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Dans une heure, c'est fini.
Derni�re journ�e de boulot.
Retraite anticip�e. L'id�e n'est pas de moi.
Mais de mon toubib.
Une maladie du c�ur.
Une angine de poitrine, para�t-il.
Je m'habitue � l'id�e de dire adieu � mon insigne.
Aux 30 ans pass�s
� prot�ger et servir les citoyens, aux larmes,
au sang, � la peur et au triomphe que cet insigne repr�sente.
Je pense au tendre sourire d'Eileen,
aux steaks �pais et juteux qu'elle a achet�s aujourd'hui.
Je pense � l'affaire qu'il me reste � boucler.
Une petite fille est quelque part,
s�questr�e par un maniaque sexuel.
Putain, Hartigan !
Je te laisserai pas y aller, ils vont te buter.
Et ils vont me buter aussi.
Je t'aurai pr�venu.
L�che-moi, Bob.
Tu vas m'entra�ner avec toi.
Je suis ton co-�quipier.
Ils vont me buter aussi.
J'aime pas l'id�e.
J'appelle les renforts.
C'est �a.
On va attendre les bras crois�s,
que le fils Roark fasse ses salet�s.
C'est la quatri�me victime.
Nancy Callahan, 11 ans.
Il va la violer, la couper en morceaux.
Et les renforts, comme par hasard,
laisseront � Roark juste le temps de rentrer
chez son papa, le s�nateur.
Respire un bon coup, Hartigan.
Calme-toi et r�fl�chis un peu.
T'as bient�t 60 berges et le palpitant qui d�raille.
Tu sauveras personne.
Quelle conduite exemplaire !
Tu fais honneur � la police.
Eileen t'attend � la maison.
Pense � elle.
Apr�s tout, Bob,
t'as peut-�tre raison.
Enfin des paroles sens�es !
C'est con de se s�parer l�-dessus !
La retraite commence bien !
Nancy Callahan, 11 ans.
Elle est s�rement d�j� morte.
Tu as �t� tr�s gentille, Nancy.
Tu as �t� bien sage.
N'aie pas peur.
On va bient�t te ramener chez toi.
Mais avant...
on va te pr�senter quelqu'un.
Un monsieur tr�s gentil.
A mi-chemin vers l'entrep�t, la douleur me prend.
Une vilaine indigestion.
Du moins, je l'esp�re.
Je ne requiers qu'un furtif plaisir motoris�.
Au nom de vils frissons d'une dur�e limit�e, M. Schlubb,
vous engendrasseriez la col�re.
Burt Schlubb et Douglas Klump,
deux sp�cialistes en boulots glauques, qui se piquent d'�loquence.
La Jaguar que vous convoitez sottement, et momentan�ment sous notre garde,
reste la propri�t� du fils de...
Je dois agir discr�tement,
les neutraliser vite.
A la plus petite �raflure,
les cons�quences susnomm�es par moi tout r�cemment,
s'abattront assur�ment sur nous.
Respire.
Laisse ton c�ur ralentir.
Il ne ralentit pas.
Reprends-toi.
Elle a besoin de toi.
On s'en va, Benny.
Laisse-les un peu seuls.
Ils ont besoin d'intimit�.
Je te rejoins, Lenny.
Je veux m'assurer qu'ils s'aiment bien.
Il faudrait �tre une brute pour ne pas aimer une fille si adorable.
Tu dois �tre terroris�e.
Mais t'as rien � craindre.
On va juste bavarder gentiment.
C'est tout.
Une petite conversation, en t�te-�-t�te.
Tu vas pas chialer !
Le toubib t'a averti. Prends ton cachet.
Pas la peine d'�tre discret.
Plus maintenant.
Respire lentement, mon vieux. T'es pas encore un mec fini.
Tant qu'� faire, finis sur un coup d'�clat.
Il aime les entendre crier.
J'ai vu les visages tordus des victimes
la bouche ouverte, les yeux ronds.
Fig�s dans l'horreur du dernier instant.
Aucun cri.
J'arrive juste � temps ou beaucoup trop tard.
C'est rien.
Une �gratignure.
Rel�ve-toi.
Roark !
Rends-toi.
L�che la petite.
Tu peux rien contre moi, Hartigan.
Tu sais qui je suis.
Tu sais qui est mon p�re.
Tu peux pas m'arr�ter, sale flic !
Regarde-toi !
Tu peux m�me plus soulever ton flingue.
Si, je peux.
Ferme les yeux. Je veux pas que tu voies �a.
Allez, vas-y.
Je lui confisque ses armes.
Les deux.
C'est con de se s�parer l�-dessus.
Allez, aggrave pas ton cas.
M'oblige pas � te tuer.
Je vais tr�s bien.
Je p�te la forme.
Viens prendre ta racl�e !
Occupe-le.
Gagne du temps. Les renforts devraient pas tarder.
Assieds-toi
et ne bouge plus.
Je te tuerai s'il le faut.
Il faut qu'il oublie la petite.
La petite Nancy.
Il ne la tuera pas devant eux.
Rentre chez toi, Nancy.
Sauve-toi.
Ne l'�coute pas, il est fou.
Quel courage, Bob...
Tu bouges pas.
D'abord, tu me flingues dans le dos,
et apr�s, tu effraies une gamine.
Je sors mon calibre de secours
et je te flingue, �a t'apprendra.
T'as pas voulu qu'on s'arrange.
Assieds-toi
ou je t'explose la tronche.
T'es lent, tu m'auras pas.
Assieds-toi !
Tu m'auras pas.
Je finis par m'asseoir
comme il me l'a demand�.
J'entends les sir�nes approcher.
Elle est sauv�e.
Tout s'assombrit.
�a me d�range pas trop.
Je m'endors.
�a fait rien.
Elle est sauv�e.
Un vieil homme meurt.
Une petite fille vit.
Rien � dire.
Dis-moi que c'est pas vrai.
Ce qu'on dit sur toi et la petite.
C'est pas possible.
Si tu veux me revoir un jour,
dis quelque chose maintenant.
On a vos traces ADN en pagaille, le t�moignage de votre co-�quipier,
et six t�moignages oculaires qui se recoupent.
Et puis, il y a votre silence.
Je ferai de mon mieux mais pour moi, vous �tes fichu.
Hartigan, qu'est-ce qui te retient ?
Pourquoi tu la fermes ?
�a pue le coup mont�. Les gars sont de mon avis.
Je change votre bassin et je vous torche.
C'est mon boulot.
Mais me demandez pas d'�tre aimable.
Je sais ce que vous avez fait.
J'esp�re que vous moisirez en taule.
Bonsoir, inspecteur.
Il est inutile que je me pr�sente.
Vous lisez les journaux.
On est en p�riode �lectorale, vous avez vu ma photo.
Vous savez ce dont je suis capable.
Je vais m'occuper de votre cas.
Je ne vous ferai pas de cadeau.
Vous avez arrach� une oreille � mon fils.
Vous lui avez arrach� le bras,
et m�me ses bijoux de famille.
Il est dans le coma,
on ne sait pas s'il s'en tirera.
Mon gar�on.
Il aurait pu �tre le premier pr�sident de la famille
mais vous l'avez transform� en l�gume ch�tr�.
Vous avez d� vous sentir puissant.
Le pouvoir, ce n'est pas de porter un insigne ou une arme.
Le pouvoir, c'est le mensonge.
On ment et on se met le monde entier dans la poche.
Si les gens vous suivent en sachant que vous mentez,
vous les tenez par les couilles.
Disons qu'il y a...
500 personnes dans cet h�pital.
Je pourrais vous cribler de balles, on ne m'arr�terait pas.
Tout le monde me couvrirait. Les gens importants.
Sinon leurs mensonges, qui tiennent Sin City,
s'�crouleraient comme un ch�teau de cartes.
Mais je vous veux sur pied, en pleine forme.
J'ai m�me donn� de l'argent pour l'op�ration.
On va vous faire un c�ur tout neuf.
Vous vivrez tr�s vieux, comptez sur moi.
Vous serez accus�
de viol sur mineure, de tentative d'assassinat sur mon fils,
et vous passerez le reste de vos jours en prison, d�shonor�,
bris�,
seul.
Votre femme ?
Si vous lui parlez, elle meurt.
Comme tous ceux � qui vous direz la v�rit�.
Ils veulent pas que je t�moigne.
J'ai dit aux flics que tu m'as sauv�e, ils me prennent pour une folle.
Ils ont convaincu mes parents de m'�loigner.
Ils racontent des mensonges sur toi.
Je leur ai dit que tu m'avais sauv�e
mais ils refusent de voir si je suis toujours vierge.
Je suis encore vierge et vivante.
Gr�ce � toi.
Ils ont tout compris de travers.
La v�rit� n'a pas toujours sa place.
Tu sais ce qui s'est pass�.
C'est ce qui comptera pour moi.
Mais ne viens plus me voir.
Ils te tueront si tu viens me voir.
Plus de visites.
Ne m'�cris pas.
Ne prononce plus mon nom.
Tu peux m'emp�cher de venir mais pas de t'�crire.
Je signerai "Cordelia".
C'est une d�tective super d'un roman que j'ai lu.
Je t'�crirai toutes les semaines.
Toute la vie.
Si tu veux.
D�p�che-toi de rentrer.
Tu n'es pas en s�curit� ici.
Au revoir, Nancy.
Je t'aime.
John Hartigan.
Monsieur le flic incorruptible !
Qui applique le r�glement � la lettre !
Et qui se donne des grands airs.
T'as du m�rite d'avoir �t� int�gre
pendant tant d'ann�es sans que �a te joue des tours.
Mais voil� que �a te rattrape.
Et tu vas pas �tre d��u du voyage.
Je l'examine ? Il a pas l'air bien.
Il se porte comme un charme, Tammy.
T'as vu ?
Il p�te la forme !
Joli petit lot, Tammy, tu trouves pas ?
Je l'ai lou�e � la vieille ville.
Je voulais que tu voies ce que tu rates...
en taule. Tu m'entends, Hartigan ?
Arr�te de faire le con,
joue le jeu.
Je te la pr�terai.
T'as vu �a ?
Elle fait la tronche.
Tu la d�go�tes.
Elle est au courant, pour toi et la gosse.
Ce n'est que le prix que j'avais promis de payer.
On ne sauve pas une fillette
pour la jeter en p�ture aux chiens.
Pas moi, en tout cas.
Ils veulent des aveux. Ils peuvent se brosser.
Une lettre de Nancy m'attend en isolement cellulaire.
Elle signe Cordelia, comme elle l'avait promis.
Elle ne dit rien qui pourrait la trahir.
Je me dis qu'elle �crira un temps
et qu'elle retournera aux jeux de son �ge.
Mais chaque jeudi, une lettre arrive.
Quelle gosse adorable !
J'essaie de ne pas trembler quand j'ouvre ses lettres.
Elle est ma seule amie.
La fille que je n'ai jamais eue.
Ma ch�re Cordelia !
La petite Nancy Callahan.
Huit ann�es passent.
Arrive un jeudi matin o� je me l�ve,
excit� comme un gamin � No�l,
et je fixe du regard le sol de ma cellule de merde,
je m'aper�ois qu'il n'y a pas de lettre de Nancy.
Toujours pas de lettre, le jeudi suivant.
Elle va bien ?
Il lui est arriv� quelque chose ?
Toujours rien.
Voil� deux mois que je suis sans nouvelles.
Est-ce qu'ils l'ont trouv�e ? Et enlev�e ?
Mais non, c'est plus simple que �a, vieux con !
Fais le calcul. Nancy a 19 ans.
Tu croyais qu'elle t'�crirait toute la vie ?
C'est un miracle qu'elle l'ait fait jusque-l�.
Elle t'a oubli�, mon vieux.
Tu es seul.
Seul au monde.
Ce type sent tr�s mauvais.
La bouffe avari�e ou le cadavre laiss� dans la rue en plein �t�.
�a me donne envie de vomir.
Il a failli me d�foncer le cr�ne, le con.
Quand je reviens � moi, je la vois.
C'est les enveloppes que Nancy envoie.
Mais pas de lettre.
Un truc tout doux.
Qui n'a rien � foutre l�.
Un morceau de chair qui devrait �tre l'index droit
d'une jeune femme de 19 ans.
Comment ils l'ont retrouv�e ?
Elle qui �tait si prudente.
Elle ne donnait jamais de d�tails sur sa vie.
Je dois sortir d'ici.
Je dois l'aider.
Rien d'autre ne compte. Ni ma vie, ni mon orgueil.
Ils attendent toujours mes aveux.
T'as gagn�, Roark.
Je m'avoue vaincu.
Je r�ponds.
�a doit �tre Marv.
Il a le chic pour se foutre dans la merde.
Quoi ?
Hartigan, c'est vraiment toi !
Je m'y mets tout de suite.
Je serai l� � 10h, sans faute.
Lucille... Elle s'est donn� du mal pour moi.
Elle a failli me frapper quand j'ai refus� un avocat.
Quand j'ai plaid� coupable, elle m'a frapp�.
A mon avis, elle va recommencer.
Hartigan !
Putain !
On aurait dit qu'ils m'attendaient !
Ils sont pr�ts � tout pour n�gocier.
Ils ont la trouille, ils te laissent sortir
contre des aveux et des excuses. Ils r�vent, les mecs !
On va exiger la libert� sans conditions.
Et on leur colle un proc�s pour accusations mensong�res.
Tu seras disculp�. Et tu seras riche.
Tu as mal compris...
On sait tous qui t'a pi�g�. C'est Roark...
Tu t'es emball�e.
- On va se battre... - Te fatigue pas.
Il va rien comprendre.
Je veux avouer.
R�p�te !
Hartigan, � plat ventre devant les juges,
avoue en chialant qu'il a viol� la gosse ?
Non, �a colle pas.
Je vais dire que je suis un violeur d'enfants, un tordu.
Je ferai ce qu'ils voudront.
D'accord, sale con !
Finissons-en.
Je leur raconte tout ce qu'ils veulent entendre.
Je raconte que je suis un vieux satyre.
Je confirme tout ce qu'ils veulent.
Je t'aime, Nancy.
�a fait une trotte pour aller en ville.
Je t'emm�ne ?
Je te tournerai pas le dos.
La taule t'a rendu parano.
Il est pass� de l'eau sous les ponts. Putain !
Huit ans.
Oui.
Huit ans.
Si �a peut te consoler,
je m'en suis voulu apr�s coup.
Des nouvelles d'Eileen ?
Oui.
Elle s'est remari�e.
Il y a quatre ans.
Elle a deux gosses.
Je regrette, Jim.
Il faut pas.
Je suis content.
Eileen a toujours voulu des enfants.
Ce sera une bonne m�re.
Comme tu dis, Bob,
il est pass� de l'eau sous les ponts.
Apr�s avoir fait mes adieux � Bob,
je pars � la recherche du seul �tre humain qui me soit cher,
Nancy.
Comment ils ont su que c'�tait toi qui m'�crivais ?
Comment ils ont su qui tu �tais ?
Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
Pas un bruit.
Pas un signe de vie.
Roark a fait tout �a pour torturer un vieil homme ?
Comme on joue avec une mouche qui a les ailes arrach�es.
Qu'est-ce qu'il a fait � Nancy ?
Elle doit vivre le nez dans les bouquins.
Ni journal intime,
ni num�ros de t�l�phone, ni adresses.
Juste une pochette d'allumettes d'un bar minable.
C'est pas grand-chose
mais on la conna�t peut-�tre l�-bas.
Je fais fausse route.
Je vois mal Nancy avec cette bande de tocards.
Pourtant s'il y a la moindre piste
pour arriver � Nancy et ses ravisseurs, elle part d'ici.
Pardon, mademoiselle.
Vous pouvez m'aider ? Je cherche quelqu'un.
Par un froid pareil, on cherche tous quelqu'un.
Vous ne comprenez pas.
Elle s'appelle Nancy.
Regarde la sc�ne, p�lerin.
Elle s'�chauffe, c'est qu'un d�but.
La petite Nancy Callahan.
Elle a pouss�.
Elle s'est �toff�e.
Nancy Callahan,
19 ans.
Et moi qui m'attendais � une petite intello.
D'une timidit� maladive.
Elle m'a pas dit grand-chose sur elle
pendant ces huit ans.
Comment l'ont-ils retrouv�e ?
Soudain, je comprends.
Ils bluffaient.
Je les ai men�s jusqu'� elle.
Elle t'a pas encore rep�r�.
Fais demi-tour et va vers la sortie.
Attire cette ordure dehors,
arrange-toi pour le d�sarmer et tue-le.
T'es qu'un vicieux qui se rince l'�il.
Dans quelques instants, elle sera sauv�e.
Non, Nancy.
Tu ne me vois pas.
Tu ne me reconnais pas.
C'est trop long � expliquer, j'ai fait une grosse erreur.
Tu cours un grave danger. Il faut partir d'ici.
Tout ce que tu veux, Hartigan. Laisse-moi juste me changer.
Moi qui croyais que tu m'avais oubli�e.
Avec mes lettres d�biles.
Sans elles, j'aurais pas tenu.
Je me serais suicid�.
D�p�che-toi.
- Je vais conduire. - Pas question.
Elle marche qu'avec moi.
Et si �a se trouve, tu devras tirer sur quelqu'un.
Je n'ai pas d'arme.
Sous ton si�ge.
Il est charg� et il marche.
�a ira.
Je me suis exerc�e. Il part au quart de tour.
Hartigan,
je voulais te dire tellement de trucs.
T'as toujours �t� dans mes pens�es.
J'ai pass� des nuits � penser � toi.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Ne t'arr�te pas, Nancy !
Reste au milieu de la route.
Elle compte sur toi, vieux.
Qu'est-ce que tu fous ?
Prouve-lui que t'es pas fini.
Reste au milieu de la route !
C'est pas un mauvais tireur. Il est adroit
mais il est trop press�, il gaspille ses balles.
Il ne sait pas prendre son temps.
Vise lentement, regarde le d�mon dans les yeux.
Arr�te, faut v�rifier qu'il est mort.
Quoi ?
Arr�te-toi !
Je m'arr�te. V�rifier qu'il est mort.
Excuse-moi, j'ai paniqu�.
C'est pas grave.
Tu t'es bien d�brouill�e. Attends-moi ici.
Non, je veux venir avec toi.
Avec toi, il peut rien m'arriver.
S'il te pla�t.
Je veux venir.
Quelle puanteur !
J'en ai des haut-le-c�ur.
Son sang pue encore plus que lui.
Et il y en a partout.
Mais cet enfoir�
s'est volatilis�.
On arrive trop tard.
Les sir�nes.
Avant, j'aimais les entendre.
Il faut trouver une planque pour la nuit,
calmer Nancy et r�fl�chir � la suite des op�rations.
La puanteur nous colle au corps jusqu'au motel.
Je suis pass� chez toi.
La fen�tre �tait ouverte. Les pi�ces semblaient vides.
J'ai cru qu'on t'avait enlev�e.
Ma fen�tre ?
C'est le troisi�me cambriolage !
Je m'�tais jur� de te montrer comme j'�tais forte,
mais j'�tais aussi effray�e et sans d�fense qu'avant.
Je suis conne !
Assieds-toi.
�a te fera du bien de t'asseoir.
J'ai jamais su parler aux gens.
Je suis aussi dou� pour consoler une fille de 19 ans,
qu'un paralytique qui op�re un cerveau � la cl� � molette.
Il n'y a jamais eu que toi, Hartigan.
Pendant ces huit ans.
Tu dis �a parce que tu es sous le choc.
Tu es �puis�e. Il faut que tu dormes.
- Dors avec moi. - Arr�te, Nancy.
Huit ans.
Pourquoi je t'�crivais, � ton avis ?
Pas seulement par gratitude.
J'ai essay� d'aimer d'autres gar�ons.
J'y ai m�me cru une ou deux fois.
Mais j'�tais d�j� amoureuse...
de toi.
C'est pas seulement mal, c'est monstrueux !
T'es qu'une gamine !
Je t'aime.
Moi aussi, je t'aime.
De tout mon coeur.
Une douche froide. �a aide.
Non, Nancy.
Tu reconnais ma voix, Hartigan ?
Tu reconnais ma voix, sale flic de merde !
J'ai chang� mais je suis s�r que tu me reconnais.
Oui.
Je reconnais ta voix, Junior.
Tout a compl�tement foir�.
On m'a fait trahir ma seule amie
et je l'ai livr�e � un violeur que je croyais mort.
Je me suis fait avoir par un fils � papa !
Tout a foir�.
Klump. C'est moi.
Il faut passer prendre un cadavre.
Pr�parez les r�jouissances.
J'ai d�j� la fille, ducon !
Si vous merdez, je pr�viens mon p�re.
Je veux des instruments propres et aiguis�s.
Tout doit �tre parfait !
Je fais ce que je veux,
comme je veux, quand je veux !
Mon p�re, je l'aimerais si je le ha�ssais pas.
Il a d�pens� des fortunes en m�decins
pour qu'ils me remettent tout le matos entre les jambes.
Tout �a parce que le vioque
r�vait d'�tre grand-p�re.
Mais comme tu vois, il y a eu des effets secondaires.
Je me plains pas, je me suis �clat� pendant huit ans.
Et tu m'apportes ta ch�re Cordelia sur un plateau !
On se demandait qui t'�crivait. Elle laissait aucun indice.
Elle est maligne.
Et si jolie. Si jolie.
Un peu �g�e � mon go�t mais je ferai une exception.
Nancy ! Ne crie pas.
Quoi qu'il te fasse, ne crie pas.
Elle criera.
Je vais la dorloter toute la nuit,
tu mourras en sachant que c'est ta faute.
Elles ont toutes cri�, Hartigan.
Il y en a eu des dizaines.
Pendant huit ans, elles ont toutes cri�.
Et s'il y avait pas de voisins,
je te montrerais ce que je compte lui faire.
Ce sera un spectacle d'enfer !
Cette fois, �a y est.
Pas la peine de lutter.
Aucun espoir.
Aucune chance.
�a y est.
C'est la fin.
Tente ta chance, vieux.
Contracte ton cou.
La fen�tre. Il y a peut-�tre une alarme.
La fen�tre. Contracte ton cou.
Reste conscient.
Reste conscient.
Pas d'alarme.
Le verre. Coupe la corde.
Tu peux y arriver.
Tu peux y arriver.
Quitte � �tre incl�ment, je vous signale mon profond d�plaisir
quant � l'impulsivit� irr�fl�chie de votre choix
de voler une voiture si voyante et si peu pratique,
M. Schlubb.
Protestez tout votre so�l.
Mais reconnaissez la majest� phallique de ladite Ferrari.
Son moteur d'une puissance titanesque vrombit sous un capot d'�talon.
En relation avec notre mission,
voici l'interrogation que je vous soumets � pr�sent.
Dans ce v�hicule a�rodynamique
totalement d�pourvu de coffre,
bien qu'absolument bandant,
o� entreposerons-nous
notre cargaison fra�chement tr�pass�e ?
Une inqui�tude justifi�e.
Et clairement expos�e.
Mon sentiment de surprise confine � l'inqui�tude.
Dis-moi o� Roark les emm�ne ou je t'�gorge.
Et cause normalement !
La r�ponse que vous cherchez est rurale.
Et m�me agraire.
La ferme.
J'en sais assez.
Les flics ont ordre de rester � distance de la ferme des Roark.
Schlubb et Klump avaient tout pr�vu.
Si les choses se g�tent, je m'en servirai.
Je pr�f�re essayer d'�tre discret.
Discret et bien crade.
La voiture de Nancy.
A dix kilom�tres de la ferme.
"Elle marche qu'avec moi."
Brave petite !
Cet enfant de salaud a cal� et tu l'as pas aid�.
T'as pas mouft�. Je parie qu'il �tait furax.
Il a d� te mettre une bonne racl�e.
Mais t'as �t� forte. Quelques minutes de gagn�es.
Il y a encore un espoir, Nancy. Ne crie pas.
Je me gare loin de la ferme et je coupe par la for�t.
Je suis � mi-chemin quand �a me prend.
Mon coeur.
C'est impossible.
On m'a soign�.
Une mauvaise toux.
Je crache du sang.
�a n'a plus d'importance.
J'ai plus besoin de vivre tr�s longtemps.
C'est d�gueulasse
mais silencieux.
Je me ha�rai apr�s.
Tu fais qu'aggraver ton cas, petite p�tasse !
Tu crois que je suis fatigu� ?
C'est �a ? Tu crois que je me fatigue ?
C'est toi qui craqueras la premi�re. Tu vas craquer !
Tu me supplieras � genoux.
Tu crieras.
Oui, tu crieras, esp�ce de grosse salope !
Tu crieras !
Le fouet, c'est rien, tu sais !
C'est les pr�liminaires.
Hartigan avait raison.
Tu peux pas bander si je crie pas.
T'es minable !
Minable.
T'as tort de te foutre de moi comme �a.
�a me fait faire des trucs atroces !
Esp�ce de vieux con. Tu t'es pr�cipit�.
Merde !
J'y crois pas !
J'ai charg� tel Galaad, malgr� tout ce que j'ai dit.
T'es qu'un vieux con.
Je l'ai pas rat� !
Prends pas de risque, ach�ve-le.
Merci du conseil.
Laisse tomber.
C'est fini. L�che-la.
Dans tes r�ves, Hartigan !
Je vais d�sosser la femme de tes r�ves
juste sous tes yeux. Non, mais tu t'es vu ?
T'es dans les vapes. Tu peux m�me pas lever ton flingue.
Si, je peux.
Tu m'as fait une frayeur, mon vieux.
Nancy,
pardon.
Je me ferai pas avoir deux fois.
Je te r�gle ton compte
et place au spectacle !
Pr�pare-toi !
�a va faire mal.
Tu crois pas si bien dire.
Ducon !
Je lui confisque ses armes.
Les deux.
Huit longues ann�es,
esp�ce d'ordure !
A un moment, j'aplatis juste
de gros morceaux d'os humides sur le sol, alors j'arr�te.
Adieu, Junior.
Ce fut un plaisir.
J'ai pas cri�, Hartigan.
Pas une seule fois.
J'ai pas cri�.
Je sais, mon b�b�.
Tu t'es endurcie.
Quand on arrive � la voiture, Nancy ne tremble plus.
Elle s'est r�chauff�e.
Elle s'est ressaisie.
Merci d'avoir pris mon manteau.
Merci de tes petites attentions,
comme me sauver la vie...
deux fois.
Tu devrais y aller.
- Tu viens pas ? - Non.
J'attends mes amis.
Pour recueillir les indices.
Je vais faire �clater la v�rit�.
Je vais laver mon honneur.
Et je vais enfin faire foutre Roark en taule.
Je ne veux pas te perdre.
Pas maintenant.
Tu ne me perdras jamais, Nancy.
Nancy Callahan,
l'amour de ma vie.
C'est con de mentir.
J'esp�re qu'elle me pardonnera.
Envoyer Roark en taule ? Ben voyons !
Et pourquoi pas coller un pain � Dieu aussi ?
Pas un procureur n'acceptera de poursuivre Roark.
J'ai tu� son seul fils.
Sa lign�e s'arr�te.
Roark a perdu son h�ritier.
Il fera tout pour se venger.
Il s'en prendra � Nancy. Il la retrouvera.
Ce sera sans fin.
Elle sera toujours en danger
tant que je serai en vie.
Il n'y a qu'un moyen d'emp�cher �a.
Un vieil homme meurt,
une jeune femme vit.
Rien � dire.
Je t'aime, Nancy.
LE CLIENT A TOUJOURS RAISON
Elle frissonne dans la nuit. Derni�re feuille d'un arbre mort.
Je laisse r�sonner mes pas.
L'espace d'un instant, elle se raidit.
Une cigarette ?
Oui.
J'en prends une.
Les invit�s vous ennuient aussi ?
Je ne suis pas venu pour la soir�e.
Mais pour vous.
Je vous observe depuis des semaines.
Vous �tes la femme id�ale.
Ce n'est pas seulement votre visage,
votre silhouette,
ou votre voix.
Mais vos yeux.
Tout ce que je vois dans vos yeux.
Qu'est-ce que vous voyez ?
Je vois un calme fou.
Vous en avez assez de fuir.
Vous �tes pr�te � affronter votre destin.
� condition de ne pas �tre seule.
Je ne veux pas �tre seule.
Le vent se l�ve, �lectrique.
Elle est douce et ti�de, plus l�g�re que l'air.
Son parfum est une douce promesse qui m'�meut aux larmes.
Je lui dis que tout se passera bien.
Qu'elle n 'a rien � craindre, que je l'emm�nerai loin d'ici.
Je lui dis...
que je l'aime.
Le silencieux fait chuchoter l'arme.
Je la serre contre moi jusqu'� la fin.
Je ne saurai jamais ce qu'elle fuyait.
J'encaisserai son ch�que demain.
Maman, t'�nerve pas comme �a.
Non, conduire en ville, c'est pas plus dangereux qu'ailleurs.
Oui, c'est juste une fracture.
Le docteur dit que c'est Une bonne fracture, c'est rien.
Il suffit de conna�tre les bons coins � Sin City,
et on trouve
tout ce qu'on cherche.
Becky.
Une cigarette ?
Je t'embrasse, maman.
Quelque chose
ADIEUX SAUVAGES
La nuit est chaude comme l'enfer.
Une chambre pourrie dans un coin pourri d'une ville pourrie.
Je contemple une d�esse.
Elle me dit qu'elle me d�sire.
Je perds pas de temps � chercher d'o� vient ce bol.
Je te d�sire.
Tous les anges devraient avoir son odeur.
La femme parfaite.
La d�esse.
J'ai besoin de toi.
Goldie...
elle dit qu'elle s'appelle Goldie.
Trois heures apr�s, j'ai la t�te comme un compteur � gaz,
et je sens un truc qui me glace le bide.
Je comprends que Goldie est morte.
Aucune marque sur le corps.
Il faudrait lui prendre le pouls
ou voir que ses seins parfaits
ne bougent plus comme quand elle respirait.
Elle a �t� assassin�e alors que j'�tais l�,
allong� pr�s d'elle.
Aussi bourr� qu'elle.
Putain, Goldie !
Qui �tais-tu et qui voulait ta mort ?
Qui �tais-tu, ange de mis�ricorde
qui offrait la nuit de sa vie � un ex-taulard ?
Tu m'as s�rement pas choisi pour mon physique.
Pourquoi ce bar minable ?
Pourquoi t'as �t� gentille, Goldie ?
Les flics.
Bizarre qu'ils d�barquent d�j�,
alors que personne est au courant sauf le tueur et moi.
On les a pay�s grassement pour me cueillir.
Je vais pas faire dans la dentelle.
Pourquoi je suivrais d'autres r�gles que les miennes ?
Celui qui t'a tu�e me paiera �a, Goldie.
Police, ouvrez !
J'arrive.
Je sais pas pourquoi t'es morte, Goldie.
Je sais pas non plus comment.
Je t'avais jamais vue avant ce soir, mais t'as �t� sympa
au moment o� j'en avais besoin.
Quand je mettrai la main sur le tueur,
ce sera pas rapide et discret, comme pour toi.
Ce sera bruyant et bien crade. C'est plus mon genre.
Quand il fermera les yeux, l'enfer lui semblera un paradis
apr�s ce que je lui aurai fait.
Je t'aime, Goldie.
Claire ?
T'en fais pas, Lucille.
Je me suis ras� de trop pr�s.
T'as des bi�res dans le frigo ?
T'auras pas une goutte d'alcool.
D'ailleurs,
t'es venu pour autre chose, je me trompe ?
Tiens, �a te fait du bien.
Merci, t'es la meilleure.
Lucille est mon contr�leur judiciaire. �a me tue qu'elle soit gouine.
Avec ce corps, elle aurait les mecs � ses pieds.
Sa copine est psy, j'ai les cachets par elle.
Elle voulait m'analyser mais je l'ai trop fait flipper.
Je t'ai pas vu comme �a depuis longtemps.
J'ai cogn� des flics.
T'as tu� personne, au moins ?
Je crois pas,
mais je peux te dire qu'ils s'en souviendront.
Et je lui raconte quoi, au juge ?
Je vois pas comment tu peux rattraper le coup.
L�, je te parle pas d'une baston
ou d'un tar� avec son jerrycan, qui veut foutre le feu.
C'est s�rieux.
Calme-toi et reprends un cachet.
C'est pas le moment de se calmer !
Je vais me venger. Le sang va gicler sur les murs !
C'est reparti pour un tour, la gal�re !
La roulette russe !
C'est reparti !
J'ai pas le choix,
je suis pr�t pour la guerre.
La taule, c'est l'enfer. Tu vas choper la perp�tuit�.
L'enfer, c'est se lever le matin sans savoir ce qu'on fout l�.
C'est fini, l'enfer.
Il a fallu qu'une fille super se fasse tuer pour que je pige,
mais c'est fini.
Je sais ce que j'ai � faire.
Maintenant, Gladys. Ch�re Gladys !
Faut que je sois discret.
Maman a l'ou�e fine depuis qu'elle est aveugle.
Elle a touch� � rien dans ma chambre.
Elle fait toujours le m�nage, comme si je venais de partir.
A chaque fois, elle me force � rester dormir
et les odeurs du pass� me font chialer.
Super planque pour Gladys !
C'�tait le nom d'une bonne s�ur � l'�cole.
Elle a pas vol� son nom !
On prend le temps de se retrouver.
C'est toujours aussi bon.
Je lui parle de Goldie et du boulot � faire.
Marvin ?
C'est toi, mon biquet ?
Oui. Pardon, tu dormais ?
J'�tais trop inqui�te.
Des gens ont demand� apr�s toi. Des policiers.
C'est pour mon travail.
Je travaille de nuit maintenant.
Tu t'es ab�m� la figure ?
Je me suis coup� en me rasant.
C'est ta t�te qui te joue encore des tours ?
Je me suis pas senti aussi bien depuis des ann�es.
T'avais la trouille, hein Goldie ?
On voulait te tuer, tu le savais.
Alors, t'as �cum� les bars glauques
pour trouver une grosse brute, et tu m'as trouv�.
Je retrouverai l'enfoir� qui t'a tu�e
et il nous fera des adieux sauvages.
Il suffit de savoir o� chercher � Sin City
pour trouver son bonheur.
Tu reviens de Bagdad, avec ta pelure ?
Et ta gueule amoch�e !
D�gage !
C'est un nouveau, Marv. Il savait pas.
Le "Kadie's", j'aime bien ce rade.
Nancy se met tout juste � danser,
mais les mecs n'en peuvent d�j� plus.
J'en ai pass� des soir�es � baver devant Nancy,
au coude � coude avec des nazes comme moi.
Ce soir, je suis pas l� pour �a.
Je cherche un truc petit et velu.
Te sauve pas, Weevil. Je vais te faire une fleur.
Y a du bl� � prendre.
Va raconter que je passe mes nuits dans les bars.
Et que je chiale parce qu'on m'a pris Goldie.
Je te sers quoi, Marv ?
Un whisky et une bi�re, magne-toi !
D'accord, mon chou. Faut pas t'�nerver.
Les gens disent que Marv est cingl�.
Son probl�me, c'est juste qu'il s'est gour� de si�cle.
Il aurait �t� mieux sur un champ de bataille,
� brandir sa hache � la gueule d'un mec,
ou dans une ar�ne romaine,
� croiser le fer avec des gladiateurs.
Il aurait eu les plus belles femmes.
Finie la rigolade, ducon.
Bois ton verre.
Il est chouette, ton imperm�able.
C'est fini, les meurtres. Tu te fais vieux, enfoir�.
J'adore les hommes de main.
On peut les d�rouiller sans aucun remords.
Enl�ve-le.
Quoi ?
Tu voudrais pas tacher ton imper.
D'accord, je te le donne.
Vous �tes trop tocards pour avoir tu� Goldie.
Le type qui a fait �a,
il savait ce qu'il faisait.
Dis-moi qui t'a envoy�.
J'ai pas entendu de noms.
Il faut peut-�tre que je vise plus bas.
Si tu continues comme �a,
je vais me f�cher pour de bon.
C'est Telly.
C'est Telly Stern qui m'a appel�.
C'est le patron du "Triple Ace".
Merci encore.
Il se passe un truc bizarre.
Rien qu'un instant, flotte l'odeur ang�lique de ma Goldie.
Les cachets ne font plus effet.
Salaud !
Tu vas payer pour ce que tu m'as fait.
Tu veux discuter un peu ?
Combien on t'a pay� pour ce traquenard ?
Et pour le meurtre ?
C'est Connelly. Je me suis fait pi�ger.
Il parlera jamais.
Je sais pas ce que t'en penses, moi, je m'�clate !
Connelly a parl�.
Ils parlent tous.
Vous avez p�ch�, mon fils ?
Je veux pas vous retenir toute la nuit,
je me limiterai � la derni�re fourn�e.
Ces mains que vous voyez sont couvertes de sang.
Vous parlez au sens figur�.
Quand je veux savoir un truc,
je sors,
je trouve un type au courant et je pose ma question.
Je demande pas toujours gentiment.
Pour vous donner un exemple,
j'ai tu� trois types, ce soir.
Apr�s les avoir tortur�s.
Disons que je remonte la cha�ne alimentaire.
Les deux premiers �taient des petits poissons.
Mais c'est Connelly,
l'homme d'affaires, qui vous a mouchard�.
Seigneur ! Vous �tes dans la maison de Dieu.
Donnez-moi ce nom, bordel !
Roark.
Vous croyez que je vais avaler des conneries pareilles ?
C'est trop �norme.
Il y a une ferme � North Cross.
Tout se passe l�-bas.
Allez voir par vous-m�me.
Pendant que vous y �tes,
demandez-vous si une catin vaut la peine qu'on meure pour elle.
La peine qu'on meure,
la peine qu'on tue,
ou qu'on aille en enfer pour elle.
Amen.
Les cl�s du pr�tre sont celles d'une Mercedes.
Ou du moins ce qu'on fait passer pour une Mercedes, de nos jours.
Les voitures modernes ressemblent � des rasoirs �lectriques.
Goldie !
�a peut pas �tre Goldie.
Je peux m'en prendre qu'� moi-m�me si j'ai perdu les p�dales.
Je m'�clate tellement que j'ai oubli� mes cachets.
C'�tait pas Goldie.
Goldie est morte.
C'est pour �a que je fais tout ce que je fais.
Quand on est malade, il faut pas oublier ses cachets.
Ce machin glac�
rampe dans mes boyaux, signe qu'il me l�chera pas.
Cette ferme est un endroit glauque.
Des gens y sont morts,
et pas de mort naturelle.
J'ai pas envie de me battre.
Je t'en veux pas.
Tout doux.
J'allais quand m�me pas te tirer dessus, mon pote.
C'est ton ma�tre qui m'int�resse.
T'as du sang sur le museau,
je crois deviner ce que c'est.
Je cherche un truc par terre.
Gagn� !
C'est pas possible.
Je l'aurais entendu arriver.
Je suis aveugl�.
Pas un bruit.
Personne n'est si discret.
Sauf le type qui s'est gliss� � l'h�tel, l'autre nuit.
C'est toi,
esp�ce de salaud.
Tu l'as tu�e.
Tu as tu� Goldie.
J'ai tout g�ch�.
J'ai trouv� ton tueur mais il est trop fort.
Trop discret,
trop rapide,
un tueur-n�.
Pourquoi il m'a pas achev� ?
Il garde les t�tes.
Il mange le reste.
Il n'y a pas que le loup qui mange.
Le loup a droit aux restes,
les os.
C'est lui.
Il...
mange...
les gens.
Il les fait cuire comme des steaks.
Mets �a.
Comme des steaks.
C'est bient�t � nous.
�a va aller.
Respire � fond.
Regarde les t�tes accroch�es au mur.
Les t�tes sur le mur.
Quel enfoir� !
Il arr�tait pas de sourire...
il m'a forc�e � le regarder
sucer la chair accroch�e � mes doigts.
Il m'a forc�e � regarder.
Il m'a forc�e � regarder !
Putain, je fumerais bien une clope.
Les gonzesses !
Des fois, il suffit qu'elles chialent un bon coup
et elles sont � nouveau d'attaque.
Tu nous as foutus dans une belle merde.
Le mec qui est derri�re tout �a a des relations au plus haut niveau.
Tu as une piste ?
On m'a dit que c'�tait Roark qui tirait les ficelles.
Ils ont su que je surveillais la pute, presque avant moi.
Quelle pute ?
Celle qui t'obs�de,
qui est morte.
Goldie.
Je savais pas que c'�tait une pute.
�a change rien � l'affaire.
Mais je savais pas.
C'�tait une pute de luxe.
T'as pas d� t'ennuyer.
Tais-toi.
Une voiture.
Kevin !
J'ai juste un visage
et un nom.
On se reverra, Kevin.
On y va.
Ils ont fouill� la maison.
Ils viennent par ici.
Les ordures ! Je vais me les faire.
J'ai pas envie que tu nous fasses tuer.
Ne tirez pas, je vous en prie.
�coutez, je suis son contr�leur judiciaire.
Il est �vanoui
et d�sarm�.
Inutile de le tuer.
Commissaire, on a perdu sa trace.
Non, je suis l� !
Qu'est-ce qu'il est beau, ton imperm�able !
Je pense au flic que j'ai but� et � ce qu'il m'a dit.
J'�tais remont�, apr�s ce qu'il avait fait � Lucille.
J'ai pris tout mon temps pour ce fils de pute.
C'est quand il s'est vu...
en plusieurs morceaux, qu'il a dit...
juste un nom.
Patrick Henry Roark,
homme d'�glise.
Il aurait pu �tre pr�sident mais il sert Dieu.
Par la m�me occase, c'est le mec le plus puissant de l'�tat.
Il en a fait valser, des maires et des gouverneurs.
Il a m�me achet� � son fr�re un si�ge au S�nat.
Et voil� qu'il va se faire buter pour une pute !
Je m'habitue � l'id�e.
Plus �a va, plus �a me pla�t.
D'un coup, �a me p�te � la gueule !
Et si j'avais tort ?
Je suis un peu malade.
Je m'embrouille, des fois.
Et comme Lucille est morte, j'ai plus de cachets.
Et si je m'�tais fait un film ?
Si j'avais fini par devenir ce que les toubibs avaient dit ?
Un barge,
un tueur psychopathe ?
Pour tuer un homme, faut �tre s�r d'avoir raison.
Il faut que je sache.
La marchandise est en vitrine quand je retourne � la vieille ville.
Je pose des questions sur Goldie.
J'ai pas de r�ponses mais �a va venir.
Lucille a dit que Goldie �tait une pute.
Si c'est vrai,
elle a forc�ment des copines ici,
peut-�tre de la famille.
Tu peux pas �tre Goldie.
Goldie est morte.
Goldie.
Ouais, c'est �a !
J'ai pas bouff�, j'ai plus de cachets depuis plusieurs jours.
Normal que j'aie des visions !
Il est pas net !
Continue, Wendy.
Plus fort.
Minute ! Pourquoi elle t'appelle Wendy ?
Parce que c'est mon nom, primate !
Goldie �tait ma s�ur.
Ma s�ur jumelle.
C'�tait la sympa de la famille.
Goldie et les six autres,
elles sont o� ?
Qu'est-ce que tu leur as fait ?
T'es vraiment conne !
T'as bien regard� ma tronche ?
Tu crois qu'il y a beaucoup de nanas qui me laissent approcher ?
Pas une seule,
sauf Goldie.
Parce qu'elle pensait que je pouvais la prot�ger.
Les flics ont pas d� se fouler pour chercher vos copines !
Mais d�s que je suis devenu le bouc �missaire,
ils se sont point�s en fanfare.
Mais ils m'ont pas gaul�.
Et depuis, j'avance vers la v�rit� � coup de meurtres.
Alors, vas-y, ma jolie,
bute-moi maintenant
ou arr�te de me gonfler.
Fait chier !
Voil� une bonne chose de faite.
C'est quoi, ce bordel ?
Je l'avais attach�, c'est ma sp�cialit�.
Tu m'as �cout�e bien sagement
alors que tu pouvais me piquer mon flingue.
Bien s�r, mais je me doutais
que j'arriverais � t'amadouer.
En plus, je voulais pas te cogner.
Je frappe pas les femmes.
Il me faut des menottes.
Quel genre ?
Je fais la collection.
Donne-lui celles que t'as, Gail.
C'est Kevin, un m�me de la ferme, qui a tu� Goldie
mais c'est le cardinal Roark qui est derri�re tout �a.
�a para�t incroyable.
Pas tant que �a.
Goldie bossait pour le clerg�.
Je me prends cette grosse pi�ce du puzzle en pleine tronche.
Je suis trop con pour tout piger d'un coup, mais...
elle allume deux clopes et m'en file une.
Je go�te son rouge � l�vres,
et mon c�ur bat si fort que j'entends plus que �a.
Je veux la toucher
et go�ter encore une fois la sueur de Goldie.
Mais c'est pas Goldie.
Oui, �a ira.
Il me faut une dizaine de tuyaux en caoutchouc,
comme ceux-l�.
Et un rouleau de barbel� tranchant.
Une paire de gants sp�ciaux pour installer le barbel�.
On se prot�ge des cambrioleurs ?
Tu l'as dit, mon pote !
C'�tait ma s�ur,
c'est normal que je la venge.
Mais toi, pourquoi tu te mouilles autant pour une inconnue ?
Elle a �t� sympa avec moi.
Ce qu'elle m'a donn�, je savais pas que �a existait.
Je pouvais m�me pas
me payer une femme,
avec la gueule que j'ai.
J'oublie qu'elle est l� et je fais le vide.
L'heure de tuer approche, je dois me concentrer.
Je v�rifie la liste.
Tuyaux en caoutchouc, essence,
scie, gants, menottes,
barbel� tranchant, hache, Gladys,
et mes pognes.
On est tout pr�s, arr�te-toi.
D'accord, Marv.
Laisse le moteur en marche.
Si je suis pas l� dans vingt minutes,
tu d�gages d'ici vite fait.
Tue-le pour moi, Marv.
Fais-lui sa f�te.
Compte sur moi, Goldie.
Je parie qu'il va � la cuisine
se faire un petit casse-dalle,
et je devine � quoi.
Approche, petit con.
Il est dou�.
Tu peux pas faire mieux, salet� ?
C'est bien, viens plus pr�s. Je demande que �a.
Je t'ai eu, petite enflure. Tu fais moins le malin !
J'essaie de me calmer, d'�teindre le feu qui br�le mes poumons.
Mes muscles me promettent des douleurs en pagaille.
Laisse-moi l'achever.
C'�tait ma s�ur. Laisse-moi l'achever.
Je t'avais dit de pas venir, Wendy.
Mais je veux...
D�sol�, petite.
Je commence juste � lui r�gler son compte
et je veux pas que tu voies la suite.
Tu ferais des cauchemars.
Putain, je suis compl�tement vann�.
C'est pas la bagarre avec toi qui m'a claqu�.
Le plus crevant, c'est de scier et tout nouer.
�a a l'air de rien comme �a.
�a aurait �t� la boucherie
sans les tubes en caoutchouc pour faire les garrots.
Je reconnais
que �a a un peu gicl�.
Histoire d'embaumer l'air.
Pour faire rappliquer ton copain.
�a alors, quel hasard !
T'as vu qui est l� ?
C'est parti.
Gentil chien.
Pas un cri.
M�me quand le clebs le bouffe
et que Kevin a les boyaux �tal�s partout.
Pourtant cet enfoir� est encore vivant, il me fixe du regard.
M�me quand je le finis � la scie,
pas un cri.
J'appelle au "Kadie's" et dis � Nancy de m'attendre chez elle.
Elle accepte, comme toujours.
Salut, Nancy. T'as de la bi�re ?
Bien s�r, Marv. C'est qui, cette beaut� ?
Nancy ferait � peu pr�s n'importe quoi pour moi.
Il y a un an, j'ai explos� la gueule d'un �tudiant qui l'avait tabass�e.
�a me met les nerfs, les mecs qui frappent les gonzesses.
Qu'est-ce que je fais d'elle ?
Le mieux, c'est que tu l'emm�nes � Sacred Oaks.
Et toi, tu vas quitter la ville ?
T'es dingue ? Je me plais bien, ici.
Je fauche un taxi
et je roule lentement pour pas attirer l'attention.
Mon cerveau se d�gage. Je commence � y voir clair.
J'ai une dette envers toi, Goldie.
Et je vais la payer.
Si en m'attaquant � Roark, je signe mon arr�t de mort,
je m'en fous, je cr�verai content d'avoir au moins r�ussi �a.
Silence total. L'objectif n'est pas en vue.
Bien, ouvrez l'�il.
Kevin ?
Du moins ce qu'il en reste.
Le chien a bouff� le corps.
Mon Dieu !
Vous �tes un monstre !
Vous �tes un d�mon !
Si tu cries, je te cr�ve.
Il avait une voix d'ange,
mais il ne parlait qu'� moi.
Et maintenant, il est mort � cause d'une sale pute.
Vous avez tort de parler de Goldie comme �a
quand je suis l�.
Quand il est venu me voir,
c'�tait un gar�on tourment�.
Rong� par la culpabilit�.
J'ai tent� de le raisonner,
mais manger ces femmes l'emplissait d'une lumi�re blanche.
En larmes, il m'a jur�
qu'il sentait la main de notre Dieu tout-puissant.
Que savez-vous de tout �a ?
Je sais que c'est dingue de bouffer les gens.
Il ne se contentait pas de manger les corps.
Il mangeait les �mes.
Et je me joignais � lui.
C'�taient toutes des putains.
Les gens s'en fichaient.
Personne ne les r�clamait.
Et puis votre...
Goldie a failli tout g�cher.
Elle se montrait en public.
Et elle vous a rencontr�.
Vous tombiez � pic.
Vous aviez tabass� un type, ce soir-l�.
Elle avait choisi la brute de service !
Kevin l'a tu�e.
Je vous ai envoy� la police
mais vous avez ripost�.
Impossible de vous arr�ter.
A pr�sent, il est mort et vous �tes ici...
pour m'�liminer.
Cela vous ferait-il plaisir, mon fils ?
De tuer un vieux con sans d�fense.
De te tuer ? Non.
Aucun plaisir.
Mais avant de te tuer,
je compte bien m'�clater.
Kevin,
on rentre � la maison.
Maintenant, tu peux crier.
C'est g�nial, Goldie. Mieux que ce que je t'avais promis.
Quand il fermera les yeux, l'enfer lui semblera
un paradis apr�s ce que je lui aurai fait.
Pas un geste !
Quelle horreur !
Les br�les !
Ils auraient d� viser la t�te. Histoire d'�tre s�rs de me tuer.
C'est d�bile, on sait tous comment �a va finir.
Mais ils font leur boulot machinalement. Quelle perte de temps !
Pendant des mois, je respire et je mange avec des tuyaux.
Toutes les nuits, j'attends que quelqu'un vienne m'achever.
Et je finis par piger que �a va pas �tre si simple.
Je suis pas lev� depuis dix minutes
quand les flics me tombent dessus.
Ils posent pas de questions.
Ils me d�rouillent pendant des heures
et me tendent des aveux �crits.
A chaque fois, je crache dessus
et je me marre � l'id�e qu'ils doivent les r�imprimer.
Et puis, arrive ce tocard de substitut du procureur
qui coupe l'enregistrement et me dit
que si je signe pas, ils tueront ma m�re.
Je lui p�te le bras en trois et je signe.
A partir de l�, c'est la mascarade d'usage.
Ils me collent tout sur le dos.
Les mecs que j'ai tu�s,
mais aussi Lucille et les filles que Roark et Kevin ont bouff�es.
M�me Goldie.
Quand la juge rend le verdict, on croirait l'apocalypse.
Bient�t minuit, je vais mourir dans quelques heures,
et j'ai ma premi�re surprise en dix-huit mois.
Ma seule visite.
Je m'�tais pr�par� � tout sauf � ce parfum.
Je lui en ai mis plein la gueule, hein Goldie ?
Pardon, Wendy.
Je m'embrouille encore.
Je m'attendais pas � te voir.
Tu peux m'appeler Goldie.
Tous les anges devraient avoir son odeur.
La femme parfaite.
La d�esse.
Goldie,
elle dit qu'elle s'appelle Goldie.
Pour mon dernier repas, j'ai droit � un steak correct.
Et m�me une bi�re.
La derni�re, je l'avais bue chez Nancy.
Ils me rasent le cr�ne, ils me foutent un casque
et se mettent au boulot.
C'est pas trop t�t, si vous voulez mon avis.
"M�me si je marche dans un ravin d'ombre..."
Abr�gez, j'ai pas que �a � foutre !
Vous l'avez entendu. Allez-y.
Vous pouvez pas faire mieux, bande de tarlouzes ?
C'est fini.
LE GRAND CARNAGE
Laisse tomber !
Tu peux tambouriner toute la nuit,
je pr�f�re crever que de t'ouvrir.
J'en reviens pas que tu me fasses �a, � moi.
Apr�s ce qu'on a v�cu tous les deux.
Je t'ai pas marqu�e, on dirait ?
Si, beaucoup.
Et le client donne z�ro pourboire aux serveuses
qui ont la gueule pleine de bleus.
Je vois que tu es f�ch�e
et je te pardonne sans que tu me le demandes.
Il y a une marge entre s'engueuler avec son mec
et voir qu'on s'est fait baratiner par une pauvre tache
qui est mari�, et qui fait la foire d�s qu'il picole,
ce qui arrive trop souvent !
Surtout quand la tache en question
doit frapper les nanas pour sentir qu'il a des couilles.
T'es cruelle, Shellie.
Je comprends que tu te fasses d�sirer,
mais laisse mes couilles o� elles sont.
Me faire d�sirer, moi ? Tu r�ves !
Tu devrais te faire aider, Jackie-Boy.
Par un psy !
Fais-toi aider.
Et va te faire foutre.
Ouvre-moi cette porte.
Vas-y, ouvre-lui, Shellie.
Je m'en occupe.
Ouvre la porte
et tu verras que tu m'as mal jug�.
Fais-lui plaisir, Shellie. Je suis pr�t � le recevoir.
Non, s'il te voit avec moi. Tu sais pas de quoi il est capable.
Ce guignol est compl�tement bourr�.
Et il est venu avec quatre potes
qui sont dans le m�me �tat que lui.
Je jurerais qu'il y a quelqu'un avec toi.
Quelqu'un ?
Jackie-Boy, c'est une vraie orgie africaine !
Je suis pas raciste.
Il y a toute l'�quipe de basket de Basin City.
Tu te sens de taille � lutter ?
Tu me fais marcher, mon b�b�.
D'ailleurs, certains de mes meilleurs amis...
Mais tu commences � me taper sur le syst�me.
T'es l� � me gueuler dessus,
du coup, j'ose pas te faire remarquer
que j'explose ta porte, quand je veux.
Tu sais de quoi je suis capable.
Pas vrai ?
C'est bon !
Faites comme chez vous.
T'as amen� toute la bande ?
Ils ont rien � foutre de leurs vies, ces glands ?
Tu vas adorer mon id�e.
Tu vas appeler tes copines qui bossent au "Kadie's".
On va faire la tourn�e des bars tous ensemble,
�a va �tre super.
J'appellerai personne.
C'est une chemise d'homme
et je sais qu'elle est pas � moi.
Tout ton corps pue le sexe, je le sens bien.
Tu t'es envoy�e en l'air avec un autre mec, ce soir.
- Qui c'est ? - Superman.
Il s'est envol� par la fen�tre d�s qu'il t'a entendu arriver,
tellement il a eu peur de toi.
Tu crois que j'ai un c�ur de pierre ?
Si tu veux me frapper,
vas-y, qu'on en finisse, pauvre malade.
Tu remets �a ! Tu racontes encore tes bobards
devant mes amis.
J'ai jamais frapp� une femme de ma vie.
Bien jou� !
T'es vraiment une ordure !
Un l�che !
On est venus l� pour se marrer.
Je vais pisser.
C'est con que tu sois pas pass� plus t�t,
je t'aurais pr�sent� mon mec.
T'aurais vu � quoi �a ressemble, un homme.
Tu remets �a !
Toujours apr�s mes couilles !
Mais je te pardonne.
J'ai bon fond.
Il a bon fond.
Mais il a un caract�re de merde.
T'as eu tort de l'engueuler comme �a.
Moi, par contre, j'ai tr�s bon caract�re.
Me touche pas avec tes sales pattes ou je te coupe la bite.
Je suis pr�venu !
Tu vas pas sortir dans cette tenue ?
C'est trop dangereux.
Et puis, t'as des coups de fil � passer.
H�, ch�rie ! Je t'entends pas t�l�phoner.
R�ponds !
Salut.
Je suis le mec de Shellie et j'ai les nerfs.
Si tu parles encore une fois � Shellie,
ou si tu penses seulement son nom,
je veillerai � ce que tu puisses plus satisfaire aucune femme.
Tu fais une grosse erreur.
Une grosse erreur.
Tu crois ?
C'est plut�t toi qui as fait une grosse erreur.
T'as pas tir� la chasse.
Les mecs,
on l�ve le camp.
Posez pas de questions.
Ex�cution !
Qu'est-ce que t'as fait ?
Je lui ai mis le nez dans son caca.
Je crois qu'il te foutra la paix.
Il t'a fait mal ?
J'ai connu pire.
Dwight,
c'�tait il y a longtemps.
Avant que tu te pointes avec ta nouvelle t�te.
Parce que j'avais piti� de lui.
Et juste un soir.
Des fois, je suis un peu conne.
C'est pour �a qu'on a couch� ensemble,
alors je peux pas t'en vouloir.
Ce type,
c'est un danger public.
Il va tuer des gens si je l'arr�te pas.
Je t'appelle.
Non, reviens.
J'ai pas compris ce qu'elle a cri�
� cause du bruit de l'h�lico de la police.
J'ai cru entendre "tue-les" mais j'en suis pas s�r.
C'est vrai que je risque gros,
mais je peux pas laisser Jackie-Boy et ses potes
partir dans la nature.
Cette bande de rapaces est assoiff�e de sang.
Le sang d'une femme.
Putain, Dwight.
T'es con.
T'es vraiment con.
Je coupe par le parc pour cueillir Jackie-Boy
qui fonce vers la colline.
Moi aussi, je fonce.
Le meilleur moyen de se faire remarquer.
M�me avec ma nouvelle t�te, j'ai des empreintes
qui m�nent droit � la chambre � gaz,
et j'ai pas int�r�t � me faire remarquer.
J'ai pas assez de liquide sur moi pour acheter ce flic,
et puis, si �a se trouve, c'est un mec honn�te.
Est-ce que je m'arr�te pour discuter,
ou je risque le tout pour le tout, et je le flingue ?
C'est alors que Jackie-Boy me sauve la mise.
Fais gaffe !
On a les flics au cul !
Pas pour longtemps. Ils nous suivront pas l�-bas.
J'ai le ventre qui se noue.
Jackie-Boy se dirige droit
vers la vieille ville.
Le flic coupe sa sir�ne.
Il fait pas la loi dans la vieille ville.
Les filles sont chez elles,
belles et sans piti�.
Si t'as du fric et que tu joues le jeu, elles r�alisent tes r�ves.
Si tu les contraries,
t'es un homme mort.
Le flic s'est envol� !
J'avais pas raison ?
T'as toujours raison, Jack.
On met pas ta parole en doute.
Mais je sais ce que font ces filles.
Aux mecs qui sont pas r�glo.
Mais nous, on est r�glo !
Monte, ch�rie. Je te d�pose.
Mon chou, je bosse le jour,
je suis vraiment crev�e.
Et puis les groupes, c'est pas mon truc.
Monte, on va juste causer. Ce sera sympa.
Causer, c'est pas mon truc non plus.
Ma belle,
je viens de me taper une journ�e de merde.
J'en ai pris plein la tronche.
Alors, me faire jeter par une pute
quand j'ai du fric gagn� honn�tement pour la payer...
Il y a des limites � ce qu'un homme peut endurer.
Va � "l'Alamo" sur Dylan Street.
Confonds pas avec "l'Amigo".
"L'Amigo" est un bar � p�d�s.
�a te fait marrer de m'humilier comme �a,
alors que je t'ai rien fait ?
Tu vas pas plus loin, Dwight.
Ces glands se sont amen�s avec un flic au cul.
On contr�le la situation.
T'es aux premi�res loges.
Pas la peine de discuter avec elle.
Les filles font la loi.
Ta serveuse va bien ?
Tu sais, la pipelette.
C'est pas le moment, Gail.
T'es tendu, dis donc !
C'est �a ton probl�me, tu t'inqui�tes pour un rien.
Et tu baises des p�tasses.
Depuis peu.
Putain, Gail, l�che-moi avec �a.
Les nazes qui sont l�-bas,
c'est des potes de la serveuse ?
Il y en a un qui le croit.
Il a p�t� un c�ble.
J'avais peur qu'il s'en prenne aux filles.
Les pauvres petites ch�ries !
Un carnage se pr�pare � quelques m�tres de nous,
pourtant j'ai du mal � la quitter des yeux.
Les filles savent se d�fendre, Lancelot.
Un seul faux pas et ces types verront
de quoi Miho est capable.
Elle meurt d'envie de s'entra�ner.
Elle oriente mon regard vers une f�e juch�e au bord du toit.
Mortelle petite Miho.
Tu fais fausse route, cow-boy.
Fais demi-tour, �a vaut mieux pour toi et tes copains.
T'es une petite impertinente.
Je suis pas s�r que tu sois en position de me menacer.
Le pi�ge est tendu,
pr�t � fonctionner.
Et apr�s ? C'est des ordures. Ils ne l'auront pas vol�.
Pourtant, je sens qu'il y a un truc qui cloche.
Je crois qu'ils ont tu� personne.
Ils ont d�conn� chez Shellie,
mais ils ont tu� personne.
Et �a risque pas d'arriver.
Pourquoi �a me d�range ?
C'est un truc que Shellie a dit. Je me rappelle plus.
D'accord, j'ai eu tort de m'�nerver.
J'ai un peu tout foir�.
T'es foireux.
Arr�te de chercher une femme. Va plut�t dormir.
Tu pourrais pas assurer, dans ton �tat.
Elle dit que t'as pas de couilles.
Tu veux les voir ?
Tu veux que je te les montre ?
J'en ai vu de toutes les formes et de toutes les tailles.
Et celui-l�, tu l'as vu ?
Monte.
Mon chou,
tu viens de faire la connerie de ta vie.
C'est n'importe quoi !
Comme �a, sans raison.
Allez ! Vas-y !
Il a le dessus.
Il a que dalle.
Il est mort. Il est trop con pour le savoir.
Je fais ce que je veux de toi.
C'est la fin de ta carri�re, sale pute !
Tu vas me le payer.
Fais gaffe o� tu marches.
A�e !
C'est pas marrant.
Riez pas. J'ai des amis haut plac�s.
Vous allez tous crever.
Arr�te, elle joue avec toi.
T'aggraves ton cas.
Ta gueule !
Tire pas. Elle a bouch� le canon.
Je t'ai dit de la fermer.
Je vois plus rien.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je vois plus rien.
J'entends plus rien.
�a suffit, Miho, ach�ve-le.
Oui. Fais vite.
Elle lui tranche la t�te � moiti�.
Et le transforme en distributeur de bonbons "Pez".
Apr�s, on se met au boulot.
Elles alignent les corps, leur font les poches,
se partagent le fric qu'elles trouvent.
Je m'occupe de Jackie-Boy. Son portefeuille est plein � craquer.
Mastercard, Discover, American Express Platine,
et 300 dollars en billets de 20
que je suis pas tr�s fier de garder pour moi.
Et puis, une bombe atomique.
Jackie-Boy,
esp�ce de fils de pute !
L'h�lico faisait trop de bruit, j'ai pas compris.
J'ai cru qu'elle disait "tue-les",
elle disait "poulet".
Inspecteur de police Jack Rafferty.
Surnomm� "Jack de Fer".
Fallait qu'on tombe sur un h�ros !
La tr�ve fragile tient depuis des ann�es.
Les flics touchent une part du g�teau et profitent des filles gratos.
Les filles se font justice elles-m�mes.
Elles d�fendent leur territoire.
Si un flic veut autre chose que du cul, elles l'envoient bouler.
Mais il en sort vivant.
C'est la r�gle.
La condition de la tr�ve.
Les flics ne rentrent pas.
Les filles se prot�gent des macs et de la mafia.
La vieille ville ne sera plus prot�g�e. Il y aura la guerre.
Le sang coulera � flots dans les rues.
Le sang des femmes.
Les flics. La mafia.
�a va redevenir comme avant !
Pas question !
On est arm�es.
On combattra les flics, la mafia,
et tous ceux qui nous tomberont dessus.
- On fera la guerre. - C'est perdu d'avance.
Il me faut une bagnole.
Avec un toit amovible et un moteur correct.
Je vais les planquer.
Tu oublies qu'un flic les a suivis jusqu'ici.
Les flics savent que Rafferty est ici.
Ils vont draguer la rivi�re, les �gouts.
Ils les trouveront et on paiera.
J'irai au marais. Les flics iront pas l�-bas.
Range ce flingue ou je te frappe.
Tu te prends pour qui, c'est toi qui commandes ?
T'as eu ce que tu voulais de nous.
La ferme, Gail.
T'as eu ce que tu voulais de moi, et t'es parti...
pour sauter ta serveuse.
Et tu reviens foutre la merde.
Miho se glisse derri�re moi.
Un signe de Gail et je suis mort.
Il y a des barrages partout. Tu vas te faire choper.
On en bavera comme au bon vieux temps.
Les macs, les coups, la drogue, les viols.
Pour l'instant, il n'y a aucun barrage. Donne-moi une bagnole.
Si je me plante, t'auras ta guerre.
Vire-moi ce flingue tout de suite.
Salaud !
J'avais oubli� que tu �tais rapide.
Ma guerri�re.
J'ai l'impression qu'elle m'arrache la t�te
en �crasant violemment ma bouche sur la sienne.
Elle fait voler en �clats la vie terne que je m�ne
depuis cette nuit ardente o� je l'ai poss�d�e.
Une bagnole avec un moteur correct
et surtout avec un grand coffre.
Je t'aimerai toujours, ma belle.
Toujours.
Et jamais.
D'o� sort cette poubelle ?
Regardez-moi ce coffre ! On les casera pas tous.
Gail ?
Si t'as plus besoin de moi, je peux rentrer ?
Tout ce sang m'a donn� envie de gerber.
Oui, Becky. Rentre chez toi.
Tu parles � personne,
m�me pas � ta m�re.
On pourra jamais tous les caser.
Pas comme �a, en tout cas.
Miho.
S�che-toi les cheveux en arrivant.
Sinon tu vas t'enrhumer.
Becky ! Gail t'a dit, pas d'appels.
Je veux juste parler � ma m�re. Je lui dirai rien.
Surtout, dites rien � Gail.
Bonsoir, maman.
Pas fut�es, les gonzesses !
Qu'est-ce qui leur a pris de me coller une caisse aussi pourrie ?
On avait d�j� tellement de mal � fermer le coffre
qu'on a d� mettre Jackie-Boy sur le si�ge avant,
comme �a, tout le monde peut le voir.
Vas-y.
Pique-lui une clope.
�a te fera du bien.
Je t'y prends � fumer, mon pote !
Ferme ta gueule, Jackie-Boy.
Tu es mort.
Tout �a, c'est dans ma t�te, ferme ta gueule.
�a en dit long sur ton �tat, tu crois pas ?
T'entends des voix, maintenant.
T'es � bout de nerfs.
Du coup, tu refumes.
Tu le sais tr�s bien.
On n'arr�te jamais vraiment.
Un fumeur reste un fumeur
dans les moments difficiles,
et l�, c'est le cas...
Je vais tr�s bien, ferme-la.
T'as vu �a ?
Ces putes se sont bien foutu de toi.
Si tu tombes en panne,
t'appelles une d�panneuse ?
T'es vraiment un pigeon.
T'arriveras jamais au marais.
Tu vas la fermer ?
J'y arriverai.
Pour �a, il faudrait que tu regardes la route !
Attention !
Si t'avais �t� flic, on aurait fait un duo d'enfer !
Ta gueule !
Putain, t'es bais�, mon pote. C'est fini pour toi.
L�che le morceau.
Tu flottes comme une merde dans les chiottes.
Tu piques du nez dans la cuvette.
C'est fini pour toi.
On a tir� la chasse.
J'ai plus la force de lui dire de la fermer.
Bien s�r que c'est un branleur.
Bien s�r qu'il est mort.
Bien s�r que j'imagine qu'il me parle.
N'emp�che que cet enfoir� a raison sur toute la ligne.
J'ai aucune chance de semer ce flic.
Surtout avec ce tas de boue.
Garez-vous !
Le tout, c'est de savoir si je le bute ou pas.
C'est d�licat.
C'est s�rement un flic honn�te, un brave type
avec une baraque � payer, une femme et plein de gosses.
Ma main bouge toute seule,
elle sort un de mes flingues de ma poche.
Je sais pas quoi faire.
Arr�te-toi. Tu vas nous l'�nerver.
Comme tu voudras.
Votre ami,
il a un coup dans le nez ?
C'est moi, le conducteur d�sign�.
Votre feu arri�re est cass�.
Bon, �a ira pour cette fois.
Et maintenant ?
Je tombe en panne d'essence � 500 m�tres du marais.
Je finis en poussant la Thunderbird.
Dans quelques minutes, tout sera fini.
Jackie-Boy s'enfoncera dans le marais d'asphalte.
Je prendrai un train � Sacred Oaks et je rentrerai chez moi...
Pose pas de questions, Dallas.
Je veux voir personne dans les rues.
On est consign�es. Pas de sexe dans la vieille ville.
Pas ce soir.
Ne lutte pas.
Tu te ferais du mal.
Votre cause est perdue. Nous savons tout.
Le corps de l'inspecteur Rafferty sera bient�t entre nos mains.
La tr�ve entre tes prostitu�es et la police volera en �clats.
Il y aura des arrestations, il y aura des morts.
Mon employeur s'emparera de ce qui restera de ce quartier.
Vous serez toutes des esclaves.
Ceci est in�luctable.
Mais tu as le pouvoir
d'�pargner un grand nombre de vies
en facilitant le processus de transition
et en n�gociant les termes de la reddition
de la vieille ville.
Esp�ce d'enfoir� ! Je te reconnais.
J'ai eu affaire � tes amis, autrefois.
La lie de Sin City.
Je sers un nouveau ma�tre.
Bient�t, toi et toutes celles de ton esp�ce le serviront aussi.
Habille-toi et verse une larme
pour Dwight McCarthy, si tu y tiens...
parce qu'� l'heure qu'il est, il doit �tre mort.
Tu ne le connais pas.
Mon homme s'en sortira.
Il s'en sort toujours.
Je pige pas de quoi se plaignent les Am�ricains.
C'est le pied, ce pays !
Le phare du monde moderne.
On paie peu d'imp�ts et tout le monde a sa chance.
On n'a jamais gagn� autant pour un seul coup de feu.
Pourquoi se casser le cul � faire des attentats pour pas un rond ?
T'as trouv� quoi ?
On dirait que c'est l'insigne du pauvre flic.
Il est tout ab�m�. Y a un truc plant� dedans.
Bordel de merde ! C'est la balle.
Enfoir� !
Salopard !
C'est pas des flics.
Mais des mercenaires.
Et s'ils sont pay�s par qui je crois,
on n'est pas au bout des emmerdes.
Dire que tout allait si bien !
On est pas forc�s de livrer le mec entier, Brian.
Tu sais que t'es pas con, toi ! Passe-moi ton couteau.
J'ai le temps de faire une sieste ?
J'arrive � l'os ! D'accord ?
Et voil�.
Est-ce que vous avez d�j� vu un truc aussi beau ?
Vous trois, attendez-nous.
Si quelqu'un vient, faites marcher votre cervelle.
Le silence.
Plus d'air � respirer.
Juste l'asphalte, huileux et �pais, qui s'infiltre dans mes narines.
Laisse-le entrer.
Laisse-le emplir tes poumons.
Elles comptaient sur toi et tu as tout foutu en l'air.
De fins doigts d'acier entourent mes poignets.
Miho.
Tu es un ange.
Tu es une sainte.
Tu es M�re Teresa.
Tu es Elvis.
Tu es Dieu.
Si t'�tais arriv�e dix minutes avant, on aurait la t�te de Jackie-Boy.
Dwight, ils ont Gail.
Je suis s�r qu'il y a un espion parmi vous.
Un mouchard qui vous a vendues � la mafia.
Il faut trouver qui c'est, et sauver Gail.
Mais d'abord il faut remettre la main sur Jackie-Boy,
avant que la situation d�g�n�re compl�tement.
Miho.
J'esp�re que t'en as laiss� un en �tat de parler.
Je lui fais savoir que je suis pas l� pour rigoler.
On bavarde.
Fais pas le con. T'�nerve pas.
C'est le moment de montrer � tes copines ce que tu vaux.
Il est possible que tu meures.
Ou que tu sois oblig� de tuer des tas de gens.
Ils sont l�.
On fait quoi ?
On les arr�te, Dallas.
La t�te de Jackie-Boy passe si pr�s de moi
que je pourrais presque l'attraper.
Il nous faut la t�te !
Je l'ai !
Suce-moi �a, salope !
Je sais pas si Miho est toujours vivante
mais je me rel�ve et tout mon corps est anim�
par l'envie de tuer.
Tu veux la t�te, ch�ri ?
T'as qu'� venir la chercher !
T'es couillu.
J'aurais pu t'exploser l'oreille,
mais mon revolver a pris l'eau.
C'est toi qui as le dessus.
Je suis sans d�fense.
Je vais te dire la v�rit�, mon chou.
Je t'ai menti, mon revolver marche tr�s bien.
Mais le tir, c'est pas ce que je pr�f�re.
Mon truc, c'est les explosions.
Faire sauter le toit d'un pub
et voir voler les gens en morceaux.
Le flingue remplacera jamais ce plaisir-l�.
Je suis l� avec toutes ces belles grenades
et une jolie petite t�l�commande.
Mais je vais t'achever au couteau.
T'as tu� mes potes.
On t'a pas pr�venu ?
Ne t'attaque jamais � un Irlandais.
Mortelle petite Miho.
On ne sent rien sauf si elle le veut.
Elle fait tourner la lame.
Il la sent.
Je dis � Miho comment je veux qu'on proc�de.
Je passe le coup de fil le plus important de ma vie.
Avant tout, il faut sauver Gail.
Ensuite, on passera aux meurtres.
Au grand carnage.
On est oblig�s de rester l� � regarder ?
Tu d�connes ?
Moi, je me lasse pas de le regarder.
C'est un artiste.
Seul un artiste devrait avoir le droit de toucher un tel sujet.
Ta peau est parfaite,
tes nerfs sont tr�s r�actifs. C'est un r�gal.
Donne-leur ce qu'ils veulent, Gail.
Becky ?
C'est fini, Gail.
Plus la peine de leur r�sister. Dwight est mort.
Ils ont la t�te du flic qu'on a tu�.
Ils vont la donner � la police qui va nous �craser.
On doit passer un accord.
Petite salope ! Tu nous as trahies.
J'avais pas le choix.
Ils auraient fait du mal � ma m�re. Il faut s'entendre avec eux.
T'es vraiment �go�ste.
Des filles vont mourir pour rien.
T'as pas fait �a pour ta m�re.
On aurait pu la prot�ger, tu le sais tr�s bien.
T'as fait �a pour le fric, petite conne !
Oui, ils m'ont pay�e !
Si ma m�re s'�tait install�e ici, elle aurait su que sa fille est pute.
Si c'est pas malheureux !
Ils m'ont offert ce que tu pourras jamais m'offrir.
Une nouvelle vie.
Je devais sauver ma peau.
Ta peau.
Ta jolie et d�licate
petite peau !
T'es dingue !
Tu aurais pu me tuer, sale pute !
Schutz, va chercher mes instruments.
Stuka,
tue-moi celle-l�.
Vous aviez promis !
Pauvre conne !
Tu m�rites bien pire.
J'ai bien fait de me lever ce matin.
Je vois personne.
Vous avez vu ? �a m'a carr�ment transperc�.
- Les gars, regardez. - Il y a un truc autour.
- On dirait un message. - Faites voir.
C'est pass� au travers !
LA T�TE DU FLIC CONTRE LA FEMME
Tout le monde avec moi. Amenez les femmes.
On devrait peut-�tre appeler un docteur.
McCarthy, esp�ce d'idiot.
Les gars !
Ils sont des dizaines, arm�s jusqu'aux dents.
Je suis � court d'hommes, � court d'armes.
Mais la ruelle est tortueuse,
sombre et tr�s �troite.
Ils ne peuvent pas m'encercler.
Parfois, on gagne le combat parce qu'on a su
choisir le lieu.
Gardez la vieille ville, je m'en fous.
Mais donnez-moi la femme.
Ta gueule.
Dwight,
ne fais pas �a.
Y a un truc qui cloche.
Ta gueule ou je te bute.
D'accord, M. McCarthy.
C'est �quitable. Elle est � vous.
Expliquez-moi
ce qui nous emp�che de vous r�duire en miettes.
Dwight,
qu'est-ce que t'as fait ?
Ce que j'avais � faire...
du d�but � la fin.
Non, �a va pas ! Il �tait pas b�illonn�.
Pourquoi il est b�illonn� ?
Le choix du lieu est crucial.
Astucieux, McCarthy.
Mais �a ne vous avancera � rien.
Mais �a remplace jamais les copines avec leurs flingues.
McCarthy ! Ordure !
J'ai mis les filles au courant.
Pas de quartier.
Pas de reddition.
Pas de piti�.
Il faut tuer ces salauds jusqu'au dernier.
Jusqu'au dernier.
Pas par vengeance.
Ni parce qu'ils le m�ritent.
Ni pour rendre le monde meilleur.
Mais pour que Walenquist, le chef de la mafia,
� l'heure o� il fera le bilan,
sache ce qu'il en co�te de s'en prendre aux filles.
Ils rappliquent.
Comme pr�vu.
Mortelle petite Miho.
On voit qu'elle s'entra�ne.
Ma Walkyrie exulte � mes c�t�s,
emplie de la joie sanguinaire qu'elle �prouve � tuer.
Moi aussi.
Notre ardeur nous consumera tous les deux.
Il n'y a pas de place ici pour cette ardeur-l�.
Ma guerri�re.
Ma Walkyrie.
Tu es � moi pour toujours.
Toujours...
Et jamais.
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