là-dessus

et a beaucoup travaillé avec les cassettes.

Les gars,

il y a de l'oxygène au sommet Sud, n'est-ce pas ?

Non, Rob. Ici Harold.

Il n'y a plus d'oxygène...

Il y a énormément d'informations échangées qui sont entendues et pas entendues.

Le fait est qu'il ne.

Au-dessus du ressaut Hillary, c'est la mort assurée.

Car c'est presque impossible de descendre quelqu'un qui ne tient pas debout

du ressaut Hillary.

... 1/2 h pour remonter au sommet Sud.

Et là, il y a beaucoup de.

On a beaucoup débattu pour comprendre ce qu'a fait Rob.

On a opté pour le scénario le plus probable pour ce qui va venir.

Car la seule chose qu'a pu faire Rob, c'était d'aller chercher l'oxygène.

Mais c'est impossible que Rob ait pu redescendre du ressaut,

aller chercher l'oxygène et remonter sur le ressaut.

C'est trop dur.

Tous ceux qui sont allés là-haut savent que c'est impossible.

Rob doit vraiment descendre du ressaut Hillary

pour aller chercher l'oxygène au sommet Sud

s'il veut le remettre sur pieds.

Allez, encore un effort.

Quel est son état de conscience ?

Il est très faible.

Il s'est effondré quand on a manqué d'oxygène.

Comme vous le voyez, Doug est épuisé, et Rob aussi.

Ce qui a été vraiment

très instructif en écoutant les cassettes,

c'est qu'à sa voix, on entend Rob se décomposer.

Et comme sa forme physique décline.

C'était une indication précieuse de l'état dans lequel il se trouvait.

D'après ce que je sais, Rob avait apparemment du mal avec l'altitude,

et Jan m'a dit qu'elle s'en sortait mieux que lui,

mais c'était un super alpiniste.

On ne peut pas s'entraîner ni s'améliorer avec l'altitude,

c'est lié à la capacité pulmonaire,

le volume d'air contenu dans vos poumons.

Souvent, les femmes ont plus de facilité avec l'altitude que les hommes.

De gros muscles ne sont pas ce qu'il y a de mieux en montagne,

ils nécessitent beaucoup d'oxygène.

Ce n'est pas la masculinité.

David Breashears était avec nous tout le long.

En gros, il a dit que c'était le seul sport dans lequel il était doué,

car il a de gros poumons.

Il n'est pas grand et il n'est pas très costaud.

J'ai trouvé ça intéressant.

Ce plan a été tourné par - 30 °C.

Jake ne porte aucun maquillage, au fait.

Tout. Les poils de ses narines sont gelés.

Ses paupières sont gelées.

Son oreille interne est gelée, il a même eu des problèmes suite à ça.

On a tourné ça le plus haut qu'on ait pu monter à Val Senales, il faisait très froid.

Je me repose.

Non, allez !

Doug est prêt à laisser partir Rob.

Mais ils...

D'après les appels radio, on sait que jamais

Rob n'aurait abandonné Doug.

Ce qui est héroïque à bien des égards, car il aurait probablement pu se sauver.

Mais il choisit de ne pas abandonner son client.

Et il a du mal à le descendre du ressaut Hillary,

ce qui est quasiment humainement impossible.

S'ils y étaient parvenus, ça aurait pris très longtemps.

La tempête a atteint la montagne.

La façon dont la tempête est montrée est très fidèle.

Et le camp de base est très loin d'eux,

on a donc essayé de calculer le temps que ça prendrait.

La tempête monte en puissance dans la montagne.

Imaginez devoir filmer ces scènes. C'est fait au cœur des éléments.

Pour moi, c'était très important de filmer ainsi,

car ces éléments fournissent un certain réalisme aux acteurs.

Voilà l'hypothermie.

Il essaie d'ouvrir sa veste, il ressent une grande chaleur.

Il perd la tête.

Et l'acteur aussi, probablement,

car il faisait trop froid.

C'est un de mes plans préférés. Dadi et moi l'avions préparé.

Pour créer cette espèce

de plan à 360 ° pour montrer tout ce qui se passe.

La tempête leur arrive dessus et les engloutit.

Si vous regardez ça en Dolby Atmos, ça.

Le bruit de la tempête est comme si on entendait un avion dans sa tête.

Glenn est un designer sonore fantastique.

Désolé de ne pas me souvenir de tous les noms de famille.

Mais Glenn. Il a aussi fait le son de Gravity,

c'est un des meilleurs designers sonores au monde.

Il est vraiment.

Mais il est nul au ping-pong.

On y a joué.

Il a perdu. C'est pour toi, Glenn, si jamais tu écoutes.

Je vais chercher de l'oxygène.

Toi, tu restes là.

Reste là.

Bouge pas, je reviens.

Là, bien sûr...

Personne ne peut nous dire ce qui s'est passé,

mais Rob l'a répété en boucle après : “Doug est mort.”

Pour moi, le scénario le plus probable,

c'est que Rob essaie d'aller récupérer de l'oxygène.

Mais il y a un malentendu,

car Doug a complètement perdu la tête, il souffre probablement d'hypothermie.

Il est...

Il décide d'aller chercher des bouteilles, ce qui est une erreur fatale.

C'est donc possible que cela se soit passé comme ça.

C'est un choix délibéré.

Les acteurs tombent de la montagne et disparaissent.

Comme sur la montagne.

Toutes les histoires de vrais alpinistes que j'ai lues, la façon dont ils...

Une avalanche les aura emportés Ou ils seront tombés.

Plutôt que de les montrer en train de tomber dans le vide longtemps,

de dramatiser la scène, j'ai préféré le réalisme.

C'est le petit groupe qui s'est blotti.

Ils se sont complètement perdus dans la montagne.

C'est en grande partie pour ça qu'ils ont fini là où ils ont fini.

En gros.

Ils ont failli se retrouver en Chine.

Ignorant où ils étaient, ils ont décidé de se blottir.

C'est arrivé, ils ont glissé...

La situation est devenue incontrôlable.

Ils ont eu peur de tomber de la montagne,

car un seul faux pas,

et on finit en Chine ou au Népal.

C'est.

C'est incroyable.

L'ampleur et l'altitude.

La montagne devient effrayante.

On apprend dans la première édition du livre de Krakauer

qu'Andy était descendu, qu'il lui avait parlé.

Mais il a appris plus tard que c'était en fait...

la mauvaise personne.

Andy n'est jamais redescendu, il est sûrement monté

et a agi comme on l'a vu, car on a retrouvé sa veste plus tard

à cette altitude.

Doug est mort.

Encore une fois, on comble les vides, car on a ensuite entendu Rob dire :

"Harold est mort.”

Harold était donc avec lui.

Ils ont trouvé sa veste près de l'endroit où Rob a perdu la vie.

Lä, on revoit le petit groupe serré.

Dans ce cas, bien sûr, ça a pris bien plus de temps.

C'était dur de...

Ils sont restés là un moment, complètement exténués,

et ils ont commencé... Ils ont vu.

Quelqu'un a trouvé la direction à prendre vers le camp 4,

puis ils sont partis, ceux qui pouvaient.

Ils n'auraient jamais pu se porter.

C'est affreux pour la plupart d'entre eux

de vivre cette expérience.

Les gens ne réalisent pas.

Même si ce n'est pas loin, ce n'est pas une balade.

Personne ne peut vraiment être tenu pour responsable.

On est entre 6 000 et 7 500 mètres d'altitude,

sans oxygène, dans le blizzard.

C'est donc.

Il est dit dans les livres qu'ils ont tapé sur des casseroles et des poêles

pour les aider à trouver le camp 4, car le blizzard était très fort.

C'est un moment très critique,

car Anatoli demande à Jon Krakauer de l'aider.

- ... j'ai besoin d'aide ! - Je vois plus...

Dans le livre d'Anatoli,

qu'il a écrit après avoir accusé Jon Krakauer,

il dit lui avoir demandé de l'aide, mais il lui a répondu : "Je ne suis pas guide.”

Je crois que ça vient du livre.

Je vais les chercher. Restez là !

Je ne voulais pas le jeter en pâture aux lions,

j'ai essayé d'être aussi juste envers Anatoli qu'envers lui.

C'est vrai qu'il n'est pas guide, il n'est pas responsable de la vie des autres

alors qu'il peut à peine se sauver lui-même.

Mais je trouve que c'est injuste de blâmer Anatoli,

car c'est lui qui est parti

récupérer toute son équipe.

Lä, il va chercher les premiers.

Anatoli ! Sandy a besoin d'ox.

Malheureusement, il n'a pas pu sauver fout le monde de l'autre équipe,

mais c'était probablement impossible.

Je reviens.

Je reste ici.

C'est très difficile de trouver l'équilibre.

De créer un vrai blizzard et de rendre tout ça réaliste.

Tout en reconnaissant les personnages et en suivant l'intrigue.

En un sens,

comme dans La Chute du faucon noir ou certains films de guerre,

cela ne doit pas être une entrave, car la réalité doit prendre le pas.

Sinon, ça n'apporte rien.

Et oui, le public aura du mal à savoir qui est où,

mais c'est aussi comme ça dans la montagne.

Ils étaient perdus.

Comme je l'ai dit plus tôt, Krakauer a cru voir passer Andy.

J'adore cette transition, car.

Ça montre bien la force de la tempête,

et ensuite, le silence.

Et l'impuissance de Jan dans la situation qui suit.

Camp de base.

C'est Jan.

Pourquoi j'ai pas de nouvelles ? Personne ne m'appelle.

Si je ne me trompe pas, le.

Il est où ?

Tout n'est pas fidèle en ce qui concerne Jan.

Elle était... elle est docteur.

Elle était probablement au travail plus tard quand elle reçoit certains appels.

Mais c'était une distraction, on a donc opté pour cette solution,

avec sa permission.

On n'a pas eu besoin de sa permission, car ça ne la dérangeait pas.

... il les ramènera.

Dans cette scène, on introduit David Breashears,

qui est en fait le...

Il était le co-producteur du film et il a fait le film en IMAX.

Everest en /MAX qui est sorti en 93.

Des images incroyables de l'Everest.

Et les efforts réalisés pour ce film.

Il apparaît dans la scène et a fait partie de l'équipe de secours.

Il à travaillé avec nous tout le long.

Il nous a fourni de super idées et a bien soutenu le projet.

Et je crois aussi qu'il a atteint cing fois le sommet de l'Everest.

Il a filmé là-haut. C'est lui.

Ou c'est plutôt son personnage.

Départ à l'aube, si la météo le permet.

Entendu.

Certains se sont moqués, il pensait que George Clooney jouerait son rôle,

car c'est un bel homme.

David est beau.

Pour ça, j'ai vraiment bien aimé cet acteur.

On organise une équipe, on vient te chercher.

Le chaos qui règne là est incroyable,

et je trouvais important de faire passer ce sentiment.

Tout bouge, tout. Il n'y a rien.

Quand des décisions sont prises dans ces circonstances,

on ne peut pas juger

dans le confort de son salon avec une vue d'ensemble des choses

et en sachant ce qui s'est passé.

C'est une situation chaotique.

Les gens essaient de comprendre ce qui se passe.

On voit encore l'hypothermie à l'œuvre. Il dit : "J'ai chaud."

Mais c'est impossible.

Pourquoi a-t-on retrouvé sa veste dans la montagne

s'il ne l'a pas ôtée ?

Voilà ce qui a dicté beaucoup de décisions.

Essayer de trouver. L'hypothèse logique de ce qui.

Pourquoi sa veste est là ?

Pourquoi la veste d'Andy Harris serait là s'il ne l'a pas ôtée ?

Si elle était tombée dans sa chute avec lui, elle ne serait pas là.

Allez !

Il existe le triage,

les docteurs appellent ça comme ça pour trier ceux qui sont condamnés.

C'est ce qui a été décidé, que ce soit bien ou mal,

concernant Beck Weathers, comme on va le voir, et Yasuko.

Ils sont tellement gravement blessés qu'ils sont comme morts,

ils ne peuvent plus être sauvés.

C'est une des raisons qui explique qu'on les ait abandonnés.

C'est très délicat de parler de ça,

car voici à quel point je me suis approché de la vérité.

On parle des vies de ces personnes, ainsi que d'autres, qui sont vivantes

et qui ont pris des décisions qui peuvent être critiquées

et sur lesquelles On a une opinion.

Mais ce que j'ai déduit, c'est qu'ils ont décidé

qu'ils étaient trop gravement blessés pour être sauvés.

D'ailleurs, c'est presque impossible de porter quelqu'un pour le redescendre.

Pas presque, c'est impossible.

La tempête est passée, et on voit de vraies images de l'Everest.

Tout a été retourné et recouvert de neige.

Beck et Yasuko y sont toujours.

L'important, c'est l'impuissance des personnages.

Et c'est.

J'ai essayé de faire tout mon possible pour que le public comprenne

comme c'est éloigné et haut.

Car on peut penser : "Qu'ils montent les chercher."

Mais c'est très dur.

Ils mettraient des jours.

Et en montant tout droit du camp de base, on ne peut pas afteindre le sommet.

Et il y a la météo. Quand on a atteint le sommet,

qu'on est au camp 4,

on ne peut plus remonter.

Dorjee a essayé. Et c'est un héros pour avoir essayé,

mais il a subi le mauvais temps.

Monter une fois au sommet vous vide tellement qu'il faut presque un an...

pour se remettre avant de pouvoir réessayer.

Doug est avec toi ?

Là, c'est.

Tout ça, sur son visage et partout, c'est de la vraie neige.

En gros, on lui a soufflé de la neige dessus.

J'ai besoin d'un peu d'aide.

Il faut que tu redescendes. T'es où ?

C'était probablement très spécial pour Sam Worthington de jouer ce rôle,

car Guy Cotter était présent. Il incarnait le type qui était sur le plateau,

et dans les moments les plus dramatiques de sa vie, J'imagine.

C'est un moment incroyable dans une vie

et une chose comme ça, ça ne s'oublie jamais.

Imaginez qu'un acteur joue votre rôle.

Sachant que l'acteur saurait tout cela.

Mais Sam est un type génial et un acteur très solide.

Il a fait un boulot remarquable et il ressemble beaucoup à Guy Cotter.

Il possède la qualité de...

Sam Worthington est australien, et Guy Cotter est néo-zélandais,

mais il y a une sorte...

Leur mentalité est...

On sent que c'est très réaliste.

Jan va pouvoir le motiver.

Guy à Rob.

Ce sont des vrais plans de la montagne.

Rob, tu me reçois ?

Il a l'air assis là,

complètement perdu et seul.

C'est vraiment triste de se trouver dans cette situation.

Et c'est ce qui s'est passé.

Que ce soit Helen ou Guy qui a eu l'idée

de faire ça.

Ils ont eu l'idée de mettre la radio contre le téléphone,

car ils essaient de faire en sorte que Jan le secoue.

Elle l'a très clairement expliqué

dans Storm Over Everest, un documentaire sur le sujet.

Vous voyez comme son visage est gelé ? Il souffre réellement.

... Mais ça va.

J'imagine.

La conversation commence à devenir vraiment

très fidèle à la réalité.

Il faut que tu redescendes.

Mes mains.

ont gelé.

Mes pieds ont gelé.

On t'envoie du monde avec du thé et de l'ox.

Mais tu dois repartir, tu m'entends ?

Il faut stimuler ta circulation.

D'accord, mon amour.

Fais-le. Fais-le maintenant.

Pour moi, tout tourne autour de la relation entre ces gens.

Et du réalisme.

J'ai tout fait, notamment dans le choix des acteurs,

pour avoir des gens qu'on trouve crédibles et réalistes.

Je ne voulais pas de révélations ni de ruptures,

je ne voulais pas créer

des personnages vivants seulement dans le film et sur papier,

je les voulais réalistes.

Et à la fois.

Je les voulais faillibles, qu'ils commettent des erreurs, mais soient.

Je ne voulais pas les édulcorer, mais les humaniser.

Si vous comprenez ce que je veux dire.

Je n'allais pas faire une notice nécrologique,

mais raconter une vraie tranche de vie

avec de vrais gens, pas des personnages de cinéma,

comme on en voit trop souvent.

Et Yasuko et... Ils sont vraiment morts.

Ils ont été laissés, suite au triage.

C'est impossible de les redescendre,

et ces types souffrent énormément. C'est très douloureux.

De respirer au camp 4.

Helen, ici Mike. Tu me reçois ?

Ily a une chose que Thomas. Sa qualité,

c'est son authenticité, à Thomas Wright.

Son jeu est tellement authentique que certains doivent douter qu'il soit acteur.

Ils doivent le prendre pour un alpiniste. C'est déjà arrivé.

Et Emily...

Ce qui est super avec son personnage et que j'apprécie beaucoup, c'est que...

Son rôle

permet au public de partager sa tragédie.

Elle est comme quelqu'un de normal.

Et on touche au parcours émotionnel du film.

On a dit à Peach que Beck Weathers était mort.

On avait une scène, là,

sûrement une scène coupée où elle dit à Bub, son fils,

que son père est mort.

C'est tiré de son livre, Laissé pour mort.

Mais c'était...

Peu importe le montage, c'était trop dur qu'elle fasse ça.

Ça peut arriver,

mais dans un film, c'est une chose difficile à réussir.

Je crois que Robin Wright a fait un travail remarquable.

Et le petit, même si c'est mon fils, a fait un travail remarquable, mais c'est.

C'était trop dur pour son personnage de faire ça.

Helen, camp de base.

Voici Ang Dorjee qui essaie de remonter,

c'est un vrai sherpa qui joue ça.

Un type et un grimpeur fantastique.

- C'est toi qui vois. - Désolé.

J'aurais aimé raconter plus d'histoires de sherpas dans ce film,

mais leurs histoires n'étaient pas aussi marquantes.

On peut lire tous les livres et découvrir

qu'aucun d'eux ne traite des sherpas. Cette histoire en particulier.

D'autres histoires peuvent être racontées à leur sujet, et elles sont super.

C'était super d'apprendre à les connaître, ainsi que leurs méthodes de travail

et la façon dont ils se comportent.

J'ai un respect incroyable pour ces gens.

Et vous savez...

L'Everest est devenu leur mine d'or à bien des égards,

car les gens pensent qu'on les utilise pour de mauvaises raisons.

Mais ils tiennent les chalets et ils ont...

Un sherpa possède

une compagnie aérienne qui va à Lukla.

C'est un peu.

Je l'ai dit, je suis originaire d'Islande, et c'est comme les pêcheurs en Islande.

Pêcher des poissons, c'est dangereux,

mais on peut vivre une vie honnête

et gagner de l'argent.

Il y a eu une controverse après l'avalanche, en 2014,

et je pense que c'est très important de respecter des règles

quand on escalade un sommet,

ce à quoi on peut s'attendre, ce qu'un sherpa doit faire

et comment on est censé le payer.

Mais seul le gouvernement népalais peut vraiment contrôler tout ça.

Mais c'est difficile,

car les alpinistes viennent du monde entier avec une vision des choses différente.

Je pense que le gouvernement népalais devrait réguler ça,

pour soutenir et protéger les sherpas.

Car la plupart de ceux qui mènent ce genre d'expéditions

font bien plus que ce qu'on voit dans le film,

ce sont des types honnêtes qui traitent bien les sherpas.

Rob se souciait particulièrement des sherpas.

... Mais la valve est gelée.

On ne sait pas s'il a pu la débloquer.

C'est la scène la plus éprouvante et dramatique du film,

et elle s'inspire directement de leurs échanges radio.

J'ai réalisé cette scène

sans trop la forcer, j'ai dit à Keira : “Essaie de te retenir,

“mais si tu n'y arrives pas, ça aussi, ça m'intéresse."

Elle a fait un travail remarquable, ce n'est pas facile.

Elle n'a pas un grand rôle,

mais elle doit gérer un moment incroyablement dramatique dans ce film.

L'important dans cette scène, c'est ce qui vient.

Rob doit aussi assumer la responsabilité de la position dans laquelle il s'est placé

et par rapport à sa famille.

Je ne voulais pas qu'il se mette à pleurer Ou autre.

Je voulais qu'il essaie de ne pas inquiéter sa femme.

C'est vraiment un beau moment entre eux deux,

le grand adieu.

Ils savent tous deux que c'est fini, mais n'arrivent pas à l'exprimer.

Jan est allée là-bas, elle sait ce qu'il en est,

et tout le monde dans la tente sait que c'est un adieu.

Il n'aurait jamais pu survivre une autre nuit.

Survivre la première nuit était déjà humainement impossible.

Et il y est arrivé, mais une nuit de plus, c'était impossible.

Tu as une bonne voix.

Tu as chaud, mon amour ?

Je crois que j'ai une petite engelure.

C'est incroyable de voir une représentation fidèle de leur histoire.

Elle est enceinte, en Nouvelle-Zélande,

et lui, il est sur la plus haute montagne du monde.

Et ils se disent adieu.

C'est presque invraisemblable.

Je me souviens quand c'est arrivé, ils en ont parlé aux infos,

comme cette histoire était touchante.

C'est le genre d'histoire forcée au cinéma,

quand on veut créer une émotion réelle,

sauf que là, c'est la vérité.

Je suis vraiment désolé.

Ne dis pas ça.

Pour certains, le fait que sa femme soit chez elle au téléphone pose problème,

mais c'est la vérité. Ça s'est passé comme ça.

C'est son histoire dans cette histoire.

Elle a atteint le sommet avec Rob,

en 1993, je crois,

et c'était une sacrée grimpeuse, mais cette année-là, elle était à la maison.

Je t'aime, Rob.

Je t'aime.

On a essayé d'atténuer ce passage autant que possible,

sans perdre l'émotion principale,

mais je ne voulais pas trop l'appuyer ni la sentimentaliser à outrance.

Car c'est une séquence suffisamment forte dans sa simplicité,

c'est inutile de l'enrober.

C'est un moment incroyablement touchant,

et je suis très content de la performance des acteurs

et du respect dont ils ont fait preuve.

C'est une des choses les plus incroyables dans cette histoire.

Le type qui n'aurait jamais dû survivre s'en sort,

et le type qui aurait dû s'en sortir meurt.

C'est ce que j'adore dans cette histoire,

pas la mort de quelqu'un qui aurait dû survivre,

mais cette imprévisibilité réaliste,

et je tenais à conserver cette espèce d'imprévisibilité.

C'est un peu un salaud, quand on y pense,

dans sa façon de parler aux gens,

mais au bout du compte, il pense à sa famille et il l'a expliqué.

Beck m'a dit, c'est un type incroyablement intéressant.

J'ai pu passer du temps avec lui.

Il a un humour caustique,

mais il a dit que c'était grâce à sa famille qu'il s'en était sorti.

Il s'est évertué à créer ces images, avec sa vue floue,

puis de visualiser sa famille chez lui, il s'en est sorti grâce à ça.

On essaie d'être le plus réaliste possible par rapport à l'histoire réelle,

car plus il montait haut,

plus il avait besoin de sa famille, et plus elle lui manquait.

Au final, ce sont ses propres mots,

ce sont eux qui lui ont permis de redescendre.

Je crois qu'il a arrêté l'alpinisme.

On a eu une super conversation à l'avant-première

au Chinese Theatre à Hollywood.

Il a fait de beaux compliments sur le film, ce qui m'a enchanté,

car c'est difficile de transposer la vie de gens encore en vie à l'écran.

Il n'y a pas d'effets numériques, là,

c'est bien Jake Gyllenhaal qui est gelé jusqu'aux os.

C'est réaliste, là.

Essayer de ne pas bouger et de faire le mort dans ces conditions, c'est dur.

C'est ce qu'ils font pour que les oiseaux dans le ciel, il y a des oiseaux,

des corbeaux, ce sont des corbeaux qui volent dans le ciel.

Ils mangent les yeux dans les crânes des cadavres.

C'est pour ça qu'il met le sac à dos sur lui.

... Ici Mike.

Tu me reçois ?

Je t'écoute.

Personne n'a cru que Beck s'était relevé

et avait marché alors qu'on le croyait mort.

Ce qui s'est passé après est beaucoup plus long,

ils le placent dans une tente et le laissent encore.

On a tourné tout ça, mais on a estimé, à ce moment-là,

qu'on traînait en longueur et on savait qu'il serait sauvé.

Après ce premier moment, l'impact de cette révélation était émoussé,

et je tenais à rester simple.

J'ai supprimé certaines scènes où on le laisse à nouveau dans la tente,

ce qui paraît vraiment inhumain.

Je ne dis pas qu'ils ont fait exprès,

mais dans un film, c'est très difficile à expliquer

pourquoi ils l'ont laissé dans la tente après son périple.

Voici David Breashears, mon bon ami, ou quelqu'un qui l'interprète,

un sauveteur devenu un héros et qui les a fait redescendre.

Mais le gros problème était de faire franchir les cascades de glace à Beck,

car on ne peut pas porter quelqu'un à cause des échelles,

il faut marcher,

et avec des mains gelées, on ne peut rien tenir,

c'était donc impossible qu'il y parvienne.

Même s'ils allaient le redescendre,

ils ignoraient comment lui faire franchir les cascades de glace.

On est au camp 2,

où il y avait un docteur qui pouvait monter et l'aider.

Au camp 2, ils possèdent une tente médicale.

C'est un camp de base avancé.

T'as l'air d'avoir moins froid.

Comment va Rob ?

Je suis sûr que beaucoup de gens ont essayé de faire en sorte que l'hélico décolle.

Je sais que Guy Cotter l'a fait, et qu'ils sont partis avec.

Peach et ses amis

ont passé beaucoup d'appels pour essayer

d'utiliser leurs relations politiques et leur statut social

pour qu'on l'aide.

Mais au final,

l'important n'est pas de savoir qui a convaincu le pilote,

mais c'est le fait que le pilote ait été prêt à risquer sa propre vie

pour sauver Beck.

Et c'est magnifiquement dit,

c'était un moment très émouvant dans le livre quand je l'ai lu, quand Beck en parle.

Il n'en revenait pas qu'un parfait inconnu

fasse une chose pareille.

L'intégrité et le sacrifice de cet homme...

L'acteur qui l'interprète est très connu. Le colonel Madan.

C'est le vrai pilote.

C'est un acteur connu au Népal, il est népalais.

Il n'est pas sherpa, c'est un Népalais et une célébrité dans son pays.

Un type super.

Ce rôle était plus important, mais on a dû le réduire,

car l'histoire devait avancer après la mort de Rob.

Il ne faut pas perdre trop de temps,

car on sentait qu'on était limités pour continuer le film.

Comme je l'ai dit plus tôt, le type que vous voyez,

le colonel Madan dans l'hélicoptère au début,

a effectué un sauvetage incroyable.

Il m'a expliqué en détail ce qu'il avait fait, comment il avait procédé,

le fait que son co-pilote avait renoncé.

Les gens paraissent en bonne santé après la tragédie, mais c'est la vérité.

En redescendant, si on n'a pas d'engelures,

on se remet très vite.

Ça étonne les gens, mais c'est la réalité.

Bref, le sauvetage en hélicoptère ressemble beaucoup

à ce que le colonel Madan m'a expliqué, la façon dont il s'y est pris.

Comme l'air est très léger là-haut,

il a dû le vider complètement.

Le co-pilote a flippé, il a refusé de monter.

Mais il fallait qu'il se passe de lui pour rendre l'hélicoptère assez léger

pour pouvoir. C'est une chose de monter là-haut,

mais là, il doit transporter une personne en plus.

C'est presque impossible.

Il doit donc se retourner et repartir.

Il essaie de Se retourner

et de faire en sorte qu'il y ait de l'air dans les pales,

il doit chuter dans les cascades de glace

en espérant que l'hélico puisse se lancer assez tôt

et ne s'écrase pas.

Il y est arrivé.

Bien sûr, c'est un mélange d'effets numériques et de cascade en hélico.

Mais Gabriel, le pilote dans les Dolomites, est un type incroyable

qui a fait des cascades en hélico qu'on croirait impossibles.

C'est un pilote italien.

J'adore ce plan, on revient sur notre traces au début, un Souvenir.

Ils étaient heureux,

et maintenant, on ressent le vide, mais ça représente

cette aventure qui a mal fini, et ça devient émouvant.

Les équipes sont redescendues, et c'était un moment très émouvant,

qu'ils sachent tous ce qui s'est passé.

Je sais que Krakauer s'est effondré en arrivant au camp de base,

et on a essayé de traiter ça avec respect.

Je suis désolé.

Viens sous la tente.

On raconte des histoires de Beck dans un hôtel, désemparé,

attendant que son frère vienne le chercher.

Mais pour moi, l'histoire se termine là.

Je ne voulais pas m'attarder en détails sur la façon dont ils ont dû gérer ça,

car c'est une histoire très complexe.

Je voulais cette scène, j'ai essayé de m'en passer,

mais comme il retrouve sa famille,

son retour à la maison était nécessaire.

De plus, ils se retrouvent, et il a été très reconnaissant de son aide.

Merci, ma chérie.

Elle a insisté pour l'hélicoptère, pour le sauvetage, comme bien d'autres,

mais c'est plus un moment personnel entre eux.

Leur mariage était houleux, et comme on le dit après, ils sont encore ensemble.

Je crois que tout est là.

Je suis très fier de ce film, il a été incroyablement difficile à réaliser,

mais j'ai eu la chance d'avoir de super acteurs, de tourner dans de vrais extérieurs,

d'écrire mon histoire dans cette montagne,

de connaître les sherpas, de voir ce que c'était et de le sentir.

C'est une priorité et une aventure que je n'oublierai jamais.

Merci beaucoup, j'espère que vous avez apprécié ce commentaire.

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