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Original subtitles

Ah !

Qu'est-ce qu'il y a comme filles sensas

Comme filles terribles

Dans mon quartier

Et moi, je vous jure, jamais je ne me lasse

De les prendre pour cibles

Et me placer

Elles sont si belles, quand elles sourient

Qu'elles m'ensorcellent Et je suis pris

Ah, mes amis !

C'est le paradis

Pour ces poup�es qui ont de la classe

Moi, j'ai de la place

Pour les aimer

Ah, qu'est-ce qu'il y a comme filles sensas

Dans mon quartier !

Ah, qu'est-ce qu'il y a comme filles sensas

Comme filles terribles !

Dans mon quartier

Quand on n'est pas un morceau de glace

C'est tr�s p�nible

De r�sister Quand une me pla�t

Moi, je lui dis que pour son compte, je ferais des folies

Ah, mes amis !

Je deviens son ch�ri

Tout plein d'audace, je me surpasse

Et je l'embrasse

Sans me faire prier

Ah, qu'est-ce qu'il y a comme filles sensas

Dans mon quartier !

Pardon.

Gar�on. Excusez-moi.

Bonsoir, Louis.

- F�licitations, docteur. - Vous �tes au courant ?

Comme tout Paris.

J'ai eu l'annonce des fian�ailles dans le Figaro.

- Vous n'approuvez pas ? - Au contraire.

Je pensais simplement que votre mari serait quelqu'un... de pos�.

Allons. Vite, vite !

D�p�chez-vous, les filles !

Cette gourde, encore en retard. Tu te distingues toujours, toi.

Le talent, c'est de se faire remarquer.

Allons. Vite ! Sautez l�-haut, les charleston !

Je suis tomb�e amoureuse de lui quand il est entr� dans mon cabinet.

- Il se faisait psychanalyser ? - Pour des cauchemars.

Il r�vait toutes les nuits qu'un immense boa l'�touffait.

- Vous en avez trouv� le sens ? - Imm�diatement.

Le serpent, c'est la cha�ne. Quelle cha�ne ?

La cha�ne du mariage.

Jean d�sire le mariage, mais il en a peur.

- Et vous l'avez gu�ri ? - Oui.

� sa 2nde visite, le boa portait des lunettes.

Vous �tes tr�s forte, docteur.

J'ai le tort, pour une femme, de savoir ce que je veux...

et de l'obtenir.

Pardon.

La huit veut payer en dollar.

Excusez-moi.

- Bonne chance, docteur. - Merci, Louis.

Pardon. Excusez-moi.

- Bonsoir, ch�rie. - Regardez-moi.

Vous �tes nerveux. C'est �puisant, de gesticuler sur sc�ne.

On ferme la bo�te quelques jours.

- Vous serez � moi tous les soirs ? - Oui, ch�rie.

- Tous mes voeux de bonheur. - Merci. Ils sont exauc�s.

Ce n'est pas tous les jours qu'on tombe sur la femme id�ale.

Je trouve ce Louis tr�s sympathique.

- Oui... - Vous n'�tes pas emball�.

L'�me de la maison, c'est le patron, Paul.

- On ne le voit pas. - Malheureusement.

Qui sont ces 2 types, dans le coin ?

Je ne sais pas. Ils sont l� tr�s souvent.

- Bonjour, inspecteur. - Bonjour.

Mes condol�ances. J'ai appris la nouvelle ce matin.

- Bonjour, inspecteur. - Bonjour.

Mes condol�ances. J'ai appris la nouvelle ce matin.

Merci. Vous �tes gentil. Alors, ce billet de 100 dollars...?

C'est un faux, inspecteur. Toujours la m�me s�rie.

Le nez de Lincoln est de travers,

et surtout, le filigrane est tr�s p�le.

All� ? Ici l'inspecteur Leduc.

Envoyez d'urgence Dupuis au labo. Vous serez gentil.

Ah bon ? Merci beaucoup.

R�mi...

la t�l�phoniste vous adresse ses condol�ances.

C'est Suzanne ? Dites-lui que je suis tr�s touch�.

L'inspecteur est...

Ah bon ? Tr�s bien. Merci.

R�mi...

la 2nde standardiste vous adresse ses condol�ances.

- Dites-lui merci de ma part. - Entrez.

Je viens d'apprendre, pour votre belle-m�re.

- Toutes mes condol�ances. - Merci, Dupuis. Vous �tes gentil.

Bon. Leduc et moi sommes sur l'affaire du Mississippi.

Ah. Les faux dollars.

Comme je vais devoir remonter, pour les formalit�s de ma belle-m�re,

vous allez seconder Leduc. - D'accord, patron.

O� en est l'affaire ?

Il y a un ma�tre d'h�tel qui donne de faux dollars,

mais c'est Paul Latour qui nous int�resse.

Lemoine, cherchez-moi la fiche de Latour.

Latour doit rentrer ce matin pour le spectacle.

- Pour les r�p�titions. - Vous n'avez pas de chance.

Une si belle affaire g�ch�e par ce d�c�s.

C'est la vie. On n'y peut rien.

Je vais vous dire, on finira tous comme �a.

- C'est quand m�me terrible. - C'est terrible.

C'est terrible, parce que quand on se penche sur la question,

on se demande ce qu'on est. - Rien.

- On n'est rien. - "Rien."

On est l� aujourd'hui. Demain, o� sera-t-on ?

Je vois ma pauvre belle-m�re.

Je la revois � table avec moi devant son cassoulet.

- Le "cassoulet" ? - Qu'elle faisait merveilleusement.

- Je ne savais pas. - Ah oui. Mieux qu'au restaurant.

Alors l�, vous m'�patez, R�mi.

- Moi, je connais Le Petit Verdun... - Rue Gu�n�gaud.

C'est une sp�cialit� toulousaine.

Vous n'y �tes jamais all� ? Merveilleux.

On mange le cassoulet...

- Qu'est-ce que c'est ? - La fiche Latour.

Faites voir �a.

Paul Latour, arr�t� en 42 pour trafic de devise,

actuellement patron du Mississippi. C'est s�rement lui, le coupable.

On va faire une perquisition � la bo�te et le cueillir.

Il dispara�t p�riodiquement et personne ne sait o� il va.

Fernand, avez-vous vu Mademoiselle ?

Oui. L�.

- O� �a, "l�" ? - L�.

- Merde ! - Oui, c'est elle. Merci, Fernand.

Que fais-tu, Brigitte ? Nous devrions �tre partis.

Je d�bouchais cette vacherie de r�gulateur.

Quel vocabulaire ! Et tu es �lev�e dans le meilleur coll�ge de France.

- Que tu es vieux jeu, papa ! - Essuie le cambouis sur ta joue.

Si tu nous entendais, au dortoir, t'en apprendrais.

Je te crois sur parole.

Va t'habiller. Nous partons dans 5 minutes.

Je dois �tre au bureau � Paris.

Je suis plus importante que le bureau.

J'ai un cargo � quai, au Havre.

Je vais m'occuper des formalit�s de douane.

- Que fais-tu ? - Je vais nager.

Tu n'es pas s�rieuse.

Je n'ai pas le temps. La douane.

Sois gentille. D�p�che-toi.

- Il arrose la piscine, celui-l�. - Brigitte...

Brigitte ! Brigitte !

Sors de l'eau.

Sinon, je ne passerai pas le prochain week-end avec toi.

Brigitte, tu es insupportable. D�p�che-toi.

Brigitte !

Tes cheveux sont tremp�s. Quand arriverons-nous ?

- Ta directrice va �tre furieuse. - Cette vieille toupie.

Surveille ton langage, en ma pr�sence.

Je te promets, papa ch�ri.

Crotte ! Je t'ai mouill�. Zut ! J'ai dit "crotte".

Je te demande pardon, papa.

- C'est un grand b�b�. - Un b�b� comme �a, mon r�ve.

One, two.

One, two.

One, two.

Vous prenez trop d'eau.

One, two.

Jambes, corps, bras.

One, two.

Monsieur ne plante pas sa pelle dans l'eau.

Faster !

One, two.

One, two.

- Monsieur sue car il s'y prend mal. - Ben, je voudrais t'y voir.

� Londres, chez la duchesse de Kent,

j'entra�nais l'h�ritier. L'h�ritier �tait tr�s dou�.

- Il ne suait pas. - � Londres, il fait froid.

Ce n'est pas une question de climat mais de rationalisation de l'effort.

Si vous d�composiez ces mouvements de base,

jambes, corps, bras, au lieu de tout faire ensemble,

vous ne sueriez pas, ou du moins, moins.

- Pardon ? - "Ou du moins, moins."

Pardon.

- Bonjour, docteur. - Bonjour, J�r�me.

Qu'�tiez-vous en train de faire, Jean ?

Je d�composais, mon amour, pour ne pas suer.

Quelle horreur ! Choisissez un autre sport.

Le golf, le cricket, le tir au pigeon... un sport plus d�cent...

qui ne vous mette pas dans cet �tat.

Merci d'�tre venue me voir.

Avez-vous oubli� que nous publions nos bancs ce matin ?

Ce matin, ce n'est pas possible. J'ai une r�p�tition au Mississippi.

Paul Latour n'attendra pas.

- Notre mariage, lui, peut attendre ? - Non, mon amour.

Vous ne comprenez pas ce que je veux vous dire.

Vous �tes un enfant.

Il y en a pour une demi-heure. Ensuite, vous irez � la r�p�tition.

Papa, arr�te.

Qu'y a-t-il ?

Tu me laisses conduire ? Je veux �pater les copines.

- J'en ai besoin, pour rentrer. - Je ferai attention.

- Si j'ai la philo, tu me la donnes ? - Promis.

Encore 1 an dans la bo�te, tu plaques tes affaires

Encore 1 an dans la bo�te, tu plaques tes affaires

et on m�ne la vie d'amoureux. - Entendu, ma ch�rie.

La marche avant, c'est comme �a ?

La marche avant, c'est comme �a ?

Attention !

Brigitte !

Il y a des gens, dans la cour ! Ralentis !

Freine, Brigitte !

Attention. Je descends.

Brigitte, enfin !

- Mme la directrice. - Vous nous rendez Brigitte ?

A-t-elle eu un bon week-end ? Elle a pris tr�s bonne mine.

Brigitte, dis bonjour � Mme la directrice.

C'est un grand b�b�.

- Ma veste. - Ah oui.

- �a va ? - �a pourrait aller mieux.

J'ai fait publier mes bancs. J'ai la cha�ne au cou.

C'est le jour.

- Monsieur Clary ? - Oui.

Venez. L'inspecteur veut vous parler.

- Qu'est-ce que c'est ? - Des questions.

Paul Latour a dit qu'il ne viendrait pas ?

- Il est peut-�tre juste en retard. - Esp�rons.

Jean, on �coule de la fausse monnaie, au Mississippi.

Oui. Merci. Je suis assez grand pour m'expliquer.

- Inspecteur Leduc. - Tr�s heureux.

- Vous connaissez Latour ? - Je lui dois ma carri�re.

- Intimes, alors. O� est-il ? - Je ne sais pas.

Paul Latour ne se confie pas volontiers.

Je m'en aper�ois.

- J'ai mon id�e, l�-dessus. - Donnez-la.

J'ai cru comprendre que Latour avait une fille.

Je l'ai entendu t�l�phoner en province.

Je ne sais pas pr�cis�ment o�. C'�tait un coll�ge.

- Vous saviez qu'il avait une fille ? - Non.

11 h 40. � quelle heure devait-il �tre ici ?

- 10 h. - Bon. Attendons.

Puis-je t�l�phoner ?

- Allez-y. - Merci.

On va se les rouler jusqu'� demain ?

- Reprenez la r�p�tition. - En place, les filles !

Vous faites un m�tier passionnant.

All� ? Oui. C'est moi.

Oh ! Ch�rie !

C'est gentil, d'avoir appel�. �coute-moi.

- La plaisanterie est idiote, Jean. - Je t'aurais appel�e avant,

mais la police est au Mississippi. J'�tais occup� avec un inspecteur.

Ah. Ma petite caille, �a ne regarde pas les femmes.

Voyons-nous apr�s la r�p�tition.

- Chez toi ? - Trop imprudent. Je suis fianc�.

Alors rue des Martyrs ?

O� �a ? � la tour Eiffel ?

C'est une tr�s bonne id�e. Dans 2 heures.

Au revoir, ma petite caille. Je t'embrasse.

C'est la seule photo que j'ai sur moi.

Elle a un peu chang�, depuis.

Sa m�re �tait danseuse.

Elle m'a quitt� quand elle avait 3 ans.

Je l'ai �lev�e en la tenant � l'�cart du milieu du music-hall.

Elle me prend pour un riche armateur. Quand elle va d�couvrir la v�rit�...

Elle n'en saura rien. �a s'arrangera.

Je crains que non. Le type qui a fait le coup sait

que j'ai �t� arr�t� pour trafic d'or, pendant l'Occupation.

Il y a un coup dur, c'est moi qu'on arr�te.

Il a m�me peut-�tre fabriqu� des preuves.

Appareil japonais, tr�s bon. Tr�s bonne m�canique et pas cher.

- C'est gentil. Je ne peux accepter. - Il veut que tu les photographies.

Attention. Ne bougez pas. Souriez.

Voil�.

Merci.

Tu dois pouvoir �tablir ton innocence.

Mais la pr�ventive, le scandale, la petite � la porte du coll�ge...

La police va l'interroger, elle va me voir en prison...

- Je ne peux pas. - Que vas-tu faire ?

Passer en Suisse en fraude. � Lausanne, je contacterai un type.

C'est un truand, mais par lui, je saurai qui est derri�re ce trafic.

Il veut nous photographier. On ne peut pas refuser.

Si la police trouve ta fille...? De toute fa�on, on saura la v�rit�.

Plus tard. Et surtout pas de la bouche de la police.

C'est encore un b�b�.

Jean, veux-tu me rendre un grand service ?

Bien s�r.

Brigitte est au studio, avec ses camarades.

Les ch�res enfants r�p�tent leur danse champ�tre grecque

pour notre f�te de charit�. - Ma ni�ce n'est-elle pas pr�te ?

Elle a voulu r�p�ter une derni�re fois.

- C'est une passionn�e de danse. - C'est de famille.

- Notre p�re a invent� le tango. - C'est adorable.

Puisque vous �tes connaisseur, voyez la r�p�tition.

- Elles sont charmantes. - Mais je suis press�.

Vous avez bien quelques minutes.

Prince Igor Gorovine Wierinski. Le marquis de Saint-Ouen.

- Terriblement honor�. - Tr�s heureux, monsieur.

- C'est une grande fille. - Qu'est-ce qu'il a, le vieux ?

Mademoiselle, surveillez vos expressions.

Il me pelote.

Elle est un peu vive mais tr�s gentille.

Eh bien, Brigitte.

Brigitte, vous n'embrassez pas votre oncle ?

Je la tenais toute nue sur mes genoux... il y a quinze ans.

C'est un vieux cochon.

Eh bien, voil�. Venez, Brigitte. Mes hommages.

Non, marquis. Donnez-moi votre avis sur les danses champ�tres.

Igor, voulez-vous reprendre pour M. le marquis ?

Un, deux...

- Nous devons voir la directrice. - Entrez.

Ravissant. Ravissant. Mes hommages.

Vous n'avez pas vu le plus beau. Igor, montrez-nous ce mouvement.

- La pri�re. - Oui, madame.

En place, s'il vous pla�t. Un, deux...

Je vous demande pardon. Restez. Je reviens dans une minute.

- L'arrangement musical est de moi. - Excellent.

Impossible de juger. Piano infect.

Avez-vous parmi vos pensionnaires une nomm�e...

- "Brigitte Latour." - Oui.

Quelqu'un essaiera de la contacter.

- Son oncle est l�. - O� est-il ?

Cet homme est recherch� par la police.

- Il est vraisemblablement arm�. - Oui.

- Madame, o� est-il ? - L�.

L�, chef.

Dehors ! Frapper avant d'entrer.

Ne vous affolez pas.

- Dehors ou j'appelle la directrice. - Un, deux, trois.

Dehors, j'ai dit, par saint Nicolas !

Attention...

Allons. Ne vous �nervez pas.

Je suis prince Igor Gorovine Wierinski !

Arr�tez. C'est une erreur !

Le tueur, c'est lui !

- Venez. N'ayez pas peur. - Qu'est-ce que �a veut dire ?

- Votre papa nous attend. - Je sais. Il me l'a dit.

- Pourquoi ils vous recherchent ? - J'en sais rien.

C'est ce que je pensais ? Papa est un chef du Deuxi�me bureau ?

Vous devez me mener � lui, mais ils ont tout d�couvert.

Et des faux gendarmes doivent m'arr�ter.

- Venez vite. - Je ne suis pas habill�e.

- O� sont vos v�tements ? - Au vestiaire. Suivez-moi.

- On n'y arrivera pas. Impossible. - "Impossible" n'est pas russe.

On entend quoi ?

Attention. Les voil�.

L�.

Pardon, mademoiselle.

Arr�tez-le. O� est-il pass� ?

Pardon.

Tant pis, pour les v�tements.

Allons au verger. Ma voiture est derri�re.

Par ici.

- Ce coup-l�, j'y vais, chef. - C'est �a. Allez.

Laissez faire.

Ils me l'ont tu� !

- Je peux me relever ? - Non. On a un village � traverser.

Je vous aime mieux, l�. On dirait Jean Clary.

- C'est moi. - Formidable.

�tre enlev�e par une �toile de la chanson,

c'est un r�ve.

- Vous �tes romantique ? - Pas plus que �a,

mais il faut moins que �a, pour tomber amoureux.

Pas de blague.

Vous avez l'air sinistre. � quoi pensez-vous ?

- Au docteur et � J�r�me. - Je connais pas.

- �a ne va pas �tre facile. - Mes fesses !

- Pardon ? - J'ai mal aux fesses.

Vous pouvez vous relever, maintenant.

O� allons-nous ?

Chez moi. On ne peut pas passer la fronti�re.

Vous �tes � moiti� nue, sans papier, traqu�e par des espions sanguinaires.

Chut. Ne faites pas de bruit.

Vous allez dormir.

J'expliquerai votre pr�sence � J�r�me.

- D�j� debout ? - Il est 7 h 30, monsieur.

J'�tais � C�zanne, chez ma tante. Elle va se faire op�rer.

� C�zanne vous avez trouv� cette danseuse de strip-tease ?

- C'est une jeune fille. - Une "fillette".

Elle est habill�e tr�s... tr�s jeune.

Oh, vous, la danseuse hawa�enne, je vous conseille de parler.

- C'est une parente ? - Non. Je l'ai trouv�e.

� votre place, je l'aurais rendue � ses parents.

Elle ne les conna�t pas.

- Orpheline ? - Non. Amn�sique.

Elle ignore son nom, son �ge, d'o� elle vient.

Il fallait la d�poser � une gendarmerie.

- Je l'ai trouv�e rue Pigalle. - Tomb�e d'un cirque.

- Soyez poli, vous ! - Du calme.

- Je vais avertir la police. - Je l'esp�re.

Va pr�parer la chambre pour qu'elle dorme.

- Et Monsieur ? - Je m'installerai ici.

J'h�site � mettre cette personne dans le lit de Monsieur.

Elle a peut-�tre des puces.

- Dites donc ! Mal lav� ! - Va pr�parer la chambre.

"Danseuse hawa�enne", �a pouvait encore passer,

mais "mal lav�", jamais ! - Tu auras des excuses.

�a s'annonce bien.

Je ne peux pas entendre "puce" sans commencer � me gratter.

Il n'y a plus de domestique comme lui. La race s'�teint.

- Tant mieux. - Il a servi le duc de Windsor.

Il a �t� le majordome de la duchesse de Kent.

- Il a insinu� que j'avais des puces. - Il le supposait, sans plus.

Sa m�re est dame de compagnie de la reine de Su�de.

Soyez gentille. Faites un effort. Demandez-lui pardon.

- Pour vous, je veux bien. - Mademoiselle trouvera un pyjama

sur le lit.

Pardon.

- Il faut se mettre � genoux ? - Non. Au lit.

Oh, mais j'y pense. Il faut lui acheter des robes.

Tour de taille : 50. Tour de poitrine : 90.

Et des chaussures. Du 36.

- Tu t'en rappelleras, hein ? - Oui, monsieur.

All� ? Oui, mademoiselle.

- J'en ai pour la matin�e. - Oui. C'est moi.

Vous ne m'en voudrez pas, de d�jeuner � 15 h.

Je ne serai pas l�. Si, mademoiselle. Je suis l�.

J'ai r�p�tition.

Un porte-jarretelles, des bas et une chemise de nuit !

- "Une chemise..." ? - L'enqu�te peut se prolonger.

Souhaitons que la police soit bien faite.

All� ? C'est toi, Paul ?

�a n'a pas march�.

Elle est l�. Je suis arriv� trop tard. Ils �taient pr�venus.

Ton ami t'a donn� les renseignements ?

Qui ? "Milord" ?

Non. �a ne me dit rien.

C'est une piste int�ressante.

Absolument adorable.

Bonne chance, Paul.

- C'est papa ? - Oui. Il m'a dit de vous embrasser.

- Il va venir ? - Dans 2 jours,

quand il aura votre passeport. - Si les espions viennent ici...?

- Peu de chance. - Qui sait ?

Ben, il faudra me tuer. Allez vous coucher.

J'ai dit que vous �tiez gentille. Ne me faites pas mentir. Bonne nuit.

S'il arrive quelque chose, appelez-moi au secours.

D'accord.

Bonjour, M. Clary.

D�sol� de vous r�veiller. Vous n'�tes pas matinal.

Je faisais ma culture physique.

- Vous �tes seul ? - Oui, je suis seul.

Enfin, je veux dire... on peut parler ?

Comme vous �tes fianc�,

je ne voudrais pas troubler un t�te-�-t�te d'amoureux.

- Ma fianc�e n'est pas l�. - Connaissez-vous "Milord" ?

- Ma fianc�e n'est pas l�. - Connaissez-vous "Milord" ?

"Milord" ? Non. �a ne me dit rien.

Parmi les documents saisis hier au Mississippi,

nous avons trouv�, dans la correspondance,

plusieurs lettres

adress�es � un certain Milord.

- Pardon. La fum�e vous d�range ? - Mes cordes vocales...

"Les cordes vocales..."

Merci.

Je sais d'une fa�on certaine que ce Milord est en liaison

avec le reste de l'organisation.

La bonne pr�pare mon bain. Je lui dis d'arr�ter.

J'en ai pour une seconde.

- Pas de nouvelles de Paul Latour ? - Non.

Vous n'avez entendu personne l'appeler "Milord" ?

- Non. - Non plus ?

Cherchez bien, M. Clary.

Je cherche, monsieur. Je cherche.

Allez-vous-en Ne brisez pas ma vie

Allez-vous-en

C'est une id�e musicale. D�s que j'en trouve...

C'est pas mal du tout. C'est bien rythm�.

Trop haut pour moi, peut-�tre.

Monsieur, voici les v�tements. Qu'en fais-je ?

Pose �a sur la marche.

Inspecteur, je n'ai jamais entendu parler de lui.

Ah. Monsieur est de la police.

Il vient nous d�barrasser de la demoiselle de Pigalle.

Ne faites pas attention. Mon valet boit.

Bon. Eh bien, je vais vous laisser. Si vous apprenez quelque chose,

communiquez-le-moi. Oui. Je le ferai.

Au bureau, j'ai une ligne directe : la borne 12 34.

C'est facile � retenir. 1, 2, 3 et 4.

- C'est �a. - Pardon. Mon chapeau.

Crotte !

- C'est ma petite bonne. - Vous ne devez pas vous ennuyer.

Vous avez raison. Apr�s tout, vous n'�tes pas encore mari�.

- Allez. Au revoir, inspecteur. - Au revoir, M. Clary.

- � bient�t. - Je l'esp�re.

- Pardon. - Je vous en prie.

- J'y comprenais rien, � vos signes. - C'�tait un policier.

- J'y comprenais rien, � vos signes. - C'�tait un policier.

- Un faux ? - Non, un vrai.

Vous m'avez fait peur.

Vous m'avez fait peur.

- J�r�me ! - Voil�, monsieur.

Pr�pare mon smoking. Je d�ne avec le docteur, ce soir.

- Mon bain ! - Mon parquet !

- Il fallait faire attention ! - Pardon.

Je ne peux pas tout faire. Courir les maisons de couture,

colmater les inondations, nourrir les amn�siques que vous ramenez,

repasser vos chemises... - �a, je peux le faire.

Comme dit la reine de Su�de � ma m�re :

"Chacun � sa place et les vaches seront bien gard�es."

Elle peut t'aider.

Je file au Mississippi. J'ai une r�p�tition.

Ne la laisse pas sortir.

L'inspecteur m'a demand� de veiller sur elle.

Je ne demande qu'� me rendre utile. Dites-moi ce qu'il faut que je fasse.

Nous verrons.

Et un kilo de rumsteck. Le poker, �a tient toujours ?

Oui. Le patron sort ce soir avec son toubib.

Merci. Je viendrai avec Ernest et �mile.

D'accord.

- Tiens. Salut, Mme P�querette. - Bonsoir, beau blond.

Je suis venue te dire bonjour, avant la soir�e.

C'est gentil. C'est tr�s gentil, mais je suis d�bord� de travail.

Tu peux passer demain ?

- Alors, on ne fait plus la bise ? - Si.

Tu en fais une bobine, fiston.

Maman, je t'ai dit de ne pas m'appeler "fiston" ici.

- Mais le patron n'est pas l�. - Mais il y a...

Vous avez un fils charmant.

Vous ferez mes amiti�s � la reine de Su�de.

- J'adore cette ch�re vieille folle. - Mademoiselle,

vous avez une bonne frimousse. - Ce n'est pas l'avis de votre fils.

- Vous lui voulez du mal ? - Aucun, madame.

Mademoiselle, autant vous le dire. Le duc de Kent,

la princesse de Windsor, la reine de Su�de, c'�tait pour me...

- Mademoiselle comprend ? - Ne lui faites pas perdre sa place.

Que deviendrais-je ?

Si Monsieur apprenait la v�rit�, �a lui ferait tant de peine.

Plus vite ! Plus vite !

Elles sont lentes !

Chut !

Quand je quitte le micro, j'aimerais qu'elle fasse ce mouvement.

Regardez.

- Ils ont interrog� �mile. - Alors ?

Alors rien. Vous serez pr�ts ?

- Vous tenez � passer demain ? - Oui. D�brouillez-vous.

Allons. Reprenons. Mesdemoiselles, en place. On y va.

All� ? J�r�me, c'est moi.

Je rentre plus tard que pr�vu. Si le docteur appelle,

dites que j'irai la prendre � 21 h. Comment va Brigitte,

"Mlle Pigalle" ? - Elle va tr�s bien, monsieur.

- Elle a repass� ma chemise ? - Oui.

- Avec tous les plis ? - Je ne sais pas, monsieur.

- Elle n'est pas roussie ? - Elle n'est pas "roussie",

elle est br�l�e.

- Dis-moi ce qui se passe. - Une b�tise.

Le fer a br�l� la chemise et travers� la planche � repasser.

- Et...? - Il a fini sur le tapis de Smyrne.

Le tapis, en se consumant, a enflamm� la chaise

o� �tait pos� le smoking. - Et comment est-il ?

- Carbonis�. - Maintenant, que se passe-t-il ?

Maintenant, tout va bien.

- Ils sont l�. - Qui ?

Les pompiers.

- Dois-je leur donner quelque chose ? - J'arrive.

Ma parole, il y a le feu chez lui ?

- Qu'est-ce que je vais prendre ! - Il fallait l'avertir.

Vous avez bien fait. De toute fa�on, il l'aurait bien vu.

C'est probable. Ces messieurs prendront un verre ?

On n'est pas au r�gime sec.

Je vous en prie.

Encore merci.

J�r�me !

- J�r�me ! - Monsieur m'a appel� ?

- Tu es un �ne. - Monsieur perd son self-control.

Je retiendrai cet incendie sur tes gages.

Quand nous nous sommes �chou�s dans le golfe Persique,

avec le duc de Windsor, il n'a pas retenu le prix du yacht

sur mes gages.

- Pardon. - C'est ma faute.

Je ne fais que des b�tises. Je vous demande pardon.

Allons. Ne pleurez pas. Tout le monde fait des b�tises.

- N'en parlons plus. - Si.

C'est affreux, ce que j'ai fait. Affreux.

- Salut. On vient pour le poker. - Chut !

Le patron n'est pas parti.

Vous �tes si gentil. Si gentil !

Tout ce que je trouve � faire, c'est de br�ler votre maison.

Ce n'est rien. Ces rideaux �taient horribles.

On en prendra des neufs. Ce sera plus joli qu'avant.

Et le smoking ! J'ai g�ch� votre soir�e.

- Au contraire. C'�tait une corv�e. - Vous dites �a pour me consoler.

Je te jure que non. J'�tais invit� chez des gens tr�s snobs

et tr�s ennuyeux. Tiens. Regarde. Dans le genre...

"Bonjour, ma ch�re. Je ne vous ai pas vue, hier."

- Et alors ? - Ben...

Je vais voir ce qui se passe.

"Bonjour, Excellence. Toujours aussi vert."

"Mon cher ami, quatre-vingt-cinq ans,

"trois ma�tresses, toute ma t�te."

Eh ben...

�a ne va pas fort, pour le patron.

"Quelle est cette ravissante enfant ? On en croquerait."

"Je ne sais pas, Excellence. C'est peut-�tre Cendrillon."

Je ne vous ai jamais vue, mademoiselle.

Je ne vous ai jamais vue, mademoiselle.

Vous ne dansez pas ?

Je voudrais bien, mais je dois quitter le bal � minuit.

Nous avons cinq minutes. � moi, vous pouvez le dire.

- Vous �tes Cendrillon. - Non.

Je suis la fille d'un pirate.

Un salon n'est pas un endroit pour vous.

Je cherche quelqu'un qui m'arrache � ma vie d'aventure.

- Tous ont trop peur. - Peur de vous ?

Ils me croient cruelle.

Pourtant, sur le navire de papa, apr�s le pillage,

j'embrasse ceux qui vont mourir. - Je me sens partir.

Mon coeur faiblit.

Vous mentez, monsieur. Il est gaillard, votre coeur.

Tip, tape.

- Quelle heure est-il ? - Encore une minute.

C'est presque fini.

Il fallait qu'un homme me prenne la main, y pose un baiser

et prononce le mot magique.

- Avant le dernier coup de minuit ? - Oui.

Minuit.

Adieu, monsieur.

All� ?

Ah oui ! J'ai eu des ennuis m�nagers, docteur.

Ma maison a br�l�.

"Pourquoi je dis 'docteur'" ? Je ne sais pas.

Ma maison a br�l�. Je ne vais pas en faire un plat.

J'ai dit "un plat".

"Bizarre" ? Non, ce n'est pas bizarre.

Nous n'irons pas chez Loulou. Ne vous �nervez pas. Je viens.

J�r�me, sors-moi un costume fonc� tout de suite.

Je pr�viens Monsieur que je re�ois quelques amis, ce soir.

- Qui est ce docteur ? - Ma fianc�e.

- Comment est-elle ? - Sa photo est sur la petite table.

Ah. C'est elle ?

Elle est jolie. Elle doit �tre intelligente.

R�unir ces deux qualit�s chez une femme, c'est rare.

Moi, je suis un vrai cancre.

J'ai pass� mon premier bac � dix-sept ans.

J'ai copi� � l'�crit,

fait de l'oeil � l'examinateur � l'oral.

Lili, � quel �ge avez-vous pass� votre premier bac ?

� quinze ans.

- Vous avez charm� l'examinateur ? - Pour qui me prenez-vous ?

C'�tait pour savoir si c'�tait courant, de faire cela.

Ce n'est pas une pratique tr�s recommandable.

Ah. Vous avez raison.

- Rentrez chez vous, pour dormir. - Non.

- Ne soyez pas grossier. - Non. Vous m'avez mal compris.

Chez moi, c'est impossible. Il n'arrive que des catastrophes.

Alors je vous permets de dormir ici. Vous n'avez pas peur de moi ?

Quand je suis dans vos bras, je m'enflamme.

Oh non.

- Qu'y a-t-il ? - Vous avez eu un mot malheureux.

Vous �tes impossible, ce soir.

Sortons d�ner. Cela vous fera du bien.

C'est une bonne id�e. J'ai si faim ! O� voulez-vous aller ?

J'ai entendu parler d'un restaurant charmant.

�a s'appelle "Le Pirate".

Qu'est-ce que j'ai dit, encore ?

- Vous avez dit "le pirate" ? - Je ne devais pas ?

Si, vous pouviez le dire, mais pourquoi l'avez-vous dit ?

Je l'ai dit parce que je l'ai dit. Qu'est-ce que �a veut dire ?

�a ne veut rien dire.

Allez. On y va.

- Je voudrais jouer aussi. - Le poker est un jeu difficile.

- Je sais jouer ! - Si Monsieur l'apprenait...

Il aimerait mieux apprendre �a que d'autres choses que je sais.

Pardon.

J�r�me, pr�tez-moi mille francs.

� six, la quinte bat le brelan.

- On peut blinder ? - Oui.

Alors, on cave � quinze cents. D'accord ?

Avec moi, vous allez souffrir.

D'autres cartes ?

Lessiv�. Et pourtant...

Cent plus cinquante.

- Plus deux cents. - Cent de mieux.

Plus cinquante.

- Ton tapis. - Je me d�gonfle.

- Je suis s�r qu'elle bluffait. - Alors il fallait voir.

- Pourriez-vous me pr�ter 1 000 F ? - Naturellement.

- L'orchestre �tait de 1er ordre. - Vous dansez merveilleusement.

- Quoi ? - Un pressentiment.

Avec vos catastrophes et votre incendie...

- Laissez. - Si c'est pour moi...

�a ne fait rien.

All� ?

C'est moi, J�r�me. Une seconde.

- Vous voyez ? J'avais raison. - Je reviens tout de suite.

Qu'est-il arriv� ?

Eh bien, Mademoiselle, monsieur, elle est en prison.

Hein ? La police me cherche aussi ?

Non, monsieur. On ne m'a pas demand� o� vous �tiez.

J'accouche aussi vite que je peux, monsieur.

Mes amis, en partant,

ont �chang� sur le trottoir des r�flexions maladroites

avec des repr�sentants de l'ordre. Mademoiselle a pris leur parti

et elle a donn� aux agents des noms... qu'elle n'aurait pas d�.

Pauvre petite. Dieu sait ce qu'elle subit.

Le commissariat a t�l�phon� demandant si elle �tait la soeur de Monsieur,

situation...

Comprenez que je ne peux pas accoucher

de la charrue avant les boeufs.

J'ai r�pondu qu'effectivement, Monsieur �tait son fr�re.

�a doit �tre affreux pour elle. Je ne perds pas une seconde.

- C'est "affreux" pour qui ? - "Pour qui" ?

Pour ma tante Ren�e, �videmment.

C'est la 1re fois que j'en entends parler.

Que lui arrive-t-il ?

Elle est op�r�e de la v�sicule biliaire.

Pauvre femme.

Allons, ch�ri. D�tendez-vous. Essayez de n'y pas penser.

Nous sommes si bien, tous les deux.

Lili, vous voudriez que je m'abandonne au plaisir

alors qu'on enl�ve la v�sicule de ma tante ?

Pour qui me prenez-vous ?

- Jean, o� allez-vous ? - � la clinique.

Il se passe quoi, l�-dedans ?

- Je vais lui tordre le cou. - Vous n'avez pas le droit. L�che !

On l'enverra � la fourri�re.

Vos gueules, l�-dedans !

Bonjour. Je suis Jean Clary. Je viens chercher ma soeur.

- Ce n'est pas trop t�t. - Vos papiers.

On vous conna�t, mais on fait les choses en r�gle.

J'emporte le perroquet. Il n'ira pas � la fourri�re.

Je retrouverai son propri�taire.

- On en sera d�barrass�s. - Viens, Jacquot.

Une chance qu'elle soit votre soeur.

La prochaine fois, �a pourrait finir en correctionnel.

- Elle ne l'a pas vol�e. - Grande brute !

- C'est quoi, cette b�te ? - Un perroquet. Je l'emm�ne.

- Pas question. - Je ne partirai pas sans lui.

Viens. Messieurs...

Au revoir.

Je t�cherai d'organiser quelque chose � la maison.

Je te demande pardon, pour cette claque. J'�tais �nerv�.

- Ne cherchez pas d'excuse. - Je m'en voudrais.

- Quel est cet animal ? - Un perroquet perdu.

Amn�sique, sans doute.

Arr�tez de ramener tous les matins des personnes trouv�es.

Je t'avais d�fendu de la laisser sortir.

- Engagez une nurse. - Pas d'�nervement.

Elle n'est plus l� pour longtemps.

- O� va-t-elle ? - Je ne sais pas.

Pauvre enfant.

- Elle est un peu vive... - Ce n'est pas une mauvaise fille.

Elle a un coeur d'or.

Mademoiselle gagne beaucoup � �tre connue.

Quand vous d�sirerez petit-d�jeuner, appelez-moi.

Oui. Merci, J�r�me. Je t'appellerai.

Dans ma t�te

C'est b�te, b�te, b�te

En chantant je ne sais quoi

Dans ma t�te

C'est b�te, b�te, b�te

Les mages...

...me d�rangent

- Jean, je crois... - Non.

- Il ne faut pas jouer � ce jeu-l�. - Je ne joue pas.

- Jean... - Tais-toi.

Va te recoucher. Pourquoi es-tu descendue ?

Pourquoi m'as-tu embrass�e ?

Depuis deux jours, je ne fais que des b�tises.

- Tu es amoureux ? - Oui. De ma fianc�e.

Tes yeux ne savent pas mentir.

File dans ta chambre.

Restes-y jusqu'� l'arriv�e de ton p�re.

J�r�me, le petit d�jeuner.

J'avais peur que vous soyez � la clinique.

- J'arrive juste. - Votre tante...?

- Hors de danger. - J'en suis heureuse.

- Le fameux incendie. - Le petit d�jeuner, monsieur.

- C'est la tasse pour Mademoiselle. - Oui. D�jeunons ensemble.

Bonjour. Je n'avais pas remarqu� votre pr�sence.

- Alors pourquoi cette tasse ? - � tout hasard.

"� tout hasard" ? Pour quelle demoiselle ?

- Ma petite soeur. - Votre tante, votre soeur...

De la famille que vous m'aviez cach�e.

Je vous en ai souvent parl�.

De la famille que vous m'aviez cach�e.

Je vous en ai souvent parl�.

Tenez. Voici sa photo.

C'est une fillette.

Elle est malheureuse, chez papa. Il la bat.

Pauvre gosse. Elle ne prend pas son petit d�jeuner ?

Elle dort. J�r�me vous a entendue, il a cru que c'�tait elle.

Je vous beurre une biscotte.

Ma petite... soeur. Docteur Rocher-Villedieu.

- Ravie de vous conna�tre. - Merci.

Je pensais t'apporter un matelas.

- Je n'allais pas dormir. - Ah bon.

- Maintenant, va te coucher. - Pourquoi ? Tu dors plus, toi.

Je ne suis pas une fillette.

- Quel �ge a cette "fillette" ? - Treize ans.

- Je suis en avance pour mon �ge. - Va te coucher.

- Porte-moi. - Tu es ridicule.

Portez-la, puisqu'elle vous le demande.

- Au revoir, docteur. - Elle est d�licieuse.

C'est un grand b�b�.

- Tu me le paieras. - Je t'aime.

Vous me prenez pour une idiote ? C'est �a, votre "petite soeur" ?

- C'est l'a�n�e. - Vous avez d�pass� la mesure.

- N'essayez pas de me revoir. - Je vais vous expliquer.

- Lili... - L�chez-moi.

�coutez-moi. Vous avez raison, ce n'est pas ma soeur

mais la fille de Paul Latour. Nul ne doit la savoir ici.

- Expliquez-vous. L'incendie...? - C'�tait elle.

- Votre tante...? - C'�tait elle.

N'en parlez � personne.

Jean, �tes-vous amoureux d'elle ?

- Cette gamine odieuse ? - Vous n'avez pas r�pondu.

Vous me faites beaucoup de peine.

- � poil ! - Qu'est-ce ?

- Un petit perroquet. - Tu auras du boudin !

Allons-nous-en. Je ne veux pas rester.

J�r�me ! J�r�me, appelle Fran�ois. Mets une annonce.

J'offre une r�compense au propri�taire du perroquet,

s'il se fait conna�tre. Que �a passe aujourd'hui.

Bien. Monsieur d�jeunera ici ?

Non. Je rentre apr�s la premi�re.

J'en profite pour vous dire le mot traditionnel.

Pardon ?

Monsieur ne voit pas ? Un mot en cinq lettres.

Ah oui. Merci.

Je t'interdis de laisser sortir la petite.

- Pas de r�p�tition ? - Pas pour la g�n�rale.

- Allons � la facult�. - Pourquoi ?

J'ai une conf�rence. Cela vous instruira.

Vous croyez ?

� nous deux, toi.

Vache !

Toupie !

Cette science, dans la psychanalyse, occupe une place particuli�re.

Ce qu'a dit Aristote : "La vie du r�ve est le travail

"qu'accomplit l'�me durant le sommeil."

�tudions la formation du r�ve.

Primo, le besoin de sommeil.

Secundo, le d�sir du subconscient de s'exprimer.

Tercio, la s�paration d'avec le monde ext�rieur.

Nous n'h�siterons pas, en pareil cas...

Vous n'avez jamais entendu parler d'un certain "Milord" ?

Le symbole de la c�r�monie nuptiale offre un autre exemple.

Chez les B�douins, le fianc� rev�t la fianc�e d'un voile

sous lequel elle est enti�rement nue.

Il permet aux pens�es latentes de s'exprimer, en somme,

d'images et de sc�nes visuelles.

Gr�ce au processus du r�ve,

le produit de cette action commune est d�vers� dans le r�ve,

ph�nom�ne hallucinatoire et inoffensif.

La continuation du sommeil... est ainsi assur�e.

Ah ! R�mi ! Content de vous voir.

- L'histoire Latour, o� �a en est ? - Introuvable.

Et votre prisonnier, toujours aussi peu bavard ?

Un vrai tombeau.

� propos, comment �a s'est pass�, cet enterrement ?

Un vrai tombeau.

� propos, comment �a s'est pass�, cet enterrement ?

Ah. Bien. Tr�s bien. Tr�s r�ussi.

J'y ai revu un copain de r�giment.

�a faisait 15 ans qu'on ne s'�tait pas vus.

On a �t� mang� au bistrot en face au cimeti�re.

On a tr�s bien mang�. J'ai pens� � vous.

On a mang� un coq au vin pour cinq cents francs. �patant.

Non. Cinq cents francs le coq au vin ?

Et le tout. Le menu. Et copieux !

Et "copieux" ? Dites donc !

Je vais toujours rue Balard. C'est merveilleux.

Ils ont un petit blanc d'Alsace extraordinaire et pas cher.

Comptez dans les cent-quatre-vingt la bouteille.

Ce n'est pas cher. Qu'est-ce que c'est ?

La photo que vous m'aviez demand�e. C'est arriv�.

Je recherche la petite Latour.

Par elle, je vais retrouver facilement le p�re.

- Laquelle est-ce ? - La 3e � gauche. Il y a une croix.

�a par exemple. Je la connais, cette fille-l� !

O� ai-je pu la voir ?

Bon Dieu. O� est-ce que j'ai pu la voir ?

Il va trouver. Avec sa m�moire, �a ne m'�tonnerait pas.

C'est un fichier humain, ce gars-l�.

O� est-ce que j'ai pu la voir ?

Pardon, mademoiselle.

Il aurait pu m'inviter.

C'est vrai ! Je meurs d'envie de le voir sur sc�ne.

C'est cette chipie qui lui fait peur.

Il est comme un petit gar�on, devant elle.

Pourtant, il ne l'aime pas. C'est visible. Mais elle...

- L'�chelle ! - Tenez bon, J�r�me !

Mademoiselle serait bien aimable, de me la passer.

Si je tenais le mis�rable qui a fabriqu� cette �chelle,

la prison !

Je n'en ai plus besoin.

Entrez.

- Que se passe-t-il, Milord ? - Voil�.

"Propri�taire perroquet vert perdu hier

"pri� de se faire conna�tre d'urgence.

"Clary, 16 rue de l'�table."

- �a ressemble au signal. - Oui, bien s�r,

mais pourquoi venant de Clary ?

- Une co�ncidence ? - Non.

C'est Latour qui lui a fait mettre l'annonce.

C'est une vacherie, �a.

Si Jules y va avec les faux dollars et qu'on l'�pingle, on est foutus.

- Comment sait-il, pour l'annonce ? - J'en sais rien,

mais si c'est l'un de vous qui a parl�,

il peut retenir sa place au P�re-Lachaise.

- J'ai la forme. - Vous avez dormi toute la journ�e.

- Bonjour, Louis. - Bonsoir, Clary.

Mes hommages.

- Ce soir, vous venez � ma table. - C'est entendu. � ce soir.

Oh. Pardon.

Attention. J'ai mis une heure � l'ouvrir, en arrivant.

- Pardon. - Allez.

Personne ne sait rien ?

Il faut leur dire de ne pas apporter les dollars.

Je ne peux les joindre que par les petites annonces.

- Il faut r�fl�chir. - D�d�, le Fris�, � vous de jouer.

Clary et Latour ne vous connaissent pas.

Allez chez Clary intercepter celui qui aura les faux dollars.

En g�n�ral, il a une petite valise en parchemin.

Faites vite. Il serait capable de tout g�cher.

Ai trouv� perroquet. Stop.

Pardon ?

"Ai trouv� perroquet. Stop."

Ah ! Monsieur vient pour l'annonce. Entrez.

C'est pour le perroquet.

- Ai trouv� perroquet. Stop. - C'est tout ce qu'il sait dire.

Voulez-vous nous laisser, mon ami ?

Mon ami, laissez-nous.

Tu auras du boudin !

Ah. Vous avez un perroquet ? Ce n'est pas b�te, �a.

�vid�mment. C'est pour �a que vous venez, non ?

Vous �tes m�fiante, vous. Vous avez raison.

On ne se m�fie jamais assez des gens.

- Sauf de la police. - Quoi ?

Je plaisante.

Vous n'en �tes qu'� vos d�buts, mais vous irez loin, vous.

- Vous croyez ? - Ah oui.

Vous avez la trempe d'une Mata Hari.

Pourquoi dites-vous �a ?

Parce que je juge mon homme du premier coup d'oeil.

Vous savez que Milord a bien fait, de changer de lieu de rendez-vous,

avec ce qui s'est pass�.

Alors, dites-lui que de notre c�t�, tout s'est pass� tr�s bien.

Mata Hari, va. Allez. Au revoir, petite fille.

Vous ne prenez pas le perroquet ?

Ah. Imaginez que je n'ai pas vu le lien.

Sacr�e Mata Hari.

C'est tout � fait mon impression.

Il a oubli� sa valise. Il reviendra la rechercher.

C'est quand m�me curieux.

All� ?

Non, il n'est pas l�. Il est au Mississippi.

Oui ! C'est moi !

Mon petit papa, j'en ai des choses � te raconter.

Oui, je vais tr�s bien. Et toi ?

Mais o� es-tu ?

Alors, tu es l� dans une heure ?

Ce soir m�me ? Pourquoi ?

Bon. Je serai pr�te.

Oui, mon petit papa.

Alors Mademoiselle n'est plus amn�sique ?

Mon p�re me remm�ne tout de suite.

- Tout s'arrange. - Je ne trouve pas.

Le fou doit revenir prendre sa valise.

C'est s�rement �a.

Pas la peine de moisir ici. Les poulets peuvent rappliquer.

J�r�me !

J�r�me, rassurez-moi. Est-ce qu'ils vous ont tu� ?

Je le crains, mademoiselle.

Le duc disait toujours que j'avais la t�te dure, mais...

- Non. Pas � moi, J�r�me. - Ah oui.

Excusez-moi. Je ne sais plus o� j'en suis.

Au secours !

Police ! Il faut que j'avertisse la police.

- Ah non. Pas la police. - Qu'est-ce qui vous prend ?

C'est une histoire d'espionnage.

Pr�venons Jean. Il nous dira quoi faire.

Qu'�crivez-vous ?

Un mot pour dire � papa o� l'on va. On laissera la cl� sur la porte.

C'est la valise.

Venez m'aider.

- Alors ? - Chut.

Ce sont ceux qui vous ont assomm�.

- Si on pouvait les entendre. - Vous savez...

ils doivent parler de choses et d'autres. Venez.

Chut.

Bon. Ne vous occupez plus de cette valise.

Vous vous �tes bien d�brouill�s, mais c'est pas fini.

Dans quelle mesure Clary est impliqu� ?

Dans quelle mesure Clary est impliqu� ?

On peut lui poser des questions. Au Fris�, on lui r�pond toujours.

On peut lui poser des questions. Au Fris�, on lui r�pond toujours.

T�chez de savoir ce qui se passe.

- On y va tout de suite ? - Dans un quart d'heure.

Attendez dans les coulisses. Faites-le passer par la cour.

- Je vais placer la voiture. - Emmenez-le � Saint-Cloud.

Du travail d'enfant, Milord.

Ne perdez pas de temps. Je vais dans la salle.

Je vais alerter la police.

- Alors je dis tout � Jean ? - Non.

- J'appelle mes amis en renfort. - Bonne id�e.

H� ! Jean !

Jean !

Personne dans les coulisses pendant le spectacle. Sortez vite.

Viens tout de suite au Mississippi avec les copains.

Il faut nous sauver la mise, � moi et � l'amn�sique.

Bon. Compte sur moi. J'appelle Jojo.

Carnot, nord, treize, dix-neuf.

All�, Jojo ?

Tu pourrais venir au Mississippi rendre service � la petite ?

"Au Mississippi" ?

Oui. Pour rendre service � la petite.

Je ne peux pas y aller comme �a !

Tu n'en as pas pour longtemps, pour t'habiller. Passe un pantalon.

C'est un service qu'on te demande.

Alors, tu viens ? � Pigalle.

Attends-nous dehors. �a se passe � l'int�rieur.

Vous avez pass� la journ�e avec Jean ?

- Il est �trange. - Que voulez-vous dire ?

Je ne sais pas. Il est agit�, nerveux. "�trange" est le mot.

�a par exemple !

- Cette fille vous int�resse ? - Elle �tait chez lui, ce matin.

- Il a un culot ! - Qu'a-t-il dit ?

Une histoire incroyable. Ce serait la petite Latour.

Elle se cacherait chez lui. Et je l'ai cru.

"La petite Latour" ? Excusez-moi.

Quand tu es l�

J'ai mon coeur qui bat Du bruit, du bruit

Soudain, des frissons tr�s doux

Me parcourent le dos, les reins, le cou,

Plus rien ne compte, pour moi, quand tu es l�

Le monde peut s'�crouler �a ne me g�ne pas

Pour moi, le seul univers C'est la douceur de tes yeux verts

Un seul regard de toi et tout s'�claire autour de nous

Un seul sourire de toi et je poss�de tout

- Tu es un d�mon. - Les espions veulent te kidnapper.

- Sur le bateau pirate ? - Ils sont venus � la maison.

Regarde-les.

- C'est Louis, le g�rant. - Ce n'est pas Louis, c'est Milord.

- Tu es s�re ? - Les autres l'appellent comme �a.

Il nous faut aussi la petite. C'est la fille de Paul Latour.

Il va sortir de sc�ne.

- Sortons par la salle. - Regarde.

Je ne vois rien que toi, quand tu es l�

J'ai mon coeur qui bat Du bruit, du bruit

Soudain, des frissons tr�s doux

Me parcourent le dos, les reins, le cou

- Il faut les obliger � sortir. - Comment ?

Envoyez le num�ro suivant.

�a y est. J'ai trouv�.

Je l'ai vue chez Jean Carly, dans une serviette de bain.

- Allons-y. - Je le savais.

Je savais qu'il trouverait, avec sa m�moire.

Croyez-moi, mes enfants, pas d�plaisante � regarder du tout.

Il faut y arriver.

Brigitte ?

Brigitte ?

Brigitte ?

- Vous avez l'air bien press�. - C'est Paul Latour, patron.

Vous �tes fait. Et pas de discussion.

- Mais... - Pas de "mais".

- Il a peut-�tre des choses � dire. - Ma fille est en danger.

Ils sont cuits.

Que peut-on faire ?

L�chez-moi !

Jean !

Au secours !

- Jean ! O� �tes-vous ? - Ici !

- Haut les mains. Contre le mur. - R�p�tez ce num�ro plus tard.

- Ce n'est pas le moment. - Jean, aimez-vous cette fille ?

- Nous en reparlerons. Laissez-moi. - Pas avant votre r�ponse.

- Pr�venez la police. - C'est pour vous d�barrasser de moi.

- Aimez-vous cette jeune fille ? - Oui.

J'avais devin�. Adieu.

Jean...

Brigitte !

- Allez. Debout. - Je t'ai fait mal ?

Non. Ce n'est rien. On est dans de beaux draps.

C'est dangereux, ici.

Attendez.

Agissez avec discernement. Quand je dis "hop", vous tapez.

Hop ! Rat�.

Courage, monsieur. Nous voil� !

L� !

Emparez-vous de la petite.

Au secours !

Quand je dirai "hop", vous tirerez.

Attention.

Hop !

- Rat�. - Pardon, Jean !

Pardon, Jean. Pardon.

Attention !

Emparez-vous de Jean Clary.

Dans quel �tat est Monsieur ! Cela est ma faute.

J'aurais d� appeler la police, mais j'ai �t� l�che, monsieur.

J'avais peur que Mademoiselle vous raconte tout.

- "Tout", quoi ? - Voil�, monsieur.

Quel bruit, ici.

Ouvrez-moi !

- Tu n'as pas servi la duchesse ? - Si. Une fois, sur le bateau,

entre Dieppe et New Heaven. Excusez-moi, monsieur.

Je lui ai apport� un verre d'eau. J'�tais gar�on de cabine.

Oh l� l�.

J�r�me, je te donne tes huit jours.

- Je les m�rite. - Jean ! Aide-moi ! Au secours !

Le Japonais de la tour Eiffel !

Alors, c'est la photo que...

Bravo ! Elle est rudement...

Jean !

- Brigitte... - Papa !

Alors, tu sais tout, maintenant.

- Tu es un agent secret ? - Non.

Je vais beaucoup te d�cevoir.

Je suis le propri�taire du Mississippi.

Milord, avec nous, on n'a pas le dernier mot.

Tu pourras y r�fl�chir.

Ouvrez-moi !

Ouvrez-moi !

- Jean a une chose � te demander. - �pouvantable.

C'�tait �pouvantable.

J'entendais des gens crier, tomber, je ne pouvais rien voir.

Paul ! Je ne m'attendais pas � vous trouver ici.

- Mais alors... c'est votre fille ? - Oui, docteur.

Pardon, Jean. J'aurais d� vous croire,

mais cette apparition sur sc�ne �tait impr�visible.

� cause d'elle, j'allais rompre nos fian�ailles.

Vous ne m'en voulez pas, n'est-ce pas ?

Guili-guili.

- Oh. C'est tout le portrait de papa. - Viens avec moi.

Le biberon de M. G�rard.

Non, Jean.

Pendant la phase pr�-oedipienne d'attachement, la maman le nourrit.

Ch�rie...

il para�t que je n'ai pas le droit de lui donner son biberon.

Ce b�b� est nerveux. S'il pleure, dans le noir, ne faites rien.

- Ce n'est pas mauvais ? - Au contraire.

- Qu'il ne dorme pas dans la lumi�re. - Je suivrai vos conseils. Merci.

- Que ferions-nous, sans vous ? - Et Brigitte ?

- Elle tient bien son r�le de maman. - C'est vrai.

Le grand b�b� est devenu une parfaite m�nag�re.

Adaptation : Tinh-di Tang

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