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Zulu
Vous �tes l'avenir du Mexique.
Pas les riches, ni les politiciens qui ont fait sombrer ce pays
dans une dictature maquill�e en d�mocratie.
Mais vous, le peuple mexicain.
Je vous prot�gerai de ceux qui abusent
des plus n�cessiteux !
Ensemble, nous donnerons enfin vie
aux id�aux de la r�volution !
On veut quoi ? Eduardo pr�sident !
C'est quoi, �a ?
Pourquoi ta m�re t'habille toujours en petit vieux ?
Parce que c'est �l�gant.
Comme toujours, ta m�re a raison.
Yzaguirre !
Faites quelque chose !
Aidez-moi !
- D�tachez-moi ces corps. - On ne peut pas y toucher, la police...
- Couvrez-les, je ne veux pas de photos. - Laissons-les travailler. Radio !
Couvrez-moi �a.
Il faut enlever �a.
Virez-moi �a !
Vous �tes du parquet ? On contr�le la situation.
Vous connaissez les r�gles.
Le crime organis�, c'est notre juridiction.
Je veux parler au procureur g�n�ral.
L'ordre vient de Los Pinos.
Le pr�sident va nous retirer l'affaire.
Non.
Bien s�r que non.
LE CANDIDAT
Carla t'a parl� ?
Elle est trop occup�e.
Personne doit savoir ce qu'on a fait hier.
Sans blague !
Surtout pas Carla.
L'IPC et le peso sont en chute libre.
Le Pr�sident panique. Il est convaincu...
Ravie de vous voir. ...que le Mexique s'effondre.
Qu'on va avoir 1 000 caravanes de migrants � la fronti�re.
Je viens de parler � l'Unit� conjointe.
La DEA et les renseignements navals traquent les vans qui ont jet� les corps
gr�ce aux cam�ras de surveillance, mais un drone serait le bienvenu.
- On n'avait dit pas de drone. - Oui,
mais c'�tait avant que le centre de Mexico devienne une fosse commune.
Oui. Rien ne va plus.
Wayne, retournez � l'Unit� conjointe.
La situation est tr�s s�rieuse.
Variez les itin�raires, appuyez-vous sur votre formation, soyez prudents.
Isabel, je peux vous parler ?
Oui.
J'attendais votre rapport hier soir.
Pardon, j'�tais d�bord�e.
Wayne vous a emmen�e voir son contact � Tepito.
Oui, on lui a laiss� un message.
Et ensuite ?
Parce que les corps empil�s au Z�calo
sont apparemment ceux de gangsters de Tepito.
Dites-moi pr�cis�ment ce que Wayne et vous avez fait hier soir.
Je rechigne � vous le dire, mais...
Wayne m'a emmen�e au karaok�.
Mon dernier souvenir, c'est qu'on chantait Querida
et qu'on buvait des shots de J�germeister.
Vous me d�cevez, Isabel.
La premi�re mission d'un agent, c'est de savoir envoyer un rapport ivre.
Mais �a reste une bonne chanson.
L'Ambassadeur veut signaler les zones � �viter. Je m'en charge.
J'attends votre rapport d'ici midi.
Il y a une note de bas de page dans le rapport du CNC...
Le rapport. Le reste attendra.
Le peso s'effondre depuis ce matin
suite � la d�couverte macabre au Z�calo.
- Elle t'a dit quoi ? - Putain !
Arr�tez de faire �a !
Alors, tu as dit quoi � Carla ?
- La v�rit�. - � savoir ?
Jusqu'� Tepito, puis j'ai dit qu'on avait pass� la nuit au karaok�.
Quelle chanson ?
Querida.
Impossible. Je d�teste cette chanson.
J'ai trouv� une note de bas de page du CNC sur le cartel de Guerrero.
Non.
On n'a aucune trace d'achats immobiliers faits par Bautista,
du coup, ils ont une th�orie.
Il place tout son argent en bourse et le g�re de pr�s,
ce qui correspond � l'id�e qu'il veut tout contr�ler, non ?
Il a tr�s peu de lieutenants.
Si j'�tais lui et que j'allais attaquer le Z�calo,
je vendrais � d�couvert et je me ferais un paquet.
- Si on examine ses actions en bourse... - Non.
Le m�mo �tait en espagnol vu que t'as pas compris la premi�re fois.
R�dige ton rapport.
Histoire que Carla nous l�che, OK ?
Quand ce sera fait, tu pourras te pencher sur Lalo.
Vous continuez de croire qu'il est li� � Bautista ?
M�me apr�s hier soir ? C'est un d�sastre politique pour lui.
Crois-moi, Bautista voit les choses � long terme.
J'ignore quel est son plan, mais on va le d�couvrir.
Vous savez comment, par exemple ?
Gr�ce � cette histoire de bourse que j'essaie...
Tout le monde s'en cogne
de ton histoire de bourse � la con, vu ?
Fais �a plus tard.
Fais ce que te demande Carla,
puis trouve le moyen de parler � Lalo.
Bingo !
Parler de quoi ?
J'en sais rien.
C'est toi qui bosses � l'ambassade, invente une connerie.
Vous savez quoi ? Vos petites combines ne m'amusent plus.
C'est un peu tard, tu as menti � ta cheffe de station.
On est dans le m�me bain, c'est clair ?
C'est clair ?
Bon. Content qu'on se comprenne.
Tu peux utiliser mon t�l�phone et manger ma bouffe.
Je te conseille de v�rifier les dates de p�remption.
Mais pas touche aux Fritos miel barbecue, c'est pour moi.
Si tu y touches, je te fume.
Cherche-le chez lui, au golf, peu m'importe !
Oui, Ram�n, tu auras ta d�claration dans deux heures.
Non, d�sol�.
Le Maire va faire une d�claration officielle aujourd'hui.
Ce soir.
Oui. Ce soir.
Parfait. G�nial.
Merci.
D�sol�e de te d�ranger, Lalo.
J'ai des infos sur l'ambassade qui pourraient t'int�resser.
Isabel Alfaro.
Salut, j'ai eu ton mail.
Dis donc, quelle r�activit�.
J'ai une r�union. Je t'�coute.
Un de mes amis qui bosse aux affaires consulaires
m'a dit que l'ambassadeur voulait signaler Mexico
comme zone � �viter.
Je sais que tu as travaill� dur pour booster le tourisme.
Quand d�cideront-ils ?
Honn�tement,
je n'en sais rien. Je peux me renseigner.
Tu ferais �a pour moi ? Tu m'appelles quand tu sais ?
Bien s�r.
Je me r�jouis qu'on ait une alli�e � l'ambassade.
Merci, Isa.
C'est normal. Au revoir.
UNIT� CONJOINTE DE RENSEIGNEMENTS
Luis.
On en est o� avec les vans ?
Ils viennent de passer devant une cam�ra
- entre Uruguay et la rue du 5 f�vrier. - Quand �a ?
- Il y a 30 minutes. - Merde.
Oui, mais regardez.
Ils tournent en rond, on peut pr�dire o� ils vont.
Va sur Uruguay et Bol�var.
Vu la circulation,
ils sont pass�s devant la cam�ra il y a 25 minutes.
H�, la DEA, j'ai un drone Reaper venu du Texas, ne me remerciez pas.
- Qu'il n'intervienne pas. - Quoi ?
On a d�j� mis en place une orbite � El Paso ce matin
pendant que vous glandiez de votre c�t�.
Pourquoi V�zquez m'a rien dit ?
C'est l'officier de liaison.
Il est o�, d'ailleurs ?
V�zquez ne viendra plus.
Je le remplace. Amiral Agust�n Romero.
Dommage. J'aimais bien V�zquez.
Forc�ment,
il te laissait agir � ta guise.
Tant pis. Je me r�jouis de bosser avec vous.
Moi aussi.
Tant que tu restes � ta place.
Je suis l� depuis un moment,
je sais comment �a marche.
On ne dirait pas,
alors, je vais �tre tr�s clair.
Vous autres, gringos, n'�tes ici que parce qu'on vous y autorise.
Comme chef des renseignements navals,
j'ai le pouvoir de te d�gager quand je veux.
Et j'aime bien d�gager les gens.
Mais ne t'inqui�te pas,
la DEA m'a dit que tu �tais bon pour mettre des t�l�phones sur �coute.
Alors, au boulot.
Allez.
No problemo, chef.
Monsieur, je les tiens.
Je viens de voir passer les vans.
On dirait qu'ils sont entr�s dans un parking.
S�rement pour y changer de v�hicule.
Je veux tout ce qui s'est pass� depuis.
Tous les v�hicules qui en sont sortis. D�p�chez-vous.
Boyd Sorenson, CNC.
- Coucou, c'est moi. - Coucou.
Comment �a va ?
Tu as signal� Wayne hier soir ?
J'ai chang� d'avis.
Quoi ? Pourquoi ?
SI�GE DE LA CIA LANGLEY, VIRGINIE
Tu sais quoi ?
C'�tait mon premier jour, j'ai dramatis�.
Il t'a frapp�e.
Pas vraiment. Et puis, je le tenais en joue...
Oui, parce qu'il avait un tatouage du cartel de Guerrero.
Izzy, tu soup�onnais une op�ration en solo.
Oui, mais j'avais tort.
On a parl�, j'avais mal compris.
Comment �a ?
En fait, c'est rien.
D'accord.
- Tu sais ce que je pense. - Fais-moi confiance.
Mais �a va ? Tu m'appelles � quel sujet ?
J'ai trouv� une note de bas de page dans ton analyse de cibles
sur Bautista, dat�e de novembre.
- Celle sur les investissements ? - Voil�.
Je peux en savoir plus sur ces op�rations en bourse ?
Tu peux m'aider ?
OK. Tu veux savoir quoi ?
Monsieur, c'est la derni�re.
La Toyota verte.
Ils ont combien d'avance ?
Vingt-cinq minutes. C'est encore en ville.
Votre attention !
On a 20 v�hicules potentiels, il peut �tre dans n'importe lequel.
On n'a pas le temps de tous les suivre.
L�.
Celui-l�.
La plaque min�ralogique : Guerrero.
Guerrero ?
Autant chercher des autocollants de Bautista sur les fen�tres.
Je doute que ce soit celui avec une plaque Guerrero.
O� sont les autres 19 ?
Pardon d'avance,
je sors de mon r�le de poseur de micro, mais...
Crache le morceau, cr�tin.
Vous devriez surveiller cette Volvo grise.
Pourquoi ?
Elle est enfonc�e. On l'a ouverte au pied-de-biche.
Amiral, on a signal� son vol hier soir.
Suivez-la !
- M. le secr�taire. - Comment �a va ?
Bienvenue, Lalo.
J'aurais pr�f�r� qu'on se voie dans d'autres circonstances,
mais comment vas-tu ? Comment va Vero ?
Tr�s bien, M. le Pr�sident. Merci.
Ma fille adore tout ce qu'elle vend sur son blog, son site.
Des petits colliers, des sacs. Ils sont beaux, hein ?
Magnifiques, M. le pr�sident.
Je lui dirai. Merci.
Assieds-toi, je t'en prie.
Alors ?
C'est tr�s aimable � vous,
j'essaierai de ne pas prendre trop de votre temps.
Je voudrais trouver le meilleur moyen de coop�rer � cette enqu�te.
- Avec votre permission. - Allez-y.
Tu voudrais surtout
que le parquet partage la juridiction.
Lalito...
Tu sais tr�s bien que la police f�d�rale est
et a toujours �t� en charge de ce genre d'affaires.
Oui, une r�gle pens�e pour les �tats
o� les narcos avaient soudoy� les gouverneurs.
- Ce qui n'est pas le cas � Mexico ? - Tout � fait.
Comme vous le savez bien.
Et tu te portes garant de toute ton �quipe ?
Ma police et mon procureur n'ont rien � cacher, j'en suis certain.
Pourquoi aurais-je besoin d'eux
si j'ai des gens tr�s comp�tents qui collaborent avec la DEA
� l'Unit� conjointe de renseignements ?
Et s'appr�tent � coincer ces ordures !
Parce que ma police est plus pr�s du but.
Son r�seau d'indics nous serait utile.
C'est la premi�re fois qu'on r�ussit � infiltrer les gangs de Tepito.
- �coutez, Antonio... - Pardon ?
Excusez-moi.
M. le Pr�sident.
C'est une d�claration de guerre.
Contre la ville et contre vous.
Travailler avec moi ne peut que vous aider.
Vraiment ?
En quoi �a m'aidera de travailler avec quelqu'un
qui me critique d�s qu'il passe � la t�l� ?
Qui brigue mon poste aux prochaines �lections ?
On n'en serait peut-�tre pas l�
si tu te consacrais � ton travail
au lieu de faire compagne contre moi.
Il ne s'agit ni de vous ni de moi.
Je ne laisserai pas ton �quipe se m�ler de cette enqu�te.
Si tu choisissais de me soutenir publiquement
et de partager les informations de tes indics,
j'accepterais peut-�tre de te transmettre les r�sum�s des avanc�es de l'enqu�te.
Hormis les d�tails des op�rations, bien entendu.
March� conclu ?
March� conclu.
Merci, M. le Pr�sident.
Avec votre permission.
Salut, je viens de recevoir ton mail. Des d�tails prometteurs ?
� vrai dire, oui, notamment un nom.
Natalia Portillo ?
Gestionnaire de fonds d'investissement � Polaris High Yield.
Un nom en anglais.
C'est...
C'est incroyable.
C'est prometteur.
- Tu es toujours l� ? - Oui, je suis l�.
Attends. Tu as vu ces photos d'elle ?
Oui. Elle m�ne grand train.
Tu pourrais me trouver son adresse ?
L� ! En haut � droite !
Il y a neuf minutes. C'est o� ?
Au croisement de Fray Servando et La Viga.
Il y a peu de cam�ras � Iztapalapa.
Je veux toutes les voir.
Ils vont vers o� ? L'autoroute ?
Non, Amiral, l'avenue Pantitl�n.
- On a des cam�ras l�-bas ? - Non, Amiral.
Appelez la police locale.
Qu'ils ratissent le quartier � pied et en voiture.
O� est le drone ?
Il vient d'entrer dans l'espace a�rien de Mexico.
Donnez-moi un visuel.
Il survole Pantitl�n.
L�, sous la canop�e, la Volvo grise !
S'ils changent de voiture, on est foutus.
C'est � cinq minutes de l'autoroute, il doit �tre � mi-chemin vers Guerrero.
Attendez.
C'est quoi, ce machin ?
Une antenne.
Quel genre d'antenne ?
Une antenne amplificateur.
Bautista en a tout un r�seau � Acapulco.
�a lui permet de coder ses conversations via un syst�me � ressources partag�es.
C'est une planque.
Ils pourraient s'y trouver.
Bouclez le p�rim�tre tout autour, personne n'entre ni ne sort !
Fermer l'autoroute, hein ?
Avec votre permission ?
Ob�issez au gringo.
On fonce, en route !
J'ai la certitude que les forces f�d�rales aid�es de notre police
trouveront les responsables de cette atrocit� d'ici peu.
Une derni�re question.
- Allez-y, Sandra. - Merci.
Savez-vous o� se trouvent ces narcos ?
Nous esp�rons de bonnes nouvelles tr�s vite.
Merci.
Que pensez-vous de ce tweet du Pr�sident :
"Je remercie sinc�rement la police f�d�rale
"qui travaille sans rel�che pour r�soudre ce crime.
"Les citoyens peuvent �tre s�rs que la pr�sidence contr�le la situation."
Vous pr�tendez collaborer avec le Pr�sident,
mais on dirait qu'ils travaillent sans vous.
Patron, non.
Je n'ai pas d� �tre clair.
Il y a � peine quelques heures,
sachant que notre police �tait parfaitement capable
de s'occuper d'une telle situation,
j'ai demand� au Pr�sident Trueba
si nos �quipes pouvaient collaborer � l'enqu�te.
Il a refus�.
Il a d�cid� de placer les int�r�ts de son parti
avant la s�curit� de cette ville.
Si mon p�re m'a appris une chose,
c'est de ne pas ignorer les mensonges et les abus de pouvoir.
Le Pr�sident et Rafael Bautista ont un point commun.
Ils pensent que cette ville leur appartient.
Mais ils ont tort.
Cette ville est � nous.
Alors, � partir de maintenant,
je vais charger mon procureur d'entamer une contestation constitutionnelle
pour que la ville reprenne les r�nes de l'enqu�te.
Le tribunal tranchera. Merci.
L'attaque soudaine du Maire contre le Pr�sident Trueba constitue
une d�claration de guerre.
Le fils de pute.
Pour qui il se prend, ce morveux ?
On va le remettre � sa place.
On peut bloquer ses financements.
C'est une blague ?
Je ne veux pas lui taper sur les doigts, mais lui couper les couilles.
On va g�rer �a en proportion.
C'est une sc�ne de crime.
Je veux qu'on boucle le centre historique.
Je veux qu'on ferme les axes Tlalpan, Reforma et Ignacio Zaragoza.
Yzaguirre et ces narcos vont voir qui commande ici.
L'arm�e ?
�a rappellera aux chilangos le massacre de Tlatelolco.
Les chilangos ne votent m�me pas pour nous.
Les rues vont se vider. Comme pour un couvre-feu.
Parfait, faisons �a.
L'article 29 ?
Au diable, l'article 29.
Ce n'est un couvre-feu que si on le dit.
C'est ce qu'on dit que c'est.
Ce que le Pr�sident dit que c'est.
Fait chier !
- All� ? - O� �tes-vous ?
Je ne vous ai pas autoris�e � quitter le bureau.
Je suis d�sol�e.
Un souci personnel.
Vous m'avez entendue ce matin ?
Je dois rendre compte � mes sup�rieurs.
Envoyez-moi ce rapport, sur-le-champ.
Eh merde.
On a s�curis� le p�rim�tre.
Et la planque ?
Aucun signe de vie, il faut s'approcher pour savoir.
Araujo, Oropeza,
T�llez, on y va.
Romero !
Vous �tes sexy en tenue militaire.
Alors.
�quipe Alpha en position.
Bien re�u, � 100 m�tres.
Il arrive. En avant.
Pas un geste. Contre le mur !
C'est qui ?
Il est arm� ?
Non. Allez.
Soixante-quinze m�tres.
Cinquante m�tres.
Merde.
Stop. �quipe Alpha en position.
Amiral, c�t� ouest, en position.
Putain !
Quoi ?
On est en position.
Romero, n'avancez plus. C'est un putain de traquenard.
Comment �a ?
Qu'est-ce qu'il dit ?
Le garage.
La porte du garage. Regardez-la !
De quoi tu parles ?
On n'a pas le temps. Faites demi-tour.
Je vous expliquerai en d�tails � votre retour.
Faites demi-tour !
Allez !
On est tout pr�s, � 20 m�tres. Par�s pour l'attaque.
Repliez vos hommes, Romero.
C'est un pi�ge.
Un pi�ge !
OK, on se replie !
Repli !
- Repli ! - Repli !
Tu m'expliques, Wayne ?
Qu'est-ce que vous foutez ?
D�sol�e.
Je ne parle pas espagnol.
Pourquoi vous regardez mes affaires ?
Super, vous parlez anglais.
Je suis d�sol�e.
Je suis un peu perdue. Je cherchais un restaurant.
Un restaurant ?
Oui, j'ai atterri il y a une heure, je suis un peu d�boussol�e.
Je n'ai pas trouv� les num�ros...
Vous arrivez d'o� ?
De Chicago.
Je connais Chicago.
J'y ai fait mes �tudes.
- C'est vrai ? - Oui.
Dans quelle fac ?
Booth.
Moi, Northwestern.
Une rivale.
Quel est ce resto que vous cherchez ?
Le concierge a parl� d'un resto dans une maison.
Pujol. Oui, c'est le meilleur. J'y vais souvent.
C'est � deux rues d'ici.
Par l� ?
- Merci. - De rien.
- Marcy. - Natalia.
- Natalia. Super. - Bon app�tit !
- Au revoir. - Au revoir.
Salut, le chien.
En route !
Wayne !
Qu'est-ce qui va pas chez toi ?
La planque avait un garage.
D'accord.
Invisible pour le drone.
J'en ai rien � battre qu'il y ait un garage !
Ils ont pas voulu y garer leur van.
Ils voulaient qu'on le voie.
C'�tait un guet-apens.
Peut-�tre que le garage est encombr�.
Qu'il sert d'entrep�t.
Ou peut-�tre qu'il y a d�j� une voiture dedans.
Et si c'est le cas,
tu as foutu en l'air notre seule chance de les prendre par surprise !
Ils vous ont rep�r�s d�s que vous �tes sortis.
Qu'est-ce qui te le prouve ?
Un garage � la con ?
Tout !
C'est trop facile ! Les �raflures ! La b�che !
Les cam�ras en chemin !
J'aurais d� le voir plus t�t.
C'est un narco, pas un strat�ge militaire !
Putain.
Vous �tes aux renseignements navals depuis combien de temps ?
Et vous pensez encore que Bautista est un simple narco ?
C'est un sp�cialiste des renseignements.
Une pointure, bordel.
Qui commet jamais d'erreurs.
Je vous garantis que cette foutue planque est vide.
Les sicarios sont d�j� loin.
Et si vous aviez fait un pas de plus,
tout aurait saut�, votre �quipe et la planque !
Comment tu le sais ?
C'est comme �a qu'il op�re !
Bah tiens.
Oropeza,
ram�ne ce connard � l'int�rieur.
Je veux pas qu'il gueule en pleine op�ration.
Merci bien, putain !
On l'emmerde, ce gringo, amiral.
On y retourne ?
Amenez-moi ce con.
Enlevez-lui �a.
Attendez-moi ici.
On monte sur les toits.
Tu te goures, Wayne.
Non.
C'est pas la maison.
C'est la voiture.
Putain ! Il est...
Non, il va bien.
On apprend qu'il y a maintenant
25 barrages mis en place tout autour du centre-ville.
Nouvelle preuve du comportement impulsif du Pr�sident Trueba,
qui ne semble pas pr�s de s'arr�ter.
On ignore qui sortira vainqueur de cette confrontation,
de la mairie ou de la pr�sidence,
mais les perdants sont clairement les habitants de la capitale.
Carla S�nchez, en direct du Z�calo,
pour Mexivisi�n Infos.
Coucou, mon amour.
Alors ?
Qu'as-tu entendu ?
Que disent tes amis ?
Ils sont sous le choc.
J'ai r�agi de fa�on excessive.
Les �lecteurs vont me le reprocher.
J'aurais d� jouer le jeu.
Tu te souviens du d�bat ?
On les battait dans tous les sondages.
Mais au lieu de jouer la s�curit�, tu les as tous pris de front.
Comme aujourd'hui.
J'ai chut� de cinq points apr�s le d�bat.
Oui, mais...
tu y as gagn� une copine.
Rentre � la maison avec moi.
J'aimerais beaucoup, mais je dois rester bosser.
Je ne serai pas long.
Amiral, voil� le gringo.
Wayne !
Bon travail d'�quipe.
Ouais.
Bien vu, pour le garage.
Pas de souci.
Tu es de quel coin des �tats-Unis ?
D'Indiana, au c�ur du pays.
Mais �a remonte.
Les feux d'artifice le 4 juillet, tout �a.
En gros.
Ma famille aussi a une tradition le 4 juillet.
Ah oui ?
Ma grand-m�re nous emmenait dans la plus petite pi�ce de sa maison,
sortait un petit drapeau am�ricain,
le foutait dans le WC et tirait la chasse.
On vient de Veracruz.
Ma grand-m�re a v�cu l'invasion.
Elle m'a enseign� une le�on pr�cieuse.
Les gringos te niqueront toujours.
Je vois bien que vous m'appr�ciez pas, pour une raison ou pour une autre.
Tu te crois malin, mais d�trompe-toi.
Tu as juste des infos que tu ne partages pas.
Si mes hommes en paient les frais...
Je ne me contenterai pas de te virer,
je te tuerai.
Ta copine a vraiment d�conn�.
Laissez-moi m'expliquer.
Natalia Portillo a vendu � d�couvert hier soir,
juste avant qu'on largue les corps.
Vous savez combien de gens ont fait pareil ?
Oui, 17, mais Portillo se d�marque pour deux raisons.
Primo, elle a �t� �lev�e � Acapulco, la base de Bautista,
o� il aurait pu la recruter.
�a ne prouve rien.
Deuzio, elle a vendu ses actions d'un h�tel de Guerrero,
le 6 avril 2016.
La veille de l'offensive de Bautista � Acapulco.
Elle a recommenc� un an plus tard
en vendant des actions agricoles situ�es � Baja,
juste avant que Bautista n'�limine tout le cartel.
�a reste une conjecture.
Voil� pourquoi je devais l'approcher.
Son chauffeur est arm� et porte un gilet pare-balles.
Elle se d�place dans une voiture blind�e
hautement s�curis�e.
Je dirais de niveau B-7, vu l'�paisseur des vitres.
Et sa porte d'entr�e est en b�ton arm�.
Ce n'est pas une banqui�re normale.
C'est plus que �a.
- Je pense qu'elle a raison. - Oui.
Moi aussi. Beau boulot, Isa.
Ce pourrait �tre sa premi�re mission.
Ignorez encore un ordre direct, et je vous renvoie.
Et, pour l'amour de Dieu, finissez votre rapport.
Je t'avais dit de laisser tomber ces conneries boursi�res !
Oui, mais vous aviez tort.
Tu comprends pas, putain ?
Ce que tu viens de faire
donne 1 000 fois plus de chances � Carla
de deviner qu'on vise Lalo.
De quoi parlez-vous ?
On traque Bautista en douce.
Mais l�, tu viens de mettre Bautista
sous les projecteurs !
Tu vas t'emm�ler les pinceaux.
- Vous �tes parano. - Ben voyons.
Tu sais que dalle. Tu es l� depuis deux jours.
Oui, et j'ai risqu� ma vie et ma carri�re.
J'ai menti � mes coll�gues, ma cheffe, mon fianc�.
Tu es de la CIA, putain ! Fais-toi une raison !
Tu as plus besoin de moi que de toi.
Oui, officiellement, tu es mon chef,
mais si on op�re en douce, on est co�quipiers.
On n'est rien tant que t'as pas harponn� Lalo.
J'ai d�j� commenc�. On s'est parl� aujourd'hui.
Nettoie ton bureau. Un vrai d�potoir.
L'arm�e va boucler la rue, on ferait mieux d'y aller.
J'arrive.
- Coucou ! - Coucou.
Comment �a va ?
Comment toi, �a va ?
Je veux dire,
avec le couvre-feu et tout.
�a pourrait aller mieux.
Tu en sais plus sur les zones � �viter ?
Non.
Mais, tu sais, avec l'arm�e dans les rues,
je pense que Mexico sera dans le lot.
Oui.
Je suis d�sol�e, Lalo.
- Vraiment. - Merci.
Je dois te laisser.
On se reparle vite, d'accord ?
Oui, carr�ment.
Au revoir.
�coutez, vous n'avez qu'� rentrer. Allez vous reposer.
- Patron ? - Je vais rentrer � pied.
Non, c'est trop dangereux.
Alors que l'arm�e est partout ?
Bonsoir.
Non, attends.
C'est le Maire, on ne peut pas l'arr�ter.
Monsieur, n'est-ce pas dangereux de marcher dans les rues ?
- Mais non. - Bonsoir.
- Vous faites quelques pas avec moi ? - Oui.
C'est mon fils.
- Enchant�. - On vous accompagne.
D�tendez-vous, tout va bien se passer.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Je peux vous accompagner ? - Bien s�r.
- Comment �a va ? - Merci. Bien et vous ?
Salut ! Alors, l'appart te pla�t ?
J'ai peut-�tre une chance d'�tre mut� pr�s de toi plus t�t que pr�vu.
Qu'est-ce que tu en dis ?
- Izzy ? - Oui.
Je prends � peine mes marques, mais...
Oui, ce serait super !
G�nial.
- Attends une seconde. - Oui.
Les citoyens l'ont rejoint rapidement, cr�ant la manifestation
que vous allez voir.
Une preuve de plus
de la relation �troite qu'entretient Yzaguirre avec les gens.
Venez avec nous.
Bonsoir.
Que fait-il ?
D�ploie plus de soldats !
Pour quoi faire, Antonio ? Tu vas arr�ter le Maire ?
Le tuer ?
Restez calmes.
Mes concitoyens, gardez votre calme.
Je vous demande de marcher pacifiquement dans les rues.
Le gouvernement f�d�ral n'a pas le droit de d�ployer l'arm�e
ni de d�clarer un couvre-feu !
L'enfoir�.
Nous ne nous arr�terons pas ! Nous ne le permettrons pas !
�a ne va pas se finir comme �a.
Si.
Tu t'es fait niquer.
On s'est fait niquer.
Yzaguirre !
Les renseignements navals ont un nouveau chef.
- Il pose probl�me. - Pourquoi je t'aiderais encore ?
Hier, tu m'as dit qu'on tuerait Bautista. Regarde-moi ce bordel !
J'ai mes chefs sur le dos � cause d'hier soir.
Je te paie bien, Chema.
Oui, mais c'est termin�.
All� ?
Tu es de retour en ville, cabr�n.
Depuis un moment, Rafa.
Il para�t que �a a chauff� � Buenos Aires.
Que tu as d� rentrer aux �tats-Unis pour l�cher la picole.
Tu as m�me quitt� la CIA pendant un moment.
Mais te revoil�. Pourquoi ?
Devine, cabr�n.
Qu'est-ce qui te fait croire que t'es en s�curit� dans mon pays ?
Tente donc quelque chose, Rafa.
La CIA exhibera ta t�te sur une brochette !
Approche-toi encore de moi, et c'est ce qui t'arrivera.
J'�tais pas loin aujourd'hui ?
Pas franchement.
Ton pote � la casquette, davantage.
Dans un cas comme dans l'autre, t'as rien gagn�.
Au contraire, j'ai eu exactement ce que je voulais.
Je sais qui est � mes trousses
et c'est moi qui vais les pourchasser.
J'en reviens pas que tu portes encore cette pauvre chemise marron.
� plus, cabr�n.
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