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Jusqu'� ce que la mort nous s�pare
Ouvrez ! Je sais que vous �tes l�.
Ouvrez cette porte !
Ouvrez ou j'appelle la police !
Un probl�me, Mme Crockett ?
Un gros probl�me ! Regardez �a.
"Thomas Turner, agent d'assurances,
a demand� � la police de retrouver sa femme
disparue depuis deux mois."
Quel culot, se faire passer pour mari et femme !
Ouvrez cette porte !
Je l'enfonce, Mme Crockett ?
Oui, s'il vous pla�t.
Vous connaissez cet homme ?
Je l'ai vu souvent.
Un �crivain. Il se fait appeler Mason.
Depuis quand votre femme le connaissait ?
Je ne sais pas trop.
Peut-�tre trois mois ou plus.
C'est tout ce qu'il nous faut.
Merci, M. Turner.
Hilda Fenchurch St�nographe
- �a va, Dr Silla ? - C'est parfait, Hilda.
Avec vous, on a l'impression que je sais de quoi je parle.
Int�ressante conf�rence.
La psychologie morbide est ma sp�cialit�.
Incroyable, ce qui se passe dans certaines t�tes.
Dans toutes les t�tes, Hilda.
Comment va votre s�ur, au sanatorium ?
Bien, elle va bient�t rentrer. L'air de la montagne l'a gu�rie.
Formidable.
�a vous fera un fardeau de moins � porter.
J'ai les �paules larges.
Quand m�me,
j'aimerais vous prescrire une paire d'�paules masculines.
Belle ordonnance, mais o� en trouve-t-on de nos jours ?
Je me le demande parfois, moi-m�me.
� plus tard.
Merci.
Bonjour, Dr Lang. C'est int�ressant ?
Pardon, je ne vous avais pas vue.
Oh, je voulais vous f�liciter pour...
Pour...
Pour ma nomination � l'Ordre des Psychiatres ?
Oui, bien s�r. La facult� est tr�s honor�e.
Merci.
Je dois vous laisser. J'ai un cours dans 5 minutes.
Passez une bonne matin�e.
Je veux dire un bon apr�s-midi.
Bonjour, Dr Lang.
Bonjour, Mlle Fenchurch. J'ai un papier ici...
C'est �a ?
Oui.
C'est un article sur le botulisme.
J'esp�re que vous pourrez me lire.
Le botulisme ? �a n'a pas d�cim� une famille r�cemment ?
Si, c'est une bact�rie tr�s d�plaisante.
En quatre exemplaires ?
Oui, c'est �a, merci.
Mlle Fenchurch, je voulais vous demander...
Je me disais que si vous n'�tiez pas...
Excusez-moi.
Oui, maman.
Au cin�ma ? Non, pas ce soir. Je rapporte du travail.
D�sol�e, ch�rie.
De la salade et des oranges. Je n'oublierai pas.
Vous alliez me demander quelque chose ?
Laissez, ce n'�tait pas important.
Au revoir, Mlle Fenchurch.
Quoi, Kate ?
Plus jamais de dict�e de voyageurs de commerce !
Si tu ne portais pas des jupes aussi courtes...
Ces types dragueraient une grand-m�re aux jambes arqu�es !
Je n'ai jamais ce genre de soucis.
La prochaine fois, tu iras.
COMPLET
COMPLET
� LOUER Appartements meubl�s
COMPLET
SUICIDE DE MME ALICE TURNER Robert Mason recherch�
CHAMBRE � LOUER
CHAMBRE � LOUER
Hilda ! Donne-moi �a. Tu as pris de la salade ?
Pourquoi "Chambre � louer", Mme Fenchurch ?
N'en fais pas toute une histoire.
On a une chambre libre et l'argent servira.
Anne aura des besoins � son retour.
Je suis capable de tout payer sans qu'on fasse pension.
Une chambre vide est antipatriotique avec la crise du logement.
�a ne d�rangerait pas.
Si peu. Plus de m�nage, plus de lessive, plus de cuisine,
un inconnu chez nous.
Tiens, rentre �a.
J'ai �t� pris de vitesse ?
Non, j'habite ici. On a chang� d'avis.
- Puis-je vous aider ? - Merci.
Dommage. Cette maison a l'air accueillante.
Les h�tels sont complets, le foyer aussi.
Je peux m'asseoir ?
Ma jambe estropi�e fatigue.
Un accident ?
Un petit souvenir du Pacifique Sud.
Pardon, je n'avais pas remarqu� votre insigne.
Ce n'est rien.
Vous ne savez pas o� il y a une chambre � louer ?
Non.
Voulez-vous voir la chambre ?
Ronnie Marsh.
Hilda Fenchurch.
�a ne vous d�range pas ?
Non, pas du tout. Entrez.
On n'a jamais lou� de chambre.
Je comprends, Mlle Fenchurch.
Mais c'est antipatriotique d'avoir une chambre vide.
C'est tr�s g�n�reux de votre part. Sinon j'aurais dormi sur un banc.
Le sergent est parti sous la pluie. On aurait dit un canard.
Si vous �crivez aussi bien, vous devriez r�ussir.
Un public qui appr�cie, �a aide.
H�las, les �diteurs sont d'un autre avis.
Vous �crivez depuis ?
L'universit�. Jusqu'� ce que j'entre dans l'arm�e.
Apr�s, je n'ai gu�re pu.
Non, je suppose.
Vous �tes un vrai cordon bleu.
- J'aurais aim� vous avoir au mess. - �a m'aurait plu.
C'est agr�able de cuisiner pour un homme.
Vous �tes un bon exemple pour Hilda.
Elle a retrouv� l'app�tit.
Persuadez-la de moins travailler.
Elle refuse m�me de m'accompagner au cin�ma.
Quel dommage,
les distractions sont aussi n�cessaires que le repos.
On va au cin�ma ?
J'aimerais beaucoup, mais j'ai du travail � terminer.
Si on y allait, Mme Fenchurch ?
Vous et moi ?
Pourquoi pas ?
Bien jou�, M. Marsh.
Je fais la vaisselle en vitesse.
Laissons-la. Je vous aiderai en rentrant.
Hilda, tu devrais venir.
M�me si tu as un nouveau pensionnaire,
je dois penser � mes vieux clients.
Amusez-vous bien. Prenez ma voiture.
Merci, ma ch�rie.
Votre fille est formidable.
Il n'y a pas meilleure fille au monde.
On n'a pas d�barrass� la table.
Non.
Anne ch�rie,
Il y a du nouveau chez les Fenchurch : un pensionnaire.
Jeune, beau et plut�t int�ressant.
Bonsoir, Bunkie !
Salut Hilda.
Tu veux entrer ?
Non, je suis d�sol� pour le bras cass� d'Anne.
Elle ne s'est pas cass� le bras.
Non, pourquoi elle ne m'a pas �crit ?
Demande-le-lui quand elle rentrera.
Quand �a ? Elle me dit jamais rien.
- D'un jour � l'autre. - Extra.
J'en ai assez d'aller seul au cin�ma.
Dis-lui de m'appeler d�s son retour.
Compte sur moi.
Au fait, tu voudrais pas aller au cin�ma avec moi ?
C'est tr�s gentil, Bunkie, mais j'ai beaucoup de travail.
�a co�te rien d'essayer. Au revoir.
Cet avis est envoy� � tous les commissariats du pays.
Mason se cache, mais il finira par se montrer et on le coincera.
- Vous me pr�viendrez ? - Bien s�r.
Vous savez ce que le l�giste a dit.
Suicide.
Ma femme n'�tait pas du genre � se tuer.
Elle a laiss� une lettre, non ?
C'est son �criture.
Elle ne l'a pas �crite.
Si vous ne trouvez pas de preuves M. Turner,
on conclura au suicide.
Si je ne trouve pas de preuves ?
C'est � la police de trouver des preuves !
C'est bien de t'entendre chanter.
Si tu appelles �a chanter !
C'est Ronnie, hein ?
On ne peut rien te cacher.
Il est gentil. Dommage qu'il ne vende pas ses nouvelles.
Il les vendra. Ces choses prennent du temps.
Au fait, maman, ne lui dis rien pour le loyer.
Il m'a parl�, je lui ai dit que c'�tait sans importance.
Un jour, il sera c�l�bre et on en rira tous.
Mme Fenchurch, je crois que tu as le b�guin pour lui.
Hilda !
H�, Hilda !
Tu peux terminer mes bagages ?
Oui.
Je suis pr�t, que faites-vous ?
Mes bagages.
C'est un week-end, vous comptez vous changer toutes les 30 minutes ?
Peu importe, j'ai presque fini,
montez prendre mes valises.
Profites-en, tu n'as pas pris de vacances depuis longtemps.
Tu vas rencontrer des gens.
J'ai h�te. Ronnie dit que c'est un couple charmant.
Et ils ont leur bateau � Havenwood.
Bonjour, mon ange. Serez-vous perdue sans moi ?
Vous avez manqu� sa tirade sur votre brillant avenir.
Quand vous serez c�l�bre, elle se vantera de vous avoir log�.
Tr�s joli discours. Merci.
- Prenez soin d'elle. - Aussi bien que vous le feriez.
Venez, Hilda. La route nous appelle.
Si c'�tait moi qui d�cidais...
Oui ?
Le monde s'arr�terait � intervalles r�guliers.
Comme � cet instant.
Et ensuite ?
Ensuite, je ne ferais rien pendant au moins 500 ans.
Et les gens qui nous attendent ?
Qu'ils attendent !
Tr�s bien, M. Marsh. Que dois-je dire � Mlle Fenchurch ?
Dites-lui de rester. C'est son paradis aussi.
C'est elle qui paye.
Ronnie, on s'amusait tellement.
Pourquoi avoir dit �a ?
C'est votre voiture et votre argent, non ?
Et alors ?
Vous me rembourserez quand vous serez publi�.
Encore un si�cle ou deux et tout ira bien !
Pourtant, je commence � aimer celui-ci.
Qu'importe � qui est l'argent ou la voiture ?
Cette journ�e est merveilleuse et elle nous appartient.
Merci, Hilda.
On est tr�s riches quand on y r�fl�chit.
Regardez ce ciel et cet oc�an. Ils sont � nous, aussi.
Tr�s bien, Mlle Fenchurch.
Que diriez-vous de vous baigner dans notre oc�an ?
�a me plairait bien.
On va se garer � l'h�tel.
J'ai gagn�.
Vous auriez pu me laisser gagner.
- Et perdre la r�compense ? - Qui a parl� de �a ?
Il y a toujours une r�compense, dans toutes les courses.
Doucement. La course est finie et vous avez eu la r�compense.
C'�tait bien, n'est-ce pas ?
Oui, c'�tait bien.
La f�te serait-elle g�ch�e si nous d�nions � l'h�tel ?
J'aimerais beaucoup, mais vos amis ?
Ils sont charmants, mais ils attendront.
Habillons-nous. J'ai faim.
Je n'ai jamais rien mang� d'aussi bon.
C'est mon plat pr�f�r� : saumon froid, mayonnaise,
un bon vin et un dessert.
Un d�lice, tout le repas.
Aux gens comme nous !
Comment sont-ils ?
Ce sont les gens les plus chanceux du monde.
Je me demande...
Je ne me suis jamais trouv�e tr�s chanceuse,
jusqu'� maintenant.
Merci, ma ch�rie.
Que va penser le serveur ?
Qu'on est en lune de miel, ce qui est tr�s naturel.
Ch�ri.
Une objection ?
D�sol�e, je ne sais pas plaisanter avec ces choses-l�.
Je sais, je n'avais pas pr�vu �a non plus.
Mais qui choisit ces moments ?
�a arrive, c'est tout.
Et �coute ch�rie,
dans le monde entier, il n'y a que tr�s peu de gens
qui arrivent � se rencontrer au bon moment.
Doit-on chicaner car ce n'est pas la Riviera ?
Ou un parc avec un orchestre qui joue ?
Ou parce que j'ai parl� un peu trop t�t ?
Non, ma ch�rie,
nous avons de la chance.
Ronnie, on devrait partir.
Il est tard.
Tr�s bien, Hilda.
Comme tu voudras.
�a alors !
�a ne peut pas �tre le d�marreur, r�essaye avec le starter.
Tu devrais peut-�tre essayer.
Quelqu'un doit pouvoir r�parer �a par ici.
On n'a pas le temps.
Ce serait pire si c'�tait arriv� en route.
Bonsoir, je peux vous aider ?
Oui, y a-t-il un bon m�canicien par ici ?
D�sol�, il ne reviendra que demain.
Il y en a un quelque part.
Prenons le car pour Havenwood. � quelle heure passe-t-il ?
Il y en a un t�t demain matin.
Que faire ? O� va-t-on aller ?
L'h�tel le plus proche ?
C'est ici.
Vous pouvez y dormir, s'il n'est pas complet,
je me renseigne.
Retenez deux chambres, les bagages sont derri�re.
D'accord.
Si on faisait de l'auto-stop ?
Non, ce serait dangereux en pleine nuit.
C'est comme �a, on n'y peut rien.
Et as-tu d�j� souhait� quelque chose qui s'est r�alis� ?
Oui,
� la plage, cet apr�s-midi, j'ai souhait� beaucoup de choses.
Je sais,
et elles commencent � se r�aliser.
Regarde � l'int�rieur.
"Jusqu'� ce que la mort nous s�pare."
Qui te l'a donn�e ?
Jalouse ?
Terriblement, � ton sujet.
Eh bien, tu n'as pas r�pondu � ma question.
Une beaut� aux cheveux couleur de miel et aux longs cils.
Qui �tait-ce ?
Ma grand-m�re.
C'�tait son alliance.
Avec cette alliance, je t'�pouse.
Mon ch�ri.
Attends que ce soit officiel.
C'est un cr�ve-c�ur de l'enlever.
J'ai h�te de l'annoncer � maman, elle t'appr�cie tant.
Je pr�f�rerais que tu ne dises rien.
Quand je parle de mes projets, �a tourne toujours mal.
Je suis superstitieux.
Quand pourrai-je la porter officiellement ?
D�s que je vendrai une nouvelle histoire,
sinon j'arr�te et je trouve du travail.
Ronnie, si tu fais �a, je...
Quoi ?
Je t'aimerais jusqu'� ce que la mort nous s�pare.
Je pr�f�re �a.
Bonjour.
Bonjour, Kate.
Euh...
Hilda revient bient�t ?
Oui, dans une minute.
Allez-vous lui demander aujourd'hui ?
Oh, peut-�tre.
Alors, mon nouveau costume ?
Oh, il est splendide !
Tournez-vous.
Il plaira � Hilda ?
Bien s�r. Ne vous d�gonflez pas, doc.
Je ne sais pas, je me demande...
Qu'avez-vous � perdre ?
Invitez-la � d�ner et � aller au cin�ma ce soir.
Si elle dit non, revenez demain et redemandez-lui.
- J'essaierai. - C'est bien.
D�s qu'elle entre, je file...
Non, non, restez ici.
Que se passe-t-il ?
Mlle Fenchurch... Hilda. J'aimerais vous parler.
Bien s�r, asseyez-vous.
Le nouveau costume du Dr Lang te pla�t, Hilda ?
Oh, il est tr�s seyant. Vous devriez toujours porter �a.
Merci, j'esp�rais qu'il vous plaise.
J'ai quelque chose de tr�s important � vous demander.
Je vais chercher des fournitures, je reviens.
Oui, Dr Lang ?
Je voulais vous demander quelque chose.
Un autre expos� � taper ?
Non, non, autre chose.
Bonjour ch�rie
je vais chercher ta s�ur, il me faut les cl�s de voiture.
Oh, que je suis b�te !
Dr Lang, Ronnie Marsh. Il loge chez nous.
Ronnie, je t'ai parl� du Dr Lang.
- Enchant�. - Enchant�.
Et voil�.
Merci, Hilda.
J'ai �t� enchant�, Dr Lang.
Bien.
Beau gar�on.
N'est-ce pas ? Il est �crivain.
Que vouliez-vous me demander ?
Oh...
rien de tr�s important.
Je dois faire l'inventaire de mon laboratoire.
Pourriez-vous m'aider ?
Oh oui, avec plaisir.
Bien, je vous pr�viendrai quelques jours � l'avance.
Au revoir.
Au revoir Dr Lang.
Ma ch�rie ! Quelle joie de te revoir !
Tu as une mine superbe.
Ne pleure pas. On dirait que tu n'es pas contente.
C'est que je suis si heureuse.
Oh, j'ai failli oublier,
voici...
Je sais, c'est Ronnie.
Je vous aurais reconnu, Hilda m'a parl� de vous.
Oh, que c'est bon d'�tre chez soi !
Je vais te pr�parer du th�.
Merci.
Je monte vos bagages.
Enfin ma chambre � moi !
J'ai camp� dans un dortoir dehors pendant trois mois.
Quels beaux bleuets ! D'o� viennent-ils ?
De votre jardin.
Ils n'avaient jamais �t� aussi beaux.
Eh bien, j'en prends soin,
�a m'occupe quand j'�cris mes romans.
Vu leur apparence, vous avez d� beaucoup �crire.
Voulez-vous une suggestion fraternelle ?
Allez-y.
Reposez-vous,
vous avez �t� tr�s malade, m�nagez vos forces.
Vous savez ce dont j'ai besoin ?
J'ai eu une s�ur.
Vous me la rappelez un peu.
Elle �tait brune, ses yeux �taient de la couleur...
des bleuets que vous aimez tant.
Ronnie ?
Je suis contente que vous soyez l�.
Pas autant que moi.
Votre histoire "L'�le noire" para�tra dans notre prochain num�ro.
Ci-joint un ch�que de 200 dollars.
Merci d'envoyer une photo r�cente.
Annie !
Hilda !
Je suis si contente de te voir !
Pas autant que moi !
Quelle mine !
Tu as l'air en forme aussi. Quoi de neuf ?
Bunkie Taylor a hant� la maison.
Ce n'est pas nouveau. Quel enfant !
Et son orthographe !
Et toi, rien de neuf ? Tu ne m'as pas dit.
Rien de palpitant.
Je vais retravailler comme mannequin.
Des toilettes chic, pas des tenues de gamine.
Tu es une jeune femme maintenant, pas vrai ?
Mais pendant une bonne semaine, tu n'iras nulle part.
Un peu d'exercice et beaucoup de repos.
Hilda, j'ai eu ma dose de repos.
Parle-moi de ce Ronnie que nous h�bergeons.
Il est gentil, hein ?
Oui.
L�, j'avais dix ans.
Grande poup�e.
Oncle Wade l'avait rapport�e de France.
Elle est presque aussi belle que vous.
Qui est l'oncle Wade ?
Le fr�re de papa, le seul riche de la famille,
et j'�tais sa ni�ce pr�f�r�e.
Il vous a laiss� une fortune ?
Eh bien, 25 000 dollars.
25 000 $, n'est-ce pas une fortune ?
Oui !
C'est Hilda � la fin du lyc�e.
Elle a toujours �t� s�rieuse, non ?
Et c'est moi, � la fin de l'�cole primaire.
Charmante.
O� avez-vous fait vos �tudes, Ronnie ?
En maison de redressement.
�a ne me surprendrait pas.
Rien ne vous surprend beaucoup, hein ?
Non, pas grand-chose.
Parfois, je ne sais pas quoi penser de moi.
Et que pensez-vous de moi ?
Vous �tes joliment vaniteux.
Et vous �tes jolie.
Bonjour, Mme Fenchurch. O� est Anne ?
Au salon, Bunkie.
Bien.
Bonjour Anne.
Bonjour.
Elles sont ravissantes.
Tu connais M. Marsh. Bunkie Taylor, un ami de la famille.
- Bien... - Comment �a va ?
- Tu es en forme ? - Je vais bien.
Tu veux sortir ce soir ?
Toute la bande va manger des cr�pes et apr�s, au cin�ma,
�a te dis ?
J'aimerais bien...
Anne ne sort pas cette semaine. Elle doit �tre ou lit � 10 h.
Anne ?
La semaine prochaine.
D'accord.
Anne est ma petite amie depuis l'�cole primaire.
Oh Bunkie, grandis un peu, et je suis trop vieille pour toi.
Oui, et lui est trop vieux pour toi !
T'�nerve pas, petit. Je suis juste un gros Saint-Bernard.
Vous ressemblez plut�t � un loup pour moi.
Vous l'avez vex�, vous savez.
�a devait arriver un jour, il n'a que 17 ans.
Et vous aimez les hommes plus �g�s, n'est-ce pas ?
Quel �ge avez-vous ?
28 ans.
Hilda tient beaucoup � vous, hein ?
Je l'esp�re.
J'ai vu sa fa�on de vous regarder.
Vous �tes tr�s observatrice,
et en s�ur loyale, vous avez peur
que votre retour ait tout g�ch� pour elle ?
Non.
Heureusement, je ne vous ai pas connue d'abord.
Vous lisez les lignes de la main ?
Les yeux sont plus faciles � lire.
Que voyez-vous ?
Une fille qui aime la vie.
Pour qui le monde s'ouvre,
comme une fleur.
Elle aura un appartement � New York, sera en Europe
six mois de l'ann�e.
Son mari sera c�l�bre.
Un romancier ou un dramaturge.
C'est le genre de vie dont j'ai toujours r�v�.
Parfois les r�ves se r�alisent, vous savez.
Tu as fini de taper ?
Oui, je sors poster �a.
Je le ferai.
Non merci, je veux prendre l'air.
Ce n'est pas l'heure de te coucher ?
Oui, bonne nuit.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Une promenade, Ronnie ?
Pas loin, j'ai beaucoup de travail.
Jusqu'� la bo�te aux lettres.
On n'a pas �t� seuls de la semaine.
J'ai �t� occup�, j'ai commenc� une nouvelle hier soir.
Et "L'�le noire" ?
On me l'a renvoy�e. Je ne voulais pas te le dire.
Tu devrais peut-�tre trouver un emploi.
Je savais que tu y viendrais.
N'abandonne pas l'�criture, tu pourrais faire �a le soir.
Si tu avais un salaire, on pourrait...
Tu avais promis d'attendre.
Je tiendrai ma promesse, mon ch�ri.
Mon mari sera-t-il un c�l�bre dramaturge ou romancier ?
Tu �coutais !
Involontairement.
Il n'aurait pas fallu ?
Non, mais c'est indigne de toi.
Je te dis que c'�tait involontaire.
Jalouse.
Je devrais ?
J'essayais d'amuser ta petite s�ur. Elle se sent seule.
Tu es gentil, Ronnie.
J'essaie de l'�tre,
mais les gens ne comprennent pas.
Je ne t'ai pas compris ?
Je le pense.
Excuse-moi.
Pardon de vous d�ranger, mais je dois vous parler.
Entrez.
Je ne devrais pas sortir avec vous demain soir.
Pourquoi ?
Hilda est amoureuse de vous. J'en suis s�re maintenant.
Asseyez-vous.
Et alors ?
Je ne sais pas quoi faire.
Ne faites rien,
personne n'a � savoir que nous sortons.
�a ne r�sout rien.
Supposons qu'elle m'aime.
Ce n'est pas comme si je l'aimais, hein ?
Non, je suppose.
Je dois partir.
Mais vous arrivez juste.
Quand m�me, il le faut.
Vous �tes �tonnante.
Vous n'avez pas peur de moi ?
Non, je n'ai pas peur de vous.
J'ai peur de moi.
Je peux entrer ?
Tu t'es amus�e ?
Oui, beaucoup.
C'�tait silencieux ici. Ronnie a pass� la soir�e dehors.
O� es-tu all�e ?
Danser.
Qui a �tal� ton rouge � l�vres ? Bunkie ?
Je suis �puis�e, je n'ai pas envie de parler.
Tu n'aurais pas d� aller danser.
C'est trop d'excitation.
Fais de beaux r�ves.
Je suis en retard.
Qui a dit que les chiens qui aboient ne mordent pas ?
- Folle soir�e ? - Et comment !
Je suis all�e au Club Habanero et j'ai dans� toutes les danses.
Ce sergent devait peser 150 kilos.
Oh, j'ai vu ta petite s�ur, elle a dr�lement grandi.
J'ai eu du mal � la reconna�tre.
Qui est son petit ami ?
Bunkie Taylor, s�rement, c'est un voisin.
Grand, �l�gant, la trentaine ?
Des cheveux bruns gomin�s et de beaux yeux ?
�a doit �tre un ami de Bunkie.
Bon, il faut que je me mette au travail.
Je ne viens pas en cliente, mais en pique-assiette.
Merci, Katie.
Si vous me donnez du feu, je fumerais toute seule.
Pourquoi cet air sombre, Hilda ?
Je ne vous avais pas entendue entrer.
J'avais remarqu�, qu'y a-t-il ?
Je pense que je dois �tre fatigu�e.
� d'autres, vous �tes inqui�te.
Je peux vous aider ?
Venez me voir � n'importe quelle heure.
Merci, je le ferai peut-�tre.
- Tenez, Katie. - Gardez-les, docteur.
Le Club Habanero !
�a a l'air s�duisant.
Ronnie as-tu emmen� Anne danser hier soir ?
Oui.
J'ai crois� sa bande en rentrant de la gare,
ils montaient en voiture.
Les gar�ons avaient trop bu pour qu'Anne aille avec eux.
On a fait une danse au Club Habanero et on est rentr�s.
Pourquoi n'as-tu rien dit ?
Tu y aurais accord� trop d'importance, comme tu le fais.
Je suis d�sol�e.
Hilda ?
C'est ma faute, excuse-moi.
J'aurais d� te le dire, mais j'ai un tas de soucis.
- De quel ordre ? - Des soucis d'�criture.
Tu peux put-�tre m'aider.
J'aimerais bien.
Oui tu peux, assieds-toi.
Tu peux �crire quelque chose pour moi.
Je ne suis pas �crivain.
C'est bien, tu as de la fra�cheur,
dans ma nouvelle histoire, une fille �crit une lettre de suicide.
J'ai essay� dix fois, et c'est mauvais.
Je ne sais pas faire.
Plus �a aura l'air amateur, mieux ce sera.
La fille est d�prim�e, abattue. Elle n'attend plus rien de la vie.
�cris ce qui te vient.
Je vais essayer, mon ch�ri.
Merci, Hilda. Tu es un ange.
�a ne t'aidera pas. C'est idiot.
"Je n'ai plus le courage de vivre."
"Je sais que c'est l�che, mais le n�ant de la mort est..."
Je t'avais pr�venu.
Mon personnage ne dirait jamais "le n�ant de la mort".
Mais merci d'avoir essay�.
Oh ch�rie, il faut que je termine �a et que je le poste.
Arrange ton rouge � l�vres, il est �tal�.
"Qui a �tal� ton rouge � l�vres ? Bunkie ?"
"Je suis �puis�e. Je n'ai pas envie de parler."
Je n'ai plus le courage de vivre.
Je sais que c'est l�che,
mais le n�ant de la mort est pr�f�rable � la vie sans toi.
Bunkie � l'appareil.
C'est toi, Anne ?
Oh Hilda...
Bunkie, je veux savoir une chose.
Tu as bu hier soir, avec Anne ?
Aucune chance !
Elle ne parle plus aux gamins comme moi.
Tu es s�r ?
Bien s�r !
Elle n'est pas sortie avec moi depuis son retour.
Mais elle sort 3 ou 4 fois par semaine !
Elle va dans les clubs avec votre pensionnaire.
Ca doirt �tre une erreur,
�a n�cessite de l'argent et M. Marsh n'en a pas.
Vous plaisantez,
Jeff Stuart � la banque dit qu'il a encaiss� des ch�ques
pour ses r�cits.
Sinon pourquoi Anne le pr�f�rerait ?
Tu m'entends Hilda ?
Elle m'a raccroch� au nez.
�a alors ! Toute la famille m'envoie promener !
Je vais poster �a, je reviens.
Tu as menti au sujet d'Anne,
et les r�cits que tu ne vendais pas.
C'est vrai.
Tu �cris de la fiction et tu la vis.
Et alors ?
Quitte cette maison.
Tu n'as plus besoin de mon alliance.
Pour ce qui est de mon d�part, � ta m�re d'en d�cider.
Va-t'en !
Bien, si tu insistes, mais je ne partirai pas seul.
Ta s�ur est assez grande pour vivre sa vie.
Ch�rie, il faut que je te parle.
Je sais,
tu es en col�re parce que Ronnie m'a emmen�e danser.
Non, je ne suis pas en col�re.
J'ai juste peur, pour toi.
Dis le fond de ta pens�e.
Tu es folle de lui, �a t'insupporte que je lui plaise.
Il a dit �a ?
Il m'a tout dit.
Tu lui as forc� la main.
Anne, il t'a menti. Il m'a demand� de l'�pouser.
Oui, je suis au courant.
Tu as quasiment fait la demande.
Hilda, tu me surprends beaucoup.
Tu ne sais pas ce que tu dis.
Anne, tu n'es pas amoureuse de lui.
Oh, oui je le suis...
et il m'aime.
Hilda, je suis d�sol�e, mais on n'a rien pu y faire.
�coute, Anne.
Je ne veux pas de Ronnie.
Il est cruel, sans c�ur et malhonn�te.
Je veux l'emp�cher de te faire du mal aussi.
Il ment, trompe et monte maman et toi contre moi.
Il d�forme les choses pour s'attirer ta sympathie.
Et tu d�formes les choses pour que je le d�teste.
Il a eu une vie tr�s malheureuse.
Et tu veux g�cher sa premi�re chance d'�tre heureux.
Anne, ne le laisse pas faire �a.
Crois-moi il m'a fait les avances, je ne me suis pas jet�e � ses pieds.
J'ai cru ses mensonges, comme toi.
Je l'aimais trop pour y voir clair.
Il a simplement compris qu'il ne t'aimait pas.
Il n'y a rien de malhonn�te � �a c'est courant.
On n'emp�che pas les gens de tomber amoureux.
Tu as raison, c'est impossible.
Comme de leur faire voir la v�rit�.
Pourquoi refuses-tu de la voir ? C'est simple.
Ronnie m'aime et tu le hais pour �a,
et tu me hais aussi.
Si c'est ce que tu crois...
C'est ce que je sais.
Ronnie !
O� �tais-tu ?
Je me promenais.
Une autre promenade ?
Allons-y.
Il a dit qu'il continuerait � voir Anne,
mais je peux emp�cher �a.
Je peux l'emp�cher � tout jamais de faire du mal.
Il n'est pas digne de vivre.
Le tuer ne serait pas pire que...
Ouvrez �a.
Donnez-le-moi, s'il vous pla�t.
Vous n'en aurez pas besoin.
Il faut l'arr�ter !
Il ne peut pas continuer � agir ainsi.
Ne voyez-vous pas ce que j'ai subi ?
Je dois mettre fin � ses mensonges.
� sa fa�on de sourire, de parler � ma m�re et � Anne.
Il faut que je mette fin � ce qu'il nous a fait !
Allons, Hilda.
Maitenant, allongez-vous et reposez-vous un moment.
Je suis d�sol�e.
�a a l'air d'�tre un gredin.
Un gredin charmant, mais,
totalement impitoyable et malhonn�te.
Votre envie de le d�truire est assez naturelle.
L'instinct de meurtre est latent en chacun de nous.
Vous avez bien fait de venir me voir.
Vous devez garder ceci � l'esprit.
Quel que soit le mal que cet homme a fait ou peut faire,
ce n'est rien compar�
aux terribles cons�quences qu'auraient sa destruction,
le pr�judice pour vous-m�me
et pour celles que vous essayez de prot�ger,
votre s�ur et votre m�re.
Vous ne pourriez pas commettre un meurtre.
M�me si vous �tiez sur le point de passer � l'acte.
Vous en seriez incapable.
Vous vous en souviendrez ?
Je pourrais le rencontrer ?
Je ne sais pas.
Pourquoi ne pas m'inviter � d�jeuner avec lui,
chez vous ?
- Je vous ressers ? - Non merci.
La guerre est une combustion.
Elle est produite par la pression.
Je crois que la distribution scientifique de la population
des pays surpeupl�s vers des r�gions moins denses
r�duirait la pression,
et � terme �liminerait la guerre.
C'est une th�orie connue M. Marsh.
Deux autres hommes l'ont avanc�e
et apport� la mort et la destruction sur le monde et eux-m�mes.
C'est vrai, Dr Silla.
Mais il n'y avait rien de mal dans leur th�orie,
seulement dans son application.
Je retourne au bureau. Vous m'excusez Dr Silla ?
Bien s�r, Hilda. Ronnie va me montrer le jardin.
Vous n'�tes pas venue voir le jardin.
Non, je suis venue pour vous rencontrer.
Je tiens beaucoup � Hilda.
Vous me surprenez,
vous, scientifique, devriez savoir que ces probl�mes
ne peuvent pas �tre r�solus par la discussion.
Ai-je dit qu'ils le pouvaient ?
C'est la vie. Je pensais vraiment tenir � Hilda.
Avant de rencontrer Anne ?
�a arrive tous les jours, �a n'a rien d'anormal.
Inutile de faire appel � un psychiatre.
Puis-je vous poser une question ?
Allez-y, Dr Freud.
Comptez-vous �pouser Anne ?
�a d�pend.
D'Anne ?
Non, de Hilda, elle veut emp�cher �a.
Bien s�r.
Mais, vous savez, sans m�me parler de Hilda,
je ne pense pas que vous aimiez Anne.
Vous pensez que c'est surtout moi que j'aime, hein ?
Je n'ai pas dit �a.
Est-ce le cas ?
N'est-ce pas le cas de nous tous, en d�finitive ?
Hilda me dit que votre p�re s'est suicid�, c'est vrai ?
Oui, ma m�re en a �t� responsable.
Comment ?
Par ses extravagances, le jeu, les d�penses, elle l'a ruin�.
Mon p�re a perdu sa chemise � la Bourse et s'est tu�.
Vous l'avez ha�e ?
Non, en fait, je l'ai toujours admir�e.
Elle avait de la pr�sence, du charme.
Un peu comme vous.
Vous me flattez.
Je suis sinc�re.
L'�tude de la psychiatrie m'a toujours int�ress�.
J'aimerais vous en parler, si vous �tiez objective,
et si vous ne m'analysiez pas comme maintenant.
Je pourrais essayer.
Aimeriez-vous venir � Willow Beach un week-end, pour que nous puissions...
discuter, hein ?
Beaucoup.
Quand ?
Bient�t.
J'ai �t� enchant�e, M. Marsh.
Ronnie s'il vous pla�t.
Ronnie !
Entre nous, j'en ai assez de mes coll�gues.
Ils sont trop objectifs !
Un sujet int�ressant, cet homme,
assez compliqu�.
Il a toujours poursuivi les femmes,
et en m�me temps, il ne les respecte pas.
Ces hommes peuvent �tre fascinants et dangereux.
Ils s'attaquent aux femmes et souvent, elles adorent �a.
Oui, je sais.
Qu'a-t-il dit au sujet d'Anne ?
Pas grand-chose. Qu'il compte l'�pouser si vous n'intervenez pas.
Je suis perplexe n�anmoins.
Ce genre d'homme fuit le mariage.
Il sait que ma s�ur touchera un h�ritage � son mariage.
Je vois.
Voil� qui �claire les intentions de notre don Juan.
J'ai d�couvert ceci,
c'est un grand �gotiste,
et il est extr�mement susceptible.
Il a dit qu'il voulait me revoir et..
a vite accept� quand j'ai sugg�r�
qu'il vienne � la villa un week-end.
Oh, mais Hilda, s'il vous pla�t ne vous inqui�tez plus pour �a.
Vous �tes � bout de nerfs.
Il faut que vous partiez loin de tout ceci.
Voil� la cl� de ma villa � Willow Beach.
Allez-y un jour ou deux et d�tendez-vous.
Oubliez tout.
Pendant ce temps, j'essaierai de sauver Anne de cet imbroglio.
M�me si je dois user de mes charmes sur le jeune M. Marsh.
Belle fa�on de le punir, hein ?
Oh, c'est toi, Hilda. Je m'inqui�tais, il est tard.
J'�tais chez le Dr Silla maman, tu n'aurais pas d� m'attendre.
J'attendais Anne.
Ils devraient �tre rentr�s, il est une heure.
Elle est avec Ronnie ?
Ils sont all�s au cin�ma.
Bonsoir, maman !
Tout le monde est debout ! De vrais oiseaux de nuit.
Oh maman, n'aie pas cet air f�ch�.
Je vais bien.
Anne,
tu as bu !
Du champagne, on avait quelque chose � f�ter.
Ronnie ne veut pas que je le dise, il est superstitieux,
mais pas moi.
On est fianc�s !
Vous n'allez pas nous f�liciter ?
C'est vrai, Ronnie ?
Oui, j'ai demand� � Anne de m'�pouser.
Ah pauvre Hilda !
Il est tard, va au lit, Anne, on parlera demain.
Oh, je suis si heureuse.
Ronnie est si heureux.
Et tu dois �tre heureuse aussi.
Je le suis.
Bonne nuit, maman.
- Bonne nuit, Ronnie. - Bonne nuit, ch�rie.
Elle ne doit pas boire Ronnie,
le m�decin a �t� formel.
C'�tait une grande occasion et elle n'a pas bu grand-chose.
Vous n'�tes pas en col�re ?
Non, bien s�r que non.
Je devrais monter voir Hilda.
Je sais ce que tu ressens.
Il ne faut pas qu'il �pouse Anne, tu dois le faire partir.
Hilda,
essaie de penser � Anne.
Je pense � elle !
Je ne voulais pas que tu le saches...
J'�tais fianc�e avec lui avant le retour d'Anne.
Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ?
Il voulait que �a reste un secret.
Il faut le dire � Anne.
Elle est au courant.
�a lui est �gal.
Elle est folle de lui,
comme je l'�tais avant de d�couvrir sa vraie nature.
Dr Lang !
Pardon de venir � une heure aussi tardive.
Votre fille Hilda est l� ?
Oui, mais elle est fatigu�e.
�a m'ennuie de la d�ranger, mais c'est urgent.
Je donne cette conf�rence � la premi�re heure demain � l'h�pital,
et j'ai parfois des difficult�s � d�chiffrer ma propre �criture.
Je suis d�sol�.
Ca ira,
Hilda dit que les st�nographes sont comme les m�decins,
joignables � toute heure.
Je vais la chercher.
Merci.
Hilda ? Le Dr Lang est ici.
Il a un travail important � te confier.
Bonjour.
Quelle bonne surprise !
C'est jour d'inventaire, vous vous rappelez ?
Bien s�r, quel idiot ! Je suis � vous.
Int�ressant ?
Tr�s.
Regardez.
Int�ressantes bestioles, hein ?
C'est quoi ?
La toxine botulique. Bacillus botulinus.
Un des poisons les plus mortels du garde-manger.
J'ai tap� un expos� sur �a, non ?
Votre m�moire est meilleure que la mienne.
Quel effet cela a-t-il ?
�a met les gens en col�re.
Pardon ?
Je parlais de la toxine botulique.
Elle frappe inopin�ment.
Aucun go�t, aucun avertissement.
Ils meurent sur le coup ?
Non, les sympt�mes apparaissent des heures apr�s.
En g�n�ral, il est trop tard pour agir.
Vous n'avez pas l'air bien,
vous le savez ?
Je ne me sens pas bien.
Voulez-vous repousser l'inventaire ? On pourrait aller se promener.
Non, le travail me fait du bien.
Excusez-moi.
All�.
C'est moi.
Bonjour, Wilkinson.
Oui, allez-y, j'�coute.
Oui.
Je vois.
Je n'en suis pas tr�s s�r, il faudrait que j�y jette un �il.
Pas du tout, j'en serais ravi.
Bien.
Je dois aller au labo de Wilkinson. Avez-vous des questions ?
Non.
Je vais remettre l'inventaire � lundi, si vous permettez.
Bien s�r.
D�sirez-vous quelque chose ?
Non merci, je suis plus fatigu�e que je ne le pensais.
Oh, j'en suis navr�.
Je vous raccompagne chez vous ?
�a ira, je vous assure.
Je ne sais pas, mais vous ne devriez pas conduire.
�a ira quand je serai dehors.
Ce sont ces produits, l'air est confin�.
Oui, sans doute, j'y suis tellement habitu�.
"Venez d�ner t�t aujourd'hui
"� ma villa 24 Willow Beach
Jane Silla."
Qui �tait-ce ?
Un t�l�gramme pour moi, je d�ne � Willow Beach avec le Dr Silla.
- Hilda a appel� ? - Non.
Le bus va passer, dites � Anne que j'aurai du retard.
Docteur Silla...
Bonjour, Andrew, un probl�me ?
J'en ai peur.
Entrez, racontez-moi �a.
Savez-vous o� est Hilda ?
Kate dit qu'elle a pris sa journ�e.
J'ai t�l�phon� chez elle, aucune r�ponse.
Pourquoi ? Qu'y a-t-il ?
Elle �tait � mon labo ce matin,
et elle est partie pr�cipitamment.
Je me suis absent� et � mon retour,
j'ai vu qu'un tube de toxine botulique manquait.
Je r�essaie chez elle.
Je ne sais pas, je l'ai peut-�tre �gar�.
Je ne pense pas.
Mme Fenchurch ?
Bonjour, Dr Silla.
Ronnie est parti, il ne devrait pas tarder.
Ronnie ?
Oui, il a re�u votre t�l�gramme et pris le bus pour Willow Beach.
Hilda ?
Non, je ne sais pas o� elle est.
Je voulais lui parler travail. �a attendra lundi.
Au revoir, Mme Fenchurch.
Votre voiture ?
- En bas, o� on va ? - � Willow Beach,
mais avant, prenez le n�cessaire pour soigner le botulisme.
Je n'imagine pas Hilda envisager le suicide.
Elle n'envisage pas le suicide,
mais le meurtre.
Un bel homme est venu � son bureau...
C'est lui.
Le feu rouge !
Je ne t'attendais pas ici.
� quoi joues-tu Hilda ?
Je ne joue pas.
Tu entres,
ou tu as peur que �a te compromette ?
Non, je n'ai pas peur.
O� est le Dr Silla ?
Elle va bient�t revenir.
Tu penses que je vais croire �a ?
Non, pas vraiment.
Seulement deux couverts.
C'est exact, seulement deux.
C'est donc toi qui as envoy� t�l�gramme.
C'est juste.
Tu sais Hilda, je pensais avoir tout compris sur toi.
Ce n'est pas dur, hein ?
Je dois te reconna�tre une qualit�. Tu es fair-play.
C'est tout ?
Je ne te comprends toujours pas.
Ronnie, je ne t'en veux pas d'avoir succomb� � Anne.
Mais rien ne m'interdit d'essayer de te reconqu�rir.
O� vas-tu ?
� la cuisine, pour pr�parer le d�ner.
Saumon froid, mayonnaise,
bon vin,
et dessert.
Tu te souviens ?
Oui, je me souviens.
Tu es une fille bien, Hilda,
plus que bien.
Merci.
Tu sais, on a beaucoup de chance.
Oui, je sais.
Tr�s peu de gens arrivent � se rencontrer au bon moment.
Tu ne vas pas �tre am�re ?
Apr�s tout, on a de la chance.
Ah bon ?
�coute...
c'�tait peut-�tre simplement du baratin au d�but,
mais �a n'en est pas moins vrai.
�a nous arrive � nouveau, et c'est tout ce qui compte.
Je ne veux pas savoir ce qui nous arrivera demain.
Je veux...
�a a l'air d�licieux.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est le vin qu'on avait bu.
Tu es une romantique.
J'ai pens� que ce serait amusant
que ce soit comme � notre premier d�ner.
Tu penses � tout, ch�rie.
Je suis aussi un excellent sommelier.
Regarde ce chauffard !
La police nous suit, si on expliquait...
Je n'aurais jamais cru �a de vous.
Dites-m'en plus sur ce Ronnie.
Arr�tez de vous inqui�ter.
Je ne peux pas.
Alors, allez plus vite.
Aux gens comme nous !
Comment sont-ils ?
Ce sont les gens les plus chanceux du monde.
Je ne me suis jamais trouv�e chanceuse.
Jusqu'� maintenant.
Reste aupr�s de moi, et tu auras de la chance.
Et Anne, aura-t-elle de la chance ?
Anne ? Elle me s'est pas inqui�t�e pour toi.
Et maintenant mon chou,
je ne pense qu'� toi, tu comprends ?
Oui,
je comprends.
�a a peut-�tre l'air dur,
mais parfois, pour �tre heureux,
il faut �tre impitoyable.
Merci, je t�cherai de m'en souvenir.
Si on est assez malin, on peut obtenir ce qu'on veut,
d'une fa�on ou d'une autre.
Je ne sais pas.
Suppose que si je te disais que...
pour une fois,
tu ne vas pas obtenir ce que tu veux ?
Comment �a ?
Si je te disais que c'est ton dernier petit d�ner � deux ?
O� veux-tu en venir ?
Tu crois que je t'ai attir� ici pour qu'on se r�concilie ?
Si je te disais que je t'ai empoisonn� ?
Je te dirais que tu plaisantes.
Tu vois �a ?
�a vient du laboratoire du Dr Lang.
Dans une heure, Ronnie...
Tu seras mort.
Tu ne pourrais pas faire �a. Tu n'oserais pas.
Tu oublies,
que pour �tre heureux, il faut �tre impitoyable.
Souviens-toi tu l'as dit toi-m�me.
C'�tait des paroles en l'air.
Dis que tu plaisantes.
Non.
Il faut que tu m'aides, s'il te pla�t.
Je te revaudrai �a, je le jure.
Ne me laisse pas mourir comme �a.
C'est �trange...
avant, je te trouvais merveilleux,
mais tu n'es qu'un l�che.
Le Dr Silla me l'avait dit.
Elle m'a expliqu� que tu ne valais pas la peine d'�tre tu�.
Va chercher quelqu'un, vite.
Va chercher un m�decin.
Je t'en prie, Hilda.
Docteur, j'ai �t� empoisonn�.
Faites quelque chose !
Aidez-moi !
Il n'a pas �t� ouvert.
Vous m'aviez dit que j'en serais incapable.
Bien s�r.
Elle ne ment pas ?
Regardez, le tube n'a pas �t� ouvert.
Je n'oublierai pas �a.
Tu le regretteras.
M. Marsh ?
Vous avez �chapp� de peu � la mort.
Vous en avez s�rement conscience.
Ne vous exposez plus jamais au m�me danger.
Je fais pas trop jeune l�-dedans ?
Tu es superbe.
Vraiment ?
Tu es quoi Bunkie, lieutenant ?
Sois pas b�te Anne.
Tu connais pas les uniformes de la Marine ?
Je suis aspirant.
Je te trouve superbe.
�a me serait �gal si tu n'�tais que lieutenant.
Anne ! "Que" lieutenant ?
Bonsoir, Anne...
Mlle Fenchurch est l� ?
Elle est dans le bureau, Dr Lang.
Entrez, entrez.
- Bonsoir, lieutenant. - Il est aspirant.
Oh ! F�licitations.
Merci.
Vous croyez que...
Hilda...
Si vous lui demandiez ?
Oh, je ne veux pas la d�ranger.
Oh, elle adorerait �tre d�rang�e.
Je ne sais pas.
Allez-y.
Bonjour.
J'oubliais.
Elles sont magnifiques.
Merci, docteur.
Mademoiselle...
Je veux dire Hilda...
Je me demandais si vous...
C'est-�-dire que...
j'ai...
Deux places pour le concert ?
C'est �a,
voudriez-vous y aller ?
Je suis d�sol�e, j'ai une tonne de travail ce soir.
Une autre fois ?
Bien s�r.
Eh bien...
Bonsoir.
Bonsoir.
Une autre fois...
Quelles �neries tapez-vous ?
C'est mon travail, je dois le faire.
Vous oubliez qu'il est pour moi.
Je n'ai pas oubli� docteur, vous, si.
�a n'a pas � �tre fait ce soir.
Ce n'est pas press�,
mais j'attends pour vous emmener au concert.
Vous aimeriez venir ?
Mais docteur avec joie !
Pourquoi n'avez-vous pas demand� avant ?
Et moi ?
Pourquoi t'as pas demand� avant ?
Adaptation : Anne Trarieux
D�sincrustation : unheimlich VideoSubFinder 4.30
Timing et scindage zundertaker Subtitle Edit 3.5.10
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