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(musique douce)
- Prête, Billie? - Prête, Théa.
- C'est parti!
- Voilà l'excellente histoire de nos pères.
- Je suis Bill S. Preston Esquire.
- Et moi, c'est Ted Théodore Logan.
(en choeur): Et on est les Wyld Stallyns!
- C'est sûrement là que vous les avez vus la première fois.
(en choeur): Place au rock and roll!
DERNIÈRE HEURE: LES WYLD STALLYNS ATTIRENT DES FOULES RECORDS
- Et là, c'était probablement la dernière.
- Peu de temps avant notre naissance,
on leur avait prédit qu'ils composeraient
une chanson qui unirait le monde entier.
- Ce qu'ils croyaient avoir fait
avec leur grand hit Those Who Rock.
- Non seulement cette chanson n'a pas uni le monde,
LE GROUPE LÉGENDAIRE SE SÉPARE
mais le groupe s'est séparé.
- Nos pères, à nouveau seuls, ont tout fait pour renouer avec le succès.
UN AUTRE ESSAI MUSICAL DÉCEVANT
- Mais le problème, c'est que plus ils essayaient,
moins les gens semblaient s'intéresser à leur musique.
LEUR NOUVEL ALBUM EST UN FLOP
UN RÉSULTAT MERDIQUE
Non seulement ces échecs
pesaient sur eux et leurs familles...
- Mais le monde qu'ils étaient censés unifier...
- Commençait à s'effondrer.
- Ouais, le temps se repliait sur lui-même.
L'heure était grave.
- Quoi? Quoi?
- Méga grave - Faites du bruit!
Oh!
- Enfin bref, c'est comme ça qu'on en est arrivés là.
BILL ET TED FONT FACE À LA MUSIQUE
- Bonjour, chers amis et êtres aimés.
SAN DIMAS, CALIFORNIE AUJOURD'HUI
- Bienvenue à tous pour célébrer cet événement méga réjouissant!
- Ted et moi avons connu Missy
dans de multiples fonctions depuis près de 40 ans.
Elle a d'abord été notre gardienne quand on avait 10 ans.
- Puis on l'a invitée ensemble au bal des finissants
quand elle était en secondaire 5, et nous en 3.
- Ouais! Deux ans plus tard,
elle a épousé mon père
et Missy est devenue ma maman.
- Après avoir quitté le père de Bill,
elle a épousé mon père et elle est devenue ma maman.
- Aujourd'hui, elle va épouser le frère cadet de Ted,
l'officier Deacon Logan.
(applaudissements)
Ouais.
- Missy! Bill et moi,
de concert avec ma merveilleuse femme Élizabeth
et notre fille Billie...
- Et ma merveilleuse femme Joanna
et notre fille Thea
te réaccueillons dans la famille...
(en choeur): À bras ouverts.
(applaudissements)
- Si je fais pas d'erreur, cette union fera de Deacon
son propre beau-père et Ted son propre oncle.
- Et je pense qu'elle fera de mon père son propre fils.
- Et sur ces belles considérations,
pour votre première danse,
nous voudrions vous offrir un magnifique cadeau de mariage.
Un aperçu en avant-première
de notre nouvelle création sonique.
- On n'est pas certains
que c'est cette chanson qui unira le monde...
- Mais ça se pourrait bien. - En tout cas, on l'espère.
- Ouais.
En place.
- Je te parie qu'on va assister
à un autre flop des Wyld Stallyns.
- Un, deux. Un, deux.
- Viens danser, Maxi Deaky.
- Allons-y, Sexy Missy.
- C'est le surnom que me donnait ton père.
- J'ai fait exprès, bébé.
- On va vous jouer les trois premiers mouvements du morceau.
(en choeur): La force mythique qui unit les hommes,
la chimie, la physique et la biologie de la nature de l'amour,
une exploration du sens ultime de la vie!
- Première partie.
(applaudissements)
(raclement de gorge)
- Prêt, Bill? - Prêt, Ted.
Et un. - Deux.
(en choeur): Un, deux, trois, quatre.
(chant de gorge)
(musique étrange)
- Ah!
- Je te l'ai dit des centaines de fois, papa,
Bill et moi, on doit continuer jusqu'à--
- Ouais. Jusqu'à ce que votre musique unisse le monde.
- Chef Logan, les personnes du futur nous ont dit--
- Bill, vous n'avez pas voyagé dans le temps, c'est faux.
Vos femmes ne viennent pas du Moyen Âge.
- Si, elles en viennent. - Vous n'êtes allés
ni au paradis ni en enfer. - On y est allés!
- Non, c'est faux. - C'est vrai.
- Vous savez pourquoi? Parce que c'est impossible.
Je vais vous donner un bon conseil.
- Oh, ça recommence. - Trouvez-vous un vrai emploi.
Servez d'exemples à vos filles, les gars.
Oh, suis-je bête... C'est déjà fait.
Elles ont 24 ans, elles sont au chômage
et habitent chez leurs parents.
Bébés, vous les surnommiez Petit Bill et Petit Ted.
- On trouvait ça mignon, grand-père.
- Salut. - Eh!
- Et c'est devenu une malédiction.
Chaque fois que je vous vois,
vous êtes en train d'écouter de la musique.
- C'est définitivement notre activité préférée.
- Ouais. - Est-ce que tout va bien?
- Joanna, Élizabeth, j'aimerais savoir
l'effet que ça fait d'être les seules adultes de vos familles.
D'être les seules personnes qui ont de vrais emplois?
- Euh... - On démonte tout!
- Ça ne fait rien. Allons-y.
- Il y va fort. - Ce n'est rien.
- Je te remercie d'être venu,
je sais que tu préférerais être ailleurs.
- C'est tout naturel.
Je veux vraiment que ça marche entre nous deux.
- Oui. - Oh, salut.
- Comment ça va, dude? - Et toi, dude?
- Ça va. Salut, Jo.
- Oh, non, non. C'est pas vrai,
est-ce qu'on s'est trompés de journée?
- Non, c'est la bonne.
- Alors, vous comprenez pourquoi cette situation
peut sembler étrange aux yeux de vos femmes?
- Non. Pas du tout. Pourquoi?
- Eh bien, quand vos femmes
ont voulu une thérapie de couple,
croyez-vous qu'elles avaient ça à l'esprit?
- J'en suis persuadé.
Nous sommes un couple de couples, pas vrai?
- Oui, c'est exact. - Ouais.
- Mais en règle générale, dans ce type de thérapie,
je vois un couple à la fois. - C'est plus logique.
(en choeur): Ouais. (rires)
- Mais étant donné que vous êtes tous là,
on va faire avec. D'accord? - Ouais.
- Alors allons-y.
Euh... Ted!
Vous avez peut-être une chose importante
à dire à votre épouse. - Ouais. Tout à fait.
On vous aime, les filles.
- Ah, excellent, dude.
- Oui. - D'une certaine façon, oui.
- C'est bien de se sentir vraiment aimée.
Mais vous comprenez
que cette phrase peut sembler étrange à vos femmes?
Qu'en dites-vous, Bill?
- Non. C'est vrai qu'on les aime.
- Oh! On les aime... - Ouais.
- Ouais. On en est fous.
- C'est justement le on le problème.
Ted, pouvez-vous dire la même chose,
mais en commençant par la première personne du singulier.
- Oh! Ouais. - Très bien.
- Génial. - C'est facile.
- OK. - Élizabeth?
- Oui.
- Moi et Bill t'aimons, toi et Joanna.
- D'accord. - Dude, c'est pas du tout
ce que tu étais censé faire. - Alors, vas-y, dude.
- OK. Ahem... À mon tour maintenant.
- Oui, à vous de jouer, dude. Parfait.
- Allez. Ahem...
Joanna... - Hum-hum.
- Il faut que je te dise du fin fond de mon coeur,
et de celui de Ted,
que moi et Ted,
nous vous vénérons et vous aimons,
toi et Élizabeth.
- Parfait, dude. - Ah! Je te remercie, dude.
- Joanna, est-ce que vous ou Élizabeth
souhaitez répondre quelque chose?
- Oh! Eh bien... est-ce que tu veux...
- C'est plutôt... éprouvant pour nous...
à la maison.
Ça va faire bientôt 25 ans que vous vous démenez
comme des forcenés pour composer votre chanson,
et je ne sais pas encore
combien de temps nous allons pouvoir endurer ça.
- Quoi?
- Eh bien...
Bill, Ted, je souhaiterais
passer la dernière partie de la séance avec vos femmes.
- Sans nous?
- Oui, sans vous.
- Désolée. Vas-y. T'en fais pas.
- On se retrouve à la maison, d'accord?
- À tout à l'heure.
- Tiens. - Ah, les clés.
- Ouais.
(petit rire)
- Bye. (porte)
- Tu savais qu'elles étaient pas heureuses, toi?
- Il faut qu'on arrange ça.
- Elles ont raison, quand on y pense, Bill.
Ce sont des princesses.
- Ouais. On les a poussées
à renoncer à leurs vies pour être avec nous.
- Elles ont quand même pas traversé les siècles pour ça.
- C'est pour ça qu'on doit se remettre au travail.
- Mais c'est pas ça le problème?
- Ouais. Mais c'est aussi la solution.
- Ouais. J'imagine.
(chantonnement)
- Ce morceau, c'est du délire!
C'est bien Fillmore, 66? - Non, Monterey Pop, 67.
À la 2e balance, ils font ce super riff sur Amazing Grace.
(en choeur): Quoi de neuf, papa?
(en choeur): Comment ça va, les filles?
- Comment c'était, le psy? - Très positif. Oui.
- Hé, au fait, papa, grand-père a tort.
Elle nous a époustouflées, votre chanson de mariage.
- Oh! Merci, Billie. - Content qu'elle t'ait plu.
- Sérieux, oncle Ted, t'es devenu
un véritable virtuose du thérémine.
T'as presque le même jeu, je dis pas ça en l'air,
que Clara Rockmore. - Oh, merci, Théa.
Clara Rockmore a été une vraie source d'inspiration.
- Ouais. - Et-et toi, oncle Bill,
ton chant de gorge est magique.
On passe à un autre niveau d'éloquence.
On croyait entendre du buga khoomei.
- Wow! C'est fou à quel point
vous êtes calées en musique, les filles.
- Bonne chance pour la chanson, papa.
- Vous y êtes presque.
- Y a un souci, Ted?
- Lizzy a pas tort. Ça fait à peu près 25 ans
qu'on s'acharne à composer cette chanson.
Et je suis fatigué, dude?
- Ted, nous avons un destin à accomplir.
- Ouais.
- Pense un peu à nos fans, dude.
- Bob et Wendy comprendront, ça, j'en suis sûr et certain.
Et ça fait des années qu'on n'a pas entendu parler d'Eileen.
(soupir) Bill?
- Quoi?
- Je suis passé voir au magasin de musique Adler hier
et ils sont prêts à me donner 6 400$ pour la Les Paul.
- Est-ce que... est-ce que t'es sérieux?
- Ouais.
Je crois que oui, Bill.
- Ouais...
(en choeur): Ouais.
(effets sonores)
(en choeur): Wow!
- Dude, dude! C'est le futur.
- Salut à vous, mes excellents amis.
- Est-ce qu'on se connaît?
- Je suis Kelly. - Vous êtes la fille de Rufus!
- En effet. Je rêve depuis que je suis toute petite
de vous voir en vrai.
- Je suppose que vous êtes super déçue.
- Pas du tout!
Nous avons un problème, j'en ai peur.
Un problème qui pourrait s'avérer très grave.
- On parle de musique? - On parle de musique.
Ils veulent juste vous dire un mot.
Hum-hum.
- Je t'avoue que j'ai un très mauvais pressentiment.
- Ne t'en fais pas, Ted.
Ils sont totalement fans de nous dans le futur.
(en choeur): Wow!
- Dude, nos pères vont définitivement avoir des ennuis.
- Ça me fait de la peine pour eux. C'est pas juste,
ils se débrouillent tout seuls depuis le début.
- Je sais. Si seulement on pouvait
leur donner un coup de main! - Ouais.
Mais comment?
(effets sonores)
(musique rock)
(en choeur): Wow!
SAN DIMAS, CALIFORNIE 2720 A.D.
- Dude! - Quoi?
- C'est le futur! - Ouais!
(rires)
(en choeur): Rufus.
- Salut à vous, mes excellents amis.
Vous avez sous les yeux... - Suivez-moi.
- ...utilisée lors de ma première visite aux Éminences,
il y a bien longtemps, en 1989.
Selon la prophétie...
(musique majestueuse)
- Bill et Ted!
Avancez-vous.
- Comment ça va, Éminences?
C'est... c'est cool de vous revoir.
- Oui.
- Qu'avez-vous à dire pour votre défense?
- Soyez... excellents les uns envers les autres.
- Et que la fête continue, dude!
- Ouais.
- Il y a 25 ans,
les Wyld Stallyns donnaient un concert dans le Grand Canyon.
- C'était trop cool.
- Il y a un mois environ,
vous avez joué au Elk Lodge de Barstow en Californie
devant 40 personnes, qui pour la plupart étaient là
juste parce que c'était la soirée tacos à gogo,
peu importe ce que ça signifie.
- Bah... (en choeur): Ouais!
C'est vrai!
- Vous aviez pour mission d'unifier le monde en chantant.
Selon la prophétie de son père,
une chanson composée par Preston-Logan...
- C'est nous, Ted.
- ...interprétée lors d'un concert
par le groupe au complet
à 7 h 17 PM au MP 46...
C'est ce soir.
...sauvera la réalité telle qu'on la connaît
et unira l'humanité à travers les âges.
- Pardon? Une minute.
Quoi?
- Avez-vous dit... la réalité telle qu'on la connaît?
(en choeur): Oui!
(en choeur): Oh!
(en choeur): Wow!
- Nous devons absolument entendre la chanson
dans 77 minutes et 25 secondes.
Vous avez tout ce dont vous avez besoin.
Au travail!
- Dude, je crois qu'ils nous détestent.
- Et j'ai jamais entendu parler de MP 46.
- Non.
Kelly?
Comment une chanson peut sauver la réalité?
- J'en sais rien du tout,
mais elle doit la sauver d'une façon ou d'une autre.
La grande table tournante est déséquilibrée.
Là, au centre de l'espace et du temps,
c'est San Dimas il y a 700 ans à 7 h 17 PM.
Mon père était convaincu
que cette chanson était le point de convergence
qui ferait vivre l'humanité dans le rythme et l'harmonie.
- Comment?
- On ne l'a découvert que récemment,
mais sans elle, la réalité va se décomposer
et le temps et l'espace vont cesser d'exister.
- Alors jusqu'à 7 h 17 PM...
- Tout est encore possible.
- Et après 7 h 17 PM?
- Sans la chanson, il n'y a pas d'après 7 h 17 PM.
Elle était à mon père. Il vous l'aurait confiée.
Elle vous donnera l'heure qu'il est à San Dimas.
- Parfois les choses ne prennent sens...
- ...qu'à la toute fin de l'histoire.
- C'était la devise de mon père.
Je vous laisse travailler.
(soupir) - OK.
Tout ce que nous avons à faire,
c'est composer une chanson vraiment universelle.
- Qui fera vivre le monde entier dans le rythme et l'harmonie.
- Et sauvera la réalité telle qu'on la connaît.
- À travers le temps... et l'espace.
(musique grandiose)
Dude! Nous avons passé toute notre vie
à tenter d'écrire la chanson qui unira le monde.
Comment veux-tu qu'on y arrive dans les 75 prochaines minutes?
- Ted, on a dû la composer,
les Éminences du futur nous ont dit qu'on l'a écrite.
- Oui. J'imagine.
- Ça veut dire qu'on peut y arriver, Ted.
Peut-être qu'on l'a pas encore créée,
mais on le fera tôt ou tard.
- Si on l'a pas encore fait,
mais qu'on sait qu'un jour, on la composera,
pourquoi ne pas aller dans le futur
au moment où on l'a composée?
- Et on s'inspire de nous-mêmes!
- Oui! - Ted!
T'as eu de nombreuses idées contre-intuitives
au cours des années, mais celle-là, mon ami,
c'est l'idée la plus contre-intuitive de toutes!
(rires)
- Mais ce serait pas du vol?
- Pourquoi ce serait du vol,
si c'est à nous-mêmes que nous la volons?
Ouais.
- Ah, ouais!
- J'espère qu'elle fonctionne encore.
- Ouais.
De combien d'années il faut qu'on avance dans le futur?
- Tout dépend de quand on croit avoir écrit la chanson.
- Allons-y petit à petit. Disons, deux ans?
- D'accord, Ted.
Une fois qu'on aura la chanson,
on reviendra à notre époque de départ.
- Et après?
- On unit le monde et on sauve la réalité, dude.
(vrombissement)
Ouais! - Bill, mon ami.
- Oui, Ted, mon ami? - J'ai le pressentiment
que les choses vont changer méga positivement.
- Je pourrais pas être plus d'accord.
(musique rock)
(cris)
(hurlements)
SAN DIMAS, CALIFORNIE 2022
Est-ce que ça va, dude? - Ouais.
Et toi? - Ouais.
Allons nous saluer nous-mêmes et prenons la chanson.
Cette cabine est un tas de ferraille.
♪ To those who rock ♪ - Ça vient de là.
♪ They say we're talking the talk ♪
♪ But we're walking the walk ♪
- Écoute. On joue Those Who Rock?
Ici? (en choeur): Yeah!
♪ We are those who rock ♪
- Tous avec nous!
♪ We are those who rock ♪
Tapez des mains!
♪ We are those who rock ♪♪
Ouais! (en choeur): Rock!
- Quoi? Dude, c'est nous.
Les regarde pas et ils nous verront pas.
- Bill, attends!
- Cours, cours, cours!
On est presque à la camionnette.
- Hé, nous deux, arrêtez-vous!
- Oh, crotte!
Oh, salut! - On avait oublié
que vous deviez venir. - Ouais.
- Contents de vous voir. - Pourtant, on dirait pas.
Vous vous êtes enfuis en nous voyant.
- Écoutez, on sait ce que vous êtes en train de vous dire.
Pourquoi on joue dans un bar miteux à 6 h 15 PM,
vu qu'en fait, on est redevenus des grandes vedettes du rock?
- Ouais. - Voilà la réponse.
Notre présence ici est humoristiquement ironique.
- Est-ce que vous nous croyez? - Non.
- Non, du tout.
- Bah, je suis désolé pour vous, les gars.
(soupir)
- Je crois qu'on est venus trop tôt.
Ces deux doubles n'ont pas la chanson.
- Vous avez qu'à la composer vous-mêmes
au lieu d'essayer de nous la voler. - Ouais.
- C'est toi qui as pas pu la composer, Ted.
- Oh!
- C'est toi qui as pas su garder ta femme, Ted.
(en choeur): Quoi?
Mais de quoi est-ce que tu parles?
- Voilà ce qui s'est passé, Bill.
Après que la psy vous a dit de partir,
Lizzy et Jo ont eu la visite de leurs doubles du futur
qui avec leur cabine temporelle les ont envoyées
loin dans le temps et l'espace à la recherche d'une vie
où elles auraient pu être heureuses avec vous!
- Et devinez quoi?
(en choeur): Elles l'ont pas trouvée!
- Ça fait deux ans qu'on est tout seuls,
parce que vous avez fait fuir nos princesses!
(en choeur): C'est pas vrai!
(en choeur): Oui, c'est vrai!
- Nos femmes sont parties depuis deux ans déjà
et vous, vous êtes restés là sans bouger?
- Vous deux, vous y êtes retournés.
Par votre faute, c'est devenu pire!
- Depuis ce temps-là,
vos filles ne veulent même plus vous voir.
- Tu plaisantes? - T'es un trou de cul, Ted.
- Tu veux te battre, imbécile? - Arrête, ça vaut pas le coup!
Arrête, ça vaut pas le coup, faut qu'on y retourne!
- Ouais! On doit sauver nos mariages!
- Bande de losers! Sales minables!
- C'est ça! - Arrête de te battre
contre toi-même, ça suffit, laisse partir ces deux idiots!
Relève-toi, espèce de...
- Ça s'est pas très bien passé. - Non.
- Et ton double est une vraie couille molle
remplie d'amertume, Ted.
- Il faut qu'on rentre en vitesse parler à Liz et Jo.
- En route, dude.
- S'il vous plaît, Mère.
Père a dit: Preston-Logan,
les membres du groupe doivent se réunir--
- Je sais parfaitement ce qu'il a dit.
Je me souviens de chaque mot.
- Eh bien, donnez-leur une chance.
- Je leur ai donné une chance
et tout le matériel qu'il fallait,
mais ils ont préféré partir.
Kelly, j'ai toujours approuvé les choix que faisait ton père,
mais il existe d'autres interprétations
de la prophétie qu'il mentionnait.
- J'en ai bien conscience.
- Parmi les membres du conseil,
bon nombre pensent qu'en fait, c'est la mort de Bill et Ted
qui annoncera une nouvelle époque.
- Mère, je suis fondamentalement opposée à ça.
Je trouve ça monstrueux!
- Eh bien, quand le jour viendra
où ce sera toi le Chef Suprême,
tu auras tout le loisir de décider
ce qui présente un risque pour le temps et l'espace.
- Il vous suffirait de dire chef.
Suprême, c'est prétentieux. - Il est prêt?
- Oui, Chef Suprême. Enfin, je crois.
- Vérifiez le processeur. - Vous croyez?
- Il est prêt, madame.
- Sais-tu qui je suis?
- Oui, Chef Suprême.
- Tu sais ce que tu as à faire. Remplis vite ta mission.
- Remplir vite... la mission.
(soupir)
- Oh, vous n'avez pas honte de faire tuer Bill et Ted?
Père serait furieux contre vous.
- Je crains de n'avoir plus le choix.
L'effondrement final a déjà commencé.
(conversation indistincte)
(effet sonore)
- Hé, fille du futur, déjà de retour?
- En fait, je cherche vos pères, vous les auriez pas vus?
- Non.
- Où sont nos pères?
- Ils ont des méga problèmes, c'est ça?
- C'est ça. D'ailleurs, est-ce que vous avez vu
un effroyable robot du futur? - Quoi? Non, non!
- Ma mère, qui a toujours été un petit peu impulsive,
vient d'en envoyer un. - Pour tuer nos pères?
- Rassurez-vous, je ne le laisserai jamais faire.
- Et nous, on peut faire quelque chose pour eux?
- Eh!
Hé, attendez, ce truc-là peut aller...
genre...
genre un peu n'importe où et même remonter le temps?
- C'est exact, mais je dois rester.
J'ai bien peur que l'émissaire de ma mère
pense lui aussi à venir chercher vos pères ici.
- En fait, Théa et moi, on voulait assembler
des morceaux de musique
pour les aider à écrire leur succès.
- Ouais, mais je crois que maintenant,
on peut former un groupe complet.
- Ouais, parce qu'ils ne sont plus que deux.
- Alors pendant que vous attendez l'effroyable robot,
vous voulez pas nous montrer comment fonctionne la cabine?
- Hum...
- Dude, surtout n'oublie pas. - Faut faire mieux et pas pire!
- C'est ça. J'espère qu'elles sont encore là.
- En fait, l'ennui, c'est que la mission
qu'ils doivent remplir est quasi...
(en choeur): Impossible.
- Je vois. - Joanna!
- Élizabeth! - Ted?
(en choeur): Faut qu'on vous dise quelque chose.
- Eh bien, les revoilà !
- Désolé, c'est super important, docteur Wood.
- On vient de se voir deux ans dans le futur.
- Vous revoyagez dans le temps?
- Juste pour sauver la réalité telle qu'on la connaît.
- OK, pouvez-vous--
- Mais on a découvert quelque chose de bien pire.
- Vous nous quittez. - Quoi?
- Mais non, voyons, Ted. - Non, c'est pas vrai!
- Oui. - Non.
- Je vous jure. - Ouais.
Et vous avez de bonnes raisons, Jo.
- On avait l'air de gars qui vivent dans leur camionnette.
- Dude, on doit totalement vivre dans cette camionnette.
- Et moi, je bois comme un trou.
- Mais tu bois pas d'alcool, chéri.
- Pas encore, mais ça va venir. Je suis un ivrogne!
- Et tous ces mensonges sans arrêt!
- Si vous saviez quels menteurs on est maintenant.
- Des sales menteurs minables, des ratés et des gros nuls.
- Oh, non! Oh, mon Dieu! Pas des gros nuls.
Arrêtons-nous un moment
et interrogeons-nous sur cette dynamique.
Cette soudaine panique à l'idée de perdre vos...
- Princesses. - D'accord.
C'est un mot comme un autre.
- Non, nous sommes réellement des princesses.
- Nous sommes nées en 1410 et 1408.
- Donc, on serait prêtes à vous quitter, d'après eux?
Pourquoi? - Ouais!
C'est totalement pour ça qu'on est ici.
- Pour prouver qu'on n'est pas les ratés qu'on vient de voir.
- Même si ces ratés qu'on est devenus
ont essayé de nous dissuader de revenir vous parler.
- Ouais, ils ont prétendu que ce serait pire après ça.
- Mais on n'empire pas les choses, pas vrai?
Élizabeth? Joanna?
Docteur Wood? - Hein?
- Dude, on empire définitivement les choses
- On revient. - On va tout arranger.
- Quand vous dites 1408, vous parlez de l'année?
- Une dernière chose. - Ouais.
Des vous du futur vont bientôt arriver
et vous pousser à partir à la recherche
d'un possible bonheur avec nous.
- N'y allez pas, parce que vous ne le trouverez pas.
- Mais vous y allez quand même.
(en choeur): Alors on y va ou... - Non. Enfin, si. Allez-y.
(en choeur): On vous aime, les filles!
- On va régler ça.
- Ça s'est pas très bien passé, dude.
- Ouais, deux ans dans le futur, c'était pas assez.
Essayons plutôt cinq, ce sera mieux.
- Liz me manque déjà, mon vieux.
- Accroche-toi, Ted.
Les choses sont sur le point de s'améliorer.
Combien de temps il reste?
- 58 minutes.
- OK, en route.
- On...
Ah!
Il faut qu'on vous laisse, nous aussi.
- Oui. Les nous du futur dont ils ont parlé
sont à l'extérieur. - Ça m'angoisse un peu
de refaire des voyages dans le temps.
- C'est normal. On n'a pas voyagé dans le temps
depuis plus de 20 ans. - Mesdames, attendez,
je crois qu'il serait préférable de se voir un minimum
de deux, voire trois... cinq fois par semaine.
- C'est parfait. - Merci beaucoup.
Lizzy, attends! - Viens vite!
- Non.
Non. Non!
LONDRES 1967
(en choeur): Oh! Wow!
- Wow!
Ça a marché. - Manifestement, oui.
- On est sûres d'être au bon endroit?
(musique douce à la guitare électrique)
(conversation indistincte)
Euh... excusez-moi, monsieur Jimi Hendrix?
- Je veux juste vous dire que c'est un honneur
d'être en votre présence, dude! - Sans blague!
Electric Ladyland, on trouve l'album génial.
- Vous êtes qui, vous?
- Oh... Willamina Billie S. Logan
et Théa Théodora Preston. - Ouais.
On est là pour aider nos pères
à écrire la chanson qui va unir le monde.
- Sans rire, ils doivent littéralement unir le monde.
- Mais pour ça, il leur faut un groupe mortel
et forcément, on a voulu commencer par vous.
- Alors, une question. Que diriez-vous
de participer à cet événement historique?
(rire) - Non.
- Dude, faut qu'on ait Jimi Hendrix.
- Ouais. Mais...
comment on va l'inciter à collaborer avec des gens
qu'il connaît même pas? - Wow, OK.
Présentons-lui des gens qu'il connaît alors.
(rires)
LA NOUVELLE-ORLÉANS 1922
(chanson jazz rythmée)
- On va faire une pause, messieurs.
Puis-je faire quelque chose pour vous, jeunes filles?
- Navrées pour cette interruption, excusez-nous,
monsieur... monsieur Armstrong.
Euh... peut-on vous... peut-on vous parler une minute?
(musique douce) Ce que vous entendez là,
c'est Amazing Grace interprété par un certain Jimi Hendrix.
- Il est dans le groupe aussi
et il a spécifiquement exigé votre présence.
- Et voilà pourquoi votre improvisation,
qui est évidemment influencée par Bunk Johnson et King Oliver...
- Mais finalement sui generis.
- ...a été une inspiration pour lui.
- Hé, les amis, venez voir ça.
- Qu'est-ce que t'as là, Louis?
- Vous avez libéré la musique, dude.
- Hé, c'est quoi ce truc? (en choeur): Oh!
(rires)
(cris)
SAN DIMAS, CALIFORNIE 2025
- Quel choc!
- On a réussi! Regarde le palace où on vit!
- Tout ça avec une chanson?
- Qui te dit qu'il n'y a eu qu'une chanson?
Peut-être que le fait d'avoir sauvé l'univers nous a libérés
et qu'on a sorti des albums les uns après les autres!
- Ah, oui.
(chanson metal)
- Bonjour. Nous juvéniles, salutations.
(en choeur): Salut.
- Nous espérions votre venue cette fois.
- Oui, rien à voir avec les deux crétins
de la taverne misérable il y a trois ans.
- Nous sommes enfin capables
d'éprouver une once de compassion pour eux.
- Mais contrairement à eux, nous avons...
(en choeur): La chanson.
- À vos futurs.
- On a réussi, dude. - Ouais!
(en choeur): Santé!
- Ah! - Ouh!
(rire)
- Au fait, pourquoi vous parlez comme des aristocrates?
- Ah! Vous allez rire. Je vous en prie.
- Une fois que Bill et moi avons été anoblis,
tout s'est arrangé avec Élizabeth et Joanna,
alors tous les étés en famille,
nous allons nous reposer dans la quiétude du Moyen Âge.
- Et je suppose que c'est pour ça que nous sommes un peu snobs!
(rires)
- C'est aussi la raison de notre percée spectaculaire.
(en choeur): Ça, c'est une excellente nouvelle.
(rires)
- Autant le Ted de tout à l'heure
était un pauvre trou de cul,
autant celui-là, je le trouve cool.
- Ouais. J'avais pas vraiment de problème avec l'autre moi,
mais celui qui est là me plaît encore plus.
- Ouais.
- Trêve de bavardage, messieurs.
- Êtes-vous prêts...
- À voir toute votre vie...
- Wow!
(en choeur): Changer complètement?
(musique en sourdine)
- Wow...
(musique douce)
C'est vraiment la chanson...
la plus exceptionnelle que j'ai jamais entendue.
- Elle est super.
Je ne croyais pas que nous avions un tel talent.
- Ah! La preuve est sur ce disque.
- Alors retournez dans le passé
et offrez cette chanson au monde entier.
- Ouais! Ouais!
- Ah! Je ne t'oublierai jamais, sire Bill.
- Moi non plus, Bill Preston. (rire)
- Bon, eh bien...
C'est l'heure des adieux. Merci, Ted.
- Oui. Bon voyage.
- Et bon vent!
Merveilleux!
- Pourquoi tu te conduis aussi bizarrement avec toi-même?
- J'en sais rien,
je me conduis toujours bizarrement avec moi-même.
- C'est sûr! Va falloir que ça change, dude.
On a la chanson!
(en choeur): Dave Grohl!
- Vous êtes qui, vous?
Et vous faites quoi chez moi?
(en choeur): Oh, non.
Oh, non, non, non, non, non, non!
- Non, non, non, non, non!
- Ah!
- Il suffit d'attendre qu'ils retournent dans le passé
et qu'ils changent notre présent.
- Ensuite, notre vie va grandement s'améliorer.
- Ouais!
- Ted, sérieux, vas-y mollo sur la vodka, dude.
- Tout ce que vous avez dit est faux!
- Vous n'avez pas offert cette belle chanson au monde?
- On peut pas, vu que c'est pas la nôtre!
- Balivernes, Ted! - C'est celle de Dave Grohl!
- Il est devant la maison en train d'appeler la police.
- Ah! Je t'avais dit que Dave Grohl revenait cette semaine.
- Je croyais que c'était la semaine prochaine.
- Comment vous avez osé faire ça, les gars?
- Vous étiez pas foutus de composer une super chanson.
- Contrairement à Dave Grohl!
- Alors on a été forcés de lui voler.
- Pas question de faire ça.
- Vous devez le faire!
C'est la seule façon de faire revenir nos princesses.
- Ça aussi, c'était un mensonge?
- Bien sûr qu'on mentait.
- Oh, merde...
- Ouais, elles ne veulent plus rien savoir de vous!
- Elles ont voyagé à toutes les époques
et elles ont vu que vous étiez des losers.
- Ouais, qui font des choix de merde.
Genre ça!
- Hein?
- Prenez la chanson!
- Détendez-vous, les gars,
pas besoin de nous menacer avec ça.
- Ah, ouais? Sinon regardez ce que vous faites.
(armement)
Vous voyez?
- Je suis forcé d'admettre que t'as raison.
- Ouais. - Ted!
Vous devez le faire. - Ouais!
- Notre vie est un enfer! - Ouais!
- Retournez dans le passé
et changez tout. - Changez tout!
Ah!
(sirènes)
(crissement de pneus)
- Central, on est sur les lieux.
- Unité tactique, canal un.
- Tireurs d'élite, sur le toit. - C'est terminé.
Les mensonges, les délires. Je vais leur faire la peau.
Cette fois, je vais m'en occuper.
- Tu vas pas tuer Ted, papa.
- Il a pénétré chez Dave Grohl, bon sang!
- Papa, reste calme.
On ne connaît pas toute l'histoire.
- Oh!
(en choeur): Vous nous échapperez pas, Bill et Ted.
- Ted, c'est vrai, c'est nous.
Ils savent ce qu'on va faire avant qu'on le fasse.
- Alors faut absolument trouver une feinte
dont on pourra pas se rappeler.
- Tire-leur dessus!
- Ah! - Oh, non.
Ils vont faire la feinte. - Ah! J'espérais
qu'ils s'en souviendraient pas cette fois.
(cris de rage)
- Ne laissez sortir personne.
(cris)
- Oh, merde! (cris)
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant?
- Aucune idée, c'est ça le principe.
- Je suis tout étourdi. - Moi aussi.
Vite!
On les a semés, ça a marché. - Ouais.
C'est pas mal du tout de pas savoir ce qu'on fait.
- Combien de temps?
- 47 minutes.
- Très bien, on doit continuer à avancer dans le futur.
On va bien finir par avoir écrit cette chanson.
- Cinq ans de plus, alors? - OK.
- Dude. C'est quoi ça?
- J'en sais rien.
Mais je pense qu'il y a de quoi avoir peur.
- Bill? - Je fais ce que je peux, dude.
- Bill! - J'ai presque fini, dude.
- Bill!
- Ça y est!
(cris)
- C'est pas vrai, encore vous? J'ai dit non.
- À nous, mais vous pourrez pas dire non à cet homme-là.
- Jimi Hendrix, je vous présente Louis Armstrong.
- Oh, votre solo m'a mis les larmes aux yeux, man.
C'est du blues, mais c'est aussi...
Quel est le mot que vous avez utilisé déjà?
(en choeur): Psychédélique. - Psychédélique.
C'est ça, oui.
- Très amusant, mais je vous signale
que Louis Armstrong doit avoir dans les 65 ans.
- Dude, dude, je t'avais dit
qu'il fallait prendre le Louis plus âgé.
- On était toutes les deux d'accord! Attendez!
- Ces jeunes demoiselles sont passées me prendre
en 1922, Jim. - Non seulement ça prouve
qu'on veut former
le plus fabuleux des groupes de musique...
- Mais aussi qu'on va chercher les meilleurs musiciens
en voyageant dans le temps.
- Arrêtez de vous foutre de moi.
(mélodie)
(rire)
- Je crois que cet air lui a plu, hein?
VIENNE 1782
Potato Head Blues? Qu'est-ce que c'est que ce titre?
- C'est un titre qui a marqué l'histoire.
- Vous êtes en train de me dire
que vous adorez un morceau que j'ai joué dans mon futur?
- Qui est dans votre passé.
- Mais on est tous ici dans ce présent.
- Qui en réalité est le passé?
- Vous avez tout compris.
(rires) - Fascinant!
(musique classique)
- Herr Mozart. Là, vous me faites plaisir.
(guitare électrique)
(profonde inspiration)
(musique douce)
(allemand)
(Jimi rit.)
- Ouais!
Salut, Wolfie.
Jimi.
(gémissements)
PRISON DE SAN DIMAS 2030
- Les gens du futur ont envoyé un robot tueur à notre poursuite.
- C'est pour ça qu'il faut trouver la chanson.
♪ À la fin c'est la souffrance ♪ (foule): Ouais!
♪ La réponse c'est la mort ♪
♪ Dernier souffle d'agonie ♪
♪ Dernier souffle d'agonie ♪
♪ La mort ♪ - C'est une blague,
ça peut pas être la chanson.
♪ La mort la mort ♪
♪ La mort ♪
♪ Bienvenue en enfer ♪♪
(rires)
(en choeur): C'est pas vrai!
- Stop! - Ça suffit! Stop!
- Approchez!
(en choeur): Comment ça va, Bill et Ted?
- Notre chanson vous plaît?
- C'est une chanson ça? - Ouais!
- Ça va plutôt du côté sombre, mais sinon elle est cool.
Pourquoi vous êtes en prison? - Oh!
Peut-être bien parce que vous avez fui
en nous laissant porter le chapeau y a cinq ans.
- Oh! C'est amusant, parce que pour nous,
c'était y a cinq minutes, dude.
Je crois qu'il vaut mieux qu'on s'en aille.
- Toi, tu vas nulle part, Boucles d'or.
- Ça fait des années
qu'on attend de rectifier les choses.
- Bientôt tout sera totalement différent.
Les nous d'y a cinq ans n'avaient rien,
mais nous, on a une chanson.
- C'est une chanson? (en choeur): Ouais!
- Malheureusement, cette chanson,
on peut pas la rapporter dans le passé.
- Oh, vous, vous la rapporterez pas, blondinet.
C'est nous qui allons le faire!
- Vous allez rester là à pourrir.
Et on va récupérer nos vies et retrouver nos princesses.
- Et unir le monde! - Et sauver la réalité!
(en choeur): Ah ouais?
(en choeur): Ouais!
- Plus un geste, Preston-Logan.
- Tu sais ce qui se produira si ce robot les tue?
- Il nous tue nous aussi. - Ah!
Une seconde!
- Tu viens pour Bill et Ted, microbe?
Ah! - Oh!
- Allez, frappez-le!
- Souffrance. Souffrance, souffrance.
C'était pas une chanson. - Quoi?
- Espèce de saleté! - Souffrance.
- Tiens. - C'était un vrai cauchemar.
- C'est nos pires nous-mêmes depuis le début.
- Ouais. Mais ils nous ont sauvés.
- Ouais! (en choeur): Oh, non!
- Jo! - Liz!
- Oh, bonjour. (en choeur): Comment ça va?
- Bien. - Bon sang!
Est-ce que c'est vous?
C'est vous! Mon Dieu! - Vous devriez partir.
- Dépêche-toi. - OK.
- On va tout arranger! - Quelle horreur!
- Bonté divine. - Au revoir!
(cris de bagarre)
- On va où maintenant? - La montre dit que parfois,
les choses ne prennent sens qu'à la fin de l'histoire.
- Et alors? - Peut-être que la solution
se trouve à la fin de nos vies. (cris)
- Oh! Humiliation. Grosse souffrance.
- Ressaisis-toi tout de suite! Tu es un robot, bon sang!
- Aïe. Ouille. - Attends-les
lors de leur prochaine étape temporelle.
- Aïe!
- Il n'y a plus une minute à perdre.
CHINE 2600 AVANT NOTRE ÈRE
(musique douce)
- Le mythe de Ling Lun est donc une réalité, Théa.
- Oui, et contrairement à la légende, c'est une femme.
(allemand)
- Ja. (allemand)
(en choeur): Ja!
(chinois)
(allemand)
- Vous voulez faire partie de notre groupe?
(chinois) Ouais.
- Oh! (musique douce)
(Marche turque, Mozart)
(allemand)
- Grom. Vous allez tous l'adorer.
AFRIQUE DU NORD 11500 ANS AVANT NOTRE ÈRE
- Ling Lun dit que c'est
la meilleure percussionniste de tous les temps.
(percussions)
- Wow!
- Salut. Excusez-moi.
Bonjour, mademoiselle Grom...
(allemand)
(cris)
- Mère, j'essaie de sauver l'univers, moi aussi. Ha!
C'est vrai que votre génération a fait tellement mieux.
Ah! Ça va de pire en pire ici, je préfère vous le dire.
Ah! Le désert du Sahara vient
de débarquer à San Dimas, Mère.
La reine Élizabeth n'en croit pas ses yeux!
Non. Je vous dirai pas où je suis, n'insistez pas.
Parce que je n'ai pas envie d'être pourchassée
par un robot tueur abominable.
Oh, je dois vous laisser, Mère.
(respiration haletante)
- Oh, je le sens mal. Ça a vraiment commencé.
- Qu'est-ce qui se passe?
- Oh! (en choeur): Wow! Kid Cudi!
- Hé, comment ça va, dude?
- Est-ce que vous pouvez, s'il vous plaît,
m'expliquer ce qui se passe?
- En résumé, notre système spatio-temporel s'écroulera
si leurs pères ne créent pas une chanson
avant 7 h 17 PM.
- Une seconde. (en choeur): Quoi?
- On croyait que c'était un problème de musique.
- C'est ça. Et aussi un problème
de fin spatio-temporelle.
- Dude, c'est vraiment pire que ce qu'on croyait.
- Est-ce que c'est une espèce de faille
dans notre double champ holographique?
Ou une boucle de Wilson
qui provoque une singularité temporelle?
- Moi, je penche pour un cas classique
de circuit causal tautologique. - J'en sais rien.
Ça pourrait être une intrication quantique.
- Ton évaluation de cette situation dramatique
est méga impressionnante.
- Tu peux peut-être nous aider
à sauver la réalité! - Ouais.
- Faites vite, c'est la fin des temps.
- Ouais! Monsieur Armstrong,
monsieur Hendrix, Herr Mozart, madame Grom, madame Ling Lun
et monsieur Cudi, on ouvre le studio de nos pères
et on commence les répétitions. - Comme ça,
quand nos pères reviendront avec la chanson
qui va unir le monde, vous pourrez la jouer pour eux.
(en choeur): Ça vous va? - Alors au travail et vite!
- Oh! (en choeur): Bogus!
- Oups. Je suis vraiment désolé, Chef Suprême.
- Oh, non. Oh... qu'est-ce que...
Oh, non.
Oh, non.
(cris)
- Dude, est-ce que ça va? - Je crois que oui, dude.
Et toi, ça va? - Je crois que oui, dude.
Où est-ce qu'on est?
- Tout le monde va bien?
- Ma mère vient de me faire assassiner.
Jamais j'aurais cru qu'elle ferait ça,
mais elle l'a fait.
- Excusez-nous de vous avoir conduits ici, chers musiciens.
Nous voulions juste aider nos pères.
Mais il me semble évident que nous avons échoué.
(grognements)
(cris)
- L'heure?
SAN DIMAS, CALIFORNIE 2067
- 6 h 48 PM.
(en choeur): Wow!
- Dude!
- Jo et Lizzy sont là aussi?
- Oui...
- Et non.
- Qu'est-ce que vous voulez dire par oui... et non?
- Il y a un nombre infini de passés
et chacun d'eux est lié à un nombre infini de futurs.
- Ça veut dire quoi, ça?
- Votre destin ultime va dépendre...
de ce que vous ferez de ceci.
- C'est la...
- Oui, la chanson. C'est la réponse à tout.
Elle s'intitule...
(en choeur): Face à la Musique.
(musique rock rythmée)
- Les dudes, qui joue de la guitare?
- C'est vous deux.
- C'est vrai, c'est nous.
(Il arrête la musique.)
(rires)
(en choeur): Face à la Musique.
(en choeur): Preston-Logan!
- Enregistré à 7 h 17 PM.
- Au MP 46.
- Vous avez votre destinée en main.
Faites tout pour qu'elle s'accomplisse.
- Merci, vieux dudes sages. - Ouais.
(rire)
- Je voulais te dire merci, Bill,
pour toutes les fois où t'as été là pour moi.
- J'ai l'impression de jamais t'avoir vraiment connu, Ted.
- Oh...
C'est de ma faute.
Je ne me suis jamais complètement dévoilé à toi.
À vrai dire, quand je te regardais,
je me voyais moi-même.
- Ouais.
C'est drôle. Moi aussi.
- Toutes mes excuses
pour les fois où j'ai pas été à la hauteur, Bill.
- T'as toujours été super.
T'es le meilleur, Bill.
- Oh! Te adoro, Guillermo.
- Je ne t'oublierai jamais, Bill.
Jamais!
- À un de ces jours, Ted.
- À un de ces jours, Bill et Ted.
(rires)
Oh, ils sont bien ces jeunes. - Ouais.
- Dude! Maintenant, on a la bonne chanson!
Il ne reste plus qu'à trouver comment l'utiliser
pour sauver le monde. - Et la réalité.
- Ouais! (rire)
- Dude! - Quoi?
- La cabine n'est plus là.
- Quoi? Où est-ce qu'elle est passée?
- Je sais pas.
Allons poser la question aux vieux dudes sages.
- Ouais. J'espère qu'ils sont toujours en vie.
- Plus un geste, Preston-Logan.
- Ça, c'est le genre de contretemps
dont on n'a pas besoin! - On n'a pas le temps!
On doit retourner dans le présent maintenant.
- Ouais! Écoute, on sait que tu devais nous tuer,
parce qu'on n'avait pas la chanson.
Mais maintenant nous l'avons en notre possession!
- Quoi? Vous avez la chanson?
- Ah!
(soupir)
- Ah... Des erreurs ont été faites.
Mes excuses vous sont présentées.
- On te pardonne, pas de problème.
Il faut qu'on y aille, robot dude.
- Attendez, j'ai besoin d'expier mes fautes.
- Pourquoi? On va bien, alors lâche-nous!
- Pour le... meurtre de vos familles.
- Le... Le quoi?
- Mais de quoi est-ce que tu parles?
- J'ai... désintégré vos deux filles.
- Tu as désintégré nos filles?
- Pourquoi tu les as désintégrées?
(en choeur): Où sont-elles?
- Vos filles sont... en enfer.
(en choeur): Tu as envoyé nos filles en enfer?
(court-circuit)
- Il faut qu'on aille les libérer, Bill.
- Ouais! Descends-nous.
- Je n'ai plus le droit de vous tuer.
Vous avez la chanson.
- Eh bien, tu sais quoi?
- On ne l'a plus!
- Alors maintenant, t'as pas le choix, robot.
- Tu dois nous tuer!
(vrombissement)
- Oh...
Je suis incapable de tuer.
- Quoi? - Erreur, erreur, erreur...
- Dude, il faut qu'il nous désintègre,
mais il a l'air d'être victime
d'une sorte de crise existentielle.
- Pulvérise-nous, robot!
- Non! Je peux pas faire ça.
Je suis nul, je mérite pas de vivre.
(en choeur): Descends-nous!
- Je peux pas. Je vais m'autodétruire.
- Non, attends! Non! - Fais pas ça!
- On doit sauver Billie et Théa.
- On y va? - Ouais!
- Pardonnez-moi. Adieu, monde cruel!
(en choeur): Ah!
(gémissements)
- Ça a marché! - Ouais!
- Monde cruel! Ah!
- Je m'attendais pas à ça.
- Ouais, est-ce qu'un robot peut mourir?
- Trouvons les filles. - Oh! Est-ce que...
je peux venir avec vous?
- C'est lui qui nous a tués. (soupir)
- Amène-toi, robot!
- Attendez. J'ai un vrai nom.
C'est Dennis.
Dennis McCoy.
- OK. En route, Dennis McCoy.
- Théa! - Billie!
- Dennis Caleb McCoy. C'est mon nom au complet.
- D'accord, mais accélère, dude!
- Oh! Je vous suis reconnaissant. Reconnaissant.
- On a bien compris. T'es un robot reconnaissant
et insécure, mort on ne sait comment,
nommé Dennis Caleb McCoy. - Ouais.
- Théa! - Billie!
Wow! Comment on va les retrouver, dude?
- J'en ai aucune idée, dude. - Aucune idée non plus, dude.
(en choeur): Théa! Billie!
- Chef Suprême? Bill et Ted sont morts.
Ça a fonctionné? - Euh...
Non! Rien ne semble fonctionner.
- Ah...
- Ouais, ouais, ouais.
- Ce sont des morts très sympathiques.
Un bon groupe. (en choeur): Un groupe?
- Ouais. Ils sont partis par là.
(en choeur): Merci, démons.
- Bienvenue en enfer, les gars.
Et amusez-vous bien. - Ça c'est très étrange.
- Ouais, c'était quoi, un robot?
- J'avais jamais vu de robot en enfer.
- Théa? - Billie?
- Théa? - Billie!
- Non, non, non... (en choeur): Kelly?
- ...vos excuses, Mère. Oh! Bill et Ted sont là.
Est-ce que ça a fonctionné, Mère?
Non. C'est bien ce que je disais.
(en choeur): Où sont nos filles?
- Par là-bas.
- Je suis Dennis Caleb McCoy-- - Non!
Non.
C'est bien pire que l'incident au repas de Noël l'an dernier.
Ah! Et tu l'as appelé Dennis? Comme mon ex?
J'en reviens pas!
(cris des monstres)
- Ah! - Je n'en peux plus!
- C'est trop dur. (en choeur): Théa! Billie!
(en choeur): Papa! - Continuez à travailler!
Dépêchez-vous! - Oh!
- Papa!
- Comment ça va? - On est mortes, tu sais?
- Et en enfer. - Mais sinon ça va?
(en choeur): Ça va!
- Regardez qui on a trouvé.
- Papa? - Salut, Ted.
J'avais tort! C'est vrai, vous êtes là. Ce qui veut dire
que vous voyagez réellement dans le temps
et que vos femmes sont réellement des princesses.
Et tout ceci prouve combien il est impératif
que vous composiez la chanson
qui doit une fois pour toutes unir le monde.
(en choeur): Et sauver la réalité.
- Ah... c'est nouveau ça?
(en choeur): Ouais.
- Eh bien dans ce cas, je devrais aider un peu
au lieu de toujours tout critiquer.
Oh, je suis vraiment, vraiment, vraiment désolé.
- Merci, papa!
- Ouais, merci, chef Logan!
- C'est pas à toi que je parle, Bill.
- Oh... Cool.
- Au fait, papa, voici le groupe qu'on a monté pour vous.
- Voici Jimi Hendrix, Louis Armstrong,
- Et Mozart, et Ling Lun et... Grom.
- Enchanté, messieurs.
- Vous avez deux filles extraordinaires.
(en choeur): Oh, merci. - Et voici Kid Cudi,
qui n'est pas un personnage historique à proprement parler.
- Je crois que maintenant, oui. - Ouais.
- C'est un immense honneur de vous rencontrer tous.
- Ouais. Désolés pour ça, mais...
soyez les bienvenus en enfer.
- C'est ma faute! (allemand)
- Oh... Ça, c'est Dennis Caleb McCoy.
- On se connaît. Il nous a tous tués.
- Je suis vraiment désolé
d'avoir... désintégré tout le monde.
Et... j'aimerais simplement vous dire que...
je m'appelle... je m'appelle Dennis Caleb McCoy.
Et je veux juste-- - Bravo, Dennis.
- C'est gentil d'être venus nous chercher.
- Comment est-ce qu'on sort d'ici?
- Faut qu'on aille parler à Faucheur.
- Avancez, dépêchez-vous!
- Je le croyais fâché contre vous.
- Oh, ouais. - Oui, et nous aussi,
on lui en veut. - Ouais.
- Oh... - Plus que 19 minutes!
- Que tout le monde nous suive!
(musique dramatique)
- C'est pas vrai! Oui, c'est vrai.
(rire)
J'ai gagné 75 parties sur 81.
- Est-ce qu'il est en train de jouer à la marelle?
Mais il est tout seul.
- Il fait vraiment pitié, le pauvre.
- Ouais!
- Dude, il est en train de tricher!
- Génial! Ah! - Oh!
(rire)
- Allez, dégage! - On y va, dude?
- Ouais. - Bonne chance!
- Et soyez gentils. - OK.
- OK.
(rires)
(en choeur): Salut, Faucheur!
- Si c'est pas les Wyld Stallyns!
Vous être venus pour me traîner en cour à nouveau?
- Non, Faucheur. Pas du tout. - Non.
On veut juste te parler, Faucheur.
- Parlez à mes fesses!
- On en a que pour une seconde, dude.
(Il chantonne.)
(en choeur): Faucheur! - Écoute-nous, s'il te plaît.
- Qui est là? - Bill et Ted.
- Quoi? Est-ce que l'ordonnance restrictive a été levée?
Le juge a rejeté votre plainte?
J'ai maintenant la permission de m'approcher de vous?
Hum? C'est pas trop près, ça? - Faucheur!
- On voulait pas te faire de procès, dude.
- N'oublie pas, faut que tu sois gentil, dude.
- Il a raison. - Tu as voulu voler
le nom du groupe Wyld Stallyns. - C'était moi Wyld Stallyns.
- Mais de quoi tu parles? - Vous m'avez viré,
parce que vous avez toujours été jaloux de moi.
- Non, non, non, c'est faux.
T'as quitté le groupe pour faire carrière solo!
- Vous ne me laissiez jamais jouer!
- Tu faisais des solos de basse
de 40 minutes pendant les concerts.
Personne pouvait jouer à part toi!
- Je me sentais dans la vibe! - Quoi?
- Ces 40 minutes de solo sur scène,
c'était le point fort de tous vos concerts.
C'est normal que vous ayez enchaîné les fiascos après ça.
- Bon, maintenant on fait quoi?
- Oh... - Faucheur!
Si on est venus te voir, c'est parce qu'on est censés
jouer une chanson dans un endroit appelé MP 46,
genre maintenant! - Hum-hum.
- Ou le temps va se replier sur lui-même, dude.
- Ouais. - J'ai été muté un beau matin
dans ce trou, parce que j'ai aidé deux soi-disant amis
à reprendre leur vie,
alors qu'ils n'auraient pas dû revoir le monde des vivants.
Donc, si c'est pour ça que vous êtes là...
Pfff! Désolé, pas désolé.
Bye!
- On fait quoi alors? - J'en sais rien, dude.
- Papa, on a eu une idée. - Vous voulez qu'on essaie?
- Sans blague, c'est le bassiste le plus démentiel du monde.
- Ouais.
(en choeur): Parlez-lui. - D'accord.
- Allez, venez. - D'accord.
- Il peut être très con. - OK.
(air triste)
(en choeur): Papa, on aimerait mieux que vous sortiez.
- D'accord.
- Oh!
- Excusez-nous, monsieur Faucheur.
- Ça fait très plaisir de vous revoir, monsieur Faucheur.
- Tiens, tiens. Une visite de Petit Bill et Petit Ted.
- On est toujours vos plus grandes fans!
- Ouais.
- Oh...
Vous m'aurez pas avec vos flatteries.
- Ce sont pas des flatteries. - Han-han.
- C'est sincère. - Ouais.
- Sérieux? - Ouais.
- Le Surfeur d'âmes solitaire a vraiment été l'album
le plus sous-estimé de 98. - Les critiques l'ont détesté.
- Je crois qu'ils étaient pas prêts pour un album 100% basse.
- Ça partait dans tous les sens, d'après les journalistes.
C'était un fatras assourdissant et indigeste, ils ont dit.
Un album encore plus mauvais
que Pâleur de marbre, ils ont dit.
(en choeur): Bien... - En fait, disons que...
- En fait, c'est peut-être vrai, en partie.
- Ouais, mais y avait de bons trucs.
- La finale dans L'Éternel mal-aimé
était méga spectaculaire.
- Et les trois dernières mesures juste avant les choeurs
dans Trop pâle pour pleurer. - Oh, ouais.
Vous l'avez trouvé comment le refrain
dans Le Boogie d'enfer du docteur M?
- On n'a même pas les mots pour le dire.
- Délirant! On n'a jamais vu un bassiste
avec une telle technique. - Je sais, oui.
J'ai appris tout seul en plus.
- Vous avez vraiment un talent exceptionnel, dude!
- Oh, merci.
- Il vous manque qu'un truc. - Hum?
- Un vrai groupe de musique.
- Le groupe a besoin de vous.
(soupir) - Oh...
- Théa? - Billie.
- C'est bon, entrez.
- C'est à vous. Je crois que vous avez
quelque chose à dire à Faucheur.
(soupir) - Oh...
(profonde inspiration)
Ah...
- On est désolés que ça se soit fini comme ça entre nous,
Faucheur. - Ouais. Sincèrement désolés.
- Je... tiens à m'excuser.
Le succès m'est monté à la tête.
Ça peut vite devenir grisant.
- Je t'assure qu'on aimait... vraiment jouer avec toi, dude.
- On mettait le feu à la scène, pas vrai?
- Ouais, ça, tu peux le dire!
- Alors, si ce n'est pas trop tard, Faucheur...
- Pourrais-tu envisager de réintégrer...
(en choeur): Wyld Stallyns?
- Oh, je...
(petit rire) Je suppose.
(rires) - Ouais!
(musique rock)
(rires)
(cris de joie)
- Allez, en route!
- Ouais. C'est parti. Et un, deux, trois!
(toc-toc!)
- C'est Dennis. Salut.
(allemand)
Je me suis perdu. - Monte, Dennis.
- OK. Merci, les gars. (en choeur): Salut, Dennis.
- Oh, salut. Salut, tout le monde.
(cris) - Attention, Dennis.
- Place au rock!
(musique rock, cris)
- C'était cool quand tu as dit place au rock,
parce que ça m'a donné envie de faire du rock.
- Han-han...
C'est pas tout de vouloir faire du rock.
il faut d'abord gagner le droit de faire du rock.
- Dude! Il ne reste que 11 minutes.
- Quelqu'un sait où est MP 46?
- Ça dépend de ta perspective. Pour être en phase quantique
avec le rythme cosmique, faut choisir un passage uniforme.
Tu vois?
- Quelqu'un sait où est MP 46?
(cris)
J'en ai assez de ces conneries!
- Ah, merde, on va manquer notre vol.
(soupir)
- Deacon, Deacon! Regarde ça.
(toc-toc!) Ah?
- Ah! - Wô!
- Je m'en charge.
Arrêtez-vous!
(cris)
(en choeur): On est vivants!
- D'où vient...
- Qu'est-ce que c'est que ça? (en choeur): Ça va pas bien.
- Avancez! Pourquoi ça bloque?
(en choeur): Vraiment pas bien.
- Terminus, tout le monde descend!
- Descendez!
- Allez, Mozart.
- Descends du toit de ma voiture, abruti!
- Ted! Même si on savait quelle chanson jouer,
on ne pourrait jamais arriver à temps sur place.
- Hé, toi là. Rends-moi ça! - Bill, regarde!
- On est au MP 46? - Ça n'a pas de sens.
Pourquoi le concert devrait se passer ici?
- Parce que c'est ici qu'il s'est passé.
- On se croirait à l'Halloween!
- Ted, t'as raison, dude! - Mais, dude...
qu'est-ce qu'on va jouer?
- Votre déguisement fait vraiment authentique!
- J'en sais rien, dude.
(soupir) - Euh... Bill et Ted?
- J'ai gardé ces morceaux.
Je pensais que ça pourrait peut-être vous servir, mais...
- Merci, Dennis. - Papa!
- Papa! MP 46. - Le groupe est prêt à jouer.
- Il ne manque plus que la chanson.
- Il met le feu à ma camionnette!
- Remonte vite dans la voiture,
c'est dangereux à l'extérieur.
- Théa. - Billie?
On est désolés de vous décevoir...
- Mais on n'a pas la chanson.
- Quoi?
(en choeur): Vous l'avez pas?
(en choeur): Non. On est désolés.
- On est désolées aussi.
- Ouais, parce qu'on voulait vraiment vous aider.
(effets sonores)
- Dude, est-ce que tu vois la même chose que moi?
- Preston? - Logan?
(en choeur): Preston-Logan.
(en choeur): Wow! - Je déplace mon camion.
(en choeur): Mais qu'est-ce qui se passe?
(en choeur): C'est vous!
(en choeur): Quoi?
- C'est vous deux qui devez composer cette chanson.
- Mais on compose pas de musique.
- Nous, on écoute juste des.. trucs qu'on aime...
- Ouais, un peu de tout.
- Et puis on les mixe tous ensemble.
- Alors, il vous suffit d'écouter,
de prendre ce qui vous plaît. - Et de mixer tout ensemble.
- Vous êtes pas ici pour nous accompagner les filles.
- Non, c'est plutôt nous
qui sommes ici pour jouer avec vous.
- C'est vous les vedettes.
(rire) (en choeur): Wow!
(effets sonores)
(musique inquiétante)
(rire)
(en choeur): Suivez-nous! - Ouais.
- Voilà les instruments! (en choeur): Wow!
(rires)
- Dude, je viens de penser à quelque chose.
- Qu'est-ce qu'il y a, Ted?
- Comment le simple fait d'écouter une chanson...
- Va réussir à unir le monde...
- À travers le temps et l'espace?
- C'est une excellente question, dude.
- J'ai l'impression que tous les gens doivent l'entendre
pour la jouer en même temps. - Ted, t'as raison!
On va les unir en les faisant tous jouer en même temps.
- Alors il faut qu'on aille voir tous les gens
à toutes les époques pour les informer.
- Et leur donner des instruments, dude.
- En 7 minutes et 25 secondes.
- Pourquoi pas un tambourin?
C'est pas difficile de faire du rock avec ça.
- Le tambourin, c'est moins facile que ça en a l'air.
- Je pourrais peut-être danser? On m'a programmé pour danser.
- Tu sais danser? - Han-han.
- Vraiment? Va derrière ce camion
et répète ta chorégraphie, d'accord?
- OK. OK.
- Hé, Kid, on n'a pas de courant.
- T'en fais pas, je m'en charge. - OK.
- J'ai besoin de câbles. (note de musique, allemand)
- Ouais, ce sera votre micro pendant le concert.
Vous vous mettrez là. - Assurément.
- Jouez quelques notes, il faut improviser, Louis.
- Oui, mais je joue quoi? (effets sonores)
- Oh, non. - Les voilà! Oh, Jo.
- Théodore. - William!
- Joanna! - Lizzy!
- Comment ça va? - Oh!
- Vous avez trouvé une réalité où vous étiez plus heureuses?
- Oui. - On s'est rendu compte
qu'il n'y a rien de mieux que cette réalité.
(en choeur): Super!
- Oh! Vous voulez qu'on vous accompagne pour...
distribuer des instruments à travers le temps et l'espace?
- Prête, Théa? (en choeur): Cinq, six!
Cinq, six, sept, huit!
(airs musicaux entremêlés)
(en choeur): Oh, mon Dieu! - Quelle cacophonie!
- Excusez-moi, monsieur Kid Cudi.
Nos femmes viennent de traverser de multiples réalités.
- Et elles ont vu que ces réalités...
- Se déroulaient toutes... (en choeur): Simultanément.
- Est-ce qu'il faut aller individuellement
livrer des instruments dans toutes les dimensions?
- OK. Alors, contrairement à ce que pensent beaucoup d'experts,
la fonction d'onde universelle est,
épistémologiquement parlant,
à la fois cyclique et dissociante--
- Excusez-moi, Kid Cudi, je voudrais pas vous brusquer,
mais il nous reste moins de cinq minutes.
(grondement)
- Évacuez les lieux! - Madame, il faut partir.
Nous ne sommes plus en sécurité ici.
- Et où comptez-vous trouver refuge?
(cacophonie, allemand)
- Mozart! Vous énervez pas, c'est rien.
(cris)
- Regardez, je crois que c'est une éclipse de lune.
- C'est pas la lune, les gars.
(cris de la foule)
- C'est une catastrophe, Théa.
- Mais qu'est-ce qu'on va faire, Billie?
(en choeur): Stop!
- Il suffit d'aller dans la superposition quantique
où il y a de multiples réalités. (en choeur): Mais comment?
- Dude, la cabine est clairement un tunnel
qui va au royaume quantique. Go, go, go!
(en choeur): Merci, monsieur Cudi!
- C'est géant! (en choeur): C'est géant!
(en choeur): Grom! - Tu commences!
(percussions) - Non, non, non!
- Stop, stop! - Attends.
(musique rythmée)
(Elle suit la mesure.)
Et maintenant, Faucheur!
(en choeur): Euh... ouais, c'est bien...
mais pourquoi pas genre Trop pâle pour pleurer.
- Le dernier riff? - Génial.
(airs harmonisés) (en choeur): Ouais!
- D'accord, mais tous ces gens,
qu'est-ce qu'on leur dit qu'il faut jouer?
(en choeur): Euh... - On revient vite.
- OK. - Dépêchons-nous.
- Donne-moi le numéro de l'infini, dude.
- 6-9...
- 6-9.
- 2-9-9...
- Pourquoi pas le concerto? - OK, va lui dire.
- Mozart!
(clavecin)
- 3-4-5-5-5-1-0-1...
- J'ai déjà fait mes adieux aux filles.
- Moi, je veux rester danser. - Dennis...
Bonne chance, mes excellents amis.
(en choeur): Merci, Kelly. Salut, Dennis.
- Je m'appelle Dennis. Dennis McCoy.
- 2-7-1-8... - 2-7...
- Plus rapide, le rythme! Voilà! Maintenant Faucheur!
- Super. - Ouais!
- OK. - Regarde ça!
(flûte, allemand)
Jimi, à toi de jouer!
(guitare électrique)
- 1-8-2-8....
- Alors les filles ont dit do majeur.
- Ouais, et 113 battements par minute.
- Compris. - Super.
- Ouais. - OK.
- 4-5-5-5-8...
(musique harmonieuse)
- Par ici! Venez, venez! On va aller se mettre devant.
- Wouh! Incroyable, cette musique!
- Approchez-vous!
- Et si t'appuyais sur le bouton infini pour voir?
- Oh, ouais! - Ouais.
(bip, vrombissement)
Une dernière chose.
- Je t'aime, Élizabeth.
- Je t'aime, Joanna.
(en choeur): On l'a toujours su.
- Je t'aime.
- OK, en route! - OK. C'est parti.
- Oh, mon Dieu! - Allez!
(cris)
(musique harmonieuse)
- Comment ça va, Deacon? - Wow!
- Missy. Ça peut surprendre,
mais au fond, je suis un moi infini.
À tout à l'heure. (en choeur): Extraordinaire!
- Ouais! (acclamations)
(cris)
(chant du public)
- C'est incroyable.
(en choeur): Excellent!
(en choeur): Papa!
(en choeur): Une minute! - OK. OK. OK.
- San Dimas, faites du bruit!
(fredonnement du public)
Ouais!
(en choeur): Dix, neuf, huit,
sept, six, cinq...
(en choeur): Papa!
(en choeur): Quatre, trois, deux, un.
(solos)
- Madame, vous devriez venir voir ça.
- Oh!
Ton père serait vraiment fier de toi.
- Wow! Hé! - Au revoir!
- Bye, Kid Cudi! - Salut, Kid Cudi!
- On est en retard!
(fredonnement du public)
- Ça marche, dude! - Ouais!
- Oh, wow! - Wow!
(acclamations)
(Billie): En fin de compte, c'est pas la chanson elle-même
qui a été déterminante.
(Théa): Mais le fait de l'avoir jouée tous ensemble.
- Et ça a marché.
(chanson rock)
BILL ET TED FONT FACE À LA MUSIQUE
(chanson rock)
Sous-titrage: difuze
- Dude...
est-ce que tu es mort, ça y est?
- Non...
Et toi?
- Non...
Y a encore une petite chose
qu'il faut qu'on fasse avant de mourir.
- C'est vrai, dude.
(soupir)
Prêt, Bill?
- Prêt, Ted.
Un... - Deux...
(en choeur): Un, deux, trois, quatre.
(musique rock)
- Ah...
Ah, ouais! - Yah!
(gémissements) - Génial.
Ouais. Attends. - Ah-ah!
- C'est bon. - OK.
(rires)
- Ouais.
- Yeah!
(effort)
Ouais! - T'as pas perdu la main.
- Toi non plus, dude. - Super.
- Bill. - Ouais?
(en choeur): Ah!
(rires)
- Il faut que je m'assoie une seconde.
Je suis désolé. (gémissements)
- C'était cool, hein! - Super cool.
(effort) - Infirmière!
(soupir)
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