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LES PONTS DE TOKO-RI
CE FILM EST UN HOMMAGE � LA MARINE DES �TATS-UNIS,
SURTOUT AUX FORCES NAVALES DE LA FLOTTE DU PACIFIQUE,
DONT LA COOP�RATION A PERMIS DE R�ALISER CE FILM.
AVEC L'ESCADRE 77 DE LA MARINE DES �TATS-UNIS
AU LARGE DES C�TES COR�ENNES NOVEMBRE 1952
Lancement avions annul�. D�gagez les deux catapultes.
Deux avions en retour. R�cup�ration avion dans dix minutes.
Par�s aux extincteurs pour d�collage h�licopt�re.
Remue-toi, Forney ! Il y a deux jets qui arrivent !
On arrive ! On est l� !
Pas de chapeau avant d'avoir d�coll�.
- Le capitaine Parker n'aime pas �a. - Tr�s bien, monsieur.
Par�s pour d�collage h�licopt�re.
Faites plein avions et v�rifiez la cargaison d'artillerie.
D�collage h�lico.
Chapeau et �charpe, s'il te pla�t.
Vous ne pouvez pas attendre qu'on ait quitt� le bateau ?
- Et si le capitaine vous voyait ? - On sauve des pilotes.
Dans l'eau glac�e, �a les rassure de voir ce chapeau.
Je sais, mais vous allez vous attirer des ennuis.
Autre chose, ne r�pondez pas aux officiers comme vous le faites.
Tu peux leur dire ce que tu veux si tu finis ta phrase par "monsieur".
Mettez le 215 et le 207 sur l'ascenseur pont et descendez.
Par�s � rep�rer avion pour r�cup�ration.
Nous avons deux avions � court de carburant. Attention !
Par�s pour appontage.
D�gagez la passerelle arri�re.
COMMANDANT W. LEE
V�rifiez filin num�ro 6. Pont central secondaire descendu.
On lance les v�rifs, gar�on.
- Train OK. - Train OK.
- Volets OK. - Volets OK.
- Crosse OK. Tout OK. - Tout OK.
- D�gagez le pont. - D�gagez le pont.
Allez, garde le nez en l'air que ta crosse accroche. C'est �a.
C'est bien, mon gar�on.
202, filin num�ro 3. Bon boulot.
D�gagez passerelle arri�re.
211 � Geai Bleu. Feu � bord.
Le Contr�le signale une urgence.
Allez-y, Contr�le.
Le 211 va devoir amerrir. On lui envoie un h�licopt�re.
- Quelle position ? - 29 kilom�tres.
- Un autre jet avec lui ? - Affirmatif, 210, son ailier.
- Il peut atteindre les destroyers ? - N�gatif.
Tenez-moi au courant.
- Vous avez leur position ? - Affirmatif.
- Combien de carburant a l'ailier ? - 550 kilos.
Geai Bleu � Ange. Votre trajectoire, 345 magn�tique.
211 doit amerrir � 29 kilom�tres. Votre trajectoire, 345 magn�tique.
- Termin�. - Ange � Geai Bleu. Bien re�u.
Geai Bleu � 210. H�lico en route.
- O� en est le 211 ? - 210 � Geai Bleu.
211 perd rapidement de l'altitude et va bient�t amerrir.
210 � Geai Bleu. Contact imminent.
211 vient d'amerrir. Le jet a coul� aussit�t.
Pilote sorti ! Colorant visible.
Pilote � l'eau, en vue.
- Je reste avec lui. - Contr�le � commandant.
210 demande la permission de rester avec le pilote tomb�.
Permission accord�e. Qui est le pilote tomb� ?
- Brubaker, amiral. - Brubaker ?
Il y a une heure, un c�ble est arriv�. Sa femme et ses filles sont � Tokyo.
- Tenez-moi inform� pour Brubaker. - � vos ordres.
- Brubaker, hein ? - Vous le connaissez ?
Je ne l'ai jamais vu, mais je peux vous le d�crire.
Environ 30 ans, costaud, beau physique, du caract�re.
C'est tout � fait Brubaker.
Vous n'avez jamais not� que l'amiral s'int�resse � ce genre de types ?
Maintenant que vous le dites.
C'est ce � quoi ressemblerait son fils.
Contr�le � Commandement. 210 a rep�r� l'h�licopt�re qui approche.
Dites � 210 de revenir. On ne peut pas garder ce cap plus longtemps.
210 � Ange. D�p�che, Forney, je ne peux pas rester plus longtemps.
Ange � 210. Je le vois. Rentre. D�ner servi.
Bien re�u.
Saute. J'attendrai que le Hornet envoie un h�lico.
Il a l'air gel� ! Je dois y aller.
D�sol� pour tout ce tintamarre.
Je n'ai plus personne pour vous rentrer. Ange du Savo � Geai Bleu.
Deux Anges sont de retour avec deux poissons gel�s.
- Amiral. - J'�coute.
L'h�lico a bien r�cup�r� Brubaker.
Celui du Hornet a rep�ch� l'�quipier.
- Bon. - Retour h�lico dans trois minutes.
- Virez � tribord 90 degr�s. - � vos ordres.
Table Ronde, ici J�hovah.
Virez tribord, z�ro-trois-cinq.
Pr�t. Ex�cution.
J'aimerais vous montrer �a, lieutenant. Joli spectacle.
On dirait qu'ils viennent vers nous.
Appontage des h�licos � l'arri�re. Pr�parez un brancard.
Faites attention aux h�lices.
Laissez le passage pour le brancard.
- Comment va ? - Il va bien.
- L'eau est glac�e. - Pas quand on a l'habitude.
- Il ne boit pas ! - Vous n'�tiez pas dans l'eau.
Oui, mais l'�coutille �tait ouverte. Il faisait vraiment froid.
Salut, Harry. �a a l'air d'aller.
- Salut, chef. - Comment va ?
Je n'ai jamais eu aussi froid.
- Tu veux voir le pacha ? - Maintenant ?
Quand tu auras envie de bavarder. Le toubib dit que tu seras OK ce soir.
- Je vais demander un uniforme. - Non, tu peux y aller comme �a.
- � plus tard, Harry. - D'accord.
L'amiral demande � me voir. Je suis Brubaker.
Il est dans sa cabine. Je vais le pr�venir.
Depuis Chez Paris � Chicago, surplombant le Lac Michigan,
le Service Radio des Forces Arm�es pr�sente la musique d'Henry Busse.
Par ici, lieutenant.
Entrez.
- Vous m'avez demand�, amiral ? - Oui, entrez, mon gar�on.
- Caf� ? - Non, merci, amiral.
Asseyez-vous.
- Comment allez-vous ? - Je suis juste d�congel�.
J'ai lu le rapport sur l'amerrissage. A-t-il flott� longtemps ?
- Il a coul� aussit�t. - Pas le temps pour le radeau ?
Il �tait accroch� au si�ge. J'ai juste eu le temps de m'�jecter.
Ces types de l'h�licopt�re sont de bons p�cheurs.
Ils m�ritent tous les honneurs.
Vous �tes dans l'eau, seul, sachant que vous allez geler.
Vous avez peur, froid, vous jurez, vous priez.
Soudain, vous voyez l'h�lico surgir du n�ant.
Vous regardez et voil� Forney avec son chapeau vert.
Alors, vous respirez, vous �tes sauv�.
Je suis content de votre sauvetage. On a besoin de vous ici.
- Venant de votre part, j'appr�cie. - Je suis sinc�re.
Vous pilotez bien. Vous faites bien votre travail.
Vous avez un bel avenir dans la Marine. Pourquoi ne pas faire carri�re ?
- Vous savez ce que j'en pense. - Toujours amer, hein ?
Donnez votre avis. Comme moi.
C'est vrai que je l'ai donn� un peu trop souvent.
Les officiers de r�serve �taient pay�s, mais pas appel�s.
J'�tais inactif, pourtant on m'a enr�l�.
J'ai d� quitter ma famille, mon m�tier d'avocat, tout.
Alors, je suis toujours amer.
Si amer que je pourrais jouer la com�die et me faire r�former.
Pourquoi ne le faites-vous pas ?
C'est ce que je me demandais quand j'�tais dans cette eau glac�e.
On pense � tous ses amis qui sont retourn�s � une vie normale.
Je me demande si vous feriez pareil une fois rentr�.
Ce n'est pas l'indiff�rence, c'est la distance.
Ils font �a parce qu'ils sont loin.
Vous, vous faites votre boulot parce que vous �tes ici. C'est tout.
Les progr�s du monde sont toujours n�s
des efforts et des sacrifices de quelques-uns.
Moi, j'�tais en Nouvelle-Guin�e, � Leyte, � Okinawa. Pourquoi moi ?
On ne sait pas pourquoi on a le sale boulot. Et c'est un sale boulot.
- Cette guerre est une trag�die. - On devrait arr�ter.
Alors, ils prendraient le Japon, l'Indochine, les Philippines.
O� affronterait-on l'ennemi ? Dans le Mississippi ?
Des hommes font de mauvaises guerres aux mauvais endroits.
C'est pourquoi, un jour, nous allons d�truire les ponts de Toko-Ri.
- Nous devons les d�truire ? - Oui, nous le devons.
Je suis persuad� qu'un matin, les g�n�raux communistes vont
se r�unir pour parler de la guerre.
Un message dira : "Ils ont d�truit les ponts de Toko-Ri !"
Cette mission les convaincra que nous ne rel�cherons pas nos efforts.
Et ce jour-l�, ils s'en iront.
Mais, assez parl� de strat�gie.
Il y a un probl�me � cause de votre femme.
Ma femme ?
- Elle est au Japon. - Elle l'a fait !
- Avec les enfants ? - Vous risquez la cour martiale.
- Je n'y suis pour rien. - Comment a-t-elle pu ?
Son p�re �tait s�nateur du Massachusetts.
- Tant pis si elle a enfreint la loi. - Elle n'a rien � faire � la guerre.
Je dirai au commandement que vous n'�tes responsable de rien.
- J'aimerais la rencontrer. - Avec plaisir.
Voyez si le toubib peut vous donner quelque chose pour dormir.
Dans trois jours, le Japon. Pas de d�collage pendant un temps.
Non, monsieur. Ces trois jours vont para�tre longs.
Groupe un, au ralenti.
Groupe deux, au ralenti.
Groupe un, plein r�gime.
Groupe trois, plein r�gime.
Entrez.
Le chef d'escadrille Lee d�sire vous voir, amiral.
Qu'il entre. Une minute. Que pensez-vous de Lee ?
Un bon �l�ment. Les pilotes ne jurent que par lui.
Le bureau du personnel cherche quelqu'un pour la formation.
Ils veulent mon opinion sur Lee. Faites-le entrer.
Groupe un, plein r�gime.
J'ai re�u un message du commandement au Japon.
Les avions de remplacement ne sont pas disponibles.
- J'ai vu �a. - Tout ce que nous avons est � bord.
Le capitaine grille les moteurs.
- Avez-vous vu le capitaine ? - Il refuse de me voir.
Il s'occupe de l'accostage.
S'il continue ainsi, nous n'aurons plus aucun avion � h�lice.
Comment r�ussir � accoster contre le vent ?
Pas en poussant � fond des avions arrim�s.
Ce n'est pas juste pour les pilotes.
Cette man�uvre est n�cessaire dans ce port.
Pas de place pour un remorqueur. Les avions sont la seule issue.
Les moteurs hurlent depuis qu'on est dans le chenal.
Valent-ils plus qu'un porte-avions ?
Non, mais ils ont largement fait leur temps.
- Depuis quand, dans la Marine ? - 20 ans, amiral.
20 ans. Vous �tes le chef du Groupe A�rien.
Que diriez-vous si un pilote passait par-dessus vous ?
Le chef de corps n'intervient pas dans les bateaux.
Mais dans des circonstances comme celles-ci...
On parle d'une promotion pour vous.
Le capitaine Parker doit faire un rapport sur vous.
- Oui, amiral. - Et si je parle au capitaine ?
Quel type de rapport pensez-vous qu'il ferait � votre propos ?
Ce n'�tait que mon point de vue, amiral.
Je pensais avant toute chose � mes pilotes.
- La prochaine fois, r�fl�chissez. - Oui, amiral, je le ferai.
Je n'aime pas voir un officier passer par-dessus un sup�rieur,
mais je d�teste le voir renoncer � quelque chose qu'il croit justifi�.
Il est parfait pour plein de t�ches, mais pour les responsabilit�s...
C'est ce que je dois leur dire.
L'uniforme du jour de permission est le bleu.
La permission se terminera � l'embarquement � 7h.
- Vous cherchez votre femme ? - Oui. Elle est l� !
Madame Brubaker !
J'ai la m�me r�ception qui m'attend apr�s les portes.
- Mari� ? - Pas encore. Peut-�tre bient�t.
Permissionnaires, � vos rangs. Inspection sur le pont d'envol !
Baissez un peu. Doucement !
Bien, messieurs. Faites place, devant au milieu.
- F�t de bi�re, et ton handicap ? - Je n'ai que deux mains.
- Je ne peux lever que deux chopes. - As-tu besoin d'un caddie ?
Tu parles. Apr�s neuf trous, ils sont lourds.
Permission de quitter le navire.
Ch�ri, ch�ri !
- O� sont les enfants ? - C'�tait trop long pour elles.
- Combien de jours ? - Sept. Les petites ?
�a va. J'ai trouv� une nurse japonaise. Elles t'attendent.
Pr�parez vos cartes de permission.
Pr�parez vos cartes de permission.
C'est elle, Nestor. H�, Kimiko ! Voil� ton homme.
Pas si vite. Les choses ont chang�. Il faut parler.
D'accord, trouvons un petit coin o� nous pourrons parler.
- Papa ! - Papa !
Kathy ! Susie !
- On t'a vu descendre de la voiture ! - Ah, bon ? Elles ont grandi !
- C'est Setsuko, papa. - Comment allez-vous ?
- Elles ont �t� sages ? - Oh, oui.
- Allez, viens ! - J'arrive !
Merci.
Papa ! Je veux te montrer le bassin � poissons.
Enl�ve ton chandail et range-le. Et que Susie en fasse autant.
Papa ! Je veux te montrer le dr�le de lit o� je dors.
OK, jeune fille, montre-moi �a.
Pourquoi vous ne me l�chez pas ?
Quand j'ai ces drapeaux en mains, je ne pense � rien d'autre.
Mais quand je suis � terre, je ne veux pas m'en faire.
Il y a un truc qui m'ennuie, pourtant. Y a-t-il assez de bi�re au Japon ?
- Bonsoir, jeunes gens. - Bonsoir, amiral.
- Comment va la famille ? - Bien, merci, amiral.
- Mon �pouse, Nancy. - Comment-allez vous ?
Votre �poux �tait aux anges quand il a appris votre venue.
- Je comprends pourquoi. - Merci.
- J'�tais heureuse de le voir aussi. - Asseyez-vous.
- On ne vous a pas gard� longtemps. - Plus maintenant.
Plus depuis le premier point presse.
J'ai dit qu'on combattait les canons, les radars et les avions russes.
Que des Russes tuent nos hommes, �quip�s par des experts russes.
Depuis lors, ils me laissent partir le plus vite possible.
- Je suis Brubaker. - Un monsieur vous demande.
Excusez-moi.
- Un verre ? - �a m'est interdit.
- Qu'y a-t-il, Nestor ? - Mike s'est battu.
- Juste Mike ? - Non.
J'ai fui. Mike est en prison � Tokyo.
- J'ai fait tr�s vite. - Que s'est-il pass� ?
Sa fianc�e va �pouser un marin de l'Essex.
Si vous venez pas, ils vont le garder en prison.
Nestor, Tokyo est � 100 km. Je vais appeler la police militaire.
Mike a d�moli deux flics, avec les gars de l'Essex.
- Vous avez affront� toute la ville ? - Oui, lieutenant. Pratiquement.
- J'aimerais vous aider... - S'il vous pla�t, aidez Mike.
OK, je viens. Attendez-moi l�.
Il y a eu des probl�mes � Tokyo.
- Quel genre de probl�mes ? - Encore Mike Forney.
Une fille, un autre marin, une bagarre. Il est en prison.
Mais tu n'as pas � t'en m�ler.
Ch�rie, m�me si Forney �tait en Chine, je devrais l'aider.
Harry !
Si vous �tiez en train de geler dans la mer et qu'un homme vous sauvait,
ne l'aideriez-vous pas en cas de probl�me ?
- Harry est tomb� � la mer ? - Oui, il y a quatre jours.
On sait que son mari fait la guerre,
mais on ne peut croire qu'il puisse tomber � la mer.
- Il ne vous a pas dit ce qu'il fait ? - Il ne parle jamais de la guerre.
Avec tous les autres, il fait un travail remarquable.
Le plus dur est � venir, quand nous allons repartir.
Il va falloir qu'il aille s'occuper de...certains ponts.
- Demandez-lui de vous en parler. - Je ne veux pas penser � �a.
Je suppose que pour vous, c'est un signe de faiblesse.
Peut-�tre pas de faiblesse.
Comme beaucoup au pays, vous �tes prot�g�e et ignorante.
- Harry ne veut pas que je m'inqui�te. - Mon fils George �tait comme �a.
Harry me fait penser � lui.
Un caract�re emport� et l'amour des choses bien faites.
D'une certaine fa�on, vous me rappelez un peu la femme de George.
Elle non plus ne voulait pas y penser, c'est �a ?
Quand George a �t� tu� � Midway, elle ne s'en est jamais remise.
Elle a essay� de s�duire tous les hommes en uniforme.
Elle pensait chasser son souvenir.
Elle s'est mise � se d�tester et a voulu se suicider.
Je ne sais ni o� elle est, ni ce qu'elle fait.
Autrefois, c'�tait... ma belle-fille.
Et vous pensez que si �a tourne mal sur ces ponts, je serai comme cela ?
Peut-�tre, si vous vous refusez � penser � certaines choses.
Si vous refusez de voir les choses, les cons�quences peuvent �tre rudes.
Je n'aurais pas d� venir. C'est votre opinion.
Non. Malgr� le r�glement, vous avez peut-�tre bien fait de venir.
Quand George est mort, si ma femme �tait venue,
les choses auraient pu changer.
Mais elle est rest�e � la maison, comme une parfaite �pouse.
Quand notre autre fils est mort, ce fut trop pour elle.
- Vous avez perdu tous les v�tres ? - Non.
Margaret est toujours en vie.
Mais tout ce qu'elle avait d'amour en elle s'est fl�tri � jamais.
Elle reste assise dans sa chambre, � tricoter des brassi�res.
- Amiral, je suis si honteuse. - Ne le soyez pas.
Soyez contente de ce que vous avez. Et surtout, honn�te avec vous-m�me.
Si je ne peux affronter la r�alit�,
il n'y a gu�re d'espoir pour moi, si quelque chose venait � arriver.
J'ai le sentiment que tout ira bien.
Allez chercher vos deux petites et allons d�ner.
Allons-y, Nestor.
Major, je suis le lieutenant Brubaker. Vous avez ici un d�nomm� Forney.
- Je voudrais le faire sortir. - J'aimerais vous aider.
Mais cet Irlandais sauvage a saccag� un dancing.
Il a �galement sauv� la vie de quatre pilotes.
J'ai un tas de monstres dans la cage. Ce sont tous des h�ros en Cor�e.
Mais ici, � Tokyo, ce sont tous des monstres.
Forney est un pilote d'h�lico. J'ai d� amerrir avec mon jet.
Ces deux-l� m'ont sauv�. Lui a saut� dans l'oc�an.
Je suppose que ce sont les vagues qui lui ont fait ces marques ?
- Je sais qu'il y a eu une rixe... - Une rixe ?
Une rixe, c'est quand six types se tapent dessus.
Ces deux monstres ont affront� la moiti� de Tokyo.
- Vous �tes mari�, major ? - Oui.
Nous partons � midi. Je n'ai pas vu ma femme et mes filles depuis un an.
Je les ai abandonn�es pour venir sortir Mike de prison.
Voil� l'opinion que j'ai d'eux.
Acceptez-vous de payer 80 dollars pour les dommages caus�s ?
- J'en paierais 800 s'il le fallait. - OK, sergent, faites sortir Forney.
Signez ici. Il est � vous, mais vous ne faites pas une affaire.
J'avais confiance en vous, lieutenant.
- Merci, major. Venez. - Ne les laissez pas s'�loigner.
Il y a des parties de Tokyo qui sont encore intactes.
- Lieutenant... - Vous retournez � Yokosuka.
Parlez � Kimiko. Elle ne peut pas �pouser ce singe de l'Essex.
Elle vous �coutera, lieutenant. Rendez-moi ce service.
- O� est-elle ? - Suivez-moi.
- Vous n'�tes pas cens� entrer ici. - C'est bon, il est avec moi.
Lieutenant, la voici !
Kimiko, c'est le lieutenant Brubaker.
Je me demandais � tort si vous valiez une �meute.
- Merci, lieutenant. - Il veut te parler.
Je suis d�sol�e, lieutenant.
Pendant que Mike en mer, j'ai rencontr� marin de l'Essex.
Essex... pas en mer.
Mike est ce qui se fait de mieux.
Je sais. Mike bon gar�on. Mais j'ai perdu mon c�ur, lieutenant.
Pas dans ma robe, tu peux pas !
Lieutenant, elle m'a co�t� deux mois de solde !
- H�, Mike. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui se passe ici ? Dispersez-vous !
Poussez-vous de l�, les gars. Dispersez-vous.
Dispersez-vous ! Que se passe-t-il ?
Je crois que vous survivrez.
- Kimiko ! - Je vais le ramener, n'ayez crainte.
- Kimiko, ma fianc�e ! - On rentre au bateau.
Kimiko !
NOUS VOUS DEVONS 80 DOLLARS MIKE ET NESTOR
- Je suis d�sol�, ch�rie. - C'est bon.
- L'as-tu sorti de prison ? - Oui, je l'ai fait sortir.
L'amiral Tarrant m'a racont� � propos de Mike Forney.
J'aurais pr�f�r� qu'il se taise.
Ne t'en fais pas. Tout va bien. Personne ne tombe deux fois.
Harry, c'est quoi ces ponts que tu dois bombarder � ton retour ?
Parle-moi de ces ponts, mon ch�ri.
Kathy et Susie devraient prendre des cours de piano, d'ici peu.
Je pensais justement � cela il y a quelques jours.
J'ai toujours voulu apprendre. Et je ne l'ai jamais fait.
Moi non plus. On dit que si on commence jeune...
- Ils ont de nouvelles m�thodes. - Je sais.
Mildred Porter a appris en quelques mois. Apr�s quelques semaines...
Harry, tu dois me dire ce qu'il en est de ces ponts !
Ces ponts enjambent un �troit d�fil� entre deux montagnes.
C'est l'une des principales cibles en Cor�e.
Et donc, elle est prot�g�e en cons�quence.
M�me si on n'est au-dessus de la cible que 30 secondes...
�a semble une �ternit�.
Tous les canons imaginables sont cach�s dans ces montagnes.
Les hommes qui s'en servent savent d'o� nous venons et o� nous allons.
Ils savent que nous n'allons pas voler au-dessus des montagnes.
Nous devons voler entre les flancs.
Nous arrivons bas et tout droit.
Pas moyen de tourner ou d'esquiver.
Et pas moyen de les surprendre.
Ils sont assis l�, tout simplement,
et ils nous attendent...
en esp�rant qu'on va venir.
C'est �a Toko-Ri, Nancy.
- Je suis contente de le savoir. - Cela t'aide-t-il ?
Je le pense.
Tu ne voulais pas m'en parler pour ne pas que je m'en fasse.
Je ne veux pas que tu t'en fasses. Pour moi, je veux dire.
Je comprends ce que l'amiral essayait de me dire.
� moi d'affronter ces ponts, aussi.
Eh bien, c'est fait. Tout ira bien, maintenant.
- Je vais traverser la piscine ! - Moi aussi !
- Je ne sais pas si j'en ai envie. - Ne sois pas b�te.
Vous entrez ici. Moi, l�.
Vas-y en premier. Nous ne sortirons que s'il n'y a personne.
OK, modestes violettes.
- Pourquoi l'eau sent comme �a ? - Parce que c'est de l'eau de source.
- Regarde-moi nager, papa. - Vas-y.
C'est tr�s bien, Kathy.
- Es-tu s�r que tout est ferm� ? - Absolument.
- Regarde-moi aussi nager, papa. - D'accord, Susie.
H�, c'est priv� ! Nous avons r�serv� !
Non, priv�, r�serv�.
Num�ro un, bonjour.
Non, vous ne comprenez pas. Nous avons r�serv� la piscine.
- Non ! - Harry, fais quelque chose !
- Que puis-je faire ? - Inspirez � fond.
�a veut dire "bonjour" en japonais.
- Enfants � vous ? - Oui.
Enfants � moi.
- Keiko. Takako. - Moi, c'est Kathy.
Et moi, Susie !
Famille heureuse.
Oui, famille heureuse !
C'est Tilly. Elle enl�ve les avions du pont s'ils perdent une roue.
- Pourquoi l'appelle-t-on Tilly ? - Pourquoi t'appelle-t-on Nancy ?
Le navire appareillera dans 45 minutes.
Les visiteurs sont pri�s de quitter le navire dans 15 minutes.
L'officier de pont doit surveiller la passerelle.
Ah, voil� F�t de Bi�re.
H�, quel score as-tu fait, F�t de Bi�re ?
C'est quoi le par, maintenant ?
- Sortez les volets, les gars. - Tu es en surcharge.
De retour sur le bateau.
- Fais le plein, F�t de Bi�re. - De retour sur le bateau.
Je peux vous aider ?
Merci, mais c'est un boulot d'homme.
Il n'y a plus que quelques minutes. Voil� Mike Forney.
- Avec l'�charpe verte ? - Oui.
J'ignorais qu'il y avait tant de jolies filles.
- On a d�valis� le march�. - T'as bien fait de perdre Kimiko.
Tu es un petit malin. Le voici, les filles.
Le Savo, le plus grand porte-avions de la flotte.
Et ce bateau l� ?
�a ? C'est l'Essex.
Pas ici, Mike ! Il y a trop de galonn�s et de flics !
Tu as raison.
Elle ne vaut pas tous ces ennuis !
La fleur du Japon.
L'orgueil de la flotte, mon gars. Le meilleur a gagn�.
- Merci. - Plein de bonheur, mes enfants.
Voil� Forney qui remet �a !
- Chico se bat ! - Si tu me cognes, je t'aplatis !
- Butez ce gringalet ! - Il a commenc� !
- Aidez-moi ! - Qui est-ce que tu crois frapper ?
Une dame n'a rien � faire l�.
- Venez, on a besoin de vous ! - Charlie, viens !
- Qu'est-ce qui se passe ici ? - Dispersez-vous. Retournez � bord.
Montez � bord ou c'est la taule.
- Allons-y. - Venez, remontez � bord.
C'est lui que tu as pass� une nuit � faire lib�rer ?
Oui, et je le ferais � nouveau.
On va sortir prendre de nouvelles vues,
mais celles-ci vous donneront une id�e de la difficult� de la mission.
Pour �tablir la tactique d'approche, je vais prendre des photos.
Brubaker, tu me couvriras. Reste 1000 m�tres au-dessus.
Change souvent d'altitude. Les canonniers ont plus de mal.
D�collage dans une heure. Tr�s bien, Martin, c'est � toi.
Quel plaisir de prendre des photos ! Je veux des bombes, pas des photos.
Appareils photos pr�ts.
D�gagez pont et passerelle tribord avant.
Pr�parez lancement mission photographique.
D�collage jets.
Geai Bleu, ici Peter Peter 21. J'ai les pieds au sec.
On passe le premier contr�le.
Voil� le deuxi�me contr�le. La ville de Majol-li.
On vient juste de passer Yangdok.
Cible � midi, � 25 kilom�tres.
Chef, rappelle-toi, tu n'as qu'une cam�ra. Tu rentres et tu sors.
Je vais juste prendre des photos. Mais, ils vont enrager.
Et c'est parti.
Chef, je n'avais jamais rien vu d'aussi dur.
- Tu es OK ? - J'ai peut-�tre �t� touch�.
Le t�moin de crosse s'est allum�. Passe en dessous et regarde.
- Rien de visible. - Bon. Mission accomplie.
On retourne au bateau.
On se sent mieux quand on rentre.
Pr�parez-vous pour appontage.
- Roues OK. - Roues OK.
- Volets OK. - Volets OK.
- Crosse OK. - Crosse OK.
- Tout OK. D�gagez le pont. - D�gagez le pont.
D�gagez pont. Par�s pour appontage.
C'est bon, Chef. Appontage.
D�gagez le pont !
Par�s � installer une nouvelle barri�re.
Tout va bien pour moi.
Geai Bleu � 209. Peter Peter 21 s'est �cras� sur le pont. Il est OK.
- O� en �tes-vous ? - Peu de carburant.
- Seulement 300 kilos restants. - On r�pare la barri�re.
- D�lai estim� de dix minutes. - Je serai � sec avant.
- Et le Hornet ? - Il n'est pas �quip� pour �a.
- Tournez autour du bateau. - Compris.
D�gagez cette barri�re et enlevez cet avion de l�.
Ici op�rateur Tilly. La barri�re n'est pas r�parable.
Tilly servira � prot�ger les avions � l'avant.
Je n'ai plus que 200 kilos. Je ne veux pas retomber dans l'eau.
Positionnez Tilly au rep�re barri�re 3.
- Sur le double ! - Impossible de r�parer la barri�re.
On met Tilly pour prot�ger les avions. Le pont bouge beaucoup.
Voulez-vous tenter l'appontage ou bien amerrir ?
Je viens � bord.
S'il ne r�ussit pas la premi�re fois, il devra amerrir.
Je vais le rentrer si Tilly ne le g�ne pas.
Par�s pour appontage.
Personnel, d�gagez le pont arri�re. Pr�parez l'�quipement d'urgence.
Fais-moi rentrer, F�t de Bi�re. Ne me rate pas.
Allez. Je sais que le pont danse mais il faut le faire du premier coup.
Tous les avions rentr�s. Continuez d�gagement barri�re.
Faites descendre Peter Peter 21 d�s que possible.
Commencez ravitaillement. Lampe fum�e �teinte sur tout le bateau.
Ne volez pas pendant quelques jours.
Je vais bien, merci. C'est tout ce qu'il me fallait.
- Ils vous d�m�nagent, docteur ? - Pas moi.
Tout �a va sur le destroyer.
Il vient chercher Forney et Gamidge.
- Forney et Gamidge ? - Le capitaine les fait transf�rer.
Ils vont au service h�licopt�re de Yodo Island.
- Au revoir, Gamidge. Bonne chance. - Merci. Vous aussi.
Fais gaffe, Nestor. Te mouille pas les pieds.
Tu risques d'attraper froid !
Au revoir, lieutenant. On vous enverra les 80 dollars.
Bonne chance, Nestor !
Il faut aller derri�re les lignes ennemies apr�s chaque repas.
�a me g�ne pas. Je hais les cocos.
Les pilotes ont besoin de vous.
Merci, amiral.
Si jamais vous devez amerrir pr�s de Wonsan Harbour, on vous rep�chera.
Vous semblez nerveux. Vous savez ce que je fais dans ce cas ?
Je sors sur le pont et je laisse le vent me fouetter.
- �a me calme � chaque fois. - Forney, on y va.
Essayez, vous verrez.
Les ponts en pierre sont de bonnes cibles.
Il faudra aussi frapper les petits.
Nous vous donnerons les points de contr�le demain.
Votre cible secondaire sera ce d�p�t de carburant � Tok-Tong.
On l'a d�j� frapp�, mais il y a de l'activit� par-l�. Des questions ?
Oui, sur Toko-Ri. O� y a-t-il le plus d'artillerie ?
Voici les vues prises par ma cam�ra embarqu�e.
�a r�pond � votre question ?
L'escadrille sera divis�e en trois.
On approchera par l'ouest et on attaquera trois fois.
Martin, avec tes jets, an�antissez l'artillerie.
Je suivrai sur les ponts ouest.
Brubaker, ta division s'occupera des deux ponts de l'est.
Roy, tu passeras en dernier.
Fais un rapport apr�s chaque attaque.
D�collage � 15 heures, donc avec le soleil dans le dos.
Des questions ?
Nous sommes de retour au studio de L.A., en ce beau dimanche.
La temp�rature tourne autour de 27� C.
Les supporters ont l'�motion de leur vie.
Les Rams m�nent de 6 points devant les 49ers.
Le vainqueur rencontrera Cleveland pour le titre. Les Rams sont favoris.
Van Brocklin se retourne. Bonne protection.
Longue passe � Fears. Il est sur la ligne des six m�tres...
Nancy ch�rie,
ce sont sans doute les derniers mots...
que tu recevras jamais de moi.
Nancy ch�rie,
J'aimerais pouvoir te dire combien ce fut merveilleux de te voir.
Je n'oublierai jamais cette image de toi...
debout sur le quai lorsque nous sommes arriv�s.
- Que fais-tu ? - J'�crivais une lettre � Nancy.
- Trop de bruit pour dormir. - Oui, j'entends �a.
�a semble toujours plus fort lorsqu'on part en mission. �a va ?
Harry, c'est une mission tr�s importante.
Il faut faire un travail soign�. Ne rien laisser au hasard.
Je sais.
Si un gars revient intact, je suis content.
S'il bluffe et met la mission en danger, c'est impardonnable.
Penses-y, Harry.
Pilotes, m�caniciens.
Pilotes, m�caniciens.
Par�s � d�marrer les moteurs.
D�collage jets.
Chef � escadrille. Cible droit devant. Par�s � attaquer.
205 � chef. Entamons suppression artillerie.
- 212 de Z�ro Z�ro. - Ici 212. Rapport dommages suit.
Trois ponts d�truits. Un pont chemin de fer intact.
Je pensais qu'on les avait tous eus.
- N�gatif. - Par�s pour deuxi�me attaque.
Chef � escadrille. Commencez deuxi�me attaque.
Tous les ponts d�truits ! Super, Chef !
Chef � escadrille. Cap sur cible secondaire.
Chef � escadrille. Cible secondaire en dessous. Premier passage.
209 � 210. Je crois que je suis touch�.
209 � 210. Je suis touch�. O� �tes-vous ?
Harry, ici Chef. 210 doit avoir une panne radio.
Je te vois. Je serai pr�s de toi dans une minute.
Aucun dommage visible. Vapeur sortant du fuselage.
- Peut-�tre du fluide ou du carburant. - Compte-tours out. Le reste est OK.
Chef � 205. Martin, prends le relais. Je reste avec Brubaker.
205 � Chef. Compris. Restons au-dessus et vous gardons en vue.
J'ai �t� inquiet une minute. J'ai cru qu'il faudrait atterrir. J'y arriverai.
- Chef � Brubaker. Ton �tat ? - Carburant OK. 900 kilos.
Continue v�rifs. Le fluide serait d�j� parti.
- Toujours la vapeur ? - Oui. Les jauges le disent ?
- Dur � dire. - Tu atteindras la mer.
Wonsan Harbour est apr�s la cr�te. Les h�licos viendront te chercher.
Oui, s�r. Je vais y arriver.
Je perds mon carburant rapidement.
Tu devrais lancer l'appel de d�tresse.
Tu devrais appeler l'h�lico.
Oui. Mayday ! Mayday ! Mayday !
Ici 209. Appel d'urgence. 50 km nord-ouest de Wonsan.
Avion touch�. Fuite de carburant.
On y va, Nestor.
Alligator 1 � 209. Appelez-moi pour position.
Appel urgent ! Appel urgent ! Pr�ts pour d�collage h�licopt�re.
1-2-3-4-4-3.
D�collage h�licopt�re.
Geai Bleu, Geai Bleu. Ici Alligator 1.
- Ici Geai Bleu. � vous. - 209 a lanc� un appel d'urgence.
Il vire � 330 degr�s, 50 kilom�tres de Wonsan.
Ici Contr�le. Nous avons une urgence.
- Je suis au bout. - C'est bon. Tu vas y arriver.
R�servoir vide. C'est fini.
Tu vas y arriver.
Je pourrai atteindre la mer si je passe la cr�te.
Je ne vais pas y arriver.
- Que vas-tu faire ? - Me poser.
Ils adorent viser les parachutes.
Alligator 1, ici Z�ro Z�ro.
209 va se poser, cap � 335 degr�s.
- � 40 km de Yodo Island. - Transmission bien re�ue.
Essayons d�tourner avions pour venir assurer protection pilote.
- Il y a une clairi�re � midi. - Je la vois.
On dirait qu'il y a un foss� d'irrigation.
Essaie d'atterrir � c�t�. Sors vite et va dans le foss�.
- V�rifie toute la check-list. - Je suis en train.
Serre ton harnais aussi fort que tu pourras le supporter.
- Je peux � peine respirer. - Une arme ?
J'en ai une. Je ne l'ai jamais utilis�e.
Comment est le champ, Harry ?
- Tu choisis bien tes hommes, Chef. - Largue ta verri�re.
Sors vite, Harry. Quoi qu'il arrive, sors vite de l� !
Forney !
Nestor !
Nestor !
Ils allaient lui donner une m�daille.
Combien de temps vont-ils rester ?
Pas tr�s longtemps. Ils doivent manquer de munitions.
Ils n'enverront pas d'autre h�lico, il fait d�j� nuit.
Si nous pouvons tenir, ils viendront au matin. Prenez �a.
Rel�chez la s�curit� et pressez la d�tente. Il tire automatiquement.
Je suis avocat. Je suis incapable de viser.
Comment vous-�tes vous retrouv� dans ce foss� puant de Cor�e ?
C'est bien ce que je me demande.
On devrait enlever �a. �a fait de trop belles cibles.
"Dans une mauvaise guerre au mauvais endroit."
Vous dites quoi, lieutenant ?
Avez-vous entendu l'amiral parler de cette guerre ?
Sur le petit nombre qui la fait ?
Nestor et moi, on n'a jamais fr�quent� l'amiral.
Je comprends qu'il avait raison. On combat juste parce qu'on est l�.
Attention, lieutenant !
- O� est Lee ? - Sur le pont, amiral.
- Contr�le � l'amiral. - J'�coute.
J'ai re�u le rapport final, valid� par les Renseignements.
Un jet tomb�. Un h�lico abattu.
Trois Am�ricains tu�s par les troupes communistes.
- Pourquoi a-t-on laiss� Brubaker ? - On est rest�s tant qu'on a pu.
Pourquoi n'y a-t-il eu qu'un h�lico ?
J'ai dit au pilote d'appeler. Je devais partir. Plus de carburant.
Le premier n'�tait pas l�. Je ne pouvais rien faire.
- Brubaker a �t� touch� aux ponts ? - Non, � l'autre cible.
On avait les bombes, on y est donc all�s.
- C'�tait la bonne d�cision ? - Amiral, nous avons tout bien fait.
Brubaker a pris cette division parce que j'avais confiance en lui.
Tant pis pour ce que vous direz. C'�tait une bonne mission !
Elle a co�t� la vie � trois hommes. Forney, Gamidge et Brubaker.
Je sais ce que vous ressentez. Croyez-vous �tre le seul ?
Il aurait pu �tre votre fils, amiral, mais c'�tait un fr�re. Je l'ai perdu.
Vous avez raison, chef d'escadrille. Tout � fait.
Je me trompais sur le chef, Evans. C'est un bon �l�ment. Un type bien.
J'aimerais �crire � Mme Brubaker, mais pour lui dire quoi ?
Comment expliquer cela � la m�re de deux petites filles ?
Par�s au d�collage.
O� trouve-t-on des hommes pareils ?
Ils quittent ce navire et ils font leur boulot.
Puis ils doivent retrouver un point perdu quelque part en mer.
Quand ils l'ont trouv�, ils doivent se poser sur son petit pont.
- O� trouve-t-on des types pareils ? - D�collage.
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