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Original subtitles

Je vais acheter un nouveau costume,

devenir civilisé.

Bon voyage ?

Tu nous as manqué.

Je peux pas en dire autant.

Il dit ça pour me blesser.

Finissons-en. Où sont les parfums ?

Dans le ventre de la bête.

Vous sentirez mieux son odeur

sur la peau d'une femme.

Il te plaît ?

Je te conseille de me montrer les vrais.

Ils sont devant toi.

Tu sais ce qu'on a risqué pour amener cette camelote française ici ?

Je comprends pas.

Et maintenant ?

Pour la dernière fois, Victor,

où sont les diamants ?

Il y en a pas d'autres.

Fais pas le con.

Désolée, Madeleine. Je peux vous appeler Madeleine ?

- Bien sûr. - Recommençons.

Le français est si difficile. Je ne sais pas comment vous faites.

Essayons encore une fois.

Dois-je améliorer mon accent ?

Il est très bien comme ça.

J'ai tant promis du parfum français à Helen.

Vous remercierez votre mari.

Vous ne fêtez pas Noël en famille à Baton Rouge,

cette année ?

Malheureusement non.

Les choses ont changé depuis l'arrivée des Nordistes.

Ma sœur m'a envoyé ceci.

Qu'est-ce que c'est ?

L'Ordre 28.

Un décret du général Butler pour maîtriser la population

dans les territoires occupés.

"Toute femme du Sud

"qui méprisera les occupants du Nord sera considérée comme une prostituée

"exerçant son métier." C'est-à-dire ?

Quand les soldats de l'Union envahiront Saint Charles,

il faudra respecter ces chiens.

Qui dois-je annoncer ?

Victor Ludd.

Votre père sait qui je suis.

Merci, madame.

Messieurs,

soyez les bienvenus chez moi.

Je suis Mme Davis.

- Puis-je vous aider ? - Nous ne faisons que passer.

- Vous êtes mes invités. - Merci, madame.

C'est un bataillon mobile qui cherche l'hospitalité.

Tout va bien se passer.

Merci.

Voulez-vous m'accorder cette valse, mademoiselle ?

Je ne sais pas danser.

Moi non plus.

Je ne suis pas d'humeur.

Si c'est mon uniforme qui vous embarrasse,

je peux faire un effort.

Arrêtez.

Je suis pas assez bien pour vous, c'est ça ?

Elle danse avec moi.

C'est quoi, ça ?

Ils sont fatigués ?

- À votre avis, capitaine ? - Je ne sais pas.

Vous savez pas.

Pourquoi vous dansez pas, putain ?

Vous avez dit quoi ?

Rien.

Quelqu'un ?

Pourquoi vous dansez pas ?

Viens, danse avec moi.

Danse avec moi !

Fais comme tout à l'heure.

Allez !

Bon, je suis désolé.

Faites attention.

Tu veux le prendre ?

J'ai rien entendu.

Pourquoi tu danses pas, beauté ?

Toi,

tu veux le prendre ?

Allez, fais-les danser.

S'il te plaît, fais-les danser.

Fais-les danser.

Vous voulez pas.

Ordre du général numéro 28

Bienvenue à l'hôtel Saint Charles

On deviendra quoi, après la guerre ?

Quand ces rails traverseront tout le pays ?

On fera comme tout le monde.

On sautera dans le train.

Madame.

Vous l'avez trouvée où ?

Je l'ai tuée, pardi.

Je parle de votre veste.

Je l'ai volée au front.

Je ne savais pas que vous étiez engagé.

Cette guerre devait se terminer en un clin d'œil.

Hier, vous portiez des galons confédérés.

On va bientôt entrer en territoire yankee.

Il faut s'adapter à chaque situation.

C'est absurde.

C'est vous qui le dites.

Vous avez déserté ?

Appelez ça comme vous voudrez.

Mais croyez-moi, qu'on soit du Nord ou du Sud,

il n'y a aucune gloire à tuer un homme.

Pensez à bien le caler entre votre épaule et votre main.

Les pieds bien ancrés dans le sol.

C'est bien, Justine.

Samuel,

gardez vos distances.

Vous devriez peut-être m'appeler madame.

D'accord.

Vous voulez essayer ?

N'oubliez pas de...

On dirait qu'on est partis depuis une éternité.

Comme si notre vie à Saint Charles n'avait jamais existé.

Peu avant votre arrivée,

j'ai fait un drôle de cauchemar.

Il faut garder ces choses-là pour soi.

Vous avez eu beaucoup de vies avant celle-là ?

Vous êtes trop curieuse,

Esther.

J'ai jamais vraiment eu le temps de me poser...

où que ce soit.

Vous savez monter ?

Mon père avait un client qui élevait des pur-sang.

Vous savez, ces chevaux de course anglais.

On y allait souvent le dimanche.

Je ne dois plus trop savoir.

Il y a des choses qu'on oublie pas.

Je vous aide ?

Bonjour.

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Je me repose.

Vous êtes perdue ?

J'ai l'air perdue ?

C'est à vous que je demande ça.

Je suis avec ma famille.

Vous avez l'accent de La Nouvelle-Orléans.

Oui, je suis aussi partie de chez moi,

il y a bien longtemps.

On a de la nourriture.

J'ai appris à me débrouiller seule.

Je les ai cueillies, vous en voulez ?

Vous allez où ?

À Paris.

Une belle ville, pour les dames.

- Vous connaissez ? - De loin.

Je crois pas que ça me plairait.

Je dois retourner au campement, ils vont s'inquiéter.

Vous êtes une fille sage.

- Comment vous vous appelez ? - Esther.

Il y a combien d'hommes avec vous, Esther ?

- Qui êtes-vous ? - Combien d'hommes ?

Mon père, nos deux porteurs et Victor.

C'est le seul qui a un nom ?

- Mon père s'appelle... - Il vous plaît ?

Pourquoi ces questions ?

Je suis curieuse, je voulais pas vous brusquer.

À quel moment on sait qu'on aime vraiment quelqu'un ?

Après.

Toujours trop tard.

Vous en voulez pas ?

Où ?

Au bord de la rivière.

Elle était comment ?

Elle avait l'air...

folle.

Qu'est-ce qu'elle a dit ?

Elle m'a demandé où on allait.

Quoi d'autre ?

Elle chantait. Elle parlait de...

- Vous lui avez dit quoi ? - Rien.

Elle n'était pas dangereuse.

Restez ici.

Je t'attendais.

Recule.

Je suis pas armée.

T'as rien à faire ici.

On m'a floué, j'ai pas les diamants,

je les ai jamais eus.

Ça n'a aucune importance.

Je me fiche des diamants.

Où sont les autres ?

À bonne distance.

Y a que toi et moi.

Je sais que c'est pas fini, entre nous.

Je sais que tu penses toujours à moi,

que tu te réveilles la nuit,

que tu m'as encore dans la peau

et que ça te dévore.

Tu te trompes.

On change pas comme ça, Victor.

Qu'est-ce que tu veux, Bettie ?

Retourne avec eux

ou pars avec moi, vivant.

Je repars avec eux.

Tu veux dire, avec elle ?

Esther.

T'oserais pas.

Ne l'approche plus.

La prochaine fois,

j'hésiterai pas à tirer.

Moi non plus.

La prochaine fois,

je viserai là.

- Vous lui avez dit quoi ? - Rien.

Elle connaît votre nom.

C'est moi qui décide ce qui est bien ou mal, ici.

Ne parlez pas aux inconnus

et ne vous éloignez pas sans m'avertir.

On lève le camp.

Doucement.

Il faut laisser le chariot.

Il est trop lourd pour le faire basculer.

On prend le strict nécessaire.

Pas besoin de tout ça.

C'est important pour nous.

Je le porterai.

Passez de ce côté. Ne regardez pas en bas.

Prête ?

Votre main.

Voilà.

Suivante.

Attrapez ma main.

Prenez ma main, ça va aller.

Madame...

On passe ensemble.

Non, une à la fois.

Elle n'y arrivera pas.

Comme vous voulez.

Attention.

Mademoiselle, prenez ma main.

Regardez-moi.

Prenez ma main.

Ça va aller.

- Vous allez où ? - Je passe au-dessus.

- Pourquoi ? - Écartez-vous.

Vous voulez prouver quoi ?

Il y a d'autres pièces à l'étage.

Je peux poser des questions sur votre cicatrice ?

C'est du passé.

Je préfère regarder devant moi.

Que voyez-vous ?

Vous voyez la montagne, là-bas ?

Une journée.

C'est le temps qu'on a mis pour arriver ici.

Bientôt,

quelques minutes suffiront.

Le train.

Les hommes comme moi ne serviront plus à rien.

Mais d'ici là,

je serai devenu quelqu'un d'autre.

Quand il faudra poser les derniers rails,

je serai là.

Quand il faudra des hommes pour travailler sans relâche au soleil,

je serai là aussi.

Pour les diriger.

Et d'ici là ?

D'ici là ?

J'économiserai l'argent gagné malhonnêtement.

Je penserai à ma vie future

dans les cafés européens.

Mon père dit qu'on y boit du whisky sans porter d'arme à la ceinture.

Il a raison.

Vous avez de la famille en Europe ?

Plus maintenant.

Quand vous reviendrez,

il y aura quelqu'un à vos côtés ?

Une femme ?

Je suis pas fait pour le mariage.

Un problème ?

C'est Abigaelle.

Elle va mourir.

On ne peut plus attendre.

Il y a un passage dans les montagnes,

pas loin d'ici.

Un raccourci vers la piste principale.

On gagnerait du temps, mais...

- J'ignore si c'est praticable. - Quelle distance ?

Une journée.

Si ce passage existe, on arrivera plus vite que prévu.

Préparez les chevaux.

Ils reviennent demain.

C'est trop tard.

Toujours trop tard.

Dans tes bras...

Tu te souviens ?

Pourquoi fuir ?

Je veux connaître cet endroit où on ira ensemble.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Pourquoi tu ne réponds pas ?

Je suis là.

Si quelqu'un approche, barricadez-vous.

Justine, tu vises la croix.

Et vous finissez le travail.

Compris ?

C'est Bettie.

Bettie...

Où est papa ?

Qui est Bettie ?

La balle a traversé, c'est infecté.

Préparez des compresses pour arrêter le saignement.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Edmond ?

Qui va me payer, maintenant ?

Il va s'en sortir.

Des soldats ?

Sûrement un gang. Ils le poursuivaient.

Tout est de sa faute.

Il nous a impliqués.

Je le laisse ici.

Edmond.

Il faut l'enterrer.

C'est trop dangereux.

On ne peut pas l'abandonner.

Je suis désolé.

Je pars demain, madame.

Décidez-vous.

C'était cette femme ?

Celle de la rivière ?

Samuel veut te laisser ici.

Elle n'est plus rien pour moi.

La première fois que je t'ai vue,

j'ai su qu'une nouvelle vie était possible.

Entrez, maman.

Allez.

Allez !

Où est Victor ?

Je l'emmène, Esther.

Non ?

Tu crois que tu peux l'avoir comme ça ?

Il ne veut plus de vous.

Qu'est-ce qui va te manquer, chez lui ?

Qu'est-ce qui va te manquer ?

Ça ?

Est-ce qu'il t'embrasse comme ça ?

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