Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Toi aussi, tu flotteras !
Toi aussi, tu flotteras !
SEPTEMBRE 1989
Je nous ai tous vus.
On était tous là.
À la citerne.
Mais on était plus vieux.
On avait l'âge de nos parents.
Je suis toujours beau, adulte ?
Tu finiras par l'être.
Ça veut dire quoi ?
Et moi ?
Tu seras le même.
En plus grand.
Jurez.
Ju-jurez
que si Ça est pas mort,
si Ça revient un jour,
on reviendra aussi.
La mémoire
est une drôle de chose.
On croit être ce qu'on choisit de se souvenir.
Les trucs bien.
Les moments,
les lieux.
Les gens auxquels on tient.
Mais parfois,
parfois,
on est ce qu'on préférerait oublier.
27 ANS PLUS TARD
Les enfants !
Tenez-vous prêts.
C'est parti !
Le premier qui fait éclater son ballon a gagné.
Tout le monde a ses chances. Quel suspense !
C'est pour bientôt ! Qui va prendre la première place ?
Qui sera le grand gagnant, ce soir ?
Le gros lot, c'est pas du pipeau !
Merci.
Tu leur as montré qui était le patron.
Dis, tu le veux ?
Pour m'avoir laissé gagner.
Tu as eu quoi, Vicky ?
Voici ton lot de consolation !
Ça alors !
La touffe, c'est pas mon truc.
Mais super casquette.
Alors, il faut qu'on parle
organisation.
Très romantique.
Romantique ?
Qu'est-ce qui est romantique ?
Votre mère vous a pas appris à répondre aux questions ?
Viens, Adrian.
T'as un problème, pédé ?
Moi, non.
Mais Meg Ryan a appelé.
Elle veut récupérer sa perruque.
Viens, Adrian.
Tu vois, c'est pour ça que je dois quitter ce trou.
- Petits esprits. - Petites bites.
Je rigole pas.
Notre vie est ailleurs.
Si New York te plaît pas, on pourra toujours revenir ici.
Je veux être avec toi.
Que ce soit à New York ou à Derry.
- Tu te sens obligé de dire ça. - Je peux me taire.
Retire cette putain de casquette.
Faudrait pas qu'on croie qu'on accepte
les tantouzes ici.
- Il est né ici, trouduc. - On y va.
Tu sais quoi ? Je vais la retirer pour toi.
Mais pourquoi s'arrêter là ?
Tu veux que je retire autre chose ce soir ?
Une demande particulière, les filles ?
Laissez-le !
C'est quoi ?
T'as pas besoin de ça.
Laisse-le !
Frappe-le !
Il a de l'asthme, connard !
Défonce-le !
Frappe-le !
Éclate-lui la gueule !
T'as toujours une coupe de merde.
Adrian !
Laisse-le, putain !
Tu lui as refait le portrait !
Aidez-moi à le relever.
Aidez-moi à relever cette crevure !
Sa casquette.
Elle est à moi !
La casquette, putain !
Adrian !
Bienvenue à Derry, enfoiré !
Au secours !
Aidez-moi, putain !
On flotte tous, en bas !
Mais parfois,
ce qu'on aimerait avoir oublié,
ce qu'on a essayé de laisser derrière nous,
n'y reste pas.
Avis à toutes les unités.
Un corps a été retrouvé démembré.
- Vous avez dit "démembré" ? - Affirmatif.
Près de l'entrée sud de la fête foraine.
Bien reçu. Des instructions pour la circulation ?
Affirmatif.
Le chef dit d'interdire l'accès au pont de Derry.
Parfois,
ça revient vous chercher.
REVENEZ CHEZ VOUS
ÇA CHAPITRE 2
M. Denbrough ? On vous demande sur le plateau.
Par là.
J'y vais !
Attention à la porte !
Vous n'avez pas vu Indiana Jones ?
- Vous êtes de l'équipe ? - Je suis le scénariste.
Votre mari est là.
Tu as terminé ?
Attention à la grue !
Mon ami, un film doit avoir une fin.
Vous le savez, n'est-ce pas ?
Tu voulais une journée de plus pour finir
et on tourne ce soir.
Ça fait que 17 h.
- Calmez-vous. - Je suis calme.
Je veux que le film vous plaise. Je suis de votre côté.
Parfait. Dans mon livre, la fin...
Est nulle.
Les gens ont adoré votre livre, mais ils ont détesté la fin.
- Vous avez dit qu'elle était super. - J'ai menti.
Faut l'améliorer.
Audra, vous avez mes notes. Vous voulez bien...
Remettez-moi en position.
Tu as ses notes ?
Il n'a pas tort.
Tu détestes mes fins ?
Pas toutes tes fins.
Mais là...
Je devrais continuer à te mentir sous prétexte que...
Tu es ma femme ?
Non, mais tu me baratines depuis 8 ans. Je t'ai prise pour une autre.
Je te baratine pas !
Tout le monde veut une belle fin.
Une conclusion. La vie, c'est pas ça.
Ce que Peter veut, et le studio...
Le studio ?
Depuis quand t'es à sa botte ? Tu es une artiste.
Tournez-la comme je l'ai écrite. Sois la femme que j'aimerais que tu sois.
Va te faire foutre, Bill.
Dans le scénario. Le rôle, pas toi.
Bill Denbrough ?
- C'est Mike. - Mike qui ?
Mike Hanlon.
De Derry.
Il faut que tu reviennes.
Eddie ?
Me fais pas de telles frayeurs !
Myra, s'il te plaît, c'est pas le moment.
Tu ne devrais pas conduire.
C'est dangereux quand les routes sont glissantes.
Ma puce, il pleut plus depuis 3 h. Tout va bien se passer.
Connard ! La route est à tout le monde !
Et l'aquaplaning ?
Je ferai pas d'aquaplaning.
Au boulot, j'évalue les risques.
Écoute-moi quand je te dis que statistiquement,
j'ai plus de risques d'avoir un accident en étant au téléphone avec toi.
Je dois raccrocher. Je te rappelle. Au revoir.
Edward Kaspbrak.
T'as pas dit "Au revoir, je t'aime".
Je peux pas, je vais être en retard à
ma réunion.
Dis "Je t'aime".
Je t'aime, maman.
Myra.
- Qui est-ce ? - C'est moi. Mike.
Mike qui ?
Eddie ? Ça va ?
Oui, super !
Mec ! Putain, t'allais bien y a 5 secondes.
C'était qui, au téléphone ?
Rich ? Réponds-moi.
T'es sur scène dans 2 minutes. T'as pas l'air bien.
- Ça va. - Parfait. On y va.
Soixante secondes.
Plus vite !
Tu lui apportes de l'eau ?
- Du bourbon. - Ben voyons.
Et un bonbon.
- Allez, en piste. - Je vais pas pouvoir.
- Déjà ? - T'es un tueur !
On est bons. Tu fais quoi ? Non !
Par là. Bravo !
Je suis comment ?
T'as les mains qui tremblent.
Mesdames et messieurs, veuillez applaudir Richie Tozier !
Comment ça va, ce soir ?
Ma nana m'a vu me masturber sur le Facebook de sa copine.
Je vais aux Masturbateurs Anonymes.
À la première réunion, j'ai dit :
"Je m'appelle Richie Grande Gueule..."
Bouffe-moi, Richie.
- Pervers. - La ferme, Richie.
Mauviette.
Grande Gueule...
J'ai oublié la blague.
T'es nul !
Merci d'assister à cette présentation.
Ce projet comprendra plus de 90 000 m²
d'espaces commerciaux et résidentiels.
Des tours à la pointe du progrès.
Je cherche un moyen de développer les magasins de vente au détail.
Si on ajoute des murs
ici et tout du long...
Oubliez les murs.
Si vous permettez, M. Hanscom...
Ben, merci.
Si vous permettez également,
cette maquette me rend claustrophobe. Pas vous ?
Si vous ajoutez des murs,
on se croira en prison.
Et quand on est en prison, ce qu'on veut, c'est sortir.
Ce doit être un lieu fédérateur.
Un point de ralliement.
Un refuge.
Et si cet endroit fait
que les gens se sentent...
Excusez-moi une seconde.
Ben ?
C'est Mike Hanlon.
De Derry.
Je réserve ?
Tu pourras prendre un congé ?
C'est l'été. Pourquoi pas ?
C'est fait. Buenos Aires, nous voilà !
Stanley Uris à l'appareil.
C'est Mike.
Pardon ?
Mike Hanlon.
De Derry.
Mike !
Excuse-moi. Bien sûr.
Je ne sais pas pourquoi...
Ça fait combien de temps ?
Longtemps.
27 ans.
Ça est revenu ?
Tu m'appelles pour ça ?
Ça recommence, Stan.
Il se passe des choses atroces.
Tu as appelé les autres ?
Et s'ils viennent pas ?
On a fait une promesse, tu te rappelles ?
Tu peux être là quand ?
Je dois m'organiser.
Demain.
Le temps presse.
Je t'envoie les infos.
À très vite, Mister Stan.
Je le jure, Bill.
Tu as fait une promesse, Beverly.
Je suis désolée, Mike.
Je ne m'en souviens pas vraiment...
Tu t'es jamais demandé pourquoi tu oubliais l'essentiel ?
D'où tu viens ?
Qui tu es ?
D'où vient la cicatrice dans ta main ?
Les autres se rappellent pas non plus.
Eddie, Ben, Stan, Richie...
Bill.
Tu dois revenir.
Vous devez tous revenir.
Quand ?
Ça va ? Tu fais quoi ?
On est en pleine nuit. Tu fais ta valise ?
Je voulais pas te réveiller.
La semaine a été épuisante.
Un vieil ami de Derry vient de m'appeler.
Il faut que j'y retourne.
C'est difficile à expliquer.
C'est bon.
Tu n'as pas à te justifier. Détends-toi.
Je te fais confiance.
Merci.
Mais
je me demande pourquoi tu me mens.
Je t'ai entendue.
Tu as prononcé le prénom "Mike".
C'est mon ami.
On était une bande et on s'était fait une promesse.
La confiance, c'est la base de toute relation.
Tu sais que c'est très important pour moi.
Je sais ! C'est pas...
Quoi ? Comme la dernière fois ?
Je ne t'ai jamais trompé.
Tu mens très mal.
Tu vas nulle part.
Tu vas rester ici et me montrer ce que tu vas faire avec Mike.
Tu me fais mal, chéri.
Personne t'aimera comme moi.
Tu le sais, hein ?
Pardon.
Complique pas les choses !
T'es rien, sans moi ! Tu le sais, hein ?
Tu sais que j'ai raison !
Bon sang !
Les gars !
Il est gonflé, ce petit con.
- Arrête-toi, Bowers. - J'ai pas fini !
J'ai pas fini !
À genoux !
Je dois tous les tuer !
Je dois tous les tuer !
Menottez-moi cette raclure !
Je vous emmerde !
Henry Bowers, tu es en état d'arrestation pour le meurtre d'Oscar Bowers.
Tu comprends, petite merde ?
Tu as droit à un avocat.
Tu as le droit de garder le silence...
Bowers !
Calme-toi !
Tu vas prendre ton petit calmant.
Reste dans ta chambre.
Hockstetter !
Mon couteau...
Attention.
Par ici.
Merci.
T'as l'air en forme.
Comment ça va ?
Je savais pas si vous viendriez, après tout ce temps,
mais toi, tu es venu.
On a prêté serment.
Les Ratés
doivent rester groupés.
Les Ratés ?
Tu t'en souviens. C'est bien.
Et quoi d'autre ?
Tout ce qui est à base de soja,
les œufs, le gluten.
Et si je mange une noix de cajou, je peux carrément mourir.
Bordel de merde.
Il faut un mot de passe ?
Pardon ?
Le nouveau.
Ben ?
Ça fait si longtemps !
T'es chouette, Ben de Sciences Sociales.
Toi aussi, Beverly.
Tiens bon, le nouveau.
Vous avez la classe !
Qu'est-ce que j'ai merdé ?
C'est Richie.
Et moi, Ben.
La réunion du club des Ratés a commencé.
Regardez qui voilà !
T'es marié, Eddie ?
En quoi c'est drôle, connard ?
À une femme ?
Je t'emmerde, mec.
Je t'emmerde !
Grande Gueule, t'es marié ?
Richie marié ? Jamais de la vie.
Je me suis marié.
- J'en crois rien. - Quand ?
Tu savais pas ?
T'étais pas au courant ?
Ta mère et moi,
on file le parfait amour.
Il a marché à fond !
Je vous emmerde.
Elle est adorable. Parfois, elle m'enlace et me susurre...
On a pigé,
ma mère était obèse.
C'est tordant.
Poilant !
Et si on crevait l'énorme abcès ? Ben !
Explique-toi.
Vous l'avez remarqué, j'ai perdu quelques kilos.
T'es canon !
T'es un mix de tous les joueurs de foot brésiliens.
Lâchez-le.
Il sait plus où se mettre.
Ça suffit ! Est-ce que Stanley vient ?
Que quelqu'un m'aide !
Stan...
Stan Uris ? Stan Urine...
Stanley Urine !
Non, c'est une lavette, il viendra pas.
Pourquoi Stan t'aiderait ?
C'est pas moi qui t'ai opéré
quand Bowers t'a tailladé ? Si, c'est moi !
J'espère que tu es devenu médecin.
Je suis devenu analyste risques.
Fascinant !
Dis-nous-en plus.
Je bosse pour une compagnie d'assurances...
Je t'emmerde. Et profond.
Ce boulot a été créé avant le rire ?
C'est vraiment pas drôle.
Pourquoi tu te marres, toi ?
J'aimerais porter un toast
aux Ratés.
Rogan-Marsh, comme toutes les fringues de ma femme ?
C'est dingue !
C'est notre ligne.
À mon... mari et à moi.
T'es mariée depuis quand ?
On a vu ton film !
Ah oui ?
J'ai adoré !
Super flippant !
Et la fin est nulle ?
Oui.
- Désolée. - C'est rien.
Quoi ?
C'est trop bizarre.
Tous ces souvenirs...
Des gens que je me rappelle même pas avoir oubliés.
C'est bizarre, hein ?
Maintenant qu'on est tous réunis,
tout me revient de plus en plus vite.
Tout !
Quand Mike a appelé, j'ai gerbé.
Bizarre.
J'ai flippé, j'ai eu la nausée et j'ai gerbé.
Ça va mieux. Je suis soulagé d'être avec vous.
Me regardez pas comme ça.
Moi, j'ai eu un accident de voiture.
Sérieux ?
Je sais.
Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine.
- Je pensais être la seule. - J'avais p-p...
Peur.
C'est de la peur,
ce que tu as ressenti.
Pourquoi est-ce qu'on f-flippe tous ?
Tu te rappelles un truc qu'on a oublié, c'est ça ?
Il se passe quelque chose quand on quitte cette ville.
Plus on s'éloigne, plus c'est flou.
Mais moi,
je suis jamais parti.
Donc, oui,
je me souviens.
Je me souviens de tout.
Grippe-Sou.
Le clown, putain...
Grippe-Sou.
Tu as demandé notre aide. Pour quoi, au juste ?
Il y a un écho à Derry qui revient tous les 27 ans.
- De quoi tu parles ? - Attends, écoute.
On a cru qu'on l'avait arrêté, que c'était fini.
Il y a une semaine, un homme, Adrian Mellon, massacré.
Une fille, Lisa Albrecht, disparue l'autre nuit.
Il y en a eu d'autres et c'est pas fini.
Encore des morts, de la douleur.
Calme-toi.
Reprenons un verre.
Laissons-le parler.
Cet écho...
On a peut-être changé Ça
comme Ça nous a changés.
Mais on l'a pas arrêté.
Parce que Ça vient de revenir.
On a prêté serment.
C'est pour cette raison que vous êtes là.
Pour achever Ça.
Pour de bon.
T'as jeté un froid.
Merci, Mike.
Mon biscuit dit "Pu".
Ils y connaissent rien ici. Le mien dit "On dirait".
Rassemblons-les au centre.
T'as eu quoi, Mikey ?
ON DIRAIT - COUPER - PU
Quoi ?
C'est ce que je vous disais.
"On dirait - couper - pas - pu - ça."
C'est un message.
"On dirait que ça a pas pu couper."
Ça veut rien dire.
Couper quoi ?
"On dirait que ça a pas pu couper."
Le "Ça" va là.
"Ça n'a pas pu dire."
"A-t-il pu
ne pas couper ?"
Le "ça", c'est Ça ?
Est-ce que "ça", c'est Ça ?
Il va où, celui-là ?
C'est ce que je me tue à vous dire !
Tu nous joues un tour, Mike ?
Laisse-le parler !
C'est pas moi. C'est Ça qui pilote.
Où est mon inhalateur ?
Pourquoi tu nous as appelés ?
C'est pas drôle !
ON DIRAIT QUE STANLEY N'A PAS PU COUPER À ÇA
Pourquoi y a écrit "Stanley" ?
Répondez, putain !
C'est quoi, putain ?
Le biscuit me regarde !
Je veux pas être ici.
C'est trop ! Je veux rentrer !
Putain !
Ça existe pas !
Ça existe pas.
Ça existe pas !
Tout va bien ?
Oui. On peut avoir l'addition ?
Grippe-Sou nous manipule. Stanley va sûrement bien.
Tu as le numéro de Stan ?
Richie !
Comment tu connais mon nom ?
C'est que le début.
Hein ?
Ce qu'il vient de dire...
Attends, tu te crois drôle ?
C'est un jeu, pour toi ?
Va te faire foutre !
Attention, Rich.
Je t'emmerde ! Tu me fais pas peur !
"C'est que le début."
Dans votre spectacle. Je suis fan !
C'est tes parents ?
On fait un selfie ?
Tout va bien, Dean ?
Non merci.
Cool. Super, votre gamin.
Bon sang, Richie !
Tu connais pas ton texte ?
C'est pas moi qui l'écris.
Je le savais !
Mme Uris ? Je suis Beverly Marsh.
Pardon de vous appeler. Je suis une vieille amie de votre mari.
Tu nous as menti.
Fallait commencer par "Tu veux venir à Derry te faire tuer ?"
J'aurais décliné.
Tu nous as piégés.
Il est mort.
C'est arrivé quand ?
Hier.
Il est mort d'une manière atroce.
Il s'est ouvert...
- Dans la baignoire. - Dans la baignoire.
Excusez-moi, je dois raccrocher.
Toutes nos condoléances.
Stanley !
Grippe-Sou l'a su avant nous.
On doit l'arrêter. J'ai un plan.
Moi aussi.
On se tire d'ici avant que ça finisse plus mal qu'un livre de Bill.
Qui vient ?
- On s'est fait une promesse. - Défaisons-la.
Y aura d'autres morts.
Y en a tous les jours.
On doit que dalle à cette ville.
Je me suis souvenu que j'avais grandi ici il y a 2 h.
Je me casse. Rien à foutre !
Désolé, je suis d'accord avec Richie.
Ed, s'il te plaît.
C'est quoi, le plan ? On reste, on meurt, c'est ça ?
Je vais à l'hôtel, je prends mes affaires et je rentre chez moi.
- Désolé. Bonne chance. - Eddie, s'il te plaît !
Attends !
Ça va ?
Je retourne à l'hôtel.
Tu viens ?
T'aurais dû nous le dire, Mikey.
Bill, s'il te plaît.
Je t'en supplie. Écoute-moi.
Tu vas me dire quoi ?
Qu'est-ce qui peut changer la donne ? Ils sont tous partis.
Je voudrais te montrer un truc. Un seul.
Après, si tu veux partir, pars. Mais laisse-moi te le montrer.
Ma mère frappe mieux que toi.
Et elle sait même pas jouer !
T'es nul !
Maman ? Y en a encore pour longtemps ?
Victoria, on est venues voir le match,
on reste jusqu'à la fin.
Bonsoir, Vicky !
Tes amis t'appellent comme ça ? Vicky ?
Comment je le sais ?
Sûrement parce que je suis ton ami aussi.
Alors pourquoi vous vous cachez dans le noir ?
Vous êtes pas mon ami, vous faites peur.
Pourquoi vous pleurez ?
Tout le monde se moque de moi à cause de ma drôle de tête.
Je me suis dit que si tu ne voyais pas mon visage,
tu voudrais peut-être être mon amie.
C'est pas grave.
T'es qu'un gros bêta,
Grippe-Sou, tu n'auras jamais d'amis.
Moi aussi, on se moque de moi.
C'est vrai ?
À cause de ça.
C'est vraiment idiot.
Cette petite chose ?
Je peux la faire partir en soufflant dessus.
- C'est vrai ? - Oui !
Un pouf, et elle aura disparu !
Mais il faudrait que tu t'approches et tu verrais mon visage.
Je ne sais pas, Vicky...
Je me moquerai pas, promis.
Promis, promis ?
Dacodac !
Approche-toi encore un peu et à trois, on soufflera dessus.
Un...
Deux...
Tu es censé dire trois.
Putain de merde !
Trop bien !
Allez, Hockstetter.
Démarre !
On prend nos affaires et on se casse !
T'as laissé les tiennes ?
Non, elles sont dans la voiture.
Dis-moi.
Quoi ?
Ce que tu as peur de me dire.
Bev, devant le restau, quand t'étais au téléphone...
Elle t'a dit qu'elle l'avait trouvé dans la baignoire,
mais je t'ai vue.
Je t'ai entendue. Tu l'as dit en premier.
Parlez, mais parlez vite. Faut qu'on y aille.
Eduardo, ándale. On y va !
Tu nous caches quelque chose.
Tu savais comment Stanley est mort.
Quoi ?
Je peux pas.
Elle savait comment Stanley allait mourir, c'est ça ?
Tu peux pas nous laisser comme ça.
Comment tu savais où il s'est suicidé ?
Parle-moi.
Parle-moi, comme avant.
Comment tu savais ?
Parce que je l'ai vu.
Je nous ai tous vus mourir.
Reste ma trousse de toilette et c'est bon.
J'ai raté un truc ?
La bibliothèque ?
C'était plus grand, dans mon souvenir.
Mike, tu vas où ?
Mike, tu v-vis ici ?
Oui. Fais comme chez toi.
Tu veux de l'eau ?
Tout tourne autour de la mémoire.
C'est la clé. La clé de tout.
Si Ça veut qu'on rev-
revienne ici,
le mieux, ce serait pas de se tirer ?
Ça veut qu'on revienne. Bien sûr !
Mais il sait pas que je sais.
Tu sais quoi ?
Comment le tuer !
J'ai tout lu,
j'ai parlé à tout le monde dans ce trou paumé.
À ceux qui ont bien voulu, ça fait pas lourd.
Mais ça suffisait pas.
Je devais découvrir comment tout a commencé. Comment...
Ça a commencé.
Et Ça a commencé
ici.
- C'est quoi ? - Un artéfact.
Début du 18e siècle, Shokopiwah.
Shokop... D'où ça sort ?
Je l'ai trouvé dans...
Non, ils me l'ont donné.
Je l'ai volé.
Tu l'as volé ?
À des Amérindiens ?
C'est compliqué.
Tu m'étonnes.
Ils m'ont aidé dans mon voyage.
C'est magnifique.
Ils m'ont montré des choses.
Une vision.
Je me sens bizarre.
Je transpire ?
Il faut que tu voies
ce qu'ils m'ont montré.
Ils vivent près de Derry.
Hors de portée de Ça.
Ils y sont depuis longtemps.
Leur shaman,
le plus sage d'entre tous,
m'a pris sous son aile.
Il m'a donné du maturin sacré.
Très vite, j'ai eu
une sensation.
Toute créature doit respecter les lois
de la forme qu'elle habite.
Pendant que je contemplais la vallée,
j'ai vu l'arrivée de Ça.
J'ai su qu'un jour,
je devrais vous le faire voir à tous.
T'as mis un truc dans mon eau ?
C'est
une racine.
Tu m'as drogué ?
C'est une racine avec des vertus.
Moi, ils m'en avaient donné plus...
Pourquoi t'as fait ça ?
... pour m'ouvrir les yeux.
Je me sens pas bien.
Il faut
que tu regardes.
Tu verras.
Je me sens pas bien.
Ouvre les yeux.
Ils m'ont montré le passé.
Ils m'ont montré comment Ça leur était apparu.
Ils m'ont montré leur douleur.
Ils m'ont montré comment battre Ça.
Nipayahuwek !
Nipayahuwek !
C'est fini.
Tout va bien.
Tu l'as vu ?
Le rituel ?
Le rituel de Chüd ?
Je savais que tu le verrais.
J'ai tout vu, putain.
C'est comme ça qu'on tue Ça.
Comment on va faire ?
Ils ont tous
refusé de venir.
Mais toi,
ils t'écouteront.
Ça ne marchera
que si on est tous là.
Comment ça, tu nous as tous vus mourir ?
C'est dégueulasse de lâcher un truc pareil.
Toutes les nuits depuis Derry,
je fais des cauchemars.
Des gens qui souffrent, qui meurent,
des gens...
Moi aussi, je fais des cauchemars.
On en fait tous. Ça veut pas dire
que tes visions sont réelles.
J'ai vu chacun de nous...
Tu as vu chacun de nous quoi ?
Là où Stanley a fini,
c'est là qu'on termine.
Pourquoi nous, on voit rien ?
Qu'est-ce qu'elle a de plus ?
Les Lumières-Mortes.
Les Lumières-Mortes.
C'est la seule à avoir été
prise dans les Lumières-Mortes.
Ça nous a tous touchés.
Marqués.
Profondément.
Comme une infection, ou un virus.
Un virus.
Vous voyez ? Qui grandit en vous.
Ce virus grandit depuis 27 ans.
Pendant tout ce temps, il a métastasé.
- Il a d'abord eu Stan car... - C'était le plus faible.
Rich, putain !
C'est ce qu'on pense tous.
Pas cool, Rich.
Ce que Beverly voit nous arrivera.
Ça va nous arriver à tous.
Sauf si on l'arrête.
Et on fait comment ?
Le rituel de Chüd.
Les Shokopiwahs.
Les premiers qui l'ont combattu.
Ils ont un dicton :
"Toute créature doit respecter les lois de la forme qu'elle habite."
Un rituel tribal ?
Tu te fous de moi ?
Y a sûrement un autre moyen. Ce truc revient tous les 27 ans ?
On a qu'à le combattre à ce moment-là.
On aura 70 ans, connard.
Ça marche pas comme ça.
Dans 20 ans, on sera tous morts.
Et d'une façon...
Si on tue pas Ça dans ce cycle...
On meurt.
D'une manière atroce.
Épargne-nous ce détail.
C'est elle qui l'a dit.
Écoutez, j'ai vu
tout ce qu'il dit.
Tout est vrai.
C'est le seul moyen.
Pour que le rituel fonctionne...
On doit se souvenir.
Se souvenir de quoi ?
DISPARUE
C'est mieux si je vous montre.
Le temps presse.
DES RESTES HUMAINS RETROUVÉS DANS LES FRICHES
Son cycle se termine bientôt.
Et alors...
On sera foutus.
Les Friches.
On est venus ici.
Après la bataille de pierres.
Le refuge.
Tu l'as construit pour nous.
La trappe doit être par là.
Ça, je m'en souviens !
Tout va bien ?
- Quoi ? - Rien.
T'as pas changé.
Et tant mieux.
En fait, je pense que l'entrée était plutôt
par
J'ai trouvé !
J'ai rien !
Venez !
C'est quoi, cette merde ?
Comment tu l'as construit ?
Et surtout, quand ?
Quand j'avais le temps.
Il existait déjà, j'ai consolidé les murs.
J'ai trouvé du bois pour la trappe, et voilà.
Pas mal, pour une première.
Trop cool !
Et si tu t'appuies sur l'autre poutre ?
C'est pour ça
qu'il y a des règles à respecter, des permis.
C'est un piège mortel, ici.
C'est pas encore terminé.
Si je suis blessé, t'es responsable. C'est le bouton d'une vierge de fer ?
Une lampe de poche.
C'est pour attacher les chevaux ? Tu...
Ça, c'est chouette.
Ça m'a coûté 3 dollars, fais gaffe.
J'ai le même. Stan, t'as vu ?
Tu peux arrêter ?
Arrêter quoi, hein ?
De m'éclater et d'assurer à la raquette ?
- Bravo, trouduc. Tu l'as cassé. - Moi ?
Oui, avec ta tronche.
Quoi ?
Moi, je mets pas ma main là-dedans.
Comment on a pu oublier cet endroit ?
Les Ratés !
Il faut flotter.
Mec !
Il disait toujours ça.
En faisant sa petite danse.
Personne s'en souvient ?
Tu vas être comme ça tout le temps ?
J'essayais de détendre l'atmosphère. Je vais me faire foutre.
Ça pue, ici.
RÉSERVÉ AUX RATÉS
Regardez.
Y a écrit...
"Stan."
"Réservé aux Ratés."
C'est quoi ?
Pour pas avoir d'araignées sur la tête.
On a pas peur des araignées.
J'ai rien dit.
Pour une fois.
Bien vu.
Ça fait 10 mn.
De quoi tu parles ?
Le hamac ! 10 mn chacun.
T'as vu ça où ?
Tu le prends comme ça ?
On avait un accord verbal !
Et tu as accepté le règlement !
- Je vois ta chatte ! - 10 mn chacun !
T'es super doué, le nouveau.
Tu trouves ?
Y a un stage d'été à Bar Harbor.
Ça t'apprend tout sur l'architecture.
- Je pense m'inscrire. - Je viens.
Tout pour me tirer de Derry.
Après le lycée, j'irai en Floride.
Y a quoi, là-bas ?
Je sais pas.
Mais j'ai toujours rêvé d'y aller.
Tu devrais l'accompagner.
T'es déjà un vieux.
Tu te taperais toutes les mémés.
Vous croyez qu'on sera toujours amis ?
Quand on sera plus grands ?
Pourquoi on le serait pas ?
Vos parents voient toujours leurs amis du collège ?
Les choses auront peut-être changé.
On aura peut-être changé.
On sera toujours amis.
Je crois pas
qu-que ça s'arrête parce qu'on est plus vieux.
Arrête, Stan.
Faut pas être si
triste.
Il était vieux avant l'heure.
Comment il était, adulte ?
Sûrement comme il était enfant.
Le meilleur.
Pourquoi tu nous as amenés là ?
Le rituel.
Pour l'accomplir, il faut un sacrifice.
Un sacrifice ? Prenons Eddie.
Quoi ?
Tu fais la taille du barbecue.
Je fais 1,75 m, c'est la taille moyenne.
Pas ce genre de sacrifices.
Le passé est enterré.
Il faut le déterrer.
Morceau après morceau.
Et ces morceaux, ces artéfacts,
c'est pour eux qu'on est là.
On doit les sacrifier.
Comme Stan n'est pas là pour trouver le sien,
je me suis dit qu'on devait le trouver ensemble.
Bill l'a trouvé.
Mike, on les trouve où, nos objets ?
Franchement, désolé,
mais c'est vraiment débile.
Ça sert à quoi ? On se souvient de tout.
Sauver Bev, battre Ça. On est à jour.
C'est pas tout.
On s'est battus.
Mais après ?
Avant la maison sur Neibolt.
Réfléchissez.
On se souvient pas, pas vrai ?
L'histoire s'arrête pas là. Ce qui s'est passé, cet été-là.
Ces trous,
comme les pages arrachées d'un livre,
voilà ce que vous devez trouver.
On doit se séparer.
Chacun doit trouver son artéfact, seul.
C'est important.
Et après,
retrouvez-moi à la bibliothèque.
Statistiquement, on a plus de chances de s'en tirer en groupe.
Se séparer, ce serait con.
Restons ensemble. On était ensemble, cet été-là.
Pas t-
tout l'été.
Retire ça !
Vous êtes qu'une bande de ratés !
Va te faire foutre !
Arrêtez !
On était ensemble
quand on l'a blessé.
C'est pour cette raison qu'on est toujours en vie.
Je compte bien le rester.
Demain, ce sera oublié.
Non.
Je cr-crois pas.
Il le faut, pour arrêter Ça.
Peut-être que Richie a raison.
Peut-être qu'on devrait rien faire. Peut-être qu'on y peut rien.
Les laisse pas t'atteindre.
C'est trop tard.
Vas-y.
Avant que ton père nous voie.
Oui ?
Excusez-moi.
Vous cherchez quelque chose ?
Je croyais sonner chez Marsh.
Alvin Marsh ?
Mon père.
J'ai grandi ici.
Ce n'est pas à moi de vous l'annoncer, mais
votre père est décédé.
Je suis navrée. Vous ne le saviez pas.
On ne se parlait plus.
Entrez,
je vous sers quelque chose à boire.
C'est pas la peine. Je dois y aller.
C'est la moindre des choses.
D'accord.
C'est comme dans votre souvenir ?
Plus propre.
N'hésitez pas à faire un tour pendant que l'eau chauffe.
Franchement, c'est pas la peine.
Arrêtez vos simagrées.
C'est son anniversaire.
Je sens encore son parfum.
Sans toi, elle serait encore en vie.
Maman était malade.
C'est pour ça qu'elle a fait ce qu'elle a fait.
Elle a fait ce qu'elle a fait
parce qu'elle avait honte
d'être ta mère !
Tu lui ressembles.
Mais tu lui arrives pas à la cheville.
Viens là.
Viens là, je te dis !
Ferme les yeux.
Je ne te ferais jamais de mal.
Tu le sais, hein ?
Je te demande pardon.
Tu seras toujours ma petite fille chérie, hein ?
Toujours.
"Tes cheveux embrasent l'hiver.
"Braises de janvier.
"Là-bas, mon cœur brûle aussi."
Je suis vraiment désolée.
La chaleur est étouffante, en cette saison.
Ça va.
On a l'impression qu'on pourrait mourir.
Mais vous savez ce qu'on dit de Derry.
Quand on meurt ici, on ne meurt jamais vraiment.
Dites-moi, ça fait quoi
de revenir à Derry ?
C'est sympa. Étrange.
Étrange ?
Étrange comment ?
J'ai mis des cookies au four avant votre arrivée.
Ne bougez pas.
Je ne veux pas déranger...
J'insiste !
Mme Kersh, c'est votre famille ?
Oui, mon enfant.
Mon père est arrivé dans ce pays avec 14 dollars en poche.
Il ne faisait pas l'aumône,
comme tous ceux qui arrivent
de nos jours.
Vous savez ce qu'il a fait ?
Qu'est-ce qu'il a fait, Mme Kersh ?
Il s'est engagé dans un cirque.
GRIPPE-SOU LE FABULEUX CLOWN DANSANT
J'étais la petite fille chérie de mon papa.
Et toi ?
Tu es toujours sa petite fille chérie, Beverly ?
Alors ?
On ment pas à son papa !
À l'aide !
Cours, cours,
cours...
Tu n'as rien changé, pour le moment.
Tu n'as pas changé leur avenir.
Tu n'as sauvé aucun d'eux.
Ferme les yeux, Bev.
Je t'emmerde !
Si tu ne crois pas,
ferme-les
et regarde.
MERCI POUR LES SOUVENIRS, DERRY !
Allez, Ryu !
Petite pute !
T'es super bon.
Je dois y aller.
On s'en refait une ?
Une petite partie.
Si ça te dit.
Pourquoi t'es lourd ?
Je suis pas ton mec.
J'ai pas...
Qu'est-ce qui se passe ?
Vous m'aviez pas dit qu'il y avait plein de tapettes, ici.
Richie Tozier ?
Tu veux te taper mon cousin ?
Tire-toi, pédé !
Dégage, putain !
Tu veux un bisou, Richie ?
Ça existe pas, ça existe pas !
Ça existe pas.
Je crois que je me suis chié dessus.
La fête du Canal, dernier concert ce soir.
J'espère t'y croiser, beau gosse.
À LA MÉMOIRE DE RICHARD TOZIER
Je t'ai manqué, Richie ?
Parce que toi, tu m'as manqué !
Plus personne veut jouer
avec le clown.
Joue à un jeu avec moi, tu veux ?
Street Fighter ?
Tu l'aimes, celui-là, non ?
Ou alors,
Action ou Vérité ?
Tu voudrais pas
qu'on choisisse "Vérité",
n'est-ce pas, Richie ?
Tu aurais trop peur qu'on découvre ce que tu caches.
Je connais ton secret
Ton sale petit secret
Je connais ton secret
Ton sale petit secret
Je leur dis ?
C'est pas vrai. Ça existe pas.
Ça existe pas. C'est pas vrai.
Reviens jouer avec moi !
Reviens jouer avec le clown !
Désolé ! Excusez-moi !
Vous désirez ?
J'aimerais voir la b-b...
La batte de base-ball...
La boule de bowling ?
Le banjo ?
La bestiole ?
La bécane, putain !
Si vous avez décidé d'être grossier,
sortez.
Excusez-moi. On peut faire comme si je venais d'entrer ?
Vous désirez ?
Merci ! J'aimerais acheter la bécane.
Vous seriez pas William Denbrough, l'écrivain ?
Si, c'est...
C'est moi.
Cette bécane, c'était la mienne.
Maintenant, c'est la mienne.
Mais vous avez du succès, vous pouvez vous l'offrir.
D'accord. Combien ?
300.
Vous avez les moyens.
Je vais la chercher.
D'accord, marché conclu.
Vous voulez une dédicace ?
J'ai pas aimé la fin.
Trois billets.
Elle est à vous.
Je sais pas si elle ira vite.
Ça fait des années qu'elle est là.
Vous savez quoi ?
Elle allait plus vite que le diable.
Toi aussi, tu m'as manqué.
Allez, Silver !
En avant !
Au revoir, Billy !
Je sais que vous êtes là.
Je sais que vous m'entendez.
Il faut que je sache.
De tous les enfants de la ville, pourquoi Georgie ?
Dites quelque chose !
Pourquoi lui ?
Pourquoi lui ? Pourquoi lui ?
Pourquoi ?
Parce que tu n'étais
pas là, Billy.
T'en va pas, Billy.
Je suis toujours là.
Aide-moi !
Georgie !
Georgie ?
Aide-moi, Billy.
Attrape ma main !
Ma main !
Allez, je te tiens.
Il arrive.
Attrape ma main !
- Je te tiens ! - Il arrive !
Attrape ma main !
Attrape ma main !
Je vous déteste !
Je vous déteste !
À qui vous parlez ?
Pousse-toi !
Si tu entends des voix dans l'égout, tu t'en vas.
Vous entendez des voix dans l'égout ?
Non. Mais t'en approche pas.
J'en entends dans la baignoire.
Vous savez, dans les tuyaux.
Quel genre de voix ?
Des enfants.
Et parfois, on dirait un...
Un clown ?
Écoute-moi bien.
Tu dois fuir cette ville.
Raconte un bobard à tes parents, ce que tu veux,
mais va-t'en !
Et ne reviens jamais, compris ?
Tu t'en vas de Derry et tu reviens jamais, compris ?
Je dois aller à la fête.
Dis-moi que t'as compris !
Je dois aller à la fête. J'y vais.
Sois prudent !
Réveille-toi, gros lard !
Espèce de raté !
Du calme, c'est que moi.
Tu fabriques quoi, avec tes potes ?
Ces mecs, c'est carrément pas mes potes.
Je parle de tes vrais amis.
Joey, Jonathan, Donnie, Danny.
Tu fumes au bahut ?
Ma cachette secrète.
Le dis à personne.
Ça va, le nouveau ?
Oui, ça va.
Mais j'ai un peu
peur
qu'on soit plus les mêmes, après la brouille.
Tant qu'on peut se voir, on s'en fiche.
Tu le penses ?
Bien sûr, banane.
Toi et moi.
J'y crois pas !
En amis !
Tu croyais que je pouvais craquer sur un garçon aussi gros
et dégoûtant que toi ?
Parce que t'écris des poèmes débiles ?
Tes cheveux embrasent l'hiver !
Braises de janvier !
Là-bas, mon cœur brûle aussi !
C'est pas Beverly.
Beverly dirait jamais un truc pareil.
Elle dirait jamais ça.
Embrasse-moi, gros tas.
Personne veut embrasser le gros tas !
Fichez-moi la paix !
La paix ?
On a la paix quand on est toujours tout seul.
C'est pas vrai. J'ai des amis.
Bill, Eddie, Mike, Stanley, Richie, Beverly sont mes amis !
Embrasse-moi.
Comme si c'était la dernière fois.
Qu'est-ce qui te prend ?
Vous êtes là ?
Tu as vu quoi, là-bas ?
Des choses dont je me serais bien passée.
Alors quoi,
on tue Ça, et on oublie tout encore une fois ?
Je l'espère. Pas toi ?
Je sais pas.
J'aimerais me souvenir des choses positives.
Y a bien des trucs du passé que t'aimerais pas oublier.
Je me rappelle que j'avais la trouille.
Essaie encore.
Je me souviens de vous en slip blanc.
Alors ça, si tu pouvais oublier...
Et je me souviens de ça.
Je me souviens du garçon qui me l'a écrit.
Enfin, pas vraiment de lui, mais
de ce que j'ai ressenti.
Et d'un baiser.
C'est encore flou,
mais plus on restera ici, plus je m'en souviendrai.
Plus je revois ce moment,
plus je vois...
Bill.
Je crois.
Je sais pas.
Tu te souviens...
- Poussez-vous. - Ça va pas ?
Je m'en vais.
Fais pas ça. Si on se sépare, on meurt tous.
Je prends le risque. On va mourir, de toute façon.
C'est Burrow le Castor !
C'est le dernier jour de la fête du Canal !
Connard !
Vous désirez ?
J'ai une ordonnance au nom de Kaspbrak.
Un inhalateur.
Eddie Kaspbrak ?
C'est moi.
Je me souviens de vous.
Comment va votre mère ?
Elle est morte. Très triste, cancer du foie.
C'est quoi, ça ?
- Quoi ? - Ça.
Il éclatera pas. C'est un grain de beauté.
C'est peut-être pas un cancer.
Un cancer ?
Mais peut-être que si.
Attendez-moi là.
J'ai quelque chose pour vous.
Tu viens pour tes pastilles anti-mauvaise haleine ?
Mon haleine va très bien.
Merci.
C'est pas ce qu'a dit mon père.
Il a dit que t'as une tumeur.
Sur la queue.
Y a pas de pastilles pour...
Il a dit quoi, ton père ?
Et voilà.
Pourvu que ta queue guérisse.
Merci.
Pour l'inhalateur, pas pour l'histoire du pénis.
Eddie chou !
Maman ?
Eddie chou !
Maman ?
Eddie, viens m'aider, vite !
Viens m'aider !
Vite, viens m'aider !
Eddie chou, viens m'aider.
Qu'est-ce qu'elle fout là ?
Pourquoi tu lambines ?
Pourquoi t'es là ?
Il arrive. Sors-moi de là !
Qui ça ?
C'est quoi, ce truc ?
Sors-moi de là !
Il arrive, il va me tuer !
Aide-moi, je t'en prie !
Il va m'infecter !
Il va m'infecter !
Aide-moi !
Aide-moi !
Il arrive !
J'y arrive pas !
Désolé, j'y arrive pas !
Je savais que tu m'abandonnerais !
Qu'est-ce que ça fait là ?
Et le rideau ?
Tu vas y arriver, Ed ?
C'est qu'un souvenir. Tout va bien.
Respire.
Tu vas y arriver ?
C'est ça !
Je t'emmerde !
C'est quoi, ce délire ?
Je veux sortir !
Quoi ?
Faut pousser, pas tirer, abruti.
Merci.
- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? - Rien.
Tout va bien.
Où sont les autres ?
Richie veut partir. Ben essaie de l'en empêcher.
Eddie a la trouille.
Moi aussi.
Pas toi ?
On a tous la trouille.
Et ça m'inquiète.
C'est ce que Ça veut.
On y arrivera si on reste groupés.
On devrait pas s'enfuir ?
À Derry, plus rien m'étonne.
POUR LUI NON PLUS, TU NE SERAS PAS LÀ ?
Ça veut dire quoi ?
Merde, c'est le gamin.
Quoi ?
C'est le gamin du restaurant chinois.
Je l'ai vu en venant. Il habite dans mon ancienne maison.
Il allait à la fête et...
Je dois aller l'aider.
Écoute, allons-y ensemble.
Je vais chercher Richie et Ben.
Pas le temps, ça doit pas recommencer.
Ce qui s'est passé, tu n'y es pour rien.
Si seulement c'était vrai.
Qu'est-ce qui se passe ?
Bill est parti ?
J'ai pas pu le retenir. Tout le monde part.
T'en fais pas. C'est Bill, il va revenir.
Au moins, j'ai convaincu Richie de rester.
Et le lépreux m'a vomi dessus.
"C'est Mike. Viens dans le Maine."
Ton heure est venue, Eddie.
Pourquoi ?
Pourquoi t'as fait ça ?
Parce qu'il a dit que ton heure était venue.
Qui a dit ça ?
Tu le sais très bien, Eddie.
Tu le sais.
C'est l'heure de flotter.
T'es passé où ?
Rends-moi mon couteau, putain !
Le mulet, c'est passé de mode depuis 30 ans.
Venez !
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Bowers est dans ma chambre.
C'est moche ?
Je vais graver mon nom sur son gras-double !
Un de moins !
Trop bien !
Hé, petit !
Petit !
Petit !
Petit ?
Petit ?
Qu'est-ce que vous faites là ?
Je viens... t'aider.
Arrêtez de me suivre !
Je vais te sortir de là.
Pitié !
Je suis là, cette fois. Prenez-moi.
Enfoiré !
À l'aide !
Je devrais y retourner. Je les ai laissés dans la mouise.
Tu délires ou quoi ? Rien à foutre ! Je les emmerde.
J'ai des dates à Reno, putain !
En réfléchissant
au sens de ce que je viens de lire,
le mot "leshanot" revient souvent.
Il signifie "changer", "se transformer".
C'est logique parce qu'aujourd'hui,
je suis censé devenir un homme.
Mais étonnamment,
on a tous, je crois,
des souvenirs dont on est plus fiers que d'autres.
C'est peut-être pour ça que le changement fait si peur.
Parce que ce qu'on aimerait laisser derrière nous...
- Bonjour, Mike. - Tu vas bien ?
Les rumeurs qu'on aimerait museler...
C'est son père... qui a mis le feu.
Les cauchemars dont on veut se réveiller...
Les souvenirs qu'on aimerait pouvoir changer...
Les secrets qu'on croit devoir garder...
C'est tout ça qu'on a du mal à quitter.
Les bons moments,
les images dans notre tête qui s'effacent le plus vite,
les parties de nous-mêmes qui semblent les plus faciles à perdre...
Peut-être que je ne veux pas les oublier.
Peut-être que si c'est de ça qu'il s'agit aujourd'hui,
j'en veux pas.
Merci, Stanley.
Aujourd'hui, je dois devenir un homme.
Mais je ne me sens pas différent.
Je sais que je suis un raté.
Et quoi qu'il arrive,
je le resterai toujours, putain.
Merci d'être venu, Stanley.
MORT DE DEUX TOXICOS DANS L'INCENDIE DE HARRISON AVENUE
Aide-nous !
Je t'en supplie, Mikey ! À l'aide !
T'aurais mieux fait de cramer.
Comme tes toxicos de parents.
Tu les vois ?
Bien croustillants.
Comme du poulet...
C'est un prêté pour un rendu.
Tu piges ? On est à la bibli.
Ça va ?
Non, ça va pas. Je viens de tuer un mec.
Je parlais à Mike.
Où est Bill ?
Bill, on est à la bibli. Tu es où ?
Il a pris un gamin.
Il l'a pris sous mes yeux !
Viens à la bibliothèque. On parlera du plan.
Non, je vais le tuer.
Je veux pas que vous vous fassiez
tuer avec moi.
Il va l'affronter tout seul.
Tout seul !
Il faut le groupe, sinon le rituel échoue.
C'est parce qu'on sera ensemble qu'il marchera.
Il t'a dit où il allait ?
S'il veut tuer Grippe-Sou, y a qu'un endroit où aller.
Là où le rituel doit être accompli.
Ça va pas nous plaire, je parie.
Non, arrêtez !
Tout ça, c'est à cause de moi.
C'est ma faute si vous êtes tous là.
Cette malédiction,
ce truc de merde vous ronge tous.
Ça a commencé à grandir quand je vous ai amenés aux Friches
car tout ce que je voulais, c'était retrouver...
Georgie.
Je vais entrer.
Je sais pas ce qui m'attend, mais je vous demande pas
de me suivre.
Ça tombe bien, nous non plus.
On n'était pas seuls à l'époque.
On ne sera pas seuls aujourd'hui.
Les Ratés restent groupés.
Quelqu'un veut dire quelque chose ?
Richie l'a très bien dit la dernière fois.
Ah bon ?
- "Je veux pas mourir" ? - Pas ça.
"Si on avait mesuré nos bites" ?
"Tuons ce clown de merde" ?
Tuons ce clown de merde !
Super, la déco !
Bip-bip, Richie.
C'est le sous-sol ?
Qu'est-ce que t'as ?
C'est pas bon signe, hein ?
À l'aide !
C'est Stan.
Ça peut pas être vrai.
DE RETOUR
Sans toi, je serais encore en vie.
DE RETOUR ENFIN
Richie, qu'est-ce qui m'arrive ?
Putain, c'est une blague !
Ça va ?
Ah, le voilà.
Enlève-moi ça !
Je veux rentrer.
Le couteau !
Putain, Eddie, le couteau !
Enlève-moi ça !
Le couteau !
Tout le monde va bien ?
Il aurait pu y passer ! T'en as conscience ?
Je vois plus rien !
Georgie est mort, le gamin est mort, Stanley est mort...
Tu veux que Richie meure aussi ?
Non, pas du tout.
S'il te plaît, m'en veux pas, Bill.
Mais je suis mort de trouille.
C'est ce que Ça veut.
Ne lui fais pas ce plaisir.
Que de souvenirs.
Tous mauvais.
Des eaux grises.
Merde. On y est !
C'est là que c'est arrivé.
Bevvie !
Bev, ça va ?
J'ai cru entendre...
C'est l'heure de couler !
Les copains ?
Allez quoi !
Revenez !
Me laissez pas seul ici.
Ça va ?
J'ai envie de chialer.
Et maintenant, on va où ?
Dans l'abysse, Ça se glisse.
Plus bas, il trouve la foi.
Dans l'abysse, Ça se glisse. Plus bas, il trouve la foi.
Il va bien ?
Au point où on en est, tout est relatif.
Y a quoi derrière ?
J'en sais rien. Personne le sait.
Arrête.
Rendez-vous en bas.
Attends !
Restez groupés.
J'y arriverai pas.
Vous avez vu ce qui s'est passé.
Je t'aurais laissé mourir. J'étais paralysé.
Si vous m'emmenez avec vous,
on va tous crever.
Passe.
Lâche ça, petit con.
Donne !
C'est bon.
Écoute.
T'as flippé, ça arrive.
Mais qui a tué un clown taré avant d'avoir 14 ans ?
Moi.
Qui a planté Bowers avec un couteau retiré de sa joue ?
Toujours moi.
Qui a épousé une femme qui fait 10 fois son IMC ?
Moi.
T'es plus courageux que tu crois.
Merci, Richie.
Désolé.
Tiens.
Prends-la.
Elle tue les monstres.
Vraiment ?
Oui.
Si tu y crois.
Merci, Bev.
Tout le monde va bien ?
Tu passes ?
C'est le seul moyen, par là. C'est là-dedans !
Par ici.
C'est étroit, mais on passe.
C'est là que Ça s'est caché.
Donc tout ça,
c'est sous Derry depuis... toujours ?
Pas depuis toujours.
Quelques millions d'années.
On ne peut attaquer Ça que sous sa véritable forme.
Le rituel l'a montré.
C'est quoi, sa véritable forme ?
Un petit chien ?
Un spitz nain ?
Je la ferme.
De la lumière.
Qu'il faut éteindre par les ténèbres.
Vos artéfacts.
Jetez-les dans le feu.
Le passé doit brûler avec le présent.
C'est le... bateau que j'ai fait avec
Georgie.
C'est
mon inhalateur.
Allez...
Une chose dont j'aurais jamais dû me séparer.
Une page de mon album de fin d'année.
Signée par une seule personne.
J'aurais sûrement mieux fait de l'oublier mais
impossible, je l'ai gardée dans mon portefeuille
pendant 27 ans.
Un jeton de la salle de jeux.
T'as apporté un jeton ?
C'est le but.
Ça va mettre un temps fou à brûler.
Comme ton inhalateur.
Arrêtez.
Et les fumées toxiques, le plastique...
Regarde bien, Bev.
Tu vois ?
C'est là que t'as eu Bowers.
La bataille de pierres.
Le jour où ces liens se sont tissés.
Ça brûlera pas non plus.
Attendez !
On allait oublier Stan.
Encore.
Donnons-nous la main.
Le rituel de Chüd.
C'est une lutte de volontés.
La 1re étape, c'était qu'on se retrouve.
La 2e,
qu'on rassemble nos objets.
C'est la dernière étape.
C'est quoi...
C'est quoi, putain ?
- Regardez pas ! - C'est les Lumières-Mortes ?
La lumière devient ténèbres. Répétez !
- Quoi ? - Répétez !
La lumière devient ténèbres !
Nipayahuwek !
La lumière devient ténèbres !
Nipayahuwek !
Nipayahuwek !
La lumière devient ténèbres ! On en est où ?
Continuez ! La lumière devient ténèbres !
Ça marche ? On a réussi ?
C'est dans le rituel ?
C'est normal ?
Continuez !
Continuez !
La lumière devient ténèbres !
- Ça va ? - J'entends rien !
Tout le monde va bien ?
Où est Mike ?
Je suis là !
On a réussi ?
On a mis les objets dans le truc. C'est bien, non ?
On a réussi, hein ?
Ça a marché, Mikey ? Ça a marché ?
Dis-leur pourquoi
ton rituel débile a pas marché.
Dis-leur que ce n'est qu'un...
Comment tu dis, Ed ?
"Gazebo" ?
Qu'est-ce qu'il raconte ?
Tu ne leur as pas montré la 4e face, n'est-ce pas ?
Tu ne voulais pas qu'ils sachent
ce qui est arrivé aux pauvres Shokopiwahs.
Putain, tu nous as encore menti ?
Ils croyaient pas qu'ils pouvaient le tuer, c'est pour ça !
Tu te fous de moi ?
- On l'a blessé. - Putain !
Tu fais chier !
Il fallait trouver quelque chose
pour qu'on se souvienne.
Pour qu'on croie !
Putain !
Les Lumières-Mortes ! Les regardez pas !
Pendant 27 ans,
j'ai rêvé de vous.
J'ai eu faim de vous.
Vous m'avez manqué !
Mike, recule !
J'ai attendu
que ce moment arrive !
Bouge, Mikey !
Je suis désolé, les gars.
C'est l'heure de flotter !
Lève-toi !
- Il est où ? - On va trouver la sortie.
- Merde ! - Il nous voit ?
Merde !
Putain, c'est pas vrai !
TRÈS EFFRAYANT
EFFRAYANT
PAS EFFRAYANT DU TOUT
On est coincés !
On va où ?
Putain !
On prend "Pas effrayant du tout" ?
Elles sont inversées. Il se fout de nous.
T'es sûr ?
- Suis-moi. - Certain ?
TRÈS EFFRAYANT
Où est ma chaussure ?
Putain ! Tu m'as dit de te suivre !
Il se fout pas de nous.
Prenons "Pas effrayant du tout" !
C'est bon. On y va.
Merde.
Il m'aura pas deux fois.
C'est un monstre, c'est sûr.
Fais-le s'asseoir.
Je vois clair dans ton jeu, chiennasse.
Il est plus là.
Attends.
Assis !
Il obéit !
C'est mimi.
- Bon chien. - Trop mimi.
Bon chien !
T'es un bon chien ?
La prochaine fois, c'est "Effrayant" direct.
Quelle prochaine fois ?
Je l'ai perdu, Billy.
Il est parti en flottant.
Je ne t'en v-veux pas.
C'est ta faute, tout ça, hein ?
T'étais pas vraiment malade, ce matin-là, hein ?
Non.
J'ai
fait semblant parce que je voulais pas jouer avec toi.
J'avais pas envie.
Tu as menti et je suis mort.
Tu as menti et je suis mort.
Tu as menti
et je suis mort !
C'est ma faute, Georgie. Ma faute.
C'était...
Menti et mort !
Tu as menti...
T'es là, petite merde ? Je te sens !
Tu sens comme Lois Lane.
C'est Johnny !
Toute cette réussite,
tous ces abdos,
mais au fond, il reste un gros, gros, gros raté
qui a toujours su qu'il mourrait tout seul.
Salope !
Beverly !
Bevvie !
Ouvre-moi, d'accord ?
Beverly, tu m'entends ?
Viens voir papa.
L'écoute pas !
Tu es toujours ma petite fille chérie ?
Beverly, je t'aime !
Ben ?
Tu es toujours ma petite fille chérie ?
Tu es toujours ma petite fille chérie ?
Plus maintenant !
Tes cheveux embrasent l'hiver
Braises de janvier
Là-bas...
Mon cœur...
Braises de janvier
Là-bas, mon cœur brûle aussi
C'était toi.
Tu mérites de mourir.
Tu étais le meilleur grand frère au
monde.
On a tué notre petit frère.
Il t'aimait.
Même si tu n'as pas voulu jouer un jour de pluie,
une seule fois,
c'est pas notre faute pour autant.
Et ça l'a jamais,
jamais
été.
Je t'ai manqué ?
Je sais ce que tu es.
Et j'ai pas peur.
Moi aussi, je sais ce que tu es.
Un fou.
Tronche de cake !
On joue à Action ou Vérité ?
La vérité ? T'es une pétasse.
C'est vrai !
Allez, danse ! Yippee-ki-yay, pauvre...
Elle tue les monstres.
Si tu y crois.
Si tu y crois.
Bip-bip, enfoiré !
Putain de merde !
Réveille-toi, Rich !
Te voilà !
Je crois que je l'ai eu !
Je crois que j'ai tué Ça !
Je l'ai tué pour de vrai...
Doucement !
Venez jouer, les Ratés !
C'est grave, faut le sortir de là.
Et comment on fait ?
Je l'ai presque tué.
Le lépreux.
J'avais les mains sur sa gorge.
Je l'ai senti étouffer.
Il rapetissait.
Il semblait si faible.
Il semblait-
il semblait si faible.
Les Shokopiwahs !
Toute créature doit respecter les lois de la forme qu'elle habite.
Les gars !
Il y a un passage. Par ici !
Le tunnel !
Il faut qu'il se fasse tout petit pour entrer dans la grotte.
En l'attirant là, on l'obligera à rapetisser.
Il faut qu'il rapetisse assez pour qu'on le tue.
Je le sens, vous puez la peur !
Allons-y, vite !
C'est étroit, attention !
Faut que je fasse une pause. Merci.
Richie, faut que je te dise un truc.
Quoi, mon pote ?
J'ai baisé ta mère.
Je vous tiens !
Sales petits enfants crasseux !
T'as un plan B ? On fait quoi ?
Vous mourez !
On peut le faire rapetisser autrement.
En le rabaissant.
Quoi ?
En le rabaissant !
Moi ? Rabaissé ?
Je suis la Dévoreuse des Mondes !
Pas pour nous.
T'es qu'un clown.
Une vieille dame faible.
La Dévoreuse des Mondes !
Un garçon sans tête !
Imposteur !
Un imitateur !
Un imitateur !
Une brute épaisse !
T'es qu'un clown de merde !
Un clown de merde !
Va te faire foutre !
Un lépreux !
Un clown !
Un tableau !
T'es qu'une momie toute pourrie !
Un clown !
Une momie pourrie !
Un clown tout seul, enfoiré !
Je suis la Dévoreuse des Mondes !
Je suis...
T'es qu'un clown.
Je suis la Dévoreuse des Mondes !
Un mime à la con !
Un clown !
Dévoreuse...
Un clown.
Avec un cœur qui bat de peur.
Regardez-moi ça !
Vous voilà
adultes, maintenant !
On a eu Grippe-Sou !
C'est fini.
Il est blessé, c'est tout. Faut le sortir de là.
Ça va aller. Faut le sortir de là.
Quoi ?
Il est mort.
Il faut y aller. Viens.
Faut y aller.
Allez, viens.
Faut y aller. Lâche-le.
On peut encore le sauver !
On peut encore le sauver !
- C'est trop tard ! - Lève-toi !
On peut encore le sauver !
Courez !
Je vais vous dire...
Eddie aurait détesté ça.
Quoi ? Qu'on se lave dans de l'eau croupie ?
Il aurait dit qu'on risquait de choper un streptocoque.
Mais il nous aurait fait rire.
Il aurait veillé sur nous.
Comme il l'a toujours fait.
Pas vrai, Richie ?
Merci.
J'ai pas mes lunettes, je sais pas qui vous êtes,
mais merci.
Je sais pas où elles sont.
Sérieusement ?
- Tes lunettes ? - Par là.
Dans ce coin-là ?
Je vois rien.
- Je les vois, là ! - Où ?
Regarde, là.
Regarde bien...
Vous les trouv...
Attendez.
Regardez...
Rien n'est éternel.
Si je rentre dans cet état,
ma mère va me tuer.
T'es parti depuis 24 h. Ta tronche est placardée partout.
Et ta gerbe pue plus que les chaussons de ta mère.
Ferme-la.
Les chaussons de ma mère sentent le pot-pourri, connard.
- Je crois pas, non. - Si !
Et t'en sais quoi, d'abord ?
On peut rentrer dans le calme ?
"Pot-pourri", c'est un mélange de trucs séchés.
- Comme ta mère. - Des mandarines et tout.
Et aussi de l'anis étoilé.
Il n'y a pas de bons ou de mauvais amis.
Il n'y a que ceux avec qui on a besoin d'être.
Ceux qui ont construit leur maison dans notre cœur.
Je viens aux nouvelles.
Pour voir si t'as appris à finir un livre.
Je viens de terminer le premier chapitre.
Et je crois
que je sais où je vais, cette fois.
Tant mieux.
Je peux te poser une question ?
Vas-y.
Pourquoi on n'oublie pas ?
Comme la dernière fois ?
Peut-être parce que Ça est mort.
Ou parce qu'on a davantage de bons souvenirs que de mauvais.
J'aime cette idée.
Tu fais quoi, alors ?
Tu quittes Derry ?
Je suis dans cette prison depuis 27 ans.
À voir seulement ce que Ça me montrait.
DEUX MORTS DANS UN INCENDIE UN ENFANT A SURVÉCU
Il est grand temps que je voie le ciel.
Vas-y, Mikey.
T'as eu la lettre ?
Quelle lettre ?
Tu comprendras tout de suite.
Attends, le courrier vient d'arriver.
On l'a tous reçue.
Patricia Uris ?
Lis-la.
Et appelle-moi.
Quand tu veux.
D'accord.
Je t'aime, mec.
Moi aussi, je t'aime.
À un de ces jours.
UNE HISTOIRE DU VIEUX DERRY
Chers Ratés,
Je sais ce que vous pensez, mais c'est pas une lettre d'adieu.
Vous vous demandez pourquoi j'ai fait ça.
Parce que je savais que j'avais trop peur d'y retourner.
Et si on était pas tous ensemble,
si tous les vivants n'étaient pas réunis,
je savais qu'on mourrait tous.
Alors, j'ai fait la seule chose logique,
je me suis retiré du jeu.
Est-ce que ça a marché ?
Si vous me lisez, vous connaissez la réponse.
J'ai eu peur toute ma vie.
Peur de ce qui allait arriver.
Peur de ce que j'abandonnais.
N'ayez pas peur.
Soyez celui que vous voulez être.
Soyez fiers.
T'as bien dormi ?
J'ai fait un rêve merveilleux.
Et si vous trouvez une personne qui mérite qu'on s'y attache,
ne la laissez jamais partir.
Suivez votre destin.
Peu importe où il vous mène.
Prenez cette lettre
comme une promesse.
Une promesse que je vous demande de faire.
À moi.
À nous tous.
Un serment.
En fait, quand on est un Raté,
on n'a rien à perdre.
Donc...
Soyez sincères.
Soyez courageux.
Faites front.
Ayez confiance.
Et surtout, n'oubliez jamais...
On est des Ratés.
Et on le restera toujours.
À LA MÉMOIRE DE NOTRE CHER WARREN APPLEBY
ÇA CHAPITRE 2
Sous-titres : Géraldine le Pelletier
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.