All language subtitles for La polizia accusa, il servizio segreto uccide.1975-french

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Original subtitles

UN OFFICIER DE L�ARM�E MEURT DANS UN ACCIDENT DE VOITURE A LA P�RIPH�RIE DE MILAN

LE MAJOR ANTONIO LORUSSO PERD LE CONTR�LE DE SA VOITURE ET S��CRASE CONTRE UN ARBRE

SUICIDE D'UN COLONEL A LA RETRAITE. LES MOTIFS DE SON GESTE INEXPLICABLES

L'EX COLONEL GIULIO SCANNI SE SUICIDE DANS SON BUREAU

C'est arriv� ce matin LE G�N�RAL DE L�ARM�E EUGENIO

STOCCHI D�CAPIT� PAR UN TRAIN SUR LA LIGNE FLORENCE-BOLOGNE

La police a ouvert une enqu�te LE G�N�RAL EUGENIO

STOCCHI MEURT DANS DES CIRCONSTANCES MYST�RIEUSES

Meurtre ou suicide ? LES ENQU�TES SE POURSUIVENT

AUTOUR DE LA MORT DU G�N�RAL STOCCHI

Un verre bris� contenant de l'alcool.

Un tisonnier ensanglant� avec des morceaux de cuir chevelu.

Des billets de 10 000 lires r�cemment �mis et �parpill�s.

Des rouleaux de billets de 10 000 lires coup�s.

Des traces de sang et de mati�re c�r�brale pr�s de la r�gion occipitale, � droite

de la victime, en position couch�e, les bras �cart�s, la jambe gauche

pli�e vers l'int�rieur, la jambe droite tendue.

Commissaire, nous avons presque fini.

Le juge est arriv� ?

Non. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas encore l�.

Ils prennent toujours leur temps pour �a.

Combien de fois l'a-t-on frapp� avec �a ?

On ne sait pas encore. Peut-�tre trois ou quatre fois.

Comment s'appelait-il ?

Chiarotti. Vittorio Chiarotti.

- Connaissez-vous d�j� la date de sa mort ? - Environ six heures, plus ou moins.

De toute fa�on, le m�decin l�giste le pr�cisera lors de l'autopsie.

Avec cet agenda, tu auras de quoi t'occuper pendant plusieurs jours.

Amuse-toi bien.

Bah, passer d'une pi�ce � l'autre sans avoir termin�

la premi�re, ce n'est pas comme �a qu'il faut faire.

Ils sont oppos�s aux bonnes m�thodes, d'habitude ils sont encore plus idiots.

Il y a des cheveux longs et bruns ici.

Il y avait probablement une femme dans cette maison.

Eh, l�ve-toi du milieu !

Regarde un peu, tes hommes ont trouv� des cheveux

identiques dans la cuisine et dans la salle de bain.

Ils peuvent nous �tes utiles.

Monsieur, le juge est arriv�.

D�j� ? Qui est-ce ?

Un gros bonnet, Mannino.

Ah. Ils auraient pu envoyer pire.

Bonjour.

Bonjour.

Vous avez trouv� quelque chose d'int�ressant ?

Oui et non. S'il vous pla�t...

La victime s'appelait Vittorio Chiarotti.

La police scientifique a d�j� relev� tous les indices.

Attilio, Giustini, venez avec moi en-haut !

La mort semble remonter � six heures environ.

Le Docteur Chiarotti est rentr� chez lui hier soir

vers huit heures et il n'est plus ressorti.

Vous en �tes s�r ?

Tout � fait !

Apr�s huit heures, depuis le centre r�sidentiel, on ne peut plus sortir que par le portail.

Les principales portes sont ferm�es, mais vers vingt-deux heures,

une personne est venue pour me demander de la faire entrer.

Il a re�u des visites ?

Oui.

Une visite f�minine ?

C'�tait une fille dans une Mini Austin flambant neuve, de couleur rouge.

Elle devait �tre partie quand j'ai fait ma ronde, vers une heure.

Elle �tait d�j� venue ?

Oui. Monsieur Chiarotti vivait seul, alors comprenez-vous !

Vous pouvez me la d�crire ?

Oui, une jeune fille, jolie, avec des cheveux fonc�s.

Vous pourriez la reconna�tre ?

Peut-�tre, mais je ne voudrais pas me m�ler de �a. Vous savez, � l'�poque o� nous vivons !

Que faisait-il, ce Chiarotti ?

Il se faisait appeler Docteur, mais il ne l'�tait pas.

Il s'int�ressait aux choses �lectriques, c'�tait un expert en �lectronique.

Mais comment un expert en �lectronique pouvait-il

se permettre d'acheter une maison comme celle-l� ?

Bon, je pense que c'est tout pour le moment.

Au revoir, Messieurs.

Maintenant il nous faut retrouver cette fille, commissaire.

Elle pourrait avoir beaucoup de choses � nous raconter.

Je l'esp�re.

De Luca, tu restes l� et tu me fouilles cette villa !

En fait, j'aimerais que tu me fasses comprendre comment un prox�n�te,

qui joue l'expert �lectronique, peut avoir une aussi bonne situation.

Mais, Monsieur, aujourd'hui c'est mon jour de cong� !

J'ai promis aux enfants de les amener...

Ton travail est une mission !

Comment �a se fait que tu ne te rappelles plus

de ce que t'as dit le Ministre � la f�te de la police ?

Attends que je sois parti avant de me dire d'aller me faire foutre, hein ?

Et le motif ?

Apparemment, on dirait une tentative de vol.

Selon moi, c'est ce qu'a voulu faire croire l'assassin.

Une chose est s�re, la derni�re personne qui est all�e le voir est une femme !

Et qu'en pense Mannino ?

Que voulez-vous qu'en pense un juge ?

Je crois que vous pensez que la derni�re personne � l'avoir vu et aussi celle qui l'a tu�,

et on soup�onne donc cette femme.

En attendant, on va faire notre possible pour la trouver !

Essayez de g�rer ces casse-couilles de journalistes !

Je vais essayer !

Commissaire Solmi, dites-nous quelque chose !

Est-il vrai que vous recherchez une femme ? Commissaire, soyez sympa !

On vous en dira plus � la conf�rence de presse de ce soir !

Et on met quoi dans l'�dition de l'apr�s-midi ?

Comment a-t-il �t� tu� ? Avec un tisonnier ?

Inutile d'insister, allez donc poser vos questions au juge !

Vous ne savez pas que maintenant c'est lui qui m�ne l'enqu�te ?

Merci, commissaire !

Giorgio ?

Salut Maria ! Quelle surprise, qu'est-ce que tu fais � Rome ?

Ca va ?

Je t'offres un caf�, ou tu es aussi press� que d'habitude ?

Eh ! Toujours press�, en plus, �a ne pouvait pas arriver...

Dans un pire moment que celui-l�, hein ?

Eh oui, je dois m'occuper d'un type tu� � coups de tisonnier.

Chiarotti ?

Oh, ne me dis pas que tu t'int�resses � cette affaire ? Une femme de ton rang ?

On ne dirait pas, mais c'est du caf� !

Je suis ici pour l'�pid�mie qui semble frapper les officiers depuis peu.

L'�pid�mie des officiers ?

Ne me dis pas que toi aussi tu ne trouves pas bizarre la fa�on

dont le g�n�ral Stocchi a fini sous un train !

Par piti� ! C'�tait un accident.

Et tu y crois ?

Ca ne me concerne pas ! C'est les flics de la Politique qui s'en occupent.

En fait, je ne sais rien de tout �a !

Oh, tu ne veux rien savoir ?

Je dois y aller. Tu restes sur Rome pendant quelques jours ?

Oui, je crois. On se revoit plus tard ?

D'accord. A condition qu'on mette de c�t� le travail !

D'accord.

Salut.

Salut, je te t�l�phone.

De tous les num�ros de l'agenda, seuls deux me semblent int�ressants.

Un correspond � une vieille connaissance des M�urs, Grimani.

L'autre est un num�ro de Fregene, qui ne r�pond pas et qui n'est m�me pas dans l'annuaire.

Mais je suis s�r qu'on trouvera l'adresse en contactant la centrale de la zone.

Pour le moment, contentons-nous de la Grimani, une petite pute du milieu.

Eh, on s'en fait pas, hein ?

Cette pute est une baronne d'industrie qui n'a pas entendu parler de la r�cession.

Bonjour ! Nous voudrions parler avec la Baronne Grimani.

C'est le comte Gianni qui nous envoie, nous sommes de Montesacro.

- Ah, je ne savais pas qu'il �tait comte. - Entrez, j'appelle la baronne.

Merci !

Par ici, je vous prie.

Merci Adelia, tu peux partir.

Ces Messieurs d�sirent ?

Je vous en prie, asseyez-vous, mettez-vous � l'aise.

Avec qui ai-je le plaisir de parler ?

Je suis le commissaire Giorgio Solmi, de la Criminelle.

Mon partenaire, Luigi Caprara.

Je suis la baronne Grimani.

Je crois que nous nous sommes d�j� vus quelque part.

�tait-ce � St. Moritz ou � San Vittore ?

Son travail l'autorise-t-il � se comporter comme un goujat ? Que me voulez-vous ?

Que vous disiez tout ce que vous savez sur un certain Chiarotti.

Je ne connais personne de ce nom.

C'est bizarre, votre num�ro de t�l�phone appara�t bien en �vidence dans son agenda !

Une pauvre femme telle que moi ne peut pas rester tranquille chez elle

sans se faire d�ranger par un emmerdeur !

Pour quelqu'un qui fr�quente le beau monde, vous avez de belles mani�res !

Je suppose que vous jouez au golf.

Vous commencez � me les briser.

Alors vous devez en savoir pas mal sur Chiarotti.

C'�tait un client r�gulier ?

J'ai arr�t� de faire �a ! Je ne sais rien de rien !

Vous permettez ?

On veut juste jeter un coup d��il.

Mais o� allez-vous ? Comment osez-vous ? Je vous interdit de monter !

Vous n'avez pas le droit !

Mais oui, mais oui...

Mais o� allez-vous ? O� allez-vous ? Faites attention, j'ai des amis tr�s hauts plac�s !

Et moi j'ai un oncle qui est cardinal !

Qui est-ce ?

Non, ne vous d�rangez pas, je suis commissaire de police !

Dehors, dehors !

Alors, qu'est-ce que c'est que �a ? La confr�rie des dames de San Vincenzo ou un bordel ?

On dirait qu'il y a m�me une mineure ici !

Ah, l'exploitation par la prostitution...

D�sol�...

Je vous en prie.

Corruption de mineur, c'est suffisant pour calmer vos vieux amis

et leur offrir un beau s�jour � l'ombre. Tes grands airs ne marchent pas avec moi,

si tu veux rester ici avec tes pensionnaires, tu ferais mieux

de me dire tout ce que tu sais sur Chiarotti !

Que voulez-vous savoir ?

Chiarotti a �t� tu� cette nuit.

Il y avait une pute avec lui, je veux savoir qui et o� je peux la trouver.

Rue du Querceto, num�ro 45, son nom est Giuliana Raimondi.

C'est une brune ?

Oui. Elle est connue sous le surnom de la "Tunisienne"...

Appartement 4.

C'est ici !

Non !

Putain... Il y a du gaz de partout !

Vas-y, ouvre toutes les fen�tres !

Elle s'est taill�e les veines.

On dirait qu'elle vit encore, ouvre tout !

Ne restez pas plant� l� ! Appelle une ambulance !

Mon Dieu, qu'est-ce qu'il s'est pass� ?

Allez, d�p�che-toi. Ouvre toutes les fen�tres !

Ici le sous-commissaire Caprara, une ambulance pour la rue du Querceto, n�45, vite !

Essayons d'arr�ter l'h�morragie.

Vous reconnaissez cette fille ?

Oui, c'est elle. C'est elle qui est venue chez Chiarotti ce soir-l�.

Merci, ce sera tout.

Venez, s'il vous pla�t.

Mademoiselle, je dois vous informer que vous �tes tenu pour responsable

de la mort de Vittorio Chiarotti. Quand vous le pourrez, vous devrez choisir un avocat.

Ce n'�tait pas moi, je le jure !

Votre tentative de suicide est quasiment un aveu.

Non ! C'est quelqu'un qui a tent� de me tuer !

J'ai senti un coup sur la t�te, puis je ne me rappelle plus de rien.

Les billets trouv� dans votre apparemment et chez Chiarotti sont de la m�me s�rie !

Quelqu'un les a mis l� pour faire de moi la coupable, je ne les ai pas pris.

Mademoiselle, il y a vos empreintes sur le tisonnier.

D'accord, c'�tait moi. C'�tait moi. C'est moi !

Les deux minutes sont pass�es, Monsieur le juge.

Calmez-vous, Mademoiselle ! Vite, pr�parez un s�datif.

La fille trouve les billets dans un tiroir, s'appr�te � les voler, mais il la surprend.

Une bagarre �clate.

Oui, et puis ?

La fille attrape le tisonnier et le frappe � mort, vous me suivez ?

Non, je ne suis pas d'accord avec vous.

Et pourquoi donc ?

Avez-vous id�e de la force n�cessaire pour fracasser un cr�ne ?

Cette fille a avou� avoir tu� Chiarotti !

Certes ! Mais cette fille est encore en �tat de

choc, et j'ai le droit d'�mettre des doutes !

Je d�livrerai le mandat d'arr�t aujourd'hui m�me. Et lorsqu'elle sera lib�r�e,

elle aura une cellule de pr�te � Rebibbia, et puis nous verrons !

Selon moi, il y a encore beaucoup de d�tails qui doivent �tre �claircis,

et je veux prendre mon temps !

Avec tous les crimes qui ont lieu, pourquoi voulez-vous revenir

sur un qui est sur le point d'�tre r�solu ?

Le fait est que je suis un policier un peu

particulier, et je ne m'arr�te pas aux apparences,

seulement quand je d�couvre la v�rit�. Et d'une

mani�re comme d'une autre, j'y arrive habituellement.

Commissaire, si d'autres par le pass� vous ont autoris� � appliquer ce genre de m�thodes,

je vous avertis que moi, au contraire, je ne

saurai les tol�rer. Rappelez-vous en, au revoir.

Donne.

S'il y a une femme capable de briser le cr�ne de Chiarotti de cette mani�re,

elle doit �tre au moins une lanceuse de disque russe !

Cette fille n'avait pas la force de lui �clater

la bo�te cr�nienne seulement avec trois coups.

De quoi te pr�occupes-tu ? Le juge consid�re l'affaire comme r�solue, non ?

Alors je n'ai pas raison quand je te disais qu'en Italie,

ce ne sont pas les d�linquants qui ont les mains li�es, mais les policiers ?

Nous avons un peu tous les mains li�es, Giorgio.

Ce qui compte, c'est qu'il y en a encore qui veulent les d�tacher.

Je fais ce que je peux ! Pour le moment, je sais seulement que ce Chiarotti,

en plus d'�tre un expert en �lectronique, faisait aussi des enqu�tes priv�es.

L'assassin a probablement un rapport avec une affaire de chantage.

C'est pour �a que j'ai dit � De Luca et � Caprara de garder la villa.

Et ton enqu�te sur l'�pid�mie des officiers ?

Selon moi, ils ont tous �t� frapp�s par la peste

noire, �videmment les enqu�tes parlent de suicide.

Mais on n'avait pas d�cid� de ne plus parler boulot ?

Ah oui, c'est vrai !

Fettuccine avec sauce pecorino, un d�lice ! Mais

qu'est-ce que vous avez fait � mes citrouilles ?

Je suis comme �a, d�formation professionnelle !

Je voulais voir si c'�tait pourri � l'int�rieur.

Ne t'en fais pas, mets-les sur mon compte.

C'est le dernier paiement, mais je veux toutes les bandes.

Il y a cinq millions, compte-les.

Pourquoi n'as-tu pas dit la v�rit� au juge ?

Parce que j'ai peur. On va encore essayer de me tuer, et en prison

je suis s�re que je ne risquerai rien. Vous, vous me croyez, hein, commissaire ?

Oui, je te crois. Mais tu devras me dire tout ce dont tu te rappelles.

Tu es s�re que l'homme qui t'a agress� chez toi est le m�me qui a tu� Chiarotti ?

Oui, c'est la m�me personne.

Et comment �tait-il ?

C'�tait un... Je ne me rappelle pas tr�s bien. C'est encore confus dans ma t�te.

Tu ne peux pas m'en dire plus sur lui ?

Je n'ai rien fait, ce n'�tait pas moi ! S'il vous pla�t, commissaire.

Aidez-moi, je n'en peux plus !

Maintenant, tu es en s�curit�. Et quand tu sortiras, tu verras que

l'assassin ne sera plus en �tat de te faire du mal.

Les imp�ts augmentent de 16%, �a fait huit mille lires de plus par mois !

Tu sais que tout augmente, la viande, les �ufs ! Les chaussures !

Tu sais combien �a co�te une paire de chaussures pour mon fils ?

Chut ! Il y a quelqu'un !

Il entre dans la villa.

Il a bris� les scell�s.

- Police, mains en l'air ! - Arr�te !

Arr�te ou je tire !

Les menottes, vite.

- Va te faire voir ! - Arr�te-toi !

Je vous invite � r�fl�chir sur ce que j'ai l'intention de faire, g�n�ral Stocchi !

Comme je l'ai d�j� dit, je n'ai plus l'intention de vous suivre dans cette aventure.

Vous ne pouvez plus faire marche arri�re !

C'est trop dangereux pour nous ! La r�union est fix�e � Gamma 42-28-2, Delta 30-8-00.

Si j'ai pris cette d�cision, c'est � cause des raisons que vous connaissez !

De plus, je suis convaincu que tout cela ne peut que finir mal.

Adressez-vous � moi, Ma�tre Rienzi, apr�s l'op�ration Alfa3.

Tout d�truire ? Je vois que le danger effraie le pauvre g�n�ral Stocchi !

Je pense que nous n'avons plus rien � nous dire, Ma�tre Rienzi.

Pour qui devais-tu voler les bandes ?

Je peux tout expliquer, commissaire.

Eh ben voil�, bravo ! Commence par nous dire qui

tu es, et pourquoi tu es entr� dans la villa.

J'�tais en mission. Je suis de la police, services des Renseignements.

Si tu crois que j'ai envie de plaisanter...

Non ! Je peux vous montrer ma carte !

Regardons �a.

Je n'ai jamais vu une carte de ce genre. Remo Ortolani. C'est toi ?

C'est moi.

Je t'arr�te pour violation de domicile et vol avec effraction.

Chiarotti �tait mon ami. J'avais les cl�s de la

villa, je pouvais entrer et sortir comme je voulais !

Alors la charge retenue contre toi sera diff�rente.

Tentative de destruction de preuves dans le cadre d'une enqu�te pour homicide.

Je vous redis que j'�tais l� en mission. Nous d�pendons des services secrets.

Bureau des Renseignements sp�ciaux.

Tu as d�cid� de me prendre pour un con.

La police politique ne s'occupe pas de la mort de Stocchi.

Ils s'en lavent les mains, Giorgio !

Et pourquoi donc ? Apr�s tout, �a pourrait �tre le vrai motif de la mort de Chiarotti.

C'est devenu une affaire br�lante. R�fl�chis bien avant de te d�cider.

Tiens, envoie De Luca au juge pour qu'il lui montre �a.

Puis �coute les autres bandes.

Et l'homme qu'on a arr�t�, qu'est-ce qu'on en fait ?

Appelle un fourgon et mets-le au frais en attendant de l'interroger.

Je vais voir ce qu'est ce Bureau des renseignements sp�ciaux,

puis j'appellerai le juge. Salut.

Salut.

Cet Ortolani travaille bien pour vous, capitaine Sperli ?

Non. Je n'ai jamais entendu ce nom depuis que je travaille ici,

ni avant.

De plus, cette carte est fausse, nous ne d�livrons pas ce genre de documents.

Vous imaginez un espion avec une carte "services secrets" ?

Vous voulez du feu ?

Oui, merci.

�videmment, ce n'est un vulgaire escroc. Assez na�f !

Cependant, cet Ortolani a �t� d�couvert cette nuit dans une villa,

o� a eu lieu un crime il y a deux jours ! Il �tait

en train de d�rober des bandes d'enregistrements

t�l�phoniques, et m'a avou� qu'il travaillait pour ce bureau apr�s avoir craqu�.

Je comprends ! Je pourrais savoir de quels sujets traitent ces bandes ?

Une seule est int�ressante et je l'ai communiqu�e au juge.

Dans les limites du secret de l'enqu�te,

je peux vous dire qu'elle traite de faits relatifs � l'affaire Stocchi.

�coutez, commissaire, je suis oblig� d'avertir mes sup�rieurs,

parce qu'il s'agit de preuves qui pourraient �tre utiles.

Il serait pr�f�rable de trouver l'identit� de ce monsieur,

par cons�quent, je vous demande de me mettre en rapport avec lui.

D'accord.

Il est inutile de vous dire qu'�tant donn� la nature de mon travail,

cet interrogatoire sera strictement confidentiel.

Vous pouvez compter sur nous, capitaine, au revoir.

Au revoir !

Alors, Monsieur Ortolani, j'ai su d'apr�s le commissaire Solmi

que vous lui aviez dit que vous faisiez parti de notre organisme.

Oui.

Et comme vous le savez, toutes nos informations sont r�pertori�es et num�rot�es.

Alors, soyez gentil et veuillez me donner le v�tre.

Mais, je ne le connais pas. Je ne connais pas non plus le nom de la personne qui

m'a engag� depuis six mois !

Il est possible que vous ne connaissiez pas le nom de cette personne.

Cette m�me personne m'a donn� la carte, mais je ne savais pas qu'elle �tait fausse.

Monsieur Ortolani, vous continuez de mentir !

Pourquoi ?

Parce que nous ne faisons pas de cartes de ce genre !

- Vraiment ? - Eh, oui !

Pourtant, c'est gr�ce � mes informations que vous avez arr�t�

ces trois extr�mistes qui ont d�barqu� � Fiumicino il y a trois mois.

C'est possible. Mais dites-moi,

n'auriez-vous pas re�u, � tout hasard, une compensation pour ces informations ?

Oui. On m'a donn� 500 mille lires. La m�me personne qui

m'avait engag�e et qui m'appelait plusieurs fois.

J'ai compris, commissaire, c'est juste un informateur occasionnel.

Ca reviendrait � dire que les "rapporteurs" font partie int�grante de la police.

Pourquoi as-tu tent� de me faire croire que tu faisais

partie du Bureau des renseignements sp�ciaux ?

Pourquoi voulais-tu ces bandes ?

Je savais que Chiarotti �tait un ma�tre-chanteur !

Oui, nous travaillons ensemble depuis longtemps.

Et �a, qu'est-ce que �a signifie ?

Que je voulais mettre la main sur ces preuves en m'en servir. Voil� ce que �a signifie !

Je pensais me faire un peu d'argent, c'�tait l'id�e la plus stupide de toute ma vie.

Tu dois me dire pourquoi tu cherchais � r�cup�rer cette bande en particulier !

Cette bande avait la m�me valeur pour moi que n'importe quelle autre,

comme une sur une femme et son amant ! L'une ou l'autre servait en effet � faire chanter !

Et cette carte ?

Oui, elle est fausse ! C'est un truc qui marche toujours.

Une carte comme �a peut vous ouvrir toutes les portes.

�coutez commissaire, je crois que la meilleure chose que nous puissions faire, c'est

d'aller chez le juge et d'�couter ces bandes. D'accord ?

Bien s�r ! En esp�rant qu'elles vous parlent plus qu'� moi.

La bobine a �t� endommag�e. Avant de vous la faire voir, je l'ai �cout�e.

On entend une conversation entre le g�n�ral Stocchi et un certain avocat Rienzi.

Vous insinuez peut-�tre que c'est moi qui ai d�magn�tis� cette bande ?

Non, je n'ai pas dit �a. Mais je dis que quelqu'un l'a fait, je peux le garantir !

Cette bande est pass�e des mains de vos hommes aux miennes, directement.

Puis je l'ai imm�diatement enferm�e dans cet tiroir.

Vous ne saviez pas qu'on pouvait d�magn�tiser une bande

m�me � travers un tiroir ferm� ?

Bien s�r ! Cela peut arriver, mais pas seulement dans les tiroirs

des bureaux de la jugeure ! Cela peut �galement arriver

aux tiroirs des bureaux de la police, n'est-ce pas ?

Maintenant, c'est vous qui faites des insinuations !

Je n'insinue rien, j'ai dit qu'il faut des preuves concr�tes

si nous voulons continuer l'enqu�te dans sa direction !

Et moi je dis que ces enregistrements contiennent

peut-�tre la preuve d'une tentative de subversion

contre l��tat et vous devez me croire !

Il existe d�j� des bureaux comp�tents qui

garantissent la protection et la s�curit� de l'�tat.

D�sol�, Ma�tre, le commissaire Solmi agit selon sa conscience,

et il me semble qu'il a raison.

Pour ma part, je lui suis reconnaissant, car ce que le commissaire dit avoir

entendu dans cette bande concorde avec l'enqu�te que

nous menons actuellement sur le suicide du g�n�ral Stocchi.

Par cons�quent, je vous prie de m'informer sur

tous les d�tails qui sont en votre possession.

Cette bande �voquait une certaine op�ration qui devait ou doit avoir lieu.

Indiqu�e par des chiffres cod�s.

Et donc ?

Stocchi refusait de continuer cette op�ration.

Vous avez dit que l'interlocuteur du g�n�ral

�tait un certain avocat nomm� Rienzi, n'est-ce pas ?

Oui, je m'en rappelle bien, avocat Rienzi.

Nous pouvons essayer de l'identifier !

Non, c'est inutile, c'est un nom que je connais depuis longtemps.

Malheureusement, ce n'est qu'un faux nom.

Tous les dirigeants se cachent derri�re de faux noms.

Pour l'instant, la seule chose dont nous sommes s�rs,

c'est que nous nous battons encore contre des moulins !

Quoi qu'il en soit, je vous remercie, commissaire !

Au revoir.

Je me suis souvent dit : "Arr�te ce m�tier de merde ! Deviens avocat !".

L'avocat a des horaires fixes, des habitudes et peut gagner un paquet de fric !

Le policier est un "poulet", alors que l'avocat est une personne respectable.

Tu crois ? La respectabilit� de certains avocats peut cacher pas mal de vices.

De toute fa�on, je te pr�f�re en flic.

Un flic qui n'arrive � rien !

Tu sais ce que j'ai d�couvert de nouveau pendant l'enqu�te ?

Le num�ro anonyme de l'agenda de Chiarotti est celui d'une gar�onni�re

o� un gros bonnet du cin�ma passe son temps avec la femme de Martinetti.

L'industriel ?

Oui.

�trange.

Tu sais qu'on dit que c'est un de ceux qui ont financ� les attentats d'extr�me-droite ?

C'est lui, l'�talon ! Il l'a faite durer !

C'est elle !

Ciaciona, ma belle !

Madame Martinetti ?

Oui ?

D�sol� d'empi�ter sur votre vie priv�e, mais nous, dans la police, nous

n'avons pas beaucoup de temps et sommes peu discrets, malheureusement.

J'ai besoin de vous poser des questions sur Monsieur Chiarotti,

l'homme retrouv� assassin� il y a une semaine.

Je ne le connais pas.

Votre num�ro de t�l�phone figure bien en vue dans l'agenda de cet homme.

Ou, plus exactement, le num�ro de sa gar�onni�re, o� vous avez l'habitude de rejoindre

Monsieur Amilcare Pacini, surnomm� Emil Foster, un acrobate cin�matographique.

Bien s�r, je ne voudrais pas que �a s'�bruite.

Et que quelques torchons � scandale puissent...

Je vois que vous pouvez �tre tr�s convaincant.

Et je vois que vous pouvez �tre tr�s raisonnable,

peut-�tre devrions-nous entrer et discuter un peu.

Mais oui, certainement, pourquoi pas ?

Mais les deux dobermans restent � l'ext�rieur.

Les dobermans ? Et qui sont ces dobermans ?

A ton avis ?

Je me suis tourn� vers Chiarotti apr�s avoir su que mon mari voulait divorcer.

Il poss�dait les preuves de ma relation avec Emil.

Tandis que moi, connaissant parfaitement ses sympathies pour les prostitu�es,

je n'avais pas en main de preuve concr�te. Et je

ne pouvais pas me pr�senter devant la justice

sans �l�ments qui me garantiraient une d�fense efficace.

Compris.

Et comment se comportait ce monsieur Chiarotti avec vous ?

Ben, il m'a sembl� que depuis le d�but, il n'agissait pas de mani�re s�rieuse.

Beaucoup d'assurance, mais rien de concret.

Je pensais qu'il avait �t� engag� par mon mari.

Par votre mari ?

Oui, mais nous avons tous les deux fini par abandonner l'id�e du divorce, heureusement.

Alors finalement, ce Chiarotti vous a �t� utile, en un certain sens ?

Ben, en un certain sens, oui.

Bien jou� !

L'argent fait tourner le monde, mon cher ! L'argent est

l'intelligence, la respectabilit�, la beaut�, la s�curit�,

l'honn�tet� ! Quand j'ai commenc�, je n'avais pas un sou, mais vous le savez tr�s bien !

A en juger par ce que je vois, vous devez avoir beaucoup de respectabilit�, d'assurance.

Et vous devez �tre trop honn�te !

Honor� de Balzac a �crit que derri�re chaque grande richesse il y a un crime.

Il n'avait pas tort. Mais il a oubli� que derri�re ce crime

particulier se cache une intelligence sup�rieure qui a r�ussi � le cacher.

Et sur ce Chiarotti, que pouvez-vous me dire ?

Ce type n'�tait qu'un vulgaire ma�tre-chanteur qui avait r�colt� des preuves triviales

sur mon innocente infid�lit� conjugale.

Des preuves qu'il pensait m'offrir dans l'espoir de me soutirer de l'argent,

au lieu de les donner � ma conne de femme !

Ah, le pouvoir de l'argent !

Je lui ai donn� deux millions. Et j'ai eu en retour ces stupides bandes.

Mais je ne l'ai pas fait pour supprimer les preuves. Non, seulement pour mettre fin

une mauvaise habitude entre ma femme et moi.

C'est tout.

Arr�tez !

Poussez-vous, laissez passer.

L'enl�vement de la Tunisienne est la preuve d�finitive que, derri�re ce crime,

se cache quelque chose de plus important qu'un simple vol d'argent !

Je suis d'accord ! M�me si j'ai mis du temps � y croire.

Dans tous les cas, je n'approuve pas vos m�thodes, commissaire !

Si on a pu enlever cette jeune femme, c'est parce que vous �tes responsable de �a.

Si vous aviez suivi les r�gles, �a ne serait pas arriv� !

Ma�tre Mannino, j'exerce mon m�tier du mieux que je le peux !

J'avais fait en sorte que la fille soit en s�curit� !

Il devrait y avoir un fourgon � l'ext�rieur de l'h�pital en cas de n�cessit�.

Mais il n'y en avait aucun hier ! Et j'ai seulement trois agents pour contr�ler

un h�pital comme celui-l� ! Je ne suis pas Superman !

A ce stade, quoi que vous en pensiez, la seule solution

et de faire cracher le morceau � Ortolani.

Permettez-moi de l'interroger.

Ortolani a �t� rel�ch� hier.

Je n'avais pas d'�l�ments solides pour la d�tention pr�ventive.

Bien.

Salut !

Je vous en prie, continuez.

Vous voulez prendre le large, mon cher ?

Mais d'abord vous avez deux ou trois choses � me dire.

Et sans la moustache !

D�conne pas, hein ?

Et voil� l'oiseau !

On va o� ?

Trouve-moi un coin tranquille, Monsieur Ortolani � des choses � nous dire !

Je n'ai rien � vous dire, et puis vous n'avez aucun droit, compris ?

Tu crois encore � cette histoire de droits ? Allons-y,

on finira par trouver comment te rafra�chir la m�moire !

Mais il veut quoi celui-l� ?

Se faire arr�ter par la police, un comble !

Arr�te-toi, allez stoppe, qu'on lui fasse voir

notre carte, comme �a il nous foutra la paix.

Nous sommes press�s, police !

Suis-le !

Il est l� ! Vas-y, suis-le !

Allez, grouille !

Fils de pute !

Allez !

C'est fait !

Et apr�s ils disent qu'on se fait dessus !

"L'assassin, d�guis� en policier de la route, a agi avec surprise et a r�ussi a

"�viter la capture, gr�ce � l'aide de deux complices. Le commissaire Solmi a �t�

"l�g�rement bless�. Avec l'assassinat d'Ortolani d'une balle dans la t�te, la police a

"devant elle une affaire qui s'�tend comme une

"tra�n�e de poudre. En effet, plusieurs points,

"demeurent obscurs, comme l'enl�vement de la jeune femme gard�e � l'h�pital.

"Cependant, les enqu�tes se dirigent vers plusieurs pistes."

Aujourd'hui un communiqu� laconique et quelques

articles en premi�re page, demain une notice

plus br�ve, encore plus courte le jour suivant, pour finir par tomber dans l'oubli !

Et �a t'�tonne ? Pourtant tu sais comment �a fonctionne dans ce monde.

Tu as besoin d'avoir assez de force pour ne pas c�der.

Si seulement j'�tais s�r que d�couvrir la v�rit� sur cette affaire serve � quelque chose !

Mais si !

Et puis au moins, �a aura servi � nous r�unir � nouveau, �a te para�t peu ?

Tu vaux plus qu'une m�daille, surtout une m�daille posthume !

Il te reste peu de temps pour te d�cider. Sois tu parles aux flics, et cette fois

sans te rappeler qui est l'assassin de Chiarotti, soit tu la fermes pour toujours !

Sois gentille. Quatre ann�es de prison et nous t'assurons ensuite la libert� et cent

millions sur un compte en Suisse � ton nom. Je pense que �a en vaut la peine.

La touche pas ! Je dois t�l�phoner. Tu as toute la nuit pour y penser.

D�p�che-toi.

Je reviens.

J'ai soif.

Tu meurs d'envie de me baiser. Mais comment faire avec les mains li�es ?

Ne bouge pas !

Arr�tez-vous !

All� ?

Commissaire ?

Qui est � l'appareil ?

Je suis la Tunisienne, j'ai r�ussi � m'�chapper, aidez-moi, commissaire.

Mais d�p�chez-vous, vite, je vous en prie. S'ils me trouvent, ils me tueront.

L'un d'eux est le m�me qui a tu� Chiarotti, il s'appelle Massu.

O� es-tu ?

Je suis � une station service, � 31 km du Tibre, mais faites vite, j'ai peur !

Calme-toi, j'arrive tout de suite !

On y va, abruti !

Ca suffit, couvrez-l� !

Pauvre fille, ces assassins ne reculent devant rien !

Mais il n'ont pas r�ussi � l'emp�cher de me dire un nom : Massu.

L'ordinateur a confirm� que ce Massu existe r�ellement.

C'est un certain Giovanni Andreassi, r�cidiviste et recherch� par la police de Milan.

Il faut le trouver. On n'a plus beaucoup de temps ! Contacte le central !

Doppia Vela 21 � toutes les voitures de police :

intensifiez les recherches autour d'Andreassi Giovanni,

surnomm� Massu. R�p�tons avec les remarques : grand, les cheveux bruns avec une calvitie,

environ 40-45 ans, accent lombardais. Sans domicile fixe. Il a dormi pendant trois nuits

� la pension Flora, rue Labicana. Il fr�quenterait les gymnases et les clubs sportifs

de combat. Il est recherch� pour homicide. C'est un homme dangereux ! Il serait arm�.

Ses photos de reconnaissance sont disponibles dans tous les commissariats.

Je r�p�te : ses photos de reconnaissance sont disponibles dans tous les commissariats.

Ceux qui n'en ont pas peuvent en trouver.

Quel m�tier ! Trois jours et trois nuits de planque sans r�sultat.

Ne t'en fais pas, il finira par tomber dans le panneau t�t ou tard !

Le seul probl�me c'est que si �a ne va pas je suis pas

bien, et si �a va je suis en rogne ! Quelle vie de merde !

Et toi, qu'est-ce que t'en penses, Scapocchio ?

Je compatis !

Arr�tez de vous plaindre sans arr�t vous deux !

Eh, ceux qui sont flics devraient faire comme vous !

Ne pas faire la b�tise de se marier et d'avoir des enfants.

Oui, mais quand tu rentres chez toi, il y a

quelqu'un qui t'attend et avec qui tu peux parler.

Et de quoi vous parlez, commissaire ? Des probl�mes, seulement des probl�mes !

All�, central ?

Oui, je t'�coute.

Ici Vagente Siena-Monza, 47, � central,

le recherch� est entr� dans un gymnase de combat � la romaine.

Il est seul et semble calme. J'attends les instructions.

All�, Pisa 14 ? Ici central, Pisa 14 ?

Ici Pisa 14, parlez, je vous �coute.

Nous avons retrouv� le fugitif. Il est entr� dans un

gymnase de combat � la romaine, via Frangipane, � vous.

Re�u. Je prends le commandement de l'op�ration.

Envoyez-moi quelques voitures, mais discr�tement. Termin�.

Allez !

Prends six hommes avec toi et rentre. Je vais voir s'il y a d'autres sorties.

Vous, avec moi ! Vous aussi, venez.

Police ! Restez o� vous �tes ! Brigadier, prenez deux hommes et allez l�-bas !

Stop !

Nous avons un mandat d'arr�t pour Giovanni Andreassi.

Faites voir.

Voil�.

Personne ne bouge ! Police ! Restez o� vous �tes !

Arr�tez ou je tire ! Arr�tez !

Non, je le veux vivant.

Avancez, allez, bougez-vous !

Il est parti par l�, allons-y.

L'encul�, il est parti. Par ici !

Arr�te ! O� tu crois aller ?

Laissez-le moi, j'ai un compte � r�gler avec lui.

Et c'est juste le d�but !

Je t'avais dit que j'utiliserai les m�mes m�thodes que vous.

Seulement nous, nous ne laissons pas de marques.

Tu ne sortiras pas d'ici vivant sans avoir vid� ton sac !

Pourquoi tu as tu� la Tunisienne ? Pourquoi tu l'as assassin�e ?

La fille n'avait rien � voir avec la mort de Chiarotti.

Quand je suis venu pour le tuer, je ne savais pas qu'elle �tait l�.

Puis nous avons essay� de lui faire porter le chapeau

et de la faire sortir pour qu'elle ne parle pas.

Nous, nous, nous ! Qui �a, nous ?

J'ai seulement suivi les ordres.

Je veux savoir pour qui tu travailles !

C'est Martinetti, l'industriel, qui m'a demand� de faire ce boulot.

Je suis seulement un ex�cutant.

Pourquoi vous deviez �liminer Chiarotti ?

Chiarotti contr�lait Martinetti pour le compte de sa femme.

Et c'est comme �a qu'il a d�couvert

que l'industriel �tait impliqu� dans un coup

d��tat qui devait avoir lieu le premier octobre.

Et il l'a fait chanter. Il lui a donn� beaucoup d'argent, mais �a ne lui suffisait jamais.

Et il ne lui rendait toujours pas les bandes des enregistrements t�l�phoniques.

Il a donc d�cid� de le faire �liminer pour r�cup�rer les preuves.

Je ne sais rien d'autre, commissaire, s'il vous pla�t, laissez-moi tranquille.

Jette le proc�s-verbal que je lui ai fait signer.

Mais le juge...

Je l'emmerde !

Vous �tes fou ! Je ne connais aucun Massu ! Vous cherchez seulement � donner du cr�dit

aux insinuations d�gueulasses de certains journaux de droite !

Monsieur Martinetti, voil� une confession faite par un d�tenu qui vous accuse

d'�tre le commanditaire de l'assassinat de Chiarotti, �a ne vous suffit pas ?

Si j'ai accept� de vous recevoir, �a ne veut pas dire que je suis pr�t � accepter

vos all�gations et celles d'un vulgaire d�linquant qui a parl� sous la contrainte.

J'ai dit tout ce que j'avais � dire. Je ne puis en entendre plus.

Donc, � partir de maintenant, je parlerai seulement en pr�sence

de mon avocat et apr�s avoir re�u une comparution l�gale

d'un juge. Je vous conseille de faire attention � ce que vous faites !

Ne pensez pas pouvoir m'intimider.

Le prisonnier s'est r�tract�, il dit que la confession a �t� obtenue

par la force. Vous �tes peut-�tre sur la bonne voie,

mais je ne vous ai pas autoris� � sortir de la l�galit�.

J'ai utilis� certaines m�thodes en fonctions des circonstances.

Du reste, la violence r�pond � la violence.

Tout cela complique les choses, nous travaillons

pour amener les coupables devant les tribunaux

qui les condamnent. Et le tribunal veut des preuves. Une confession obtenue par la violence

a pour r�sultat l'effet contraire, elle peut innocenter un accus�.

En outre, dans ces circonstances, vous vous �tes mis � dos

un des hommes les plus puissants du pays.

Si vous ne trouvez pas de preuves plus

convaincantes, vous allez au devant de gros ennuis !

Je suppose que vous savez qui est Martinetti.

Cela signifie que cette affaire se retournera contre moi comme un boomerang.

Cependant, je vous assure que les r�sultats de mon enqu�te sont en b�ton arm� !

Mais soyez intelligent, Solmi ! Pourquoi voulez-vous aller seul contre tous ?

Vous avez une carri�re toute trac�e devant vous, si vous �chouez, vous risquez gros !

C'est maintenant qu'on commence � prendre des risques !

La personne qui a ordonn� la mort de Chiarotti et de la fille

est la m�me qui a fait tuer Stocchi.

Et alors ? L'affaire Stocchi est d�j� attribu�e

au bureau politique et aux services secrets,

qui sont en train de travailler avec la m�me t�nacit� !

Je vous pr�viens, Solmi, n'allez plus au-del� des limites !

Cependant, une confrontation entre Martinetti et Massu est n�cessaire,

pour tenter de faire la lumi�re sur l'assassinat de la Tunisienne et de Chiarotti.

Voil� quelque chose qui nous int�resse.

Mais nous devons d'abord faire en sorte que Massu avoue explicitement ses liens avec

Martinetti. Et cette fois dans le respect total de la loi.

Commissaire, pour vous convaincre que je ne laisserai rien dans l'ombre,

je vous autorise � mener le prochain interrogatoire.

Je vous remercie.

Que s'est-il pass� ?

Des d�tenus qui se sont r�volt�s, mais tout est sous contr�le maintenant.

Les autres ont tous abandonn�. Les demandes sont examin�es par la commission.

Mais vous devez rentrer dans vos cellules.

N'aggravez pas votre situation.

Un des prisonniers est d�j� tomb� par terre, il est mort.

Si vous rentrez comme les autres, vous �viterez le bl�me.

D'accord, nous arr�tons.

Oh, finalement je vois que m�me vous �tes raisonnable.

On nous a pr�c�d�, ils ont toujours un coup d'avance. M�me ici !

Commissaire, maintenant je suis pr�t � vous suivre jusqu'au bout.

Que voulez-vous dire ? Que maintenant vous �tes de mon c�t� ?

Je suis toujours du c�t� de la loi.

J'aimerais en dire autant d'elle !

Cet homme, comment est-il mort ?

Bien s�r, nous ne sommes pas responsables.

Quel malheur, il est tomb� la t�te la premi�re.

Tomb� ?

Nous pensons qu'il a �t� assassin�. Cet homme �tait un d�tenu important

dans une affaire tr�s grave.

Il y a peut-�tre quelque chose que nous pouvons confirmer avec certitude.

Nous avons sur le toit une cam�ra qui a enregistr� toute la r�volte.

Elle sert de preuve contre les responsables des violences.

Je vous en prie.

Reviens en arri�re.

Arr�te.

Vous connaissez cet homme ?

Lui, qui est de la prison, devrait le conna�tre !

Nous poss�dons un fichier photographique. Nous pouvons le consulter.

Avez tous ces gens qui entrent et qui sortent,

comment voulez-vous que je me rappelle de tous ?

Ceux qui entrent sont ceux que nous arr�tons, et ceux qui sortent

sont ceux que vous, vous mettez dehors, quelques jours plus tard.

Par ici, je vous prie. Dis au technicien de sortir une photo tout de suite.

Voulez-vous que nous repassions le film encore une fois ?

Euh, non, c'est bon, c'est la troisi�me fois !

L'homme qui a tu� Massu ne fait pas partie des d�tenus.

Nous pourrions v�rifier parmi les gardiens.

Je les ai d�j� pass�s en revue un par un.

Il n'y en a pas un qui lui ressemble, pas m�me de loin.

Ce qui s'est pass� est honteux !

La r�volte a �clat� lors du repas, une v�ritable �pid�mie !

Il nous a fallu trois heures pour reprendre la situation en main !

Dans tous les cas, il est impossible qu'un �tranger ait pu acc�der au toit !

�videmment que c'est possible !

Je devrai ouvrir une enqu�te sur ce cas.

Faites ce qui vous chante, mais la situation est

ce qu'elle est ! Personne ne fait de miracles !

C'est une prison pour 1 500 d�tenus, et il y en a 5 000 !

Alors c'est mieux de les laisser dehors, hein ?

Commissaire, je vous autorise � confisquer le passeport de Monsieur Martinetti.

Nous avons envoy� les photos signal�tiques de l'homme de la prison � tout le monde.

M�me � Interpol. Mais les r�ponses sont toutes les m�mes : inconnu.

Les personnes � l'origine de ce coup subversif

savent vraiment bien conserver leur anonymat.

J'ai une amie journaliste qui m�ne une enqu�te sur les actes

subversifs. Elle a transmis la photo � la moiti� des agences europ�ennes.

J'ai beaucoup plus confiance en ce qu'elle peut faire qu'en...

Que voulez-vous dire ?

Je crois que beaucoup d'entre eux sont aussi parmi nous,

il faut essayer de ne pas �bruiter les informations,

d'agir avec prudence.

Oui, mais attention � ce que nous faisons.

Autrement, ils pourraient �tre en mesure de nous retirer d�finitivement l'enqu�te.

Bonjour.

Bonjour, nous devons parler avec Monsieur Martinetti.

Je suis le Juge Mannino. Le commissaire Solmi.

Je m'excuse, Messieurs, mais Monsieur n'est pas l�.

Je suis l'avocat de Monsieur. Je suis charg� de vous dire qu'il est parti en urgence

en Suisse pour des examens cliniques.

Je suis � votre disposition, pour vous fournir

toutes les informations dont vous avez besoin.

Esp�ce d'enc... D�sol�, j'ai les nerfs � vif.

Ouais, avec tout ce qui se passe dans le pays, qui ne s'en fait pas ?

Attends !

Non, c'est De Luca, le commissaire est ici.

Ah, oui. Nous arrivons tout de suite.

Il y a eu un vol � Casilino et un bless� s'est �chapp�.

Ils disent qu'on doit s'occuper de lui.

S'il te pla�t, dis-lui que je ne me sens pas bien. J'ai autre chose � faire.

Tiens, prends ma place.

D'accord.

Je peux appeler Magari et tout lui dire.

D'accord, tr�s bien, apr�s tu m'appelles.

Oui.

- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - On a d�couvert une bombe dans une des cours.

Laquelle ?

Au parking. Vite !

�cartez-vous.

C'est votre voiture, commissaire.

De Luca est mort.

- Pauvre De Luca. - Elle m'�tait destin�e.

Il y a un paquet pour toi envoy� d'Allemagne, c'est urgent.

Merci.

Stocchi et l'assassin de la prison ensemble.

Salut.

Salut.

Alors ?

Regarde un peu ce que j'ai trouv�, c'est pas de la dynamite ?

Stocchi en compagnie du tueur que tu cherchais...

Mais c'est formidable !

Dans un camp de formation militaire en Allemagne.

Tu es g�niale !

Un ami allemand me l'a envoy�.

Il l'a trouv� parmi le mat�riel que je lui avait demand� pour mon enqu�te.

Je te dois beaucoup. Salut, je dois partir.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais voir le seul homme qui peut m'aider.

Bonne chance.

Pourquoi voulez-vous conna�tre son identit� ?

Parce que c'est s�rement un assassin.

Parce que vous devez m'expliquer qui peut organiser une r�volte dans une prison,

seulement pour faire tuer un homme.

Comme vous le savez, commissaire, nous sommes

�galement sur une piste qui va dans le m�me sens.

Seulement, il faut agir prudemment, ce n'est pas comme rechercher un braqueur de banque.

�videmment, capitaine Sperli. Cependant, avec toutes les pr�cautions

qui s'imposent, vous devez maintenant me dire qui est cet homme.

Ou alors je cherche de mon c�t� en me foutant du bruit que �a peut faire.

D'accord, il s'appelle Frank Smith, c'est un agent am�ricain. Il travaille dans une soci�t�

d'import-export. Il loge � l'Hilton. Je viens avec vous, c'est une affaire tr�s d�licate.

Ca, je l'avais compris, mais je m'en occupe � ma mani�re.

Monsieur Frank Smith, s'il vous pla�t.

Monsieur Smith est en train de descendre. Je crois qu'il est sur le point de partir.

Comment ?

Solmi, attendez.

Solmi, Solmi !

Arr�tez !

Les mains en l'air !

Et maintenant ?

Maintenant nous repartons de z�ro. Vous deviez l'arr�ter, pas le tuer !

�videmment, je ne suis pas aussi courageux que vous, commissaire.

Mais il �tait pr�t � tirer et il aurait pu vous tuer.

Restez ici, je vais avertir le central.

La cl� de la chambre de Monsieur Smith ! Police, vite !

Ses bagages, elles sont encore en-haut ?

Je crois que oui.

Liste du Gouvernement de Salut Public.

Ministre de la Guerre : Rienzi, avocat Giulio.

Gamma 42-28-2, Delta 30800.

Gamma-Delta.

Nous nous dirigeons vers la direction est-nord-est. A 10 secondes du point �tabli.

Le premier h�lico et moi on descend pour v�rifier.

Bien compris, commissaire, re�u. Nous proc�dons � l'alignement.

Toi, Caprara, tu nous couvre, et tu te maintiens � mesure qu'on descend.

Tr�s bien, re�u !

Je ne m'attends pas � un accueil amical en-bas. Tenez-vous pr�ts !

Le voil�, comme je le pensais.

Un camp d'entra�nement...

Nous descendons.

D�p�chez-vous, grouillez-vous avec ces documents.

Allez, allez, on doit tout br�ler. Allez les gars, on y va !

C'est la police, tous aux abris. Prenez les armes, vite.

Allez, d�truisez tout. Ils ne doivent rien trouver, allez !

Le moteur est en flamme.

Nous descendons.

Atterrissage.

Vite, suivez-moi.

Caprara ! L�-bas ! Regarde s'il y a quelqu'un !

Cherchez aussi dans les tentes ! R�cup�rez les documents !

Tout est br�l� ici, ce sera difficile de trouver quelque chose.

Bordel de merde ! Ils ne doivent pas s'enfuir. On y va !

Commandant, rapprochez-vous un peu plus.

Il est l�-bas, vite.

Vise les jambes, on doit le prendre vivant.

Je l'ai eu, viens.

Regarde �a !

L'avocat Rienzi a finalement un visage !

M�me si ce passeport est s�rement faux !

Pour une fois on est arriv� en premier, "avocat Rienzi"...

Commissaire, je crois que vous ne vous rendez

pas compte de l'erreur que vous venez de faire.

Si c'est une menace, �a ne me fait pas peur, capitaine Sperli ou avocat Rienzi.

Comment pr�f�rez-vous que je vous appelle ?

Ca ne me semble pas �tre le bon moment pour plaisanter. J'aimerais plut�t savoir

si vous �tes persuad� d'avoir fait votre devoir en me prenant sur le fait.

Absolument ! Et j'irai jusqu'au bout.

A vous de me dire qui se cache sous les faux noms de la liste des membres du coup d��tat.

Vous savez fort bien que je ne parlerai pas, commissaire.

Ne vous faites pas d'illusions, je ne parlerai pas.

Au contraire, je crois m�me que vous vous mettrez � table avant m�me d'�tre sorti,

comme tous les autres.

Gardez � l'esprit que ce que nous devions faire n'est que seulement report�.

Si nous ne le faisons pas, d'autres le feront.

Et alors vous regretterez de nous avoir arr�t�.

Je pense que je ne le regretterai pas.

Parce que je l'aurai fait en d�fendant ma libert�, ainsi que celle des autres.

Vous �tes contamin� par la fausse d�mocratie, commissaire.

Votre erreur est de croire que tous les hommes sont �gaux.

Alors qu'en r�alit�, il en est tout autrement. C'est bien mieux de croire qu'il existe

une poign�e d'hommes sup�rieurs capable de diriger les masses les plus faibles.

Mais c'est justement � �a que s'oppose la d�mocratie.

Avec la force du nombre. Tous les hommes ne sont

pas honn�tes, c'est vrai, mais la majorit� l'est.

Et c'est pourquoi nous devons �tre en mesure de

choisir librement entre le juste et l'injuste.

Comme entre le blanc et le noir.

Sauf que la juste et l'injuste n'ont pas de couleur en politique.

Ortega y Gasset soutenait que s'affirmer comme �tant de droite ou de gauche

est seulement une mani�re d'avouer �tre un imb�cile.

Le juste et l'injuste signifie le bien et le mal.

Pour moi, le mal c'est mettre des bombes dans les trains

ou dans des places pleines de monde. Je pense comme �a.

Vous le savez mieux que moi, quand l'int�r�t de la collectivit� est en jeu,

l'individu ne compte pas.

Ah, l'individu ne compte pas ? Allez donc le dire � la veuve de De Luca et � ses fils !

Ou aux parents des autres victimes.

Nous devons secouer la masse amorphe ! Nous devons l'exhorter � se soulever !

C'est ce que disait Hitler il y a quarante ans.

Ces id�es, au cas o� vous ne le sauriez pas, ont �t� r�p�t�es par Mao plus r�cemment.

Vous vous croyez progressistes, mais notre philosophie est bien plus moderne que la v�tre.

Vous �tes l'exact contraire de la philosophie. Parce que la philosophie, �a signifie

avant tout la libert�. Et c'est pour d�fendre cette libert� que je vous arr�te.

Vous �tes un assassin, capitaine Sperli. Et vous paierez pour avoir tu�

avec pr�m�ditation, pour avoir subverti les lois de l��tat.

Compte tenu des preuves pr�sent�es, Mario Sperli est relev� de ses fonctions

d'officier des services secrets. Pour avoir trahi sa fonction en abusant de ses privil�ges.

Et nous confirmons l'accusation � son encontre,

celle d'avoir organis� un plan d'action subversif contre l��tat.

Priorit� absolue.

Je dois imm�diatement le faire voir au commissaire Solmi.

Cela permettra de transformer la peine de d�tention de l'accus�

en garde � vue � la prison de Regina Coeli.

M�me les h�ros peuvent attraper la pneumonie, tu sais ?

C'est vrai, mais les h�ros ne sont pas pay�s 300 lires par mois.

Mannino a fix� l'interrogatoire de Sperli � huit heures.

Ca se voit qu'il n'est pas romain !

Il devrait au moins se souvenir du proverbe :

"Quand tu es � Rome, fais comme les Romains", non ?

Bonjour, capitaine. Je suis charg� de vous amener � Regina Coeli.

Le juge vous attend pour l'interrogatoire.

S'il vous pla�t.

Au prochain feu rouge, une voiture nous rejoindra.

Vous pourrez la rejoindre facilement.

Nous ne donnerons pas l'alarme,

et l'escorte n'aura pas le temps d'intervenir.

Tout est pr�t pour votre fuite.

Bonne chance, capitaine.

Arr�tez !

Que s'est-il pass� ?

Il �tait arm�. Je n'ai pas pu sonner l'alarme tout de suite.

Traduction : Askel

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