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Original subtitles

DE MENSEN ET VRT / ÉÉN PRÉSENTENT

UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX

EN COLLABORATION AVEC

DEUX AGENTS INFILTRÉS DANS UN CHALET DU CAMPING

Pardon, monsieur.

- Je peux vous demander quelque chose ? - Oui.

Savez-vous où je peux trouver ce chalet ?

Tu ne le trouveras plus. Il a complètement brûlé.

- Bonjour. - Bonjour.

- Un sachet de chips salées pour moi. - Oui.

- Tiens. Ça fait 2 euros. - Voilà.

- Je peux vous demander quelque chose ? - Bien sûr.

Cette affaire dans le journal. C'était bien ici, hein ?

De Ferry Bouman.

Pourquoi tu veux savoir ça ?

Je fais des recherches sur un article de journal.

Pour l'école. Ça ne durera pas longtemps.

Je voudrais juste vous posez quelques questions.

Les gens ici n'aiment pas qu'on leur rappelle cette histoire. OK ?

OK, désolée.

- Salut. - Salut.

Entre.

Bienvenue.

Du café ?

Non, merci. Je ne resterai pas longtemps.

Il y a un problème ?

Je viens de parler à Patrick.

Ils pensent que Nick et toi vous manquer d'objectivité.

Il pense que tu ne peux plus rectifier la situation avec Laurent.

Allez ça recommence avec les films carriéristes.

Ils veulent toujours qu'une affaire aille vite.

Dans une mission d'infiltration, c'est pas possible. Tu le sais bien, non ?

Bob, je crois qu'il a raison.

Quoi ?

Oui, je pense aussi qu'il vaut mieux utiliser une autre tactique.

Sans toi.

Tu vas me dire ce qui serait le mieux ou quoi ?

Tu es ici grâce à moi.

Sinon, tu serais en uniforme à la circulation.

Ecoute, tout le monde veut choper les Berger, ok ?

Et je te jure que je ferai tout mon possible.

- Je ne quitterais pas ma propre affaire. - C'est déjà décidé, Bob.

Désolée. Je ne voulais pas que tu l'apprennes par quelqu'un d'autre.

Merde.

Oui.

Bob, Patrick est venu me voir.

Je sais.

Lisa est venue à la maison.

J'ai fait tout mon possible, mais il était décidé.

Je suis désolé.

- Peut-être que c'est mieux comme ça. - Peut-être, oui.

Tout va bien ?

Tout va bien.

Tu es où ?

À la maison.

OK, je dois te laisser.

Écoute, Bob. Ces types ne s'en tireront pas. Je te le jure.

OK.

- Hé, Laurent. - Steve.

Un vrai mec fait ça comme ça. Hein ?

En face.

La prochaine fois que tu m'attaques dans le dos comme une couille molle

je te tue.

- T'as bien compris ? - Oui.

- T'as bien compris ? - Oui.

- Hé, ma belle. - Ah, salut.

- J'ai presque fini. - Ça va, ça va.

Je ne veux pas te presser. Prends ton temps.

Comment ça va ? Ça fait plusieurs jours que je ne t'ai pas vu.

Bof.

Quelque chose ne va pas ?

Ouais. Avec ce Steve, je crois que ça ne va pas marcher.

Oh non, c'est pas vrai.

C'est à cause de cette histoire avec Laurent ?

Non, je suis rentrée avec lui. C'était très sympa en fait.

On s'entendait bien. Je suis restée dormir.

Tout bien.

Mais le lendemain en me réveillant, Steve était très différent.

Il avait une tête de six pieds de long, impossible de le dérider.

Il avait un tas de choses à faire. J'ai dû partir super tôt.

Sérieux ? Allez, c'est dégueulasse.

Ouais. Je me sens trop conne.

Hé, mais non. Tu peux pas dire ça. C'est pas de ta faute.

Les hommes, hein ? C'est vraiment tous des connards.

- Plus de chance avec le prochain ? - Ben...

Ou personne, comme moi. C'est mieux encore.

Viens, on va boire un coup au saloon.

- Qu'est ce que t'as au cou ? - Rien.

Juste un petit rhume. Avec ce temps.

- Viens, on y va. - Ici.

Tu sais bien les choisir, hein ?

- Chouchou. - Pardon ?

Non, chéri. Je ne ferai pas comme si je ne savais pas.

Je parle de ce type que tu as amené ici.

Steve ? Quoi ?

Ce mec doit garder ses mains dans ses poches.

Laurent l'avait cherché un peu.

De quoi tu parles ?

Steve l'a attendu hier à son entreprise.

Il l'a bien frappé.

Si je le croise, il va avoir affaire à moi.

- Et à T-bone aussi. - Du calme, toi.

Sharon n'a rien à voir là-dedans. Elle ne l'a plus revu.

Tu ferais mieux de la fermer si tu sais pas de quoi tu parles.

- Hé, hé, hé. - Quoi ?

T'es tombé sur la tête ou quoi ?

Casser la gueule d'une cible. Je devrais te suspendre.

Je devais faire quelque chose pour sauver la face.

Et comment tu vas réparer ça, tu crois ?

Oui, c'est bien ce que je pensais.

Tu voulais te venger. C'est pour ça qu'on t'a retiré de l'affaire.

Tu as eu une chance et tu l'as gâchée.

Tu as la chance que Lisa soit bien installée

sinon c'était totalement fini.

Et tu vas faire quoi maintenant? Envoyer quelqu'un d'autre?

On regardera ça en interne.

Sans moi, ça va foirer.

Et avec toi, sûr que ça va foirer.

Ecoute, je comprends ta colère.

Et ta frustration, mais tu dois lâcher là.

Avant de tout foutre en l'air.

Si ça avait été à moi de décider, tu aurais été suspendu de toute façon.

Bob, désolée.

Hé, tu sais que c'est pas ce que je voulais.

Hé, je ne suis pas fâché contre toi.

Ça va aller ?

Oui, ça sera difficile.

J'ai vu des bleus dans le cou de Nathalie aujourd'hui.

De Laurent je pense.

S'il y a quelque chose que je peux faire...

n'importe quoi, appelle-moi.

- Oui, OK. - OK.

On va le refaire, et on rit.

Encore une fois. On plonge et on rit.

Et on rit.

Et encore une fois.

OK, bien. Détendez-vous.

OK, mesdames et messieurs. Aujourd'hui on pense à tous nos soucis.

Et on va jeter nos soucis dans le puits du rire.

Mal au genou.

Mes idées noires.

Oui.

Mon infertilité.

Danielle, que veux-tu faire partir de ta vie ?

Qu'est-ce qui doit partir ? Balance-le dans le puits du rire.

C'est du n'importe quoi.

OK, bon. On prend le rire du sol.

Et on recommence.

Allez, tu es quand même sortie de chez toi.

C'est déjà un pas en avant.

Peut-être que ça veut dire que les médicaments commencent à faire effet.

J'ai eu ça aussi après Jurgen.

Après un mois d'antidépresseur j'ai enfin commencé à me sentir un peu moi-même.

Il faut être patiente, ça va s'arranger.

Si, je suis venue à ce yoga de merde

c'est pour sortir de ce taudis, OK ?

Oui, je vais faire un peu de rangement.

- Je peux t'aider ? - Non.

Ça ira plus vite à deux ? Avec un peu de musique.

Non, pas besoin. J'ai pas envie.

Et après on pourra peut-être aller voir Ferry.

Ça fait longtemps qu'il n'a pas eu de tes nouvelles. Il s'inquiète.

Ouais, ouais, c'est ça.

Hé.

T'es pas la seule ici pour qui c'est difficile.

Oui, Ferry et moi, on a aussi beaucoup perdu

mais on doit être fort ensemble.

Oui.

Je comprends maintenant pourquoi t'es tout le temps ici.

Ferry t'a demandé de me surveiller. C'est ça ?

Il te donne quoi en échange ?

Tu penses qu'à toi.

Tu devrais aussi penser à Ferry après tout ce qu'il a fait pour toi.

- C'est grâce à son avocat que t'es ici. - Bien sûr.

T'es comme les autres. Fous-moi la paix. Allez, dégage.

Dis. Qu'est-ce qui se passe ici ?

Je venais vérifier ce que tu envoies à ton nouveau pote en Ukraine.

Kerem, va voir à l'intérieur si tu peux te rendre utile.

Qu'est-ce que tu fous ici nom de Dieu ?

Je viens vérifier que tu fasses plus de nouvelles bêtises.

T'as rien à faire ici. Ici c'est mon entreprise.

C'est faux. Cinquante pour cent sont toujours à moi.

J'ai fait une erreur, oui, mais j'ai tout arrangé.

Tu ne dois pas t'inquiéter, mon vieux. J'ai tout sous contrôle.

Oui, je vois ça.

Ça n'a rien à voir avec ça.

C'est juste un connard qui m'a attaqué dans le dos.

Fais en sorte que ça se voit pas quand on aura le rendez-vous avec les Africains.

Si on fait pas affaire avec eux, on aura un déficit de six millions.

Et qui devra arranger ça ?

Ah.

Docteur Gassama. Je suis Vinnie. Akwane.

Bienvenu en Belgique.

Salut.

Laurent.

Je voulais m'excuser.

Betty m'a dit ce que Steve avait fait.

J'aurais jamais dû inviter ce type.

Il n'avait rien à faire ici.

Je vais te dire, hein ? Depuis le début je ne pouvais pas le voir.

En quand on touche à ma famille, il faut que je réagisse.

- Oui. - Oui.

Je voulais juste que tu saches que je trouve ça très gênant.

C'est un peu chez moi ici, tu sais.

Ça m'embêterait vraiment que ça gâche aussi l'ambiance entre nous.

Mais oui, c'est bon, te prends pas la tête avec ça, ma fille.

Je sais que toi, t'es pas prétentieuse comme ton Anversois.

- Ça me soulage. - Oui, merci pour l'aide, hein ?

Bonjour. Bienvenus à mon ranch.

Allons visiter.

Ce ranch est dans la famille depuis 35 ans.

Au début c'était une école d'équitation normale, un manège.

Mais je me rappelle qu'à 17 ans

j'ai dû remplir un formulaire à l'école, indiquant

ce que je voulais faire comme métier plus tard.

Tu pouvais choisir docteur ou avocat, mais moi j'ai mis "cow-boy".

Ils ont dit : "C'est une blague ?"

Et regardez-moi maintenant.

Je suis un cow-boy.

Certains pensent que je peux pas vous faire confiance.

Mais un homme qui aime les animaux, aime les gens, non ?

C'est vrai.

Docteur

quelle est la situation actuelle au sud de votre pays ?

- T'aurais un briquet pour les bougies ? - Oui.

Dis, sur le parking j'ai vu JP avec deux Africains.

- Tu sais qui il sont ? - Des hommes d'affaires.

JP va souvent en Afrique, il installe des puits.

Pourquoi ?

On pourra vite vous livrer des munitions.

Mais je vous propose d'investir aussi en défense antiaérienne.

- Pouvez-vous vous occuper de ça ? - Bien sûr.

Des systèmes radar. Des véhicules blindés si vous voulez.

Lesquels ?

J'ai 24 Bogdan Bars type 8 qui peuvent être livrés de suite.

- Des Bogdan Bars ? - Oui.

Dans quel délai pouvez-vous les livrer ?

Dans moins d'une semaine.

C'est exceptionnellement rapide.

Où est ce chargement dont vous venez de parler ?

Devant le port de Mombasa ?

On est au courant à propos de ce chargement.

Commandé par Richard Zico, le dictateur que nous avons expulsé.

Donc vous avez fourni des armes à notre ennemi.

Et maintenant vous voulez nous les vendre.

Montre-leur.

Une de vos balles a fait ça.

Écoutez, messieurs.

On fait du business... avec ceux qui veulent acheter nos armes.

On ne fait pas de politique, ni éthique, ni religion.

Ce qui compte c'est de vous offrir ce dont vous avez besoin.

Du calme. Dis-lui de se calmer.

Nous avons juré de détruire tous les enfoirés

qui ont profité de la chair de notre peuple.

Ainsi que tous ceux qui les ont aidés.

C'est très simple, docteur.

J'avais une livraison pour votre ennemi

que j'essaie de vous vendre maintenant.

Je peux aussi l'envoyer à des centaines de kilomètres au sud

que le président Zico est en train de rallier.

Je dois juste décider de l'adresse que je note comme adresse de livraison.

En vous devez juste décider si vous voulez aider votre peuple ou pas.

Ah, Sharon.

Un paquet de gaufres pour dix euros.

On en vend aussi ici, Anette.

Katja voudrait aller à Plopsaland avec sa communauté.

Pour que ces types sortent aussi un peu.

J'ai demandé à Laurent et c'est OK.

Je n'ai pas mon portemonnaie là

mais si tu demande-moi tout à l'heure quand ce sera plus calme... OK ?

Lisa ?

Hé.

Lisa De Wit, non ?

Euh, non, moi c'est Sharon.

Mais allez, fais pas l'idiote. Tu ne me reconnais pas ?

Koen.

De la criminologie ?

Désolée, monsieur. Vous vous trompez.

- Mais on a ensemble... - J'ignore qui vous êtes

mais je travaille ici.

Donc si vous voulez bien m'excuser. OK ?

- Oui ? - Je suis dans la merde.

J'ai été reconnu par quelqu'un ici au saloon.

Par qui ?

Je ne sais pas. Je ne connais pas ce mec.

Lisa De Wit il a dit, et Nathalie l'a entendu, donc...

Lisa, surtout, reste calme. Ne laisse rien paraître, OK ?

Si tu ne te sens pas en sécurité, tu pars simplement.

On verra bien ce qu'on dira à Nick et à Patrick.

Je suis coincée encore un peu ici. Si je pars maintenant, Nathalie le remarquera.

J'inventerai un truc, OK ?

OK, ça va aller.

On vous aidera à vous débarrasser de votre chargement.

Mais ça doit se faire dans des conditions correctes.

Je suis certain qu'on peut trouver à quelque chose.

- Allô ? - Ne raccroche pas. C'est important.

Écoute, Laurent...

je ne veux pas me mêler de tes affaires, mais...

il y a quelque chose que tu dois savoir.

- Les flics te surveillent. - Quoi ?

Ouais. Avant-hier, en partant de ton entrepôt

j'ai été arrêté pour port d'armes illégal.

Il me semble qu'à 22 h

dans une zone industrielle loin de tout. C'est vraiment pas une coïncidence.

Ils m'ont beaucoup cuisiné sur toi.

J'ignore ce que vous faites, mais je te conseille de faire attention.

Et il y a autre chose.

Il y a un truc avec cette Sharon.

- Sharon ? - Elle a passé deux jours chez moi.

Chez cette fille, tout est faux.

Je ne sais pas quoi ou pourquoi, mais...

c'est un flic.

Je me suis dit que je devais te mettre au courant.

JP.

- Qu'est-ce qu'il y a? - Steve vient de m'appeler.

- Steve ? - Celui qui m'a collé un marron.

Le même soir il a été arrêté par les flics, près de notre entrepôt.

- Il sort d'où ce gars ? - Ils l'ont interrogé sur nous.

Et il dit que Sharon est un flic.

Fais vite dégager les Africains. Et moi, je m'occupe de Sharon.

Salut.

Nathalie.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Cette Sharon. - Oui.

- Tu l'as connue comment ? - Pourquoi ?

Réponds simplement. Comment tu l'as connue ?

Comme toi. Ici. Pourquoi ?

- Et tu la connaissais déjà avant ? - Non.

Est-elle bizarre parfois ? Est-ce qu'elle a fait des choses bizarres dernièrement ?

- Cet aprèm il y a eu un truc bizarre. - Quoi ?

Au comptoir un type l'a reconnue

mais il l'a appelée Lisa De Wit. Lisa De Wit, il a dit.

Quoi ?

C'est un flic.

Mais pourquoi y'aurait un flic ici ?

C'est pas ton problème.

Je dois savoir quelque chose ?

Je vais résoudre ça. Je résoudrai ça.

Salut.

Ça va ?

Tu peux prendre tes affaires, chérie, et partir.

Nathalie n'a plus besoin de ton aide.

Nathalie est au courant ? Il y a encore pas mal de monde.

Je veux aussi qu'avant la fin de la semaine, ton cheval dégage.

- Compris ? - Pourquoi ?

On n'aime pas les gens comme toi ici.

Les gens comme moi ? Ca veut dire quoi, ça ?

Tu m'as bien compris. Les gens comme toi.

C'est encore cette histoire avec Steve ?

Mais on s'est expliqué ? Sérieux, Laurent.

Ma chérie...

Si ton cheval n'est pas parti la semaine prochaine

je l'emmène à l'abattoir.

Alors tu pourras manger du bifteck de cheval, OK ?

Lisa.

Pardon, madame. Désolée.

Oh, pardon.

Oh désolée, je ne t'avais pas entendu.

Oui, désolée. Je voulais vous demander si je peux vous prendre en photo.

Euh, prendre une photo ?

C'est pour un projet d'école. Je dois faire des portraits.

Oui, un instant.

Euh... Oui.

- Vous chantez très bien d'ailleurs. - Tu trouves ? Merci.

Oui, ça c'est... Filip habite ici au camping.

Il a fait un cd de compilation des meilleurs titres de Liliane JeanPierre.

Tout y est : "Soldiers of love", "Lucifer".

Et ainsi de suite.

Je ne connais pas, mais ça a l'air très cool.

Tu ne connais pas ça ?

Ah. Tu habites près d'ici ? Je vais voir si je te trouve un prospectus.

Un instant, hein ?

Regarde, oui.

Le coup d'envoi pour la tournée sera donné au camping, au restaurant.

Et ça c'est une photo de Filip aux fêtes du moulin à Molenbeersel.

On est resté là jusque tard dans la nuit. Filip et moi.

Autrefois on a eu quelques disputes, mais on s'est réconcilié.

- Donc vous partez souvent ensemble ? - Oui, oui.

Et ce n'est pas monotone quand vous revenez ici au camping ?

Monotone ? Ici au camping ? Chérie, tu ne sais pas ce qui se passe ici ?

Tu pourrais en faire un film. C'est pire qu'un soap.

- Ici au camping ? - Oui.

Le trafiquant le plus connu du monde a habité ici au camping.

Il y avait une villa, démolie maintenant.

C'est là où il a habité.

C'était dans tous les journaux. Tiens, voilà.

- Filip a bien suivi ça. - Sous couverture ?

Et ici...

il y a une photo de ces deux agents sous couverture.

Peter et Anouk.

Ils sont venus habiter au camping pour attraper Ferry Bouman.

- Et vous les avez connu ? - Oui, bien sûr.

Ils ont loué une caravane de Filip.

Et comment ils étaient ?

Ben, normaux.

Tu ne pouvais rien voir de particulier. C'était juste un couple amoureux.

Ils se sont même mariés ici. Ils se sont mariés au camping.

- C'est une belle femme. - Oui.

Donc ils semblaient être amoureux et personne ne les a découverts ?

Ah, non.

Et voilà, hein ?

On ne peut avoir confiance en personne aujourd'hui.

Non, on en a beaucoup souffert.

Et Danielle le plus. C'est la femme de Ferry Bouman.

Elle était très intime avec Anouk. Oui.

Et elle habite toujours ici. Elle s'est de nouveau installée ici

après sa libération.

Elle a été quelques temps en prison.

- Oh, la pauvre. - Oui.

Salut.

Que fais-tu là ?

Je fais des photos pour un projet d'école.

Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas être sur ces photos.

- Pardon, je vais partir. - Tu ne vas nulle part.

Tu as fait des photos de ma maison. Je veux que tu les supprimes.

- OK, je ferai ça. - Non. Maintenant, tout de suite.

- C'est juste des photos, hein. - Je veux que tu les supprimes là, OK ?

Nous ne sommes pas des singes dans une cage.

Supprime ces photos.

Mais je...

Redonnez, c'est à moi.

OK, je les supprimerai.

Je regarderai d'abord.

Alors je peux récupérer mon appareil maintenant ?

C'est rempli de photos du camping de tous mes amis. Il faut effacer ça, OK ?

Je ferai ça, mais redonnez.

C'est trop long. Il me faut la carte. Enlève-la.

Non, c'est à moi.

Tu m'enlèves ça, nom de Dieu, oui. Sinon tu as un gros problème.

Oui, et maintenant dégage.

Donc tu m'as dénoncée ?

J'y étais obligé pour sauver l'affaire.

Tu m'as mise en danger.

Mais il ne s'est rien passé ?

Non, mais ils auraient pu me tuer.

Penses-tu vraiment qu'ils abattraient un flic dans leur centre équestre ?

Ils ne prendraient pas ce risque. Je savais bien ça.

Tu n'as pas été une seconde en danger. S'il te plaît.

Tu aurais dû réfléchir un peu. Maintenant on n'a plus personne là-bas.

Tu as moi ?

On ne va pas arrêter là, hein ? J'ai fait un truc bien pour Laurent.

On peut développer ça.

On ne peut pas s'arrêter maintenant.

Bob a de nouveau une chance. Il faut la saisir.

Donc c'est fini pour moi, ou quoi ?

Lisa, tu as fait un bon boulot.

On te trouvera autre chose.

Vraiment.

Bande de connards.

J'ai pris des risques pour vous, mais je commence à le regretter.

C'est vraiment une gaffe après l'autre ici.

- Pas une bonne pub pour vous, hein ? - Hé, Patrick...

Tu auras encore une semaine pour faire une avancée.

Sinon j'arrête tout.

Merci, hein ?

Je fais ça pour Kim, pas pour toi.

Tu commences à perdre le contrôle, mec.

Et ? Ça a marché avec Lisa ?

J'ai encore une semaine.

Alors j'espère pour toi que ça valait le coup.

Moi aussi.

Merci, hein ?

- Sharon. - C'est Nathalie.

- Allô ? - Je suis encore là.

Je ne savais pas quoi dire après ce qu'il s'est passé.

Je voulais t'appeler encore, mais...

Arrête de faire semblant, hein ? Je sais qui tu es et ce que tu es.

J'ignore ce que tu penses ce que tu as entendu ou vu...

Sharon, ou dois-je dire Lisa peut-être ? Arrête avec ça.

Ne me prends pas pour une imbécile. C'est déjà assez dur comme ça.

Je t'appelle parce que je veux savoir si c'est OK ici pour moi et mon enfant.

L'enfant de Laurent.

Voilà, maintenant tu es au courant.

Il n'y en a pas beaucoup qui le savent, mais Jackson est de Laurent.

Dans une période tumultueuse il y a sept ans, j'ai eu quelque chose avec lui.

Et il y a deux ans, quand j'étais à fond de cale...

Ma vie est une pagaille. J'ai tellement de dettes.

Je n'avais pas assez d'argent pour nourrir mon enfant

et le seul où je pouvais aller c'était Laurent.

J'avais besoin d'aide. Il m'a aidée.

Je sais que JP a fait de la prison pour un truc avec des armes.

Le trafic d'armes.

Mais j'en connais pas les détails. C'est toujours ça ?

Il fait toujours ça ?

Et Laurent est impliqué dans ça ?

Il faut que je sache, hein ? J'accepte de l'argent de lui.

Il paie mes dettes.

Je fais des choses ici qui ne sont pas autorisées ? Dois-je m'en aller d'ici ?

Écoute, Nathalie, c'est ridicule.

Je ne sais pas quoi te dire et pour être honnête

j'en ai un peu marre de ce blablabla.

Pour moi le chapitre El Dorado est fermé maintenant.

Salut, Lisa.

Salut.

Jackson est de Laurent.

Ne t'inquiète pas. Je ne t'ai pas dénoncé. Oui ?

Désolé pour ce que j'ai fait, mais je devais faire ça pour Kim.

Je sais comment ces choses marchent.

Ce genre de truc n'est pas facile, et les hommes comme Patrick perdent patience.

Et puis ça s'arrête.

Pour tous les autres c'est juste un job, mais pas pour moi.

Je ne m'arrêterai pas avant que j'attrape ces types.

Je lui dois ça.

Oui.

Bonne chance.

Enfin, te voilà. Tu as allé où ?

J'ai conduit ces Africains à l'hôtel.

J'ai fait des tours pour voir si je n'étais pas suivi.

Et alors ?

Je ne pense pas.

C'est quoi ici ?

Qu'est-ce que c'est toi et ce Steve ?

Qui est-ce en fait ?

Il te démolit le portrait puis t'appelle pour dire

que les flics l'attendaient ?

Oui. Cette Sharon, c'est un flic.

Elle va nous dénoncer.

Oui, et quel est leur plan? Nous espionner ?

Elle t'a fait des avances ?

Non. Mais elle a eu quelque chose avec ce Steve.

Et comment ce mec est arrivé ici ?

C'est moi qui l'ai invité.

Steve n'est certainement pas un flic.

Il m'a frappé. Il n'aurait pas pu faire ça.

À partir de maintenant, chaque personne entrant ici, au ranch, à la firme

un client qui tombe des nues, ces gens sont suspects. Oui ?

Sharon. Elle a vu ces Sud-Soudanais.

Oui, je sais. Je sais.

J'ai fait déverser le chargement.

- De quoi ? - En mer.

On ne peut plus le livrer de toute façon.

On ne pourra pas les faire revenir à Anvers.

C'est un chargement de six millions d'euros.

Parle-m'en encore surtout, oui.

Ces Africains nous étrangleront.

Je vais m'occuper de ça.

Et tu as décidé tout ça seul, hein ?

Moi, je ne sais de rien.

Je fais ce que nous avons à faire pour nous protéger.

Le plus important c'est qu'on n'aille pas en taule.

J'en ai déjà fait

et toi, mec, tu n'y tiens même pas 15 minutes là-dedans.

Tu es un joli coco, hein ?

Six millions d'euros.

Nom de Dieu.

Merde.

- Allô ? - Passe-moi Gassama.

OK.

C'est pour vous.

- Oui, allô. - Docteur...

je suis désolé, mais je dois annuler notre marché.

Il y a des problèmes inattendus avec le chargement.

Vous vous êtes servi de moi pour conclure un meilleur marché.

Je peux vous garantir que ce n'est pas le cas.

Je suis vraiment désolé. Je ne peux rien faire pour vous actuellement.

Vous allez regretter ça.

J'avais déjà peur que vous disiez ça.

Chérie.

Salut.

Tu m'as tellement manqué.

Hé.

Hé.

Comment vas-tu ?

Pas trop bien. Et toi ?

Mieux...

quand je te vois.

Je me suis beaucoup inquiété pour toi, tu sais ça ?

Tu aurais dû appeler.

On aurait pu aller quelques heures dans la petite pièce.

Juste moi avec ma petite femme.

Fer, je suis ici parce que j'ai un truc pour toi.

Quoi ?

Je sais que tu es à la recherche de ces rats, oui ?

J'ai ici une carte d'appareil...

avec des photos de Peter.

Il y a un tas de trucs que tu pourras utiliser.

- Tu as eu ça où ? - Ce n'est pas important.

Je veux que tu trouves Peter et fais ce que tu as à faire.

OK ?

Et après...

Après il faut me laisser tranquille.

Pour toujours.

Daan.

Je suis calme. Je suis calme.

OK, une semaine n'est pas beaucoup

mais on a fait un pas en avant, hein ?

Selon moi ils pensent maintenant que je suis un type louche.

Oui.

Mais tu as démoli Laurent, hein ?

Tu ne peux pas changer ça.

Il ne peut pas te voir.

On a besoin d'aide.

- Donne à maman. - Je veux le garder.

On avait dit que tu pouvais le garder en voiture

et que tu l'enlèverais après.

- Pourquoi ? - Parce que je te le dis.

- Mais c'est pareil qu'un bonnet ? - Non, c'est différent.

Ta maîtresse s'est plainte que tu mets ton Stetson tout le temps en classe.

Je ne trouve pas ça rigolo.

Tu es en classe pour apprendre, pas pour jouer au cow-boy.

Mais autrefois oncle Laurent faisait ça aussi.

Chouchou, maman aussi trouve que c'est un beau chapeau, vraiment

mais c'est pour ça qu'il faut le laisser dans la voiture.

Imagine que les autres le salissent avec des feutres ou de la peinture ?

Alors oncle Laurent ne serait pas content, tu sais ça aussi.

- OK. - C'est bien.

Allez, je vais en prendre bien soin.

Nathalie.

Nick Janssens, de la police fédérale.

Je voudrais bien vous parler.

De quoi ?

Les frères Berger.

DANS LE PROCHAIN ÉPISODE

On ne peut avoir de secrets l'un pour l'autre.

Il y a quelque chose que je devrais savoir ?

Merci d'être venu.

J'aimerais bien te rendre heureuse.

Hé, salut.

Je peux te poser une question ?

Mais dis, mais non. Allez, arrête. Lâche-moi.

Venicio a été vendu.

Dis, le gars qui tient ton cheval, tu le connais ?

C'est ce pote dont je parlais, tu sais bien ?

Ouvre cette voiture.

Dis-moi si tu entends autre chose.

Je veux tout savoir sur ce Steve.

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