All language subtitles for 1948_Every_Girl_Should_Be_Married-La_course_au_mari_VOSTFR.6.3

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Original subtitles

LA COURSE AUX MARIS

Nous ne changerons pas le monde.

Pourquoi ne pouvons-nous leur envoyer des fleurs ?

Les inviter à dîner ?

Les emmener en auto à la campagne ?

Avec panne d'essence ?

Peut-être, si cela nous disait...

Certes, je ne rencontrerai pas l'homme idéal aujourd'hui.

Peut-être même pas cette semaine.

Ni même cette année !

Mais quand je le verrai, je le reconnaîtrai !

Harry nous servira-t-il ?

Commande pour moi, Julie. Je vais aux magazines.

Tu veux quoi ?

II fait si beau... Je mangerai n'importe quoi !

Pardon. Après vous.

Merci.

Combien en avez-vous ?

De ça... combien en avez-vous ?

- Aucun, fort heureusement ! - Heureusement ?

Je ne suis pas marié.

Donnez-m'en une boîte.

Vous fumez la pipe, Anabel ?

Je vous dispense de vos réflexions !

Quel chou ! N'imagines-tu pas son père ?

Je me le représente comme s'il était ici.

Si tu trouves une cretonne claire, dis-le moi.

N'est-ce pas le cottage de lune de miel qu'on a vu à Sycamore Lane ?

Mais bien sûr ! T'en souviens-tu ?

Regarde ce fauteuil confortable devant le feu !

Ne vois-tu pas quelqu'un dedans...

avec une pipe et un bouquin ?

Et cette chambre d'enfant, n'est-elle pas parfaite ?

J'y ajouterais une terrasse...

On te montre la photo d'une maison et déjà tu t'y installes !

Avec ce que nous gagnons, sans parler des retenues et impôts

il faudrait 5 ans pour acheter ce cheval !

Le tout est de bien tirer ses plans.

Une jeune fille doit bien combiner son affaire.

C'est toute la différence entre... un simple soldat et un général.

Voilà votre oeuf en salade, mon général !

Et le cornichon ?

Occupé, ces temps-ci, M. Gogarty ?

Attention aux magazines. Si un client en voulait.

Je vais acheter celui-ci, au lieu d'un dessert.

Ce n'est pas trop tôt !

J'en prends une douzaine.

Des biberons ! Bien sûr qu'il est marié !

Qui est marié ?

Comment le saurais-je ? Tu ne penses qu'au mariage ?

Articles pour enfants, layettes, trousseaux...

Dentelle Chantilly sur fond de crêpe bleu...

Ce sont les magasins Roger Sanford, et non les Folies-Bergère !

Bon anniversaire, Suzy.

Vous ne me reconnaissez pas ?

J'étais au bar... Le magazine Better Babies !

Bien sûr, bien sûr.

Je vous envoie les robes dès qu'elles arrivent.

Puisqu'on se connaît, si vous me serviez ?

Je voudrais voir des chaussons de bébés. A lacets.

Nous avons ceux-ci.

Pour votre neveu, peut-être ?

Très jolis. Ils sont fourrés.

Je vois. Non. Ceux que vous annoncez, les "Winkie-Woolies".

Voilà les "Winkie-Woolies".

Voilà ce que je veux. J'en prends 14 paires.

9 roses et 5 bleues. Veuillez les envoyer à Miss Hazel...

Miss Hazel ?

Williebrand... C'est pour un cadeau, à envoyer

au Foyer de l'Enfance de Fernwood.

Foyer de l'Enfance ! C'est charmant ! Et ça explique tout !

Vraiment ? J'en suis ravi.

- Facturez-les moi. "Docteur..." - Docteur !

Dr Madison W. Brown, 710 North Rexford Drive.

C'est merveilleux ! Je veux dire: que vous soyez médecin,

que vous guérissiez les gens et qu'on ait fait connaissance.

Le monde est petit.

N'est-ce pas ? Surtout en avril !

Vous me trouverez toujours ici. Anabel Sims.

Et puisque vous aimez les bébés...

Pas du tout. Je les trouve insupportables.

Attention ! Ça va ?

Tu as failli me mettre à terre !

Quand ils seront vraiment malades, je vous enverrai ma note.

Je n'en doute pas.

Venez, les enfants, on ne nous prend pas au sérieux.

Bonjour à Hank. Il est meilleur père que joueur de poker.

Encore une cliente. Elle a téléphoné qu'elle accourait.

Mais il est 18 h 15 ! Je n'ai pas arrêté de la journée.

Elle n'est libre qu'à cette heure-ci.

Mais je dîne à 19 h chez Caroline Davis.

Vous serez en retard. Regagnez votre cabinet.

Cessez de me conduire à la baguette, Mary.

Que ne suis-je devenu employé...

ou garçon de bureau à horaire fixe !

Taisez-vous donc. Vous êtes pédiatre et le meilleur qui soit !

Ouvrez le tiroir aux factures et prenez mille dollars pour vous.

Et tâchez de remettre le rendez-vous à demain !

Vous êtes seule ?

Oui !

Je voulais avoir un entretien avec vous.

Je n'ai pu venir plus tôt...

et je ne voulais voir que vous.

Pourquoi ? Qui vous envoie ?

Personne. Vous êtes le seul médecin

que je connaisse vraiment bien.

Où m'avez-vous connu ?

Rappelez-vous, les chaussons pour bébés !

Ah, oui, aux magasins Sanford. Comment pouvais-je vous oublier ?

- Asseyez-vous. - Merci.

Commençons par le commencement.

Le nom du malade ?

Sex e... féminin.

Bien sûr !

Age ?

Un peu plus de 20.

Cela suffit. Merci.

Nom de l'enfant: Anabel Sims. 20 mois.

Qu'avez-vous observé au juste ?

De l'insomnie, en quelque sorte.

Avez-vous une idée de ce qui peut causer cette "insomnie" ?

Je ne sais pas... C'est nerveux, sans doute.

Avez-vous remarqué des rougeurs,

de l'inflammation ?

Oh, non ! Rien du tout. Nulle part !

Et la digestion ?

Excellente ! Affamée, à l'heure qu'il est !

On pleure beaucoup ?

De temps en temps.

Mme Sims, amenez-moi la petite Anabel...

"Mme Sims !" Où avez-vous pris ça ? Et qui est la petite Anabel ?

J'ai supposé...

Je vous ai dit "Miss Sims".

Pourquoi me voyez-vous mariée ?

Mais... et l'enfant ?

Quel enfant ? Me voilà soudain avec un enfant !

Ça n'a rien de drôle !

Vous avez fait erreur. Je suis spécialiste pour enfants !

Encore plus merveilleux ! J'adore les enfants !

J'espère que vous en aurez un jour.

Oh, sûrement... dès que je serai mariée !

Je ne les avais pas vus en entrant.

Quel est ce merveilleux enfant ?

La petite Marie Nell. Voici la marque de ses dents.

Il serait temps que je m'en aille.

Les médecins doivent avoir des visites à faire, dans la soirée.

Quelquefois.

Ils ont des soirées libres ?

Oh, oui. Ça me rappelle...

Mary, téléphonez à Miss Davis que je vais passer la prendre.

Pour votre "insomnie nerveuse",

je recommande moins d'imagination romanesque et plus de sommeil.

Et vous, rangez ces mille dollars.

RÉSIDENCE POUR DAMES

C'est moi !

Entre, si tu veux.

Je viens juste te voir.

Tu travailles à domicile ?

Tu peux le dire.

"Ville natale du Dr Brown. Etudes au collège de..."

"Sports. Distractions."

Tu écris sa biographie ?

Non. Ça fait partie de mon plan.

Je note tous les détails. Le "général" entre en action !

Ça veut dire que tu vas lui tendre un piège ?

Que veux-tu ? Les hommes nous y obligent !

C'est pour son bien. En ce moment, il est très malheureux.

Il m'a paru assez heureux.

Comment ça ? Célibataire, tout seul au monde ?

Et la vie qu'il mène !

Ces menus, par exemple.

Il a un restaurant pour chaque soir de la semaine.

Pas de cuisine familiale !

Ces traits de crayon rouge ?

Désignent les plats qu'il aime.

"Potage à la tortue. Steak aux champignons." Et le crayon bleu ?

Pour les plats qu'il adore.

"Pommes de terre à la crème." Julie, n'est-il pas merveilleux ?

Sensationnel. Il ne doit pas avoir son pareil.

"Pointure: 43. Encolure: 42. Manches: 58."

Pourquoi pas la couleur de ses caleçons ?

Bleus !

"Lectures préférées. Distractions."

"Amours antérieures. Causes de leur échec". Oh !

J'ai mis dix jours à dégoter tout ça.

Et voici son livre: "Les erreurs que commettent les mamans."

II n'en sait rien, mais c'est gentil à lui d'essayer.

Et le voici à la chorale de l'Université.

Il était second ténor.

Il était déjà beau garçon.

Oui, n'est-ce pas ?

Tu sais ce qu'il mange et où il dort.

A quoi ça te servira-t-il ?

Tu verras !

Tous les mardis, il dîne seul, chez Pierre.

La prochaine fois, je ne serai pas aussi gourde qu'à son cabinet.

J'ignorais sa spécialité. Il a envoyé sa note: 10 dollars.

Il fallait t'y attendre.

Ça a mis mon plan en retard de quinze jours.

Et il croit que j'en ai après lui !

Comment a-t-il pu penser ça ?

Autant dire au poisson: "Gare à l'hameçon !"

Ce qu'il lui faut, c'est un rival.

Qu'il croie qu'un autre s'intéresse à moi !

Ton copain de Greenville ?

Jo ? Un mille-pattes n'en serait pas jaloux !

Tu ne connais pas de millionnaires ?

Si j'en connaissais, je les garderais !

Oui, Pierre.

C'est la secrétaire de M. Roger Sanford.

Vous étiez absent. J'ai laissé mon numéro privé.

Mardi soir, 20 h. La table habituelle de M. Sanford.

Champagne ? Oh, oui ! Piper... Euh...

Piper-Heidsieck 1933.

Demandez à l'orchestre de la musique douce.

J'ai besoin de 25 dollars. Je te rembourserai !

C'est le coup de fusil, chez Pierre.

Je devrai peut-être payer mon dîner.

Réfléchis avant de te lancer.

Serais-je bien dans cette robe bleue de chez Ponnet ?

XB 247 ? Mais elle coûte 289 dollars 50 !

Je me contenterai de l'emprunter pour une soirée.

Tu es une fille dangereuse !

II faut que je sois ravissante !

Tu passes de l'usurpation d'identité au vol caractérisé !

Ça peut te valoir 20 ans de prison !

Bah ! 20 ans parce que j'aime quelqu'un ?

C'est très beau !

A cette table-là, il y a quelqu'un qui est seul aussi.

Rappelez-vous ! Le médecin d'enfants pour jeunes filles.

Docteur Brown ! Bien sûr ! Comment ai-je pu vous oublier ?

Vous permettez que je m'asseoie ?

Pourquoi pas ? Bien que j'attende quelqu'un.

Alors je ne resterai pas.

Pourquoi pas, si vous le désirez ?

Vous direz que je soigne votre "insomnie nerveuse".

Voulez-vous du Piper-Heidsieck 1933 ?

Merci. C'est l'année que je préfère pour mon vin préféré.

Vraiment ? Quelle co¨i¨ncidence !

Quel endroit charmant !

Vous dînez souvent ici ?

Oui, régulièrement. J'ai des habitudes.

Je dîne ici un soir, chaque semaine.

Je mange, je réfléchis et je dessine sur la nappe.

Mon fiancé et moi, car nous sommes presque fiancés,

dînons ici tous les mercredis.

Seulement, ce soir, il devait conférer avec le gouverneur.

C'est intéressant. Mais aujourd'hui, ce n'est pas mercredi.

C'est mardi.

Ce n'est pas parce que je me suis trompée sur votre spécialité

que j'ignore quel jour nous sommes !

N'empêche qu'aujourd'hui, c'est mardi.

Ce n'est pas possible !

Mais si ! Et je comprends comment c'est arrivé !

J'ai mon cours ménager et de puériculture le mardi.

Il a été avancé au lundi. Aussi ai-je cru qu'on était mercredi !

Vous voyez ?

Plus ou moins.

Votre rendez-vous semble bien important. Qui est-ce ?

Je ne dois pas le dire. Il est si connu et si séduisant.

Et c'est encore confidentiel.

Sa famille, vous comprenez.

Etant vieux amis, vous pourriez me le dire.

Je voudrais bien, mais...

Allons, dites.

Je vais vous dire comment cela a commencé.

Toute jeune fille doit se marier. Cela, vous le savez sans doute.

Mes parents veulent que j'épouse Jo, à Greenville.

Il n'a que 25 ans, mais chaque fois qu'il me téléphone, il dit:

"C'est le vieux Jo" et cela le décrit assez bien.

- Qu'y a-t-il ? - Je ne sais quoi dire.

Mais on n'épouse pas un homme qu'on aime depuis 15 ans !

Evidemment.

Et vous avez connu ici l'important M...

Ne me croyez pas éblouie par sa fortune et sa situation...

ou par son succès auprès des jeunes filles.

L'une d'elles a failli se jeter

dans la rivière, à cause de lui.

Je connais un homme qui répond

à cette description.

Vraiment ?

Mais je ne puis révéler son nom, même à un vieil ami.

Où avez-vous fait vos études ?

Au même collège que votre fiancé, je crois !

Roger Sanford.

Tout concorde, séduction et le reste.

Et j'ai entendu Pierre dire

que c'était sa table.

Puisque vous le savez, n'en parlez à personne, surtout pas à lui.

Il est si bizarre, à ce sujet,

étant tous deux au même magasin.

Une chose m'étonne, que vous pourrez peut-être m'expliquer.

J'en serai très heureuse.

Puisque le merveilleux Roger Sanford vous intéresse tellement,

pourquoi me poursuivez-vous

depuis 15 jours ?

Vous ? II y a des gens qui ont du toupet, mais à vous le pompon !

Vous êtes experte en la matière !

Qu'entendez-vous au juste par là ?

Vous avez tout découvert sur mon compte si j'en crois

mon coiffeur, mon tailleur, mon teinturier,

et mon amie de l'an dernier !

Autant vous dire la vérité.

Tout cela fait partie d'un plan.

Je vous poursuivais sans vous poursuivre.

Parce que je le poursuivais, lui ! Vous saisissez ?

Non, mais dans quelques jours, peut-être.

L'ennui est que Roger me considère comme agréable, intelligente,

et amusante à fréquenter.

Mais je sens qu'il ne songera au mariage

que s'il trouve de la concurrence.

Tout ce que je désire, c'est être une épouse et une mère idéale

et avoir un foyer comme ceux de Sycamore Lane.

C'est incroyable !

Vous ne me croyez pas ?

Si, maintenant, je commence.

Le séduisant Roger Sanford !

La jeune dame est déjà là.

Je pensais qu'elle se poudrait encore le nez !

II a dû me suivre ! II est si jaloux.

Partez avant qu'il ne fasse un éclat !

Vous vouliez un rival. Pourquoi ne resterais-je pas ?

Bonsoir, Sanford.

Bonsoir, Brown.

Je tenais compagnie à votre amie

et je regrette que vous soyez venu.

C'est bien compréhensible !

Vous ai-je manqué, chérie ?

Merci, Brown.

A un de ces jours.

Je vais retourner à ma table

et noyer ma solitude dans une bonne bouteille

de Piper-Heidsieck 1933 !

Quand cette jeune dame reviendra dans la salle

dites-lui qu'une affaire importante

m'empêche de dîner avec elle. Appelez-lui un taxi.

Bien sûr, Monsieur. Je comprends.

Qui eut pensé qu'on vous verrait ici ce soir, M. Sanford ?

Vous, apparemment.

Non. Et si vous avez rendez-vous...

Non ! Mon seul rendez-vous maintenant est avec vous, Miss...

Sims. Anabel Sims. Du rayon des enfants !

Et jamais je ne vous aurais joué un tour pareil

si je n'étais dans l'embarras !

Allons, Anabel, mettez Roger au courant.

Vous ignorez ce que j'ai fait.

Usurpant votre nom, j'ai prétendu qu'il y avait

un roman d'amour entre nous !

Vraiment ? Je m'en tire bien ?

Fort bien, je pense.

J'en suis flatté.

Vous le serez moins quand vous saurez.

Cette robe est à vous. Je l'ai empruntée pour ce soir.

C'est charmant !

Vous ne me ferez pas arrêter ?

Cela dépend, ma chère enfant.

Le Dr Brown repoussera le mariage

tant qu'un rival ne surgira pas.

C'est très avisé, ma petite !

Seul peut le rendre jaloux

un homme riche et bien de sa personne !

Aussi ai-je pensé à vous. Vous saisissez ?

Je crois. Jouons donc notre rôle.

Plusieurs demoiselles se sont déjà arrangées pour me voir.

Mais aucune n'a procédé avec cette originalité.

Ne vous y trompez pas. Ce n'est pas à vous que j'en ai !

Nous avons changé d'avis. Nous partons !

Ce n'est pas le lieu pour discuter d'affaires aussi sérieuses.

Ne vaudrait-il pas mieux que je sache où nous allons ?

Nous allons à ma villa.

Nous y serons mieux pour examiner la chose.

Quelle chose ?

Une fille comme vous devrait avoir un meilleur emploi !

Etre à la tête de son rayon

avec bureau et secrétaire. Cela vous plairait ?

Beaucoup, il me semble.

SOUS-SOL

A 5 dollars par semaine, nous n'aurons remboursé la robe

que dans 17 semaines !

Vit-on aussi longtemps dans ces catacombes ?

M. Sanford a été généreux,

quand on considère que je l'ai repoussé à coups de pelle à charbon !

Tu devrais savoir qu'on ne frappe pas

un homme qui a plus de 10000 dollars !

Et quand on porte une robe empruntée,

on n'escalade pas les clôtures !

Regarde l'heure. Il faut que je file !

Que se passe-t-il ? Que faites-vous ?

Je vous expliquerai. Souriez-moi !

J'en ai assez de vos singeries, et si vous ne...

Chut ! II est sur l'autre trottoir !

II faut qu'il ignore votre conduite inamicale à mon égard.

"Inamicale" est joli !

Vous devriez être en prison !

Je sais. Un autre nous aurait sacquées toutes les deux.

Enfin vous admettez votre folie !

Faites-moi une faveur ! La seule que je vous demanderai jamais.

Embrassez-moi avec conviction !

Ça vaut bien plus que 25 cents !

Mon journal t'en donnera 25 dollars !

Vous êtes déconcertante, pour le moins !

J'espère que vous ne m'en voulez pas.

Ma foi, je n'en sais trop rien.

Il faudra que nous en reparlions un de ces soirs.

Pas forcément chez moi et...

Bonjour, Dr Brown !

Je n'espérais plus vous revoir !

Comment vont les amours ?

- Je ne sais pas encore. - Ça paraît en bonne voie.

Parce qu'il croit que je m'intéresse à vous !

Content de vous avoir été utile.

Il serait encore plus intéressé, s'il nous voyait, vous et moi,

plus souvent ensemble,

ici et là.

J'aimerais vous aider, mais j'ai tant à faire.

Que faites-vous dans ce quartier ?

Je vais déjeuner à l'Athletic Club. Toujours, le jeudi.

Avez-vous essayé Bixby ? Plus bas. C'est très bien !

Ses crevettes au curry sont merveilleuses !

Vraiment ? J'adore les crevettes !

- Et ça ne coûte que 65 cents. - C'est très raisonnable.

Et le cadre est agréable.

Je l'essaierai un de ces jours !

L'AMOUR DANS LA GRANDE RUE

J'ignore comment c'est venu ici, mais je veux que vous l'enleviez !

Je ne sais comment ils l'ont eue

mais ce journal n'a pas fini de vous mettre sur le gril.

Je devine comment c'est venu ici !

Envoyez-la. Quelqu'un va passer sur le gril avant moi !

Je désire avoir un entretien avec vous !

Ce désir est réciproque. Je viens de vous appeler !

Comment osez-vous publier ça ?

Vous voulez me faire chanter ! C'est vous qui l'avez manigancé !

Ma première femme elle-même n'aurait pas osé !

"Embrassez-moi, je vous prie !"

Vous croyez que toute femme vous veut parce que vous avez un million.

Vingt millions !

C'est un autre que je veux, et maintenant vous gâchez tout !

Elle prétend que j'ai un rival.

Brown, le médecin pour enfants.

J'en ai jusque-là de vos manigances !

Je vous donne cinq minutes pour quitter le magasin !

Croyez-moi, vous vous en tirez bien.

Je n'y resterais pas, même avec 4 dollars de plus par semaine !

Pas de précipitation, Miss Sims ! Asseyez-vous donc.

Nous arrangerons ça.

M. Sanford, je vous ai fait une réputation de grand démocrate

qui favorise son personnel. Que dira ce journal

si vous courtisez les jolies filles et les renvoyez ensuite ?

II vous acculera à la faillite !

Alors, dois-je l'épouser ?

Ce ne serait pas si mauvais !

Ça le serait suffisamment !

Que lui reprochez-vous ? Beaux yeux, jolie ligne...

Vous n'examinez pas mes dents ?

J'aurais dû vous frapper avec une pelle à vapeur !

Laissez-moi sortir !

Et j'ai changé d'avis. Je ne partirai pas !

Pourquoi devrais-je être sans emploi ?

Si j'avais à mettre quelqu'un dehors, M. Sanford, ce serait vous !

Quel numéro, Sam !

C'est sûr !

A ce train, elle pourrait m'avoir !

Tu sais, Julie,

c'est gentil à toi de me soutenir dans ces moments de désespoir.

Tu es ma seule amie.

J'aimerais un "désespoir" comme le tien.

Dès que ça ira mieux, je t'emmènerai dîner chez Bixby.

On te demandera bientôt ton autographe !

Ils me rendent malade !

J'ai quelque chose d'intéressant à vous montrer.

Les journaux m'en ont assez fait !

Je ne suis pas journaliste. Si vous voulez venir par ici.

Magnifique, non ? N'aimeriez-vous pas l'avoir ?

J'aimerais aussi avoir cet hôtel !

Un mot de vous et cette auto vous appartient !

Que doit-elle faire ?

Je n'ai même pas de quoi acheter un presse-purée à crédit !

Qui parle d'argent ? Voici la combine.

Je représente les Assurances-Vie Peerless.

Ça ne m'intéresse pas.

Ça intéresse M. Sanford. Je lui en ai proposé une.

Alors, voyez-le donc.

Je préfèrerais que ce soit vous.

- Une bien jolie voiture. - Ça ne m'intéresse pas !

Non ?

Mais si, voyons !

Une maligne comme vous peut avoir tout ce qu'elle veut.

Les hommes n'entrent pas ici !

Chacun croit qu'il y a quelque chose entre M. Sanford et moi !

Pourquoi te fâches-tu ?

Parce qu'on veut te donner quelque chose ?

Tu pourrais prendre cette auto ! Tu peux avoir tout ce que tu veux !

Tout ce que je veux.

Quand on est fille, on ne peut jamais renoncer.

Il faut encaisser les revers et les transformer peu à peu,

au point d'en faire une victoire !

Pourquoi tout semble-t-il plus beau quand il est à vous ?

Tu connais Alice Bleeker ?

Et alors ?

La firme de son ami veut bâtir 50 maisons de ce modèle-ci.

C'est un grand projet !

Et on dit que quelqu'un va en parler à Roger Sanford,

pour qu'il finance l'entreprise.

On m'a demandé d'y habiter. Pour un mois !

Tu aurais mieux fait de prendre l'auto !

On ne peut pas faire à dîner dans une auto.

Si tu gardes la maison, tu partiras en auto de police !

Je n'ai rien fait d'illégal.

Si tu ne fais pas appel à ton imagination,

tu épouseras un type quelconque !

Julie, le fauteuil de repos !

N'est-il pas merveilleux ?

Je vais mettre des fleurs partout, des renoncules !

II les aime tellement !

Mais comment l'amèneras-tu ici ?

Ne t'en fais pas. Il viendra. Tu verras.

La vendeuse que fréquente Roger Sanford

n'est pas contente de tout ça.

Et si un type bien s'en mêlait...

Où avez-vous appris ça ?

Ma belle-soeur tient un salon de beauté. On y entend tout.

Les femmes sont si bavardes.

Je vous crois volontiers !

Elle est malheureuse.

Il y a un autre homme dont elle est folle.

Celui-là la déciderait vite.

Quand vous la verrez, demandez-le lui.

Je parie qu'elle ne veut pas un millionnaire comme Sanford.

Elle doit en pincer pour un autre.

Vraiment ? On le connaît ?

Je ne sais pas.

Mais je parie que j'ai raison.

Comment n'êtes-vous pas marié ?

Moi, j'ai 4 gosses.

D'ailleurs, vous le savez, puisque vous les soignez !

Le mariage ne vous dit rien ?

Vous m'avez vendu une machine à ramer.

Vous ne me vendrez rien d'autre.

Docteur Brown ! Quelle surprise de vous rencontrer ici !

J'ignorais que vous déjeuniez ici !

Rarement. Mais aujourd'hui, par exception.

Cette dame va être un amour et reculer d'un siège.

C'est ici qu'a eu lieu notre première rencontre.

On devrait la commémorer par une plaque !

Servez-moi mon plat de vendredi.

J'ai mes habitudes, comme vous.

Que veut dire: "plat de vendredi" ?

Que mangerez-vous ?

Donnez-moi du coca-cola.

Il s'est passé bien des choses depuis que je vous ai vu.

Vous êtes devenue une célébrité.

Les gens font tant d'histoires ! Ils amplifient tout.

En réalité, il n'y a rien.

M. Sanford ne sait que faire pour moi

mais rien n'est encore décidé.

Vraiment ?

M. Sanford m'a saisie et embrassée dans la rue.

J'étais éberluée !

Voilà ce qui a causé tous ces commérages.

Le mariage est une chose sérieuse. Il faut bien réfléchir.

On peut se raviser quand on en rencontre un autre !

Oui. Par une curieuse co¨i¨ncidence,

mon coiffeur m'en parlait ce matin !

La débitante de tabac également.

Et où l'ai-je encore entendu ?

Ah, oui, par mon masseur, Hester, à l'Athletic-Club.

Il n'aurait pas mieux dit,

s'il avait répété son discours avec vous.

Je prends votre addition.

"LES RESPONSABILITÉS DES PARENTS

"ENVERS LEURS ENFANTS"

Conférence par le Dr Madison Brown

...enfin je voudrais vous rappeler que chaque enfant

a sa personnalité, tout comme son père et sa mère.

Et je pourrais ajouter: souvent davantage !

Le cajoler sans cesse est aussi mauvais que de le dominer.

Vous le privez ainsi de son initiative.

Et lorsqu'il est malade, les parents montrent trop d'indulgence.

Pourtant la sagesse d'une mère dépasse toute la science des médecins.

Et je laisse le jugement final entre vos mains expertes !

Je parle au nom de toutes, en exprimant notre gratitude

pour cette soirée si intéressante et si suggestive.

Mme Willoughby, et vous aussi, mesdames,

merci de votre attention.

Peut-être l'une d'entre vous a-t-elle une question à me poser ?

Si ce n'est pas trop compliqué, je tâcherai d'y répondre.

Pas de questions ? J'ai dû être plus clair que je n'espérais !

Dr Brown, au nom du Club des Mamans de Lakeside...

J'ai une petite question à vous poser, Dr Brown.

Les bébés les mieux portants ne résultent-ils pas

des mariages les plus heureux ?

Oui, je le crois. Personne d'autre ?

Attendez ! Je n'ai pas fini !

N'y aurait-il pas plus de mariages heureux

si les hommes ne tenaient pas tant à leur "liberté" ?

S'ils y consentaient, ils se trouveraient amoureux !

De quelqu'un qui les rendrait heureux !

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Vous le savez très bien !

Cela ne concerne pas le sujet discuté.

Cela le concerne parfaitement ! C'est étroitement lié.

D'où viendraient les parents si tous les hommes se dérobaient

pour vivre dans des appartements poussiéreux pleins de têtes d'élans,

de punching-balls...

au lieu d'accepter la responsabilité de fonder un foyer ?

II ne s'agit pas ici de conseils aux coeurs brisés

mais d'une conférence médicale !

Mais vous avez sollicité des questions !

Si je comprends bien, vous protestez

contre le privilège qu'a l'homme de choisir sa compagne !

Selon vous, l'homme doit attendre bien sagement

qu'une femme décide de l'épouser !

C'est bien ça, docteur !

Qui a décrété que l'homme peut faire signe à la femme qui lui plaît ?

Alors que la réciproque n'est pas admise !

Elle ne peut lui dire:

"D'où vous viennent ces beaux yeux ?"

Qui a décrété cela ? Les hommes ! Evidemment !

Chère Madame, vous oubliez la modestie et les convenances !

Si nous attendions vos demandes, il n'y aurait pas de mariages,

pas d'enfants, et vous ne seriez pas ici !

Et si vous y étiez, vous seriez au chômage !

C'est peut-être très amusant

mais votre point de vue n'est pas prouvé par les faits !

Vraiment ? J'aimerais que toutes les femmes ici présentes

qui admettent avoir conquis leur mari sans qu'ils s'en doutent,

veuillent bien se lever !

C'est le pire déploiement d'extravagance que j'aie jamais vu !

Si vous représentez la mère moderne,

que le Ciel vienne en aide à la génération qui vient !

Ne soyez pas trop bouleversé, docteur.

Il y a des siècles que les femmes doivent déployer leurs ruses.

Mais nous n'avons jamais cru bon d'en aviser les hommes !

Qui y a-t-il encore ?

Et Mme Willoughby ?

Elle a annulé. D'autres aussi,

avec de vagues prétextes.

Où voulez-vous en venir ?

Vous ne pouvez les enguirlander et vous attendre

à ce qu'elles en soient ravies !

Je me suis emporté, comme cela arrive à tout le monde.

Et je ne les ai pas enguirlandées !

Un docteur ne peut perdre patience sans perdre ses... patients !

Très drôle ! J'ai une infirmière humoriste.

C'est encore un tour de cette Sims !

J'en ai tant entendu sur les joies conjugales que j'en ai la nausée !

Le mariage a pourtant fait ses preuves.

Ne les soutenez pas, vous aussi...

"L'amour plus fort que tout..." et autres bobards !

Je suis un monstre, parce que j'entends choisir ma femme !

Je la trouve gentille.

Gentille, certes ! Elle devient une obsession !

Partout où je vais, je la rencontre !

"Bonjour, docteur ! Quelle surprise !"

"Des crevettes au curry ! Quelle chance !"

Même chez le coiffeur, on me fait la leçon.

Je ne suis tranquille qu'aux bains turcs... Et encore !

Mettons de fausses barbes et quittons la ville !

Cette plaisanterie n'est pas drôle non plus.

Je vais mettre bon ordre à cela... et tout de suite !

Attendez.

Elle a déménagé. Voici son nouveau numéro.

Dites-moi donc, Mary...

Comment Eve a-t-elle conquis Adam sans l'aide d'une autre femme ?

Ça va, docteur. Je n'ai rien dit.

Soyez doux... Elle se froisse facilement, je crois.

Il y a longtemps ? Croyez-vous ?

J'ai quelque chose d'important à vous dire.

Pourrions-nous dîner ensemble ?

Chez Pierre, si cela vous convient.

Ne vous donnez pas cette peine.

Enfin, si vous préférez. Quelle adresse ?

Très bien. J'y serai.

C'était lui ! II vient dîner ici ce soir !

J'aurais parié les 25 dollars que tu me dois que tu ne le reverrais pas.

Mon intervention l'a fait réfléchir

à la question du célibat.

Il a quelque chose d'important à me dire !

Probablement contre Roger Sanford.

Ça ne sera pas difficile !

II faut que je prenne une douche.

Je suis si nerveuse. Il faut que je sois calme !

Tu t'en tireras très bien.

Je ne sais par où commencer ! Veux-tu m'aider ?

Je veux le plonger dans un bain de musique douce.

Il faut épousseter. Et il y a tant à acheter !

Soupe à la tortue, renoncules, steak aux champignons et salade.

Martini avec un oignon. Il le veut comme ça.

Alors il faut faire comme ça.

Nous dînerons sur la table de jeu devant un bon feu.

Un dîner maison peut faire renoncer un homme au célibat.

Mon oeil ! Tu comptes plutôt sur toutes ces petites fioritures,

comme ta robe collante et, quand tu serviras le potage,

la caresse purement fortuite de tes cheveux sur sa joue !

Je ne veux pas te donner d'idées.

Si tu en vois que j'ai oubliées...

Je commence mon gâteau de bananes à la crème !

Avais-tu remarqué ça ?

C'est pour passer les cocktails, etc.

On s'y prendrait comme dans une trappe !

Voilà un mot à ne pas prononcer devant lui !

C'est du Martini mais avec un petit oignon !

C'est ainsi que je l'aime.

J'ai deviné juste, n'est-ce pas ?

Oui. Vous avez le chic pour deviner ce qu'on aime !

Ce que certaines personnes aiment.

Asseyez-vous donc dans le fauteuil.

Evidemment, le besoin d'un feu ne se fait pas sentir,

mais ça fait tellement "chez soi" !

C'est charmant, Anabel ! Vous avez pris bien de la peine.

Moi ? Je n'ai jamais été aussi heureuse !

Parlez-moi de vous.

Des petites choses que vous n'avez dites à personne.

Je suis venu...

Un instant. C'est pour vous.

Ça ne sera pas nécessaire.

Ne lui donnez que du thé et des biscuits, un peu de limonade.

Oui, et qu'il se repose. Voilà. Mais ce n'est rien.

Excusez-moi. Voilà ce que c'est que d'être médecin.

On ne s'appartient pas !

Etre médecin, c'est le plus beau métier du monde !

Je ne vois pas leur intérêt à vous prêter cette maison.

Moi non plus !

Mais dès que la presse parle de vous,

les gens font les choses les plus folles !

On me demande même mon avis sur la politique.

Qui y comprend quelque chose ?

Une fois, un plombier tomba dans un puits. Il y resta 3 jours.

Quand on le remonta, on voulut l'élire maire !

J'espère que mon menu vous plaira.

En tout cas, ça sent bon !

Je ne suis pas encore bonne cuisinière.

Voilà le menu:

Potage à la tortue, steak béarnaise,

asperges, salade et gâteau de bananes.

Et pommes de terre à la crème !

Que serait-ce si vous étiez cordon bleu !

Oh, maman m'a appris quelques petites choses.

Elle vous a appris bien des choses !

Dont une au sujet de laquelle j'ai à vous parler.

C'est encore pour vous.

On ne nous laissera donc pas tranquilles !

Oui, Mme Willoughby.

Oui, je suis content de notre réconciliation.

Pilules roses dans de l'eau sucrée.

Et une cuillerée du remède toutes les heures.

En alternant avec l'autre remède.

Non. Dans du jus d'orange.

Comment peut-elle s'en souvenir ?

Qu'importe ! Entre nous, c'est de l'eau sucrée !

Je le fais rarement, mais Mme Willoughby est si nerveuse...

et ainsi elle n'aura plus le temps de se tracasser pour sa fille.

C'est très astucieux !

Je sais sur vous une chose qui vous surprendra.

J'en doute ! Dites un peu ?

Malgré tout ce que vous prétendez,

vous aimez les enfants autant que moi !

Ils ont l'avenir, n'est-ce pas ?

Ce qui nous arrive dans notre enfance

peut-il vraiment affecter toute notre vie ?

Certainement. Et je parie qu'étant au berceau,

vous avez essayé de passer votre anneau au doigt du petit voisin !

Parce que je vous ai parlé de mon projet avec Roger Sanford ?

Puisque nous en parlons, quoi de neuf ?

On voit que vous vous êtes attardé dans le célibat.

Vous ne connaissez rien aux femmes.

Une jeune fille bien intentionnée peut se raviser

si elle rencontre l'homme qui lui convient !

Je pourrais retourner chez moi et épouser Jo.

On ne peut forcer personne à se marier.

Il faut savoir attendre !

Bien sûr.

Cela demande réflexion !

Oh, oui, certainement !

Excusez-moi, il faut que j'aille surveiller mon dîner.

En attendant, voici de la lecture.

REVUE MÉDICALE

Comment ne vous êtes-vous jamais marié ?

Les offres n'ont pas dû manquer !

J'ai été trop occupé à devenir médecin !

Et si le mariage échoue, ce sont les enfants qui en souffrent.

Il faut être bien sûr !

Oh, je le suis ! Je veux dire: je suis bien d'accord avec vous.

Pouvez-vous allumer les bougies ?

Tout cela n'est-il pas charmant et romanesque ?

On dirait presque un décor de théâtre !

Asseyez-vous là, vous présidez.

Avec du Xérès ! Délicieux !

Que l'on vive seul,

dans une chambre d'hôtel, cela me dépasse !

Ne le pensez-vous pas ?

Je vais vous dire ce que j'en pense, Anabel.

Je ne sais trop comment vous le dire

mais je veux être aussi franc que possible.

Je ne me considère pas comme quelqu'un d'exceptionnel.

C'est pourquoi ce sera si difficile.

Mais je tiens à vous faire bien comprendre quelque chose.

Un instant.

Et n'allez pas déformer mes paroles pour en tirer davantage.

Je ne suis pas amoureux

et n'entends pas me marier !

Et vous êtes trop intelligente pour prolonger ce jeu stupide.

Il finira par vous blesser.

Et cela je ne le veux pas !

Je ne sais où vous prenez cela.

Vous aviez raison, à cette conférence.

Il faut croire que je tiens à ma liberté.

Peut-être devriez-vous retourner au pays

et épouser Jo, éventuellement.

Merci ! Mais je n'ai pas besoin que vous me choisissiez un mari !

Je suis presque fiancée à Roger Sanford,

qui me supplie de l'épouser !

Je ne devrais d'ailleurs pas dîner avec vous !

C'est moi qui me conduis comme un sot. Je suis désolé !

Vous devriez l'être !

Qu'ont donc les hommes de cette ville ?

Ils croient tous qu'on veut les épouser !

"Exceptionnel" ! Ah, non, alors !

Je vais vous dire mon avis.

Vous devriez rentrer chez vous !

Calmons-nous, Anabel. Finissons de dîner

et soyons amis !

En fait, vous me plaisez beaucoup.

J'admire votre ingéniosité, votre "cran".

Gardez votre "ingéniosité" et tous vos grands mots !

"Décor de théâtre" ! Ce dîner m'a coûté tout ce que j'avais !

Je vais devoir me priver.

Et ensuite, vous prétendez que j'essaie de vous harponner !

Vous êtes pire qu'un requin !

Prenez cet horrible vieux galurin et allez-vous en !

Allez ! Sortez ! Je ne veux plus vous voir.

Et je regrette de vous avoir connu !

Qui ? Mme Willoughby ?

Je ne sais où il est et je m'en fiche !

Je le déteste !

Cessez de vous tourmenter pour votre enfant.

Vous savez très bien qu'elle n'a rien !

Si vous aviez un peu de bon sens, vous changeriez de médecin !

RÉSERVÉ AU PERSONNEL

Te sens-tu mieux, maintenant ?

II n'y a pas au monde de fille plus malheureuse que moi !

Tu comprendras quand tu auras été repoussée !

Qu'est-ce que ça m'a rapporté ?

Un coeur brisé et un tas de dépenses !

Dîner intime !

L'alimentation est hors de prix ! Et on va sans doute me sacquer !

Pourquoi as-tu frappé M. Spitzer avec ce jouet ?

Lui qui voulait t'aider.

M'aider ? II se fâchait et me disait des choses désagréables

parce que je ne voulais pas servir les clients.

Et les autres, cette bande de faux-jetons !

Ils me souriaient quand ils me croyaient au mieux avec Sanford !

Ils le croiraient encore, si tu ne t'étais pas entichée

du charmant, du séduisant Docteur Brown !

II était tout cela quand je l'aimais.

Ah, comme j'aimerais lui faire voir !

Ça lui servirait de leçon, si j'épousais quelqu'un d'épatant !

Précisément, j'en connais un.

Pas Sanford ! II ne pense qu'à s'amuser.

A quoi bon ? J'y renonce.

Peut-être Brown avait-il raison. Peut-être devrais-je épouser Jo.

Jo m'a téléphoné ce matin et veut venir me chercher.

Je retourne au travail. Reste ici et repose-toi.

Je cherche une escalope pour l'oeil de Spitzer.

Oui, vois ce que tu peux faire.

Miss Sims, au bureau de M. Sanford.

Que peut-il me vouloir ?

II doit être au courant, pour la maison !

Je parie que je vais filer en prison !

Je parie que non. Et recoiffe-toi.

M. Sanford, je regrette beaucoup.

Vous avez eu des difficultés avec M. Spitzer.

J'avais l'esprit à mes difficultés personnelles.

Je m'en doutais.

J'allais faire des excuses, quand M. Spitzer a exigé que j'en fasse.

C'est rageant de se voir commander ce qu'on allait faire !

Comme c'est vrai !

Voyons, asseyez-vous, Anabel.

Je m'occuperai de Spitzer.

J'ai parfois eu envie de l'assommer, moi aussi.

Ce n'est pas de ça dont je voulais parler.

Je tenais à avoir une petite conversation avec vous.

Vous étiez dans les larmes, ces temps-ci.

Julie ne peut pas se taire !

Croyez-moi, vous faites fausse route, Anabel.

Le célibat plaît vraiment à Brown !

Qu'il reste célibataire. Je me moque de ce qui lui plaît !

Mais moi, par contre, je suis un excellent parti.

3 fois marié. J'aime le mariage, mais mes femmes ne l'aimaient pas !

Si nous nous connaissions mieux, qui sait ce qui en résulterait ?

En dépit de toutes mes déconvenues, je ne dois pas être amère.

Vous avez été très chic,

mais vous savez mon sentiment sur vous. Il n'a pas changé.

Quand je ne croyais pas que Brown fût un rival, j'étais indifférent.

Mais maintenant que je suis au courant, c'est tout différent !

C'est humain. Je suis ainsi.

Ne vous tourmentez plus pour le docteur Madison Brown.

J'espère ne plus le revoir !

Ne pouvons-nous dîner ensemble et discuter nos points de vue ?

Comment ai-je pu ne pas vous intéresser hier

et vous intéresser subitement aujourd'hui ?

Peut-être changerez-vous d'avis aussi vite ?

Peut-être cela explique-t-il le nombre de vos épouses !

Anabel, vous êtes étonnante !

Nul n'a jamais été aussi franc avec moi.

Merci, mais pour moi ce n'est pas le moment de penser aux hommes.

Y a-t-il quelque mal à ce que nous dînions ensemble ?

Ce soir ?

Je ne sais pas.

Vous pourriez me découvrir des qualités.

En fait, un foyer et une famille m'intéressent vraiment.

Nous pourrions dîner chez moi.

C'est-à-dire: chez vous.

Enfin dans cette maison d'où on va m'expulser.

Ne disons la vérité à ces gens qu'après le dessert !

Disons... à huit heures ?

Oui, pourquoi pas huit heures ?

Que se passe-t-il ?

Tu es bien gaie !

Plus on vieillit, moins on connaît les hommes.

M. Sanford m'a pratiquement proposé le mariage

et nous dînons ce soir chez moi... enfin: chez nous.

Il sait comment j'y suis et il s'en moque.

Bientôt, je travaillerai pour toi.

M'augmenteras-tu de 50 dollars ?

Bien sûr ! Et Brown peut garder ses têtes d'élans empaillées !

Je te l'avais bien dit.

Tu seras plus chic avec des émeraudes

qu'avec un stéthoscope !

Mais tu connais M. Sanford.

Il m'avait promis de l'avancement. Qu'est-il arrivé ?

J'ai atterri au sous-sol !

Tu peux avoir une pelle dans chaque pièce !

Julie, déjeunes-tu avec quelqu'un ?

Non. Pourquoi ?

Va t'habiller. Je t'invite.

J'ai à te parler de quelque chose de spécial !

Et c'est de votre faute.

Vous l'avez jetée dans les bras de Sanford.

S'il lui arrive quelque chose, ce sera à cause de vous.

Et pourquoi donc ?

Une jeune fille qui a été déçue est prête à tout.

S'il est adroit, elle est fichue.

Ce n'est plus une enfant.

Comment pourrais-je m'instituer son tuteur ?

Ils vont dîner en tête-à-tête et vous connaissez Sanford.

Je lui ai dit: "Anabel, tu sais qu'il aime à s'amuser".

Savez-vous ce qu'elle m'a répondu: "Et puis après ?"

Voilà. Son orgueil a été blessé ! Je la crois en danger !

Je lui ai donné de bons conseils. Ne pas fréquenter Sanford,

rentrer au pays et épouser Jo.

Peut-être le fera-t-elle.

Mais c'est pour ce soir que je me tourmente !

Une question, Miss Howard...

Vous a-t-elle envoyée ici ?

J'espère que vous n'êtes pas aussi soupçonneux avec les bébés.

Anabel a tant d'imagination.

J'étais contre vous. Moi, je soutenais Sanford.

Si j'ai changé, il doit y avoir une raison !

Je ne vois pas ce que je puis faire !

Je vous aurai prévenu !

Ils dînent à 20 h. Que se passera-t-il à 21 h ?

Désolé, mais ma soirée est prise.

Enfin, réfléchissez-y.

Dites-lui que ce n'est pas une tête d'élan !

Cher Roger, j'ai oublié quelque chose. Je reviens.

Faites comme chez vous. Affectueusement, Anabel.

REVUE DES GRANDS MAGASINS

Que venez-vous faire ici ?

Où est-elle ?

Ça ne vous regarde pas ! Que venez-vous faire ici ?

Je pourrais vous le demander !

Je viens dîner. Et cela ne vous concerne en rien !

Comment ?

Cela ne vous concerne en rien.

Cela me concerne. Je les connais, vos dîners !

On ne souhaite pas votre présence ici !

On vous l'a dit très clairement !

Je voudrais vous dire clairement quelque chose !

Peu m'importe qui Anabel fréquente, tant que ce n'est pas vous !

Je n'admets pas que vous vous posiez en arbitre !

Vous me connaissez bien. Et je vous connais bien aussi !

Vous n'avez pas dit un mot de vos intentions.

C'est mon affaire !

Connaît-elle le nombre de vos mariages ?

Bien sûr ! Nous n'avons pas de secrets l'un pour l'autre.

Donc, si vous voulez bien...

Je ne bougerai pas avant qu'Anabel rentre !

En attendant, faisons comme chez nous.

Martini, avec petit oignon !

Je sais ! Je suis déjà venu !

Alors regardez bien. Car il est peu probable que vous reveniez ici !

Anabel vous intéresse plus que vous ne voulez l'admettre.

Voici une nouvelle: je songe à faire d'Anabel la nouvelle Mme Sanford !

Et que ferait-elle pour se distraire ?

Des réussites avec vos actes de mariage ?

Assez d'insolences ! Sortez, sinon je vous jette dehors !

En tant que médecin, je réprouve la violence.

Mais puisque vous insistez !

Chérie !

Vous devez vous tromper !

A vous voir, je présume qu'Anabel n'est pas là.

Le vieux Jo ! Ce ne peut être que vous ! Ravi de vous voir !

Dr Brown ! Je vous reconnaîtrais n'importe où !

Et vous êtes M. Sanford, celui qui a tant d'argent !

Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ?

Elle ne vous a pas dit que j'arrivais ?

Ça ressemble bien à ma petite Anabel.

Ravissant. Ravissant.

Il y a une réception ?

II en était bien question.

C'est la Providence qui vous envoie !

C'est plutôt Anabel qui m'a téléphoné la bonne nouvelle.

Quelle bonne nouvelle ?

Oui, elle ne vous l'a pas dit.

C'est gentil à vous d'être aussi amicaux,

vu que je vais vous enlever Anabel !

Le vieux Jo vous la souffle ! Ça, ce n'est pas banal !

Ainsi donc, elle a suivi mon conseil. Félicitations, Jo !

Excusez-moi...

- C'est le vieux Jo ! - De Granville !

Et alors ?

Anabel ne vous a jamais parlé de Jo, hein ?

Le mariage aura lieu dimanche.

Si vous aviez vu la joie des nôtres, à cette nouvelle !

Sanford, nous sommes hors course !

Le meilleur a gagné, semble-t-il !

Si Anabel rentrait, je saurais ce que cela signifie.

C'est bien simple, monsieur.

Anabel et moi nous nous aimons depuis l'enfance.

Et j'ai continué d'espérer.

Mais je doutais que ça se réalise.

Aussi quand elle a téléphoné, mon coeur a failli éclater !

Mon chéri ! Comment vas-tu ?

Tu fais de Jo le plus heureux des hommes !

Notre mariage sera le plus beau que Greenville ait vu !

Si tu avais vu la joie de tes parents

et des miens, quand ils ont su !

Roger, je regrette pour le dîner.

Vous avez été merveilleux.

Ne me bousculant jamais, comme les autres.

Mais vous avez eu tant de femmes,

vous en trouverez sûrement une autre !

Ce dîner est le plus étonnant que j'aie vu !

Mais je vous offre tous mes voeux.

Je savais que vous prendriez bien la chose.

Pour vous aussi, Jo. Bonne chance et adieu !

Je crois que le meilleur a gagné.

Dr Brown, je me demande ce que vous faites ici.

Nous nous sommes dit tout ce que nous avions à nous dire !

Oui, Anabel, je le crois.

Je voulais simplement qu'il ne vous arrive rien de fâcheux.

Jo, c'est une fille étonnante, et vous êtes un veinard !

Je pense que vous êtes bien l'homme remarquable qu'Anabel m'a décrit.

Et Dieu sait si elle m'a parlé de vous !

Je serai bientôt prête, Jo. Je finis mes valises.

J'aimerais vous parler un instant.

Notre train part dans 25 minutes.

Ce ne sera pas long.

Je suis venu ici pour éviter à Anabel une erreur.

Qu'elle n'en commette pas une autre !

Je ne saisis pas très bien, docteur.

Je lui ai conseillé de retourner vers vous

mais maintenant je doute.

C'est à moi de m'en soucier !

Mais Anabel vous a-t-elle tout raconté ?

Comment cela ?

Je sais ce qu'il sous-entend. Que ne le dit-il pas ?

II veut dire que je l'ai poursuivi partout !

Parce qu'il est tel que je n'ai pu lui résister !

Voici qui éclaire différemment la situation.

Je vais te dire, Anabel...

Il se passe quelque chose que je ne comprends pas.

J'étais amoureuse de lui. Et puis après ? Puisque c'est fini !

Vite ! Le train part dans 25 minutes.

Un instant. Je t'ai bien attendue 15 ans.

Je peux attendre quelques minutes.

J'en arrive à une conclusion très embarrassante:

un homme devrait renoncer au célibat.

Autrement dit: je désire que vous restiez !

Je me demande...

Je n'ai qu'un désir... que tu sois heureuse.

Alors ?

A Jo de décider. Il fait toujours au mieux !

Dis-moi. Que dois-je faire ?

Au fond de moi-même, j'ai toujours su que ça n'irait pas.

Voilà l'homme qu'il te faut !

Prenez bien soin d'elle. C'est une brave fille.

Harry ! Par ici, Harry !

Comment ça a marché ?

Epatamment ! Je reprendrai ce rôle dans mon émission de radio.

Avec une guitare ! Ce sera "Le vieux Tom".

- Puis-je vous déposer ? - Non, merci.

Amenez-moi plutôt chez Bixby.

Ses crevettes au curry sont délicieuses ! 65 cents seulement.

Mon seul désir était de cuisiner vos petits dîners intimes

pour le restant de mes jours.

Madison, quand avez-vous vraiment compris ?

Ce soir, quand j'ai réalisé que vous alliez partir avec Jo !

En ce qui concerne Jo, je voudrais vous dire quelque chose.

Il est si brave garçon, si gentil.

Que va-t-il devenir ?

Rassurez-vous. Ces choses-là finissent par s'arranger.

Avec le temps, il en trouvera une autre !

J'imagine.

Ou un autre rôle à jouer aussi bon que le "vieux Jo" !

Car il est une de mes habitudes que vous n'avez pas découverte !

J'écoute l'émission des "montagnards" à la radio

et l'accent d'Harry Proctor est de ceux qu'on n'oublie pas !

Vous êtes le plus merveilleux des hommes !

Pour reprendre les paroles d'un grand homme:

"Jamais encore une jeune fille n'a tant fait pour si peu !"

Vous êtes appuyée sur la sonnette ?

De l'intérieur ?

J'ai pensé, à tout hasard...

Je ne suis pas en retard ?

Je suis venu au sujet de votre mariage.

Si vous voulez une grande cérémonie...

Sous-titrage: C.M.C.

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