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Original subtitles

LIDO DES SIRENES

Vaccaro ?

La machine à café est allumée ?

On peut venir petit-déjeuner ?

Madame la procureure.

Si j'avais su,

je vous aurais engagée comme chanteuse pour la soirée.

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C'est un super coup de pub.

Vous avez encore beaucoup de choses à découvrir sur moi.

Un cappuccino, c'est possible ?

Tu veux quoi ?

Rien, j'ai déjà mangé, merci.

Alors, un cappuccino et...

un beignet à la crème.

Tout de suite.

Aïda Bassir, ça vous dit quelque chose ?

- Une jeune fille marocaine. - Non.

C'est bizarre,

car j'ai entendu dire qu'il lui arrivait de travailler ici.

La jeune fille qu'on a retrouvée en morceaux.

Oui !

J'ai vu ça aux infos. C'est votre affaire ?

Calogiuri, les photos.

- Alors, vous l'avez déjà vue ? - Non.

Je l'ai jamais vue de ma vie.

Vous savez bien, ici, le soir, c'est blindé de monde.

Que faisiez-vous avant de prendre la gestion de cet établissement ?

Je travaillais dans des établissements de nuit.

J'ai bossé dans toute l'Italie. Quel bordel !

Vous savez quel est mon rêve ?

Tout lâcher et partir sur mon bateau.

Il est pas mal !

Je voudrais en savoir plus sur la fille.

Vous préférez venir au Parquet ?

Y a la clim, ça aide à rafraîchir la mémoire.

Ah oui, ça me revient.

Elle est venue ici plusieurs fois.

La dernière fois, elle était avec...

Avec l'acteur qui tourne le film sur Jésus.

M. Covaser ?

Oui.

- Sergio ! - Allez !

Vous pouvez pas rester là.

Vous devez partir.

Bonjour.

Excusez-moi, vous êtes Sergio Covaser ?

Je signe pas d'autographe pendant mon déjeuner.

Y a quelqu'un de la production dans le coin ?

Non, je suis pas là pour ça.

Je suis la substitute du procureur. Enchantée.

- Je suis ici en vacances. - Enchanté.

C'est une visite complètement informelle.

J'ai voulu vous éviter une convocation.

Ca serait pas la meilleure publicité pour vous.

Désolé, j'avais pas compris. Asseyez-vous.

Merci.

- Du vin ? - Non, je ne bois pas.

Allez, juste une goutte.

J'ai rien d'autre à vous proposer.

J'ai demandé 4 sushis et 4 sashimis et ils m'en ont donné 4 en tout.

La production est un peu radine.

Ils sont même dégueulasses.

Je pensais que vous aviez appris à les multiplier.

Ma pause se termine dans 20 minutes

et je dois faire la scène du discours.

Donc, dites-moi pourquoi vous êtes là.

Calogiuri, les photos.

Alors...

Vous la connaissez ?

Non.

On va essayer avec celles-ci.

ENQUETE PRELIMINAIRE

S'il vous plaît, je suis en train de manger.

- Vous reconnaissez le tatouage ? - Pas du tout.

Monsieur Covaser,

ma belle-mère m'attend et vous, vous avez votre discours.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Très bien. Alors, un témoin vous a vu

un soir, au lido des Sirènes avec Aïda.

Vous confirmez ?

Je ne confirme absolument rien.

Je connais pas cette Aïda et je sais pas de quoi vous parlez.

On vous parle d'un homme qui, il y a quelques années,

a été incarcéré pour violences sur prostituée.

Et qui, il y a quelques soirs de ça, a été vu avec une prostituée.

Si vous n'aviez pas compris, vous êtes l'homme en question.

Là, c'est plus une simple affaire de violences,

car la jeune fille a été tuée et démembrée.

Et si je me trompe pas,

vous êtes l'un des derniers à avoir été en contact avec elle.

Ecoutez-moi bien.

C'est vrai.

J'ai passé la soirée avec elle, mais je vous jure

que je ne l'ai pas tuée et encore moins démembrée.

On était dans ce bar avec l'équipe.

Et une jolie jeune fille s'approche, Aïda.

Je savais pas que c'était une prostituée.

Elle était avec une amie marocaine.

Pour qui travaillait-elle ?

Croyez-moi, j'en sais rien.

Ecoutez-moi bien.

J'ai mis 5 ans à redorer mon image après ce qu'il s'est passé.

J'ai même passé un an dans un couvent.

Vous n'avez aucune idée

du nombre de champignons que j'ai dû cueillir

pour me repentir aux yeux de la presse.

Et tout va partir en fumée pour une histoire d'un soir.

Je vous en prie, vous allez me détruire.

Ce n'est pas une histoire d'un soir.

Il s'agit d'un meurtre, c'est différent.

Oui, mais avec cette fille...

On a juste fait l'amour.

Après, elle m'a demandé de l'argent.

J'ignorais que c'était une prostituée.

Où avez-vous fait l'amour ?

Dans mon camping-car.

Et elle est partie avec sa copine qui l'attendait.

Vous pouvez demander au gardien.

Il a forcément dû les voir partir ensemble.

Calogiuri, va vérifier.

Aïda.

C'est un nom important, beau.

Il est difficile à oublier.

Surtout si on est fan de Puccini.

De Verdi.

L'Aïda, c'est de Verdi.

Vous avez raison.

Pardon, vous avez raison.

OK. Alors...

C'est tout pour le moment.

Surtout, oubliez pas de manger votre biscuit chinois.

Il vous portera peut-être chance.

- Une dernière chose... - Quoi ?

Je dois rester disponible ?

Mis à part ça...

Un autographe.

Le gardien a confirmé la version de Covaser.

Il a vu les deux filles partir ensemble.

Vous pensez que c'est lui l'assassin ?

Il m'a corrigé quand j'ai parlé de Puccini.

Si c'était l'auteur du mail, il aurait rien dit.

Mais ça n'empêche pas qu'il a un passé de violences.

Pourquoi la démembrer et l'éparpiller dans la ville ?

Cette affaire, c'est pas dans son intérêt.

Qui a écrit l'Aïda ?

Un certain Giuseppe Verdi.

Ah oui, Giuseppe Verdi.

Attends.

Allô, Diana ?

J'ai pas eu le temps de te rappeler. Ca concerne le travail ?

Je pars pas en vacances avec mes cartes.

J'ai appris qu'ils tournaient un film

près de chez ta belle-mère, à Métaponte.

- Oui. - Et j'ai aussi appris

que Sergio Covaser joue dedans.

Je te demande pas ça pour moi, c'est plus pour Cleo.

Ma fille est super fan de lui.

Et moi aussi.

Comme t'es dans le coin...

Je sais que t'aimes pas faire ça.

Diana, de quoi tu parles ?

Diana ?

Je capte très mal ici. J'entends rien.

Je capte pas du tout. Salut, Diana.

On se rappelle demain.

Viens, Calogiuri.

Allez, on se dépêche.

Si tu veux pas me parler, tu pourrais m'envoyer un message.

Tu penses que Valentina veut se faire adopter par les Vega ?

Si on continue comme ça, ça m'étonnerait pas.

On fait quoi ? Plier sous la dictature des enfants ?

On leur laisse carte blanche dès qu'ils entrent en maternelle.

Il suffit de trouver le juste milieu.

Le portable, le maillot, c'est pour être comme les autres.

C'est une idiote.

Elles sont jeunes.

L'idiotie n'a jamais fait de mal à personne.

Elle tient ça de toi, idiot !

Oui, mais c'est ça qui t'a séduite.

Si j'avais pas été un idiot,

j'aurais pas eu besoin de cours particuliers

et on se serait jamais rencontrés.

- Elle va revenir ? - Oui.

- C'est peut-être elle. - Attends.

C'est un numéro privé.

Allô ?

- Mme Tataranni ? - Qui est-ce ?

C'est Zazza de Lucania News.

Si je découvre qui vous a donné mon numéro,

il va finir en taule.

Comme vous, j'essaye simplement de faire mon travail.

J'ai un truc important à vous dire.

Je ne fais aucune déclaration.

Pour une fois, c'est l'inverse.

Notre rédaction a reçu un email anonyme.

Il est écrit : "L'oeuvre est terminée".

Et il y a l'adresse d'une exploitation agricole

à Scanzano Jonico.

L'exploitation Paradiso.

Vous me le transférez ?

Bien sûr, sur-le-champ.

Vous connaissez mon adresse mail.

- Effectivement - Oui, effectivement.

- Bonjour. - Bonjour, madame la Substitute.

Bonjour, M. Taccardi.

Bonjour.

Qu'est-ce que l'assassin nous a laissé ?

Tous les morceaux manquants sauf un.

Le doigt ?

Non, on a tous les orteils

et tous les doigts.

Et il s'en va.

Il manque quoi ?

Le bassin.

Pour commencer,

on connaît l'identité de la victime.

Le fait qu'elle se prostituait, ça ne nous aide pas.

N'importe lequel de ses clients aurait pu la tuer.

- Sergio Covaser a un alibi. - Oui.

Faut pas oublier qu'on a retrouvé des morceaux de son corps

dans trois endroits différents.

Regarde ce que j'ai remarqué.

Si on relie ces trois points, ça fait un beau triangle.

Voilà.

Il manque encore un morceau.

Je pense qu'on le retrouvera jamais.

Pourquoi ?

Je pense que l'assassin, avec le message "l'oeuvre est finie",

a voulu fermer le dossier avec nous

et le rouvrir avec son vrai interlocuteur.

- C'est qui ? - On le saura

quand on comprendra ce qui relie ces trois points.

Une fromagerie,

un parc aquatique et une exploitation agricole.

J'ai trouvé quelques informations sur ces lieux.

Y a un lien entre les deux premiers,

car...

Car, ces deux activités

ont été reprises suite à des enchères judiciaires.

Et alors ?

J'ai regardé qui était le juge chargé de ces affaires.

Excusez-moi.

- Il s'agit du juge Romaniello. - Bien joué, Calogiuri.

Bravo, bien pensé !

Il s'agit du fils d'un homme politique important

de la 1re République.

Et il a un frère qui s'appelle Saverio.

Tu sais qui c'est ?

- Non. - C'est le président

de l'association qui gère l'exploitation agricole.

L'exploitation Paradiso.

On est pas loin alors.

Moi, je suis à Métaponte.

Oui, lier l'utile à l'agréable.

Je vous rejoins demain avec mon mari.

A demain, M. Romaniello.

Madame Tataranni, quelle belle surprise.

Ca fait plaisir de vous revoir.

- Ma femme. - Enchanté.

Pietro De Ruggeri.

C'est votre mari ?

Derrière toute grande femme, y a un grand homme.

Ici, c'est le contraire.

- Mon frère. - Enchantée.

- Imma Tataranni. - Tout le plaisir est pour moi.

Vous êtes un vrai phare dans le milieu social.

Les phares sont souvent seuls au milieu de la mer.

Mais ils illuminent.

Je suis pas venu ici depuis des années,

mais j'ai encore des souvenirs.

Cette colonne...

Cette colonne en particulier, je ne sais pas,

mais le temple date du 6e siècle avant J.C.

"Amère et si belle est notre terre."

Alors ?

De quoi voulais-tu me parler ?

On peut se tutoyer, n'est-ce pas ?

J'ai besoin d'informations sur les enchères judiciaires.

Tu sais bien qu'il y a souvent des entorses à la loi.

Les entreprises sont rachetées

avant même qu'elles déposent le bilan.

Ils utilisent un prête-nom ?

Oui, tout à fait.

Dans ce pays, on sait parfaitement contourner les obstacles.

Pourquoi tu t'intéresses à ça ?

Pour l'affaire de la fille démembrée.

C'est horrifiant.

C'était une migrante ?

C'est une histoire tragique.

On a jamais eu de tueur en série ici.

Un tueur en série...

L'enquête est en cours.

Il s'agit pas d'un serial killer ?

C'est probable.

Honnêtement...

Je vois pas ce que je peux faire pour toi.

Les 2 premiers morceaux

ont été retrouvés dans une fromagerie

et dans un parc aquatique dans le coin.

La seule chose que ces lieux ont en commun,

c'est qu'ils ont été rachetés lors d'une enchère judiciaire.

Et le juge qui a géré les deux dossiers, c'est toi.

C'est vrai ?

Laisse-moi quelques jours

et je te tiens au courant.

D'ailleurs, à propos de cette enquête, je...

Quand j'ai appris que mon frère

avait rendez-vous avec vous, j'ai tenu à être présent, car...

Y a quelque chose qui me brise le coeur.

Les derniers morceaux de cette pauvre jeune fille

ont été retrouvés près d'une exploitation

à Scanzano Jonico.

L'exploitation "Paradiso".

Et...

Cette exploitation est gérée par une association

dont je suis président.

Vraiment ?

Oui, malheureusement.

Je tenais à vous dire

que nous n'avons rien à voir dans cette histoire.

J'ai pas de raison d'en douter.

Et nous sommes à votre entière disposition.

Qu'est-ce qu'on sait sur cette exploitation ?

Elle est gérée par un M. Staffieri.

Un ancien détenu engagé grâce à Saverio Romaniello.

Les bénéfices de l'exploitation vont à l'association ?

Oui. L'association s'appelle "Action Solidaire".

Les fonds vont à des oeuvres de bienfaisance.

La seule chose

que ces trois lieux ont en commun, c'est un nom de famille.

Romaniello.

Mais...

C'est peut-être une coïncidence.

- Je peux... - Bien sûr.

Saverio Romaniello est un homme bien,

mais quand il était jeune,

il était un peu turbulent.

Issu d'une famille riche,

enfant gâté, vicieux.

Il a même fait un séjour en prison

pour possession de cocaïne.

Son père travaillait aux Travaux publics

et il n'a rien fait pour lui éviter la prison.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Non, rien.

Vous êtes plus précise

qu'un casier judiciaire.

OK, je...

Je retourne à mon bureau.

Oui, vas-y.

- Entrez, je vous en prie. - Merci.

Je m'attendais pas à vous revoir si vite.

Votre immeuble est magnifique.

Oui, venez, allons dans mon bureau.

Merci.

On a eu de la chance, le siège est magnifique.

On a fini par trouver chaussure à notre pied.

Vraiment, félicitations. Regardez-moi ce bureau !

Merci.

- Asseyez-vous. - Je peux ?

Bien sûr, installez-vous.

- Merci. - Voilà.

Vous avez de la chance, j'étais sur le départ.

Je vais voir mes enfants en Calabre.

Comme j'étais dans le coin, je me suis dit que j'allais passer.

C'est OK ? C'est une visite informelle.

Il n'y a aucun problème. Que puis-je faire pour vous ?

Hier, vous m'avez dit

que l'exploitation agricole "Paradiso" vous appartient.

- Elle appartient à mon association. - C'est vrai.

Vous pouvez m'en dire plus ? Qui y travaille ?

La plupart sont des anciens détenus.

- Un certain Tommaso Staffieri ? - Oui !

Oui, Tommaso ! C'est un nouvel homme.

Comme vous.

- Que voulez-vous dire ? - Vous m'avez comprise.

- Y a pas de honte à avoir. - Exactement.

J'ai fait une erreur, j'en ai payé le prix.

- On a tous droit à une 2e chance. - Bien sûr.

Vous savez pourquoi 70 % du corps de cette jeune fille

- a été retrouvé là-bas ? - Non, j'aimerais bien.

Sinon, je vous l'aurais dit.

Comme je vous ai dit, je suis sur le départ.

Je vais en Calabre.

Vous avez d'autres questions ?

Non, absolument pas.

Désolée du dérangement et saluez-moi votre frère.

- Bonnes vacances. - Merci.

- Au revoir. - Je vous raccompagne.

M. Romaniello m'a semblé un peu stressé.

Là, on va faire une pause bien méritée,

car je dois amener ma mère chez ma belle-mère, n'est-ce pas ?

Vous passez l'Assomption en famille.

- Vous avez de la chance. - Oui, beaucoup !

Pourquoi t'as changé tes jours avec Capozza ?

Ta copine t'attend pas à Grottaminarda ?

Non, elle est partie avec ses copines.

Elle va à Ibiza, en Espagne.

Sacrée Maria Luisa.

Elle est partie, car je suis jamais là.

Laissez tomber, je veux pas vous embêter avec ça.

- Laissez-moi vous aider. - Merci.

- Au revoir et bonnes fêtes. - Merci.

- Au revoir, Maria. - Au revoir.

Va doucement, maman. Tu vas où comme ça ?

- Madame ? - Oui ?

Comme je suis là...

Tu vas aller faire un tour à Scanzano Jonico

et tu vas jeter un oeil à l'exploitation agricole, OK ?

Oui, très bien.

Je vous tiens au courant.

Faites un bon voyage.

Au revoir, madame.

Quel beau jeune homme.

Il ressemble comme deux gouttes d'eau à ton père

quand je l'ai connu.

Oui, c'est ça !

Papa, il était petit et il avait les yeux noirs.

Qu'est-ce que t'en sais ?

Ton père était beau.

Il était beau.

Grand.

Comme Garibaldi.

Et il avait beaucoup de terrains.

Huit ! Il avait au moins huit fermes.

- C'est là qu'on va ? - Bien sûr.

Quel beau tatouage.

- Merci. - J'avais jamais vu ça.

Je l'ai fait chez une esthéticienne de Métaponte.

- C'est joli. - Je peux vous demander

où elle se trouve ?

Ca pourrait plaire à ma fille.

Si vous avez un stylo, je vous donne son numéro.

Merci infiniment.

Je vais peut-être me laisser tenter.

Doucement, maman. Va doucement.

Bonjour et bienvenue.

Comment allez-vous ?

C'est qui ?

C'est la maman de Pietro.

- Pietro... - Pietro, tu vois qui c'est ?

Le papa de Valentina.

Ah, oui, je vois.

Que voulez-vous ?

Rien, vous inquiétez pas.

C'est notre maison de vacances. On vous a invitée.

Ah, j'ai compris.

C'est la fille du chauffeur routier,

celui qui a épousé la fille De Ruggeri.

Mais la famille ne voulait pas de lui...

- Bienvenue, maman. - Quel beau jeune homme !

Comment allez-vous ?

Bien et toi ?

Allez, allons à l'intérieur.

Allez, venez.

Comment va-t-elle ?

Son état empire.

A votre avis ? Vous la trouvez comment ?

Parfois, elle délire complètement et parfois, elle est lucide.

Je reviens, je vais chez l'esthéticienne.

Très bien.

Donc, je m'occupe du déjeuner.

J'allais aller faire les courses.

Evitons de faire comme l'autre fois

et de se retrouver avec trop de nourriture.

Merci de m'avoir reçue la veille de l'Assomption.

Vous inquiétez pas.

On prend nos vacances en janvier.

Quand y a plus personne.

Je pars dans les Caraïbes.

Voilà, j'ai terminé.

Superbe, il est magnifique.

Ca coûte combien ?

40 euros.

Je peux avoir une facture ?

- Si vous insistez. - Merci.

Vous êtes la seule à faire ça ici ?

Oui.

C'est une jeune Marocaine qui m'a appris la technique.

Elle m'a expliqué comment faire

et j'ai appris.

Du coup, je lui ai offert une épilation.

Elle s'appelait comment ?

Leila, je crois. Oui, Leila.

Elle ressemblait à quoi ?

Elle avait quel âge ?

18 ou 20 ans.

Elle était jeune.

Mignonne, avec de longs cheveux noirs.

Elle habitait à Bernalda. Un jour, elle s'est évaporée.

Une dernière chose, madame.

- Ces tatouages, ça dure un mois ? - Oui.

Et si on veut l'enlever avant ?

Frottez avec de l'eau et du savon.

- Il ne vous plaît pas ? - Si, j'adore.

Je veux pas qu'il s'efface en faisant la vaisselle.

Ca peut arriver.

- Au revoir. - Faites attention.

Frotter, ça sert à rien du tout.

Faut du papier de verre.

Putain !

- Imma ? - Oui ?

Imma, ça va ?

Oui, ça va. Calogiuri, attends deux secondes.

Ma mère dit que pour la parmigiana, il lui faut des aubergines rondes.

- Elle a la science infuse. - Pietro ?

- J'arrive ! - Pietro, t'es où ?

J'arrive !

Oui, Calogiuri ?

Vous n'allez pas y croire !

Vous savez qui travaille dans l'exploitation "Paradiso" ?

- Qui ? - Nunzia Campanile.

Celle qui a perdu un doigt ?

Passe me chercher sur-le-champ.

- On peut entrer ? - Bonjour.

On vous dérange ?

En réalité...

Je vous ai dit tout ce que j'avais à vous dire.

Je dois m'occuper des pâtes, les enfants ont faim.

Ne vous inquiétez pas, on en a pas pour longtemps.

Leila n'est pas là ?

- Non, elle est partie. - Tais-toi.

- Tu t'occupes des pâtes ? - Oui.

- Comme ça, je discute avec madame. - Je m'en occupe.

Suivez-moi.

Tu sais faire des bras de fer ?

Oui.

Mais à mon avis, tu vas gagner.

Allez, voyons voir.

N'ayez pas peur, on vous protégera.

C'est votre mari ?

Il était chauffeur de bus.

Il est mort dans un accident.

Apparemment, c'était de sa faute.

Il n'a pas laissé la priorité.

On avait même pas d'assurance.

Il travaillait plus de 10 heures par jour.

Il avait pas le choix.

Et pour vous en sortir, vous travaillez à la journée.

J'ai aucun diplôme, j'ai rien.

Là-bas, on arrive quand il fait encore nuit.

Et ils te choisissent.

C'est là que vous avez connu Leila ?

Elle m'a demandé de l'héberger.

J'ai accepté sans rien lui demander en retour.

C'est pas facile pour les gens comme nous.

Et ensuite, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Courage, n'ayez pas peur.

Je vous laisserai pas seule.

Le courage...

Les gens comme moi payent le prix fort.

Dans les champs de tomates,

on a juste le droit de s'épuiser.

Si t'as soif, faut attendre que ça passe.

Pour les toilettes,

le chef t'accompagne.

Et il te regarde faire.

Et s'il a envie...

J'ai compris.

On oublie même ce que ça veut dire, la gentillesse.

Leila...

Elle a voulu me faire ce dessin sur la main.

J'avais l'impression de plus être une femme,

mais un animal.

Quelqu'un qui subit sans rien dire.

Et donc...

Ce matin-là...

Quand cet animal a voulu faire ses affaires,

j'ai refusé.

Je l'ai menacé.

Avec le doigt.

Je lui ai dit que...

Qu'il devait arrêter.

Et il...

Il...

Il avait une faucille à la main.

Mon doigt...

Il l'a jeté dans le canal.

Tommaso Staffieri ?

C'est le nom de cet homme ?

Alors...

Vous me répéterez tout ça au Parquet.

On va rédiger un procès-verbal.

Mais j'ai besoin de savoir

où est Leila.

J'ai besoin de savoir

si elle connaissait une certaine Aïda.

La jeune fille dont on parle dans la presse ?

Leila ne m'en a jamais parlé.

C'est le doigt de Nunzia que vous avez vu.

- Il est arrivé par le canal. - Vraisemblablement.

Pour nettoyer la plaie, on a dû lui laver les mains.

Le seul lien entre la fille décédée et le doigt,

c'est le tatouage.

On doit trouver Leila.

Je vais convoquer M. Romaniello

pour qu'il s'explique sur les méthodes utilisées

dans son exploitation.

Y a eu une attaque de sauterelles ?

- Y a plus de vinaigre blanc ? - Ici.

Merci, Calogiuri.

Mon beau-père va te remercier, il adore ma recette de courgettes.

Tout va bien ?

J'étais en train de me dire...

Sergio Covaser...

Pourrait nous en dire plus sur l'amie d'Aïda.

Celle qui a couché avec lui.

Mais le problème,

c'est que demain, c'est férié. Tout sera fermé.

J'ai rien à faire.

Si je reste au bureau,

je vais passer ma journée à penser à Maria Luisa à Ibiza.

Tu me prends pour une esclavagiste ?

Non, pas du tout.

Mais...

Vous pensez que Leila et Aïda étaient amies ?

C'est probable. Allez, vite, on va à la caisse.

Faut faire vite, je suis pressée.

Bonsoir, M. Romaniello.

Imma Tataranni à l'appareil.

Désolée de vous déranger la veille de l'Assomption.

Oui, la justice ne prend jamais de vacances.

J'avais quelques questions sur l'ancien détenu

qui gère l'exploitation "Paradiso", Tommaso Staffieri.

- Du vin ? - Oui, merci.

Encore un peu.

Mais elle, elle mange rien ?

- Maman... - Quoi ? Elle se nourrit d'air ?

Délicieuses.

Ces courgettes sont délicieuses.

Oui, mais on sent le goût du vinaigre bas de gamme.

Moi, j'ai rien senti.

Pietro, la parmigiana t'a plu ?

Je me suis resservi trois fois.

C'est parce qu'il y avait pas de vinaigre.

Il fait quoi le notaire Vega pour l'Assomption ?

Ils ont dû aller au restaurant.

Ils vont en Calabre en bateau.

Ils m'avaient invitée.

La parmigiana de ta grand-mère, ça te suffit pas ?

Ils vont manger que des crustacés !

Je préfère reprendre de la parmigiana.

Garde de la place pour le reste.

Trinquons à l'Assomption !

Santé !

Je te dérange ?

Pour ta gouverne, je suis là pour mamie et papa.

Valentina...

T'aimerais être découpée en morceaux et éparpillée un peu partout ?

J'essaye de comprendre comment je dois me comporter.

Tu respectes pas mon intimité.

Je peux plus aller au lido des Sirènes.

C'est un mal pour un bien.

Ce qui est mal pour toi ne l'est pas pour moi.

Ecoute quelqu'un qui a plus d'expérience.

Avec l'âge, on s'assagit.

Par exemple, l'autre jour,

j'ai fait une découverte.

Laisse-moi deviner.

Une drogue de laquelle me sauver ?

- Un nouveau danger ? - Non

C'est quelque chose qu'on appelle...

le compromis.

Tu vas avoir un nouveau portable.

Mais pas celui qui coûte 500 euros.

Pourquoi Bea elle en a un ?

Au lycée, ils l'ont tous.

Ils ont pas tous la capacité de réfléchir par eux-mêmes.

Contrairement à quelqu'un que je connais.

Même si deux fois sur trois, elle l'oublie.

Maman, c'est toujours pareil.

On voit que t'as fait du droit.

Tu dois toujours avoir le dernier mot.

Mesdames !

N'ayez pas peur.

Les gendarmes vont effectuer des contrôles.

C'est dans votre intérêt.

Car ici, ont eu lieu des actes très graves.

Des choses qui vont à l'encontre de la dignité humaine.

Et je vous prie de croire

que je n'en savais rien.

Je vous jure qu'à compter d'aujourd'hui,

les choses vont changer.

Et vous vivrez le travail comme il se doit.

Comme une joie,

pas comme de l'esclavage.

Je dois vous remercier pour votre intervention.

Sans vous, elles vivraient encore dans la peur.

Je vous demande de m'accompagner chez Nunzia.

J'aimerais pouvoir l'aider à surmonter

l'enfer qu'elle a vécu.

Bien sûr.

Calogiuri, selon Sergio Covaser,

Leila et Aïda pourraient être amies ?

Oui, c'est ce qu'il m'a dit.

Nunzia.

Du fond du coeur, je vous demande pardon.

Vous ne devez plus avoir peur.

Staffieri va payer pour ce qu'il a fait.

Et je vais prendre en charge vos dépenses médicales.

Je vous le promets.

Merci.

Leila, non !

Non !

C'est de ma faute.

Dis pas ça, même pour rire.

Elle s'est enfuie quand elle a vu M. Romaniello.

Bonjour, Leila.

Je peux rester avec toi ?

T'as vu ? Même Nunzia est là.

Ton amie, elle tient beaucoup à toi.

Peu importe que tu sois née au Maroc ou ici,

la violence, c'est la même partout.

Et pareil pour la douleur.

Tu comprends ?

A qui essayais-tu d'échapper ?

Voilà ce qu'on va faire.

Réponds uniquement par oui ou non.

Saverio Romaniello ?

Oui.

Alors...

Je vais te donner ma version des faits.

Tu es allé le voir avec Aïda.

Comme pour cet acteur, Sergio Covaser, n'est-ce pas ?

M. Romaniello...

Il aime les choses bizarres.

Aïda était au courant.

Elle le savait.

- Il utilisait des ceintures... - J'ai compris.

Moi, je devais juste regarder.

Mais, il...

- J'ai compris. - Il voulait que je fasse...

J'ai compris.

Aïda s'est jetée sur lui.

Elle lui demandé de me lâcher.

Et lui...

Il...

Il l'a tuée ?

Mais il lui a pas pris son âme.

C'est ce qui était écrit sur la jambe d'Aïda.

J'ai réussi à m'enfuir.

Il faisait encore nuit.

Je suis arrivée à l'endroit...

où les femmes...

venaient travailler...

dans les champs de tomates.

Une dernière question et après, je te laisse tranquille.

Je vais te montrer une photo.

Tu reconnais cet homme ?

C'est l'homme pour qui Aïda travaillait.

Celui de la plage.

Vous auriez du feu ?

POLICE JUDICIAIRE

Bonjour.

- Bonjour. - T'as entendu la nouvelle ?

Oui, on m'a dit que Leila était décédée.

Sans sa signature, la déposition est inutilisable.

On doit trouver un autre moyen de coincer Romaniello.

A ton avis, qui a démembré le cadavre ?

Quelqu'un qui est arrivé sur les lieux

après la mort de la fille.

Quelqu'un qui voulait faire disparaître les preuves.

Vaccaro !

Le proxénète d'Aïda et de Leila.

Quand une fille se rebelle, ça finit jamais bien.

Il aurait juste eu besoin de la découper en morceaux.

Pourquoi l'éparpiller dans des lieux différents,

espacés les uns des autres ?

Tu te souviens ce qu'on a dit ?

Les lieux où on a retrouvé les morceaux

ont une seule chose en commun, le nom Romaniello.

Vaccaro connaît l'identité du meurtrier.

Il voulait lui faire passer un message.

- Lui faire du chantage. - C'est pour ça

qu'il a gardé le seul morceau qui pouvait servir de preuve.

Le bassin.

- Qui contient le sperme. - Pour l'ADN ?

On va au lido des Sirènes sur-le-champ.

Bonjour.

- Bonjour. - M. Vaccaro est là ?

Non, je l'ai pas vu ce matin.

Un verre d'eau, s'il vous plaît.

- Bien sûr. - Allô ?

- Voilà. - Oui.

- Merci. - De rien.

Je la préviens tout de suite.

Madame la Substitute ?

Vaccaro n'est pas à son domicile.

Calogiuri, son bateau !

Tu te souviens de ce qu'il a dit ?

"Je rêve de tout lâcher et de partir.

"Avec mon bateau."

Vite, faut qu'on y aille.

C'est celui-ci.

- Madame ? - Oui.

Qu'est-ce qu'il y a ?

On a trouvé le dernier morceau.

Je m'excuse de vous convoquer si tardivement, M. Romaniello,

mais j'en ai pas pour longtemps.

Vous êtes ici pour une audition,

mais je voulais vous donner de nouvelles informations.

M. Vaccaro...

Le propriétaire du lido des Sirènes a disparu.

Je ne vois pas ce que je peux faire pour vous.

Je ne connais pas cet homme.

Et Aïda ?

Une jeune femme avec un tatouage en arabe sur la jambe ?

Vous faites erreur, madame la Substitute.

Y a des chances.

Il fait tellement chaud ici.

Aujourd'hui, il fait très humide.

Vous savez quoi ? Je vais vous exposer

ma version sûrement inventée à cause de la chaleur.

Un homme,

sûrement sous les effets de la cocaïne,

tue une jeune prostituée.

Aïda.

C'est arrivé lors d'un ménage à trois,

car elle voulait éviter à son amie Leila

de se retrouver forcée de participer.

Leila a assisté à la scène, mais elle a réussi à s'enfuir.

Que fait l'assassin ?

Il appelle M. Vaccaro

et il lui demande de se débarrasser du corps

et de retrouver et tuer Leila qui a tout vu

et qui pourrait le faire chanter.

M. Vaccaro réfléchit

à cette idée et il décide de prendre les choses en main.

Il démembre le corps.

Et il le sème dans des lieux tous reliés à vous,

M. Romaniello.

Je me suis demandé si M. Vaccaro

n'essayait pas de vous faire chanter.

- Moi ? - Tout à fait.

Vaccaro a gardé le morceau le plus important.

Le bassin.

Qui contient le sperme de l'assassin.

Pour Vaccaro, c'est une assurance-vie.

Tant qu'il l'a, il ne risque rien.

Je ne comprends toujours pas, madame la Substitute.

Attendez, j'ai bientôt terminé.

Vaccaro a disparu depuis deux jours.

Comme par hasard, juste après notre conversation.

Ils ont dû l'interroger, peut-être même le torturer,

mais il n'a pas dit où il avait caché le morceau manquant.

Et donc, il a été tué.

Peut-être par vous.

Car c'est vous

qui avez tué Aïda.

Vous pensiez que Vaccaro agissait seul ? Vous faites erreur.

M. Vaccaro avait un complice de taille.

Son complice, c'est moi.

Je fréquente sa plage depuis l'ouverture.

Il savait très bien que j'ai une mémoire d'éléphant.

Et que je ne lâche jamais rien.

Vous savez à quoi il m'a mené ?

A la pièce manquante.

La police scientifique s'en occupe.

A ce stade, vous pouvez encore faire

des aveux.

Le juge en tiendra compte lors du procès.

Vous n'avez jamais été le vilain petit canard, n'est-ce pas ?

Non, vous êtes...

Vous êtes honnête et...

parfaite.

Moi, depuis mon enfance,

j'ai toujours été le vilain petit canard.

J'ai jamais aimé qu'on décide pour moi.

Et alors...

J'ai commis des erreurs.

J'ai fait quatre mois de prison.

Mais, mon père...

le plus gros des enfoirés

aurait pu me l'éviter.

Il connaissait des juges, des hommes d'affaires,

des politiciens.

Mais il a voulu me donner une leçon.

Une leçon exemplaire.

Vous savez quoi ?

La leçon en question

m'a beaucoup servi.

A ma sortie, j'étais pire qu'avant.

Et en prison, j'ai appris une chose primordiale.

- Vous avez appris à faire semblant. - Exactement.

Avant, j'étais un livre ouvert, mais maintenant...

mon livre,

ce n'est plus qu'une page blanche.

Je suis contente pour vous.

Mais cette fois, vous allez rester

plus de quatre mois en prison.

Vous êtes en état d'arrestation.

Personnellement, je les préfère un peu plus jeunes.

Avec un caractère plus docile.

Mais vous avez raison,

la substitute, elle est spéciale.

Veuillez me suivre.

Suivez-moi.

- Bonjour. - Bonjour, Maria.

C'est un plaisir de vous revoir.

- Bonnes vacances ? - Les vacances ?

J'ai pas arrêté de travailler.

Quelle belle maison !

- Elle est à qui ? - A toi ?

Bien sûr... Et puis quoi encore ?

C'est un vrai palais.

- Y a même l'eau courante. - Y a aussi des toilettes,

- si tu veux tout savoir. - C'est vrai ?

Y a même une télévision.

Tu le reconnais ?

Je sais pas qui c'est.

C'est mon père, maman, ton mari.

Ton père ?

Ton père était beau et grand.

- Il ressemblait vraiment... - A Garibaldi.

Tout à fait. Tu vois que tu t'en souviens.

Mais, toi, t'as rien hérité de ton père.

Tu lui ressembles pas du tout.

Il est tard, je dois aller au bureau.

Tu me promets de pas faire enrager Maria ?

Et de prendre ton traitement ?

- C'est qui, Maria ? - C'est l'ange à côté de toi, maman.

Venez, madame.

Votre fille est quelqu'un d'important.

Elle est très occupée.

Mais...

elle n'a vraiment rien hérité de son père.

Son père...

était si beau.

Il était grand.

Il ressemblait vraiment à Garibaldi.

- Imma ! - Diana.

On est rentrés hier de la montagne.

Je suis passée au bureau,

car j'avais laissé des choses en suspens.

Vous ne deviez pas rentrer mardi prochain ?

Il s'est passé quelque chose ?

Non, pas du tout. Tout va bien.

Mon mari m'a traitée comme une reine.

Restaurant tous les soirs.

Et Cleo a gagné un concours d'escalade.

C'est pas surprenant.

Je suis vraiment fière de ma fille.

- Et Valentina ? - Elle va bien.

Une surprise t'attend sur ton bureau.

Sûrement les extraits de casier

ou les demandes de saisie.

Je te croyais pas si sensible.

En vrai, tout ne s'est pas bien passé.

Giuseppe m'a trompée.

Il couche avec une de ses collègues d'Udine.

Elle était aussi à la montagne. Qu'est-ce qu'elle faisait là ?

Imma, j'ai tellement honte.

Je les ai surpris derrière un buisson.

Doux Jésus !

- Madame Tataranni ? - Oui, monsieur.

Vous savez ce que c'est ça ?

C'est une devinette ?

Les résultats ADN de la pièce trouvée sur le bateau de M. Vaccaro.

- Alors ? - J'ai toujours cru en vous,

mais cette fois, votre intuition me laisse sans voix.

Félicitations.

Même si l'été touche à sa fin, vous méritez du repos.

Merci.

Lucania News, en direct du lido des Sirènes.

L'affaire de la femme démembrée a été résolue.

Les analyses ADN effectuées

dans le bassin de la victime

ont permis de remonter jusqu'à son assassin.

Le célèbre homme d'affaires, Saverio Romaniello.

C'était Pino Zazza, en direct de Métaponte

pour Lucania News.

C'est bon ? On en refait une ?

Non, c'est bon. On va déjeuner.

LIDO DES SIRENES

Pourquoi t'es toujours obligée d'en faire qu'à ta tête ?

Adaptation : Alice Régis

Sous-titrage : HIVENTY

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