All language subtitles for The Formula (1980)

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Original subtitles

LA FORMULE

Qui sont-ils?

Des hommes d'affaires suisses.

Puis-je vous pr�senter ces messieurs?

Le Dr Hans Luschen, Directeur des Recherches du Reich.

Le Dr Karl Saur, Directeur des Armements du Reich

Le Dr Abraham Esau, Directeur de I'Energie du Reich.

Dr Esau.

Revenez-vous du front, G�n�ral?

J'�tais avec le 56e Panzer � Seelow.

Mais Seelow rest qu'� 26 Km de cette pi�ce.

22 kilom�tres.

Il ry a rien entre Berlin et 200 divisions sovi�tiques.

Quel est ce bruit?

Des �l�phants d'Afrique.

Les Russes bombardent le Zoo.

Vos ordres viennent du Reichsf�hrer Himmler.

Les comprenez-vous?

Je dois amener un camion de documents secrets � la fronti�re suisse.

Ces documents repr�sentent notre derni�re chance de pouvoir n�gocier.

Nous esp�rons �changer nos secrets pour I'amnistie avec I'Am�rique.

Si nous r�ussissons, nous sauverons la nation allemande des hordes russes.

Toute ma vie, j'ai servi la nation allemande.

Votre service a �t� pour vous-m�me et le parti.

J'ai le plus grand respect pour vous.

Que Dieu vous garde.

Depuis quand croyez-vous en Dieu?

C'est important, commandant.

On a intercept� un camion. Un chauffeur et un g�n�ral boche.

Le camion �tait plein de trucs ultraconfidentiels.

Formations chimiques, plans de fus�es,

et les photos de ce fichu avion sans h�lices.

Il en est plein, commandant. Je rai jamais rien vu de pareil.

Il �tait seul dans le camion, sans escorte?

- Oui. C'est absurde, hein? - Bon.

Laissez donc I'allemand, commandant. Je parle couramment quatre langues.

Je m'appelle Helmut Kladen, g�n�ral, 9e Division Panzers.

Une cigarette, g�n�ral?

J'ai toujours admir� ces briquets. J'ai vu �a en Afrique du Nord.

Le col de Kasserine.

Il est � vous.

Prenez donc aussi les cigarettes.

Vous �tes tr�s aimable.

Capitaine, que ce chauffeur allemand reste dans ce camion,

avec un fusilier. On se rend � Weiden, au QG du r�giment.

- Le g�n�ral sera avec moi. - A vos ordres.

- Allez, on part. - G�n�ral.

Sgt Fine, faites remonter I'autre prisonnier dans le camion.

Montons dans la jeep. Essayez de rester au chaud,

on boira une bouteille de cognac � Weiden,

et vous me direz ce qu'il y a dans ces dossiers.

Pourquoi le ferais-je?

La guerre est finie, g�n�ral.

Et d�sormais, le monde va �tre une grande soci�t� joyeuse.

Plus de secrets, plus d'ennemis.

- Seulement des clients. - Allez, remuez-vous.

Magnez-vous un peu le cul.

Vous savez, ce qui est int�ressant � propos de la guerre,

c'est la grande vari�t� des gens qu'on rencontre.

Je pense exactement la m�me chose. On y va?

- Combien de quilles tu m'accordes? - Aucune. On part � �galit�.

- Combien? - Vas-y doucement.

- Barney Caine? - Un demi-dollar. Oui.

Je suis le sergent Louis Yosuta, Brigade Tactique.

Allons � ma voiture.

EDWARD G. ROBINSON "LE PETIT C�SAR"

- Qu'y a-t-il, papa? - Je I'ignore, fiston.

Il y a deux heures, Tom Neeley a �t� tu� d'un coup de feu.

- Nom de Dieu! - Le pr�fet a r�clam�

que vous meniez I'enqu�te.

- Il dit que vous connaissiez Neeley. - Je le connaissais.

- Qui s'occupe du cas? - Le chef de la Brigade, John Nolan.

- Comment m'avez-vous trouv�? - J'ai appel� votre ex-femme.

- Vous avez une auto par l�? - Oui, une Mustang rouge.

Elle est dans ce parking.

Il va la conduire chez vous.

Je dois aller avec le sergent, fiston. Je suis d�sol�.

L'agent te ram�nera � la maison.

Non, �a ira. Je vais prendre le bus.

Je vais essayer de passer ce soir.

Entendu.

A plus tard, papa.

Inspecteur Caine.

Sergent Rizzo, de la Criminelle.

- Le Sgt Yosuna, de la Tactique. - Louis Yosuta.

Je vais vous montrer les lieux.

La Mercedes dans le garage appartient � Tom Neeley.

Cette Bentley est � Arthur Clements, dont le chauffeur a trouv� le corps.

- Comment s'appelle-t-il? - Herbert Glenn.

Vous lui avez parl�?

- On vous attendait. - V�rifiez les autos.

Inspecteur Caine, je dois vous parler.

On est cens�s travailler sur cette affaire ensemble.

Alors, voyons tout de suite quelques r�gles de base.

J'ai un nom, et j'aimerais que vous I'utilisiez. Compris?

Vous avez tout � fait raison.

J'aurais d� dire: "V�rifiez les autos, Louis."

Ou: "Seriez-vous assez aimable pour v�rifiez les autos, Sgt Yosuta?"

Mais c'est dimanche et je ne suis pas avec mon fils, et �a m'ennuie,

alors, vous me pardonnerez mon manque de charme. D'accord?

- D'accord. - Bon.

Allez v�rifier les autos de merde.

Comment allez-vous, Gabby?

- C'est dimanche. - Oui.

Ils ront pas rat� Tom. Sept fois. De ses chevilles � sa gorge.

Le coup �tait bien mont�. On a trouv� des cheveux noirs,

sur I'oreiller. Cette poup�e vaudou �tait sur la poitrine de Tom.

Elle est estampill�e Port-au-Prince, La t�te s'enl�ve

- et il y a de la poudre blanche. - Coca��ne?

Ce rest pas du talc, mais vous devriez I'envoyer au labo.

- On a pris les empreintes? - Tout a �t�

- photographi� et relev�. - Rien d'autre?

Si, je gardais le meilleur pour la fin. �a, l�-bas, sur le journal.

Les lettres ont ses empreintes.

Que Sullivan v�rifie si c'est I'�criture de Tom.

Vous voyez, la derni�re lettre est tr�s haute.

Presque comme si Tom essayait de former une autre lettre.

Il a peut-�tre perdu le contr�le.

Peut-�tre bien.

Si, mourant, je nommais mon tueur, j'�crirais son nom de famille. Rizzo.

�a se tient. Juan, il est � vous.

- J'aurai autre chose plus tard. - D'accord. Merci, Gabby.

- Vous avez trouv� le cadre vide? - Comme vous le voyez.

- Il avait des empreintes? - Propre comme un sou neuf.

J'ai trouv� �a dans la bo�te � gants de Neeley.

Une facture d'American Express. H�tel Kempinski, Berlin.

Dat� du 18 Janvier de cette ann�e.

Club V�nus, Hambourg. Matez un peu �a.

Un plan de Berlin Ouest avec le nom Obermann �crit dessus.

Dans la Bentley, un laissez-passer de propri�taire pour Santa Anita.

Bon, emballez tout �a, et t�chez de trouver cet idiot de

comment d�j�? Rizzo.

Assurez-vous qu'il I'a au centre-ville, avec la poup�e vaudou.

Tommy, Tommy, Tommy.

- Vous vous appelez Herbert Glenn? - C'est exact.

- Vous �tes tomb� sur ce bordel? - �a m'a foutu une trouille bleue.

La porte �tait ouverte. J'ai appel� Tom.

Je suis entr� dans la chambre. Je rai jamais rien vu de tel.

O� deviez-vous emmener Tom, aujourd'hui?

Chez M. Clements.

- Vous travaillez pour lui depuis... - Presque cinq ans.

Je ne suis pas que chauffeur. Je suis aussi son garde du corps.

Oui? De quoi avait-il peur?

Qui sait? Les riches sont toujours nerveux.

Que fait M. Clements?

II si�ge au conseil de diff�rentes soci�t�s...

Il a des purs-sangs,

une grosse �curie de course, vous voyez le topo?

Lui et Tom �taient bons amis, hein?

- Ils �taient amis. - Eh bien...

Quelle �tait I'occasion, aujourd'hui?

Rien de sp�cial.

- Les trucs de soci�t� habituels. - Que sont les "trucs de soci�t�"?

Tom venait, avec d'autres gens.

Et des tas de gonzesses.

Et...

- �a commen�ait. - Qu'est ce qui commen�ait?

Lieutenant, je veux rester en dehors.

- Je ne veux pas y �tre m�l�. - Je veux savoir

ce que ces gens commen�aient � faire aux r�unions de M. Clements.

- De la coca��ne. - C'est sympa.

Tom Neeley fournissait la coke?

Disons que �a circulait.

Tom a �crit les lettres G-E-N-E avec du sang.

Savez-vous ce qu'il essayait de nous dire?

- Il voyait une femme en particulier? - �a suffit, lieutenant.

Je rai pas d'autres r�ponses.

- Je connais mes droits. - Vos droits?

Vous avez dit "vos droits"?

Le tribunal me dit que j'ai le droit d'�tre avec mon fils, aujourd'hui.

- Vous me voyez avec mon fils? - Non.

Alors, ne me parlez pas de droits. Personne ren a. On ra que du pot.

Aujourd'hui, vous en avez aussi peu que moi, mais plus que Tom Neeley.

Maintenant, Tom Neeley �tait un ami,

alors, ne faites pas le malin. Je vous le redemande.

Il sortait avec une fille particuli�re?

Oui, il �tait assez proche d'une putain jaune.

Qu'est ce que c'est, "jaune"?

- Vous savez, une jap. - Vous parlez d'une fille orientale.

- Oui, c'est ce que je dis. - Levez-vous.

Demain matin, vous allez emmener mon partenaire jaune ici, sergent Yosuta,

chez cette fille. Vous m'entendez?

Comme vous voudrez, inspecteur.

- Assurez-vous qu'Herbert rentre bien. - D'accord, chef.

- Rizzo? - Attendez.

- Laissez les cigares. - Quels cigares?

- Ceux qui �taient dans la chambre. - Il ne va plus les fumer.

Je sais, mais il les a pay�s, alors vous les laissez.

Allons-y.

Oh, Seigneur! Je dois... Il faut que je I'appelle avant qu'on y aille.

Qui est-ce?

C'est Kay Neeley.

Ils sont divorc�s depuis des ann�es. Une brave femme.

Qu'y avait-il dans ce cadre?

Je ne m'en souviens pas. �a fait longtemps que je ne suis pas venu ici.

Shep, viens l�.

Barney.

Kay.

Je suis d�sol�. Tout � fait d�sol�.

Voici mon partenaire, le sergent Yosuta.

- Enchant�. - Moi de m�me.

Par ici.

- Puis-je vous offrir � boire? - Une bi�re m'irait.

- Sergent? - Rien, merci.

- En quoi puis-je t'aider, Barney? - En r�pondant � quelques questions.

Demande-moi tout ce que tu veux.

- Louis peut-il prendre des notes? - Bien s�r.

Tom connaissait quelqu'un nomm� Gene?

Eh bien,

- Tom connaissait des tas de filles... - Non. C'est G-E-N-E.

- Non, je ne... - Et Obermann?

Non. Je rai jamais entendu Tom mentionner ce nom.

Quand as-tu vu ou parl� � Tom pour la derni�re fois?

Je pense que c'�tait il y a � peu pr�s huit mois.

As-tu connaissance d'un voyage

- en Allemagne, en janvier dernier? - Non.

Non, le seul voyage dont j'ai entendu parler.

Pendant les f�tes, Tom m'a appel�e et...

Excuse-moi. Tu as dit que tu ne lui avais pas parl� depuis huit mois.

Et tu dis qu'il a appel� pendant les f�tes, il y a deux mois.

Je suis d�sol�e.

Je ne suis pas tr�s en forme.

Je comprends. Continue, je t'en prie.

Tom m'a dit qu'il allait � Rome.

Et que gr�ce � Arthur Clements, des portes importantes s'ouvraient.

Quelles portes?

II a dit qu'il avait �tabli un contact avec un d�nomm� Adam Steiffel.

Tu veux dire le magnat du p�trole?

Je ne sais pas ce que fait Steiffel.

De toute fa�on,

il a envoy� Tom � Rome.

Tom a promis d'appeler, mais il ne I'a jamais fait.

Il y a un cadre vide, chez Tom.

Un cadre en argent, sur le bureau du salon.

Te souviens-tu de ce qu'il contenait?

Vous avez autre chose, Louis?

Non. Rien du tout.

Alors, merci, Kay. Je sais que �a ra pas �t� facile pour toi.

Je t'en suis reconnaissant. Ecoute...

Voici mon num�ro. S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire, appelle.

Barney.

As-tu une id�e de la raison pour laquelle Tom a �t� tu�?

Mais je crois que tu le sais.

Je t'ai dit tout ce que je sais.

Mais pas ce dont tu as peur.

Au revoir, Barney.

- Est-ce li� � la coca��ne? - Et la corruption de la police?

- Y a-t-il eu cambriolage? - A-t-on un suspect?

La pr�sence de Caine est-elle li�e au tir des policiers?

- Neeley �tait-il un trafiquant? - Etait-il li� � Clements?

Bon, attendez un peu, vous tous, je vous prie.

- C'est allum�? - On filme.

Je vais r�p�ter ce que j'ai dit avant, et ce sera tout.

Et c'est tout ce que vous aurez:

Un ancien chef, Thomas Neeley, a �t� trouv� assassin� t�t ce matin.

L'inspecteur B. Caine a �t� choisi

par le pr�fet Harris pour mener I'enqu�te.

Tom Neeley a servi cette communaut� pendant 30 ans.

Il vient de mourir. Ne d�truisons pas son souvenir en une nuit.

- C'est tout ce que j'ai � dire. - Encore une question.

Ces foutus journalistes.

Bon, o� en �tions-nous, les gars?

Je disais que I'arme �tait un 22 automatique.

On a trouv� une poup�e vaudou sur le corps de Tommy.

Elle contenait une livre de coca��ne. Il a copul� peu avant le meurtre.

Vraisemblablement avec la femme qui a laiss� la drogue sur lui.

Les deux cheveux sur I'oreiller ne montrent aucune solarisation.

- Qu'est-ce que �a veut dire? - Selon Mendosa, c'est une perruque.

Oh, �a nous aide beaucoup.

On dirait un coup de la mafia contre un trafiquant qui a trich�.

Tom ra pas �t� tu� pour la coca��ne.

- Comment le savez-vous? - Je ne le sais pas. Je le crois.

Sexe avant le meurtre, une photo manquante,

Berlin, Obermann, G-E-N-E.

- Sans oublier Kay Neeley. - Qu'a-t-elle � voir avec �a?

- Elle est morte de peur. - Elle dit que Clements

a donn� � Tom un boulot pour Adam Steiffel.

Il est temps d'observer quelques r�gles de base, hein?

On ne va pas mettre Adam Steiffel, ou d'autre citoyen de sa stature,

en position de vuln�rabilit� avec ces vautours de journalistes.

C'est du flan. Son nom est sorti. Il fait d�j� partie de I'affaire.

Attendez un peu, Caine. On ne va pas �tre impulsifs, ici.

C'est une situation tr�s d�licate.

En fait, mieux vaut ne parler � personne sans me le dire d'abord.

- On se comprend bien? - On va se comprendre.

Je vais dire une chose, comme c'est la premi�re fois qu'on bosse ensemble.

Tout ce que vous savez de moi, c'est ce que vous avez lu dans mon dossier.

Il ry a que deux choses qui m'importent: Mon fils et mon boulot.

Le reste de ma vie est absolument nul. Apparemment, on m'a confi� cette affaire

car les Neeley connaissaient les miens et que Tom �tait tr�s bon pour moi.

C'�tait un tr�s bon flic, et il I'a �t� tr�s longtemps.

Et s'il est devenu autre chose, il en a s�rement pay� le prix.

Seigneur! Barney, prot�ger la police fait aussi partie de notre boulot.

Vous me dites que Steiffel a des attaches dans le service.

Non, je rai jamais dit �a. Et je raime pas cette insinuation.

Oui, Tom Neeley �tait un bon ami.

C'est dur de penser qu'il rest plus.

Tom ra jamais parl� de ses sources pour la coca��ne?

En fait, il en a parl� une fois.

- Un homme du nom de Frank Tedesco. - Qui est-ce?

J'imagine que c'est un type du milieu que Tom a connu quand il �tait flic.

Mais ce rest qu'une supposition.

C'est ce qu'on fait tous, M. Clements.

Il y a une chose que vous devez savoir.

Tom ne trafiquait pas la coca��ne.

Il nous la fournissait, oui, mais seulement pour �tre utile.

- Il voulait faire partie. - Faire partie de quoi?

Du pouvoir en place. Le groupe de gens qu'il prot�geait � I'�poque

o� il �tait chef de la police de Beverly Hills.

La coca��ne �tait une can'te de visite.

Vous avez mis Tom en relation avec Adam Steiffel?

Oui. Je suis dans le conseil d'administration de Tidal Oil.

Et je savais que M. Steiffel cherchait un homme avec la formation de Tom.

Alors, je les ai pr�sent�s.

A-t-il fait allusion � un certain Obermann?

- Pas devant moi. - Et Gene, G-E-N-E?

Non plus.

Que pouvez-vous me dire du voyage que Tom a fait en Allemagne, en janvier?

Je sais seulement que Tom est all� en Europe

- pour affaires pour Steiffel. - Quelles affaires?

Vous devrez le demander � M. Steiffel.

- Connaissez-vous Kay Neeley? - Oh, je I'ai rencontr�e,

plusieurs fois, en fait.

La derni�re fois que j'ai vu Kay �tait vers les f�tes de fin d'ann�es.

Oui, une f�te chez Tom,

- et elle y �tait. - C'est curieux.

Kay m'a dit que Tom appelait parfois, mais elle ne le voyait pas.

- Pourquoi m'aurait-elle menti? - Je ne sais quoi vous dire.

Kay.

14 h Tedesco

Le palais du pain d'�pices de Ha��ti

Pourquoi ne m'avez-vous pas appel�?

J'ai des trucs � vous montrer. Et je veux un verre.

Mettez-vous � I'aise.

- C'est mieux. - Oui, je I'ai fait r�parer.

- F�licitations. - Pourquoi?

Vous aviez raison.

L'arme qui a tu� Kay �tait un Walther 22 automatique.

La m�me arme qui a tu� Tom.

La derni�re balle lui a rompu une art�re de la gorge.

- Vous avez fabriqu� ce truc? - Je le laisse reposer sept jours.

On s'y fait.

Voil� deux photos de Mendosa. Des copies.

La blessure sur la jambe droite de Kay �tait profonde de 6 mm.

J'ai d�j� vu ce croissant. C'est une can'te de visite.

Un de ces

groupes terroristes du Moyen-Orient.

Comment le savez-vous?

En 68, 69, j'�tais � notre ambassade � Beyrouth.

Un attach� de la marine avait �t� assassin�.

Sa jambe avait ce m�me croissant.

Bon Dieu, je ne comprends pas.

Que diable Kay Neeley avait � voir

avec la fili�re Haiti-Tedesco?

La poup�e et la coca��ne sont de Ha��ti.

Non. Ce rest pas la coca��ne.

Non, tout repose sur ce truc avec Gene,

ce G-E-N-E, G-E-N-E.

Vous savez, cette photo manquante dans le cadre d'argent?

C'�tait une photo de Tom en uniforme,

vers 44, 45. La m�me se trouvait chez Kay.

Je veux voir son dossier militaire.

T�l�graphiez � cet endroit � St. Louis. Comment �a s'appelle?

Le Bureau du Personnel Militaire, un truc comme �a.

Vous voulez que j'aille aux Communications maintenant?

Si vous vous sentez d�bord�, vous pouvez prendre des vacances.

Quand je me sentirai d�bord�,

vous serez le premier � le savoir.

- Merci pour le verre. - Pas de quoi.

Tant que vous y �tes,

envoyez un c�ble � Interpol.

Voyez si on peut trouver quelque chose sur Frank Tedesco.

Bon.

Messieurs, qu'avez-vous pour moi?

Vous avez 17 secondes pour me le dire sans une once de baratin.

- Allez-y. - �a s'annonce tr�s bien, Adam.

Sans aucun doute, toute la vall�e repose sur une nappe de p�trole.

Ces montagnes sont pleines de roches � haute teneur d'anthracite.

- Ai-je per�u une once? - Pas une seule.

Excusez-moi, M. Steiffel.

Il y a un inspecteur de police, Caine.

Il dit que vous I'attendez.

Ce salaud est pile � I'heure.

M. Caine.

Bonjour, monsieur. Ravi de vous rencontrer.

Je suis d�sol� de vous faire venir jusqu'ici.

- On avait tr�s peu de temps et... - Pas de probl�me. Merci de me voir.

Vous �tiez aux renseignements aux Affaires Etrang�res, m'a-t-on dit.

- C'est tr�s ronflant. - Non, pas vraiment.

Allons faire un tour. �a vous g�ne si je marche de ce c�t�?

- J'ai I'oreille dure. - Bien s�r.

Et mon appareil est de ce c�t�.

Je vous f�licite d'en �tre sorti.

Oh, et pourquoi donc?

Toutes ces activit�s de renseignement ne m'ont jamais convaincu.

J'ai peut-�tre v�cu trop longtemps.

Qu'est-il donc arriv� � I'Am�rique que je connaissais et que j'aimais?

On envoie des fus�es photographier les voies rectales de Jupiter,

et les gosses terminent dans les pornos.

On viole les lois de Newton et du Christ et on s'�tonne que

des bandits avec des torchons sur la t�te nous tiennent par les couilles.

Ecoutez, il ry a pas � tortiller, M. Caine.

C'est eux qui ont le p�trole, et s'ils nous disent

de faire des claquettes, on fera des claquettes.

�a nous am�ne � Tom Neeley, hein?

Je suppose que oui.

- J'ai �t� boulevers� par sa mort. - Moi aussi.

Comment I'aviez-vous rencontr�?

C'�tait par un de mes associ�s, Arthur Clements.

Il nous fallait quelqu'un qui connaisse les m�thodes de la police.

Je peux voir pourquoi Tom �tait un parfait...

Je r�pugne � le dire. Interm�diaire pour les pots-de-vin.

Attendez un peu, M. Caine.

C'est un peu dur, l�. Parce qu'il faut que

vous sachiez que les pots-de-vin, c'est la coutume, au Moyen-Orient.

On appelle �a un bakchich, l�-bas.

Mais les affaires sont les affaires.

Et quand on est dans les affaires, il faut faire ce qu'il faut.

- Quand a-t-il fait le dernier d�p�t? - C'�tait...

d�but janvier.

Tom a amen� 500000 francs de Zurich � Rome.

- Vous I'avez envoy� en Allemagne? - Non, monsieur.

A-t-il fait allusion � un certain Obermann?

Non. Tom �tait assez taciturne.

C'�tait un brave soldat, M. Caine. Il va bien nous manquer.

Connaissiez-vous Kay Neeley?

Oui, je I'ai rencontr�e � un gala de charit� au Mus�e de Los Angeles.

Elle a �t� assassin�e hier.

Oh, mon Dieu.

Oh, pour I'amour de Dieu.

�a me rend malade d'entendre �a. Je...

Je renvie pas votre profession, M. Caine.

�a doit �tre une longue et tragique vision de la vie. Je...

J'aimerais pouvoir faire quelque chose d'autre.

Non, rien d'autre. Je vous remercie de votre aide, M. Steiffel.

Merci, inspecteur. J'esp�re que vous retrouverez le chemin facilement.

ARCHIVES DU PERSONNEL MILITAIRE

APPROUV� URGENT

COMMANDANT THOMAS NEELEY

COMMANDEMMENT RENSEIGNEMENTS FORCES ALLl�ES: REIMS, FRANCE.

2 NO VEMBRE 1944.

Est-ce tout?

Non, il y aurait un "fin de message", si c'�tait tout.

DERNl�RE MISSION: 26/04/1945 COMMANDANT NEELEY

TRANSPORT DU G�N�RAL ALLEMAND H. KLADEN ET

DE DOSSIER CONFIDENTIELS AUX RENSEIGNEMENTS BRITANNIQUES

NOM DE CODE DOSSIERS GENESIS.

Soyez s�rieux, Barney. Il me faut un suspect.

Vous voulez chasser en Allemagne un truc mythique nomm� Genesis.

Il me faut des faits. Pas des hypoth�ses. Des faits

- qui nous d�tourneraient de la coca��ne. - Bien.

Tom Neeley a �t� la proie d'un groupe de terroristes.

Par une passeuse de coca��ne? Elles sont populaires, cette ann�e.

Probablement qu'elles ont plus d'endroits o� cacher le truc.

Je vous dis que la coca��ne ra rien � voir. C'�tait une fausse piste.

Ce r�tait pas une messag�re ordinaire, Frank Tedesco I'a envoy�e.

- Tedesco? Qui est-ce? - Dans le pouvoir international,

c'est une sorte d'interm�diaire entre les bas-fonds et le haut-monde.

- Que diable est le haut-monde? - Les magnats du p�trole, des banques.

Les can'tels internationaux, comme I'OPEP. Le p�trole d'Adam Steiffel.

L'OPEP est cr�� par elles.

Ecoutez, John. Il y a deux mois,

Tom Neeley a remis un pot-de-vin � un ministre saoudien � Rome.

Et je crois qu'il est all� directement de Rome � Berlin.

Vous croyez. Vous voyez bien. �a, c'est une hypoth�se.

Oui, peut-�tre.

Mais le passeport de Kay Neeley prouve qu'elle �tait � Berlin

quand Tom y �tait. Elle m'a menti. Tom a dit � une de ses putes pr�f�r�es

qu'il �tait sur "un coup colossal en Allemagne."

- C'est une citation. - Splendide.

Vous voulez partir en Allemagne pour une phrase d'une pute � la noix.

La derni�re action de Tom Neeley,

a �t� de tenter d'�crire le nom de code "Genesis" avec son sang.

Il s'av�re que Genesis �tait une chose ultra-secr�te pour les Nazis.

- Cette chose est encore en Allemagne. - Comment le savez-vous?

Parce que sinon, les Neeley seraient encore en vie.

L'Allemagne. Pour I'amour de Dieu, vous iriez seul et � I'aveuglette.

Sans aucune autorit�. Sans m�me une arme.

A I'aveuglette, peut-�tre. Pas seul.

Le pr�fet de police � Berlin est un ami, Hans Lehman.

On a travaill� sur la s�curit� quand Willy Brandt est venu � Los Angeles.

C'est un policier de haut rang, et il me doit un service.

- Je ne sais pas, Barney. - John, �coutez-moi.

Si j'ai tort, ce sera une d�pense.

Mais si j'ai raison, si les Neeley ont �t� tu�s � cause d'un truc dans

le pass� de Tom, totalement s�par� de ses fonctions dans la police,

- alors la police est blanchie. - Blanchie?

D'accord, Barney. D'accord, vous avez gagn�.

Envoyez vos dossiers � Lehman. Dites-lui de commencer.

Vous ferez vos rapports directement au sergent Yosuta.

Souvenez-vous de ne pas violer la loi allemande. Compris?

- Compris. - Oui, et attendez.

Prenez 1500 $ et un aller-retour.

- Classe touriste. Fichez le camp! - 1500 dollars?

On ne peut pas acheter de I'eau pour 1500 $ en Allemagne.

Ne buvez pas d'eau. Imaginez que vous �tes au Mexique.

Vous �tes un amour, John.

Je sais comment faire.

Je sais comment faire.

Elle va bien.

Parlez anglais. Je comprends I'anglais.

La grenouille est � moiti� morte. A cause de la javel.

La javel est normale. Le pH est de 7,4.

- C'est un �quilibre parfait. - Je me fiche du pH.

Ne mettez pas de javel dans la piscine. C'est de la merde.

Je fais �a depuis 17 ans. Je ne saurais pas ce que je fais?

La grenouille est � moiti� morte, c'est tout ce que vous devez savoir.

- Ne mettez plus de javel. - Elle va bien.

J'esp�re qu'elle a la s�cu.

Bon.

Vous avez entendu ce singe? D�s qu'ils font 5 $ de I'heure,

- ils se prennent pour des chimistes. - Adam. Enfin des bonnes nouvelles.

L'OPEP a retourn� sa position. Ils coupent la production de 20%.

�a signifie que si on agit en moins d'une semaine,

on peut sans probl�me augmenter I'essence de 12 cents.

- Douze cents. - Douze cents.

C'est ce que valent leurs cervelles. Je vous jure!

Adam, ne soyez pas dur. Ils ont les int�r�ts de la soci�t� � I'esprit.

Apr�s tout, notre but est de faire de I'argent, non?

Notre but est d'�viter que les gens se tirent dessus devant les pompes.

Au fait, ce policier, I'inspecteur Caine, est venu vous voir?

- Oui. - Qu'avez-vous pens� de lui?

II parait... Je ne sais pas. Brillant, sympathique.

Vous savez, je suis tr�s �nerv� � propos de Reynolds.

Je veux que vous alliez lui dire qu'il a tout � fait tort.

Les gens ne vont pas bien prendre 12 cents. Dites-lui d'augmenter de 7,

- et de s'y tenir. Et c'est tout. - Adam, on fait une erreur.

P.R. A raison. Les gens accepteront 12, car on peut accuser les Arabes.

Arthur, I'essentiel vous �chappe. Nous sommes les Arabes.

Allez le lui dire, je vous prie.

- Oui? - Ici, Nolan.

- Allez-y. - Il est en route.

- Merci, John. - Pas de quoi.

C'est l� que se terminent

les hamburgers et les milk-shakes?

Ce mur est l� depuis pr�s de 20 ans. Pr�s de cent personnes ont �t� tu�es

en tentant de fuir I'Est. Plus d'un �taient de mes proches amis.

Je suis d�sol�.

- Et la note d'h�tel de Tom Neeley? - Oh, oui.

Pardon. Ce sont des photocopies.

Il y a un num�ro local que Neeley a appel� huit fois en trois jours.

Le num�ro de la Soci�t� d'Electricit� de Berlin.

Que diable voulait-il faire avec eux?

Leur chef ing�nieur est un homme qui s'appelle Paul Obermann.

- Voil� une bonne piste. - Peut-�tre.

Je suis all� voir Obermann, ce matin. Je lui ai appris la mort de Neeley.

Je lui ai dit que vous viendriez cet apr�s-midi et je lui ai demand�

de venir � votre h�tel plus tard.

Il a refus�.

A-t-il sembl� surpris par la mort des Neeley?

II nie conna�tre les Neeley.

- Laissez-moi... - Je prends celle-l�.

- Bon, merci. - J'ai demand� que le tribunal

convoque Obermann devant un juge f�d�ral.

- Combien de temps �a prendra? - Oh, � peu pr�s 48 h.

- Joyeux endroit. - Etant donn� votre modeste budget,

c'est propre et raisonnable, pour 90 marks par jour.

- �a fait combien? - A peu pr�s 50 $ .

C'est pratiquement donn�.

- Pourriez-vous remplir ceci? - Bien s�r.

Au milieu.

- Voulez-vous venir d�ner, Hans? - Impossible.

Deux terroristes se sont �vad�s de la prison Moabit, hier.

Vous avez eu de la chance en Am�rique jusqu'ici.

Vous ravez pas v�cu le terrorisme organis�.

Je vous appellerai.

- Ne faites rien sans que je le sache. - Il ry a pas � s'en faire.

D'accord.

J'allais oublier. J'ai...

J'ai re�u un t�lex de votre bureau � Los Angeles.

Un certain Arthur Clements et son chauffeur, Herbert Glenn,

auraient p�ri dans I'explosion de leur auto, alors qu'ils �taient � Bel Air.

- Mon Dieu, c'�tait un des suspects. - Oh, vraiment?

Plus maintenant.

Reposez-vous.

Votre chambre est juste au-dessus. Num�ro 12.

Au petit-d�jeuner, caf� et pain.

Si vous voulez du jus, ce sera 4 marks de plus.

- Il faut pr�venir, si vous en voulez. - Je vous le dirai.

- Y a-t-il un groom? - Il est mort il y a une semaine.

Herr Caine, il est en panne.

�a explique la mort du groom.

- M. Caine? - Oui.

Ici Paul Obermann.

Je suis pr�t � discuter de Tom Neeley.

Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis, M. Obermann?

En Allemagne, on ne m�le pas la police � ce qui a trait au pass�.

Si vous venez seul, je vous verrai.

Sachez que je saurai d�tecter toute entorse � mes souhaits.

Vous avez ma parole.

Rencontrez-moi au zoo de Berlin. L 'aquarium du deuxi�me �tage.

Le pont de bambou � 5h50 pile.

Parlez � voix basse, M. Caine. On ra que quelques minutes.

Posez vos questions.

Avez-vous vu Tom Neeley, en janvier?

Oui. On s'est vus plusieurs fois.

- Kay Neeley �tait avec lui? - En une occasion.

On a d�n� ensemble.

Comment avez-vous rencontr� Tom?

II y a bien des ann�es, � Hambourg.

Dans quelles circonstances?

A la fin du printemps 1945, j'ai �t� captur� par les Anglais,

et emmen� au QG du service des renseignements � Hambourg.

Le commandant Neeley �tait l� pour une mission temporaire.

Il a travaill� avec moi et un g�n�ral de la Wehrmacht, Kladen,

sur un projet secret, dont le nom de code est Genesis.

Que repr�sente Genesis?

Un carburant synth�tique.

- Ce carburant, c'est de I'essence? - Oui, bien s�r, I'essence.

P�trole, propane, m�thane, lubrifiants �pais, gaz naturel,

m�me du beurre.

Tout �a � partir du charbon.

L'op�ration s'appelle I'hydrog�nation.

Genesis �tait-il si important?

Toute la machine de guerre tournait au carburant synth�tique.

L'Allemagne ravait pas de p�trole brut, mais du charbon en quantit�.

Tout comme votre pays.

La formule Genesis nous a fourni

du p�trole pur synth�tique qui ne faisait pas de pollution.

Venez. Il faut partir.

Ils ferment.

A la fin de la guerre, ils avaient d�velopp� un catalyseur remarquable.

Le catalyseur traitait plus d'un million de tonnes de charbon.

Alors, la formule de ce catalyseur serait consid�r� secret.

Sans aucun doute.

Quiconque poss�de la formule ra besoin que de charbon, et d'une

technologie chimique rudimentaire pour �tre �nerg�tiquement ind�pendant.

Certains groupes d'int�r�ts ne seraient donc pas enthousiastes

par I'introduction de carburant synth�tique fabriqu� industriellement.

Sans aucun doute.

Ils rauraient plus les b�n�fices �normes dus � la raret� du p�trole.

Toute la r�partition du pouvoir retournerait des Arabes et de I'OPEP

vers les Etats-Unis.

Apr�s tout, M. Caine,

I'Am�rique poss�de les plus vastes d�p�ts de charbon de la plan�te.

Les forces en jeu sont colossales.

J'ai pr�venu Tom. Je vous pr�viens:

Laissez Genesis dans le pass�.

- Qui dirigeait le projet Genesis? - Hermann G�ring.

Non, pas du point de vue politique.

- Qui �tait le savant principal? - Le Dr Abraham Esau.

- Est-il encore en vie? - Je ren sais rien.

Je vous en prie, je dois partir. Seul.

Vous avez �t� extr�mement serviable, Je vous en suis tr�s reconnaissant.

J'esp�re que vous r�ussirez dans votre qu�te, M. Caine.

D�sol�, je ne parle pas allemand.

Oui, c'est �a.

Bonne nuit.

- Je vous ai dit de ne pas agir seul. - Je suis d�sol�.

Je pensais que c'�tait une chance que nul flic raurait laiss� passer.

Je ne veux plus que vous agissiez seul, sans que je le sache.

Ce rest pas une demande. C'est un ordre.

Allons, Hans, vous auriez fait de m�me � ma place.

J'ai demand� au parent le plus proche d'Obermann de nous voir chez lui.

Vous fumez trop.

Non, il ry a rien ici avant 1956.

C'est presque comme si sa vie ravait commenc� qu'� ce point.

Obermann a �t� captur� par les Anglais en 1945.

Apparemment, Siebold et Obermann �taient les savants de Genesis.

Oui, mais...

O� allons-nous trouver le Pr. Siebold, si toutefois il est encore vivant?

S'il �tait assez important, il y aurait un dossier sur lui,

au Centre de documentation SS � Zehlendorf.

Oui.

Voici M. Barney Caine, un policier am�ricain.

Enchant�.

M. Caine a eu I'occasion d'interroger Herr Paul Obermann,

peu avant qu'il soit tu�.

- L'interroger sur quoi? - Un crime commis en Am�rique.

Il y a une bouteille de cognac dans le placard de la cuisine.

Pourriez-vous m'en verser un verre?

Bien entendu.

Je ne vous comprends pas.

Qu'est-ce qui est assez important pour mettre la vie d'un homme en danger?

Deux tr�s chers amis ont �t� sauvagement tu�s � Los Angeles.

M. Obermann avait es informations importantes.

Je ravais pas le choix.

Je voudrais poser quelques questions.

Dans le portefeuille d'Obermann, vous �tiez la parente la plus proche.

Quel �tait votre lien de parent�?

- Il �tait mon oncle. - Je vois.

Ma m�re �tait la s�ur de Paul.

Quand j'avais 7 ans, mes parents sont morts dans un accident d'auto.

- Paul Obermann m'a �lev�e. - Quand I'aviez-vous vu, derni�rement?

II y a trois ou quatre semaines.

- En quelle occasion? - Aucune d'occasion.

On a d�jeun� ensemble.

Paul �tait isol�. Ses amis r�taient plus l�. Il ravait que moi.

Quelle est votre profession?

Je suis mannequin ind�pendante � I'agence Lemendorf.

Savez-vous ce que faisait votre oncle pendant la guerre?

C'�tait un chimiste travaillant sur un projet d'�nergie secret.

- Ce projet s'appelait-il Genesis? - Je I'ignore.

Mais il y a huit mois, un homme d'affaires suisse a appel� mon oncle.

Il s'int�ressait � Genesis.

Je me souviens que la r�union avec cet homme angoissait Paul.

Comment s'appelait-il?

Toble?

Tauber? Tauber.

Dites-moi, connaissez-vous cet homme avec votre oncle?

Oui. Je I'ai vu tr�s souvent quand j'�tais jeune.

Le Prof. Wolf Siebold. C'�tait un coll�gue de mon oncle.

- Savez-vous o� on pourrait le voir? - C'�tait il y a trop longtemps.

Merci.

Sachez qu'il nous faudra peut-�tre vous interroger encore plus tard.

Il vous faudra m'interroger?

Vous me faites venir malgr� ma peine pour me poser des questions stupides

alors que mon oncle a �t� assassin� dans un lieu public.

Je rai que du m�pris pour vous et pour votre soi-disant profession.

Fr�ulein Spangler.

Vous pouvez r�clamer son corps demain, et pr�parer les fun�railles.

Il ry aura pas de fun�railles. Il ry a personne pour y assister.

Je ferai incin�rer Paul.

Quelle femme!

Je raimerais pas la voir en col�re.

Vous pourriez me procurer des photos de son travail de mannequin?

Je le pense. Dans quel but?

Aucun but. Je ne suis qu'un vieux porc qui aime regarder les jolies filles.

C'est une maladie qui vient avec I'�ge, Barney.

- Je suis d�sol� de tout �a, Hans. - Eh bien, oubliez �a.

Mais que va-t-on faire, maintenant? Supposons qu'on trouve Siebold.

Obermann a dit que personne ne parlera du pass� devant la police.

- Comment ferons-nous? - Oui.

Bon, d'accord.

Vous pouvez suivre I'affaire seul,

si vous me faites savoir o� vous �tes et avec qui.

D'accord.

- Je voudrais votre parole d'honneur. - Vous I'avez.

Au fait, j'ai retir� �a du cadavre d'Obermann.

�a vient de Franz Tauber.

Pourquoi ne m'avez-vous pas donn� la lettre Tauber avant?

Parce qu'on ravait pas un accord, avant.

Vous savez ce que vous �tes?

Du bist ein fils de pute.

Un fils de pute lessiv�.

Et si vous me donniez une photocopie de cette lettre?

D'accord. D'accord.

Je fais une recherche sur Frank Tedesco avec les renseignements.

J'ai d�j� demand� � Interpol. C'est un livre ouvert.

Peut-�tre.

J'ai d�n� avec une jeune Italienne qui travaille pour vos services

et elle m'a rappel� que le mot italien pour "allemand" est tedesco.

D'abord, tu dois trouver un moyen pour accompagner cet Am�ricain.

Puis, tu le m�neras � Siebold.

- Enfin, tu nous rapporteras tout. - Je t'en prie, Dieter,

je ne suis pas novice dans ces...

affaires.

Tedesco �tait tr�s pr�cis dans ses instructions.

Tedesco est connu pour ses instructions pr�cises.

Je ne peux pas.

Je ne ressens rien.

Je rai plus de musique dans la t�te.

Tu comprends?

Je me sens si vieille.

On dirait que I'universit� �tait il y a mille ans.

- Sois prudente, Lisa. - Toi aussi.

C'est tr�s aimable d'�tre venu.

Pas du tout. Il a fallu du courage � M. Obermann pour me voir.

Pensez-vous que la mort de Paul soit li�e au commandant Neeley?

J'esp�re trouver cette r�ponse dans les archives � Zehlendorf.

- Jusqu'ici, le seul lien est Genesis. - Qu'est-ce que Genesis?

C'est un nom de code nazi pour un carburant synth�tique.

- Que voulez-vous de moi? - Que voulez-vous dire?

Je ne suis pas stupide, M. Caine.

Vous avez pass� deux heures avec moi, au milieu d'une enqu�te cruciale.

Pourquoi?

La v�rit� est que je voulais vous pr�senter mes respects.

Et aussi que j'ai besoin d'un service.

Il me faut quelqu'un qui parle allemand et ne soit pas de la police.

Quelqu'un qui ait les bons motifs, et qui puisse m'aider.

Vous voulez que j'aille � Zehlendorf avec vous et traduise ces documents.

C'est cela.

Et apr�s?

�a d�pendra de I'affaire.

Selon vous, c'est une demande juste?

Oui, je crois qu'elle est juste.

- Vous y �tes all�e dur, hier soir. - J'avais perdu le contr�le.

- Je m'en excuse. - Ne vous excusez pas. Je comprends.

- Mais votre aide me serait pr�cieuse. - J'ignore comment je vous aiderais.

Je travaille seul, � dix mille kilom�tres de chez moi,

� creuser des affaires qui concernent le pass� nazi.

Et je ne peux pas amener la police.

Ecoutez, Mlle Spangler,

votre oncle a �t� tu� de sang-froid.

Vous pouvez venger sa mort, si vous voulez. C'est votre choix.

Prenons un taxi. J'ai tr�s froid.

Lisa,

�a doit �tre le von Kladen que Tom a rencontr� il y a 35 ans.

�a dit qu'il a �t� gri�vement br�l� et �tait bless� � la jambe.

Il a �t� retir� du front et on lui a confi� I'op�ration Genesis.

On ignore ce qu'il est devenu.

Au moins, il y a une ligne sur le Prof. Siebold.

Mais on ne sait pas s'il est toujours � I'universit�.

Il y est encore. Sinon, Tom ne serait pas all� � Hambourg en janvier.

Je peux peut-�tre lui t�l�phoner. Il se souviendra de moi.

Laissons Lehman I'appeler. Il aura ainsi le choix entre

nous parler ou parler � la police. Rien sur le Dr Esau, hein?

Non. Pas de dossier. Seulement des r�f�rences.

Il a �t� captur� par les Russes en mai 45. C'est tout.

Bon, partons d'ici. C'est comme si on dansait dans un cimeti�re.

- C'est difficile � croire. - Quoi donc?

Que toute une nation devienne folle.

Lisa, une chose que vous avez dite me d�range un peu.

Quoi donc?

Vous avez appel� Tom le commandant Neeley.

Seul quelqu'un de familier avec son pass� militaire I'aurait su.

Mais mon oncle I'appelait toujours Commandant Neeley.

Oui, bien s�r.

Vous �tes s�r de vouloir que je vous accompagne � Hambourg?

Absolument.

Le professeur Siebold vous conna�t. Votre pr�sence le d�tendra beaucoup.

Vous savez, d'une fa�on curieuse, ce canal me rappelle Venise.

J'y suis all�e, une fois. J'y ai pass�

deux jours avec un homme que je ravais jamais vu avant, ni depuis.

C'�tait un moment tr�s beau.

Je crois qu'il est bon d'avoir ce genre de souvenirs bien gard�s.

Ce sont les meilleurs moments.

Parce que pour moi, ils ront ni histoire, ni avenir.

Seulement le moment.

Asseyez-vous, je vous prie.

Vous savez, le seul souvenir que Paul a gard�, �tait la photo de vous et lui

jeunes gens, � I'Acad�mie des Sciences.

�a doit �tre une trag�die pour toi.

Paul �tait � la fois ton p�re et ta m�re.

Il avait une �me vraiment sensible.

M. Caine, je vous fournirai toute I'aide que vous demandez.

Merci, Professeur.

Est-ce qu'un Am�ricain du nom de Tom Neeley vous a contact�

- d�but janvier, cette ann�e? - Non.

Est-ce qu'un homme d'affaires suisse nomm� Franz Tauber

vous a contact�, il y a huit mois?

Oui, Tauber.

Il a aussi parl� � Obermann.

Il voulait reformer I'�quipe Genesis.

- J'ai refus� de le voir. - Et pourquoi?

J'ai presque 70 ans.

Je rai nul d�sir de conqu�rir de nouveaux mondes.

Que pouvez-vous me dire de Genesis?

La fabrication du p�trole � partir du charbon rest pas nouvelle.

La vraie perc�e est survenue

� une r�union � la Chancellerie du Reich, en ao�t 1936.

Il y avait des g�ants � cette r�union.

C'est l� que Hitler a donn� aux travaux de la I.G. Farben,

une bourse d'un milliard de reichmarks

pour entreprendre la production en s�rie du carburant synth�tique.

Le Dr Abraham Esau le dirigeait.

J'�tais le chef de liaison pour toutes les 15 usines.

En 1941, on produisait de grandes quantit�s

de p�trole synth�tique et d'huiles.

C'est un prix qu'Albert Speer m'a remis,

pour avoir permis la production de sept millions de tonnes

de carburant synth�tique en 1944.

M. Obermann a dit que vous aviez perfectionn� un remarquable catalyseur

qui contr�lait tout le processus.

C'est vrai.

Mais je ren ai pas fait la formule. Je I'ai seulement assembl�.

Qui I'a fait?

Le Dr Esau.

Vous ne sauriez pas ce que le Dr Esau est devenu?

Mais...

Esau avait un assistant personnel.

Un homme du nom de Reimeck.

J'ai entendu dire qu'il fr�quentait un de ces

clubs pornographiques sur le lac.

Ce ne serait pas le Club V�nus, par hasard?

- Je ren sais rien. - Si, vous le savez.

Vous y avez envoy� Neeley janvier.

On a trouv� un souvenir de ce club chez Neeley.

Pourquoi m'avoir menti si vous I'avez vu?

II dit que vous �tes grossier et pr�somptueux.

Il a raison.

Professeur, je suis fatigu� qu'on me mente et qu'on me tire dessus.

Et votre fausse nostalgie

du bon vieux temps ne m'impressionne pas.

Ne jouez pas I'Am�ricain sup�rieur avec moi, monsieur.

Pendant toutes ces ann�es de guerre, ces grands raids alli�s,

pas une seule usine importante d'hydrog�nation ra �t� touch�e.

Et pourquoi?

Des soci�t�s p�troli�res am�ricaines partageaient les brevet chimiques

avec le Troisi�me Reich.

Les Am�ricains �taient en affaires avec le Troisi�me Reich.

La m�me association existe toujours.

Vous aussi avez du sang sur les mains.

Voici Manfried Reimeck.

Il est le g�rant du club et vous prie d'excuser le retard.

Dites-lui que nous le remercions pour son temps et son aide.

Il rest pas n�cessaire de traduire. Je peux me d�brouiller en anglais.

Que pouvez-vous me dire du Dr Esau?

Le Dr Esau, je me souviens...

J'�tais avec le Dr Esau � I'lnstitut du Kaiser Wilhelm de Berlin,

la nuit o� les tanks sovi�tiques sont entr�s dans la ville.

J'ai suppli� le Dr Esau de se sauver, mais il a refus�.

La ville br�lait.

Il y avait des animaux dans les rues.

Vous savez o� il est maintenant?

Le Dr Esau est mourant.

Il est dans un sanatorium priv� pr�s de St Moritz.

Un endroit appel�... Attendez...

La Kessenger Haus.

Pardon, mais je dois vous quitter. J'esp�re vous avoir �t� utile.

- Certainement. Merci. - Non, merci � vous.

Les boissons sont bien s�r gratuites. Au revoir.

Au revoir.

Lisa. H�, Lisa.

Allons.

Qu'y a-t-il?

- Oh, pardon. C'�tait un cauchemar. - Oui.

C'est le moins qu'on puisse dire. Vous voulez en parler?

C'est tr�s vieux, tr�s personnel.

Je ne sais pas. On partage peut-�tre les m�mes cauchemars.

Peut-�tre qu'on est...

On dit que tous les cauchemars ont une certaine ressemblance.

Les miens sont en couleur.

Un d�cor tr�s �l�gant.

Un restaurant � I'ext�rieur de Santiago. Je d�jeune avec un ami.

Un homme tr�s proche d'Allende.

Il a �t�

assassin�.

Saviez-vous qu'il allait I'�tre?

Je savais qu'il allait �tre assassin�.

On m'avait dit qu'il �tait le chef

d'un groupe qui voulait stopper la circulation du cuivre vers les USA.

Et que son �limination �tait vitale pour I'int�r�t national.

Trois mois apr�s, j'ai appris que tout �a avait �t� un coup mont�.

Vous voyez? Un traquenard, un mensonge.

Pour augmenter le prix du cuivre.

J'ai d�missionn� de la CIA,

et j'ai disparu de la face de la Terre pendant deux ans,

et Tom Neeley m'a ressuscit�.

Mais, je peux vous dire que mon ami mort vit toujours dans mes nuits.

Je crois que nos cauchemars ne sont pas si diff�rents.

Apr�s cette petite histoire marrante, �a va mieux, rest-ce pas?

- On se voit au matin. - Barney.

Restez, je vous en prie.

Je vous en prie.

- Plus de caf�? - Quoi?

- Veux-tu une autre tasse de caf�? - Oh, oui. Merci.

Qu'est-ce qui ne va pas?

Un coup de fil de Lehman.

Esau accepte de me voir. Trop pr�t.

- Que veux-tu dire par "pr�t"? - Facile, simple.

Ce genre d'ob�issance est tout � fait normale et tr�s allemande.

Tu sais, le Palace de St Moritz est tr�s �l�gant.

Tu es s�r de pouvoir te I'offrir?

Lehman leur a dit que c'�tait une affaire officielle. Ce sera gratuit.

- Tu fais du ski? - Au Chili, j'ai fini avec un pl�tre.

J'adore le ski.

C'est sp�cial d'�tre seule, tard dans la journ�e.

C'est comme un moment de v�rit�.

C'est curieux, non? Les endroits o� les gens trouvent la v�rit�?

- O� la trouves-tu, Barney? - Je ne sais pas.

Quand j'ai quitt� Los Angeles, mon fils a mis ses bras autour de mon cou.

Il doit y avoir pas mal de v�rit� l�-dedans.

Je veux que tu comprennes la nuit derni�re.

Ce r�tait pas qu'un cauchemar.

Je voulais que tu restes avec moi car je ne pouvais pas rester seule

avec toutes ces images du night-club.

Je pensais � la guerre,

� toute cette terreur qui se termine en blague porno.

Et tout ce temps-l�,

je croyais que tu ne pouvais pas r�sister aux belles gueules.

Asseyons-nous.

Les Fran�ais construisent un r�acteur atomique au nord de I'lrak,

complet, avec de I'uranium enrichi.

Les Fran�ais coucheraient avec rimporte qui pour un b�n�fice.

C'est une nation de putains.

Vous �tes la ni�ce de Paul Obermann?

Oui, Dr Esau.

C'�tait un homme normal, mais un remarquable chimiste.

M. Reimeck nous a dit que vous avez �t� captur� par les Russes.

Les Mongols sont entr�s dans I'lnstitut du Kaiser Wilhelm.

Ils ont envahi mon bureau.

Ils portaient encore leurs uniformes blancs d'hiver en mai.

Ils rarr�taient pas de tirer ma chasse d'eau.

Pouvez-vous croire cela? La nation allemande,

vaincue par des hommes qui ravaient jamais vu de toilettes.

- O� vous ont-ils emmen�s? - D'abord � Kiev, puis � Moscou.

Ils voulaient la formule Genesis. Celle avec le catalyseur final.

J'ai fait une usine d'hydrog�nation

avec les savant sovi�tiques.

L'op�ration a �chou�.

C'�tait un �chec voulu.

Apr�s 5 ans, des millions de roubles,

on m'a jet� dans la prison de Lubjanka

Rester en vie dans cette prison �tait un acte de vengeance en soi.

Dr Esau, qu'est-il arriv� � cette formule finale?

Le dossier Genesis �tait dans un convoi

qui contenait nos secrets militaires vitaux.

Himmler voulait �changer ces secrets avec les Alli�s, contre une amnistie.

Le convoi a �t� confi� � un g�n�ral nomm� Kladen.

Il a �t� intercept� par une unit� de I'arm�e am�ricaine.

Apr�s �a, on �tait perdus.

On ravait plus rien � �changer.

Pourquoi les Russes vous ont-ils lib�r�, Docteur?

Le can'tel a n�goci� ma lib�ration avec les Sovi�tiques en 1956.

- Quel can'tel? - Le m�me can'tel

qui a conspir� � supprimer la production de carburant synth�tique.

Je dois vous demander de nous laisser un instant, Fraulein Spangler.

Comme vous voudrez.

Vous me pardonnerez d'avoir exclu Fraulein Spangler,

mais dans ma position, on sait les limites de la confiance.

Nos positions ne sont pas diff�rentes.

Le monde civilis� doit savoir que dans la p�nombre de I'histoire,

c'�tait moi, Dr Abraham Esau, qui a veill� � ce que la flamme br�le.

Vous, M. Caine, �tes dans une position unique pour assurer mon immortalit�.

Vous ravez aucun lien avec le can'tel ni la Kameradschaft.

Vous �tes un policier qui r�clamez la justice pour la mort de vos amis.

C'est vrai.

Je vais vous �crire la formule Genesis.

Vous avez tous les bons motifs pour la divulguer.

Mes amis ont �t� tu�s pour elle.

Promettez-moi que vous divulguerez cette formule.

Vous avez ma parole.

Je mourrai sur votre parole.

Oui, monsieur.

J'�tais en communication avec Los Angeles. J'ai �t� coup�.

Pourriez-vous rappeler ce num�ro?

D�sol�. Le circuit est en panne. Il y a un message de Franz Tauber.

Vous devez le rencontrer demain � midi aux courses de chevaux sur glace.

- Bonsoir, Herr Caine. - Bonne nuit.

Fils de pute.

Assez extraordinaire: Nos chevaux suisses courent sur la glace.

Les Suisses sont c�l�bres pour �a.

Int�ressant. Je croyais qu'ils �taient c�l�bres pour leur chocolat.

Tr�s vrai.

Vous en voulez un?

Tr�s gentil, M. Tauber.

Merci.

Merci.

- Express? - Express, express, ja.

Il dit que le courrier Express partira de Zurich ce soir pour New York

et arrivera � Los Angeles demain soir.

Oh, c'est tr�s bien.

Il me faut 16 F pour I'affranchissement et les deux copies.

D'accord. Combien ai-je ici?

Voici votre clef.

L'autre clef sera dans notre coffre.

Pr�sentez votre cl� quand vous voudrez r�cup�rer vos documents.

D'accord. Oh, je vous en prie.

M. Caine, votre appel � I'inspecteur Lehman de Berlin est pr�t.

Vous pouvez prendre I'appel derri�re.

Pouvez-vous me dire ce que veulent dire ces mots: "die Orchidee"?

Oh, �a veut dire "I'orchid�e".

Comme la fleur.

Qu'y a-t-il?

Qu'est-ce qui ne va pas?

Tu sais quoi?

Je crois que je de...

Je suis un peu vieux pour ce boulot.

Le plus curieux,

c'est qu'on ne devient pas plus malin.

On devient plus lent.

Mais...

tu es tr�s bonne.

Je dois te le conc�der.

Quand je t'ai demand� pourquoi

tu avais appel� Tom "le commandant",

tu as bien rattrap� �a.

C'�tait la v�rit�.

C'�tait du flan.

Mais tu m'as convaincu.

Mais j'ai vu...

ta photo avec une perruque noire.

Il y avait des cheveux d'une perruque noire sur I'oreiller de Tom.

Chaque mannequin porte des perruques.

C'est juste.

Tu as raison.

Mais chaque mannequin

rutilise pas une huile de corps

avec une odeur d'orchid�e.

J'ai trouv� le m�me parfum sur une serviette chez Neeley.

Il y a une ou deux petites choses que j'ai oubli� de te dire.

Tu m'as dit

que Siebold te connaissait depuis que tu �tais petite.

J'ai vu son regard.

Il ne t'a pas plus reconnue que si tu avais �t� Mohammed Ali.

De plus, je viens de parler � Lehman au t�l�phone.

Le cher oncle Paul Obermann

ravait pas de s�ur.

Tu as d� faire de tr�s gros efforts pour garder ton s�rieux.

Cette grande m�lancolie.

Et cette c�r�monie po�tique sur les cendres du pauvre Obermann.

Tu m'as bien laiss� te convaincre de t'amener � Zehlendorf pour m'aider.

Et tout ce temps, tu ne faisais que suivre les ordres.

�a ne fait rien que mes amis aient �t� assassin�s.

Je ne sais pas de quoi tu es faite.

Je ne sais pas comment tu peux faire I'amour � quelqu'un,

et deux minutes plus tard,

sortir un Walther automatique et lui flanquer sept balles dans le corps.

J'ai fait ce que je devais avec Neeley Et je suis partie.

Je ne I'ai pas tu�.

- Tu ne faisais que suivre les ordres. - Oui.

- Jusqu'au lit, pas vrai? - Avec toi, ce r�tait pas un ordre.

Ecoute-moi.

Essaie de comprendre.

Mon p�re �tait le commandant du camp de concentration de Ravensbr�ck.

Et cet homme,

mon p�re,

a con�u et op�r� le gazage et la cr�mation

de 200000 femmes et enfants.

Il a gard� des bocaux de dents en or, prises aux morts.

Il les a fondues et a pu s'acheter

une position respectable dans la nouvelle Allemagne.

Quand j'ai d�couvert ce que mon p�re avait �t�,

je I'ai m�pris�,

ainsi que tout ce que repr�sente sa g�n�ration, ainsi et surtout, que moi.

Tu r�tais m�me pas n�e.

- Tu ne peux �tre tenue responsable. - Mais je le savais. Je savais.

J'ai regard� mon monde, je I'ai vu gouvern� par les m�mes monstres.

Rien ravait chang�.

Quand je suis all�e � I'universit�, j'ai rencontr� quelques personnes

qui m'ont permis de croire

que la violence �tait le seul moyen d'arriver � une nouvelle voie.

On doit croire � la fraternit� universelle des hommes.

Sinon, le monde finira.

Un homme fait un mauvais calcul, pousse un bouton,

et on finit tous comme dans un accident.

Alors, j'ai...

J'ai fait ce que je pensais �tre juste.

Tu le crois vraiment.

Tu penses

que ces gens qui t'ont envoy�e pour tuer,

sont diff�rents des gens que tu tues.

Pas �tonnant si tu as des cauchemars.

Des experts t'ont lav� le cerveau.

Doux J�sus, tu crois que ces salauds croient

- en la fraternit� universelle? - Oui, je I'ai cru. Pendant longtemps.

Comme tu I'as cru au Chili. Les causes sont toujours les m�mes,

seuls les drapeaux sont diff�rents.

Lisa,

peux-tu me dire pourquoi les Neeley ont �t� tu�s?

On devait savoir

s'ils avaient �t� en contact avec le Suisse, Tauber.

- Pourquoi? - Je ne sais pas.

Merci.

Que penses-tu qu'ils me r�servent?

Mes ordres �taient de t'accompagner. Rien de plus.

Les ordres de qui?

Frank Tedesco.

Je veux que tu m'arranges un rendez-vous avec Tedesco.

- Pourquoi le ferais-je? - Tous les deux avons �t� utilis�s.

Il ne reste plus beaucoup de temps. Je peux peut-�tre jouer sur Lehman,

- mais tu dois m'aider. - �a ne sert � rien.

- �a ne sert � rien. - Pourquoi donc?

Tu ne peux pas le toucher.

Tu dois me faire une promesse.

Si j'arrange un rendez-vous, tu ne feras rien que lui parler.

Parce que tu seras en danger, pas lui.

Je comprends.

Tedesco est � Berlin.

Ne franchis pas cette ligne.

C'est Berlin Est. Je ne pourrai pas t'aider, l�.

Je suis Frank Tedesco.

J'ai appris que vous d�siriez parler de votre ami,

le commandant Neeley.

Oui, j'aimerais savoir comment vous avez fait sa connaissance.

C'�tait au printemps 1945,

pr�s de la fronti�re suisse.

J'�tais alors connu comme le g�n�ral Helmut Kladen.

Tous les deux avez amen� la formule aux Anglais � Hambourg?

O� on a rencontr� feu Paul Obermann.

Ensemble, on a d�cod� et traduit le dossier pour les services anglais.

Les Am�ricains ne s'int�ressaient pas � notre p�trole synth�tique.

Apr�s la guerre, Obermann est all� en Angleterre,

et Tom est retourn� en Am�rique,

et moi � Ha��ti.

Mais vous gardiez le contr�le des savants de Genesis.

Vous venez pour vos kinderspiel.

Vos questions d'enfant.

Vous ne trouvez pas �a curieux?

Apr�s tout, vous avez gagn�

la derni�re guerre qu'on a perdue.

Ne vous en faites pas. On est connus pour perdre les guerres qu'on gagne.

Je vais vous dire un truc, fils de pute.

Fils de pute.

Je sais que vous avez fait tuer les Neeley.

M�me si �a me prend le reste de ma vie, je veillerai � ce que vous payiez.

Je vous aurai, g�n�ral.

Vous pouvez dormir l�-dessus.

Pourquoi cette col�re, M. Caine?

Je peux vous assurer que ceux qui ont tu� les Neeley ont �t� �limin�s.

Vous avez fait votre boulot.

En plus, vous avez eu la Formule.

Il ry a pas de quoi s'�nerver.

Auf Wiedersehen, messieurs.

Barney. Non, Barney.

Je lui ai dit que vous �tiez un repr�sentant de la police am�ricaine.

- Elle t�l�phone � votre partenaire. - Merci.

Hans,

que pensez-vous qu'ils feront � Lisa?

Je I'ignore. Peut-�tre rien.

Si elle a quelque valeur, ils la laisseront en vie quelque temps.

Voici une copie de la formule Genesis. Si quelque chose m'arrivait,

veillez qu'elle parvienne � quelqu'un au gouvernement ou de la presse,

en qui vous ayez confiance.

M. Caine. Le num�ro de M. Yosuta est en d�rangement.

- En d�rangement? - Oui.

Barney.

Ce sont de simples �quations de g�om�trie de lyc�e.

M. Caine, c'est le dernier appel pour embarquer dans votre avion.

Mademoiselle.

Placez un appel urgent � Los Angeles, indicatif 213- 555-4000.

- Demandez le commandant de garde. - D'accord.

Fils de pute.

Le r�ceptionniste de I'h�tel suisse. Il a d� faire I'�change.

J'aurais d� v�rifier.

Il a sans doute mis la main sur Louis. Je lui ai envoy� I'original.

- Comment le savent-ils? - Lisa �tait l� quand je I'ai post�e.

Elle I'a fait pour moi, hein? Allez � la porte, je vous prie,

et faites-leur retarder le d�part.

M. Caine, ils sont � I'appareil.

Merci. All�? Qui est � I'appareil?

Oui, �coutez. Ici I'inspecteur Barney Caine.

Je vous parle de I'a�roport de Tegel � Berlin Ouest.

Je travaille pour la Tactique.

J'ai des raisons de croire que le Sgt Louis Yosuta, est en danger.

- L'envol. Vous devez embarquer. - Dites-leur que c'est une urgence.

L'inspecteur Lehman est all� le leur dire.

Ecoutez, je veux que vous envoyiez deux voitures,

au 365 Baldwin � Pasadena. Dites-leur que c'est un Code Trois.

Et qu'une voiture m'attende � I'a�roport.

Vol 761, TWA de Londres, arrivant � 15h35 heure locale. Compris?

Faites une copie du registre de Yosuta des derni�res 24 heures.

Merci, mon pote. Merci, mademoiselle.

Bon voyage, M. Caine.

- Attention � la marche. - Bienvenue.

- Prenez �a, voulez-vous? - Oui.

- Par ici. - Dites-moi tout, Rizzo.

Quatre hommes � nous sont arriv�s chez Yosuta � 4h15 du matin.

Sa femme �tait ligot�e et b�illonn�e. Trois hommes avaient emmen� Louis.

On a pass� une alerte g�n�rale. Nolan est dessus.

Le pr�fet travaille dessus, et la moiti� de la division.

Il a consign� une sortie � 18h15, une entr�e � 20h45,

et est ressorti � 21 h05.

�a veut dire qu'il a re�u I'original par livraison sp�ciale,

est all� � la Tactique, et I'a mis dans le coffre.

Mettez la sir�ne. Allez-y.

Vous �tes un vrai cow-boy, Caine.

Rel�chez le sergent Yosuta, et vous aurez I'original.

Yosuta. Yosuta. Je ne... Je ne connais pas cet individu.

Oui. Faites-le lib�rer de toute fa�on.

D'accord.

C'est �a.

Et les copies?

II ry a pas d'autres copies. J'ai I'original.

Le pion contre la reine. Comment puis-je en �tre s�r?

Je rai aucun d�sir de passer le reste de ma vie � me prot�ger.

Ni vous de faire du mal � Yosuta.

On est dans une honn�te position. Allez-y, appelez.

Je crois que je vous fais confiance, Barney. Je peux vous appeler Barney?

- Appelez. - D'accord.

Asseyez-vous.

Comment �tait-ce en Allemagne?

Vous auriez d� me ramener des saucisses knackwurst. J'adore �a.

Steiffel. Lib�rez le sergent Yosuta,

- avec nos excuses et notre gratitude. - Qu'il aille au bureau de John Nolan.

- Je I'y appellerai... - Attendez. Pardon?

Le bureau de Nolan. J'appellerai.

Bon. Envoyez-le au bureau de Nolan et il I'y appellera.

Dans une heure.

Des chocolats?

Vraiment bon.

Je vais vous dire ce que je veux: Des r�ponses.

Vous avez la formule depuis 45. Pourquoi toute cette mascarade?

Voyons voir.

Bon.

Je crois que vous les m�ritez.

Je vais vous donner le tour du sujet, � 98 cents.

Depuis la 2e guerre mondiale, on s'inqui�tait

de I'existence de quelques savants allemands survivants,

qui �taient... Ils ont jou� un r�le essentiel

dans le d�veloppement de la formule Genesis.

Notre inqui�tude �tait fort b�nigne, car en 46,

on a achet� la formule et le Docteur...

- Esau. - Esau, oui.

Donc, Genesis semblait �tre gentiment rel�gu� dans le pass�.

Alors ce can'tel s'est mis � acheter tous les bassins houillers.

On a � pr�sent, � peu pr�s

70 pour cent du charbon des Etats-Unis.

Plus, tous nos d�p�ts d'uranium.

Et puis 1973 est arriv�.

Le p�trole brut arabe monte de 400 pour cent,

et on songe alors � la possibilit� du carburant synth�tique.

Mais quand Herr Tauber s'est mis en contact avec Paul Obermann...

On a d� �changer les reines.

C'est alors que vous avez d�cid� de monter le coup contre Tom Neeley.

Vous avez fait que Tedesco exige qu'Obermann invite Neeley � Berlin

apparemment pour envisager la reconstitution de I'�quipe Genesis.

Mais quand Tom a �t� ferr�, vous I'avez fait assassin�.

�a vous assurait le b�n�fice de mes services.

Avec toutes ces magnifiques indices �parpill�s partout chez Neeley.

Ils �taient destin�s �

m'�loigner de la coca��ne, et m'amener � Genesis et � Berlin.

Pas mal, Caine.

Accrochez-vous. Il y a mieux.

Vous ne pouviez pas tuer les savants. On aurait pu lier �a � Genesis.

Il vous fallait une couverture, et c'�tait moi le pigeon.

Je vais vous demander une chose.

Comment saviez-vous que j'aurais cette enqu�te?

Un coup de fil local.

Je vois.

Votre seule faute a �t� le Dr Esau et sa...

passion pour I'immortalit�.

Il faut toujours s'attendre au pire.

Mais vous et moi nous allons rectifier �a

J'aurais d� le savoir.

J'aurais d� savoir que vous d�cidiez de tout quand Clements a saut�.

J'aurais d� le voir tout de suite.

Vous �tiez � 10000 Km de chez vous. Vous aviez perdu une tour et une reine.

Cessez ces conneries de jeu d'�chec.

Vous ravez jamais vu les cadavres de Tom et de Kay Neeley.

Si vous voulez vous passer de nous car on serait de petits rapaces m�chants,

tentant d�sesp�r�ment de s'accrocher � nos comptes en Suisse,

vous allez compl�tement louper la v�rit�.

Ecoutez.

La fonction d'un can'tel international est d'assurer I'harmonie politique.

La premi�re obligation du pouvoir est de mener.

C'est �a, le Saint Graal, depuis la r�volution industrielle.

On a amen� la race humaine � ce grand plateau

o� la folie est un probl�me plus grave que la faim.

Les �tre humains, mon ami, sont un paradoxe tr�s complexe.

Tr�s, tr�s dangereux.

Ils ne veulent pas mener, ils veulent suivre.

Ils ont tellement h�te de trouver un maboul quelconque,

qu'ils croient �tre merveilleux, et qui leur dira quoi faire.

Ils veulent tous �tre contr�l�s.

Et une partie de ce fardeau �crasant est retomb�e sur mes fr�les �paules.

Je ne I'ai pas demand�. �a ne me pla�t pas, mais je I'accepte,

� cause de mon grand sens du devoir.

Il y a des moments in�vitables o� quelques personnes

doivent �tre sacrifi�es,

comme vos amis, les Neeley.

�a ne m'a pas plu.

Mais je ne fais pas les r�gles, ici.

Je travaille seulement ici.

Je pr�f�rerais �tre dans les Grandes Sierras,

� faire des randonn�es ou � p�cher.

Mais le devoir en d�cide autrement.

Ou la cupidit� en d�cide autrement.

Vous ferez du carburant synth�tique quand vous le jugerez bon.

Mais pas avant d'avoir escroqu� � ces pauvres gens, l�, dans les rues,

de 40 ou 50 milliards de dollars,

pour faire de fausses recherches sur une formule qui marche d�j�.

Faites donc votre appel maintenant.

- Ici le bureau de John Nolan. - Ici Barney Caine.

- Le sergent Yosuta est ici. - Barney? C'est moi.

- Vous allez bien? - �a va.

Il y a un c�ble ici pour vous. Il est arriv� il y a deux jours.

- Amenez-le ici. - Je peux vous le lire.

Vous �tes � 2 mn d'ici. Amenez-le sur-le-champ.

- O� �tes-vous? - Au bureau d'Adam Steiffel.

- On conclut notre affaire? - C'est en route.

- J'aimerais que vous compreniez. - Qu'y a-t-il � comprendre?

Vous �changez vies et dignit� humaine pour un b�n�fice.

"L'argent, pas la morale, le principal commerce des nations civilis�es."

Thomas Jefferson, il y a 200 ans.

C'est la philosophie qui a b�ti cette nation.

Que savez-vous de cette nation? Vous ravez jamais pens�

aux Am�ricains. C'est � cause de vous que leur fric ne vaut rien,

que les vieillards mangent dans les poubelles,

et que les gosses meurent � la guerre.

Ce rest pas I'industrie du p�trole, mais celle du manque de p�trole.

Vous �tes un truand dans une tour d'ivoire. Un banal tueur de rue.

Si j'avais un moyen de vous coincer...

Eh bien,

c'est le r�ve am�ricain que vous coinceriez, Barney.

Parce que tout a commenc� dans la station-service du coin.

Vous vous en souvenez. Vous y p�daliez pour aller gonfler les pneus du v�lo.

Papa disait: "Fais le plein, Fred."

Et vous alliez voir Mamie pour le d�ner de No�l.

Oui.

Puis, votre premi�re auto.

Qu'avez-vous fait? Vous avez emmen� votre copine.

Et Fred souriait, devant la station-service.

Il �tait fid�le parce qu'un litre d'essence, �a ne tombe pas en panne.

C'�tait I'essence qui a nourri le r�ve am�ricain.

On est le nichon des USA, Barney.

Et sans �a,

y'a pas d'Am�rique.

- Un c�ble pour I'inspecteur Caine. - Merci, Mme Rubin.

Je crois que c'est pour vous.

"Les chocolats sont d�licieux.

Meilleurs v�ux,

Franz Tauber."

Vous avez donn� la formule au Suisse.

J'ai cru que ce serait sympathique.

Vous avez peut-�tre un petit probl�me.

Je vais vous donner un conseil professionnel.

Laissez tomber le p�trole. Touchez votre retraite de la police,

descendez le Colorado en cano� avec votre fils. C'est merveilleux.

Je vais vous dire une chose.

Si je ravais pas un fils

qui m'aime encore,

je ferais exploser votre cervelle de merde sur les stores v�nitiens.

Juste l�, maintenant.

Mais je ne suis pas pour le meurtre.

Et vous ne valez pas une autre minute de mon temps.

J'esp�re que vous aimerez le chocolat.

Bon, d'accord.

- All�. - All�, Franz.

- Ici Franz Tauber. - Oui. Adam Steiffel.

D�sol� de vous r�veiller.

Oh, Adam. Quelle agr�able surprise.

Ecoutez, je...

Je vous appelle su sujet de

ce t�l�gramme que vous avex envoy� � propos des chocolats.

Oh, oui, les chocolats.

Je vous serais reconnaissant d'attendre 10 ans, � peu pr�s.

Dans 10 ans, je crains que ces chocolats perdent leur go�t.

C'est amusant.

On peut les enrichir, Franz.

Peut-�tre... 25 pour cent de mon anthracite?

Mais Adam, pourquoi attendre 10 ans?

Franz, si on I'exploite maintenant, ce sera du charbon,

mais apr�s 10 ans, ce sera de I'or.

Allez jusqu'� 30 pour cent, et on est d'accord.

30% me semble aussi bon que la pluie.

Vous savez, Adam, j'ai toujours pens� que vous �tiez suisse.

Franz, en affaires, on est tous suisses, pas vrai?

Tr�s juste. Envoyez les papiers, Adam.

Merci, Franz. Rendormez-vous. Auf Wiedersehen.

Au revoir, Adam.

Auf

Wiedersehen.

Bon Dieu.

Ils vont s'en prendre � vous?

Non, j'en doute. J'ai fini mes d�g�ts.

Je ne suis plus un adversaire.

Je ne suis plus qu'un client.

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