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Zulu
Mme Hooper, votre commande.
Je laisse les provisions sur la table.
Vous paierez plus tard.
Malade !
C'est moi, le gar�on livreur.
Notre s�ur repose dans la paix du Christ,
la vie �ternelle. Que le Seigneur l'accueille
� la table des enfants de Dieu.
Prions en silence.
Elizabeth n'�tait pas folle.
Un peu g�teuse, peut-�tre,
mais �a ne lui ressemble pas.
Je vous remercie de dire �a.
Ma femme, elle est cingl�e.
Mais ta tante,
c'�tait une femme bien.
Tout le monde, quelques pas en arri�re.
Donnez � M. Cobb
la place pour signer.
� mon cher ami Johann.
G�nial, votre livre.
Nous attendons depuis longtemps.
Quel est le sujet du prochain ?
Ce que j'ai v�cu au Vietnam.
- La guerre ? - Oui. C'est �a.
G�nial.
�tes-vous mari� � Sandy Sinclair ?
Nous sommes divorc�s.
Dites-lui qu'elle est une actrice merveilleuse.
Elle a beaucoup de talent.
Je le lui dirai.
Le livre est g�nial.
J'aime bien votre coiffure.
Je n'ai jamais rat�
son feuilleton. Elle est fascinante.
Qui sont ces malades mentaux ?
Tes fid�les admirateurs.
Je garderai ce tr�sor � jamais.
Roger, Danse de sang est sorti il y a plus d'un an.
On a fait trop de s�ances de d�dicaces.
Ils veulent du nouveau.
Tu as quelque chose � me montrer, 5 pages ?
Si tu ne me donnes pas un bouquin � la fin du mois,
tu devras rembourser l'�diteur.
Et tu seras coinc�.
Roger, �a t'a d�j� co�t� ta femme.
Tu veux foutre ta carri�re en l'air ?
Reprends ta vie en main !
� propos du bouquin...
Personne ne s'int�resse plus � la guerre du Vietnam.
Ils veulent de l'horreur.
�coute-moi une seconde !
Ce livre me pose un probl�me, mais je dois le faire.
Je dois �crire ce livre.
UN COMPTE RENDU PERSONNEL
DE LA GUERRE DU VIETNAM
F.B.I.
L'agent Thatcher, s'il vous pla�t. Pour Roger Cobb. Urgent.
- II est en ligne. Il vous rappelle ? - J'attends.
Des nouvelles ?
Rien de nouveau au sujet de votre fils.
Vous m'appellerez ?
Vous le savez bien.
� propos, j'ai eu un appel de Dicker, CIA.
Soyez gentil, laissez-les tranquilles.
On vous rappelle.
Quel est ce bruit ?
Les gars ont mis la musique trop fort.
Les mecs, baissez un peu ! Je suis au t�l�phone, enfin !
Pardon. Les joueurs de poker sont excit�s.
Qui est l� ?
Un tas de mecs.
Tu sais bien.
J'appelle de la remise des Oscars. J'ai perdu.
D�sol� ! Les Oscars... j'avais oubli�.
Je travaillais.
Tu t'es remis � �crire. Merveilleux.
- Ne quitte pas. - C'est dur !
On gagne pas toujours !
J'ai eu ton message. D�sol�e, pour ta tante.
J'y suis all�.
Roger, pourquoi te faire du mal ? Tu n'as qu'�...
Tu peux attendre une seconde ?
Il faut que j'y aille.
Je bloque la partie. On se parle plus tard.
Rien. Au revoir.
Au revoir.
Quel con je suis.
Et voici l'heureux homme !
M. Cobb, quel plaisir de vous revoir.
La route �tait bonne ?
- Eh bien, pas trop. - Tr�s bien, ravi de l'entendre !
Je ne pensais pas vous revoir si vite.
On vient de mettre la pancarte "� vendre".
Tout est en ordre.
Il �tait inutile de venir de si loin.
�a ne fait rien. J'y tenais.
Quel p�cheur, votre oncle !
Il a tenu le record am�ricain avec �a pendant deux ans.
Comme vous voyez, nous avons fait le m�nage.
Vente aux ench�res dans un mois.
�a vaut de l'argent, ces bricoles !
Suivez-moi. Je vous conduis dans une visite guid�e.
Je connais mon chemin. J'ai grandi ici.
Comment cela ?
Apr�s la mort de ma m�re, ma tante m'a �lev�.
Je l'ignorais. Quelle femme remarquable !
Nous avons nettoy� la piscine.
Jimmy est avec toi ?
- Je le croyais avec toi. - Mais non.
Tu as regard� derri�re ?
M. Cobb, �a va ?
Passons donc au studio.
Superbe, comme chambre d'amis.
Ici les toilettes. On casse la porte. Jacuzzi.
Kitchenette.
J'ai un neveu qui s'appelle Monty.
Dans la construction.
Pas cher.
Il ferait un truc sensationnel.
Au pire,
on peut louer la grande maison et vivre ici.
Du financement cr�atif.
Qu'est devenu l'oncle ?
Il p�chait l'abalone en plong�e sous-marine.
Condol�ances.
Votre tante savait peindre !
�a, je vous le dis !
Regardez-moi celui-ci.
Elle devait y travailler juste avant sa mort.
�a me fout la trouille. Morbide, la petite dame !
Le placard de sa chambre. La chambre o� elle s'est pen...
o� elle est d�c�d�e.
Elle croyait la maison hant�e.
Allons donc !
Vous blaguez ?
Votre fils n'est pas dans la piscine.
Je l'ai vu dans la piscine.
Il y �tait. J'ai couru et j'ai plong�.
Et il n'y �tait pas.
Nous avons envoy� le bulletin de recherches.
Nous vous tiendrons au courant.
C'est la maison.
La maison est responsable.
Mais oui, Mme Hooper, nous comprenons.
Je te le dis, la maison est responsable.
Vous allez vous taire !
Esp�ce de vieille chauve-souris !
Susceptible !
D�sol�, M. Parker, je ne vends plus.
Je ne vends plus.
J'esp�re que vous changerez d'avis.
Je vais rester quelque temps. Travailler.
Tante Elizabeth !
Elle a gagn�, Roger. Elle m'a pi�g�e.
Je ne la croyais pas capable.
Pardon ?
Elle te pi�gera aussi.
La maison sait tout sur toi.
Pars maintenant !
VALIUM
Bonjour.
Jolie, hein ?
Salut, voisin. Vous venez d'arriver ?
- Oui, hier soir. - Harold Gorton.
C'est bien, un nouveau voisin.
La bonne femme d'avant �tait ravag�e. La pire des salopes.
Enfin, une g�teuse emmerdeuse.
M'�tonnerait pas qu'elle ait trop fait chier quelqu'un.
- Elle �tait ma tante. - Oui, un vrai c�ur d'or.
C'�tait une sainte.
Et vachement bien conserv�e !
Vous voulez d�ner ? Vous et toute la famille.
Venez chez moi, je vais faire � bouffer.
Mais je suis seul.
Seul ? C'est encore mieux !
Des hamburgers. On regarde le match.
Vous �tes pour les Athletics ?
Oui, plus ou moins.
Je suis �crivain. Je me suis mis au vert,
la solitude.
Vous savez, la solitude.
Incroyable. Je n'en reviens pas !
Roger Cobb, hein ?
Oui, c'est... c'est moi.
Je suis super-mordu.
Vraiment ?
Regardez �a.
- Un peu us� ? - Oui, un peu.
Il tombe en morceaux.
Une d�dicace ?
Bien s�r ! Un crayon ?
On fera �a plus tard.
Je veux rentrer et d�marrer un nouveau livre.
Vous savez, retrouver la... solitude.
La solitude.
Bien s�r, la solitude !
- Vous comprenez �a ? - Absolument.
�a sera g�nial, hein ?
Je l'esp�re.
Mon Dieu, au secours !
Debout, Cobb !
On a une guerre � perdre !
Toi aussi, Ben !
Tout le monde fait cercle.
Marre de ce con qui me donne des ordres.
C'est son boulot, Ben.
Je re�ois d'ordres de personne.
On y va, magnez-vous.
On doit �tre l� � 6 h.
�a veut dire passer la colline et trouver le village.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Une cigarette.
C'est bon !
Si vous voyez l'ennemi, demandez le soutien a�rien,
et conservez notre position.
La ferme !
Qu'est-ce que tu fous ?
Rien.
�coute, gros b�uf. On peut plus rigoler.
On y est pour de bon.
Faites gaffe si vous voulez vous en tirer.
Fitzsimmons, tu vas...
Tr�s dr�le.
Steel, tu prends le flanc gauche.
On nettoie la zone est.
Au sol !
Enfoir�s !
On le tue ! Pourquoi tu te tra�nes comme �a ?
C'�tait Masters ?
Mon Dieu !
Il y a un malade ici ?
Un malade du Dr Stevens ?
Papa ?
Je dois devenir fou.
Qu'est-ce que tu fais ?
Moi ?
Rien.
Je travaille � mon bouquin.
Content de te voir.
Il faut que je rentre.
La solitude !
La solitude, oui c'est �a.
� plus tard.
�a doit �tre marrant d'�crire.
Jolie photo.
C'est dingue.
Tout va bien.
Voyons �a.
Qu'est-ce qui se passe ?
Harold, ne fais pas �a.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu m'as foutu la trouille.
D�sol�. Je t'apportais un petit souper de minuit.
La solitude, c'est mieux avec quelqu'un.
Descendons manger, d'accord ?
- C'est quoi, les cam�ras ? - Je te raconterai.
Alors j'ai d�cid� de venir ici
pour �crire mon livre.
Salet� de vie, hein !
Alors, pourquoi faire, les cam�ras ?
Tu crois aux fant�mes ?
Quel genre de fant�mes ?
Ma tante croyait la maison hant�e.
Sans te vexer, ta tante �tait zinzin.
Et moi ? Tu me trouves...
zinzin ?
Pas du tout.
Tu as �t� au Vietnam, tu as perdu ton gosse,
ta femme a divorc�. Tu as quelques cases de travers,
mais je te trouve normal.
Je crois la maison hant�e.
Je trouve les machins psychiques assez int�ressants,
mais d'habitude on arrive
� expliquer les trucs inexplicables.
Dans le placard, j'ai vu quelque chose.
Pas que des manteaux et des chapeaux ?
Non, non, j'ai vu...
un fant�me, quelque chose.
J'ai ouvert et �a m'a attrap�.
On croirait... comme dans tes romans.
Tu es s�r de ne pas imaginer ?
�a, de l'imagination ?
Tr�s vilaine �gratignure. Va voir le docteur.
J'ai ouvert la porte du placard
et c'est sorti pour m'attraper.
O� est pass� le monstre ?
Install� dans le placard l�-haut ou quoi ?
Je ne sais pas.
Avec toutes tes cam�ras, tu veux le photographier ?
C'est �a.
Tu crois que je...
- Non, pas du tout. - Si.
En fait,
si tu prends une photo, je tiens � la voir.
J'ai jamais vu de fant�me,
depuis que j'�tais gosse.
Content de parler avec toi.
Et je regarderai ta femme � la t�l�.
C'est comment, son feuilleton ?
Vacance.
Oui, le mercredi � 10 h ?
Je ne la raterai pas.
- Merci pour la bouffe. - De rien !
- Sandy Cobb, s'il vous pla�t. - C'est moi.
- Qui est-ce ? - Harold.
- Qui �a ? - Harold Gorton, un ami de Roger.
Il n'est plus ici.
Ce n'est pas un peu tard ?
D�sol�, mais je ne veux pas parler � Roger.
Je veux vous parler � vous.
Je suis le voisin de Roger, � Marin County.
�a va vous sembler bizarre,
mais je vous appelle parce que Roger ne tourne pas rond.
Comment �a ?
Il a des flash-back, ce genre...
Il voit des choses �tranges. Des fant�mes et tout �a.
Oh mon Dieu !
Vous devriez faire un saut pour voir comment il va.
Je ne peux pas.
Je tourne � 6 h 30 demain matin. Impossible.
Je l'appelle tout de suite.
Appelez-le. Je le surveille ici pour vous.
Mon num�ro sur le plateau.
Je vous �coute.
Ne vous inqui�tez de rien.
Je vous appelle en cas de malheur.
Fitzsimmons, en t�te.
Pas question !
Scott.
Oublie-moi, vieux.
J'ai pas le temps de discuter !
J'irai en t�te.
En voil� un qui a des couilles.
Et pas de cervelle !
- Tu vas avec, Cobb. - Quoi ?
Tu m'as entendu.
Nous deux, mon pote. On va se les faire !
Allez-y !
Fitzsimmons, tu restes � arri�re.
On y va !
Moins vite, Ben.
J'ai entendu un truc.
Enfin, Ben ! Ils ne peuvent pas nous voir.
C'est toi qui as entendu un truc !
J'ai une id�e. Si on d�nichait Charlie ?
Restons ici.
Je ne peux pas. Je dois avancer.
Ben ! Tu te crois o� ?
Arr�te de faire le con, bon Dieu !
J'ai appel�, �a ne r�pondait pas.
Je suis inqui�te pour toi, Roger.
Que fais-tu ici ?
Je voulais te voir.
C'est pourquoi, le fusil ?
Rien... Je...
Mon Dieu !
Un fusil ?
Je voudrais signaler...
une tentative de suicide.
�a ne peut pas �tre toi.
Baissez le fusil.
Il n'est pas charg�.
Je vous dis de le baisser !
Maintenant, debout.
Les mains en l'air, �loignez-vous du fusil.
On nous a signal�
des coups de feu � cette adresse.
Je le nettoyais. Le coup est parti par accident.
Je ne le savais pas charg�.
Vous savez que c'est interdit
de tirer des coups de feu en ville ?
Je vais dresser un proc�s-verbal.
Un proc�s-verbal.
Merci.
Une minute. Je vous connais !
Vous �tes Roger Cobb ?
- Oui. Pourquoi ? - D�sol�, pour votre fils.
Ma question est dr�le,
mais �tes-vous le Roger Cobb qui a �crit Danse de sang ?
- C'est moi. - Fallait le dire !
Puis-je vous demander une faveur ?
Bien s�r.
Vous devez �tre occup�, mais...
- Non, avez-vous... - Je peux aller aux toilettes ?
Je veux dire, oui, allez-y.
Faites comme chez vous.
Vous pouvez rentrer. Tout est sous contr�le.
- Qui �tes-vous ? - Harold, le voisin.
Eh bien, cassez-vous !
C'est moi qui...
Les toilettes sont au fond du couloir.
Magnifique, votre maison.
Les toilettes ?
C'est ici !
Vous avez bien envie d'un caf� ?
Ou vous �tes press�s ?
Du caf�, g�nial !
J'aimerais un caf�.
- Instantan�, �a va ? - Bien s�r.
J'ai trouv�, j'ai trouv�.
Vous les reconnaissez ?
Je les avais �gar�es.
En nettoyant le fusil ?
Il faut bien le charger de temps en temps.
N'est-ce pas ?
On ne nettoie pas un fusil charg�.
Certainement !
Je le sais bien.
Je reviens.
Que faites-vous ?
Je regardais cette chose au mur.
Ma tante �tait peintre.
Je vois �a.
Revenez � la cuisine. Le caf� est bien chaud.
Je ne voulais pas vous surprendre.
Il vaut mieux aller ailleurs, hein.
Content d'avoir parl� avec vous, les gars.
Mon fusil !
Qu'a-t-il, votre fusil ?
Quelque chose ne va pas ?
Pas de probl�me. Rien que...
Merci pour le caf�.
Merci beaucoup, M. Cobb.
O� est ton fils, Roger ?
Tu ne le trouveras jamais.
Il est mort.
Il n'est pas mort.
Il est ici dans la maison.
Fais tes pri�res.
Je vous ai fait peur ?
Vous creusez ?
Un trou.
- Un grand trou. - �a se voit.
C'est quoi, sous le plastique ?
Un arbuste ?
Oui, un abricotier.
Je nageais ici du vivant de votre tante.
J'esp�re que je ne vous ennuie pas.
Pas du tout.
Je m'appelle Tanya. Enchant�e.
Je m'appelle... Roger.
Votre femme est l� ?
Non, je suis divorc�.
Vraiment ?
Dommage.
Vous devez vous sentir seul.
J'appr�cie votre compagnie, Tanya,
mais je suis occup�.
Ne soyez pas b�te. Je comprends.
Je sais quand un homme veut travailler.
Et je sais quand il veut jouer.
- Voyons-nous bient�t. - Absolument.
Les voisins ne doivent pas rester �trangers.
Tout � fait d'accord.
Tr�s bien. Au revoir.
� plus tard.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit.
Saloperie !
Mon Dieu ! L�che �a !
Non, reste l�.
Les cl�s de voiture !
Pr�t � jouer ?
Mon fils, Robert. Il adore jouer.
On peut entrer ? II fait froid dehors.
Je ne voudrais pas qu'il s'enrhume.
Je ne sais pas si c'est le moment.
On en a pour une minute.
Nous sommes voisins.
C'est tr�s gentil,
mais d'un autre c�t�
je suis plut�t occup�.
Je suis plut�t... O� vas-tu,
mon petit gars ?
Restez ici ! Je le ram�ne.
Viens ici, Robert !
On va aller voir maman.
Voil�, maman.
Tout va bien ?
Il a eu envie d'aller sur le pot, c'est fait.
J'ai besoin d'un grand service.
D�sol�, je suis occup�.
J'ai besoin d'un baby-sitter. Et merci infiniment.
Vous �tes si sympathique.
Robert vous aimera beaucoup.
- J'ai quelques affaires pour vous. - Non, non, d�sol�.
De quoi le changer. Un autre pull.
Une couverture...
Il ne dort pas sans �a.
Son nounours pr�f�r�.
Quelques petites choses.
Le canard pour son bain. Superman et tout �a.
Je reviens plus tard, et... Vous me sauvez la vie !
Merci.
Ma s�ur est fille unique, tu l'as s�duite.
Je ne te le pardonnerai pas.
C'est vrai, j'ai fait le tapin
toute ma vie.
Ta s�ur m'a pay� 2 000 dollars pour une nuit
d'amour avec elle.
R�veille-toi, et sens l'odeur du caf�.
Je sentirai ce que je veux
et je n'ai pas besoin de toi.
Robert, qu'est-ce qui ne va pas ?
Tu veux ta maman ?
Tu veux ce jouet ? Tu veux te tirer ?
Tu veux autre chose ?
Un joli sac en plastique ?
Maman revient dans quelques minutes.
Elle revient tout de suite.
Va regarder la t�l�.
L'esprit est vide.
Tu appelles �a de l'amour ?
Si c'est �a l'amour, je n'en veux pas !
Et l'autre nuit ?
- Quelle nuit ? - Au bord de la piscine, Julie.
Ne fais pas l'idiote avec moi.
Je suis peut-�tre moins idiote que tu le crois.
Allongeons-nous ici. Tu as sommeil ?
Tes yeux sont fatigu�s, n'est-ce pas ?
J'en ai peut-�tre besoin. Tu le sais mieux que quiconque.
Tout est possible quand on s'aime.
Ben, rentrons.
Ben, attends.
On les a perdus. Ils vont nous tirer dessus.
Tu es un con.
C'est l'heure magique.
Au sol.
Ferme-la, je sais ce que je fais.
Comment tu fais pour �tre si sale ?
Ne fais pas �a !
Mignon !
Comment �a s'est pass� ?
Il a dormi comme un agneau. C'est un ange.
Tu t'es bien amus� ?
Roger a �t� gentil ?
Je savais pouvoir vous faire confiance.
Dis au revoir � Roger.
Au revoir, Robert. Tu reviendras, hein ?
Au revoir. Et merci infiniment.
Voil� la bi�re.
J'esp�re qu'on n'a rien rat�.
Non... mais on n'est pas l� pour voir un film.
Ah non ?
Montons une minute, Harold.
- Tu as d�j� chass� ? - Bien s�r.
Tu te souviens,
quand j'ai vu quelque chose, l'autre nuit ?
J'�tais un peu hyst�rique. Ce n'�tait pas un fant�me.
C'�tait un raton laveur.
Un gros raton laveur. De la taille d'un saint-bernard.
Cujo le raton laveur !
Je l'ai pris au pi�ge. Dans le placard.
Tu n'as pas peur d'un raton laveur ?
Moi ? Non, pas du tout.
Je peux t'aider ?
Tu as d�j� vu �a ?
Bien s�r ! Qu'est-ce que c'est ?
Le fusil harpon de mon oncle.
- Prends. - G�nial.
J'ai une ligne attach�e � une canne,
au cas o� il s'�chapperait par le toit.
Accroche-toi bien.
Le toit ?
Il a fait un trou dans le toit,
il passe par le grenier pour se nourrir la nuit,
et il revient construire son nid dans le placard.
Gentiment ?
Mets-les.
D�s que tu le vois,
tire-lui entre les yeux.
Si tu ne le tues pas,
il va tenter de s'�chapper.
Alors, tu t'accroches ! Compris ?
Mets-toi bien en face pour ne pas le rater.
On fait tr�s gaffe � l'heure.
J'ouvre la porte � minuit exactement.
Autre chose...
que je ne sois pas devant quand tu tires !
Entendu.
On y va !
Pr�t ?
Tire, Harold !
Recommence !
Je ne peux pas. Il y a la ligne.
Fais quelque chose, il s'enfuit !
- Aide-moi ! - Comment �a ?
Attrape-moi !
Ne l�che pas.
Ne t'en fais pas,
je te tiens jusqu'�...
mon dernier souffle.
Silence, ils t'entendent.
Ach�ve-moi, Roger.
Je ne m'en sortirai pas. Ach�ve-moi.
Je meurs, Roger.
Tue-moi.
- Je ne peux pas. - Fais-le.
Je ne peux pas, Ben.
Fais-le ! Je souffre !
Je vais chercher du secours.
Je vais trouver les autres. On reviendra te prendre.
Je reviens.
Je me vengerai ! Je le jure !
Je suis revenu.
Attends, c'est moi ! C'est Roger.
C'est bien toi ! Dieu merci !
Le raton laveur, Roger ?
Mon Dieu !
Papa !
Je veux rentrer chez nous.
Il revient.
Qui �a ?
Enfoir� !
Le grand Ben !
Non, c'est ta f�e marraine.
C'�tait toi !
Tu m'as pris mon gosse !
Pourquoi tu ne m'as pas tu� ?
Tu n'as pas eu le courage ?
- J'ai cherch� du secours. - Ils m'ont tortur�.
Je serais mort pour toi.
Maintenant tu as ta chance.
Sors de la maison. Va chercher de l'aide.
Je le garde ici. Fais vite.
Tu m'emmerdes.
Tu frappes comme une fillette !
Des ann�es que j'attends �a !
Je ressuscite et je tombe en panne de munitions !
Tu ne te d�barrasseras pas de moi.
Tu n'y arriveras jamais.
C'est tout ce que tu sais faire, lavette !
O� tu vas, mon pote ?
Tu as perdu, vieux !
Adieu, enfoir� !
Salaud !
Papa !
Tu te crois dr�le ?
Tu as eu l'occasion de me tuer.
Je vais tuer ton petit gar�on.
Sauf si tu te tues toi-m�me.
C'est enfin termin� !
Tu es foutu.
Je n'ai plus peur de toi.
Je t'ai eu !
Toi et cette salet� de maison !
Ne m'�nerve pas. Je...
Tu... quoi ?
Je te pr�viens, je vais l'�gorger.
Tu ne nous feras pas de mal, ni � moi ni � mon fils.
- Partons, Jimmy. - Je te pr�viens !
- Adieu, enfoir� ! - Roger, non !
Roger, aide-moi !
Maman !
Mon b�b�.
Sous-titrage TVS - TITRA FILM
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