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Bâtiment de la Navy, Washington.
L'amiral vous attend, Commandant Bradon.
Merci. Excusez-moi.
- Comment allez-vous Bradon ? - Bien, merci Amiral.
Bradon, votre vaisseau est-il en état de faire un long voyage ?
Oui Amiral.
Bien. Que diriez-vous de faire un voyage au Pôle Sud ?
- Quoi ? - Asseyez-vous, Bradon.
Réfléchissez.
Je donnerais n'importe quoi pour y aller.
Vous avez l'air intéressé.
Rondelle est en ville. Je suppose que vous savez pourquoi.
Les journaux disent qu'il est ici pour obtenir le soutien de la Navy
pour son voyage au Pôle Sud.
Les journaux disent vrai. Et la Navy a accepté.
C'est pour ça que je vous ai fait venir à Washington.
Prenez un cigare.
Merci, Amiral. Et vous disiez ?
Écoutez bien.
Rondelle parle d'avions.
Et pas de dirigeables.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Eh bien, Amiral, j'ai consacré ma vie aux ballons.
Je sais. Et nous apprécions votre engagement, Bradon.
Mais la plupart des gens viennent du Missouri
en ce qui concerne les dirigeables.
Mais les avions sont sous les projecteurs.
Nous n'avons pas l'occasion de démontrer ce que
les plus légers que l'air peuvent faire.
Voici votre chance.
L'idée de Rondelle est d'aller jusqu'en Antarctique en bateau.
Et ensuite essayer d'atteindre le Pôle en avion.
Mais ça prendrait plus d'un an.
Avec mon dirigeable je peux le faire en un mois !
Tout ce que j'ai à faire est trouver des stations de
- ravitaillement sur la route et... - Et convaincre M. Rondelle.
Où puis-je le trouver ? Donnez-moi juste une heure de son temps.
- Je le convaincrai Amiral. - Vous aurai toute une journée.
Je le fais venir au Navy Day. Le public sera là, Commandant.
Et vous allez faire un show spécialement pour M. Rondelle.
- J'ai compris Amiral. - Et si c'est un grand show...
Qui sait, peut-être aurez-vous besoin de vêtements chauds ?
- J'irai même en maillot de bain. - Bien, bien.
Et bien, nous y voici, au stand officiel.
Voici l'Amiral Martin. Et l'homme à côté de lui est M. Rondelle,
le célèbre explorateur. Il a passé 30 ans de sa vie à essayer
d'atteindre les Pôles.
Il n'y est pas encore parvenu. Mais il semble persistant.
L'ordre de lâcher ces ballons est venu directement par téléphone
depuis le dirigeable.
Vous voulez dire qu'il peut donner des ordres depuis là-haut ?
Oh, oui. Voudriez-vous lui parler une minute ?
- Pourrais-je lui parler d'ici ? - Oui, bien entendu.
Passez-moi le Commandant Bradon au téléphone.
Bien compris.
Une petite minute.
Merci, merci.
Allo ?
Commandant Bradon à l'appareil.
Oh ! Comment-allez vous ? Je me sens plus léger que l'air.
Commandant j'ai vu des choses magiques mais jamais rien de tel.
Merci beaucoup. Peut-on faire autre chose pour vous ?
Je me demandais : qu'arriverait-il à vos hommes là-haut
si quelque chose tournait mal ?
Très bien, nous allons vous montrer.
Eh bien, êtes-vous satisfait ?
De : Lt. Pierce À : Amiral Martin
Survole Pottsville, Pennsylvanie, Route libre et pied au plancher.
Eh bien, on devrait assister à un autre record aujourd'hui.
Le Lt. Pierce est parti de la côte Ouest il y a un peu plus de 12 h
dans une course vers la côte est.
Eh bien on en a pour notre argent aujourd'hui !
Il devrait surgir d'une minute à l'autre maintenant.
- Passez-moi l'avion du Lt. Pierce. - Bien compris.
Allo ? Allo ? Ici Pierce.
Ici Pierce. Allo Lakehurst ?
Lt. Pierce ? Ici Lakehurst.
Salut Frisky, c'est Jack Bradon.
- Qu'est-ci t'a ralenti ? - Ma modestie m'a ralenti !
- Dis, est-ce qu'il y a du monde ? - Oh environ cent mille personnes.
Comment ça « c'est tout » ?
Écoute, quand tu atteris, ne fais pas le singe.
C'est plein de ballons ici.
Tu ferais mieux d'écarter ces jouets.
Je ne m'arrête pas pour un sac d'air.
En parlant de sacs d'air... Comment te sens tu ?
Dis à femme que je serai à la maison pour souper.
- Ok, l'ami ! - Ok l'ami.
Je crois qu'il est sur le point d'atterrir.
Observez comme il fait ça facilement.
- Du grand show, Bradon ! - Merci, Amiral.
M. Rondelle.
Vous avez un vaisseau très performant.
Il peut faire ça partout dans le Monde.
- Même en Antarctique ? - Tout spécialement !
Le Lt. Pierce est en vue.
Regardez, voilà Frisky Pierce maintenant !
Il vient par ici aussi. On dirait qu'il vient droit sur moi !
Il va passer à travers le hangar !
C'est merveilleux !
Le jeune fou !
Je crois qu'il va atterrir ! Ce garçon fait le spectacle aujourd'hui.
Il a battu un nouveau record.
Eh bien je dois le féliciter.
Félicitez-le pour moi. Ce garçon a plus de nerfs que tout ce que j'ai vu.
- Oh ! Salut Jack. - Salut Helen.
- Comment vas-tu ce soir ? - Je vais bien, merci.
- Fameuse journée, n'est-ce pas ? - Oui.
Tiens, tu n'as pas encore soupé ? Où est Frisky ?
Oh, Frisky n'est pas encore rentré.
Il a probablement été interviewé jusqu'à épuisement
et maintenant il se fait féliciter.
- Tu dois être fière. - J'attends de le féliciter moi-même.
Seulement... comment peut-on féliciter quelqu'un s'il n'est pas là ?
- Dis moi, as-tu pleuré ? - Mais non, Jack, ne sois pas idiot.
Viens, assieds-toi.
- Tu veux une cigarette ? - S'il te plait.
Eh bien, on a une autre coupe à ajouter à la collection.
Je ne pense pas qu'il y ait la place pour une autre, n'est-ce pas ?
Merci.
On fera de la place.
C'est pas un trophée, c'est une relique.
Ça n'a rien à faire ici. Ça ne représente pas la conquête.
Ça représente l'amitié.
Donne-la moi, Jack.
Tu ne t'assieds pas ?
Vainqueur, 1ère place, avion de chasse de la Navy.
Vainqueur, meeting aérien de Minneapolis.
Vainqueur...
C'est Frisky !
- Frisky ! - Helen !
- Chéri, je suis si contente de te voir. - Moi aussi je suis content de te voir.
- La Navy ne te dérange pas ? - Non bien sûr.
- Salut, messieurs. - Enchanté.
J'ai voulu t'appeler toute la journée mais je n'ai pas eu une minute.
- N'est-ce pas ? - Non, pas une minute !
Et maintenant, Lieutenant...
Jack, je t'ai manqué à la base. Tu connais tous ces gens.
Venez, entrez les gars. Jim, prends le piano.
Oh non. Je dois parler business avec Frisky.
Attendez une minute. Est-ce que c'est le Commandant qui parle ?
Oui et vous allez suivre mes ordres tout de suite.
C'est bon de te revoir mon cœur. Pourquoi n'étais-tu pas là ?
Je sais. Tu avais peur que je fasse une de ces...
Mais j'ai une surprise pour toi. Ça a coûté seulement 2 cents.
Mais ça a été imprimé ce matin sur la côte Pacifique
et le voici délivré sur la côte Atlantique le même jour.
'Frisky' s'offre le vol d'une côte à l'autre.
Lisez tout sur votre détestable... Euh... distingué mari.
Dites, première page, m'accorderiez-vous
8 ou 10 secondes de votre temps si distingué ?
- Je vais y réfléchir. - J'ai des nouvelles !
Ne me dis pas que tu vas faire un vol nonstop jusque Coney Island.
Je vais faire un vol nonstop jusqu'au Pôle Sud.
Qu'est-ce que tu dis de ça ?
- Tu vas quoi ? - Tu m'as entendu.
Et je ne veux pas que tu le révèles à tes amis journalistes.
Je vais au Pôle Sud.
- Moi, mon sac d'air, Rondelle et... - Et quoi ?
Et toi que dirais-tu de venir avec ?
Moi ? Le Pôle Sud ?
Qu'est-ce que je ferais dans ton espèce de saucisse ?
Je peux faire atterrir un avion sur le dirigeable, et décoller.
- Comment ? - Je vais te montrer. Regarde.
Voici le dirigeable, et voici l'avion. Et... Attends une minute.
Allons dépêche-toi, raconte ça, tu m'as tout excité.
Voici le dirigeable. Ici pend un gadget, comme un trapèze, tu vois.
Je me souviens, tu avais fait un dessin.
Et sur les ailes de ton avion, il y a un crochet.
Maintenant suis bien ça. Me voilà en train de flotter.
- Ça, c'est moi. - C'est toi. Tu descends comme ça.
Tu voles et tu te positionnes pour placer le crochet dans la trapèze.
- Tu vois l'idée ? - Oh oui, j'ai bien compris.
- Ce n'est pas si facile. - Je vois ça.
C'est comme filer une aiguille.
De quoi rigoles-tu ?
J'aimerais bien me voir accroché à ton ventre.
Oh, écoute, tu survoleras sans doute plus de
territoire inexploré que nous.
On t'enverra en reconnaissance.
- Qu'est-ce t'en dis ? - Eh bien, je vais y réfléchir.
Écoute mon grand, ne laisse pas ça t'empêcher de dormir.
Parce qu'il y a 101 pilotes qui attendent cette opportunité.
Oui, eh bien tu n'as qu'à me garder éveillé.
Voilà qui est parler !
Je m'occupe de ça et on est à un doigt du Pôle Sud.
Rondelle n'aura plus un argument.
Et au fait, fiston, il était bouche bée quand tu as fait ton numéro.
- Est-ce qu'il sait que je viens ? - Non, il ne le sait pas.
Mais quand il le saura...
Ne t'inquiète pas pour Helen.
Est-ce que je peux compter sur toi ?
- Je serai là. - Bien parlé, pilote.
- Et j'aimerais bien voir... - Viens le matin je te montrerai.
- Dis aurevoir à Helen pour moi. - Ok, l'ami.
Helen ?
Tu m'as attendu.
Tu n'as pas encore soupé, n'est-ce pas ?
- As-tu lu ma lettre ? - Ta lettre ?
Tu ne te souviens pas ? Je t'ai demandé de la lire dès que
tu avais atterri.
Je n'avais pas oublié, chérie, je t'assure.
J'y ai pensé tout le trajet mais j'ai été assailli en arrivant et...
Je vais la lire maintenant.
Chéri, des milliers t'acclament mais je suis la seule à t'aimer.
Helen.
Je mériterais une bonne fessée.
Est-ce que tu me pardonnes, chérie ?
Mais bien sûr, tu me pardonnes toujours.
Tu es passé à travers le hangar et tu avais promis de ne pas le faire.
J'en donnais juste pour leur argent à la foule.
Tu aimes la foule, n'est-ce pas ?
Pas autant que ma petite femme.
Mais quand tu as une réputation, tu dois vivre avec.
- Même si tu dois en mourir ? - Eh bien, on ne meurt qu'une fois.
Oh, non.
On peut mourir cent fois !
Comme moi...
Depuis la première fois que je t'ai vu t'écraser.
Je sais, je sais. La fois où je me suis écrasé à Chicago.
Et chaque fois que...
- Je mourrais. - Oh, chérie.
Et l'horrible bruit de ce crash.
Mais je m'en suis tiré, non ?
Et sans égratinure. C'est marrant, au lieu de moi c'est toi qui mourrais.
Je n'oublierai jamais comme tu étais heureuse de me revoir.
Frisky, depuis combien de temps sommes-nous mariés ?
- Deux ans, je crois. - C'est plutôt deux mois.
C'est tout ce que je t'ai vu ces deux dernières années.
Je suis dans la Navy maintenant. Qu'y puis-je s'il me donnent toutes
les tâches difficiles ? Qu'y puis-je si tous ces pilotes sont malades
dès qu'ils se retrouvent en l'air ?
Hein ?
Je me ne me suis jamais plainte, Frisky.
Mais je ne pourrai pas supporter deux autres années comme ça.
Elles ne seront pas comme ça, chérie.
Je ne volerai plus à travers les hangars, je lirai tes lettres à temps
et je rentrerai souper tous les soirs. Donne-moi un bisou.
Alors tu n'iras pas au Pôle Sud avec Jack Bradon.
Quoi ça ?
Frisky, je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre ce que vous disiez.
Je déteste Jack de t'avoir proposé ça.
Mais ça c'est différent, c'est pour la Science.
Tu ne voudrais pas que je laisse passer une opportunité pareille.
La plus belle chance de ma vie. Le plus grand vol jamais tenté.
Si, je voudrais. Il peut facilement trouver quelqu'un d'autre.
Non, justement, c'est le problème. Il a demandé pour moi.
Ça représente beaucoup pour lui. Tu ne voudrais pas que je refuse
à un vieil ami comme Jack.
Alors si Jack ne voulait pas que tu partes, tu n'irais pas ?
Absolument pas, chérie.
Allons, oublions ça. Et soyons comme on a toujours été.
Oui ?
Un gars vient de faire 30 loopings ? Ce n'est rien.
Je vais vous donner un scoop pour votre journal. Si vous voulez voir
de vraies acrobaties, venez au hangar tôt demain matin.
Je vais accrocher mon avion sous ce dirigeable en plein vol.
Oui. Et...
Bon, on se voit demain matin.
- Bonjour, Lieutenant. - Oh, bonjour.
Eh bien, pensez-vous y arriver ?
Vous savez, l'avion sera un bon auxiliaire au dirigeable
pour notre voyage.
Un auxiliaire ?
Vous pensez que le dirigeable est l'auxiliaire, hein ?
Le signal, Lieutenant.
Pardonnez-moi pendant que j'imite un bébé cochon
qui s'accroche à sa mère pour manger.
Bonne chance mon garçon !
Le voilà !
- Puis-je emprunter vos jumelles ? - Mais certainement.
Où est-il passé ?
Ce type est fou !
Arrête ces acrobaties !
Je suis sérieux !
Vas-y !
C'est bon ne bougez plus !
Ok ne bougez plus maintenant, il essaie de mettre le crochet.
Il s'approche !
Il a réussi !
Bien joué Frisky ! Je n'aurais pas pu faire mieux moi-même !
Maintenant retourne à Lakehurst.
Essaie de te détacher.
Eh bien, ça veut dire qu'on prend un avion avec.
Le Commandant avait raison, après tout.
Vol au Pôle Sud avec un dirigeable et un avion accroché.
Les atouts aériens rivaux de la Navy s'allient pour planter le drapeau
américain en Antarctique.
J'ai essayé de l'atteindre trois fois. Et le plus près que je sois arrivé
est à 200 miles. Mais nous n'avions pas d'avion ni de radio.
Que des chiens et des hommes.
La frontière des Hommes si je ne me trompe.
Merci, merci. Non, fini, merci.
Bon, de Punta Arenas, voici la pointe du continent Sud Américain,
- qui sera notre dernier arrêt. - Oui, il faudra se ravitailler là-bas.
De là au Pôle Sud, il y a un vol de 7000 miles allez-retour.
Quand on est près du Pôle arrive notre plus grosse difficulté, car...
Oui voilà ceci fera l'affaire.
Voyez-vous, le Pôle Sud est au centre d'une grande calotte de glace.
Énorme, qui s'élève abruptement à la verticale de 10.000 pieds
au dessus du continent Antarctique.
C'est notre grande barrière.
Une fois passée, c'est un vol facile de 600 miles.
- Et alors vous voyez... - Qu'en penses-tu, Clarence ?
Euh... Monsieur veut-il mon opinion personnelle ?
Oui, certainement.
Messieurs, je n'ai pas tout entendu surtout quand vous parliez
de murs de glace, de boussoles,
et de chaines de montagnes.
Et que diriez-vous de réchauds à gaz ? Et des vivres ?
Des vivres !
Nous n'y avions pas pensé !
Et bien il me semble que quand vous essaierez de grimper ce pôle
vous aurez besoin de rations en permanence.
- Comment a-t-on pu négliger ça ? - C'est inimaginable.
Et bien, Monsieur, c'est là que j'interviens, Monsieur.
Toi ? Qu'est-ce que tu connais du Pôle Sud ?
Jack, puis-je te voir seul ? Je suis dans ton bureau. Helen
Tu ferais mieux de dire à ces femmes de te laisser,
- tu es en formation maintenant. - Ne t'inquiète pas pour moi.
Voulez-vous m'excuser M. Rondelle, je reviens dans une seconde ?
À Jack. De la part du Chanceux au Meilleur. Frisky
- Salut, Helen. - Salut, Jack.
Quel bon vent t'amène ?
J'espère que je ne tu ne faisais rien d'important.
Qu'est-ce qui pourrait être plus important quand tu m'appelles ?
Tu n'as pas oublié comment dire des choses gentilles, n'est-ce pas ?
Je suis venue car je crois que tu sais aussi faire des choses gentilles.
Eh bien, dis-moi. Que puis-je faire pour toi ?
C'est à propos de Frisky.
Il vient seulement de rentrer à la maison, Jack.
Et il ne parle que de repartir.
Cette fois c'est au bout du monde.
J'aimerais que tu retires Frisky du voyage.
Retirer Frisky ?
- Mais Helen... - Il n'est pas indispensable.
Tu as une centaine d'autres pilotes disponibles. Je t'ai entendu le dire.
- Je sais, mais après tout... - Ce n'est qu'un show pour lui.
Que perdra-t-il s'il n'y va pas ? Juste un peu d'applaudissements et
quelques titres dans les journaux.
Et tout ça ne fait que rendre la situation plus difficile pour moi.
Tu crois que j'ai été heureuse tout ce temps ?
Je ne l'étais pas.
J'étais abattue.
Et s'il y va cette fois-ci...
Je ne serai pas là quand il reviendra.
Tire le de là, Jack. Fais ça pour moi.
Helen, tu sais que je ferais tout pour toi. Mais...
- Je me suis arrangé à Washington... - Je suis désolée.
Je n'aurais pas du te demander. Je ne savais que c'était si important.
Merci, Jack. Ne t'inquiète pas.
- Helen, s'il te plait. - Non, Jack, laisse-moi partir.
Je ne peux pas te laisser partir comme ça.
Oh, Jack, si seulement tu savais.
Allons, je vais voir ce que je peux faire.
Qu'allez vous faire de votre famille pendant votre absence ?
Famille ? Ah, ma femme ? Oh, elle est géniale.
Je pourrais partir pendant 10 ans. Elle m'attendrait à mon retour.
- C'est magnifique. - Je l'ai habituée.
C'est bien parce que parfois femmes et Pôle Sud ne vont pas ensemble.
Tu le feras, n'est-ce pas ?
Et ne dis pas à Frisky que je te l'ai demandé.
Promets-le moi, Jack.
Il n'en saura rien.
Le Pôle Sud ou rien.
- Jack, as-tu parlé à Frisky ? - Non.
- Mais je t'ai promis, non ? - Oui, tu as promis.
Ça va, je le ferai.
Et si je dansais avec ma petite femme.
Dis, Frisky. Allons dehors fumer une cigarette.
- Cette fois, « Anchors Aweigh ». - Attends une minute.
♪ Stand Navy down the field, sails set to the sky.
♪ We'll never change our course, so Army you steer shy-y-y-y.
♪ Roll up the score, Navy, Anchors Aweigh.
♪ Sail Navy down the field and sink the Army, sink the Army Grey.
Dis, si c'est pour me parler de la dame dont le mari
n'est jamais à la maison, je l'ai déjà entendue.
Frisky, tu es enthousiaste pour ce voyage au Pôle Sud, n'est-ce pas ?
Certainement, Jack.
Tu aurais du lire ce que j'ai raconté aux journaux ce matin.
Pourquoi ?
Eh bien...
Je réfléchissais, c'est tout.
- Viens, entrons dans le hangar. - C'est une randonnée de 6 jours ?
Dis-moi, Jack.
Pourquoi m'as-tu demandé si j'étais impatient de partir ?
Parce que ce serait plus facile si tu ne l'étais pas.
- Plus facile pour quoi ? - De te dire que tu ne pars pas.
Je ne pars pas ?
Dis, tu m'as fais peur l'espace d'une seconde.
Où est la blague ? Quand est-ce que je rigole ?
Je n'aime pas de te dire ça, Frisky. Mais je veux que tu te retires.
Me retirer ?
Mais Jack, tu m'as demandé, non ?
Oui c'est vrai.
Mais j'ai changé d'avis.
Pourquoi ?
Je ne peux pas te donner d'explication.
Je voudrais que tu me fasses cette faveur.
Tu es fou, je ne peux pas faire ça. On va croire que je me dégonfle.
- En plus, les journaux... - Oh, écoute.
Mais non. Après toute la gloire que tu as obtenue cette année,
qui penserait que tu as peur ?
- La gloire ? - Oui.
Je commence à comprendre pour la première fois.
Tu as peur que je te vole le show.
Tu veux que personne d'autre n'obtienne la gloire.
Bon.
Que ce soit ça ou autre chose...
Restons-en là. Après tout c'était mon idée au départ, non ?
Oui c'était ton idée, mais c'est ma réputation.
Et je ne me retirerai pour personne.
- Alors j'irai voir l'Amiral. - Et que vas tu dire à l'Amiral ?
Je peux lui dire beaucoup de choses.
Déjà, je t'avais ordonné de ne pas faire le fou quand tu t'es accroché.
Mais tu as désobéi.
Ce voyage au Pôle Sud n'est pas un spectacle. C'est un travail.
Il n'y aura pas là-bas de public pour qui jouer.
Frisky, tu amuses la galerie.
J'ai besoin d'un pilote.
Dois-je aller voir l'Amiral, ou vas-tu te retirer ?
Voilà un beau petit discours.
Ok, je vais me retirer.
Mais mets-toi ceci en tête. Ce que Frisky Pierce entreprend, il le finit.
Je vais au Pôle Sud, que ça te plaise ou non, en rampant s'il le faut.
Et si je n'arrive pas là avant toi...
Tu peux être sûr que j'arriverai à temps pour ramasser tes restes.
L'ami !
Le dirigeable part pour le Pôle Sud.
Mystérieux retrait en dernière minute de Frisky.
Ils nous disent aurevoir, vous entendez les sifflets ?
On se croirait au nouvel an.
- Direction la statue de la Liberté. - Bien compris, Commandant.
Radio, Commandant.
- Problème ? - Je ne crois pas.
Rapports indiquant zone de pression à l'est des Caraïbes.
Tempête prévue sur votre route à 15h demain.
Oui mais je crois qu'on passera la zone avant l'orage.
Gardez le cap plein Sud.
Altitude : 4000 m.
Météo : Pluie, sérieux coup de tabac, tentons d'en sortir.
Du calme à la barre. Qu'est-ce qu'il vous arrive ?
L'orage vous fait peur ?
Sommes-nous en détresse ?
Comment-ça en détresse ? Bien sûr que non !
Vous feriez mieux d'aller voir.
- Comment va notre altitude ? - Le navire s'alourdit, Commandant.
Combien reste-t-il de ballast, Rowland ?
Ouvrez la valve n°3 !
Deux réservoirs ?
Oui, détachez deux réservoirs.
- Et gardez vos hommes en place. - Bien, Commandant.
- Quelle est notre altitude ? - 4000 m.
Je le prends !
Allo ?
Quoi ?
J'arrive tout de suite !
Continuez, je dois y aller.
- Où sont-ils tous ? - Là, Commandant.
- Gardez votre calme, compris ? - Bien, Commandant.
Rowland, envoyez un SOS.
Navire en train de craquer.
Bien, Commandant.
Tous vers l'avant.
Allez, avancez, allez !
Tout le monde vers l'avant !
Avancez les gars ! On se dépêche !
Du calme ! Du calme ! Tout le monde reste calme !
Venez par ici, allez !
Montez à la pointe.
L'aérostat américain Pensacola fait naufrage.
Pas de chance, Bradon. Vous êtes blessé ?
Non, ça va, mais certains de mes hommes ont besoin de soins.
Je vais m'occuper d'eux.
- Bonjour, M. Rondelle. - Bonjour.
Washington a demandé que vous rentriez par avion immédiatement.
- C'est dur, Jack. - Merci, Pete.
- M. Rondelle. - Bonjour.
- Voici votre avion, Bradon. - Très bien.
Salut, Frisky. Comment ça va à la Navy ?
Très bien.
Qu'est-ce que tu as là ? Des instructions de vol ?
Je ne reçois plus d'instructions. C'est mon autorisation d'absence.
Je suis un civil à présent.
Sans blague.
J'ai la moitié des intérêts d'une expédition au Pôle Sud.
- Qui a l'autre moitié ? - Rondelle.
Pas possible ! Quand partez-vous ?
Dès que j'ai assez d'argent pour équiper notre bateau.
Vous n'avez pas idée de ce que ça coûte d'être explorateur.
Je suis dedans jusqu'au cou.
Je risque de devoir vendre les bijoux de ma femme.
Dis Frisky, pourquoi prends-tu tous ces risques pour atteindre le Pôle ?
J'ai un vieil ami qui sera ravi de l'apprendre, c'est tout.
Bon, à la prochaine !
- Frisky... - Oui ?
Je ne pensais pas te voir avant ton départ. J'espère que tu réussiras.
Merci. Je ne te décevrai pour rien au monde.
Évidemment, il n'y aura pas de public là-bas.
Pas facile d'y faire le spectacle.
Mais regarde quand même si les journaux n'en disent pas un mot.
Frisky, quand tu liras ceci tu seras à nouveau à la une.
Mais peut-être y aura-t-il une place pour ceci :
je serai à Paris pour obtenir le divorce
et demander Jack Bradon en mariage.
J'en ai marre d'être mariée à un titre de journal. Helen.
À ne pas ouvrir tant que tu n'as pas atteint le Pôle Sud.
Cette fois, nous dépendons de l'avion, voyez-vous.
Salut, Frisky ! Alors, tout est prêt ?
- Tout est prêt. - Parfait !
- Bonsoir, chère Madame. - Bonsoir M. Rondelle.
Je suis désolée que vous ne puissiez pas être présent.
À la mise à flots du bateau ? Tout le monde à New York y va.
- Bien sûr qu'elle y va ! - Tu as promis de ne pas me forcer.
- Je sais, mais... - S'il te plait, Frisky...
- Qu'est-ce que c'est ? - Attends une minute !
Tu sais, je ne serai pas la dernière à voir partir mon mari.
Mais je veux être la première à le féliciter.
Regardez, il est mis de ne pas ouvrir avant d'atteindre le Pôle Sud.
Je n'oublierai pas de la lire !
- Vous lui rappellerez, M. Rondelle ? - Sans faute !
Et maintenant, nous devons vraiment dire aurevoir.
Aurevoir, bonne chance.
Écoutez, allons tous au bateau voir le départ de Frisky.
Nous t'attendons dehors, Frisky.
Chérie, je vais garder ça ici.
Et je la lirai dès que je serai là.
Oh, n'y va pas Frisky. Je ne veux pas que tu y ailles.
On peut sortir par derrière et personne ne nous verrait.
- Frisky, je veux que tu restes. - Chérie, ne réagis pas comme ça.
Tu as été géniale jusqu'ici. Allons, je dois me dépêcher.
Fais-moi un sourire, allez.
Allons, fais-moi un grand sourire.
Allez, voilà, c'est ça, encore un peu.
Laisse le venir. Voilà une brave fille !
Chérie, ma plus grande émotion du voyage sera de te retrouver.
- Au revoir, chérie. - Au revoir.
Ta chanson me fout les boules.
Chante la encore, Clarence.
Va-t-en d'ici !
Nous devons emporter une charge de 17000 livres.
Je pense que vous prenez trop de nourriture et trop peu d'essence.
Oui, mais si on a un problème, on ne peut pas manger l'essence.
Eh bien vous pouvez limiter mes rations aux déjeuners et diners.
- Voilà, Capitaine. - Oh, merci.
Le vent souffle de plus en plus fort.
Vent de 170 km/h. Température de -41°C.
Quelle était la dernière mesure ?
Le vent était de 150 km/h.
Bien, alors je crois que le temps va s'éclaircir.
Qu'est-ce que je voudrais être à la maison...
Tu n'as pas écouté un mot de ce que je t'ai dit.
- Si j'ai écouté. - Qu'est-ce que j'ai dit ?
Que tu voulais me montrer quelque chose de magnifique demain.
Qu'est-ce que c'est ?
Le Los Angeles, mon nouveau navire.
Il est prêt à être inauguré.
Je serai là, Jack.
Eh bien je te promets une chose : tu ne t'ennuieras pas.
C'est le plus beau navire de la sorte jamais construit.
Ça je n'en sais rien.
Mais il y a une chose dont je suis sûre.
Il a le meilleur commandant du monde.
Dis, encore un sarcasme comme ça et je t'enterre dans le sable !
Que dis-tu d'aller le voir cette après-midi ?
Merci Jack, mais je préfère me ballader ici avec toi.
À quoi est-ce que tu penses ?
De neige et de glace.
Tu te sens seule ?
Pas du tout !
Comment pourrai-je me sentir seule avec toi ici ?
- Jack ? - Oui ?
Si je nageais tout droit à partir d'ici, j'arriverais à Paris n'est-ce pas ?
Oui mais pourquoi Paris ?
C'est là qu'on va pour divorcer, non ?
Beau temps
Rations d'urgence : 10 boites.
Arrête ça !
Tout est prêt, Lieutenant ?
- Prêt à partir. - C'est bon, on a tout.
J'ai oublié quelque chose ! J'arrive tout de suite.
Hé, Frisky, prends m'en une !
Il a oublié sa license d'aviateur.
Ne pas ouvrir avoir d'avoir atteint le Pôle Sud.
Lieutenant Fogarty. Vous êtes en charge jusqu'à notre retour.
Vous resterez constamment en contact radio
et transmettrez tous nos messages vers le Nord.
Nous comptons être de retour dans 20 heures.
Sinon...
Vous emballerez tout et chargerez le bateau.
Vous devrez naviguer en 12 jours pour éviter
d'être coincé ici pour l'hiver.
Sous aucune circonstance
vous n'êtes autorisé à envoyer des hommes vers le Sud.
Nous sommes équipés pour revenir ici seuls.
Le bateau doit naviguer en 12 jours.
- Est-ce bien compris ? - Oui, Capitaine.
- Bien, à bientôt Lieutenant. - Bonne chance !
Pour être sûr d'avoir une chambre, j'ai envoyé ma réservation.
Monsieur, est-ce que je peux vous parler en privé ?
D'accord, chou.
Tu ne veux tout de même pas venir avec ?
Oh, non ! Je suis ambitieux mais pas fou.
Mais M. Sock, je veux que vous ayez la chance féminine avec vous.
M. Sock, voici une patte de lapin qui vient d'un lapin femelle.
Si vous prenez ça avec, vous n'allez pas seulement survoler ce Pôle
mais vous allez ramener le Pôle avec vous.
Merci, Clarence !
Allez Frisky, mets les gaz !
Voilà Frisky ! Aurevoir Frisky !
Il est 3h du matin dans notre partie du monde
mais au Pôle Sud il est midi.
Leur dernier message annonçait une altitude de 2100m.
Ils s'approchent à présent de la grande barrière de l'Antarctique,
un mur de glace haut de 3400m.
Des nombres chanceux pour Frisky Pierce !
Il se bat avec l'altitude. S'ils passent la barrière, le reste est facile.
Ils découvriront des milliers de kilomètres jamais vus par l'homme.
Ils sont seuls là-bas, mais des millions leur souhaitent la chance.
Dans quelques instants ils passeront au dessus du sommet.
Restez avec nous pour les prochaines nouvelles.
En attendant, George et son orchestre vont vous divertir.
Mon Dieu...
Ne le laissez pas arriver au Pôle Sud !
Ne le laissez pas y arriver...
Ramenez-le...
Chérie nous sommes partis. Cette fois je n'oublierai pas ta lettre. Frisky
Sock, par-dessus bord ! Par-dessus bord !
Jetez moi ce paquet.
Attends Sock ! Attends !
Lieutenant ! Lieutenant !
Vous avez déjà jeté beaucoup trop de nourriture !
On doit encore monter de 150m ou on n'y arrivera pas !
Je vais jeter le canon !
Ouvrez ! Vite !
Par-dessus bord, je ne peux plus faire marche arrière maintenant !
Allez !
Je n'aime pas perdre ça !
D'après mes calculs, on est plus qu'à 400m du Pôle !
Ils ont réussi. Ils sont au-dessus du Pôle.
Attention ! Grande nouvelle ! L'avion a atteint le Pôle Sud !
Une nouvelle réussite s'ajoute à la liste des exploits américains.
Leur dernier message dit :
Ils ne vont pas se contenter d'être arrivés, ils vont visiter l'endroit !
Je sais que la jeune épouse de Frisky doit nous écouter.
Mme Pierce, toutes les femmes du monde vous envient
pendant que votre mari remporte la gloire dans ce désert de glace.
Eh bien...
Frisky a encore réussi.
Permets moi de te féliciter, Helen.
Ne me félicite pas, Jack, aide moi.
Je veux partir d'ici. Je veux aller à Paris pour obtenir mon divorce.
Du calme, Helen. As-tu bien réfléchi à ça ?
Réfléchi ? C'est tout ce que je fais depuis des semaines.
Je dois y aller, Jack. Je dois y aller maintenant.
Si tu vas à Paris, je te suis.
C'est ce que je veux. Je veux que tu sois là quand je serai libre.
Helen...
Je n'ai pas besoin de te dire que je t'aime et t'ai toujours aimée.
Tu sais ça...
Je t'attendrai aussi longtemps qu'il faudra...
...si c'est ce que tu veux.
Alors c'est là, hein ? Où est Paul ?
Il n'y a pas de Paul. Mais maintenant, il y a en aura un.
Ah, les gars, ça fait longtemps que j'attends ce moment !
Bien, c'est parti !
Attendez !
Aimeriez-vous atterrir pour le planter ?
- Est-ce prudent ? - Regardez !
C'est une piste d'atterrissage parfaite.
- Ça a l'air d'un jeu d'enfant. - Je ne ferais pas ça...
Aimeriez-vous atterrir et le planter de vos propres mains ?
- Et comment ! - Qu'en dites-vous ?
C'est toi qui vois Frisky. Si tu penses que c'est raisonnable...
Très bien. Sock, sors de là ! Je vais faire descendre ce truc.
C'est parti !
Attendez les gars. Ça ne me semble pas être une si bonne idée.
- Hansen, vous êtes blessé ? - Non, ça va.
Rondelle est blessé !
- Sortez-le de là ! - Laisse-moi passer !
Allez, sortez-le ! Sortez le !
Je suis désolé les gars.
Votre jambe fait moins mal dans cette position ?
Je ne sens plus rien dans cette jambe, Frisky.
Oh, merci.
Oh, j'aurais préféré casser mon propre cou d'idiot !
Ne t'en veux pas tant, Frisky.
Je voulais atterrir tout autant que toi.
Ça fait 40 ans que j'essaie de mettre ça là.
Je suis satisfait.
Oui ?
Eh bien je ne serai pas satisfait tant que
je ne vous aurai pas ramenés sains et saufs.
À quelle vitesse pouvons-nous avancer sur cette glace ?
Quelle vitesse ? Au mieux 20 km par jour.
Ça fait 90 jours.
J'aurai réussi d'ici là.
Si l'un de vous vient m'aider,
je crois que je peux faire passer un message.
Sock, va lui donner un coup de main avec le générateur.
Envoie ça.
Fais attention à ton pied, Sock.
Je reçois quelque chose !
C'est Hansen.
Entrez !
Quel bateau est-ce que je prends, Jack ?
Tu n'as pas su avoir de place ?
Frisky ?
L'avion s'écrase au Pôle Sud.
Ça va, Jack. Je m'y attendais.
Il est surement gravement blessé. Qu'est-ce que je peux faire ?
- Tu aimes Frisky, n'est-ce pas ? - Non, non, ce n'est pas ça.
Mais il doit geler. Il est en train de mourir.
- Oui tu l'aimes... - Oh, Jack, ne dis pas ça !
Il n'y aura plus jamais rien entre nous.
Mais Jack, il a besoin de moi. Je saurai comment l'aider.
Jack, comment puis-je aller là-bas ? Dis-le-moi !
Dépéchez-vous, allez !
Je ne peux pas les laisser ici. Laissez-moi essayer de les rejoindre.
Vous croyez que s'il y avait une chance,
je ne serais pas le premier à y aller ?
Arrêtez de discuter et emmenez ce traineau.
Hansen, hé !
Ramasse un peu de neige et fais la gouter le poulet.
Qu'y a-t-il mon petit ?
Laisse-moi tranquille !
Tu sais ce qu'il y a !
Écoute. Je ne suis pas un lâche et je n'ai pas peur de mourir.
Personne ne va mourir !
Je te tirerai sur le traineau s'il le faut, compris ?
- Ah ouais ? - Ouais !
Maintenant que c'est réglé, mangeons.
Allez...
Frisky...
Allume-moi une cigarette s'il te plait.
Très bien.
- Elle est un peu humide. - Moi aussi.
Merci.
Frisky...
Tiens ta promesse.
Ne te fie pas à te sens.
Et si la nourriture s'épuise,
fais bouillir la peau de phoque de vos manteaux.
Et prends soin du pied de Sock. Il a l'air en mauvais état.
Vous avez seulement fait 15 km aujourd'hui.
Demain vous ferez mieux.
Le traineau sera plus léger...
Ne parlez pas comme ça, Capitaine. On va vous ramener.
Vous vivrez pour écrire un livre sur tout ça.
Et quand vous le ferez, n'oubliez pas un détail :
Que Pierce s'est embarqué dans tout ça pour faire le malin.
Oublie ça...
Je sais, je sais.
Mais réalisez-vous que l'échec du Los Angeles
conduirait à la disparition des plus légers que l'air ?
Oui, mais vous devez aussi réaliser que le succès du Los Angeles
mettrait les plus légers que l'air au dessus de tout.
On enverrait 30 hommes à la mort !
Sans vous compter !
On n'enverra personne. Je promets de ne prendre que des volontaires.
Ce serait magnifique.
Ce serait magnifique.
Mais c'est trop de risques. Oubliez ça.
Ce navire peut tout faire !
De plus j'ai 4 bonnes raisons pour lesquelles
le Los Angeles doit aller au Pôle Sud.
- Lesquelles ? - Rondelle, Pierce, McGuire, Hanson.
Quatre hommes condamnés à la mort sur la glace,
avec seul un miracle pour les sauver.
Et ce miracle attend dans un hangar, à Lakehurst !
On ne peut pas laisser mourir des hommes comme ça.
Le monde a besoin de gens comme eux.
Sapristi c'est...
C'est une chance sur 20 !
Eh bien, capitaine.
Un nouveau jour, un nouveau dollar.
Un million de jours, un million de dollars.
Oh, les gars, il fait frais, n'est-ce pas ?
Ouais...
Comme toujours.
Une cigarette, capitaine ?
Capitaine ?
Capitaine ?
Capitaine ! Vous n'avez pas le droit !
Ça suffit les gars.
Allez, on y va !
Allez, dehors ! Mettez vos pantalons !
Garde-à-vous !
À votre poste !
Je viens de recevoir l'ordre de Washington
de prendre le Los Angeles pour aller secourir l'expédition Rondelle.
Vous savez ce que cela signifie.
Vous savez ce qui est arrivé au Pensacola.
Le Los Angeles rencontrera des conditions météo
bien pires que celles qu'à vu le Pensacola.
Peut-être qu'on reviendra, peut-être pas.
Je fais appel aux volontaires.
Tous ceux qui veulent faire partie du voyage, faites deux pas vers l'avant.
Merci, messieurs.
Je suis désolé de ne pas pouvoir tous vous prendre.
Prenez note de ces noms.
Soyez prêt !
Larguez les amarres !
Faites-le monter !
Tous les moteurs à fond !
Des jours de combat sans issue
contre les pires ennemis de l'Homme :
la faim et le froid.
Frisky !
Frisky !
Qu'est-ce qu'il y a mon vieux Sock ?
Je sais que je suis un bébé mais...
Mon pied fait horriblement mal...
Je ne peux pas m'empêcher de pleurer...
Je vais voir ce que je peux faire pour lui.
Je ne veux pas pleurer mais je ne peux pas m'en empêcher.
Je ne veux pas pleurer...
Retourne-le.
Tu m'entends ? Retourne-le !
Je vous ai caché quelque chose les gars.
Si vous regardez dans ma poche...
vous trouverez de la vraie nourriture.
Tu as quoi ?
Vas-y, regarde.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Mets la dedans.
Encore combien de kilomètres ?
Hansen, écris un peu ça.
Je ne vois plus très bien.
La cécité des neiges, hein ?
On a fait 11 km aujourd'hui.
Ça fait...
183 en tout.
On doit faire mieux demain.
Je me demande à quelle distance nous sommes de San Diego.
Il y avait une jolie fille là-bas...
Ne me dis pas qu'il y a des filles à San Diego.
Et quelle fille...
Je marchais dans la rue et elle s'approcha et dit :
"Salut, matelot !"
Et je dis : "Salut !"
Comment ça s'est fini ?
On était juste devant le cinéma, alors je lui dis :
"Si on allait voir le film ?"
Et elle dit oui... alors on entre.
Après ça, on marche en rue et je vois qu'elle a soif, alors je...
...je lui achète un soda.
Ça fait 70 cents de dépensés.
Puis elle me dit qu'elle a un piano et me demande si je veux l'écouter.
Alors je suis allé chez elle.
Elle habitait avec une fille qui était à Los Angeles pour le weekend.
C'était un bel appartement, plutôt confortable.
Avec de la soie un peu partout.
On a joué du piano pendant un moment.
Puis j'ai vu qu'elle fatiguait alors j'ai pris mon chapeau et je lui ai dit
que je devrais rentrer.
Tu sais, elle était triste de me voir partir.
Je l'ai vu à son visage.
Je suis parti et je suis retourné à la gare.
Et sur le chemin je ne pouvais m'empêcher de penser...
J'aurais pu embrasser cette fille.
- Quelle est notre altitude ? - 3200 m.
Lâchez 130 kg de plus !
Attention !
À gauche, Frisky !
À droite.
Tout droit.
- Par où Hansen ? - Tout droit, Frisky.
Va à droite. Il y a une crevace.
Reste bien à droite !
À droite, Frisky.
Tiens bon !
On est revenu en arrière !
On est revenu en arrière !
Hansen !
Allez ! Ne t'endors pas !
Allez, vieux !
Je sais où trouver de la nourriture.
De la nourriture, tu entends ?
Allez, je vais te sortir de là !
Mais tu dois m'indiquer la route !
Tu es mes yeux !
Allez, debout !
Je te ramènerai !
Si je ne sauve personne d'autre, je te sauverai toi !
Réveille-toi !
Réveille-toi, j'ai dit !
Tu ne vas pas t'endormir, tu entends ?
Allez, je vais te ramener !
Tu es le seul, mais je te ramènerai...
Oui ?
Deux corps à 25° à tribord, Commandant !
Sont-ils vivants ?
Ils ne bougent pas ?
25° à tribord.
Allez, en avant, à toute vitesse.
Rowland, préparez vos parachutistes.
Quelque chose de noir sur la glace !
Où ça ?
C'est eux !
À tribord.
Que les parachutistes soient prêts !
Les voilà !
- Combien en vois tu ? - Je n'en vois que deux.
Allez-y, les parachutistes !
Descendez à 60.
Envoyez la corde de détresse !
Gardez-la en vue sur la glace.
Remontez !
- Comment va Frisky, docteur ? - Bien, Commandant.
- Vous pouvez entrer. - Je n'en ai que pour une minute.
Qui est-ce ?
Bradon.
Salut.
Salut, M. je-fais-la-une.
La une, rien du tout...
J'aurais fait la nécrologie sans toi...
Allons, allons.
Comment va Helen ?
Oh, elle ira bien une fois que tu seras rentré.
Eh bien, je les ai tous déçus !
Jack, veux-tu regarder dans la poche de ma chemise ?
Il y a une lettre.
Tu l'as ?
Oui, je suppose que c'est ça. « À ouvrir si tu atteins le Pôle Sud. »
Merci.
J'avais complètement oublié.
Je suis aussi aveugle qu'une chauve-souris.
Veux-tu la lire pour moi ?
Bien sûr.
Voilà...
Frisky, lorsque tu liras ceci, tu seras à nouveau à la une. Mais je serai
à Paris pour obtenir le divorce et supplier Jack Bradon de
m'épouser. J'en ai marre d'être mariée à la une du journal. Helen.
Allez, ne sois pas gêné. Tu n'es pas un étranger de la famille...
Allez, lis la !
« Chéri... »
« Tu as accompli le plus grand triomphe de ta vie. »
« Que puis-je y ajouter ? »
« Seulement ceci : »
« que je t'aime et je t'adore. »
« Et j'espère que tu rentreras sain et sauf. »
« Helen. »
Wow, c'est magnifique.
- Donne-la-moi, Jack. - Tu risques de la perdre.
Je peux la garder.
Ça par exemple !
Le vent me l'a soufflée des mains.
Je suis désolé, Frisky.
C'est pas grave.
Je n'en ai pas oublié un mot.
« Chéri... »
« Tu as accompli le plus grand triomphe de ta vie. »
« Que puis-je y ajouter ? »
« Seulement ceci : »
Un des plus grands accueils de New York.
Nous voilà devant le City Hall.
Des millions de personnes attendent la parade.
Où est le Lieutenant Pierce ?
Je le conduisais ici lorsqu'il a sauté de la voiture et disparu.
Impossible de le trouver.
- Commençons déjà la parade. - Très bien, allons-y !
Commandant, asseyez-vous ici où on vous verra mieux.
Chérie !
Je n'ai pas pu venir plus tôt. Je ne te quitterai plus jamais !
Même après ma lettre ?
Oh, quelle lettre ! Je ne pouvais pas lire car j'étais aveuglé,
mais Jack me l'a lue. Je me rappelle de chacun des mots.
Tu veux l'entendre ?
« Chéri... »
« Tu as accompli le plus grand triomphe de ta vie. »
« Que puis-je y ajouter ? »
« Seulement ceci : »
« que je t'aime et je t'adore. »
« Et j'espère que tu rentreras sain et sauf. »
C'était ça ?
- Jack te l'a lue ? - Oui.
Le maladroit l'a lâchée dans le vent.
Frisky !
Qu'y a-t-il ?
- Pourquoi ris-tu ? - Car je suis si heureuse !
- Pourquoi pleures-tu ? - Car je suis si heureuse !
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