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Yoruba
Zulu
Ce matin, la poursuite des fugitifs connus sous le nom des Devil's Rejects
a résulté en un violent affrontement avec la police.
Les trois suspects liés aux meurtres de la Maison des mille morts
ont été arrêtés net aujourd'hui.
Les trois suspects sont en soins intensifs à l’hôpital Mercy of Christ.
Les médecins disent que leurs chances de survie sont très limitées.
HORS-LA-LOI ABATTUS
Le 23 mai 1978.
MAL ABSOLU
Le jour où trois des plus célèbres hors-la-loi
de l'histoire du crime américain...
'FIN DE PARCOURS'
...ont visiblement péri,
BABY EN 'ÉTAT CRITIQUE'
chacun atteint par 20 balles.
VINGT BALLES
Personne n'aurait pu imaginer qu'un simple corps
pourrait survivre la dévastation d'un assault si destructif.
Et pourtant.
L'année suivante, les hors-la-loi du désordre grièvement blessés
se sont remis de leurs blessures.
LE PROCÈS DU SIÈCLE
Le procès qui s'ensuivit fut le plus long procès pour meurtre
de l'histoire américaine.
Peut-être du fait de la couverture médiatique reçue par les Rejects,
ils devinrent des martyres pour la jeunesse.
Ils n'ont rien fait.
C'est un gros complot.
Ils savent qu'on respecte Capitaine Spaulding.
Ils savent qu'il sait ce dont le pays a besoin, pigé ?
Spaulding dit :
"Allez vous faire foutre avec votre système. Je suis en charge !"
Je pense qu'elle est innocente.
C'est évident qu'elle n'est pas capable de ces choses. Non.
Peace and love.
Baby. Oh, oui.
Elle a ce qu'il faut. J'adore sa façon de se déplacer.
On dirait qu'elle flotte sur un nuage. Elle est géniale.
Ça va passer à la télé. Salut.
Je pense qu'Otis est sexy.
C'est un sale type qui a fait des sales trucs,
mais je sortirais bien avec.
VOIX D'OTIS DRIFTWOOD
Vous vouliez le croquemitaine dans vos vies ensoleillées.
C'est ce que vous avez eu.
Il n'y a pas de putain de justice dans ce monde.
Je suis la justice !
On essaie de nous tenir responsables, mais on n'a rien fait !
Libérez les trois !
Libérez les trois !
Libérez les trois !
COUPABLES PEINE DE MORT OU RÉCLUSION À PERPÉTUITÉ
BABY FOLLE PERPÉTUITÉ POUR CHAQUE MEURTRE
BABY FIREFLY COULOIR DE LA MORT
La prison du comté de Bain.
Depuis dix ans, le directeur Virgil Dallas Harper
a eu la responsabilité d'héberger les deux tueurs aussi célèbres...
J'AI BU DU SANG
...que Burke et Hare.
Cette dernière décennie, vous avez isolé Spaulding et Otis l'un de l'autre.
Vous voyez le duo comme une menace ?
Je ne les vois pas comme une menace. Pas du tout.
Surtout Spaulding.
C'est un cadavre gériatrique avec un pied dans la tombe,
et l'autre qui danse autour.
Je ne le vois pas comme une menace, à part pour lui-même.
Aujourd'hui. Dépêchez-vous.
CAPITAINE SPAULDING COULOIR DE LA MORT
Quel génie fait l'interview ?
Moi.
Merci de nous accorder du temps.
Vous êtes prêt ?
Je ne rajeunis pas.
Vous vous habilliez en clown,
mais derrière cette façade colorée de joie se cachait quelque chose de sombre.
Qui est le véritable Capitaine Spaulding ?
Ouah, mon garçon. Tu peux faire plus dramatique ?
Ce que je ne suis pas, c'est la fantaisie créée par le système d'injustice
et tous ces singes.
C'est leur faute.
Vous dites que...
Je ne suis qu'un clown qui danse pour le système.
Un clown qui danse condamné pour 38 meurtres.
Je devrais te défoncer la tête.
Je vais le dire autrement.
Quelle est la différence entre un écureuil mort sur une route
et un clown mort sur une route ?
Je ne comprends pas la question.
Je bégaye ?
Je ne sais pas.
Il y a des traces de pneu devant l'écureuil.
Penses-y pendant un moment, mon grand.
Vous pensez avoir été écrasé par le système car vous êtes un clown ?
Je suis ce qu'ils font de moi.
Je suis le Jésus Bozo crucifié pour les péchés de l'humanité.
Merde.
Saluons tous l'homme derrière le fard.
FLASH INFO
Tôt ce matin,
on a exécuté le Capitaine Spaulding, le clown tueur, par injection létale.
Ça s'est fait dans le calme.
VOIX DE : TÉMOINS
Pas de résistance ni de violence.
Ses derniers mots furent : "Saluez ma famille et mes amis."
Les témoins n'ont aucun remords.
On voit tous ces fous partout
qui pensent que ce taré, ce tueur, est une bonne personne.
C'est pas le cas. Vous savez ce qu'il est ? Le diable !
Spaulding a été déclaré décédé à 5 h 54.
Vous savez ce qu'on dit... "Le monde adore les clowns."
CLOWN MALVEILLANT MEURT À 82 ANS
COULOIR DE LA MORT
Otis est-il l'homme le plus dangereux qui soit ?
Il n'est rien.
Il est comme les autres prisonniers pourrissant dans leurs cages.
Un tas de riens.
Oui. Je crois savoir ce que tu cherches.
On cherche juste la vérité.
Tu ne reconnaîtrais pas la vérité si je te l'enfonçais dans la gorge.
T'es marqué.
T'es déjà mort.
C'est juste que tu le sais pas.
La vérité est la vérité.
C'est un putain de couteau.
Qui coupe profond et dans les deux sens.
Quel côté du couteau tu tiens ? Le manche ou la lame ?
Tu sais même pas.
Tu veux quoi alors ? Que je me mette à pleurer
et que je confesse mes péchés à la sainte chatte de la Vierge ?
Je ne suis pas un mauvais homme.
Je ne suis qu'une âme perdue
à la recherche du pardon dans un monde tordu.
Salut, l'Amérique. Je t'ai manqué ?
Je suis le destructeur de Satan.
Je suis la flamme éternelle du salut,
qui brûle dans votre vie, votre liberté, et votre recherche du putain de bonheur.
Prépare-toi à brûler, enculé.
Les images que vous allez voir
ont été tournées le matin du 2 octobre 1988.
L'équipe qui a documenté ceci n'a pas survécu à l'expérience.
Je me souviens de toi.
Je me souviens pas de toi.
Ça va te revenir, enculé.
Les corvées, suivez la ligne.
Allez ! On y va !
Commence à creuser.
L'extrait de film suivant est la seule preuve qu'a la police
de l'évasion d'Otis Driftwood.
Âmes sensibles s'abstenir.
Qui es-tu ?
La vengeance est une garce, connard.
Ennemi public numéro un, enculé !
Numéro un !
Cet homme se nomme Winslow Foxworth Coltrane,
alias le Loup-garou de minuit,
et le demi-frère d'Otis Driftwood et Baby Firefly.
L'évasion de Driftwood a laissé derrière une scène de mort terrifiante.
À la diffusion de ce programme,
Otis Driftwood est toujours en cavale.
Soldes à 50 % et plus sur les salons, chambres et salles à manger !
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J'ai l'air d'un larbin !
Boum ! Son évasion est filmée et il m'humilie avec un massacre en plus.
Bon sang, Virgil, c'était pas ta faute. Je le sais.
Bien sûr que non ! Je le sais et tu le sais !
Mais pas le public illettré.
Tu crois que les beaufs
qui verront ces putains de gardiens morts vont les accuser ?
Non ! Ce sont des enfoirés de héros !
C'est moi ou ce sont les meilleurs haricots sur Terre ?
C'est toi.
Il faut du temps aux papilles pour oublier la bouillie de prison.
T'as raison.
Tu penses qu'on devrait faire comment ?
Eh bien...
J'y ai pensé 24 heures sur 24 pendant huit ans.
J'ai quelques idées.
Whitey, ça fait un mois qu'on rôde autour de ce taudis.
C'est du suicide.
Patience, mon frère, patience.
J'ai rejoué le film La Maison des otages
dans ma tête, encore et encore.
- Tu t'en souviens ? - Pas vraiment.
C'est avec Bogart.
J'ai toujours préféré Cagney.
C'est un connard bien dur.
Viens ici, sale lâche de rat,
ou je m'occupe de toi à travers la porte.
Bon, raconte. Je présume que dans ce scénario, je suis Bogart.
Écoute, chérie, voici le plan.
On arrête les imitations pourries.
"Les imitations pourries" ?
Comment tu peux être Bogart si tu ne connais pas le plan ?
Putain, je suis bien plus Bogart que toi.
Va te faire foutre.
Tu délires toujours autant.
Bien. Putain, je m'en fous. Putain, tu peux être Bogart.
Alors, on va faire quoi ?
On rend une visite à domicile.
FLASH INFO CHAÎNE 12
Demain sera le premier jour
où un membre du culte tristement célèbre des Devil's Rejects pourrait
être libéré sous parole.
Vera-Ellen Firefly, alias Baby,
a passé les dix dernières années incarcérée ici à Tucker Farms.
C'est un établissement pénitentiaire de sécurité maximale.
23-20, vous avez un visiteur. 23-20.
Bon, on va commencer de suite avec une chose
qui nous soucie grandement.
Depuis votre incarcération, vous avez enfreint la loi 157 fois.
- La plus récente... - 158.
Oh, oui. 158.
La dernière fois,
vous étiez en possession d'une arme fabriquée par un détenu.
Attendez.
Vous comprenez que ces statistiques
ne sont pas favorables pour cette procédure ?
Écoutez, le cravaté, je fais ce que je dois faire.
Ce sont mes règles,
ou la Faucheuse va passer dans une grande voiture noire...
"Hé, salope ! Monte ! Pigé ?"
Oui, je... pense.
Maintenant, regardez ça.
Un peu plus près, s'il vous plaît.
Oui.
Vous avez des commentaires sur ces photographies ?
Oui, vous ne pouvez pas déterrer le passé
et travestir cette présentation
en une photo d'une chose qui a eu lieu il y a 100 ans !
Vous pensez que ça a eu lieu il y a 100 ans ?
On ne peut vivre que dans le présent.
C'est le présent.
Pensez-vous être une candidate à la liberté conditionnelle ?
Regardez-moi.
Vraiment, regardez-moi !
Je vais bien.
Je vais bien.
Pensez-vous pouvoir quitter cette pièce,
marcher dans la rue et vivre une vie productive ?
Oui.
Si, à un moment, la chance de liberté conditionnelle se présentait
et on vous donnait une date de conditionnelle,
quels seraient vos plans ?
Youpi !
Je serais Blanche Neige dans la forêt, à jouer avec les animaux.
Et les lapins.
Je sifflerais en travaillant.
Je suis une star, enfoiré
Les stars brillent toujours...
Scintillent, brillent
La conditionnelle de la prisonnière est rejetée pour cinq ans,
quand le dossier sera réexaminé.
Ça marche.
Au revoir.
Putain de salope !
- Bonjour. - Bonjour, Shérif.
Notre recherche s'étend chaque jour.
Nous cherchons désespérément ces individus
qui sont toujours, nous pensons, dans la zone générale.
Quelle est votre inquiétude ?
Ma plus grande inquiétude est qu'ils puissent tuer quelqu'un.
Je sais que des gens du coin veulent jouer aux héros.
Mais n'essayez pas d'appréhender ces suspects.
Ils sont armés et extrêmement dangereux.
Debout, connard.
Je veux voir tes mains.
Debout. Allez !
Du calme, chéri.
Du calme, OK ?
On reste bien calme.
C'est bien lui, Tony.
C'est le frère.
Celui qu'on appelle le Loup-garou de minuit.
Vous me prenez pour quelqu'un d'autre.
Je sais quand un détenu me raconte des conneries.
Même mort, tu vaux quelque chose.
Non. Il vaut plus vivant.
Vous devriez vous poser et réfléchir un peu.
Pas besoin de réfléchir.
Je me disais que tu pourrais penser à des bons gros seins juteux.
- Quoi ? - Ceux de ta femme-sœur.
Elle a une belle paire.
Tu veux en venir où ?
Imagine ses seins
et un groupe d'hommes qui giclent dessus, du sperme partout.
- Un mec s'assied, lui chie dessus. - Tony.
J'aime pas chier sur les gens, mais il aime lui chier dessus.
Il chie, deux autres mecs lui pissent dessus,
c'est ce que les gens aiment.
- Non. Butte-le maintenant. - On fait ce genre de trucs
avec une paire de nichons pareils.
Bien, Madame. Baissez cette arme doucement.
Putain.
On parle de nichons à un connard et il oublie ce qu'il fait.
Tu pleures ?
Je pleure pas. J'ai un bout de crâne dans l'œil. Ça fait mal.
Putain, tu te plains facilement.
Tu vois ?
Putain de crâne.
Pitié, je vous en supplie. Pitié.
Laissez-moi partir.
Laissez-moi et je... j'ai rien vu. Rien vu du tout.
Joli couteau.
Ouah.
Il est tranchant ?
Pourquoi ?
Croyez-moi.
Vous ne voulez pas savoir.
Rodrigues, 23-20. Vous avez un visiteur.
23-20, vous avez un visiteur.
Désolée pour le nez cassé.
Tu vas le regretter, salope.
Fais-moi confiance.
Et maintenant ?
Tu vas essayer de me baiser, c'est ça ?
Tu vas voir.
Allez, gouines de gardiennes, je sais que vous rêvez toutes de moi.
Oui, ça fait un bon moment que j'en rêve.
Greta, je croyais qu'on allait être amies.
T'es une trop grosse connasse.
Amuse-toi bien, salope.
Viens par ici, chaton.
- Baby, on arrive - Ah oui, une nouvelle.
Oh, oui
- On va t'avoir, Baby. - Allez, viens, chaton.
- On va avoir Baby, Baby Ba-ba-baby - Viens, la nouvelle !
- Regarde un peu ça. - Regarde-moi ça.
Mlle Victoire.
Hé, Poker.
Ça fait combien de temps qu'on attend d'avoir cette beauté ?
Un putain de long moment, chérie.
Un putain de long moment.
Oui, Mlle Victoire marchera plus jamais normalement
quand on lui mettra la main dessus
et qu'on se sera bien occupé d'elle.
On va t'estropier.
On va t'estropier.
Allez !
Bon, ça fait assez longtemps.
Ding dong, la salope est morte.
Je pense que vous avez pris soin d'elle ?
Oui, j'ai bien pris soin d'elles.
BABY
VA TE FAIRE FOUTRE GRETA
T'es vraiment incroyable, salope.
Excusez-nous.
Il faut que je finisse.
Finissez quand j'aurai fini.
Je ne peux pas laisser une plaie béante.
Mais si.
Oui, Monsieur.
Au revoir.
Dr Goode en unité d'isolement.
Bon, oublie les conneries de psychopathe habituelles que t'adores sortir.
On va être sérieux.
Ça doit faire mal.
Tu sais et je sais...
que je peux rendre ta vie misérable.
Alors, dis-moi ce que je veux savoir et on peut arrêter.
Comprende ?
Qué ?
Qui t'a sortie d'isolement ?
Qui m'a sortie d'isolement ?
Qu'est-ce qui vous fait croire que je ne suis pas sortie toute seule ?
Qui protèges-tu ?
Un jour, je me promenais
et j'ai vu un chaton coincé dans un trou.
Elle se débattait pour sortir.
J'ai essayé de l'attraper. Mais elle m'a griffée.
Cette histoire a un but ?
Vint alors le grand, vieux directeur de prison.
Il s'arrête et me regarde.
Et alors, il crie...
"Arrête d'essayer d'aider cette chatte stupide.
Elle sortira de là d'une façon ou d'une autre."
Mais je n'ai pas écouté ce vieux directeur débile.
J'ai continué jusqu'à ce que je fasse sortir cette chatte.
Tu as fini ?
Quel est le but de cette histoire ?
Miaou.
Après avoir eu des nouvelles de l'ambassadeur,
qui était directement impliqué dans les négociations,
les Nations unies...
Judy dit qu'il aboie dès que j'arrive dans la rue.
Je ne sais pas s'il m'aime ou me déteste.
Tu en as parlé à la propriétaire ?
Je ne sais même pas quelle langue elle parle.
Judy ?
Où sont-elles ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Judy ?
Aide-moi.
C'est quoi ce bordel ? Une sale blague ?
La journée a été longue et c'est pas drôle.
Je sais pas.
Ça me paraît très drôle.
Devinez qui vient dîner, connards.
Le duo dynamique, Badman et Pourri.
Chef, faut qu'on tchatte. Je suggère que vous vous asseyiez.
Salut, comment tu t'appelles ?
Vous n'avez pas besoin de faire ça. S'il vous plaît.
Ou bien ?
Vous me mettrez en isolement que je dorme dans ma pisse et ma merde ?
Non, vous pourriez sortir, continuer à marcher et ne jamais revenir.
Frérot, quel gentil homme.
On devrait laisser partir les tourtereaux.
- Hé ! Ouvre la bouche. - Non !
- Ouvre ! - Non !
Maintenant. Ouvre ta putain de bouche.
Regarde.
Entraîne-toi à sucer ça un peu.
Je fournirai le vrai matos plus tard.
Et attention, si je sens des dents, tu passeras un mauvais moment,
Regardez !
Gerard ! Non.
Arrête.
Tu peux rien faire.
Vous savez, elle suce pas mal.
Elle pourrait s'améliorer, pas grave.
Je lui apprendrai.
Allez !
Ça n'a rien à voir avec nous.
La ferme !
Mon doigt a glissé.
Putain. Il a tiré sur moi.
- "Putain, il a tiré sur moi." - Que se passe-t-il ?
- Laissez-moi l'aider. - Assis !
Assis.
Voilà.
On m'a dit que tu l'as fermée.
C'est bien.
Je t'ai bien élevée.
Souviens toi : les balances se font coudre.
Mais, je vois qu'on t'a déjà cousue.
"Les balances se font coudre."
Pas mal.
Tu crois que je sais pas ce que tu fais ?
Tous les soirs, tu me plies
et me mets dans ta poche.
Tu m'emmènes chez toi.
Je te regarde, assise toute seule.
Tu mouilles en pensant à moi.
Tu penses tout le temps à moi.
Tu penses tout le temps à moi.
C'est vrai.
Tu peux pas me tromper, salope.
Je tapine depuis que je suis sortie de ma mère.
Tu peux pas me rouler.
Oh, oui.
Qu'espérez-vous accomplir ?
Je n'espère rien.
Je demande la libération de ma sœur de taule,
et sa livraison immédiate.
Quoi ? Impossible. Je ne peux pas sortir avec un prisonnier.
Ce que vous demandez à mon mari est de la folie.
Je suis complètement dingue !
Il demande pas. Il exige.
Grosse différence, salope.
Ne m'appelez pas "salope."
Je vous appelle ce que je veux.
Et vous allez adorer... salope.
J'ai pas peur de vous.
Je dois pouvoir faire autre chose.
Donne-leur ce qu'ils veulent !
On peut pas raisonner avec ces tarés !
Il se vide de son sang.
Merde, c'est une égratignure.
Montre-lui le coffre.
Bon sang, sale radin, donne-leur du fric !
Ouah, attendez une minute. Le connard a un coffre. Quel coffre ?
Non. C'est pas ça.
Remettez ça sur l'étagère.
Il n'y a rien pour vous. Ce sont les cendres de ma mère. Reposez-les.
Non ! Ne mettez pas vos sales mains...
Oh, mon Dieu, quel connard !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu !
Envole-toi, Maman !
Envole-toi, Maman !
Vole ! Pars !
De l'argent ?
Pour acheter quoi ?
Regardez-moi.
Regardez-moi !
J'ai tout ce dont j'ai besoin.
Je suis pas un putain d'esclave du système.
C'est qui, putain ?
Personne.
On n'attend personne, promis.
Surveille ces connards. Je m'en occupe.
Un putain de clown ?
Salut !
Vous devez être la femme au foyer !
J'ai failli oublier !
C'est pour vous.
Une sculpture de ballon ?
On me nomme le Picasso des ballons.
C'est ce que je vois.
Alors... où est la fête ?
Oh, putain.
Après toi, Bozo.
Votre attention !
Le spectacle de la soirée est arrivé.
On va faire quoi avec ce pédophile ?
S'il nous fait rire, on le laissera partir.
Et sinon ?
Eh bien, tête de fard, ça risque de ne pas être drôle.
On dirait qu'on va s'éclater.
Et pour s'éclater, on met de la musique marrante !
Voilà !
Voyons ce que j'ai là.
BOOM
Bon, c'est pas...
Bien...
Des tours de cartes ! Qui aime les tours de cartes ?
J'adore les tours de cartes ! Voyons...
Eh bien, ça n'a pas l'air de fonctionner.
Madame, essuyez ces larmes.
Je suis plus drôle que vous croyez.
C'est un homme au régime qui m'a donné ce pantalon.
C'était un régime spécial.
Un régime de bananes !
Ma mère m'a raconté cette blague.
Bon...
Pantalon Bouffant s'est fait mal à la tête.
C'est la fête ! On fait la fête !
Bravo, Bozo. Bravo.
Le petit merdeux s'est pissé dessus.
Merde, il m'a fait rire !
Je peux partir ?
Oui.
Direction : le paradis des clowns.
Je déteste les clowns.
Salut.
Salut ! Je suis là.
Miaou.
Salut.
Attends. Reviens.
Non !
Chaton !
Non !
Ce putain de mec s'adore.
À part qu'il a une tête à baffer !
Bien, M. Moustache !
Voici le plan.
Demain, vous vous réveillez,
vous mettez de ce parfum que votre femme adore tant,
peut-être une ces chemises à fleurs de pédé,
ces étranges lunettes,
vous conduisez au boulot, vous allez dans votre bureau,
vous décrochez le téléphone,
et vous concoctez une histoire pour qu'on amène Baby dans votre bureau.
Vous lui donnez une tenue de gardienne, vous la faites sortir et l'amenez ici.
C'est simple !
Non. C'est impossible.
Ne me dites pas ce qui est impossible, enfoiré ! Je suis l'impossible !
Elle est folle.
Si je lui retire les menottes, elle essaiera de me tuer.
C'est vrai.
Bon, je vais vous écrire un mot.
Donnez-le-lui en en premier ou demain sera votre dernier jour sur Terre.
Parfait, ça marche !
Robert Allen, 23-20. Vous avez des visiteurs.
Fils de pute !
C'est l'heure de Harper ! C'est ma maison !
Apportez-moi un uniforme de gardienne. Tout de suite.
Passez-moi l'aile 24.
Aile 24.
Amenez-moi immédiatement la prisonnière 133378-1.
Il faut une autorisation.
Ne me dites pas les règles ! Je décide des règles !
Attendez !
Entrez !
Bonjour, Monsieur.
Voici l'uniforme réclamé.
Laissez-le sur le canapé.
Ouvrez la quatre !
Ça sera tout, Sergent.
- "Sergent" ? - Oui.
Vous avez oublié mon nom ?
Vous le connaissiez la semaine dernière quand vous me caressiez !
Dehors !
Vous voulez que j'en parle à votre femme ?
- Sortez. - Me rappelez pas.
Dehors !
Entrez.
C'est bon.
Je vous appelle quand j'ai fini.
On devrait rester.
Croyez-moi, elle est pas comme les autres.
- C'est sûr ! - Ta gueule, salope !
C'est bon. Donnez-moi les clés.
Les clés ?
Oui.
Les putains de clés, Greta !
Je n'apprécie pas votre ton, Monsieur.
Un ton méchant.
Je vais rester ici. Pour être sûre.
Je vous sonnerai quand il sera temps de la transporter.
Vous devriez essayer le programme de méditation qu'on offre ici.
Je l'adore.
Comme ça.
Je veux que tu lises quelque chose.
Tiens. Tu sais lire ?
JE SUIS LIBRE !
J'AI LA FAMILLE DU DIRECTEUR
Vous vous êtes bien fait baiser cette fois.
On a un deal ?
Oui ?
Ouais. Ça marche.
J'ai pigé.
Pas d'embrouille. Je serai réglo.
Cool. Je resterai calme.
Pas d'embrouille.
Calme comme un haricot.
Presque. Voilà.
Bon sang, calmez-vous, mon gars.
Enfile ça.
Je peux avoir une autre couleur ?
Merde, c'est du sérieux.
Vous êtes carrément stressé.
Il faut faire quelque chose.
Pas vrai ?
On ne regarde pas.
Je veux que ce soit une surprise.
Ne regardez pas.
Ne vous avisez pas.
Non.
Tout va bien là-dedans ?
Ça va.
Où elle est ?
Tout peut changer en un jour, hein ?
On emmerde pas un scorpion, salope.
Quoi ?
Rien.
Elle le méritait, mon pote.
Elle le méritait.
Elle le méritait.
...on est musiciens. On joue du swing dans l'orchestre.
Gail faisait du swing avec ses fans.
Son chéri, Kirk Robin était assis à une table et buvait comme un trou.
Je suis qu'une victime.
Attends un peu, bouge pas. J'y vais.
Pas mon nez !
T'es au tribunal, pas dans les bois, Tarzan.
Arrête. Allez.
Quel gentleman. Merci.
Virgil a été un bon petit soldat.
Il a fait ce qu'on lui a dit.
Elle est avec lui ?
Un peu.
Viens ici. Par terre, fils de pute, par terre !
Putain, je pourrais m'y faire !
Foxy !
- Baby est de retour, enfoirés ! - C'est bon.
Assez de conneries sentimentales. Tiens. Surveille-le.
Au boulot.
Monsieur le directeur.
Tourne-toi, salope ! Tourne-toi !
Je m'en occupe.
Tu veux jouer au couteau ? D'accord.
Ne me faites pas mal.
Judy !
Voilà. C'est ça, salope !
Ouais !
Pitié !
Salut, Mamie.
Bonjour.
Tu te souviens des premiers mots que tu m'as dits, Virg ?
Non.
Non ?
Le chef ne se souvient pas ?
Tu as dit : "C'est mon usine de la mort et tu en es le produit."
Tu sais quoi, fils de pute ?
C'est mon usine de la mort. Et tu es mon produit.
Salut.
Je veux ce truc.
Une vieille peau à côté m'a vu étriper la pute.
On devrait envisager de se barrer bientôt.
- Bon. Prends le matos. On y va. - Putain, allons-y.
Merde. On y va. Putain de flics.
Attendez. Je veux ça.
Les flics. Allez.
Vous croyez que c'est un vrai ?
On s'en fout. On y va. Allez !
C'est quoi ce clown mort ?
Je te raconterai dans la voiture. Il faut qu'on y aille.
Bon sang.
Ouais, cet endroit est parfait.
On devrait continuer de bouger.
Avoir autant de kilomètres que possible entre nous et les flics.
T'as la belle vie.
C'est moi qui conduis.
Je peux presque pas garder les yeux ouverts.
Désolé, j'ai une cécité nocturne.
C'est pas facile d'avoir des rétines niquées.
Je peux conduire.
Je peux conduire.
Quoi ?
Putain. Je parle quoi ? Chinois ? Je peux conduire.
Certainement pas.
- C'est quoi le problème ? - Ouais, c'est quoi ?
Le problème, c'est qu'on va se faire arrêter
cinq minutes après avoir posé son cul derrière le volant.
Va te faire foutre.
Je conduis très bien.
Et alors ?
Va nous prendre une chambre d'hôtel, connard.
Moi ? Je suis le plus reconnaissable du groupe.
Je suis le Loup-garou de minuit, enculé.
Vraiment ? Personne ne te connaît.
Je suis l'ennemi public numéro un.
Tout le monde connaît ma tronche.
T'es taré.
Pour tes crimes à deux balles ?
Merde.
Donne-moi du blé. Je m'en occupe.
Même si, souvenez-vous...
C'est moi la star ici.
Vous avez pigé ?
Elle est devenue dingue.
T'es vraiment un connard grincheux.
Elle est contente d'être là.
Tu la connais pas comme moi.
Elle a changé.
Une autre étape de mon expérience, ma chère.
Ramona est devenue un gorille.
Ramona ? C'est Ramona ?
Pioche.
Je bercerai pas pour qu'elle dorme.
Je me fais chier.
Quatre.
Quatre.
J'ai dit : je me fais chier.
- Putain. - On vient de te sortir de taule.
C'est pas assez d'excitation pour une journée ?
D'abord, je suis restée dix ans à rien foutre.
Foxy, j'ai besoin de bouger.
Ensuite, on t'a pas demandé ton avis.
On n'a pas besoin que tu bouges.
Allez. Franchement.
Laisse tomber.
"Laisse tomber."
Tiens. Prends ça.
Et calme-toi.
J'y crois pas que vous m'avez caché ça.
Tu as des quatre ?
Putain. Tu triches ?
OK.
Tu te moques de qui ?
Je viens de te niquer.
C'est moi qui devrais rire, mon gars.
C'est de la bonne.
- Quatre. - Ouais.
Valets.
- Reines. - Ça fait du bien.
- Neuf. - On va bien s'éclater.
Rois.
Enfoiré.
- Oui, bien. - Dix.
Trois.
Pioche.
Huit.
Ouah. Tu vas où comme ça ?
Au distributeur de boissons.
Ça vous va ?
Ce truc me donne soif.
D'accord. Dix minutes.
Et je compte.
Merde.
Un, deux.
Si ça va être comme ça, ramène-moi en taule.
Trois, quatre.
Cinq, six.
- Pioche. - Hé.
Salut, beau gosse.
Tu me mates ?
Non. Je... marche.
D'accord. Tu marches.
Dis-moi la vérité.
Mon pote et moi, on fait une fête d'Halloween avec les filles là-bas.
T'aimerais te joindre à nous ?
J'ai une autre idée.
Laisse tomber ces losers et viens avec moi.
J'ai ce qu'il te faut.
Combien ?
T'inquiète pas pour l'argent, chéri.
Ma fête est gratuite.
Viens.
On va bien s'amuser.
Je ne veux pas flinguer notre fête de famille, mais on fait quoi après ?
J'en sais rien.
En vérité, je ne pensais pas qu'on irait jusque-là.
Je me disais qu'on pourrait faire des films.
Ah.
Des films ?
C'est nouveau.
Tu sais, des films de cul.
C'est là où est le fric. Les gens adorent en regarder d'autres baiser.
C'est vrai.
Alors, notre premier film.
L'Homme Salami.
Un mec passe d'une maison à l'autre pour vendre du salami.
Il sonne à la porte, ding-dong, on ouvre, une femme dit :
"Montre-moi to salami, mon salaud."
Ça sera l'accroche.
Chacune d'elles : "Montre-moi ton salami, mon salaud !"
- Elle offre son cul. - Oui.
Il l'encule.
- Oui. - Le chien regarde.
Tout du long, le chien reste assis.
On baise pas le chien, mais on amène le chien...
Pourquoi pas ?
- Je baise pas les chiens. - Peut-être...
Dans la suite.
Peut-être dans la suite.
C'est le truc à faire.
Ouais. J'adore.
On appellera notre boîte la S. A. Grosses Cochonnes.
Oui. J'aime bien le nom.
Quel genre de fête tu veux ?
Plutôt Noël ou anniversaire ?
Tu veux toujours une fête d'Halloween ?
Non, le...
Celle qu'on allait faire avec les filles. Une fête... d'amour.
Commençons avec une fête au soda.
Tu m'en offres un ?
D'accord.
Quel goût ?
Celui qui m'excitera le plus.
Orange ?
Coca ?
Root beer ?
Probablement raisin.
Miam.
C'est marrant.
Tu ressembles à la fille à la télé.
Vraiment ?
Je vois pas comment.
- Celle qui s'est évadée. - Non, c'est moi.
C'est moi.
- Bon soda. - Merci.
Je vais retourner avec mes amis.
Je veux faire la fête.
Pas moi.
INFOS TROIS FLASH INFO
Cinq innocents ont été massacrés la nuit dernière
par les fugitifs Otis Driftwood,
Baby Firefly,
et un troisième...
LE DISCO CRAINT
...W. F. Coltrane.
Je déteste cette photo, putain.
Je m'appelle George Glass.
Film de créatures.
Putain. On passe à la télé toutes les cinq minutes.
Va la chercher.
Elle a dû faire de l'auto-stop vers n'importe quel bled.
Que...
Putain.
J'ai la solution à tous nos problèmes
Je sais exactement ce qu'on devrait faire
Mais c'est impossible.
Pourquoi est-ce impossible ?
Parce que tu es le problème
Très drôle.
Va te faire voir et écoute.
Le Mexique.
C'est pas une mauvaise idée.
- Personne ne nous cherche là-bas. - Et non.
Mais on parle pas mexicain.
Ça doit pas être dur. Des gosses le parlent.
Je vote le sud de la frontière.
Sud de la frontière.
- México. - Sí.
Ouah.
C'est du sang ?
BABY EST VENUE ICI
Oui, j'ai eu des problèmes avec le distributeur.
Oh, merde !
Bon, allez. À la voiture. On se barre. Allez.
- Le Mexique. - Prends un truc.
RAISIN
Prenez les armes. Rassemblez votre merde. On se casse. Fait chier.
Putain, dix minutes.
Pas besoin de plus.
TUEURS TOUJOURS EN CAVALE
LA POURSUITE DES "TROIS DE L'ENFER" S'ÉTEND
Si on voulait se cacher au tréfonds de La Cucaracha
à côté du trou du cul du monde, je dirais : mission accomplie.
On dirait qu'il y a une fête en bas.
Hé, laisse-moi aller jeter un œil.
Je ferais bien la fête.
Merde.
Ouais.
On dirait que la fête est déjà finie.
Fait chier.
J'attendais plus du Mexique.
Il faut que je prenne une douche.
Sens-moi ça.
Non.
- Rabat-joie. - Non.
MOTEL
- OK. - Rabat-joie.
Il y a un hôtel en bas.
On pourrait s'y planquer quelques jours.
Allons-y.
Ouais ?
C'est ton meilleur coup ?
Oh, putain.
M. CULOTTE BOUFFANTE
Vous êtes le boss ?
"Vous êtes le boss ?" Je suis le proprio.
Je suis Carlos. Le roi de Durango.
Conseiller municipal, pompier, policier.
Quand c'est nécessaire, je fais les pompes funèbres.
Qui vous a fait roi du Mexique ?
Quoi ?
Comment ça ?
Bon, on passe aux choses sérieuses ?
On veut une chambre.
Eh bien, vous êtes au bon endroit.
J'ai les meilleures chambres de Durango.
Sebastian !
Sebastian !
Ramène ton cul de fainéant ici et porte les bagages de la dame.
Van Gogh, je te paye pour dormir ?
Carlos, je peignais.
Tu peignais ? Pas étonnant qu'on aille droit au mur.
Aide la dame.
Faites pas attention à lui.
Il ressemble à un monstre, mais il est gentil comme un bébé serpent.
Ça tombe bien, je n'ai pas peur des monstres.
Señorita, l'arc et la flèche ?
- Oui. - Bien.
Bon. Suivez-moi.
La suite présidentielle attend.
C'est parti. La meilleure chambre de Durango.
Tout ce qu'il vous faut est ici.
Vous avez la chaîne hi-fi.
La bibliothèque. Et une commode personnelle.
- Commode ? - C'est ça.
La vôtre.
Pisser dans la rue est la seule source d'excitation du coin ?
Pardon ?
Ramone. Qu'est-ce que tu fous en bas ? Va dans l'allée.
Superbe.
Bref. Je vous laisse vous installer.
Et quand vous serez installés, passez donc au saloon.
El Lobo Blanco. Vous pourrez boire ce que vous voulez.
Je sais que vous aimez les femmes.
Ça dépend des femmes.
Si vous les aimez avec des gros nichons et des gros culs,
j'en ai trois pour vous.
Bella, Princesa y Juanita.
Peu importent les noms.
Bon, j'arrête de parler.
Viens, Sebastian.
T'en penses quoi ?
Ils nous ont reconnus ?
Ces pauvres mecs ?
Non. Ils nous ont pas reconnus.
C'est pourri le Mexique.
Oui ?
Verseau, je connais un truc que tu vas vouloir savoir.
Qui c'est ?
Carlos.
Je connais un tas de Carlos.
Je suis le Carlos
qui t'a fourni 15 kilos de coke pure.
Et on t'a payé.
Tu veux quoi ?
Je ne serais pas contre une petite récompense.
Si t'allais te faire foutre ?
Hé ! Attends un peu.
J'ai quelque chose que tu veux vraiment trouver.
J'écoute.
Les connards qui ont tué ton papa.
Ils ont déboulé en ville comme des putains de touristes.
Je sais exactement où ils sont
et je sais exactement comment les garder au chaud.
Il faudra faire quoi pour les garder au chaud ?
Assez de fric pour que je dégage du Mexique. Pour toujours.
Disons... 10 000 dollars américains.
D'accord.
C'était facile. Et 20 000 ?
Me fais pas chier.
Oh, je veux pas te faire chier. On dit 10 000 dollars, alors.
Une dernière chose.
Oui, quoi ?
Prépare trois cercueils.
Ça marche. Pas de problème.
C'est l'heure de la vengeance.
On va se venger.
Otis.
Otis.
Otis.
Oui ?
Tu te dis parfois que ça vaut pas le coup ?
Quoi ?
Je sais pas, tout.
Tu penses à Cutter ?
Oui.
Le vieux bâtard a eu une belle vie.
Il a plus vécu que pas mal d'enculés.
De plus, on finit tous baisés.
Qu'est-ce qu'il y a d'autre ?
Rien, je suppose.
C'est juste bizarre.
Quoi ?
Tout le monde est parti.
Il n'y a plus que nous deux.
Oui, c'est le passé.
Je suis là, et prêt à tout.
Nous deux...
C'est le futur.
Putain de merde. Et moi ? Je suis invisible ou quoi ?
Nous trois.
Ouais.
On peut encore détruire plein de trucs dans ce monde de tarés.
Tu crois ?
Un peu.
C'est vrai, putain.
D'accord.
On va se bourrer la tronche.
Et faire des conneries ?
Ma chère sœur, on n'a rien d'autre à faire.
Salut, mes amis ! Comment allez-vous ? Parfait.
Venez faire la fête !
Je vois que le glamour de mon établissement vous a attirés.
- Où sont les boissons ? - Téquila.
- Attends, enfoiré. - C'est ma tournée.
Après vous devrez payer.
Faut bien que Carlos gagne sa vie.
Bien. À México !
- México. - México.
Princesa y Juanita.
Hola, chéri.
Oh, chérie. Viens par-là.
- C'est super. - Moi, c'est Baby.
Vous n'êtes pas une femme qui aime les femmes, par hasard ?
On verra comment se passe la soirée.
Tu ne m'aimes pas, mami ?
T'es pas mal, gamine.
Mais j'aimerais savoir ce qui se passe dehors.
Oh, eux.
Les hommes de cette ville ont leur concours annuel de lancer de couteau.
Ils aiment montrer leur machisme.
Je vais les rejoindre et leur montrer le mien.
Allez-y.
Donnez-moi le couteau.
Viens ici. Tu me plais, mon petit taco.
- Oh, oui. - Non, je travaille pas avec elle.
Va te faire voir.
Tu l'aimes bien ?
Oui. Elle est gentille.
Voilà, problème résolu.
Tu peux nous baiser toute la nuit jusqu'à ce que ta bite soit tombée.
C'est ce qui me fait peur.
Je prendrai ça, enfoiré.
Il faut payer pour ça, enfoiré.
Cette pute gringa trouve ça drôle.
Et si on te coupait ?
Ça serait moins drôle, hein ?
Attendez, messieurs, attendez. Du calme.
La petite dame veut jouer.
Combien vous mettez ?
Ça.
Messieurs, alignez-vous ou taisez-vous.
Bien. Ça me va.
Moi aussi.
Je garde ça en lieu sûr.
Jouez honnêtement. Pas de galipettes et d'arnaques.
On est dans les règles.
Je suis premier. Je suis le meilleur.
Comme ça Boucles d'or verra que Diego est un maître de la lame.
Je le donne à 18,4 centimètres.
Ça serait pas mal si c'était la taille de ton bazar.
Trop de bruit !
Pousse-toi.
Je vais vous montrer comment tuer le démon.
Prends-en de la graine.
Ouah.
Je te donne 5,1 centimètres.
Ça va être dur à battre.
Tu as gâché ton argent.
Tu pourrais me payer autrement.
Me montrer tes vraies boucles d'or.
Allez. On y va.
Ne vendez pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
La petite dame doit tenter son coup.
C'est un grand couteau.
Pourquoi ? Tu crois que je sais pas y faire ?
Oh, j'ai un truc avec lequel tu peux y faire.
Fais gaffe.
Je pourrais rater et le couper.
Assez de bavardage.
Lance.
N'oubliez pas la téquila.
C'est la règle.
Regarde. Elle a peur de boire.
On appelle ça une pause dramatique.
Ça aide pour créer un peu de suspense.
On sait jamais ce qui peut se passer.
Vais-je rater ?
Oui vais-je...
Bon sang. Pas besoin de mesurer.
Payez, enfoirés !
- Voilà. - Ouais, Baby. Ouais.
Hé, bien joué.
C'est ça.
Oh, oui.
Bella.
Où étais-tu jusqu'à maintenant ?
Ici, papi.
J'attendais que tu m'emmènes loin d'ici.
Eh bien, petit-cul, fini d'attendre.
Sí.
Je vais t'extirper de cette ville de merde et je te mettrai dans des films.
- Oui ? - Tu vas m'emmener à Hollywood ?
Un truc du même genre.
Merde.
Une minute.
Bonjour. J'apporte le petit-déjeuner.
Je peux entrer ?
Bien sûr.
- Oui, je meurs de faim. Entrez. - Bien.
C'est arroz con frijoles.
Qu'est-ce que c'est ?
Du riz et des haricots.
Je pose sur la table et je pars.
Non. Asseyez-vous.
Marre de manger seule.
D'accord.
En plus, je ne sais pas où sont mes putain de frères.
Ils étaient avec les chicas cyclistes.
Hein ?
Les cyclistes. Tout le monde a fait du vélo avec.
Je plaisante.
C'est marrant.
Pas mal.
Des bébés bizarres vont débarquer dans neuf mois, alors.
Ils auront peut-être deux têtes.
Ils feront peur.
Vous êtes drôle.
Merci.
Gracias.
Vous me rappelez mon frère, Nabot.
- "Nabot." - Il était énorme,
et vous êtes petit, mais vous donnez la même impression.
Non. Je...
Je suis... horrible.
Il est... Il était aussi horrible.
Je le trouvais beau d'une manière étrange.
Mon père disait toujours que ce qui est unique est spécial.
Eh bien, votre...
Votre papá est un homme sage.
Je pense qu'il était très beau pour avoir une fille aussi jolie.
Oui. Je suppose.
Señor Otis.
- Oui. Parle pas l'espagnol. - Il a un problème.
Il est loco.
Je t'aime aussi.
C'est ce que vous mangez au petit-déjeuner ici ?
Petit-déjeuner. Déjeuner. Et dîner.
- Sympa. - C'est bon.
Bon. J'arrête là. Je commence à me sentir bizarre.
Ça veut dire que ça marche.
D'accord.
Voilà.
Reste sur celle-là.
J'adore ce film.
C'est quoi ?
Je l'aime pas.
C'est Lon Chaney en Quasimodo. Y'a pas mieux que ça.
Même si Charles Laughton était aussi génial.
Mais il est tellement moche.
Je n'avais jamais réalisé jusque-là à quel point j'étais moche,
et c'est parce que tu es tellement belle.
Tu es tellement fou... T'es loco.
"Loco."
Oh, mon Dieu. Elle te ressemble.
Il lui bouffe la chatte. Regarde. Il adore ça. Le cactus...
J'ai trouvé de la téquila.
Ah, bien.
Je veux faire sortir votre goût de ma bouche.
Quel con. On a un bon goût.
Hé, regardez ça.
C'est bizarre.
Un vrai trip. Il se passe quoi ?
Mucho, mucho problème.
Pourquoi ? C'est qui ?
Ils s'appellent Les Satans noirs.
Ce sont des tueurs. S'ils sont ici, quelqu'un va passer une sale journée.
Putain. Pourquoi ce connard me montre du doigt ?
- Ils sont là pour vous tuer. - Faut que je parle à Otis.
Cachez-vous. Je lui parlerai.
Je me cache pas.
Cachez-vous, par pitié.
J'adore ce passage.
J'y vais.
Juanita.
Señor !
Tu veux quoi ?
Quoi ? De quoi tu parles ?
Il dit que Satan vient vous tuer.
Comment Satan peut me tuer ? Je suis Satan, ducon.
- Non. J'ai compris. - Non. Juanita. Non.
Salope !
Putain, tu m'as eu dans le cou.
Je vais te buter.
Tu te prends pour qui pour défoncer ma porte ?
Hé connard, je te parle.
Oui, toi.
Oh, t'en veux ?
Désolée, t'es en retard.
J'ai un mec.
Oui ? Il est où ?
Qui ?
Mira, cabrona.
Sale vieille puta.
Tu devrais réfléchir un peu plus.
Attends.
Je connais cette voix.
Francisco Mendoza Chavez.
Bien joué.
Tu me fais pas peur.
Casse-toi.
Il te reste combien de balles ?
Uno.
Merde.
Qu'elle serve.
La balle magique.
T'as trois secondes, après on te bute.
Uno.
Dos.
Trois, fils de pute.
Il t'a fallu du temps, fils de pute.
La cavalerie arrive quand elle arrive, frérot.
Putain ?
Assure-toi plutôt qu'ils sont tous morts.
Il va où, le Munchkin ?
Il retourne à Oz.
Regarde-moi ce bouffon.
Il s'accroche à sa vie pitoyable.
C'est l'heure.
Maintenant, on peut vraiment fêter les morts.
Ça devrait être par-là.
Me tire pas dans le cul.
Dégage de mon chemin, alors.
OK, connard.
Hola, muchacho.
Lâche ton flingue ou ta tronche va décorer le mur.
Et merde.
T'as raison.
Tu vas quelque part, connard ?
Oui. En fait, je pensais partir en vacances.
- Réfléchis. - Non. Toi, réfléchis.
Tu peux pas les battre. Les Satans noirs arrivent, et c'est fini.
Tu te bats avec les mauvaises personnes.
Tu as infligé ça à toi et aux autres.
Je suis l'intermédiaire coincé au milieu du milieu.
Le mouchard parle beaucoup.
Raconte-moi une histoire.
Je te le dis : tu devrais aller mourir tranquillement.
Tu peux pas les battre. Rentre-toi ça dans le crâne.
C'est fini, mec. Tu peux pas gagner.
Peut-être pas.
Mais j'ai un truc à te dire, mouchard.
Quoi ?
Toi, tu vas perdre.
Attends, mec. Attends.
J'essaie juste de survivre d'une arnaque à l'autre.
J'ai rien contre toi. J'ai rien contre personne, mec. Je suis sympa.
Continue.
Écoute.
On... on partage l'argent.
Cinquante-cinquante.
Soixante-quarante.
Soixante-dix-trente ?
C'est bon ? Ça le fait ?
Ça le fait.
Je savais que tu serais d'accord.
Putain de mouchard.
Tourne-toi pour voir Dieu.
J'ai entendu parler de toi.
Je te vois là et je sais que c'étaient des conneries.
Parce que t'es rien.
Sale fils de...
Je comprends pas.
Ton sentier de la guerre indien a pris une fin soudaine.
Tu ne vaux même pas une balle.
Votre frère vous a laissés pourrir.
Je ne suis pas surpris.
Sors.
C'est l'heure de remplir les boîtes.
Une balle par seconde d'attente.
Merde.
Regardez-moi ça.
Le dernier membre des funérailles est arrivé.
Tu aurais dû rester en prison.
La liberté a été mauvaise pour ta santé.
À ce niveau, la vie est mauvaise pour ma santé.
Ce problème sera bientôt résolu.
Laisse-la partir. Elle n'a rien à voir avec cette merde.
Oh que si.
Ferme ta gueule, Baby.
Détache ces cordes et je tuerai chaque enfoiré à mains nues.
Putain, j'essaie de te sauver la vie.
Merde !
C'est tout moi.
Vrai.
Mais tu peux comprendre que la famille est la famille.
Elle paie pour tes péchés aussi durement que toi.
Mais je suis sympa. Tu peux choisir qui meurt en premier.
Je prendrai le Mongole.
Tu me veux ?
Et toi et moi ?
Pas d'armes.
Deux machettes.
Ça ne fait aucune différence.
Lâche ton arme. On verra si tu peux garder la blondasse en vie.
T'en penses quoi, Foxy ?
Qu'on est cuits.
Certainement pas. Bute-le.
Tue-le ! Tue-les tous !
Ça sera quoi ?
Tu vois ?
Sans arme...
il n'est rien.
D'accord.
Pas de règles.
Le survivant gagne.
Tue-le !
J'ai déjà eu ton sang.
Allez, Otis.
- Debout ! - Debout !
Bien !
Tue-le.
Bien joué.
Je t'amène un cadeau.
Je viens te sauver.
Tue-le.
Putain. Où est-elle ?
Sanctuaire !
J'en ai marre de tes conneries, fils de pute.
Joli flingue.
Je le prends.
Bien, vous m'avez pris.
Et alors ?
Elle va juste te trancher la gorge.
J'ai une meilleure idée.
Qu'est-ce que t'attends ?
Rien.
J'attends qu'il cède.
Qu'il abandonne.
C'était ça ?
Non. Continue de regarder.
Il a l'air d'avoir cédé.
C'était ça, là.
C'était ça.
Assurez-vous qu'il est couvert.
Je le veux bien croustillant.
Je sais cuisiner un cadavre.
Dernières paroles ?
Oui.
Je vous emmerde.
Je vous emmerde !
Ils disent tous ça.
Je vous emmerde.
Adios, fils de pute.
Fais pas ça, mec.
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