Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
* Thème musical du film
Pour moi, le boulot, c'est une habitude.
La preuve, ils l'ont prise, eux.
La vérole aussi, alors, puisque certains l'attrapent.
Je cause boulot et toi, maladie.
T'es de mauvaise foi.
Et toi alors ?
En défendant le boulot, t'envoies loin le paradoxe.
Je répondrai pas. Tu me fatigues.
T'es emmerdé.
Tu sais pas ce que c'est, paradoxe.
Quoi ? Qu'est-ce qu'y a ?
Du rouge le matin, je peux pas.
T'es à la grenadine, peut-être ?
Au Muscadet, monsieur.
- Y en a plus de vrai. - Goûte !
Alors ?
Où tu le trouves ?
Rue de la Clé, 160 balles.
À ce prix-là, quelle connerie !
Ça y est, il va flotter.
Y avait longtemps !
Eux au moins,
ils sont à l'abri.
T'as qu'à faire comme eux pour t'abriter.
Les journaux sont pleins "d'offres d'emplois".
Plutôt des "pièges à bagnard".
Une bonne lecture !
Où tu vas?
Dormir.
Je finirai de déjeuner chez moi.
* Thème musical du film
C'est bien joli, mais il est 10h00 !
- On y va. - Il est temps !
2 canalisations !
* Bruits de chantier
Hé là !
Allez faire vos conneries ailleurs !
Jeune homme !
Pourquoi cette fantasia matinale ?
Encore vos tremblements de terre !
On pose le gaz.
L'eau, le gaz, demain le téléphone...
Et si vous groupiez tout ?
Question de crédit, comme la guerre.
Monsieur Grégoire !
À crédit, j'en veux bien un autre.
Plus de crédit. Va vendre tes ballons.
Aujourd'hui, pour épater les mômes,
il leur faut des fusées.
Fini le sphérique.
Vos tartines beurrées.
Bonjour.
Rangez vos zeppelins.
Tiens, Archimède ! En avance.
Un Muscadet.
Un seul, je vous préviens.
Comme ça doit pas être le 1er.
Si être barman vous fatigue,
continuez à faire indicateur de police.
Compris ?
T'as l'air bien énervé.
Y a de quoi.
Des ouvriers m'installent le gaz.
Le gaz ? Sans blague ?
- Le vrai gaz ? - Le vrai gaz.
Et vous vous plaignez ?
Vous, ça va comme ça.
Marteaux-piqueurs, bulldozers...
Pendant 8 heures ! Je les connais.
Ils m'ont mis l'eau l'an dernier.
J'ai dû foutre le camp 3 mois !
Et ils remettent ça !
T'iras sous les ponts.
Je ne dors jamais sous les ponts.
Dès novembre, je vois deux solutions :
prison ou Côte d'Azur. C'est mon truc.
Oh ! T'y es déjà allé ?
La nourriture, c'est pas ça.
Je parlais de la Côte d'Azur.
Pareil. C'est l'huile d'olive.
Mais en prison, c'est pas Byzance.
- Mais enfin la taule... - Quoi ?
T'es nourri. Que demander de plus ?
Pas un truc d'homme libre.
La liberté, c'est la taule si on veut !
Je veux 3 mois. Mais pour la justice,
3 mois, ça se mérite.
Refaites pas le coup du Nain Vert!
Monsieur a tout cassé !
- Un café tout neuf ! - J'y étais !
Il a rien laissé debout.
Un carnage. Verdun !
Vous me provoquez, M. Grégoire ?
- Quoi ? - À ce jeu-là, vous allez gagner !
Qui sème le vent, récolte Archimède.
Un acheteur doit visiter.
Il visitera des ruines.
Je facilite votre déménagement.
Allons, allons !
Je vais faire une course.
Si les poulets rappliquent, vous direz...
M'sieurs, dames !
Je vous paye
- un Muscadet. - Infect.
Un coup de rouge ?
Assassin ! Vous l'entendez ?
Il veut me buter au gros rouge !
C'est de la légitime défense, bon Dieu !
Va chercher les poulets !
* Fracas
Ça y est, ça repart.
* Musique rythmée
Et voilà !
Comme au Nain Vert.
Je t'en foutrais
des percos italiens !
Percos étrangers !
Achetez français, M. Grégoire !
Vite ! Au fou ! Il va me ruiner !
C'est quoi, ces sauvages ?
C'est moi, monsieur !
Emballez-moi ces pouilleux !
Mais c'est moi, nom de Dieu !
Ah ! Enfin ! Enfin !
Bouthier de Blainville, Joseph, Hugues, Guillaume,
jugé coupable, mais bénéficiant de la clémence du tribunal,
condamné à 8 jours de prison.
Ah, c'est un scandale !
Voleurs ! Je ferai appel !
Mais c'est inespéré !
Je veux des vrais juges ! Des peaux de vache !
- On va boire à l'œil. - Pas sûr.
Un nouveau paye toujours à boire.
C'est l'usage.
Pour votre nom, de l'émail, pas de dorure.
Ça tient mieux.
C'est dur de voir son nom disparaître.
Ça faisait 22 ans !
Enfin, mieux vaut partir la tête basse
que les pieds devant, hein ?
- 24 assiettes plates. - 24.
Vous faites ça depuis...
8 ans, mon mariage.
On a tenu 3 bars aux Champs-Elysées.
3 bars en 8 ans !
M. Grégoire et moi, un seul.
- 18 tasses. - 18.
Vous ne vous plaisiez pas ?
Moi ? Si.
Lucette.
Paraît que nos clients seront des affreux.
- Oh, moi, tu sais... - Tiens donc !
- Cause toujours. - Elle est gentille.
Ça, elle est gentille. Trop même !
Elle est bien serviable !
Je l'ai pincée 8 fois en flagrant délit, par veine.
C'était tous les clients et le personnel.
Au total, ça va chercher du monde !
26 petites cuillères.
Traînée... Alors, je viens ici.
La moralité passe avant les bénefs.
Les bénéfices, ça reste à voir.
Le buveur d'ici rapporte plus que sur les Champs.
Plus ça boit, plus ça a soif.
Quand ils ont bu, on discute pas avec.
Pas de flâneur. C'est du sérieux.
Du sérieux !
Ça dépend des soirs.
Y a pas bien longtemps, y a eu un carnage ici.
Si vous êtes pas paré contre la folie,
vous y laissez votre fond.
- La résiliation de votre police. - Merci.
Je serais à votre place,
je renouvellerais l'assurance de M. Grégoire.
En la doublant.
Parce qu'au prix de la verrerie...
S'il vous arrive le même gala qu'à Monsieur,
- c'est rentabilisé, pas vrai ? - Ah, oui.
Une bonne police, et vous êtes à l'abri.
Plus de fléaux.
Ni eau, ni feu, ni Archimède.
- Archimède ? - Celui qui a tout cassé.
À jeun, c'est un homme charmant.
Et instruit, il cause de tout.
Même qu'on comprend pas tout.
Oui, à jeun. Mais il l'est jamais.
Moi, les zigotos, c'est vite réglé.
Bien dit !
Lucette, sers-nous à boire.
- Permettez ? - C'est chez vous.
Mais oui, Pichon.
Pardon.
Que prendrez-vous ?
Un Mandarin, comme à l'ouverture.
Et vous ?
Ce sera un Guignolet.
- Madame ? - J'aurais aimé un café.
Mais depuis la destruction...
J'avais un percolateur ici.
Une merveille !
Archimède s'en est chargé.
- Armagnac ? - Oui.
Seul ? Ce doit être un bel homme.
Dis-donc !
- Un salaud ! - Je veux.
Le fauve passe 3 mois en cage.
C'est un sursis.
Santé !
Vous m'avez bien arnaqué.
8 jours, une sentence ? Une aumône, oui !
J'ai un casier : tapage nocturne,
vagabondage, outrage à agent.
Et s'il le faut, exhibitionnisme !
À poil aux Tuileries ! Ah, je les ferai respecter !
- Quoi ? - Mes cheveux blancs.
Je vérifie que j'ai tout.
Voyons... mon carbure. Il est là.
Il a échappé à la fouille, mon carbure.
Ce serait un motif pour me garder, ça.
Tu vois, 8 jours avec toi, ça suffit.
Ça vient, ses trucs ?
Voilà. Faut le temps.
Notez aussi que ma betterave est à sec.
Donc, je vous traite de voleurs.
De voleurs et d'empapaoutés !
C'est ça...
Et j'ajoute que vous êtes une bande de dégonflés !
Mais alors de dégonflés !
Laissez la porte ouverte, je la repasse bientôt.
Dans le bon sens !
Vous entendez, le bon sens !
T'as fini ton inventaire ? Bon, tire-toi vite.
Mort aux gaffes et à bas la chiourme.
- Vous ne me gardez pas ? - Non.
Parfait. Alors, en décomposant.
* Il fredonne une marche militaire.
Pourtant, je vois de sacrés réservoirs.
Mais 3 litres en si peu de temps !
Chapeau !
Vous êtes un drôle de sprinter !
J'ai des motifs.
8 jours de cabane, ça vous dit rien ?
- Pourquoi ? - J'ai désintégré un café.
Tout y est passé. Ça vaut plus qu'une semaine ?
Ah, je veux.
Elle est chouette, la justice !
On s'étonne qu'y ait des assassins.
Parce qu'on en est là. Faut tuer.
Tuer qui, je vous le demande.
Quand on est célibataire...
- Ah ! - Ah.
* Son de la radio
...des chutes de neige...
* Il monte le son.
L'anticyclone sur l'Islande traversera
la moitié nord...
Décibels d'un côté, anticyclones de l'autre.
Décidément !
Faut que je trouve un autre abri.
Il faut.
Le Général Rexon, sera aux Invalides...
Vous n'avez pas de logis ?
Si, Monsieur. Un 4 pièces.
Mais envahi par les marteaux-piqueurs.
20 000 décibels à la seconde.
Pour le cigare, c'est pire que le tréponème pâle.
Michel Letord
depuis le Pont Alexandre III. Devant un public enthousiaste...
* Musique militaire
C'est quoi ?
Vous l'avez entendu.
Le général qui passe, "Riquessonne".
Un Américain, un stratège.
Mais dites donc !
C'est bon, ça pour l'anticyclone.
Après la soutane, l'uniforme, c'est le plus payant.
* Musique militaire
Hé ! Votre monnaie !
Votre monnaie !
Bande de feignants ! Feignants !
Bande de feignants !
Vous pourriez saluer, saligaud.
Bande de feignants !
Salut, salut à vous,
Braves soldats du 17ème.
Salut,
Salut à vous...
On attend quoi
pour appeler un flic ?
Que je foute une bombe ?
- Il faut que je vous coffre ? - Il faut.
- Il faut ! - Dupont.
Le chef te demande.
Allons, mon brave. Un peu fatigué ?
Mais oui.
Reposez-vous, ça passera.
J'aurais tout fait.
Ils m'ont relâché, les vaches.
C'est pourtant facile.
Moi, je veux pas me faire arrêter.
Alors, je suis toujours poli :
"Bonjour, M. L'agent. Merci..."
Et voilà. On revient du labeur.
On a fait réchauffer sa gamelle, ses pommes au lard.
On va retrouver Bobonne, les mots croisés et la radio.
Bande de feignants !
Le chef de station regarde.
L'autre jour, pour une bagarre, il a fait emballer un gars.
Pour une petite bagarre ? Comme ça ?
Un coup de Muscadet?
Ça ferait des mélanges.
J'offre, tu refuses. T'es pas poli.
T'es même grossier.
Mais t'es louf ?
Et en plus, tu me traites de louf !
On me cherche du pétard ? Il va me trouver !
Il peut même prendre une baffe !
- J'ai compris. - Ouais.
Tu m'auras pas.
- Fils de garce ! - Quoi ?
T'insultes ma mère ? Tu vas l'avoir, ta baffe.
Je t'ai fait mal ?
Du tout.
C'est vous, ce raffut ?
Alors ça, vous tombez bien, vous !
On parlait de vous.
Votre station est notre préférée !
Je vous emballe, si vous continuez !
( Il est con, je te dis.)
Qu'est-ce que vous marmonnez ?
Que vous êtes con.
C'est vrai ?
- Les agents ! - T'es fou !
- Cet individu m'a injurié. - Lequel ?
- Moi. - Non, lui.
Il vient tous les jours.
Dis quelque chose, toi, fléau !
Soyez juste ! Je vous ai traité de con !
C'est moi le chef, ici.
* Il crie.
* Thème musical du film
* Aboiements
Qu'est-ce que vous foutez là ?
Qui êtes-vous ?
Ben, elle est raide !
Tu dors dans mon page,
bois mon picrate, fumes mes clopes,
et tu voudrais voir mes papiers ?
Tu renverses le protocole !
Je m'appelle Félix. Bravo pour ton Muscadet.
Balandin, rue de la Clé.
Mais d'abord, qui t'a permis de t'installer ici ?
- C'était vide. - Maintenant, vire.
Et mes bêtes ?
Tu vas les remballer à fond de train.
Qu'ils aboient ailleurs !
Je veux pas de décibels la nuit !
Haïr les bêtes, c'est signe de méchanceté.
Avec ta gueule, ils sont à toi, ces clébards ?
Des clébards !
Un Ténériffe, un Chow,
un caniche, un Yorkshire et une levrette italienne.
T'y connais rien en chiens !
Je m'y connais en voleurs, si tu me comprends.
Je ne les vole pas, je les emprunte.
Je vais dans les quartiers chics.
Les boniches font les courses.
Avant d'entrer dans une boutique,
elles attachent ces mignons dehors !
Alors, moi, je les détache, c'est tout.
Je les ramène à leur proprio, moyennant une honnête récompense.
T'appelles ça du vol, toi ?
M. Félix, foutez le camp. J'aime pas votre tronche.
Ne jamais se fier aux apparences.
Avec vous, si.
Gueule de travers et esprit biscornu.
Vous êtes synchrone. Allez, du vent.
À 3, prenez la porte ou ce sera la fenêtre !
- Je compte. 1... 2... - Stop !
J'ai horreur des violences.
Et je n'ai pas l'habitude
de me colleter avec un sac à vin !
- Je préfère me retirer. - C'est ça.
Et vite.
Vous me laissez vos bêtes en pension ?
Non, je vais chercher le landau.
Car on se véhicule, figure-toi.
Des frais pareils, ça t'échappe.
Faut choisir, dans la vie.
On ne peut pas picoler et investir !
* Il crie.
- Au secours ! - Manquait plus que ça !
Ma jambe!
* Aboiements
Fais attention !
Ma jambe !
- Lève-toi. - Non, j'ai un truc cassé.
Peut-être bien tout.
- Ma jambe ! - Laquelle ?
- Celle-là ? - Celle-là.
* Il gémit.
- C'est rien. - J'ai le tibia foutu.
- Mais non ! - Fumier.
C'est le péroné que tu dois avoir de pété.
2 mois de plâtre. C'est rien.
Mes jambes sont précieuses. Plutôt une fracture du crâne !
T'en auras une si tu continues !
* Il crie.
T'ameutes le quartier !
Lève-toi, que je te remonte.
J'ai l'engeance sur les bras.
Toi, tes clebs et tes puces.
Les chiens de luxe n'en ont pas.
Tu pourrais leur en refiler.
Insulter un infirme, c'est moche.
Monte !
* Aboiements
Ils vont se taire !
Tu les as réveillés ! Le caniche est insomniaque.
Et y en a des somnambules ? Grimpe ! Allez !
C'est quand même mieux qu'avant.
- Le patron a une bonne tête. - Pas vrai ?
À la vôtre.
À votre prospérité !
* Brouhaha
Allez, à la vôtre !
- Ça va, M. Séraphin ? - Oui, merci.
Je quête pour le colis à Léon.
Tu donnes rien ?
Donne pas si tu regrettes.
Non, mais se faire caver dans un coup pareil !
Le colis à Léon. Merci.
Tu me connais.
Soupe au lait.
Contremaître ou pas, c'est pareil. Je me suis pas excusé.
Il me dit qu'il fait préparer mon compte.
Je lui dis d'accord !
T'as eu raison.
Jean, on va s'asseoir.
Patron, vous donnerez bien pour Léon ?
Je vais pas rallonger l'ardoise, merci !
- Léon est à l'hosto ? - Oui.
Dites donc.
Je finis mais y a du bruit.
Faut faire ça à tête reposée.
- Naturellement. - Dans la cuisine.
Ils m'ont regretté.
Y a pas à dire, je suis un sacré ajusteur.
- Un peu ! - Che bella !
- Bonjour. - E molto bella, lei.
- Je comprends pas. - Non capisce niente.
Lucette, tu veux que j'y aille ?
- Hé! - Quoi ? Ça arrive.
E suo marito ? Che occhi.
Tiens, Archimède.
On te croyait en taule.
- J'aimerais. J'ai un "squatter." - Un quoi ?
- Un squatter. - Quoi ?
Il a acheté un "squattère". Une petite moto, quoi.
- Tiens, te v'là ? - Me v'là.
C'est vous, Archimède ? M. Grégoire m'a raconté.
Ça a coûté 80 billets ! Tout n'est pas payé.
Un petit Muscadet.
Vous vous rendez compte ? 80 billets !
Oui, vous gagnez 15 balles par godet.
Pour rembourser, faut que j'écluse...
* Il marmonne.
5 000 godets ! L'affaire de 6 mois.
Oui, Monsieur.
Alors, ça vient ?
Un sandwich et un litre de rouge à emporter.
Lucette, sandwich.
Vous avez des gâteaux ?
Des petits-beurres, vous aimez ?
C'est pour mes chiens.
Alors des croûtes ?
Ils aboient en anglais.
Ah, vous en êtes un, vous !
- La même chose. - Oui.
- Il est tiède. - Vous voulez de la glace ?
Tout corps plongé dans un liquide
subit une poussée égale au poids du volume déplacé.
Pas de glace !
T'en dis quoi de la patronne ?
Plus aimable que la mère Grégoire.
Le pire, c'était son humeur.
C'est surtout l'âge.
À 50 carats, on voit plus si t'es aimable.
Vous parliez de moi ?
- Lucette ! - Je demandais...
On s'en fout. Y a que du pâté.
Vous, laissez Mme Pichon tranquille.
J'ai appris à me méfier. J'ai de l'expérience.
Merci ! J'ai vécu !
8 flagrants délits. Un record, il paraît.
- Putain, garce ! - Je fais le sandwich.
Remettez-nous ça.
T'as rien donné pour le colis à Léon.
- Bonsoir, patron ! - Bonsoir.
J'ai quitté y a 2 mois, sans un mot.
Tête de Breton, tu sais.
Un jour, le chef m'a traité de plouc.
Oh, dis donc !
"Sors dehors", je dis. "Du respect", qu'il dit.
- M. Pichon. - Ouais.
Tenez, voilà votre avenant.
Avec un petit supplément, on couvrirait 4 millions.
4 millions !
Ce serait utile avec votre clientèle.
- C'est combien ? - 2 000 par trimestre.
Signez toujours, je changerai les chiffres.
Vous devriez ajouter une assurance-vie.
Je fais le tarif dégressif. 20 000 tout compris.
S'il vous arrive malheur, Mme sera pourvue.
Un sandwich pâté.
- Je me suis occupée de vous. - Et eux de vous.
De vos lendemains qui chantent.
Je conseille à Monsieur une police en votre faveur.
L'accident arrive vite, bichette.
Très vite, même.
Avec votre cirrhose.
Quoi ?
Regardez-vous. Venez à la lumière.
Venez voir !
Venez voir.
Mon pauvre ami !
Le foie comme une champignonnière.
J'entends vos granules pousser.
J'aime pas ces astuces.
Je dis ça pour bichette.
Cette astuce-là non plus. On blague pas avec la mort.
La mobilisation n'est pas guerre.
- On arrose la dot de Mme ? - Oui !
- Et pas du casse-patte. - Non.
- Du spécial. - Oui.
De la réserve Grégoire. J'attendais l'occasion. Voilà.
Unique !
Je t'en foutrais !
Tu vas les entendre, mes granules !
Ça va être du spécial ! Ah, le pourri !
Si j'ai le foie en fleurs, le sien, il va être chromé !
Tout métal.
Tiens, bec-en-zinc.
Si t'en crèves pas, mort aux cocus.
Vous m'en direz des nouvelles.
C'est quoi ?
Tapanel Supérieur de la réserve.
Goûtez-moi ça.
Sans doute un coupage.
Mais tonique. On le sent descendre !
On le sent même vachement !
Permettez ? On s'y ferait vite.
Au revoir, M. Pichon.
M. L'assureur.
- Un verre ? - Alors, rapide.
Pas celui-là !
Quand y en aura plus, on verra.
Allez.
Santé et rentrons avant la pluie !
Il est bien assuré ?
Remettez-vous.
- Vous travaillez trop. - 4 briques.
Je peux casser pour 4 briques !
Allez ! Allez, allez. Et voilà !
Calme-le, au lieu de rester là.
- Aidez-moi ! - M. Archimède.
Si je pouvais arrêter tout seul, je le ferais !
Je serais peinard en prison, mais non.
Tapanel Supérieur aidant, va y avoir du spectacle !
Je vais refaire Trafalgar, Guernica, juin 40, sans filet !
Pour moi, me faire plaisir.
Ah, si c'est pour vous...
Talons rouges.
Buckingham, Louis XV, le menuet, l'organdi.
* Il chante le menuet.
Faut vous reposer. Couchez là.
- Là ? - Oui.
Alors en décomposant.
1, 2, 3 !
* Il imite le clairon.
Installez-vous là. Vous serez bien.
J'ai les jambes toutes drôles.
Je vais arranger ça. Vous serez mieux.
- Dormez sagement. - Je vais rêver.
À qui ?
Dans mon état, les femmes ou les chants grégoriens.
* Thème musical du film
* Aboiements
Ah, les petites bêtes !
Te voilà, salopard !
T'as vu l'heure ?
Tu me jettes par la fenêtre
et tu m'espères mort de faim avec mes bêtes !
T'espérais trouver des cadavres !
- Quoi ? - Tu t'en souviens !
Plus du tout.
J'ai passé une nuit plutôt excentrique.
Raconte-moi cette défenestration.
On parlait Tour de France, guerre mondiale
et soudain, tu me pousses exprès.
Le crime gratuit.
Moi, excité pour le Tour de France ?
Tu dis que j'invente ? Ma jambe cassée, je l'invente ?
T'as fait du beau travail !
Qui rapportera mes bêtes à leurs maîtres ?
Je suis estropié !
Y a une solution :
toi à l'hosto,
eux à la fourrière.
Tu vois, ça comprend tout.
Alors, il faut les rendre vite.
Ça s'attache.
Et puis le maître les croit morts.
Il veut plus payer la prime.
Faut arriver au plus fort du chagrin.
Car le chagrin est pas éternel.
Crois-en mon expérience. Faut savoir choisir son heure.
Faut les voir au déjeuner. Et en personne.
Sinon, la boniche te file 200 balles
et c'est plus un métier.
Ces chiens valent 50 000 balles pièce !
50 000 balles ?
Minimum. Tiens.
T'as fait une conquête.
Il t'aime déjà.
Ah oui ?
Va falloir changer tes manières, gars.
De la tenue ! Tu marches à 4 pattes.
Si tu veux un sucre, vole-le.
Pour les caresses, gueule.
Jolis principes.
Si on t'emmerde, mords !
Ouais.
* Thème musical du film
* Brouhaha
Regardez mon poisson ! Ma dorade de Dieppe !
Vous n'êtes pas du même monde !
Quand même !
Le poisson le plus frais de Paris !
Le beau maquereau !
Le bon poisson frais ! Madame ?
- Combien, le maquereau ? - 190 francs. Ça vous va ?
Allons, la belle sole !
- Madame ? - 2 maquereaux.
Deux maquereaux, c'est un bon choix.
2 Muscadets. Des biscuits.
Un saucisson sec. Un camembert.
Une rillette. Deux tranches de jambon.
Ça fait 965. Merci.
Tu l'auscultes ? T'es vétérinaire ?
Je la caresse. Elle doit coûter cher.
- Tu veux l'acheter ? - Non.
Alors, pose-moi ça. Allez.
Tu passerais ta vie à te faire enlever !
Viens, ma belle.
* Musique de fanfare
Du jambon à un clebs ! On aura tout vu !
Et des gens meurent de faim !
Sans aller loin, aux Indes :
70 millions de sous-alimentés, il paraît.
S'ils voyaient ça !
Et en Chine ! Ils toléreraient pas ça !
Ils ont juste un bol de riz par jour.
C'est nourrissant, mais c'est du riz, pas du jambon !
C'est se foutre des Chinois !
Un biscuit, ma belle ?
Un biscuit, t'entends ça ?
T'as plus faim ?
Et Monsieur boit du vin bouché !
Ça dépasse tout !
Un clochard avec toutou qui boit de l'A.O.C. !
Ce genre-là, ça me les casse.
Moi, c'est les faux affranchis, les anars inscrits à la Sécu.
Ça fait la Révolution
et ça se prostitue comme des esclaves.
De beaux réformateurs du monde !
Le statisticien dans un placard d'usurier,
le chinetoque et ses danses tropicales
et le mange-merde féru de cuisine.
Un beau sujet de pendule, le triumvirat !
Partons pour plus voir ces affreux.
* Thème musical du film
Mme Marjorie ?
- 5éme ! - Merci.
Prenez le service !
Allez-y, mon petit Christian.
La pièce dans la même main !
C'est votre 1ère Chandeleur ? Quel enfant !
Allez-y, hop !
Bravo ! Assiette ! Sucre ! Mangez !
À vous, cher ami !
J'ai réussi ! Il suffisait d'oser.
C'est comme le golf. Je m'en croyais incapable.
Dimanche, à Cannes, j'ai osé. Pour étonner Diana, j'avoue.
J'ai failli gagner!
Diana, c'est Lady Mountain ?
Vous savez que je la tutoie ?
J'habite à Marly, j'ignore tout !
Paysan !
- Marie-Ange ? - Non.
- Si, amusons-nous tous ! - Madame ?
- Un homme pour madame. - Un homme ?
Dites "un Monsieur".
Ça n'en est pas un. Plutôt un rôdeur.
- Et il est entré ? - Il rapporte Patricia, Madame.
Comment ?
Elle est retrouvée ? Vous entendez ?
Amenez-la !
L'homme veut la remettre personnellement à Madame.
En mains propres. Ça lui va bien.
Qu'il entre, vite ! Vite, vite !
Madame vous attend.
Patricia ! Patricia, mon trésor !
J'ai failli en mourir de chagrin !
5 jours sans nouvelles, c'est affreux !
Vilaine chérie !
Quelle chance, chère Mme !
Monsieur.
Comment vous remercier ? Vous me rendez la vie.
Approchez !
Je ne vous présente pas.
Mes amis.
Mon sauveur.
Nous fêtons la Chandeleur. J'adore le démodé !
Posez-la sur son coussin. Qu'elle ne s'éloigne pas.
Oh, Patricia !
Faites-la sauter une pièce à la main
et vous serez riche !
Je vous dois ça.
- Où est la pièce ? - Pardon.
- Pittoresque ! - Très curieux !
Saisissant de vérité.
Un Daumier.
Et voilà ! Hop !
- Hop ! - Bravo !
Et voilà !
- Merveilleux ! - Hop !
Il est parfait, non ?
Bravo, bravo !
Et voilà !
Que ferez-vous de cet argent ?
J'hésite, c'est un problème.
Vous avez entendu ? Mon Dieu qu'il est drôle !
Quel sens de la répartie ! L'esprit de la rue !
Paris est plein de talents.
Des héritiers de Marivaux, Beaumarchais.
- Une autre ? - Non, mais j'ai soif.
Bien sûr ! Robert, du champagne !
Je n'engage que des domestiques idiots.
Sinon, ils me volent.
Ou des nègres. Mais on n'en trouve plus.
- Tchin ! - Cheerio.
Magnifique ! Vous buvez comme un Russe !
J'en ai eu chez moi autrefois. Ils buvaient, cassaient tout.
Les barbares !
Depuis Suez, je ne les reçois plus.
Qu'on ne prenne pas mon pétrole !
Dites-moi.
Ne repassez pas les mains vides.
Bien, Monsieur.
Il a un magnétisme !
Il faut le présenter à Elise.
Elle veut faire une thèse sur les clochards.
Mais elle n'en connaît pas !
Celui-ci est si...
- Authentique. - Voilà.
Patricia ne pouvait ramener un être banal.
Est-il saisissant !
Saisissant, c'est le mot !
Joli, non ?
Vous reconnaissez ? Le Sacré-Cœur.
La neige à Montmartre.
- Elle fait vrai, non ? - Elle l'est.
La signature, non.
- Quoi ? - Oui.
Pas grave, c'est joli.
L'original est chez Richemans.
- Le chirurgien ? - Oui.
Mon Utrillo est faux !
La mère Bloch m'a eue. Merde alors !
Robert, décrochez-moi ça. Je ne veux plus le voir.
Extraordinaire ! Vous êtes expert en Utrillo ?
Vous êtes bien experte en crêpes.
Charmant !
- Je l'adore ! - Oui !
Les clochards sont inouïs. Certains sont nobles.
Un duc désespéré est allé sous les ponts
quand sa femme l'a quitté.
Nul ne l'a revu.
- Romanesque, non ? - Oui.
Certains sont très riches
et dorment sur des banknotes !
Vraiment ?
Cher monsieur.
Dorment-ils sur des billets de banque ?
- Je n'ose y croire. - N'y croyez pas.
Nous avons des coffres en Suisse.
Avec du jonc.
- Du jonc ? - De l'or.
Contre les dévaluations.
Je reboirais bien.
Marie-Ange, occupez-vous de lui.
Il se moque de nous.
Jean-Loup, versez-moi à boire.
Les limites de la convenance...
Silence.
C'était vide depuis les Russes.
Colonel.
1843 : prise de la smala. Envoyez les couleurs !
* Il imite le clairon.
Colonel, please. Another one.
Jean-Loup !
Vous ne comprenez plus l'anglais ?
Thanks !
"Mon beau navire, Ô ma mémoire
"Avons-nous assez navigué
"Dans une onde mauvaise à boire ?
"Avons-nous assez divagué
"De la belle aube au triste soir ?"
Colonel.
1821 : mort de l'Empereur. Fermez le ban.
* Il imite le tambour.
- Santé, militaire ! - Maimaine !
Il exagère.
À la fin, ces gens-là divaguent toujours.
Pas de veine, Christian.
C'était du Apollinaire !
Un derrière la cravate !
Allons-y gaiement !
La fille de ma pipelette s'appelle Mlle Duplumeau
Elle joue du piano, Chante dans les casinos
Elle tricote des gambettes
Et pince le rigodon
Et alors allez donc Sa mère tire le cordon !
Charleston
Nom de Dieu !
1925 ! L'homme que j'étais !
- Charleston ? - Bien sûr !
On va essayer, hein !
Ça se danse plus vite, non ?
C'est pas le retour des cendres ! Hoffman Girls !
Bal nègre ! Gambette et rythme !
C'est simple. Je ne trouve plus de mots !
Le boulot est fait. Tu seras pas payé.
Gardez votre oseille, je suis bourré à bloc.
20 sacs, ça vous dit rien ? Pas à la sueur, au charme.
La fille de ma pipelette s'appelle Mlle Duplumeau...
Ça plus une levrette, 20 sacs. Plan caresse du jar.
In the pocket.
- C'est pas sec, ça ? - Si, c'est sec.
Je paie un coup chez Camille. Allez, hue !
* Thème musical du film
Trois coups de rouge ?
Pas d'insanités. Donnez-nous une Bollinger.
- Bollinger ? - Oui.
Il m'en reste 2, des souvenirs.
On va se noyer dedans ! Envoie le pur jus.
Même au prix coûtant, c'est pas dans tes moyens.
Shérif !
Archimède !
Y a une pièce à gagner aux poissons.
Aux poissons ?
Les primeurs, je supporte. Mais le poisson, j'évite.
Tu lui reproches quoi ?
De sentir.
Ça te colle, pire qu'un chagrin d'amour.
Jamais remarqué. Et j'ai eu des chagrins !
Je te trouve pas très sensible.
Fais-toi opérer le nez.
Un coup de champ' ?
On se le goûte, hein !
Je mets la recharge au frais.
Bougre de salopard, va !
Je te cherchais. Où tu te cachais ?
Dans le monde.
- Ah oui ? - Tu veux quoi ?
Il m'envoie au ballon et il me demande ça ?
Je veux te faire une grosse tête.
Et raconter ce que t'as fait.
Ajoute un verre.
Un verre de toi ? Plutôt crever.
Plutôt boire de l'eau ! Une nuit au poste !
Mon nom en rouge dans le fichier !
* Le bouchon saute.
Tu sais ce que je suis ?
Un homme marqué !
Tu as fait de moi un homme marqué.
Bon. À l'homme marqué !
À ta nouvelle situation.
C'est bon !
T'es pas bêcheur !
Ça change !
Quoi, ma nouvelle situation ?
St Antoine de Padoue en sérieux.
Je t'expliquerai.
Alors, Camille ?
Tu sors la seconde de la glace ? C'est pas le Nautilus.
Archimède, tu me prêtes la main ?
Feignant !
- Forçat ! - Toujours aimable !
- On se fait des amis ! - Tu m'as, c'est le principal.
Et si quand tu ramènes le chien,
ils appellent les flics ?
- Don't worry ! - Hein ?
- C'est de l'anglais. - Ah !
Trouvons des rognures, que ça mange.
Et des os, que ça joue.
- Ah bon ! - Oui.
- Combien, vos os ? - Quoi ?
Vos os ?
T'as qu'à les prendre dans les poubelles !
Je ne fais pas les poubelles.
Bon. Je les vends 10 balles.
10 balles l'os ? T'es gonflé !
Pas de marchandage. 10 os.
Il les vend aussi cher qu'avec la viande autour !
Tu confonds côtelette et frivolités.
10 francs ! Le prix d'un gigot en 39 !
- Et désossé ! - Voilà.
Mais monsieur ne marchande pas !
Il joue les grossiums !
Non mais, sans blague, quoi !
Prenez, monsieur.
C'était pour le plaisir. Pour les beaux yeux de Madame.
Danke schön !
"Adieu faux amour confondu
"Avec la femme qui s'éloigne
"Avec celle que j'ai perdue
"L'année dernière en Allemagne
"Et que je ne reverrai plus."
Ce que tu peux déconner ! Personne comprend !
Il reluit à la grammaire ! Une grosse tête.
T'es qu'un bouffi prétentieux.
T'entends ?
Réponds, je te parle !
Je parle pas à un repris de justice.
Que viens-tu d'oser dire ?
Répète ! Répète !
Tu vas voir ce qu'est un gros bras !
Tu... Attention, Nez-de-Bœuf !
Qu'y a-t-il ?
Rien, M. L'agent. On cause.
On bavarde. Amicalement. Hein ?
En parlant d'amitié, répète à M. L'agent
le joli surnom que tu lui as trouvé.
Je lui dis ?
Oui.
- Tu veux ? - Oui !
Tu crois que je vais mollir !
Alors, ce surnom ?
Eh ben, vas-y.
Ça alors ! Ça m'est sorti de la tête !
- Dites-le moi, vous. - Et voilà !
Sauf Azincourt et le traité de Westphalie,
j'oublie tout.
Allez, circulez !
Alors, tu viens,..
gros bras ?
* Brouhaha et conversations
Je recommande les escargots.
* En allemand
Des escargots, mais sans ail.
Et 2 entrecôtes.
Sans ail ! Autant manger des nouilles !
- Ce turbot ? - Ça vient, monsieur.
Faut pas 20 minutes pour pocher un turbot !
Ces petites boîtes ont un piètre service pour le prix.
- Un Muscadet ? - Oui.
- Et pour l'homme marqué ? - Un petit rouge.
Va demander à la soubrette des rognures pour les clebs.
Quelqu'un me paie un petit café ?
Ça énerve.
- Énervée, je me connais plus. - Voilà.
- Je suis pas une occasion ? - Si, et pas de première main !
Un café mais avec du lait. Qu'elle m'agresse plus.
Pour mes pauvres !
Tenez, ma sœur !
* Tango
J'aimerais une valse, une java !
Moi aussi, une valse.
* Valse
* Il chante.
Assez !
100 F et dehors !
Monsieur, quand on est jeune, on chante !
Pour le plaisir, pas pour l'argent.
Pour qui me prenez-vous ?
Un gêneur, et je suis poli.
- Madame. - Merci.
Ne jouez pas l'homme du monde !
Ça changerait Madame.
- Quoi ? - Oui.
Le patron, vite !
- Patron ? - Oui ?
* En allemand
Que voulez-vous ?
Non seulement on attend son turbot une éternité,
mais on supporte en plus des pouilleux !
Des traîne-patins !
Le vestiaire du 3 !
Je choisis mes traîne-patins. Mes emmerdeurs aussi !
Alors ça va bien !
Alors disparaissez !
Libérez le local ! Au trot !
L'addition est pour moi.
Venez, chère amie.
Le turbot poché !
Bonsoir, monsieur.
- Il est frais ? - Peut-être.
Pose ça là et va chercher le Muscadet.
Assieds-toi. Le couvert est mis.
Il m'a échauffé, ce coco.
Te voilà commerçant !
J'ai plus la patience. Je les ai tant goinfrés !
Les grincheux, basta !
Je leur servirais des cailloux pour les dégoûter de revenir.
Voilà.
Eh ben ?
- Tu bouffes là ? - Oui.
Je t'attends dehors.
Assieds-toi, t'es servi.
Permettez ?
Si on te ledit !
Du pain !
Les rognures, pas sur la nappe.
Halte !
Tout corps dans un liquide
subit une poussée de bas en haut, etc.
Pas de glace.
Oh !
* Thème musical du film
Voilà, messieurs.
Mais où est le boulevard Suchet ?
Boulevard Suchet... Suchet...
Bon alors, Suchet... Ils l'ont oublié ?
Le voilà !
Ensuite, je passe rue de Passy.
J'encaisse.
Livraison au Trocadéro. Par ici la monnaie.
Et peinard en rentrant, l'avenue de la Bourdonnais.
Ça, c'est de la grande tactique ! De la gamberge signée !
Le prétentiard a dit 10 sacs par jour.
Un peu court !
40 sacs, je vais me faire ! En une fournée !
Plus de pognon, moins de trajets !
L'Archimède a des jambes, moi, j'ai de la tête !
Un petit rosé.
C'est pas la forme ?
C'est le foie.
Votre ami m'a parlé de cirrhose et adieu la santé !
Des malaises. Comme une fatigue.
Barbouillé dès le matin.
À croire qu'on empoisonne mon café !
Lucette !
Quoi ?
Mes gouttes !
Et n'oublie pas, 5 ! Compte pas à l'auvergnate.
La posologie est proche du veuvage !
Enfin, j'ai mes affaires. La fortune est là.
Ce soir, tournée générale.
Messieurs-dames !
Ces bêtes sont à vous ?
- Ils sont mignons. - Oui.
Non ? Bon.
- Vous voulez voir mes papiers. - Non.
On les connaît. On t'a vu récemment.
Ils sont en règle. Classés.
Estampillés. En ordre.
Non ? Bon.
Demi-tour. Viens avec nous.
Bon, demi-tour...
* Musique militaire
Arrêtez, je vais tomber !
Vous avez pas le droit de me virer !
Quelle grande gueule ! L'autre était plus facile.
Avec sa patte cassée l'hosto, c'est la planque.
Par ici la sortie.
C'est de la violation de domicile !
Je veux pas le gaz, moi ! Ni votre colonne montante !
On est en plein arbitraire, nom de Dieu !
Pourquoi j'ai campé dans un truc de rupins ?
En H.B.M., j'aurais été peinard.
Vous les finissez jamais !
Y en a à St-Ouen.
Prévu pour des vieux, puis des réfugiés.
Ça va devenir un parking.
Alors c'est cuit.
Parking, self, clandé, sûr que ça se fera.
Mais sans moi ! J'ai compris !
Je me barre dans le Midi !
À Nice ?
Trop d'Anglais. Peut-être à Cannes.
À Cannes ?
C'est comme ça.
* Musique militaire
* Thème musical du film
* Musique militaire
Voici, monsieur.
Merci.
Et pour les enfants :
- Spirou. - Spirou.
- Pif. - Pif.
Ensuite ?
Le 4ème... Celui-là.
- Combien ? - 270.
270.
* Il chantonne.
Merci, monsieur.
Ah, ton Spirou, mon chéri. Tiens, ton Spirou.
Voilà le tien. C'est bien ça ?
Celui-là pour toi.
Et toi, mon gars.
Et maintenant :
en avant, bord de mer. Section, marche !
Les petits !
Attention aux marches !
Section, halte !
Enlevez vos manteaux.
Mets mon fauteuil là.
Là. Là.
Vas-y ! Va t'amuser !
Remuez-vous !
Ah, ah ! Allez !
* Thème musical du film
Bon sang, c'est lui ! Lui, le patriote !
Un homme de ma classe !
Prenez-en de la graine ! Classe 17.
Les tranchées. L'eau jusque-là.
Résultat : ça se baigne en mars à 60 ans !
Nous étions increvables.
Grandioses. Insubmersibles.
Hé là-bas !
Hé là-bas !
Hé là-bas !
T'es sourd ? Tu veux que je t'aide ?
Oui. Dites-moi où louer un petit pédalo.
Tu voudrais pas un criscraft ?
Pas d'engin à moteur.
Piston, explosion, décibels, j'en sors.
Carrez-vous votre moteur
sous la pèlerine.
Un voilier, encore.
Petite brise. Glissement léger.
Clapotis.
Remets tes godasses et fous le camp !
Le foutriquet sévit ! Il ose !
En avant, toutes !
L'eau est propre, pas pour tes pieds !
Garde-à-vous, nom de Dieu !
Capitaine Brassard.
6ème Zouave. 14 citations. Tlemcen.
Tizi Ouzou. Mostaganem.
Tiens t'auras du boudin...
* Ils chantent.
OUI.
Rompez !
Dans mes bras !
Pas de fausse pudeur ! Reconnu !
Journal, photo : le patriote !
Bravo ! J'en suis un autre. La côte 304.
Les Éparges. La Somme.
La tranchée des baïonnettes !
Garde-à-vous !
Repos. Garde-à-vous !
Repos. Garde-à-vous !
Repos. Garde-à-vous !
Repos.
Bouthier de Blainville, Capitaine de Corvette.
Les Dardanelles ! Mars 1915.
Fontainebleau, avril 1814. Les adieux.
- Salut, mec ! - Mais...
La mer est bleue, la vie belle. Attention, face au palmier.
Demi-tour droite ! 1, 2, 3.
En avant, marche !
* Tiens t'auras du boudin...
* Thème musical du film
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.