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Original subtitles

Mon mari me disait toujours que j'avais trop d'imagination.

Je n'y peux rien.

Êtes-vous déjà monté dans un train en vous interrogeant

sur la vie des gens qui vivent le long du chemin de fer ?

La vie que vous n'avez jamais vécue.

Je veux savoir ces choses.

Deux fois par jour, assise dans le troisième wagon,

j'ai la vue parfaite sur ma maison préférée.

Le numéro 15 de la rue Beckett.

Je ne sais pas depuis quand.

Je l'ai remarquée il y a environ un an,

et graduellement, plus les mois passaient,

plus elle devenait importante pour moi.

Je ne suis plus la fille que j'étais.

Les gens le voient sur mon visage.

Elle est ce que j'ai perdu.

Elle est tout ce que je veux être.

Chemin de fer Métro-Nord

Je m'imagine qu'elle est peintre.

Elle est créative.

Lui, il est médecin ou architecte.

Il aime rire.

Elle ne sait pas cuisiner.

Je me demande ce qu'ils se disent avant de s'endormir.

Aujourd'hui, elle s'appelle Jess.

Demain, peut-être Lisa ou Amber.

Ça dépend des jours. Ça dépend de mon humeur.

En vérité, je ne connais pas son nom.

J'ignore si elle peint ou s'il aime rire.

Mais je sais qu'ils connaissent l'amour.

Parfois, j'essaie de me rappeler

la dernière fois où j'ai eu un contact significatif avec quelqu'un.

Je vivais à deux maisons de là, au numéro 13 de la rue Beckett.

Non !

C'était ma première maison.

On l'a achetée ensemble. Elle était à nous.

Chaque jour, je me dis de ne pas regarder.

Mais aussitôt, je regarde.

Vous êtes seule ?

Oui. Non. Asseyez-vous. La place est libre.

D'accord.

- Votre bébé est mignon. - Merci.

Bonjour, bébé !

- C'est un garçon ? - Oui !

Magnifique ! Quel âge a-t-il ?

- Six mois. - Six mois.

Si mignon.

Un professeur m'a déjà dit que je maîtrisais l'art de me réinventer

Je ne savais pas ce que ça voulait dire à l'époque.

Mais depuis que je suis déménagée ici, je le comprends.

IL Y A SIX MOIS

Ardsley-on-Hudson, c'est ennuyeux et routinier.

C'est une usine à bébés.

Je veux recommencer ma vie.

Jusqu'à maintenant, j'ai été une adolescente rebelle,

une amante,

une serveuse,

une directrice de galerie,

une nounou

et une pute.

Et pas nécessairement dans cet ordre.

Mais je ne peux plus être seulement une épouse.

Voilà pourquoi je reste éveillée le soir, à fixer le plafond.

En fait, la seule fois où je suis moi-même, c'est quand je cours.

Vous vous êtes toujours sentie comme ça ?

Depuis que j'ai 17 ans, environ.

Avec Mac.

Mac ?

Qui est Mac ?

Le meilleur ami de mon frère.

Mon frère qui est mort.

J'ai tendance à sourire quand je suis nerveuse.

Parfois, je ris.

Pendant un an, Mac et moi avons vécu dans son chalet de chasse.

On a commencé à baiser.

On était les personnes les plus tristes au monde.

Mais ce chalet nous rendait heureux.

Personne ne pouvait nous trouver.

Tout le monde nous croyait morts.

Si vous deviez vous enfuir aujourd'hui, où iriez-vous ?

J'ai lu que quand un train nous frappe, ça peut nous arracher nos vêtements.

Scott croit que le travail de nounou me rendra moins agitée.

Que ça me donnera envie de tomber enceinte.

Et ce n'est pas le cas ?

Quand je finis de travailler, je rentre et je vais dans la douche

pour me débarrasser de l'odeur de ce bébé le plus vite possible.

AUJOURD'HUI

Quand tu t'es réveillée ce matin,

je t'ai emmenée dormir dans mon lit avec moi.

Pendant que je te nourrissais,

on a entendu papa chanter dans la cuisine.

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire, chère Anna

Joyeux anniversaire

Papa est monté avec un magnifique déjeuner

qu'il avait préparé pour maman, pas vrai ?

Oui, c'est vrai.

Merci, Megan.

Voilà.

Salut.

Parfois, j'ai l'impression que mon cœur va exploser.

Regarde-la. Regarde-la !

Tu ne dors pas !

Allô ?

Tu ne dors pas.

Allô ?

Allô ?

Encore quelqu'un qui raccroche ?

Prends les coins.

Droit.

J'ai trouvé un autre travail.

Quoi ?

Je suis désolée, Anna.

Je pensais que tu étais heureuse ici. Tu semblais heureuse.

Je le suis.

Mais ce travail, ce n'est pas moi.

T'occuper d'une enfant ?

Ou faire la lessive.

Une autre galerie m'a approchée.

C'est génial.

Ça commence demain.

Je dois sortir demain. C'est vraiment nul.

Je déteste t'abandonner comme ça,

mais tu n'as pas d'emploi.

Bon, je me suis mal exprimée.

Je sais que tu es occupée avec ton bénévolat.

Ce n'est pas ça.

C'est le magasinage, les heures au marché fermier,

trouver la bonne nourriture pour elle, faire la purée de patates,

et je fais tout ça en même temps

que j'allaite.

Tu devrais peut-être retourner travailler.

Les mères ont besoin de travailler. C'est même mieux pour l'enfant.

Comment le sais-tu ?

Ta clé.

Il n'y a pas de travail plus important que d'élever un enfant.

Megan, je t'en prie.

Rachel !

Que fais-tu ? Donne-moi mon bébé.

Rachel, que fais-tu ?

Bonjour ?

Merci.

Magnifique.

Elle t'a texté combien de fois aujourd'hui ?

Je ne sais pas.

Elle a appelé trois fois.

- Tu dois lui parler. - Je sais.

Ça devient dément.

Je le ferai. Je sais, je sais.

D'accord.

Ça va aller.

Comme toujours, non ? Je règle toujours tout, non ?

Arrête !

On s'en fout. C'est ton anniversaire.

Tu es sûre de ne pas vouloir sortir ce soir ?

- Non, j'aime rester ici. - Appelle Megan.

Demande-lui de venir.

Elle a démissionné.

Quoi ?

Elle a trouvé un autre emploi.

Dommage.

Je trouvais que vous faisiez une bonne équipe.

Moi aussi.

Je n'avais jamais connu un tel amour ! Les filles et moi ! Joyeux anniversaire !

Rachel Cellulaire

Tom Watson Cellulaire

Salut, c'est Tom. Désolé, je ne suis pas là. Je vous rappelle.

Salut, Tom. C'est moi.

Je voulais souhaiter un joyeux anniversaire à la maman.

- Joyeux anniversaire... - Rachel !

Bon sang.

Non, non.

- Non, Cathy. Arrête. - Du calme.

- Cathy, allons ! - Du calme !

J'en ai besoin pour dormir, c'est tout.

Juste un peu pour dormir.

Qu'est-ce qui a provoqué ça ?

Il a publié une autre photo du bébé.

Une photo mignonne.

- Ah oui ? - Oui.

Facebook et les ex-femmes soûles, ça ne fait pas bon ménage.

Ça va. Ça va.

Bon. Allons à ta chambre.

Rachel, tu dois arrêter de les appeler.

J'aime vraiment cette chambre.

C'est vrai.

Je pensais que j'allais juste y rester quelques semaines ou mois.

Mais ça fait deux ans.

Endors-toi.

La fécondation in vitro fonctionne rarement la 1re fois.

Vous voulez un moment ?

Ça va, ma belle.

On va essayer encore.

On n'a pas les moyens.

Quand ce sera le cas, on réessayera.

Je me demande ce qu'elle regarde. Ou si elle voit ce train.

Qui est cet homme ?

Que fait-elle ?

Elle gâche tout.

À Tom Watson Re : XXXXXXXX

Anna, je me suis endormi en pensant à toi.

J'ai rêvé que j'embrassais l'intérieur de tes cuisses

et que je touchais tes seins.

J'aimerais être en train de baiser avec toi.

Anna, je t'aime.

Je t'aime tellement.

Quand ça m'est arrivé, j'ai trouvé des dizaines de courriels.

Tom lui disait qu'il n'avait jamais ressenti ça.

Il a dit qu'ils seraient bientôt ensemble.

Je sais ce qu'on dit. On ne doit pas espionner ses courriels.

J'ai été stupide.

Mais quand j'ai...

Mais quand j'ai vu que ça venait de l'agente, j'ai pensé que c'était un pourriel.

Puis, j'ai compris que c'était des baisers, pas des x.

Et que mon mari baisait une agente d'immeuble de Century 21.

- C'est nul. - En effet.

Elle s'appelait Anna Boyd, et il était amoureux d'elle.

Approche un moment.

Dis "Va chier, Anna Boyd" en criant.

- Va chier, Anna Boyd ! - Va chier, Anna Boyd !

Cette salope vit dans ma maison.

J'ai choisi toute la décoration de cette maison.

J'ai choisi la table à manger, la petite table.

Je me demande si elle sait que j'ai baisé avec Tom sur la table où son bébé mange.

J'ai envie de le lui dire.

J'aimerais le lui dire.

J'ai tout choisi dans cette maison. Tout choisi, bordel.

Je ne trouvais pas les mots pour décrire ce que j'avais ressenti

en lisant ce courriel.

Mais ce matin, je les ai trouvés.

C'est vrai.

Quand j'ai vu cette femme embrasser quelqu'un d'autre...

Trahir son mari, j'ai senti...

Je l'ai sentie.

La rage pure.

C'est comme si on m'enlevait quelque chose encore une fois.

Si je le pouvais...

Si je le pouvais, j'irais chez elle,

je la trouverais assise à la table de la cuisine,

et alors...

J'enroulerais ses longs cheveux blonds autour de ma main et je tirerais.

Je la tirerais vers l'arrière,

puis je la traînerais au sol

et je fracasserais sa tête partout sur le sol !

Dégagez ! Hors du chemin !

Dégagez !

Hé !

Hé !

Salope !

Bon sang, Rachel.

Mais qu'est-ce qui te prend ?

Je te cherche depuis une heure.

Tu as fait peur à Anna. Tu le sais ?

Elle pensait que tu allais...

Elle voulait appeler la police.

Laisse-nous tranquilles.

Tu peux gâcher ta vie si tu le souhaites, mais tu ne détruiras pas la nôtre.

Je ne te protégerai plus.

Bon sang.

Rachel ? Ouvre la porte.

Cathy, juste une seconde.

Ça va ?

Rachel, ouvre la porte.

J'ai une grippe intestinale.

- D'accord ? - Tu n'as pas la grippe.

Bon sang, Rachel.

Je ne suis pas stupide !

- Rachel ! - Cathy, va-t'en !

Approche un moment.

Dis"Va chier, Anna Boyd".

- Va chier, Anna Boyd ! - Va chier, Anna Boyd !

Salope !

Non !

Des gens qui en sont entre un et 90 jours qui veulent partager ?

- Jason. Je suis alcoolique. - Bienvenue.

Je suis à jeun depuis 22 jours.

Quelqu'un d'autre ?

Bonjour. Je m'appelle Rachel et...

- Bienvenue, Rachel. - Bonjour, Rachel.

Merci. C'est le jour un pour moi.

Je suis ici parce que je...

Parce que je...

Je me suis réveillée couverte de sang.

J'avais des ecchymoses partout.

Souvent, ça arrive quand je tombe, et quelqu'un m'aide à me relever.

Mon mari...

Il me racontait ce que j'avais fait la veille.

Et j'ai appris qu'en me réveillant comme ça, je n'avais qu'à m'excuser.

À m'excuser de ce que j'avais fait et de celle que j'étais.

Puis, à promettre de ne pas recommencer.

Mais on recommence. Encore.

Et on oublie des choses.

J'ai besoin de me rappeler.

J'ai besoin de me rappeler.

- D'accord. Merci, Rachel. - Merci, Rachel.

Pas vrai ? C'était ça.

Le truc pour les sans-abri.

J'ai oublié le nom.

Le Havre.

C'était une camisole-tube, non ?

Oui, en effet.

Pourquoi dire qu'on y va

et qu'on a hâte de s'habiller chic ?

Il faut le faire, dans ce cas.

Tu aimes les œufs durs, Martha ?

Les œufs durs ? Oui.

- Les œufs durs. - Merci d'en avoir fait.

C'est un classique. Vous en voulez, quelqu'un ?

Ça va là-bas. Pas avec le dessert.

On s'en fiche.

Tu veux les mettre là ? Tu en veux avec ton hot-dog ?

Ou prends-en avec du quinoa, si tu veux.

On les met avec l'autre salade et le maïs ?

- Rachel. - On va en mettre au mur.

Rachel !

Ça va, Tom ! Arrête.

Tu ne m'as pas soutenue. Tu ne le fais jamais.

Tu ne me soutiens jamais.

C'est la femme de mon patron.

Je serai sûrement congédié.

Je m'en fiche. Je suis ta femme.

- Je suis ta femme et tu... - Rachel.

- Tu ne me soutiens jamais. - Rachel, je t'en prie, arrête !

Allons ! Tu dois te concentrer.

- Ne me parle pas comme ça ! - Calme-toi !

- Rachel. Te voilà. - Cathy, désolée.

Je dois reprendre ma vie en main.

Vous devez être Mme Watson.

Enquêteuse Riley. Voici l'enquêteur Gaskill.

On a quelques questions à vous poser.

C'est à quel sujet ?

Vous voulez vous asseoir ?

Vous pouvez nous dire où vous étiez vendredi soir ?

J'étais au travail, en ville, et ensuite...

Ensuite, je suis allée voir mon mari.

Votre ex-mari, vous voulez dire ?

Oui. Je suis descendue à Ardsley-on-Hudson,

puis j'ai compris que c'était une mauvaise idée.

À quelle heure l'avez-vous compris ?

J'étais de retour ici à 23 h.

Oui. Oui.

En chemin, êtes-vous arrêtée quelque part ?

Non.

À quelle heure avez-vous pris le train jusque là-bas ?

À 18 h.

Qu'avez-vous fait pendant ce temps-là à Ardsley,

si vous n'avez pas vu votre ex-mari ?

Vous rappelez-vous avoir vu cette femme ?

Elle travaillait pour votre ex-mari.

Elle a disparu.

Que voulez-vous dire ?

Son mari dit qu'elle n'est pas rentrée

le soir où vous êtes descendue à Ardsley-on-Hudson.

J'étais...

- Vous connaissez Megan Hipwell ? - Non !

- Vous l'avez vue ? - Non, je ne crois pas.

Est-ce parce que vous étiez en état d'ébriété ?

Vous dites que vous étiez au travail vendredi ?

Vous parlez de votre travail en relations publiques ?

Oui.

On a appris que vous aviez été congédiée il y a plus d'un an

en raison de votre problème d'alcool.

Bon. Ça suffit.

Si vous vous rappelez quoi que ce soit, appelez-nous.

Tu as été congédiée ?

Je ne voulais pas que tu t'inquiètes.

Si tu n'as pas de travail, que fais-tu chaque jour ?

Je prends le train.

Quoi ?

Je fais le trajet en train jusqu'à New York, puis je reviens.

C'est à ça que sert ta pension alimentaire ? À des billets pour nulle part ?

C'est vraiment bizarre, Rachel.

D'accord.

Je suis montée dans le train, puis j'en suis descendue.

Je ne sais pas. C'est flou.

Tu ne te souviens de rien ?

J'ai entendu parler d'un homme à Long Island qui a perdu la carte.

Il a quitté un bar,

il a conduit jusqu'à sa maison d'enfance et il a poignardé les occupants.

Il s'est réveillé le lendemain sans aucun souvenir,

puis la police est arrivée.

Rachel !

Quoi ? Quoi ?

Tu dois partir.

Ça ne peut plus durer. Tu as quelques...

Attends.

Attends.

Enquêteuse Riley ?

Je suis d'accord.

Enquêteuse Riley ?

J'ai vu quelqu'un avec Megan Hipwell, mais pas vendredi soir.

Elle avait une aventure. Un amant.

C'est ce que je vous dis.

Vous disiez ne pas la connaître.

Non. Mais je l'ai vue.

Vous l'avez vue où ?

Depuis le train.

Elle était sur le quai avec un homme.

- Son mari, Scott Hipwell ? - Non.

Ce n'était pas lui.

C'était un autre homme. Ils s'embrassaient.

Toute une coïncidence, non ?

Vous étiez dans le train au moment exact

où une femme inconnue que vous reconnaissez

trompait son mari ?

Je sais que ça semble fou.

Les voisins ont vu une femme soûle près de sa maison vendredi soir.

Megan Hipwell ressemble effectivement à Anna Watson.

Mme Watson a signalé que vous allez parfois chez eux sans invitation

et qu'une fois, vous êtes entrée par effraction pour prendre leur enfant.

Je vais vous donner un conseil.

Ne retournez plus sur la rue Beckett. Ne contactez plus votre ex-mari.

Ne vous approchez plus jamais d'Anna Watson ou de son bébé.

Compris ?

Oui.

Vous ne vivez plus là-bas.

Tenez-vous à distance.

Je mens tout le temps.

IL Y A QUATRE MOIS

Je mens à Scott.

Je vous mens, à vous.

Je sais que ce n'est pas le but de la thérapie,

mais je dois garder les choses vagues.

Je mélange tous les hommes, les ex et les amants.

Peu importe qui ils sont. Ce qui compte, c'est ce qu'ils me font ressentir.

Mentir, c'est comme voyager.

C'est comme avoir un secret.

C'est comme se toucher sans que personne ne le sache.

À part soi-même.

Mais vous faites semblant.

Vous faites semblant de vous toucher.

Scott est possessif.

Jaloux.

Il aime que je lui appartienne.

Il découvre tous mes mots de passe.

C'est plutôt sexy.

Quand je suis rentrée hier soir,

Scott était sur mon ordinateur à se demander...

Son comportement n'est pas normal.

C'est une forme d'abus émotionnel.

Avez-vous parfois peur de Scott ?

Ce n'est pas de l'abus.

Pas si on s'en fiche, et je m'en fiche.

C'est peut-être devenu normal pour vous.

Est-ce normal que je pense à vous constamment ?

"Il y a presque une semaine,"

"Megan Hipwell a quitté son domicile du 15 rue Beckett et a disparu."

"Personne ne l'a vue depuis."

"Femme d'Ardsley toujours portée disparue"

"Ni son téléphone ni ses cartes de crédit n'ont été utilisés depuis."

"Une femme merveilleuse,"

"une personne secrète avec un grand cœur."

"Elle a perdu son frère à 16 ans, et ses deux parents sont morts récemment."

"Scott Hipwell demande à quiconque a des renseignements"

"de se manifester."

Tu es l'amie de Megan ?

Oui. Rachel.

Entre.

Tu veux du café ?

Oui. Merci.

Pardon, c'est un vrai désordre.

Je cherche son certificat de naissance.

Les policiers en ont besoin.

On s'est déjà vus ?

Je ne crois pas.

Où as-tu rencontré Megan ?

À la galerie.

Tu es une artiste ?

J'aime le croire.

Tu as dit au téléphone que tu voulais me parler de Megan.

Que voulais-tu me dire ?

J'ai vu ta femme avec quelqu'un vendredi matin.

Avec qui ?

Elle était sur la véranda.

Je l'ai vue depuis le train, car je fais le trajet jusqu'à Manhattan chaque jour

et je passe devant.

Elle l'a embrassé.

Ils s'embrassaient.

Je suis désolée. Ça doit être horrible à entendre.

Oui.

Je sais ce que tu ressens.

De quoi avait-il l'air ?

Taille moyenne. Cheveux foncés.

Et ils étaient sur la véranda ?

Oui.

Merde !

Merde.

Non, non. Merci.

D'accord, bien sûr.

Ça pourrait... Je ne sais pas.

C'est peut-être une bonne chose.

Elle va peut-être bien, alors.

Elle s'est sauvée avec quelqu'un.

Oui.

Elle t'a parlé ?

Non. Je n'ai pas eu de nouvelles.

Tu la connais assez bien pour savoir où on habite.

Megan n'a pas beaucoup d'amis.

Je vivais tout près avant, et elle et moi...

On suivait...

On suivait un cours de yoga ensemble.

Je devrais y aller. J'ai pris beaucoup de ton temps.

Désolée d'avoir eu à te l'apprendre de cette façon.

Hé !

Tu le reconnaîtrais si tu le voyais ?

Je ne sais pas.

Il y a un gars. Un thérapeute.

Il s'appelle Abdic...

Kamal Abdic.

C'est lui que tu as vu ?

Je ne sais pas. Je ne pourrais pas dire.

Elle passe beaucoup de temps avec son psy.

C'est lui.

Je me rappelle. C'est lui.

Je me rappelle. C'est lui.

Je suis désolée.

Où es-tu ?

IL Y A DEUX MOIS

Où es-tu ?

Où es-tu ?

Où es-tu ?

Tiens-toi loin de moi.

C'est tellement stupide.

Il parle tout le temps d'avoir des enfants.

Et chaque fois que...

Quoi ?

Qu'on parle de ce sujet.

Quel sujet ?

Megan ?

Quel sujet ?

Ça va.

Megan.

Megan.

Très bien, Megan.

On ne devrait pas.

Non.

Megan.

Ce sera impossible de travailler ensemble.

Je pourrais perdre mon droit de pratique.

Je m'en fiche !

Je me fiche de ton droit de pratique !

Je me fiche...

Le Dr Kamal Abdic a été interrogé...

PSYCHIATRE INTERROGÉ

au sujet de la disparition de Megan Hipwell d'Ardsley-on-Hudson.

Il était le psychiatre de Mme Hipwell selon certaines sources.

Pour la première fois depuis une éternité, ma vie a un sens.

Au moins, une distraction.

Je veux que Megan revienne saine et sauve. Vraiment.

Oui !

Scott On doit se voir le plus vite possible.

Mais pas tout de suite.

Salut.

Qu'y a-t-il ?

Abdic a été relâché.

Quoi ?

Ils n'ont pas assez de preuves.

Et comme c'est moi qui l'ai fait arrêter, il a parlé.

Beaucoup.

Ils vont monter un dossier contre lui.

Mais ça prendra du temps.

Tu es sûre que c'est lui que tu as vu avec Megan ?

Oui.

Tu ferais mieux de l'être.

Je ne comprends pas.

La police me croit responsable.

Oui, mais c'est lui qui...

Il leur a dit que Megan était malheureuse.

Que j'étais un mari jaloux et contrôlant.

Ils veulent juste vérifier toutes les pistes.

Abdic leur a dit que j'étais violent.

Quand elle est partie, je l'ai laissée faire.

Je n'ai pas appelé pour voir comment elle allait.

Je suis allé dans un bar, bon sang.

Je me suis soûlé.

Non. On doit juste trouver plus de preuves contre Abdic.

J'ai passé la journée à fouiller ses affaires.

Pas de courriels, rien.

Pas de lettres, pas de courriels.

Rien.

Pendant un instant, j'ai pensé appeler Abdic moi-même.

Le téléphone n'arrête pas de sonner !

Ici Scott. Oui, oui. Un instant.

Ça te dérange ?

Rachel, non.

Anna, dans la maison.

Ta femme m'a frappée vendredi soir.

- Non. De quoi tu parles ? - Oui.

Oui, tu l'as fait. Tu l'as fait !

Puis, elle est montée dans ta voiture.

Non. Elle a dit que tu lui avais crié après ce soir-là.

Non. Ce n'est pas ce qui est arrivé.

Elle était dans le tunnel et elle m'a frappée.

On ne discutera pas de ça ici. On est en plein jour, et tu es soûle.

Je ne suis pas soûle, Tom.

Ma femme a peur de toi.

De quoi ?

Je ne sais même pas si tu blagues.

- Enlèvement d'enfant. - Des conneries.

Tu sais que ce n'est pas ce qui est arrivé.

On sait tous deux de quoi tu es capable.

Tu étais chez Scott Hipwell, pas vrai ?

Que faisais-tu chez lui ?

Je l'aide.

Je l'aide.

- À quoi ? - À trouver Megan.

Tu ne connais même pas Megan !

Rach,

tu n'aides personne.

Vous êtes ici pour vous rappeler des souvenirs oubliés ?

- C'est bien ça ? - Vous avez un accent.

Pardon ?

Non. Pardon. J'ignorais que vous aviez un accent.

Vous en avez un aussi.

D'où venez-vous ?

Je suis citoyen américain.

Mais vous n'êtes sûrement pas là pour parler de moi.

- À moins que oui. - Non.

Désolée. Je voulais juste faire la conversation.

Des pertes de mémoire.

Vous en subissez ?

Vous voulez m'en parler ?

Quand je me réveille et qu'on me raconte ce que j'ai fait,

ça ne me ressemble pas, ce n'est pas des choses que je ferais.

Je me sens mal, mais...

Mais c'est si loin de moi que...

Que je ne me sens pas assez mal.

Vous voulez assumer la responsabilité de vos actes,

mais vous avez de la difficulté à vous sentir coupable, car vous oubliez tout.

C'est ça ?

Oui.

Rachel, à part l'alcool...

Il est clair que vous buvez.

Vous avez bu aujourd'hui, non ?

Vous aimez quoi d'autre ? Avez-vous des passe-temps ?

J'aime dessiner.

L'art, je suppose.

Bien. On tentera de récupérer certains souvenirs en les dessinant.

J'ai essayé. Ça ne marche pas.

Vous êtes remontée jusqu'au moment où vous avez commencé à boire ?

C'était quand ?

C'était avec Tom.

Alors que je n'arrivais pas à tomber enceinte.

Qui est Tom ?

Mon ex-mari.

Vous voulez en parler ?

Je voulais vraiment un bébé.

On a tout essayé, et rien ne fonctionnait.

Et ça m'a complètement...

Ça m'a brisé le cœur.

Alors, je suis devenue vraiment triste.

Puis...

L'alcool nous a détruits.

Bien. Continuez.

J'observais un couple parfait.

Ils incarnaient l'amour.

C'est le genre d'amour dont on rêve.

Mais elle l'a trahi.

Et ça a déclenché quelque chose en moi.

Pourquoi êtes-vous ici, Rachel ?

Parce que j'ai peur de moi-même.

Le 5 juillet.

À 13 h 33, 13 h 34 et 13 h 37.

Elle a appelé encore à 13 h 38.

Puis, à 13 h 44, 13 h 45, 14 h 15.

Et le 6 juillet. Vous comprenez.

Parfois, elle le texte dix fois par jour.

Mais ça vient toujours d'un numéro inconnu.

Le numéro inconnu, c'est Rachel.

Vous avez un registre des appels.

Pas de ce qu'ils se disent.

Écoutez.

Est-elle retournée chez vous depuis l'incident ?

Pas que je sache.

Ce serait alors une affaire de harcèlement.

Mais ces textos ne sont pas des menaces.

Elle passe beaucoup de temps chez Scott Hipwell.

Beaucoup.

Oui. Je le sais.

Il y a beaucoup de détails intrigants,

mais ils ne donnent pas grand-chose.

Si vous aviez quelque chose de solide...

De quoi avez-vous besoin ?

Des preuves.

De vraies preuves.

Vous êtes sûre que votre mari ne garde pas contact avec elle ?

Quoi ? Non. Elle nous harcèle.

C'est ce qu'il dit ?

Mot de passe incorrect. Essayez de nouveau.

Anna Mot de passe incorrect. Essayez de nouveau.

Rachel Mot de passe incorrect. Essayez de nouveau.

Salut.

- Salut. - Salut.

Salut.

Des journalistes sont devant chez moi.

Ils sont partout. Je ne savais pas où aller.

Entre.

L'enquêteuse...

Elle vient de me dire un truc que je rêvais d'entendre depuis longtemps.

Elle est enceinte.

Elle l'a dit à son psy, mais pas à moi.

Je voulais une famille.

Mais elle n'était pas d'accord.

On se disputait toujours à ce sujet.

Megan t'a-t-elle déjà parlé de moi ?

Elle t'aimait.

Elle t'aimait d'une façon dont bien des gens rêvent.

IL YA UN MOIS

Tu ne devrais pas être ici.

Je...

Je dois en parler à quelqu'un.

Juste une fois.

Le dire à voix haute.

Je veux te le dire.

Et après, je m'en irai. Promis.

Je suis déjà tombée enceinte.

J'avais 17 ans.

J'ai accouché d'elle toute seule.

Elle avait les yeux foncés et les cheveux blonds.

Je pensais que ce serait dur, mais ça ne l'était pas.

C'était facile.

Parce que je l'aimais.

Je l'aimais.

On l'a appelée Elizabeth.

Libby.

Libby.

C'était en décembre.

Mac et moi, on s'était disputés.

Il était parti.

Le toit coulait.

Il faisait vraiment froid,

alors j'ai pris un bain.

J'ai emmené Libby avec moi, je l'ai mise sur ma poitrine.

Sa tête juste en dessous de mon menton.

Je me suis endormie.

Je l'ai lâchée.

Je l'ai lâchée.

Je l'ai lâchée.

Je l'ai lâchée.

Je ne pouvais pas regarder.

Je ne voulais pas la voir.

Je ne voulais pas la voir ainsi.

Je l'ai enveloppée dans une couverture et je l'ai enterrée.

Mac est parti ce soir-là.

Et il n'est jamais revenu.

Il n'est jamais revenu.

Notre maison me manquait.

Un jour, alors que j'étais soûle,

j'ai décidé d'y aller.

La porte avant était déverrouillée. Ce n'était pas une effraction.

Puis, j'ai entendu Evie.

Qui est Evie ?

Le bébé de Tom.

Je sais que ça semble fou.

Mais je voulais juste la prendre.

Juste un moment.

Rachel !

Que fais-tu ?

Que fais-tu ?

Rachel.

Donne-la-moi.

Maman est là.

Je n'allais pas lui faire de mal.

Je ne lui ferais jamais de mal.

Je voulais seulement la prendre.

"Un corps partiellement décomposé a été trouvé."

"Le corps d'une femme. Mort par traumatisme crânien."

"Traumatisme crânien. Un corps décomposé."

"Megan Hipwell. Traumatisme. Corps décomposé."

"C'est considéré comme un homicide."

CORPS TROUVÉ DANS UN BOISÉ

"Selon des sources, le corps trouvé"

"est celui de Megan Hipwell d'Ardsley."

"La mort a été causée par un traumatisme crânien."

"Le cas de Megan Hipwell est considéré comme un homicide."

Qu'y a-t-il ?

Je suis désolée.

Ça me rappelle quand je te regardais t'habiller avant que tu ailles la rejoindre.

Dans cette maison.

Ça me manque d'être l'autre femme.

Tu aimais tromper Rachel ?

Sérieusement ?

On peut arrêter de parler d'elle ?

Je l'ai revue aujourd'hui.

Où ?

Cet après-midi, quand la police a ramené Scott chez lui.

Elle était dans la rue.

Quand elle m'a vue, elle est devenue agressive.

De quelle manière ?

Et si Rachel avait tué Megan ?

Rachel n'a pas tué Megan.

Alors pourquoi est-elle toujours chez Scott ?

- Elle est dangereuse, tu le sais. - Anna.

Ma chérie.

Rachel est une personne triste.

Elle est inoffensive.

Que fais-tu ici ?

Comment es-tu entré ?

Approche. Prends une bière avec moi.

Je ne bois pas en ce moment.

L'enquêteuse Riley est venue me voir hier soir.

Il s'avère que je ne suis pas le père.

Le psychiatre non plus.

Ma femme t'avait-elle parlé d'un troisième homme ?

Assieds-toi.

Assieds-toi !

Je ne sais pas de quoi il s'agit.

Allons.

Megan et toi étiez de si bonnes amies.

Tu dois être au courant.

Admets-le.

Admettre quoi ?

Que tu n'as jamais rencontré ma femme.

L'enquêteuse a dit que tu ne connaissais pas Megan.

Elle a dit autre chose, aussi.

Alcoolique. Peut-être mentalement instable.

Je suis désolée. Je voulais juste t'aider.

Tu es l'ex folle de Tom.

Quand allais-tu me le dire ?

L'enquêteuse croit qu'on avait une relation, toi et moi.

Avec toi ?

Je ne m'approcherais jamais de toi !

Ma femme est morte, et tu me mens !

Mais quel est ton problème ?

Qui fait des trucs pareils ?

Je devais te parler de l'aventure de Megan.

Tu ne m'aurais pas crue si j'avais dit être l'ex de Tom !

Merci d'avoir fait en sorte qu'Abdic m'accuse.

Que les policiers croient qu'on couche ensemble !

Comment ça se passe ?

Les séances ?

Avec le psy.

Je voulais en apprendre plus sur lui afin de t'aider.

Tu es une menteuse pitoyable qui n'a pas de vie.

Vous êtes toutes des menteuses.

Je t'en prie !

Bon sang.

Je dois remplir une déclaration.

Votre nom ?

Rachel Watson.

Pete, je m'en occupe.

Vous vouliez faire une déclaration ?

Je vous écoute.

Scott Hipwell vient de m'agresser.

Votre nouveau copain, Scott Hipwell ?

Non. On était juste amis.

Mais c'est ce que vous auriez voulu, non ?

Vous lui avez dit de passer la nuit chez vous ?

Non, vous ne comprenez pas le contexte.

Je connais le contexte.

Mais j'essaie de comprendre votre obsession pour M. Hipwell.

Était-ce avant ou après le meurtre de sa femme enceinte ?

Vous avez déjà été voisins.

Je l'ai rencontré après ça.

Après que je vous ai interrogée,

vous êtes devenue amie avec un suspect plus évident que vous.

Puis, vous avez fait en sorte qu'il s'incrimine,

tout en espérant qu'il couche avec vous.

Je suis ici pour vous aider. Il m'a agressée dans ma propre maison !

On vous a vue dans le secteur cette nuit-là.

Vous n'avez pas d'alibi pendant plusieurs heures.

C'était Scott. Scott Hipwell a tué sa femme.

Non, pas du tout.

Des images de surveillance

prouvent que M. Hipwell était dans un bar ce soir-là.

Vous mentez.

Vous mentez.

Dites-moi ce qui s'est passé.

Ça va.

Dites-le-moi.

Je ne sais pas.

Avez-vous tué Megan Hipwell ?

VENDREDI DERNIER

Salut.

Je dois te voir.

Tu peux venir ?

Je vois encore ses yeux sombres. Je peux sentir sa peau.

Je sens à quel point elle était froide.

Pardonne-toi.

N'aie pas peur d'être seule.

Tu n'es pas seule.

Tout ira bien.

Pour toi et ton bébé, ça ira.

Pourquoi me suivez-vous ? Que faites-vous ici ?

Je pourrais vous poser la même question.

Je vous ai vu.

Je vous ai vu ce soir-là dans le tunnel. Vous étiez là et...

- D'accord. - Je sais que je vous ai vu.

Madame, je vis là. Je suis toujours dans ce tunnel.

Mais qu'avez-vous vu ?

Que s'est-il passé ce soir-là ? Qu'avez-vous vu ?

D'accord. Vous...

Vous êtes tombée par terre.

J'ai eu pitié de vous. J'ai tenté de vous aider.

Vous m'avez envoyé promener, alors je suis parti.

Étais-je avec quelqu'un ? Étais-je seule ? Que s'est-il passé ?

Je ne sais pas.

Vous étiez ivre morte. Comme toujours.

C'est tout ce que je peux dire.

Doucement.

Dites-moi la vérité.

Qu'avez-vous vu ce soir-là ? Que s'est-il passé ?

Je ne sais pas.

Le pire est sûrement arrivé.

Bon sang.

Approche un moment.

Dis"Va chier, Anna Boyd".

- Va chier, Anna Boyd ! - Va chier, Anna Boyd !

Je me demande si elle sait que j'ai baisé avec Tom...

Quand j'ai vu cette femme embrasser quelqu'un d'autre,

trahir son mari, j'ai senti

la rage pure.

Si je le pouvais, j'irais chez elle, je la trouverais assise

et je fracasserais sa tête partout sur le sol !

Cathy, merci pour tout ce que tu as fait pour moi.

Désolée de partir ainsi. J'enverrai quelqu'un chercher mes choses.

Bisous, Rachel.

C'est tellement vrai !

C'est le pire restaurant au monde.

Pourquoi on y retourne tout le temps ?

Martha ?

Martha.

Rachel.

Je ne t'ai pas vue depuis une éternité.

Je voulais t'appeler.

Mais Tom m'a dit de laisser tomber.

Je suis désolée.

Pourquoi ?

Pour le barbecue,

et sache que je ne me souviens de rien,

j'ai complètement perdu la carte.

Tout le monde avait trop bu, ça va.

Je sais, mais le truc des œufs, et je t'ai crié après.

J'ai été violente et je me sens...

J'ai vraiment honte.

Je ne...

Tom a dit que j'avais brisé ton assiette. Je ne...

Tom a été congédié en raison de mon comportement.

Tu ne te sentais pas bien et tu t'es allongée dans la chambre.

Tu veux t'étendre ?

- Viens avec moi. - D'accord.

Excusez-nous.

Rachel, tu te sens mieux ?

Vous pouvez passer la nuit ici.

Non. Ça va.

- Merci. - D'accord.

Je m'en rappellerais si tu avais causé des ennuis.

Je suis désolée.

Debout.

Puis, Tom t'a ramenée à la maison.

Désolée, Tom.

Arrête de dire ça ! Je sais que tu es désolée !

Désolée.

C'est quoi, ton problème ?

Tu ne tiens même pas debout !

Quel est ton problème ? Tu peux rester debout ?

Tu es dégoûtante.

Non. Non.

Tom a été congédié, car il ne pouvait pas garder sa queue dans son pantalon.

Tu n'as rien fait de mal. Rien du tout.

Debout, Rachel ! Debout, merde !

Debout !

Tu peux dormir là.

On était tristes pour toi.

C'est tellement un homme méchant.

Bon sang.

Ça va ?

Beckett Mot de passe incorrect. Essayez de nouveau.

Je dois te voir. Rejoins-moi à 15 h.

Je suis là. Où es-tu ?

Je ne peux pas. Je dois m'occuper d'Evie.

Que fais-tu debout ?

Je ramasse les jouets d'Evie.

Salope !

Laisse-nous tranquilles.

Pas de nouveaux messages.

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Pour entendre votre message d'accueil, appuyez sur deux.

Salut, c'est Megan. Laissez un message.

Pour l'écouter de nouveau, appuyez sur un.

Salut, c'est Megan. Laissez un message.

Ça va ?

Je croyais avoir entendu quelque chose.

Réveille-moi si tu entends quelque chose.

C'est juste...

Reviens te coucher.

Salope !

Rachel est là-bas.

Mais qu'est-ce que tu fais ?

Approche.

Fichez le camp. Dégagez, bon sang !

Ça va. Vous avez besoin d'aide.

- Ne me touchez pas. - Il vous faut de l'aide.

Va chier. Va chier !

Anna ?

- Non. Va-t'en ! - Anna, je t'en prie.

- Il y a... D'accord. - Allez !

Je vais rester ici. Je ne m'approcherai pas.

Je dois seulement te parler.

Je ne veux rien entendre.

Où est Tom ?

Il te ment.

Il le fait toujours. C'est un bon menteur.

Je sais que c'est un bon menteur.

Il t'a trompée pendant des mois.

Il vient de te faire la même chose.

Je sais qu'il me trompe.

Je le sais.

- Anna, il a tué Megan. - Non, on ne...

On ne peut pas en être sûres.

- Il est dangereux. - On ne sait rien.

- Anna, tu dois partir. - Non. Non.

- Tu dois prendre Evie et partir. - Non.

- Fiche le camp. - Je ne vais pas le quitter.

Ce n'est pas sa première aventure.

Il ne s'agit pas de ça, et tu le sais.

- Anna. - Je ne le quitterai pas.

Viens avec moi.

- Anna, non. - Entre, chérie.

Je t'en prie.

Je t'ai vu, Tom. Sale enfoiré !

Je t'ai vu, sale meurtrier !

Tu l'as tuée ! Tu l'as tuée, bordel ! Je le sais !

Ce n'est pas croyable !

Écoute-moi. Megan est montée dans sa voiture ce soir-là.

Tu crois que j'ai tout oublié. Je t'ai vu.

Pourquoi est-elle montée ?

- Dans ta voiture ? - Non !

Oui, elle l'a fait !

Dis-lui la vérité.

Dis-lui la vérité.

Tu m'as attaquée dans ce tunnel parce que je vous ai vus !

J'ai trouvé le téléphone de Megan.

Je l'ai trouvé.

Tous ces appels, ils ne venaient pas de Rachel.

Tu baisais avec elle pendant qu'elle travaillait ici ?

Pendant qu'elle s'occupait de notre fille ?

Oui.

Tu étais tout le temps fatiguée.

C'est Evie qui compte.

C'est ça.

C'est toi qui comptes, non ?

Tom, donne-la-moi.

Ça va aller.

C'est toi qui comptes, non ?

Tom, donne-la-moi. Je t'en prie.

- Donne-la-moi. - Elle va bien.

- Elle doit être changée. - Ça va aller.

Donne-la-moi.

- Lâche-la. Tu lui fais mal. - Change-la ici.

D'accord. Je vais la changer. Lâche-la.

Ici le 911, quelle est...

Quelle est votre urgence ?

Non. Reste là.

Reste là.

Tu veux un verre ?

Non.

Mais oui.

Toutes ces choses que tu as dit que j'avais faites...

Ces choses horribles, je ne les ai pas faites.

Tu me regardais souffrir. Tu me traitais en moins que rien.

Tu m'as fait croire que tout était ma faute.

Bois ça.

Tu m'as dit avoir été congédié par ma faute.

Mais c'est faux.

J'ai vu Martha dans le train.

Bois !

J'ai vu Martha dans le train,

et elle m'a dit que tu avais été congédié

parce que tu baisais avec tout le monde au bureau !

Rachel est là-bas.

Attends ici.

Tu vas monter dans la voiture ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Ne t'en fais pas.

Allez.

D'accord, je suis là.

Alors, qu'y a-t-il ?

J'ai envie d'aller dans le bois.

Vous êtes toutes folles.

C'est ce que tu veux ?

Non.

Comme ça ?

Quoi ?

Je suis enceinte.

Félicitations.

Je voulais te mettre au courant.

Me mettre au courant ?

Ça pourrait être le tien.

Fais-toi avorter, alors.

Ou si c'est celui de Scott, fais ce que tu veux,

mais sinon, débarrasse-t'en.

Tu peux être impliqué autant que tu veux.

Tu es une nounou de merde.

Pourquoi crois-tu que tu seras une bonne mère ?

Pourquoi m'avoir embauchée, alors ?

Je trouvais amusant de vous avoir toutes les deux tout près.

J'ai joué à ton jeu pour que tu me baises pendant la sieste d'Evie.

Je ne veux pas d'un autre enfant. Certainement pas de toi.

J'ai pris soin de ton enfant pour être près de toi !

Tu baisais Anna, car tu ne pouvais plus baiser Rachel,

et moi, car tu ne pouvais plus baiser Anna.

Sans nous, tu n'es qu'un pitoyable homme impuissant.

Tu ne vas pas te débarrasser de moi.

Tu vas payer pour cet enfant pour le reste de ta vie.

Tu es comme un chien.

Un chien maltraité

dont personne ne veut.

Même quand on le frappe,

il revient sans cesse.

Il croit que s'il est gentil...

Tu ne vas pas recommencer.

On va l'aimer.

C'est ce que tu fais. Tu ne me le feras pas subir.

Tu as causé tout ça, Rachel.

Si tu étais restée chez toi ce soir-là...

Si tu nous avais laissés seuls...

Tu as causé la mort de Megan.

D'une certaine façon, tu l'as tuée.

Mais non.

Toi, tu l'as tuée.

Non !

Et tu m'as fait subir ça pendant notre mariage.

Tu m'as rendu fou.

Tu sais ce que c'est que d'être marié à une ivrogne ?

Je n'avais pas le choix. Il était...

Il m'aurait tuée.

Je ne voulais pas lui faire de mal.

C'était de la légitime défense.

Elle n'avait pas le choix.

Tom l'aurait tuée.

J'ai tout vu.

Rachel avait raison à propos de Megan.

Elle avait raison à propos de tout.

On est liées à jamais désormais, toutes les trois.

Liées par l'histoire qu'on partage.

Aujourd'hui, je suis assise dans un wagon différent et je regarde devant moi.

Tout est possible, car je ne suis plus la fille que j'étais.

French - Canadian

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