Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.
Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.
Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.
Ou avec une grimace, si nécessaire. Mais affrontez-le. Il est temps de se lever.
Berlinois, affrontez ce jour nouveau avec le sourire.
Ou avec une grimace, si nécessaire. Mais affrontez-le. Il est temps de se lever.
Le monde appartient ...
à ceux qui se lèvent tôt, n'est-ce pas !?
Pourquoi perdre son temps à dormir ?
Alors que ce monde vous apporte chaque jour de nouveaux visages,
de nouvelles aventures et de nouvelles intrigues.
Pourquoi perdre son temps à dormir ? Alors que ce monde vous apporte
chaque jour de nouveaux visages, de nouvelles aventures et intrigues.
Allez, levez-vous, bougez-vous. Etirez-vous et préparez le café.
Plus que deux minutes avant six heures. Votre vie s'envole à tire-d'ailes.
Plus que deux minutes avant six heures. Votre vie s'envole à tire-d'ailes.
Plus que deux minutes avant six heures. Votre vie s'envole à tire-d'ailes.
Mesdames et messieurs les passagers. Le train à destination de Bonn ...
Tellement à faire, tellement à faire, tellement à faire.
Où trouver le temps ? Club Theratos.
Le meilleur moment de votre vie. Club Theratos.
Prenez votre temps.
Club Theratos.
Club Theratos. Evadez-vous. Evadez-vous vers une vie meilleure.
Theratos... Il est temps d'y aller.
Il est temps d'y aller ...
Il est temps d'y aller ...
Commissaire, Combien de morts ?
- Beaucoup. - S'agit-il de suicides ?
Des témoins survivants prétendent qu'il ne s'agit pas d'un accident.
- Un sabotage ? - Débarrassez-moi de lui.
- Le public a le droit de savoir. - Il saura quand nous saurons.
- Je suis de Matermedia, ne me poussez pas ... - Je me fiche de savoir ...
... pour quelle mère vous travaillez.
Suicide ?
Aucune idée.
Je connais de meilleures façons de démarrer la journée.
Tout ce que peuvent faire les équipes de secours, c'est évacuer ...
les résidents à proximité des deux côtés du mur ...
mais ils ne peuvent pas empêcher la propagation des fumées toxiques.
D'après le commissaire de police Kessler ...
il est trot tôt pour pouvoir dire ...
si il s'agissait réellement d'une attaque suicide.
Mais si tel était le cas, ce serait la troisième attaque ...
causant des pertes humaines massives après l'explosion de propane ...
dans Berlin est et la contamination de l'eau ...
du complexe Markisches Viertel.
Mais accident ou suicide ?
Le désastre d'aujourd'hui est encore plus horrible que les précédents.
Les premières estimations dénombrent plus de 400 victimes.
Tout ce que peuvent faire les équipes de secours, c'est évacuer ...
les résidents à proximité des deux côtés du mur ...
mais ils ne peuvent pas empêcher la propagation des fumées toxiques.
D'après le commissaire de police Kessler ...
il est trot tôt pour pouvoir dire ...
si il s'agissait réellement d'une attaque suicide.
Je suis près du mur. C'est infernal. Vous pouvez sentir la peur du suicide.
Kessler ne sait plus où donner de la tête.
Une réunion entre les 2 maires, Est et Ouest, doit avoir lieu aujourd'hui même.
Même Bonn envoie quelqu'un.
Seul Dieu sait ce qui va en ressortir.
STABILITE
Des terroristes. Entrainés au moyen-orient. Ce sont surement eux.
Vous voulez dire à l'Ouest, c'est évident.
Messieurs, s'il vous plait.
Les incidents ont eu lieu des deux côtés et, maintenant, au niveau du mur lui-même.
Oublions les idéologies sanglantes ...
et permettez que le commissaire Kessler nous informe.
Le nombre de décès va continuer d'augmenter dans les hôpitaux.
Il est donc trop tôt pour estimer le chiffre exact.
Mais 500 ... pourrait être un chiffre prudent.
- Un autre Bhopal. - Ces accidents arrivent.
- Pas des accidents, ce sont des suicides. - Nous ne le savons pas encore.
Que voulez-vous qu'ils fassent ? Qu'ils laissent des notes disant ...
"Adieu, monde cruel" ?
Ces commentaires insensibles sont tout à fait déplacés.
Je ne suis pas insensible, M. le Maire. Je suis réaliste.
Lieutenant Hartmann, nous n'avons nul besoin de rumeurs.
Il n'est pas nécessaire de créer une panique général.
Ouais ... rien n'a été fait dans ce sens.
Notre boulot consiste à maitriser la situation ...
pas à se livrer à des spéculations sauvages.
Exactement.
Et moi qui croyait que notre boulot consistait à découvrir ce qui se cache derrière ces ...
"accidents".
C'est pour cela que je nomme le capitaine Engler en charge des investigations.
Avez-vous quoi que ce soit pour étayer votre théorie des "suicides", lieutenant ?
Le bon sens.
Donc, vous pouvez nous dire pourquoi ces gens se sont donné la mort.
Vous devez le demander aux morts, capitaine Engler.
Le seul qui puisse comprendre un suicidé est un autre suicidé.
C'est la façon dont vous avez compris la mort de votre femme ?
Suicides ou pas, messieurs, le résultat est le même.
Mais si les gens commencent à croire à cet absurde ... comment déjà ?
"virus du suicide"... Cela doit être évité à tout prix.
- J'insiste, l'ambiance dans la ville ... - Du calme.
A l'Ouest, au moins, le calme prévaut.
Les berlinois sont pragmatiques. Nous avons vu pire.
A l'Est, les gens sont inquiets.
Mais, ce n'est pas nous qui avons le plus fort taux de suicides d'Allemagne.
D'Europe, M. le Maire ...
d'Europe.
A la vitesse où ça va, nous pouvons dire que Berlin tient la tête.
Et si votre lieutenant a raison ...
Matermedia devra rendre compte de cette nouvelle "tendance".
Docteur, nous voulons juste que vous rendiez compte de la vérité ...
comme toujours.
Je crois que vous connaissez tout le monde. Voici M. Penck ...
le directeur de la sécurité de Berlin-Est.
- Le Dr. Marsfeldt ... - Président de Matermedia, bien sûr.
Enchanté.
La plupart d'entre-vous, et je les comprends, sont soucieux de l'opinion publique.
J'ai pensé que vous pourriez être intéressés de voir ça.
Les berlinois semblent impatients de partir en vacances.
Cela date d'une heure ...
au bureau du club de vacances Theratos de la Kurfürstendamm.
Désolé, il y a une liste d'attente de 800 personnes.
Vous voulez 4 places pour la Finlande ? - Oui, c'est ça ...
Nous y avons séjourné.
Si c'est une conspiration, peut-être devrions nous investiguer ...
tous les clubs de vacances et agences de voyages ...
non ?
Ce ne sera pas aussi drôle si cela s'étend à l'extérieur de Berlin.
Essayons de ne pas en parler comme d'une maladie.
Quoi que ce soit, si c'est infectieux ...
Klaus.
Klaus.
Je veux m'excuser pour le commentaire de Engler à propos de Nina.
- Il était déplacé. - Ouais.
Klaus, c'est un type bien mais il s'emballe facilement.
Que Dieu nous protège de ces types bien qui s'emballent facilement.
Dites à votre "bon" capitaine Engler...
que s'il ne me fait pas chier, je ne le ferais pas chier.
Lieutenant Hartmann. Par ici, s'il vous plait.
Lieutenant Hartmann.
M. Penck et moi-même sommes intrigués par votre théorie des suicides.
Nous savons qu'il y en a eu plusieurs ces dernières semaines ...
mais c'est peu probable qu'ils soient liés à ces ...
attaques et catastrophes publiques.
Je n'ai pas dit qu'ils l'étaient. J'ai dit que ce n'étaient pas des accidents.
Vous voulez dire une motivation commune ... mais dans le cas de suicides ...
mis à part une hystérie collective ...
Je suis policier, colonel Penck. Je ne m'y connais pas en hystéries et autres maladies.
Je ne vois que des gens qui meurent en emportant bon nombre de leurs voisins.
L'un après l'autre ?
D'une voiture, d'une fenêtre, d'un pont ...
Dans une ville comme la nôtre, on a énormément de choix, pas vrai ?
Si vous découvrez quelque chose montrant que ce sont des suicides ...
vous me tenez informé ?
Certainement, vous aurez de mes nouvelles.
Tellement à faire. A faire.
Où trouver le temps ?
Club Theratos.
Le meilleur moment de votre vie.
Prenez votre temps.
Club Theratos.
Le temps de se détendre, de se relaxer, de se retrouver.
Theratos.
- Reculez, reculez s'il vous plait. - Laissez-vous dériver.
Laissez-vous aller.
Laissez tout derrière vous.
Theratos.
Evadez-vous.
- Du 6ème étage - Evadez-vous vers une vie meilleure.
Theratos.
Il est temps d'y aller.
Il est temps d'y aller.
Il est temps d'y aller.
Cela doit provenir d'ici, du côté Ouest.
Plus ils prétendent que ce sont des accidents, plus j'en suis convaincu.
Il faudra tenir à l'oeil le lieutenant Hartmann et Marsfeldt.
Pourquoi s'y intéresse-il autant ?
La mort est toujours aux dernières nouvelles.
On ne peut pas lui faire confiance.
Pas quelqu'un d'aussi puissant.
En parlant de confiance ...
sommes-nous sûrs que ça ne vienne pas de notre propre service de sécurité ?
Moser.
Oui ?
Pas de blagues de mauvais goût au sujet de la confiance.
Je serai absent pendant une semaine. N'en parlez à personne d'autre.
- Des vacances ? - En Corse ...
ou à Corfou. Je ne sais pas.
C'est ma femme qui s'en est occupé. Un de ces Club Theratos.
Espérons que vous nous reviendrez reposé.
REIMAR VON GELDERN SE SUICIDE
Pleurons ensemble la mort tragique et prématurée
de mon adversaire et bon ami, Reimar von Geldern.
Le roi de la télévision nocturne.
Parce qu'il a apporté l'esprit avec brio dans les médias de Berlin ...
des deux côtés du mur ...
il nous manquera tellement.
Nous disions : "Lève-toi avec Veidt, couche-toi avec Geldern".
Mais sans Reimar, nous n'entendrons plus "Veidt und Bright" aux environs de Berlin. (weit und breit = à la ronde)
Continuons avec de meilleures nouvelles. TV East 1 est heureuse ...
d'annoncer que notre show "La bonne vie" ...
donnera naissance à une émission nocturne intitulée "La fin de vie".
Et ça commence la semaine prochaine.
- Qui est-ce ? - C'est moi.
ENORME CATASTROPHE A BERLIN
UNE FEMME SE JETTE SOUS LE METRO DES DIZAINES DE PASSAGERS CHOQUES
Donne-moi la clef.
Klaus, tu y vas.
Je ne peux plus. Si je vois encore les restes d'une autre vie ...
Ne t'en fais pas. Je reviens dans une minute.
Qui êtes-vous ?
Bordel, qu'est-ce que vous voulez ?
Sortez avant que j'appelle la police.
Alors, c'est chez vous.
Beaucoup d'autoportraits, Mme. Sednik.
- Cela me regarde. - Ouais, je suppose que ça serait vrai ...
si Anna Sednik n'avait pas fait le grand saut à la station Westkreutz ...
hier.
Elle est morte ?
Vous connaissez beaucoup de femmes ayant survécu après s'être jeté sous une rame ?
Police.
- Vous êtes son modèle ? - Non.
Je n'ai même jamais entendu parler d'elle avant aujourd'hui.
Elle m'a envoyé sa clef.
Et aussi ceci.
Pourquoi vous ?
Je ne sais pas.
Les gens m'envoient toujours des choses.
Ah, oui ! Je sais qui vous êtes.
La fille "Il est temps d'y aller".
Celle qui est sur le bout de la langue de tout-un-chacun.
Y compris celle d'Anna Sednik.
Vous me dépeignez comme un timbre-poste.
- Un timbre a une justification - Puis-je y aller, maintenant ?
- Avez-vous touché quelque chose, ici ? - Non.
- Pourquoi s'est-elle tuée ? - Elle a oublié de le dire.
Sonja Vogler !
Si vous recevez d'autres lettres de fans morts ...
prévenez-moi, ok ? Je suis le lieutenant Hartmann.
- Quelque chose ? - Je veux que ce soit passé au peigne-fin.
Ils oublient toujours quelque chose.
Regarde ça.
Tu sais ... beaucoup de gens disent que c'est le changement de millénaire ...
que l'année 2000 approchant, c'est la fin du monde.
Et les plus malins s'en vont maintenant ...
pendant qu'ils ont encore le choix.
Je sais que c'est une idée tordue mais les gens sont tordus.
Et il doit y avoir une raison. Les gens ont besoin de raisons.
On ne se tue pas pour rien.
Comment s'appelait le conducteur du camion ?
Sehr., Martin Sehr. 3 rue Adalbert.
- Une famille ? - Une femme et deux enfants.
Le meilleur moment de votre vie.
Club Theratos.
Prenez votre temps.
RESPONSABLE D'ASSASSINAT
Club Theratos.
ASSASSIN
Dites-leur que nous ne voulons pas de cette maladie, ici.
Versez votre sang crasseux dans d'autres quartiers.
Ca suffit. Montrez un peu de respect.
Du large.
Mme. Sehr. Lieutenant Hartmann, police, et voici le sergent Stieglitz.
Si vous vous souvenez ...
de quoi que ce soit que vous voudriez que l'on sache à propos de votre mari.
Il n'a rien laissé ?
Si, une famille.
2 filles.
Non, je veux dire une lettre ou une photo, quelque chose ...
Pourquoi aurait-il laissé quelque chose ? Il ne s'est pas suicidé.
Martin était père de famille.
Il aimait ses filles, il était heureux.
Il revenait rapidement du travail pour être avec elles.
Il venait juste de nous emmener en vacances.
C'est un bon père.
Je me fiche de ce que disent les journaux. Ce sont des mensonges.
Jamais il ne se serait suicidé. Jamais !
C'est un crime contre Dieu.
C'était un accident.
Je suis désolé pour ce qui est arrivé à tous ces gens...
mais quelque chose n'allait pas avec le camion.
C'était un accident.
Vous êtes des amis de papa ?
En quelque sorte, oui.
Vous aussi vous êtes malades ?
Klein, Rogge, Rudi ...
Sehr, Martin. Casier 22.
Le casier de Martin Sehr. C'est là.
CONTINUONS !
Klaus.
Klaus.
L'infortuné Reimar von Geldern. Comme c'est surprenant.
Bien sûr. Il avait déjà ...
de l'eau dans les poumons. Mais pas tant de fumée que ça.
Il était déjà mort.
500 milligrammes te tuent assez rapidement.
- Bonjour. - Dr. Marsfeldt ...
- quelle joie de vous voir. - Non, je ne veux aucun traitement de faveur.
Dieu sait, je suppose, que j'en ai besoin ...
mais je ne suis pas exactement une personnalité de la télévision.
Non, non. Je voulais seulement dire quelques mots.
Je suis sûr que des personnes talentueuses comme vous m'empêcheront ...
d'apparaitre insensé.
Ah, oui ! J'ai apporté avec moi des associés.
Achim ...
Venez.
Parfois, je crois que je préfèrerais travailler dans une morgue.
Ils ont la vie facile.
Ils ont seulement à s'occuper des morts.
Ce sont ceux qui restent qui me préoccupent.
Pauvre femme ...
les abandonner comme ça ...
Si j'avais une femme et des enfants et que ça m'arrivait, je ne sais pas ce que je ferais.
Tu ne ferais rien. Tu serais mort.
Tu sais ce que je veux dire. Où est ta compassion ?
Tu l'as vu avec les gosses. Si tu avais une famille, tu saurais de quoi je parle.
Je suis désolé, Klaus, Je suis désolé.
Merde !
Je ne sais pas ce qui me passe par la tête.
Je reviens à peine de vacances et je ressens déjà le besoin d'en prendre d'autres.
C'est ce putain d'ulcère.
C'est comme si Dieu jouait à la roulette russe.
N'importe qui pourrait être le suivant. Elle, elle, lui ...
Ce doit être pire pour toi après ce qui est arrivé à Nina.
Elle n'a rien à voir avec ça.
- Nina ne faisait pas partie de ça. - Non, je sais, mais ...
- C'était il y a deux ans. - Je sais.
- Je ne disais pas qu'elle était ... - Elle avait d'autres raisons.
Nous savons tous ce qu'elle a traversé.
Non nous ne le savons pas.
Pas vraiment ...
Quand le médecin est venu avec tout ce ...
quand il était trop tard, bien trop tard.
Il a dit : "Votre femme, Nina, était enceinte".
Nina ne me l'avait pas dit.
Je sais seulement que la mort a pris la moitié de ma vie.
Mais ...
la moitié d'une vie, c'est mieux que rien.
Tellement à faire. A faire.
Où trouver le temps ?
AMBULANCE
- se relaxer, se retrouver. - Klaus ...
ils sont tous morts. Klaus !
Ils sont tous morts.
- Stieglitz, calme-toi. - Ils sont tous morts.
Theratos.
Evadez-vous.
Evadez-vous vers une vie meilleure.
Theratos.
Ils sont tous morts. Tous morts, non ?
- Que puis-je faire pour vous ? - Je voudrais voir le Dr. Marsfeldt.
M. Moser, journal TV de la RDA.
- Vous avez rendez-vous ? - Naturellement.
Prenez un siège, je vous prie, M. Mauser.
Moser.
Moser.
M. Moser.
Le Dr. Marsfeldt est occupé par ailleurs ...
et dit qu'il sera incapable d'honorer votre rendez-vous.
Il vous prie d'accepter ses excuses ...
et il sera très heureux de s'entretenir avec vous dans un futur proche. Merci.
S'il vous plait, communiquez au Dr. qu'il ne sera pas seul à être heureux dans un futur proche.
Merci.
Ne la touchez pas ! A distance ! Ne la touchez pas !
N'ayez pas peur.
- Une accolade ne me dérange pas. - Laissez-nous en paix.
Sonja, es-tu folle ? Et si ils étaient infectés ?
Merci, c'est tout.
Merci beaucoup.
Sonja doit y aller. Plus d'autographes.
Il est temps d'y aller. Il est temps d'y aller. Il est temps d'y aller.
Laissez tout derrière vous.
C'est ton sens de l'humour ? Un sens de l'humour plutôt malsain.
Tu n'es plus l'une des leurs, tu te souviens ?
Si je ne suis plus une des leurs, à quelle espèce j'appartiens ?
Il est temps d'y aller.
Il est temps d'y aller.
Savez-vous où j'ai trouvé ça ?
Dans le casier du chauffeur du camion qui s'est écrasé contre le train l'autre jour.
Cela vous rappelle quelque chose ?
Qu'êtes-vous pour ces gens ? L'ange de la mort ?
Ce n'est pas moi. C'est juste un visage. Ce n'est pas le mien. Je ne peux pas le contrôler.
- Pensez-vous que les ai tué ? - Non.
Ils se sont suicidés.
Pourquoi ? Je ne sais pas. Je ne crois pas que vous le sachiez davantage.
En effet, je ne sais pas. Peut-être sont-ils malades.
Les gens disent que c'est un virus.
Peut-être.
Peut-être qu'ils sont malades d'amour.
Est-ce là que je dois rire ?
Deux personnes se suicident en même temps.
Les deux ont des images de vous. Images défigurées de la même façon.
Cela suggère un lien, non ?
Et ne me dites pas que c'est parce que vous êtes sur toutes les bornes vidéo de la ville.
Vous croyez que j'ai eu des aventures avec eux ? Avec les femmes aussi ?
Attention, je suis la veuve noire.
Vous aussi vous ne pouvez pas dormir, pas vrai ?
Dormir n'est pas le problème.
La seule chose qui arrive à un dormeur, c'est un rêve.
C'est le réveil. Excusez-moi.
Pardonnez-moi de différer votre divertissement habituel ...
mais les enfants m'ont demandé si ils pouvaient faire quelque chose de spécial ...
pour leur ami et protecteur, M. von Geldern.
Comment pouvais-je refuser ?
Je suis terriblement désolé ... J'avais peur que ...
Crème hydratante. Vous en voulez un peu ?
- Non. - Peut-être préférez-vous ceci ?
"Régénérateur analogique cellulaire microciblé". Jésus Christ !
Si vous ne l'avez pas déjà essayé, je vous le conseille.
Je cire mes chaussures, pas mon visage.
Vous gagnez votre vie avec vos pieds, alors ? Mon visage m'a fait gagner beaucoup d'argent.
J'en prends soin, il prend soin de moi.
- Votre visage est votre vie. - Pas ma vie, mon gagne-pain !
Et ne confondez pas ceci et qui je suis.
Je ne le fais pas.
Mais encore une fois, votre visage ne me donne pas envie de me suicider.
Reimar von Geldern était plus ...
que le présentateur de talk-shows le plus populaire d'Allemagne.
- Ce que vous avez dit était déplacé. - J'espère bien.
Je suis payée pour envoyer les gens en vacances et non dans leurs tombes.
Maintenant j'aimerais que vous me laissiez en paix.
Encore une question.
Vous n'avez jamais rencontré ces personnes avant ?
Lui, oui.
A la différence de beaucoup d'entre-nous, Reimar savait qu'entre la tête ...
Marsfeldt ?
von Geldern.
- Vous n'avez rien reçu de lui ? - Non. J'aurais dû ?
En plus, on se connaissait à peine.
A des fêtes, des évènements de Matermedia. Le truc habituel ...
Oui, d'une célébrité à une autre.
Oui, c'est ça. De façon superficielle.
Je m'en balance que vous meniez une vie superficielle ou pas.
Pour autant que je sache, vous non plus.
- Ce sont les gens qui terminent leurs vies ... - Dont vous ne vous balancez pas.
Je connais les rumeurs qui courent dans Berlin, les ignobles mensonges ...
Vous voyez les nouvelles d'aujourd'hui ?
Le suicide.
Un conducteur d'ambulance, censé sauver des vies ...
passe au travers de la devanture d'une boutique et tue 3 personnes.
Ce n'est pas superficiel, Sonja Vogler !
Qu'y a-t-il avec vous ...
qui fasse que les berlinois décident de rejoindre leur créateur plus tôt que prévu ?
Dites-moi.
Ces rumeurs sont fausses.
Voilà ce qu'il regardait quand il s'est écrasé.
Y a-t-il un lien entre vous et tous ces gens ?
- Je pense ... - Ouais.
Je crois que ...
Pour l'amour de ces enfants.
Non. Un accident tragique et rien de plus.
Nous pouvons en être sûrs.
Bon sang, de quoi parle-t-il ?
Reimar est parti rendre visite aux anges.
Il n'y a pas de rumeurs de suicides.
Si vous vous souvenez de quelque chose, contactez-moi.
Pourquoi devons-nous porter ensemble un tel fardeau ?
Personne n'est en sécurité. Même Reimar ne l'était pas.
Ils sont terrifiés. Que devons-nous leur dire ?
Nous entendrons parler d'eux à nouveau ...
car ils sont le véritable héritage de Reimar von Geldern.
Tu n'es pas suffisamment pâle pour un cadavre.
C'est parce que je faisais un rêve merveilleux, lieutenant.
Quel est le mot ? Voluptueux.
Une jeune femme voluptueuse comme celle qui est venue ici l'autre jour.
Au moins, toi, tu peux retourner à tes rêves. Les autres ...
Les autres ... Les autres rêvent de funérailles.
- Des suicides ? - Suicides ?
Des qui ne le soient pas !?
C'est une façon très populaire de prendre son billet pour l'au-delà.
Et à propos de Reimar von Geldern ?
Reimar est encore ici. Il s'en va demain.
- Veux-tu le voir ? - Non. Mais il n'est pas parti seul, si ?
Entre toi, moi et eux ...
Il a pris un ... quel est le mot ?
Efficace, un antalgique très efficace. Cyanure.
- Avons-nous encore ses effets personnels ? - Effets personnels ?
Il y a quelque chose de stimulant chez les jeunes d'aujourd'hui.
La façon qu'ils ont de gaspiller leur vie.
A mon époque on flirtait avec des filles et maintenant on flirte avec l'oubli.
Jetables.
- Quoi ? - Jetables.
Le produit final du consommateur.
Quand ils sont usés ...
ils jettent leur vie au rebut. Dr. Marsfeldt ...
accorderiez-vous une interview à la TV d'Allemagne de l'est ?
Je n'apparais jamais dans les médias ... sauf dans des circonstances exceptionnelles.
Ces circonstances ne sont-elles pas exceptionnelles ?
Le fléau des suicides dans la ville.
Si ce sont des suicides.
Mais loin de moi de me prononcer là-dessus.
Je transmets les nouvelles, je ne les fais pas. Une politique sage, je trouve.
Oui, mais le Club Theratos ...
Theratos ? Theratos ...
Ah oui ! Le club de vacances. Et bien ?
Vous en êtes le propriétaire.
Ah oui ?
Une filiale de Matermedia.
Si les filiales étaient des enfants ...
je crains que l'état ne me considèrerait comme une mère indigne.
Une suggestion ...
une histoire à propos du Club Theratos.
Maintenant que tant de gens ont besoin de quitter Berlin pour quelque temps ...
l'idée est d'aller dans un de ces centres et d'y faire un reportage.
Comment les gens évacuent Berlin de leurs systèmes.
Pour autant que je sache, dans ces clubs, il y a un grand nombre de vacanciers.
Compréhensible.
Je vais hésiter avant de déranger la paix d'un Homme en vacances ...
surtout s'il s'agit d'un berlinois harcelé. Laissons-les s'évader en paix.
N'êtes-vous pas d'accord ?
Quand cette folie sera passée ...
quand l'Homme de la rue ...
ne sera pas chagriné de retrouver des souvenirs d'un Berlin paradisiaque ...
N'êtes-vous pas d'accord ?
- Un plaisir, M. Mauser. - Moser.
Moser. Un réel plaisir.
Kathy.
Ne veux-tu pas t'occuper de M. Moser !? Montre-lui quelque chose à propos d'extinction.
- Vous allez trouver ça ... parfait. - Merci.
Que se passe-t-il, ma chère ?
- Il me l'a envoyé avant de se suicider. - Qui ?
Reimar von Geldern.
Et aussi cette femme qui s'est jetée sous la rame.
Défigurée.
Comme c'est macabre.
Je ne la connaissais même pas.
Ni l'homme qui conduisait le camion.
Est-ce que je vais recevoir quelque chose de chaque suicidé de Berlin ?
Pourquoi m'ont-ils choisi ?
Pourquoi ne laissent-ils pas une lettre à leurs amis, épouses ... pourquoi moi ?
Pourquoi moi ?
Est-ce mon visage ?
Est-ce le club ?
Le club ?
Theratos. Ils étaient tous à Theratos. Je sais que Reimar y était ...
et aussi Anna Sednik. Je suis sure de ça.
Ils ne se tuent pas à cause de moi, n'est-ce pas ?
Non.
Ils ne peuvent pas. Ils n'en ont pas le droit.
Je ne veux pas qu'ils le fassent.
Sonja ...
Je vais te dire ce qu'il en est.
Il s'agit de gens misérables, torturés.
Qui peut savoir ce qui conduit quelqu'un à commettre un acte si désespéré ?
Mais dans nos heures les plus sombres ...
quand nous regardons la mort face-à-face ...
nous cherchons quelque chose de vital. C'est ce que tu es pour ces gens.
Quelque chose en eux tente de se raccrocher à ce qui est bon et beau.
Toi, Sonja.
Pour nous tous à Berlin, tu es la meilleure et la plus belle part de vie.
Je n'aime pas te voir si malheureuse.
Ce n'est pas flatteur pour une aussi exquise créature.
Je veux récupérer mon visage.
Je ne veux plus apparaitre sur les bornes vidéo, ni dans les magazines ...
ni à la TV. Je veux le récupérer.
Theratos peut utiliser quelqu'un d'autre.
Sonja, comment pouvons-nous faire ça ? Les gens seraient terriblement déçus.
Je m'en fiche des gens. Qu'ils se tuent en pensant à quelqu'un d'autre.
Moi je serais déçu.
Et il y a ton contrat.
Vous disiez que je pouvais partir à n'importe quel moment.
Vous disiez que c'était une simple formalité ...
qu'entre nous il n'y avait pas de contrat, seulement de l'amitié. C'est ce que vous avez dit.
Ils sont admirables, pas vrai ? La façon dont ils se lancent au petit bonheur la chance.
Montre-nous la probabilité de gagner.
Une sur Dieu sait combien. Sommes nous dissuadés ?
Jamais. Je ne suis pas une statistique.
Je ne suis pas un numéro, tu ne m'attraperas pas dans ce filet, il y a toujours une chance.
Et aussi nous n'aimons pas penser que nos vies sont le fruit du hasard.
Il y a un but.
Et ce but est de se comporter ...
comme si nous pouvions échapper à notre sort.
Je ne peux pas m'en empêcher.
Je n'ai aucun talent propre. Je transmets, c'est tout.
Les nouvelles, les idées des autres, des autres personnalités.
Je suis négligeable. Un moyen dans un media.
Mon audience baisse.
Je sais qu'ils veulent Veidt.
J'ai été au-dessus de 35% pour 11 années consécutives.
Personne ne l'a fait sur une aussi longue période.
Mais est-ce que cela importe à Matermedia ?
Et bien, va te faire foutre, Marsfeldt avec toutes tes calculatrices de poche.
J'essaye quelque chose qui n'est pas prévu au programme.
Vous tapez du pied et hurlez ?
Et bien vous ne trouverez pas ça au programme.
Fin de la diffusion. Reimar von Geldern quitte l'antenne.
Il est temps de s'évader.
Comment dis-tu ? Vers une vie meilleure, Sonja ?
Comment est-il mort ?
De ses propres mains ?
Sont-ce des questions trop morbides pour 7 heures du matin ?
Voulons-nous des suicides avec notre café et nos croissants ? Non.
Mais, grâce à Reimar, nous allons avoir une petite indigestion supplémentaire.
Pouvons-nous prétendre qu'une maladie n'existe pas ?
Peut-être que si nous nous cachons la tête dans les pages sportives ou la mode ...
nous ne serons pas infectés. Nous voulons tous continuer à vivre.
C'est sûr que JE ne peux pas avoir cette maladie.
Mais il y a toujours une façon de la choper, n'est-ce pas ?
Personne ne croit qu'il s'agit d'une épidémie avant que lui aussi n'ait de la température.
Tu travailles pour Matermedia ?
Et bien, je suis payée en tous cas.
Nous ne travaillons pas beaucoup. Il aime nous avoir à portée de main.
Pourquoi ?
C'est évident, tu ne vois pas ? Parce que nous sommes toutes exquises.
C'est un "connaisseur".
Il nous remarque à peine, mais si vous n'êtes pas là ...
Oh, j'ai presque oublié. Chaque fois que tu utilises la carte ...
pour ouvrir une porte, c'est enregistré.
Donc tu ferais mieux d'être prudent.
C'est toujours mieux d'être prudent ...
pour tout le monde.
Je crois que vous pouvez vous attendre à une visite.
Il m'a persuadé de lui donner la carte.
Je suggère une "notification".
Non.
Je peux faire ça cette nuit, discrètement.
Elle représente une faiblesse. Il n'y a pas d'alternative.
Non.
Elle n'est pas une candidate.
Ne "notifiez" pas.
Je répète, ne "notifiez" pas.
Nous avons étudié le dossier de Sonja Vogler.
C'est une orpheline. On ne sait rien de ses parents ni d'où elle vient.
Son tuteur est ...
le Dr. Marsfeldt.
Oui, j'ai vérifié. En fait, il l'a adopté.
... se relaxer, se retrouver.
- A demain. - Theratos.
Laissez-vous dériver.
Evadez-vous.
- Laissez-vous aller. - Hé, Klaus.
- Laissez tout derrière vous. - Tout un style.
Pas de consistance. (rapport à son dossier)
C'est ce dont sont faits les rêves.
Donc vous savez à quoi elle ressemble.
Et un suicide, bien sûr.
La méthode de départ est laissée à votre discrétion.
Merci, monsieur.
Introduisez la carte d'accès.
Entrez le code secret.
Erreur. Code introuvable.
SUICIDE
Erreur. Code introuvable.
Vous avez accès au programme Theratos.
VACANCIER
Attendez, attendez !
Vous êtes en sécurité. Du calme.
Mieux vaut attendre qu'il s'en aille.
- Vous êtes ok ? - Oui.
- Vous voulez une cigarette ? - Non.
- Je te connais, non ? - Je ne pense pas.
La fille Theratos !
Je pense qu'il est parti. Je crois que je devrais y aller.
"Il est temps d'y aller". Tu vas le dire ? Dis-le pour moi.
Dis-le pour moi. S'il te plait, dis- le. Il est temps d'y aller.
Pas le meilleur camarade pour un jeu de cache-cache.
Merci.
Je veux juste que vous sachiez que je ne suis pas comme eux.
- Je veux vivre. - En êtes-vous sure ?
Si vous aimez tant la vie, pourquoi ne m'aidez-vous pas ?
Dites-moi ce que vous savez sur Marsfeldt.
- Je le connais à peine. - Non ? C'est votre père adoptif.
J'ai dit que je le connais à peine. Il n'est pas mon père adoptif.
- Qui pensez-vous protéger ? - Moi-même.
Lieutenant.
Lieutenant.
Sale ordure ! Fumier !
Va faire tes répugnantes affaires autre part.
Police, laissez passer ! Circulez, allez !
Nous ne voulons pas de cette maladie ici.
Suffit, il est mort.
Bien sûr qu'il est mort. Il s'est suicidé comme tous les autres.
Vous allez nous protéger ou arrêter des citoyens innocents ...
ou êtes-vous aussi malade ?
C'est un des notres. Ce serait mieux d'appeler le commissaire.
- Klaus, je sais comment tu te sens. - Commissaire, voulez-vous me rendre service ?
Pas de banalités, d'accord ?
- Gardez-les pour la presse. - Il avait ça dans sa poche.
Je vais le prendre.
Je vois.
Stieglitz n'a pas écrit ça.
Non, il ne l'a pas écrit.
Oui, il s'est tué mais il n'a pas fait ça. Quelque chose d'autre l'a fait.
- Lieutenant, vous êtes bouleversé. - Non je ne suis pas bouleversé, bon Dieu.
Stieglitz n'a pas pu se tuer.
- S'il est déprimé, n'importe qui peut se tuer. - Non, pas n'importe qui !
C'est ça qui ne colle pas avec ces ... suicides !
Ils ne voulaient pas se tuer, mon Dieu, si vous pouviez comprendre ça.
Ce ne sont pas des actes spontanés. Ils sont reliés d'une façon ou d'une autre.
Avez-vous trouvé une photo de Sonja, ici ?
Non ? Et bien ...
Il doit y avoir une photo d'elle quelque part.
Lieutenant Hartmann. Lieutenant !
Je veux que vous rentriez chez vous. Vous êtes surchargé.
Vous êtes surmené.
Je vous relève de vos fonctions dans cette enquête.
Avez-vous perdu l'esprit ?
Je ne crois pas être celui à qui cette question devrait être adressée.
Etes-vous resté loin de Mme. Vogler ?
Oui, bien sûr. Mais Hartmann semblait suivre ses pas.
Hartmann ? Il la connait ?
- Comment ? - De façon intime.
Je suis bien informé.
Merci.
Merci.
De façon intime.
STABILITE
Sonja.
Quoi ?
Quel genre de sourire pour Theratos est-ce là ?
- Nous voulons que les gens s'évadent. - Ils le font déjà.
De belles, longues et permanentes vacances.
Nous préférons qu'ils s'évadent temporairement avec nous.
Si ils te voient dans cet état, ils vont se suicider.
Ceci est arrivé pour toi, hier.
- Maintenant, sois éblouissante, séduisante. - Séduisante ?
Es-tu sûr de ne pas vouloir que je sois captivante ou irrésistible ?
Peut-être un mélange de tout ça ?
Je souris.
N'est-ce pas ce que tu voulais ?
Un grand sourire ?
Stieglitz.
Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit plus tôt ?
Je ne sais pas. Peut-être que j'avais peur.
Je n'avais pas confiance en vous.
Et maintenant oui ?
Avez-vous confiance en moi ?
Votre ami, comment savez-vous qu'il ne voulait pas se donner la mort ?
Parce que je le sais.
- Il aurait laissé une note, quelque chose. - Mais il l'a fait.
Non, il ne l'a pas fait. Premièrement, ce n'était pas écrit à la main.
Deuxièmement, la note disait : "Cher Hartmann".
Stieglitz ne m'a jamais appelé Hartmann.
Le même genre de tortue a été découvert chez Reimar von Geldern.
Oui, je savais qu'il était allé à Theratos.
Theratos ?
C'est leur logo, leur symbole.
Quelque chose à voir avec le rythme de vie, je suppose.
C'est sur la carte qu'ils donnent aux vacanciers.
L'annonce que je fais passer : "Evadez-vous vers une vie meilleure".
- Non, non, non, laissez-moi faire. - Pour le spectacle, s'il vous plait.
Merci, Madame.
Non !
Aidez-le ! Aidez-le !
Aidez-le. Aidez-le.
- Tu ne rêvais pas ? - Non.
Je ...
Cela fait depuis si longtemps. J'ai perdu quelqu'un.
Moi aussi j'étais perdue.
Pourquoi porte-tu deux montres ?
Et bien, c'était celle de Nina.
Il est temps d'y aller.
Il est temps d'y aller.
Où trouver le temps ?
Club Theratos.
Le meilleur moment de votre vie.
Club Theratos.
Prenez votre temps.
Nous devons rester calme.
Il n'y a absolument aucune raison de paniquer.
Le commissaire Kessler m'a assuré que la police ...
à la situation sous contrôle et qu'ils travaillent ...
rapidement et efficacement pour remonter à la cause ...
de ces malencontreux accidents.
Je fais appel à vous en tant que berlinois, mes chers compatriotes ...
ce n'est pas le moment d'abandonner votre ville.
Kathy ?
Kathy.
Sonja !
Cela me fait chaud au coeur de te voir.
La disparition de ces pauvres enfants ...
Mort et beauté.
Ce sont nos deux seuls refuges dans la vie.
Nos seules perfections.
Qu'est-ce qui t'amène en ce jour funeste ?
- J'ai décidé que j'avais besoin de vacances. - Vraiment ?
J'ai peur d'avoir presque fait une crise de nerfs, hier ...
au cours de la séance photo.
Et je pensais qu'une semaine quelque part pourrait ...
Avec quelqu'un de spécial.
Non. Seule. Juste pour me reposer.
Je me suis souvent demandé pourquoi tu ne m'as jamais parlé d'aucune de tes "passions".
Ma chère, j'espère que tu vois en moi plus qu'un tuteur.
Je ferais tout ce que je peux pour toi.
Si seulement tu demandais.
Des vacances.
Juste ça.
Je suis sûr que ça va résoudre de nombreux problèmes.
Et quelle meilleure référence pourrait avoir le Club Theratos ...
que leur propre Sonja Vogler, quittant tout ?
- Reviens-nous vite. - Promis.
S'il vous plait, réservez des vacances pour Mlle. Vogler, deux personnes.
Un aller simple suffira pour son compagnon.
Bienvenue à Theratos.
Et maintenant, si vous pouviez me donner vos montres.
Nous n'en avons pas besoin, ici.
A Theratos, rien ne maintient le temps ...
car il n'y en a pas. Pas de passé, pas de futur ...
seulement le présent.
Merci.
Portez ceci en permanence.
Avec votre tortue, vous n'aurez besoin de rien.
Nous n'avons pas d'argent, pas de vêtements, aucun lien qui nous entrave.
Pas de vêtements ... J'aime ça.
Bien, c'est le son que nous aimons entendre.
Nous vous donnerons des habits.
Nous vous demandons d'oublier tout ce que vous avez apporté avec vous.
Pas de maquillage, pas d'appareil photo, pas de journaux, pas de radios.
En échange, nous vous apporterons la paix.
Comment pourrais-je dire non ?
Je vous montre votre bungalow afin que vous puissiez vous changer.
- Non, pas de bagages. - Oui, bien sûr.
- Es-tu prête ? - Sonja ira à son propre bungalow.
Vous avez besoin de votre propre chambre, à dessein.
Je sais que les vêtements sont très simples ...
mais vous verrez qu'en un jour ou deux vous ne vous préoccuperez plus d'apparence.
Votre bungalow a un miroir.
Nous encourageons chaque client à se regarder une fois par jour...
pour s'apercevoir du changement.
Le miroir est votre autre soi, votre soi de Theratos.
Intéressant.
Essayez de vous laisser derrière vous et devenez quelqu'un de plus pur, calme et tranquille.
Celui que vous seul pouvez voir.
Dernier arrêt, Berlin-Ouest. Dernier arrêt, Berlin-Ouest.
Quel temps fait-il de l'autre côté du mur ?
Menace de pluie. Où est Penck ?
- Mort. - Mort ?
Lui et sa femme. Leur voiture s'est écrasée en rentrant de vacances.
- Suicide ? - Ils ont dit que c'était un accident.
- Quelque chose à signaler ? - En fait, oui.
Le quartier le plus peuplé de Berlin-Ouest est la morgue.
Maquillage.
Ok. Gardez la caméra 1 sur moi.
5-4-3-2-1.
Bonsoir Berlin et bienvenue à nouveau dans "La fin de vie".
Aujourd'hui, selon la police, 43 personnes ont mis fin à leurs jours.
Vous pourriez dire : "C'est moins qu'hier. Pas si mal".
Ceux d'entre-nous qui sont encore en ville ...
sont en train de s'habituer à la mort.
Les experts ont même commencé à prévoir les tendances ...
comme pour le temps.
Du genre : "Oui, il semble que demain sera ensoleillé avec, ça et là, quelques suicides".
Et bien sûr, nous avons nos blagues.
"Prend la vie du bon côté". (regarde/avance vers la lumière)
"Ils auraient pu prendre la vie d'autres gens".
Ou "Prenez ma vie, je vous en prie".
"La seule chose qui se répande plus vite qu'un virus est la mort".
Aussi vous pourriez dire que : "Se moquer de la mort est toujours un signe de bonne santé".
Mais cette nuit nous allons arrêter les plaisanteries.
Cette nuit, nous allons répondre à une question toute simple ...
à laquelle nous pensons tous ...
mais que nous avons peur de poser.
"Est-ce que le genre humain est condamné à l'extinction ?"
Et bien, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps.
La réponse doit être "Oui". La race humaine va disparaitre.
La question devrait être plutôt : "Pourquoi tant de précipitation ?"
- Prévoyez une réunion avec notre bon M. Veidt. - Oui, Monsieur.
S'il vous plait, ne nous dénoncez pas.
Notre existence est un algorythme précaire ...
ni positif, ni négatif.
Pense à toi plutôt comme la racine négative.
Un amphibie entre l'être et le non-être.
Rien, sauf de la lumière. Ouvre-toi à la lumière.
Flotte en elle.
La lumière est ton père. Ton père, Sonja ...
Ton père revient pour toi. Il t'a manqué.
Tu es sa fille unique et il veut que tu reviennes.
Et tu veux revenir aussi, pas vrai, Sonja ?
Ouvre-toi à la lumière. Flotte en elle.
Laisse ta volonté se séparer de ton corps.
Que ton corps se sépare de ton âme.
Accepte. Accepte. Accepte.
Tu n'arrives pas à t'abandonner. Il te reste trop de haine envers toi-même.
Oui, arriver à te purifier de cette haine serait ton bien le plus précieux.
Tant que tu ne l'abandonnes pas, tu seras toujours une orpheline.
Accepte. Accepte. Accepte.
Accepte. Accepte.
Accepte. Accepte. Accepte. Accepter quoi ?
S'accepter soi-même. En échange de quoi ?
Pour rien !
C'est ce que tu voulais ? Nina ?
Rien ?
Devais-je essayer de comprendre ? C'est ce que tu voulais ?
Non, je n'accepte pas !
A Berlin, tout le monde a la tête sous l'eau ...
et ici ils veulent flotter dans cette putain de lumière.
Y a-t-il une vie avant la mort ?
Dis-moi, Nina. Nina Hartmann, les esprits curieux veulent savoir.
M. Veidt.
Un plaisir. Je suis un de vos plus grands fan.
- Nous essayons de faire au mieux. - Naturellement.
M. Veidt, nous devons faire quelque chose au sujet de cette folie.
- Quelqu'un doit faire face. - Oui, par tous les moyens.
Mon cher ami ...
Stieglitz. Stieglitz. Stieglitz.
J'ai toujours eu peur.
J'ai probablement rejoint les rangs de la police, pour me prouver que ce n'était pas le cas.
Mais j'ai peur.
Je veux démissionner mais je ne peux pas. Que dirait Klaus ?
Il dirait que je suis si faible. Que je suis un lâche.
Je veux m'évader. Je veux m'évader.
Je veux revenir à la maison.
M'évader. Vers une vie meilleure.
Nina.
Nina.
Nina.
Le docteur. Bien trop tard.
La moitié d'une vie, c'est mieux que rien.
Ne t'en vas pas. Je ne veux pas te perdre.
Sonja.
Sonja.
Sonja ... Vite.
Sonja.
Sonja.
Sonja, tu dois vivre.
Tu m'entends ? Tu dois vivre.
J'en ai déjà perdu une, je ne veux pas en perdre une autre.
Je ne te laisserai pas partir.
Merci de vous être arrêtés. Ma femme est malade. Pouvez-vous nous aider ?
Pouvez-vous faire quelque chose pour nous ?
- Montez ! - Merci.
- Vous aussi vous fichez le camp d'ici ? - Oui, nous décampons.
- Ces gens sont fous, là-bas. - C'était interdit de dormir ensemble.
Ils ont dit que le principe d'Eros rejette le principe de Thanatos.
Si on ne peut pas baiser en vacances, quand est-ce qu'on peut baiser ?
Puis-je parler au lieutenant Hartmann, s'il vous plait ?
Oui, bien sûr. Juste une minute.
Oui ?
- Monsieur ... ? - Lang.
- En quoi puis-je vous aider ? - Dites-moi ...
Est-ce possible de voir le lieutenant Hartmann ?
Le lieutenant Hartmann n'est plus affecté sur cette enquête.
Peut-être puis-je vous rendre service !?
Vous avez des informations sur les accidents ?
Non. Mais qui en a ?
L'apogée de Theratos. 8h du soir. Matermedia 1, 2, 3 ...
Canal TV de la RDA. Le 17 novembre.
J'ai un rapport de Lipp.
Hartmann et Sonja Vogler se sont échappés.
Ils arrivent par avion cette nuit.
Mais ils ne peuvent probablement pas arriver à temps à Berlin-Est ...
pour interrompre l'ultime diffusion.
Tout est en place.
Avec les agents de sécurité habituels.
Bien.
Le pauvre Veidt aura une chute brutale d'audience, ce soir.
Mais le travail du bureau du recensement sera considérablement simplifié.
Oui ? Comment cela ?
Qui est là ?
Le Dr. Marsfeldt.
Qui est là ? Vérifiez, s'il vous plait.
Vérifiez !
Vérifiez, s'il vous plait.
Vérifiez. Vérifiez, s'il vous plait.
Lieutenant Hartmann.
Diffusion. A 8h pile. Studios de la RDA. Plus le temps. Ma carte.
Mars ... Marsfeldt.
Les tue, les tue, les tue.
Non, pas Marsfeldt. Ce n'est pas possible.
Theratos.
Plus le temps.
Bonsoir Berlin. Je suis Egon Veidt ...
avec une édition spéciale en prime-time de "La bonne vie".
Laissez-moi commencer par remercier le propriétaire de Matermedia ...
le Dr. Heinrich Marsfeldt, pour avoir suggéré le thème de ce soir.
Et pour nous avoir, si gentiment, mis le réseau à disposition.
La vie pèse-t-elle aussi lourdement sur nous que nous devions nous gonfler ...
avec l'hélium de la mort ? Les autres villes ne se précipitent pas ainsi dans l'oubli.
Encore une fois, elles ne vivent pas comme nous, si ?
Une existence définie par l'idée de l'évasion.
Elles n'ont jamais eu un mur.
Ville divisée, âme divisée, ...
partout où nous allons : un mur, un mur, un mur.
Nous ne pouvons pas le traverser, n'est-ce pas ? Personne ne le peut.
Et nous nous demandons en nous précipitant sur les trottoirs, dans la rue, dans le métro ...
nous tous dans nos cellules d'isolement que nous appelons nos vies ...
nous nous demandons : "Y a-t-il quelqu'un là-bas ? Y a-t-il quelqu'un à la maison ?"
La question est comparable a un téléphone qui sonne, qui sonne et qui sonne ...
jusqu'à ce que nous le décrochions, juste pour nous reposer un moment ...
de cette affreuse sonnerie qui résonne dans nos têtes ...
et nous crions : "Allo ? Allo ?
Y a-t-il quelqu'un à la maison ? Y a-t-il quequ'un là-bas ?"
"Juste un moment. Je vérifie. Attendez". Et vous pensez :
"Oui, j'attends". Et vous attendez et attendez ...
mais personne ne vient répondre.
Tout ce que vous entendez est le faible bruit de l'océan électronique ...
pendant que vous attendez seul dans une pièce, en tenant un téléphone.
C'est là que la pensée surgit : "J'aimerais raccrocher, pourquoi attendre ?
Pourquoi continuer ?
Cela pourrait durer éternellement, tenir un téléphone et attendre.
Pourquoi ? Je vais raccrocher. Oui, je vais le faire.
Je vais raccrocher. Pourquoi pas ? C'est si facile".
Et alors votre femme ou votre mari, ou mieux encore un inconnu ...
vous trouve balançant au bout d'une corde, applati sur la chaussée ...
ou flottant dans la rivière. Seduit par la mort ...
seduit mais jamais abandonné.
Mais et alors ?
Une vie comme celle-là ne mérite pas d'être vécue.
Et maintenant vous êtes heureux ...
Coupez la retransmission !
vous êtes en paix car vous n'êtes plus en guerre ...
Coupez la retransmission ! - Hartmann.
Tenter d'interrompre une retransmission d'état.
Très grave infraction.
Sonja.
Faites s'écrouler les murs.
Arrêtez le besoin de vous évader.
- Sonja - Dégage de cette chaise.
Tellement à faire.
Arrête la bande. Passe-moi en direct.
Fais l'échange !
Club Theratos. Club Theratos. Theratos.
Evadez-vous.
Evadez-vous vers une vie meilleure. Theratos.
Evadez-vous.
Evadez-vous vers une vie meilleure.
Theratos.
Fais l'échange !
Fais l'échange !
Ok. Vas-y !
Non. C'est l'heure de rentrer à la maison.
Il n'y a pas d'évasion. Seulement la vie.
Plus de vacances. Vos seules vacances sont de vivre.
Plus d'évasion. Plus de mort. Plus d'extinction.
Vos seules vacances sont de vivre. plus d'évasion, plus de mort.
- Plus d'évasion. - Il est temps d'y aller.
C'est le moment de rentrer à la maison. Des vacances vers la maison.
De la maison à la vie, de la maison au jour suivant.
Plus d'extinction.
C'est le moment de rentrer à la maison. Des vacances vers la maison.
De la maison à la vie. La vie est une bonne et précieuse chose.
Pour être protégé.
Pour être protégé.
Pour être protégé.
Je savais que tu reviendrais vers moi.
Que pensais-tu leur épargner ?
Pourquoi moi ? Mon visage, ma voix ...
Est-ce cela que tu attendais de moi et de la vie ?
Etait-ce mon but ...
d'envoyer des milliers de personnes vers leur mort ?
Je les envoyais, pas toi !
Ai-je trompé qui que ce soit ? Les ai-je envoyé là où ils ne voulaient pas aller ?
Non.
Je suis un agent de voyage.
Rien de plus.
J'ai vendu un billet ...
qui était fait pour être acheté.
Le problème avec la vie, tu vois, ...
c'est qu'elle est destinée à être vécue.
Et ils la vivent jusqu'au moment où tout ce qu'ils désirent c'est, comme nous disions, ...
ficher le camp de tout ça. Ils aspirent à mourir !
Pour mettre un panneau "Ne pas déranger" sur la porte, pour toujours.
On le fait tous.
C'est ce qui fait de nous des êtres humains.
Chaque matin, dans notre lit, nous nous disons :
"Lève-toi, allez".
Quand notre souhait le plus ardent ...
notre souhait le plus ardent ...
est de ne pas le faire.
Je leur ai accordé ce souhait.
Je les ai envoyé en vacances.
Tu étais le moyen, rien de plus.
Nous sommes seulement attirés par deux choses dans la vie, ma chère :
La beauté et la mort.
Nos deux états parfaits.
Aussi injuste que cela paraisse ...
les gens te regardent et ils veulent croire.
Ils pensent :
"Si belle que ce doit être vrai".
Ils sautent de joie. Ils ne peuvent rien y faire.
Ils te trouvent irrésistible.
Comme la mort.
Si charmante.
Tu es inquiète pour moi, n'est-ce pas ?
Tu le dois !
Que se passe-t-il, docteur ?
Vous n'aimez pas regarder la mort face-à-face, Dr. M ?
Qu'en était-il de Stieglitz ?
Et des autres ?
- Maintenant vous savez comment ils se sentaient. - Je l'ai toujours su.
Ils se sentaient soulagés.
Allez, lieutenant.
J'ai été marié à un assistant artificiel de vie depuis trop longtemps ...
accordez-moi le divorce.
Non, Klaus, il est mourant.
Nous sommes tous mourants.
Faites-le.
Faites-le !
Ma chère, serais-tu assez aimable ...
Non.
Sonja ...
ne m'abandonne pas. Sonja.
Ne m'abandonne pas vivant.
Sonja !
Ni coupable, ni victime. Vivant ou mort (réf. biblique).
Ni temps, ni éternité. Je suis le mur.
Le désir de paix.
De silence. De repos.
Je suis le néant.
Je ne vous laisse ...
rien !
MKV version by bunkerghost.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.