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Original subtitles

TENDRE EST LA NUIT

So tender is the night

There's no one in the world Except the two of us.

Should tomorrow Find us disenchanted

We have shared a love That few have known.

We loved once in splendor How tender how tender is the night

La C�te d'Azur dans les ann�es 20

On n'est pas tomb�s � l'eau.

Vous voulez un enfant ?

J'ai vieilli en quelques minutes

Nous vous envions tous les trois, pas seulement moi.

Un bisou pour avoir voulu faire le malin.

Comment �tait l'eau ?

Sal�e, avec un go�t de whisky.

Tu y retournes ?

Si tu te noies, Nicole pourra se remarier.

Mon loyal ami Tommy.

Repoussant mais fid�le.

- Dick. - Oui ?

- Premi�re tourn�e. - Merci.

- C'est un peu t�t.. - Il est 11h00.

Ce n'est pas le pire moment de la journ�e.

Papa, regarde mon ch�teau.

O� as-tu eu ce drapeau ?

- Maman l'a achet�. - Oui ?

D'apr�s l'�dition parisienne du New York Herald,

nous sommes le 4 juillet.

C�l�brons l'Ind�pendance avec les Am�ricains de la plage !

Une horrible soir�e.

Tu as dit : plus de f�tes.

Qui est cette fille ?

Rosemary Hoyt, une jeune actrice.

Elle est jolie, n'est-ce pas, Dick ?

Elle sait parler ?

V�rifie, Dick.

Inv�te-la � la f�te.

Donne-lui ceci avant qu'elle ne grille.

Je m'appelle Dick Diver.

Ma femme a peur que vous ne br�liez.

Merci, M. Diver.

- C'est votre �pouse ? - Oui.

Nous esp�rons que vous viendrez � notre c�l�bration du 4 juillet, ce soir ?

Oh, oui, j'en serai ravie.

Mais ma m�re est venue pour un seul jour.

Votre m�re sera la bienvenue.

A propos, je n'ai pas vu votre dernier film.

Je n'en ai fait qu'un.

Mon fils, Lanier. Mlle Hoyt.

- Bonjour. - C'est un plaisir, Lanier.

Le plaisir et pour moi. Vous �tes tr�s jolie.

Venez rencontrer les autres.

Regardez, l'actrice se joint aux snobs.

- Les Diver peuvent se payer �a. - C'est elle qui peut payer, non ?

Oui, n�goce de viande.

C'est une Warren, de Chicago.

- Je voudrais les conna�tre intimement. - Louis !

Je ne veux pas les conna�tre.

Je d�teste ces riches expatri�s...

Bonjour, je suis Dick Diver.

- Albert Charles McKisco. - Comment allez-vous ?

Mon �pouse.

Mme Dumphry.

M. Carrier.

- Enchant�, M. ? - C'est un plaisir de vous rencontrer.

Ma femme et moi aimerions vous inviter pour la c�l�bration du 4 juillet.

- Nous serons enchant�s. - Merci beaucoup.

- Alors, � ce soir. - Nous y serons. A quelle heure?

A 8h00, � la Villa Diane. l�-haut sur la colline.

En cherchant l'endroit id�al, nous avons trouv� cet endroit.

La mer, les orangers et le vin de notre vignoble.

Maintenant, je me rends compte de qui vous �tes.

- Qui suis-je ? - Abe North, le compositeur.

- C'est du pass�. - C'est s�r, je vous connais.

Je suis Albert Charles McKisco. J'ai �crit "America Unlimited".

Bravo. Vive Henry Ford.

Que faites-vous dans la vie, Barban?

Je tire.

Petit gibier ?

Buffles en Afrique, tigres en Inde, Bolcheviques en Europe.

Vous n'avez pas envie de faire quelque chose ?

Oui, je voudrais restaurer l'Empire romain.

Je suis d�sol�. La premi�re danse de Nicole est toujours la mienne.

Je n'ai pas l'intention de changer cela.

Merci. La prochaine sera pour vous.

Dr. Diver.

Je te d�sire.

Je te d�sire follement.

Il suffit de dire quand.

Pour �tre tranquille...

que dirais-tu de 2h20 ?

Ce n'est pas le pire moment de la journ�e.

Les Diver sont adorables.

Je suis d'accord.

Ils s'adorent, n'est-ce pas ?

Vous savez que vous avez un tr�s joli nez ?

Assez.

Un autre jour, je visiterai le reste de la maison.

Et aussi le jardin.

Dick vous montrera le jard�n.

Il est tr�s fier de ses lanternes.

J'adorerais !

Je crois que vous m'aviez promis cette danse.

C'est vrai.

Excusez-moi

Je vous cherchais partout. Je suis Louis.

Que faites-vous, Louis ?

J'enseigne le Fran�ais � Mme Dumphry,

mais elle est tr�s tr�s lente.

Mais vous ! Je pourrais vous l'apprendre en 6 ou 7 nuits.

Voulez-vous danser ?

Vous �tes tr�s belle ce soir, Nicole.

J'emporterai cette image en partant.

Vous partez ? Non, Tommy.

O� ?

- Quand ? - Demain.

Paris et apr�s l'Afrique.

N'est-ce pas insens� de rejoindre la L�gion Espagnole ?

Pas pour moi. Et pourquoi non ?

Vous allez nous manquer.

Nicole, je n'ai pas d'excuse pour �tre rest� si longtemps

�tant donn� mes sentiments.

- Tommy, vous �tes un enfant. - Je dis la v�rit�.

Je ferai n'importe quoi pour vous...et pour Dick.

Dick vous appr�cie autant que moi, croyez-moi.

Je vous crois. Donc je vais en Espagne.

Comme vous vivez � Hollywood, je ne pensais pas que c'�tait choquant.

Je pr�f�re ne pas en parler.

Excusez-moi Tommy.

Ch�ri, va sauver l'innocente jeune fille.

Elle est sauv�e.

S'il te pla�t, danse avec elle.

Je ne sais pas ce que �a veut dire et ne me le dite pas.

Louis, votre �l�ve vous attend.

- Pas maintenant ? - Oh si.

Je m'excuse pour Louis.

Maman voulait que je voyage en Europe pour acqu�rir de l'exp�rience.

Acqu�rir ou r�sister ?

�a d�pend qui.

- Et Louis ? - Louis est r�sistible.

- Vous aimez cette musique ? - Je d�teste.

Venez.

C'est une jolie fille.

C'est son m�tier d'�tre belle.

C'est ce que l'on appelle...

une fille saine.

Saine et belle mais cela me laisse indiff�rent.

Vous �tes une belle femme et cela ne me laisse pas indiff�rent.

Dans ce cas, apportez-moi une autre coupe de Champagne.

Tu t'amuses � ton horrible soir�e ?

Oui, tant que nous sommes ici.

Combien de temps �a va durer ?

Dix ou vingt ans peut-�tre.

Les autres partirons et nous resterons l�, tous les deux.

Un peu fatigu�s, peut-�tre mais au bord de la mer.

Oui, s'il te pla�t.

Seulement toi et moi, comme maintenant.

Les autres gens ne nous int�ressent pas.

Reste pr�s de moi, mon ch�ri.

Ne me quitte jamais.

Sans toi, je ne suis pas vivante.

Encore une ? La derni�re ?

Tommy, tu sais bien que ce ne sera pas la derni�re.

Venez, dansons.

M. Diver.

Vous voulez voir le jardin ?

Non, M. Diver. J'ai d�j� visit� de nombreux jardins.

Allez-y.

- Vous avez vraiment tout. - J'ai tout ?

Une belle maison, une belle femme, aim�e de tous.

Et je parle le Fran�ais presque sans accent.

M. Diver, je ne veux pas prendre au s�rieux ce que vous dites.

- Mais un jour, je le ferai. - Dr. Diver, s'il vous pla�t.

Vous �tes un Dr. ?

Tout le monde vous dit M.

C'est le genre de m�decin que je suis.

J'ai ruin� ma carri�re � me cacher sur la C�te d'Azur.

Vous exercez encore ?

Je n'ai jamais arr�t�.

Vous �tes la personne la plus merveilleuse que j'aie jamais rencontr�

� part ma m�re.

Une charmante femme

avec un regard p�n�trant.

Et les miens ?

Vous avez un regard romantique.

Vous le pensez vraiment ?

Vous voyez seulement ce que vous voulez voir.

Maintenant, je vous regarde vous.

Et vos lanternes qui pendent dans le jardin.

- Qui vous l'a dit ? - Nicole.

Elle a insist� pour que vous me les montriez.

- Ah oui ? - Oui, il y a quelque chose de mal ?

Venez, rentrons.

Dick, Nicole est mont�e.

Je crois que nous n'avons pas dans�.

- Un probl�me avec Mme Diver ? - Non.

Laisse-moi entrer.

Va-t'en !

Va-t'en !

Essaye de te calmer.

Laisse-moi seule !

Mme McKisco !

Pouvez-vous sortir, s'il vous pla�t !

Je te d�teste, je te d�teste.

Tr�s bien.

Dis-moi pourquoi.

Pourquoi ?

Tu as emmen� cette petite dans le jardin.

Tu voulais que Rosemary vienne.

Tu va r�veiller les enfants !

Tu te rappelles ?

Tu m'as demand� de l'inviter.

Tu lui as dit que je devais lui montrer le jardin.

Parce que c'est ce que tu voulais.

Tu m'avais emmen�e dans un jardin

et nous avons fait l'amour

et parce que c'est un secret, tu as honte de moi.

Nicole, ce n'est pas r�el. Tu le comprends ?

C'est un fantasme. Ton imagination.

Vous dites toujours cela, Dr. Diver.

Certaines choses n'existent pas ailleurs que dans ta t�te.

10.

Prends, tu te sentiras mieux.

...ce que j'ai vu et entendu � l'�tage...

Mme McKisco !

Je vous d�fends de parler davantage des Diver.

Barban, vous n'avez rien � interdire � ma femme.

Albert, il est temps de rentrer.

Veuillez nous excuser, Nicole et moi

C'�tait une longue journ�e au soleil et...

Vous n'avez pas besoin de vous excuser.

Louis ! Pourquoi ne m'appelles-tu pas � une heure ?

C'�tait une belle soir�e, merci pour l'invitation.

Merci d'�tre venus.

Bonsoir, Louis.

C'�tait une charmante soir�e.

C'�tait la plus belle soir�e de ma vie

Je le dirai � Nicole.

Nous partons pour Paris dans la matin�e. J'esp�re que...

Nous nous reverrons, j'en suis certain.

- Comment va Nicole ? - Elle va bien.

Je lui ai donn� un s�datif.

- Dis-lui au revoir pour moi ? - Je le ferai.

Je te souhaite bonne chance, Dick.

Au revoir Tommy, le l�che.

Fuyant la guerre.

D�p�che-toi.

Je viens.

Nous avons pass� une belle soir�e, merci beaucoup.

Merci d'�tre venus.

J'esp�re que tu t'es bien amus�.

Mais oui, bien s�r, ils ne sont pas mauvais.

Ne suis-je pas mon meilleur ennemi.

Pas tant que je vivrai.

Papa.

Lan, que fais-tu debout ?

- Retourne dans ton lit. - Topsy voulait de l'eau.

Retourne dans ton lit. Sois un gentil gar�on.

- C'�tait quoi ce bruit ? - Rien, l'un des invit�s.

Chut, tu vas r�veiller ta s�ur.

- Elle est r�veill�e. - Non, je dors.

Oui, quoi ? Allez, dors.

- Tu sais compter � l'envers ? - Oui, je sais.

Bonne nuit.

- Compte � l'envers. - Lanier, vas-tu dormir ?

Ch�rie.

Je suis d�sol�e.

Non, ne le sois pas.

Je suis d�sol�e...

Nous allons gagner.

Tu gagneras.

Pas moi, je ne peux pas.

Mais si, tu peux.

Tu peux.

Qu'est-il arriv� ?

Tout allait bien, non ?

- Non ? - Tout allait bien.

Tout va bien.

Non. Je n'irai jamais bien.

Toi, tu iras toujours bien.

Tu es n� pour r�ussir dans la vie.

Je serai toujours comme cela.

Je ne t'apporte rien de bon.

Rien de bon.

Ce ne sera pas toujours comme �a.

Je te jure que ce ne sera pas toujours ainsi.

Ce ne sera pas toujours comme �a ?

Tu sens vraiment que �a va changer.

Je le jure sur ma vie.

Tu te rappelles ?

Qui j'aime ?

Ce que j'ai jur� ?

Ce que j'ai promis ?

Je m'en rappelle.

Quelle heure est-il ?

6h00 pass�es.

C'est t�t.

C'est tard.

Peu importe.

Le meilleur d'une soir�e, c'est quand les invit�s sont partis.

Termine cette composition ou oublie-l�.

Je te l'ai dit plusieurs fois � Paris.

Oui, plusieurs fois. Autant de fois que tu as dit

que tu allais terminer ton livre sur la schizophr�nie.

Mon autobiographie.

Tu sais quoi ?

Allons tous � Capri.

Ecoute, Abe.

La f�te est finie.

- Qui dit �a ? - Moi.

Nicole et moi allons vivre dans le calme et l'intimit�.

Je vais retravailler.

J'aimerais voir ce jour.

Je suis satur�.

Je suis fatigu� des pique-niques, des f�tes et des bals.

Ecoute, Dick.

Il y a 10 ans...

J'avais deux musicaux jou�s � Broadway.

L'un �tait tr�s bon.

M. North, je ne suis pas d'humeur � �couter des biographies.

D�sol� de vous d�ranger, M. Diver.

La v�rit� est que je ne peux pas finir ma composition et que tu...

Va te coucher.

"Pour Dick et son merveilleux travail. De sa ch�re, Nicole."

"Psychologie pour psychiatres" par le Dr. Richard Diver.

Dr. Dohmler, vous le saviez.

Le Dr. Diver a obtenu de brillants r�sultats avec votre s�ur.

Elle a beaucoup progress� depuis qu'il s'est occup� de son cas.

Oui. Mais quand ma s�ur pourra-telle sortir d'ici ?

Soyez franc. Je suis sa tutrice et je dois le savoir.

Dans quelques mois.

Maintenant que nous avons d�couvert la cl�.

Si elle avait �t� plus franche avec nous.

et avec les institutions o� elle a pass� sa jeunesse...

J'ai �cout� sa th�orie, cela ne veut pas dire que je l'accepte.

Si c'�tait �a, Nicole me l'aurait dit il y a des ann�es.

Mlle Warren, vous ne comprenez pas. C'�tait impossible.

C'�tait un secret profond�ment enfoui dans son subconscient.

Je vois.

Votre p�re �tait l'unique protecteur de votre s�ur.

Son Dieu, supr�me et parfait.

Sur un pi�destal, l�-haut, tout l�-haut.

Et puis, vint...cet �v�nement.

Elle n'a pu concilier l'image qu'elle avait de son p�re avec son acte.

Son esprit s'est fissur�.

Pure fantaisie. Elle a toujours �t� fantasque.

Quand maman est morte,

Nicole est devenue la fiert� de mon p�re.

Si quelqu'un l'approchait, il aurait pu le tuer...

J'ai vu ce regard.

Mon p�re �tait un homme distingu� et respect� en Am�rique.

- Je n'ai pas dit le contraire.. - Qu'insinuez-vous ?

Nicole a dit quelque chose ? Qu'a-t-elle dit ?

Accuser mon p�re,

cet homme extraordinaire,

d'un acte sordide et criminel.

Nous n'accusons personne.

Et vous devez oublier les termes sordide et criminel.

Nous ne sommes ni des moralistes ni des policiers.

C'est en connaissant la v�rit� que nous aiderons votre s�ur.

D�sol� de parler de �a, Mlle Warren,

Nicole est angoiss�e � l'id�e que son p�re s'est suicid�.

C'�tait un accident. Il �tait �puis�.

Avant de mourir, a-t-il dit quelque chose qui pourrait nous �clairer ?

S'il vous pla�t, Mlle Warren.

Il a juste dit...

Un d�tail anodin peut nous aider.

Ce n'est pas anodin.

J'�tais avec lui, juste avant...

juste avant sa mort.

Mon p�re a murmur�.

J'ai cru qu'il d�lirait avant de mourir.

Il a dit...

Dieu seul pourra pardonner

le mal que j'ai fait � Nicole.

Vous avez aid� votre s�ur.

J'esp�re que mon p�re comprendra.

Il voulait qu'elle gu�risse.

Bien s�r que oui.

Quand ce sera termin�,

nous vous donnerons une preuve de notre reconnaissance.

La meilleure serait de comprendre Nicole et de l'aimer.

Vous �tes s�r que c'est bien de ne pas la voir?

Oui. Nous ne lui dirons pas que vous �tes venue.

C'est Mlle Warren, la s�ur de Nicole ?

Oui, Dr.

Ce n'est pas mauvais pour le prestige de la clinique.

Les Warren sont connus, comme les Rockefeller.

Cette visite est tr�s bonne pour nous.

Franz.

Je ne sais pas si nous obtiendrons une gu�rison totale.

Vous avez fait un long chemin en peu de temps.

Pourquoi cette modestie ?

Vous avez dit avec votre effronterie am�ricaine :

"Je veux �tre un grand psychiatre. Le meilleur qui ait jamais v�cu."

J'�tais tr�s jeune.

Dans les heures silencieuses de la nuit,

�tes-vous rest� �veill� vous demandant : Seigneur,

suis-je comme tous les autres ?

Suis-je donc comme tous les autres ?

Ce qui me tient �veill�, c'est la peur de ne pas �tre comme les autres.

Nous sommes des oppos�s. C'est pourquoi on se compl�te.

Nous aurons notre propre clinique un jour.

Peut-�tre celle-ci.

Vous verrez.

Je vais voir Nicole.

Non, allons boire un verre � votre avenir,

� notre avenir.

Mlle Warren, le Dr. Diver est l�.

Bonjour, capitaine Diver.

Je vous attendais.

J'ai commenc� votre portrait.

J'essaye de vous imaginer en capitaine.

C'est excellent et tr�s flatteur.

Je ne sais pas si je vous aime ou non en capitaine.

Je n'aime pas l'arm�e.

Je pr�f�re vous imaginer comme

un gros chat blanc.

Alors, comment �a va ?

Aujourd'hui, je pense � une chose et demain � une autre.

Il n'y a que �a qui va mal chez moi. Dans ma t�te.

Mon estomac a toujours des sortes de n�uds.

et �a fait mal.

Un Dr. � dit que je bluffais. C'�tait il y a longtemps.

Vos pens�es sont les m�mes ?

Non, je crois que l'amour est tout.

- Ou devrait l'�tre. - Je comprends cela.

On vous comprend trop ici,

on devient paresseux.

Vous voulez un disque des USA apport� par ma s�ur ?

Oui, �a fait longtemps que je n'ai pas entendu de la musique de chez-nous.

Vous l'aimeriez ma s�ur.

Elle s'appelle Elizabeth mais on la surnomme B�b�.

Je ne sais pas pourquoi.

Elle s'est mari�e deux fois.

Mais elle garde le nom de Warren.

B�b� a �t� Duchesse une fois. pendant un an ou deux.

Cela s'appelle "I Never Knew".

Vous voulez aller en ville ?

En ville ?

A Zurich ?

- Comme �a ? - Rien que nous deux.

- Que ferons-nous ? - On se prom�nera.

- Quand ? - Tout de suite.

Dans les rues ?

- Il y aura des milliers de gens. - Je sais.

C'est pour mes v�tements.

Je ne suis pas all�e en ville depuis...

Vous �tes tr�s bien comme �a.

Je suis horrible

et mes cheveux...

Personne ne s'int�ressera � vos cheveux � Zurich.

- Je ne peux pas y aller. - Vous allez y aller.

- Vous �tes f�ch� ? - Non

Sans importance si je l'�tais.

Vous n'avez pas � vous pr�occuper de mes sentiments.

Puis-je mettre un chapeau ?

Et si vous ne l'aimez pas ?

J'en suis d�j� fou de votre chapeau, mettez-le.

Nous serons de retour dans 1h.

Venez.

Le Monde vous pla�t ?

Avec vous, oui.

Vous verrez qu'il est merveilleux, m�me sans moi.

J'ai eu un v�lo dans le temps.

Oui ?

Pourquoi me regardent-ils ?

Et vous, pourquoi les regardez-vous ?

Stockholm !

Le Caire !

Comme j'aimerais y aller.

Londres.

On m'a emmen�e � Londres quand j'avais 11 ans.

Je ne me souviens de rien.

Le brouillard peut-�tre.

Les gens peuvent-ils voir que je suis folle

ou je ne sais quoi ?

Personne ne voit rien de tel.

Ils sont aveugles parce que je suis folle,

folle de bonheur et de gratitude.

Ce n'est pas anormal, n'est-ce pas, la gratitude ?

Je voudrais courir.

Courir !

Je n'avais pas fait autant d'exercice

depuis que j'ai couru 5 Km derri�re une ambulance.

Je n'ai pas couru tr�s loin.

Me rattraperez-vous toujours si je cours ?

Toujours ?

Non, il y aura d'autres hommes pour cela.

Il y a autre chose.

Quoi donc ?

Je me pose de terribles questions.

Serai-je aussi � l'aise avec d'autres hommes

que je le suis avec vous ?

Vous le serez quand je vous aurai rel�ch�e.

Rel�ch�e ?

�a sonne froid comme un divorce.

Vous ne croyez pas que je pourrai me marier avant longtemps ?

Je ne vois pas pourquoi.

Vous �tes s�duisante, brillante, charmante.

Merci de dire cela.

Nous devrions rentrer. Un patient m'attend.

Il le faut vraiment ?

Mlle Warren a toujours de la difficult�

� s'adapter � la vie courante.

Un contact avec le monde ext�rieur est maintenant indiqu�.

Sa phobie des hommes a bien diminu�.

Sauf si c'est vous qui aggraviez le probl�me.

Je ne comprends pas.

Votre position me semble difficile.

Mlle Warren est tr�s attrayante

mais la situation doit se terminer

ce transfert qui la fait d�pendre de vous,

son engouement pour vous doivent cesser

avant qu'elle ne soit renvoy�e dans le monde toute seule.

Vous devez vous demander quels sont vos sentiments pour elle.

- Mes sentiments ? - Oui, vos sentiments.

Je suis amoureux d'elle.

C'est ce que je craignais.

J'ai aussi peur pour vous.

L'amour !

Comment un brillant Dr. promis � un grand avenir

peut tomber amoureux d'un esprit f�l� ?

On a vu de bons mariages entre un Psy. et son patient.

Oui, je sais. J'en ai parl�.

M�me dans ce cas, c'est la tyrannie du malade.

En premier, vous apprenez � vivre selon le mode de vie du malade

ensuite, vous aimez ce mode de vie.

Et si le malade est gu�ri ?

Parlez comme un scientifique, pas comme un �colier amoureux.

Vous ne pouvez �tre � la fois Psy. et amant.

Vous ne pouvez �tre son guide, son Dr., son Dieu et son mari.

Quand elle d�couvrira qu'elle a �pous� un �tre humain faillible,

Ce sera la catastrophe pour l'un ou pour les deux.

J'ai �t� votre professeur.

Un professeur fier de vous.

Vous n'�tes plus un �tudiant.

Faites ce qui vous semble juste comme Dr. et comme homme

dans l'int�r�t du patient.

D'autant plus si c'est la femme que vous aimez.

Vous pouvez me faire confiance.

Caf� ?

Vous �tes contente d'en avoir fini avec les Dr. et les cliniques ?

Je pense que oui.

Ce sera agr�able de pouvoir m'amuser comme tout le monde.

Ne bougez pas.

Je voudrais vous dessiner comme vous �tes maintenant.

Il ne faudra pas faire d'exc�s pendant 1 an ou 2.

Retournez en Am�rique et soyez heureuse.

Je ne veux pas retourner en Am�rique.

Je veux rester ici, en Suisse.

Vous en avez assez de la Suisse.

Rentrez et tombez amoureuse.

Je ne pourrai pas.

Mais si. Pas la 1�re ann�e, mais un jour.

Vous pouvez mener une vie normale avec une maison pleine d'enfants.

Je ne pourrais pas me marier avant longtemps.

Vous serez vite en pleine possession de vos moyens.

Ce sont vos amis qui seront fous en vous voyant.

Votre s�ur viendra vous chercher vers le 10 du mois.

Vous ferez enfin connaissance.

Non. Je pars.

- Quand ? - Ce soir.

Je prends le train pour Gen�ve.

Le Dr. Dohmler m'a accord� un cong�

et je vais travailler sur mon livre.

Et moi ?

R�fl�chissez a votre bonheur, vous �tes gu�rie.

- Gu�rie ? - Oui.

Pendant des mois, j'ai eu une raison de gu�rir

Quand elle dispara�t, il semble que je n'en ai jamais eu.

Il ne faut pas dire �a.

Que vous soyez gu�rie apr�s tant d'ann�es

prouve que le facteur d�clenchant...

Il se fait tard.

- Je vais rentrer. - Je vais vous ramener.

Je vous en prie, Dr. Je voudrais rentrer seule.

Si vous croyez que je peux.

Bien s�r que vous pouvez.

Au revoir, Dr. Bonne chance.

Je vous souhaite d'heureuses vacances et une heureuse vie.

Comment allez-vous ?

- Dites-le-moi. - Merveilleusement.

Quelle chance que vous soyez ici.

Vous d�ner avec nous. Nous sommes au Palace.

B�b� est l�. Vous allez enfin la conna�tre.

Dr. Diver, Le Cne Barban.

Et le comte de Marmora.

Comment c'est � Zurich ?

Toujours aussi sain et ennuyeux. Je rentre demain.

D�j� ?

Vous habitez Zurich ?

Il faut vraiment que vous repartiez demain ?

Il le faut. Je vais d�gringoler avec mon v�lo.

Vous m'emm�nerez sur la cadre.

Je parle s�rieusement.

Ce sera amusant.

Non, Nicole, je vais vous porter dans mes bras.

Ou je vais vous lancer et vous voltigerez comme une plume.

Du moment que le Dr. Diver est l� pour recoller les morceaux.

Tommy, comme vous avez raison. Vous ignorer � quel point.

Vous n'�tes pas au Palace ?

Dans une pension. Les Rosiers en bas de la colline.

D�ner � 8h00. Smoking.

Pas de d�ner, j'en ai peur.

Ne soyez pas ridicule. Venez comme vous �tes.

B�b�, voulez-vous danser ?

Dansez avec Nicole.

- Vous venez ? - Avec plaisir.

- Nous danserons la prochaine, Dr. - Vous n'aimerez pas.

Ils ont �t� tr�s �vasif � la clinique quand je suis venue la chercher.

Le Dr. Gregorovius � dit, si j'ai bien compris

c'est quelle doit mener une vie aussi normale que possible.

Ce n'est pas facile avec une fille aussi fantasque.

Pensez qu'elle d�couvre le monde.

Elle s'est coup�e les cheveux � cause d'une photo parue dans Vogue.

Comprenez mes probl�mes.

Je suis sa s�ur, mais aussi sa tutrice, sa gardienne.

D'accord, elle a coup� ses cheveux.

C'est une excentrique, vous ne la changerez pas.

Comment faire la part entre l'excentricit� et la folie.

Elle est tout � son bonheur tout neuf. N'ayez pas peur.

Si je la ram�ne � Chicago.

Notre p�re a beaucoup donn� � l'�cole de m�decine.

Elle pourrait rencontrer

un gentil Dr., pas trop vieux.

Vous voulez dire, t�l�phoner au doyen et lui demander s'il conna�t

un gentil Dr. pas trop vieux et disponible ?

Je ne doute pas que cela vous paraisse amusant.

Pas � moi, ni pour le Dr.

Beaucoup sauteront sur l'occasion.

Quand vous prospecterez, faites-vous accompagnez par quelqu'un

pour ne pas vous faire arnaquer.

Ne tournons pas autour du pot.

Pourquoi pas vous ?

Je ne suis pas preneur.

Il me semblait que Nicole vous plaisait.

Elle fait plus que me plaire. C'est pourquoi je ne suis pas preneur.

Supposons qu'elle soit pauvre au lieu d'�tre tr�s riche.

L'argent n'a rien � voir l�-dedans.

Une fortune comme la n�tre a � voir dans tout.

Il y a des hommes qui voient l'argent

comme quelque chose de castrateur.

L'argent n'a jamais fait de mal � un homme bien. Sauf dans les romans

C'�tait une rencontre int�ressante.

Asseyez-vous, je n'ai pas termin�.

Mais si, Mlle Warren, nous avons termin�.

Excusez-moi, Tommy, mais...

J'ai compris, Nicole.

Votre danse, Dr.

Vous allez mourir de froid et mon travail aura �t� vain.

Je ne savais pas danser.

- N'�tes-vous pas fier de moi ? - Tr�s fier.

Vous semblez...absolument...

Absolument ! C'est exactement ce que je ressens.

- B�b� vous a ennuy� ? - C'est moi qui ai ennuy� B�b�.

Vous n'�tes pas oblig� de l'appr�cier

Je veux simplement qu'elle vous appr�cie.

Je sais que c'est d�j� fait. Elle a un �il tr�s s�r.

Je n'en doute pas.

A la clinique, vous m'aimiez bien, n'est-ce pas ?

Ou �tre gentil faisait-il partie du traitement?

Cela faisait partie du traitement.

Si je n'avais pas �t� malade

Quelle genre de femmes...

- Vous savez ce que je veux dire. - Ne vous montez pas la t�te.

J'ai connu un homme amoureux de son infirmi�re...

Foutaises.

Cette expression est vulgaire.

Vous me prenez pour une idiote.

C'�tait le cas quand j'�tais malade, mais plus maintenant.

Si vous n'�tiez pas si s�duisant vous pourriez croire que je suis encore folle.

C'est de la malchance. Ne faites pas comme si je l'ignorais

Je sais tout sur vous ou sur moi.

Les s�urs Warren, vous savez tout sur tout.

Je vais vous apprendre quelque chose.

Vous �tes tr�s s�duisante mais je ne tomberai pas amoureux.

Vous ne me laissez pas ma chance.

Quelle chance ? Une chance pour quoi ?

Donnez-moi ma chance, maintenant.

Je me rappelle quand je vous attendais dans le jardin de la clinique.

Je vous tenais dans mes bras comme un bouquet de fleur.

C'�tait cela. Pour moi du moins.

Je veux que vous repassiez cette porte et retourniez vers ce qui est votre vie.

C'est pour cela que je vous aie gu�rie.

C'�tait mon travail. Il est termin�.

Si je suis gu�rie, je peux aimer et esp�rer �tre aim�e en retour.

Pour quel autre but une femme d�sirerait-elle �tre gu�rie.

N'est-ce pas vrai ?

Une femme qui �tait malade peut tomber amoureuse

sans que ce soit un besoin de n�vros�e.

Une femme qui a pass� des ann�es et des ann�es dans des cliniques

peut tomber amoureuse.

Tr�s bien Dr.

Si vous avez encore peur.

Tous mes v�ux pour une longue vie de bonheur tous les deux.

Tous mes v�ux, Dick.

Je compte vous voir chez-nous apr�s la lune de miel.

J'esp�re que �a ne va pas �tre une tr�s longue lune de miel.

Elle sera br�ve.

Mais surtout, n'oubliez pas de venir.

Meilleurs v�ux, Dick. F�licitations de nouveau, Nicole.

Je peux vous l'enlever un petit moment.

- Juste un petit moment. - Merci.

C'est beau d'aimer et d'�tre aim�.

Avez-vous �t� mari� ?

S�, j'ai �t� mari�.

Vous aurez plus de chance, j'esp�re.

- Revenez bient�t travailler. - Promis, Dr.

Et travailler sur votre livre. Il pourrait �tre important pour tous.

Je vous promets de travailler dessus.

Vous aller me manquer. M�me pour cette courte absence.

Ces 3 ann�es on �t� tr�s efficaces.

Navr�e d'interrompre cette conversation.

Quand vous serez seul, ouvrez cela.

Des instructions ?

C'est cette chose g�nante que certains appellent un petit ch�que.

Mais cette fois, ce n'est pas un petit ch�que.

Je pensais avoir �t� tr�s net sur les questions d'argent.

Je ne reviens jamais sur un march�.

Je n'ai pas pass� un march�. Je l'ai �pous�e par amour.

C'est sans importance, vous �tes de la famille.

O� irez-vous apr�s Come ?

- On revient a Zurich. - Exact et au travail.

Ridicule !

Elle n'est jamais all�e � Par�s,

ni au Caire, � Venise ou sur la C�te d'Azur.

La C�te d'Azur ? On pourra, Dick ?

Je crois que nous devrions partir.

C'est merveilleux d'�tre comme tout le monde.

De toujours sentir ta chaleur � c�t� de moi.

Est-ce que nous nous aimerons toujours, toujours...

Mais c'est moi qui aime le plus.

Que tu dis.

- Je sais toujours... - Que sais-tu toujours ?

...quand tu es loin de moi. M�me quelques instants.

Allo, B�b� ?

Oui, je t'entends.

Tu ne peux pas savoir � quel point Dick est adorable.

Non, je veux que tu r�gles les questions d'argent.

L'argent n'a pas d'importance pour nous.

M�me si c'est tr�s peu.

Nous allons vivre tr�s simplement � Zurich.

Dick gagne presque assez � la clinique, pour nous deux.

Enl�ve le "presque".

Si je me porte bien ?

Je suis si heureuse, que je n'ose pas respirer

de peur que �a finisse.

Inutile d'ouvrir l'enveloppe pour savoir qu'elle viennent de B�b�.

Non, elles viennent de Tommy Barban, affectueusement de Casablanca.

Tommy est un bon ami. Il t'aime beaucoup.

Cela me pla�t que les gens m'aiment beaucoup.

Et toi ?

Est-ce que tu m'aimes beaucoup ?

Plus que jamais.

Maintenant que nous sommes 3.

Cela prouve que je suis normale.

C'est effrayant d'�tre normale.

Les gens attendent que vous vous conduisiez comme tout le monde.

Lanier tu es un tr�s beau gar�on.

Bonne ann�e !

Je vais te pr�senter ma femme.

Qui est votre abominable ami ?

Nous avons parmi-nous le c�l�bre

compositeur am�ricain, Abe North.

Dans son style particulier, il va vous souhaiter une bonne ann�e.

Regarde cette jolie fille.

Qui est son cavalier, son p�re ?

Aucune id�e. Dansons.

As-tu fais tes bonnes r�solutions ?

Choisis-en une et on s'y tiendra.

Que cette ann�e soit la plus heureuse

la plus saine et la plus paisible de notre existence.

�a commence bien.

Bonne ann�e.

Bonne ann�e.

Un, deux...

Enl�ve ta chemise.

Non, je ne veux pas...

te l�cher.

Tu veux que je te dise quelque chose

Quelque chose qu'il faut faire, et vite...

Quoi ?

Repartir pour Zurich.

Pourquoi ?

C'est une obligation envers ma profession

et envers moi-m�me.

Je dois reprendre le travail.

Pourquoi � la clinique de Zurich ?

Nous sommes dans un monde si merveilleux.

C'est une promesse au Dr. Dohmler et � moi-m�me.

Je sais, ton travail, ton livre.

C'est tr�s important.

Il est important que tu travailles dans un endroit calme.

B�b� m'avait parl� d'une villa sur la C�te d'Azur

qui surplombe la mer et o� nous aurons chaud au soleil,

au calme.

Nous ferons am�nager un bureau.

Mon chou...

ma ch�rie...

C'est merveilleux...

mais �a ne r�pond pas � nos besoins.

Tu veux dire les miens.

C'est �a que tu veux dire.

Parce que j'ai fait quelque chose.

Non. Je suis Dr. M�decin sp�cialiste.

Je sais et je suis ta patiente. Et je le serai toute ma vie.

- Je t'en prie. - Laisse-moi.

Ce ne serait pas mieux pour toi que nous nous s�parions.

Jamais, jamais nous nous s�parerons.

Me permettrais-tu de garder les enfants si on se quitte ?

On ne se quittera pas.

Nous ne rentrerons pas � Zurich.

J'ai fini la chanson.

Elle s'appelle "La chanson de Diver".

C'est toi qui m'a inspir�.

Dr., �a va �tre un succ�s.

Va te coucher.

Bonjour.

Bonjour. Comment te sens-tu ?

En pleine forme. Mieux que jamais.

J'ai fait un plan.

On va prendre le hors-bord, traverser la baie...

Avec du champagne et des sandwiches au poulet ?

Rien de tout cela. On file � Zurich.

Quoi ?

Zurich, Suisse.

- Quand ? - Tout de suite.

La nuit derni�re...

Jamais... je te promets...

Ce n'est pas que cette nuit.

C'est toutes les nuits et toutes nos adorables journ�es

Nous allons partir. Il le faut, pour nous sauver.

J'irai au bout du monde si tu me le dis...

- d�s l'instant que suis avec toi. - Bon.

Ferme la maison et cloue la porte.

Je vais � Zurich voir Dohmler et choisir une maison.

On se retrouve � Par�s jeudi

et nous irons ensemble � Zurich.

Ne t'inqui�te pas pour la maison, je m'occupe de tout.

Merci, ch�rie.

Nous aurons une nouvelle vie, une belle vie.

- C'est le Dr. Diver ? - Pr. Dohmler.

Bien s�r, venez.

Bienvenue.

Prenez cette chaise et asseyez-vous.

Que vous arrive-t-il ?

C'est tr�s simple, je suis vieux.

Vous ? Jamais.

M�me dans ma jeunesse, je ne fus jamais aussi jeune que vous.

Ce n'est pas s�rieux ?

S�rieusement ?

Je vais mal.

Vous avez l'air d'aller bien.

Mais allez-vous...vraiment bien ?

Pourquoi �tes-vous venu � Zurich ?

Je suis venu vous voir.

- Et... - Oui, et ?

Je voudrais revenir.

Pour aller de l'avant, je l'esp�re.

Comment va Nicole ?

Comment va l'�pouse du Dr. Diver ?

C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis venu.

Elle a rechut� ? Gravement ?

Ce n'est pas vraiment une rechute. Mais je m'y attends.

C'est la peur de la rechute qui inqui�te.

Ce n'�tait pas difficile � pr�voir.

C'est la tyrannie de la faiblesse.

Vous devez comprendre que quand les rechutes se terminent...

Il n'y a plus d'amour.

Quand elle se rendra compte qu'elle a �pous�...

un �tre humain faillible et non un Dieu...

Vous pouvez rire Pr. Il est possible q'elle arrive � m'aimer

comme un �tre humain faillible.

Tout est possible.

Mais que serez-vous alors ?

Serez-vous encore celui qu'elle voudrait.

ou celui que vous voudriez �tre ?

Que vous est-il arriv� ?

Nous exer�ons une �trange profession.

Beaucoup l'embrassent

parce qu'ils sont un peu d�boussol�s.

Nous devenons des cliniciens afin de livrer nos propres batailles.

C'est pourquoi je voulais revenir.

Pas seulement pour le travail et pour Nicole.

J'ai besoin d'aide.

Vous pouvez aider Nicole. Mais pour vous,

cela ne d�pendra que de vous-m�me.

Quand au travail, Gregorovius, est mon successeur.

Franz est un homme bien.

Franz est un homme limit�.

J'avais esp�r� que...

Je l'avais esp�r� aussi.

Je serai heureux de travailler avec Franz, s'il m'accepte.

Tr�s bien.

Je vois que vous �tes toujours humble.

Franz peut apprendre de vous.

D�sol�e, Dr. Diver mais je dois vous demander...

Bien s�r.

J'esp�re ne pas �tre rest� trop longtemps.

Je suis heureux que nous g�rions cette clinique ensemble.

Vraiment, vous �tes s�rieux ?

Quelle �quipe, vous et moi.

Mais je ne sais pas si...

�a vous donnera une base.

En hiver, vous pourrez aller en France, en Am�rique.

Faire de la recherche, travailler sur votre livre, prendre des contacts.

Je n'envisageais pas de repartir.

Je suis revenu pour travailler � Zurich.

C'est encore mieux.

Quelle �quipe nous ferons !

Moi, le directeur administratif.

Vous, le brillant th�oricien.

Il me faudra un peu de temps pour me remettre dans le bain.

Nous avons un d�lai raisonnable.

J'ai parl� au conseil d'administration.

Je crois que pour moi,...pour nous,

Nous pourrions avoir la clinique pour...environ...

200 000$. Une affaire !

Bien s�r, plus tard, il faudra davantage.

Certaines innovations, agrandissements...

Mais o� trouverons-nous l'argent ?

- Dick ! - Oui, je vois, bien s�r.

Ce pourrait �tre une mine d'or.

Au revoir, Franz.

Vous n'�tes pas f�ch� contre moi ?

Non, je ne suis pas f�ch�.

Pourquoi auriez-vous besoin de moi, si ce n'est pour l'argent ?

Soyons justes.

Je trouve que vous avez une belle vie.

Beaux costumes, bien nourri...

Tout. Une voiture qui vous attend...

Vous ne pouvez attendre de moi... apr�s tant d'ann�es...

Je ne vous bl�me pas.

C'est moi que je dois bl�mer.

Pourquoi n'y r�fl�chissez-vous pas ?

Je vais probablement y r�fl�chir pendant les prochaines 20 ann�es.

Au revoir, Franz.

Ch�ri.

C'est merveilleux.

Je ne m'attendais pas � te voir rentrer avant demain jeudi.

Hello, Dick. Bienvenue !

Bonjour tout le monde.

- Ch�ri, qu'est-ce que tu as ? - Rien.

La f�te de bon matin.

Tu n'as rien ramen� ?

Que font-ils ici ?

Rosemary a t�l�phon� et je lui ai dit de venir.

C'est une chic fille. Abe vient d'arriver.

Qu'y a-t-il ? Il s'est pass� quelque chose hier ?

Cela ne date pas d'hier.

Ne soit pas comme �a.

Dis-le moi.

C'est une longue histoire. Je te la dirai plus tard.

Rejoignons les autres.

Rosemary comment allez-vous ?

Bienvenue dans la Ville Lumi�re.

Elle apprend vite.

Je croyais que vous ne buviez pas.

C'est mercredi.

J'ai 21 ans aujourd'hui.

Pourquoi ne pas l'avoir dit ?

C'est une date importante..

A son �ge, j'avais 31 ans. Ou bien c'�tait 41 ?

Il n'arrive rien d'important avant d'avoir 21 ans.

Et c'est la m�me chose apr�s. Pas vrai, Dick ?

On va f�ter �a.

Maman et moi allons visiter les champs de bataille.

J'ai toujours voulu les visiter.

Seule une am�ricaine peut visiter les tranch�es le jour de ses 21 ans.

J'ai f�t� un anniversaire dans les tranch�es il y a longtemps.

Papa �tait commandant et il nous l'a fait promettre.

Pourquoi ne pas venir, Nicole.

Ce serait un magnifique anniversaire si tous venaient.

Je vous en prie, Dick.

Bien s�r qu'il viendra. Nous venons tous.

Vous savez quoi ?

Nus allons faire la f�te. Une nouba formidable.

Je vous porte un toast Rosemary. Et a toi Abe.

A l'imp�rissable gloire de notre g�n�ration.

La n�tre ou la sienne.

Nous avons le m�me �ge aujourd'hui.

Pr�te, Nicole ?

Je suis pr�te.

Toute pr�te comme moi. "Tendre est la nuit".

- C'est de qui ? - De Keats.

On prend maman � l'h�tel.

Votre m�re, 3 bouteilles de champagne

et 2 de whisky et du bourbon.

Partons.

C'est pr�t, Dr. Diver.

J'esp�re qu'ils ont des �ufs brouill�s sans champagne.

Ou du champagne sans �ufs brouill�s.

Dommage que maman soit fatigu�e elle aurait aim� venir ici.

- Bonsoir, Tommy ! - Bonsoir, Dick.

Je vous croyais en Afrique.

- Quand pars-tu ? - J'attends mes ordres.

Ne sois pas impatient. Il y doit bien y avoir une guerre.

Aujourd'hui, nous avons tous fait notre devoir,

nous sommes all�s voir si � l'ouest il n'y avait rien de nouveau.

Dick � �t� merveilleux.

Prenons un verre pour f�ter le retour du guerrier

J'ai pass� trop de nuits au Sahara � r�ver de danser avec Nicole.

Ne me dis pas que la 1�re est pour toi.

La 1�re est toujours pour le soldat qui s'en va-t-en guerre.

Qui est-ce ?

Je vous ai pr�sent� il y a quelques minutes.

Un vieil ami, Collis Clay.

Oui, je me souviens tr�s bien.

- Bonsoir, M. Clay. - Bonsoir � nouveau, M. Diver.

Belle pi�ce de bagage.

Une couverture de magazine.

Pas comme Nicole.

Nicole est un Rapha�l.

Je t'ai mal jug�.

Je pensais qu'elle t'int�ressait.

Non, Nicole est ma petite.

Je suis lasse. On peut rentrer ?

Rentrer ? La soir�e ne fait que commencer.

Alors reste et amuse-toi bien.

Et Rosemary ?

Fais-lui visiter la ville.

Tu es s�re ?

Je suis s�re de toi.

Cela te d�range si je ram�ne Nicole ?

Ce que je dirais serait faux, alors oui, cela me d�range.

Dis au revoir � Rosemary. Au revoir, Abe.

C'�tait une blague. Bien s�r que tu peux la ramener.

Elle peut faire ce qui lui pla�t.

Alors, ce sont ses sentiments que je respecterai, pas les tiens, d�sol�.

Respecte ses sentiments et personne ne sera d�sol�.

M., vous dansez ?

Si, mais ma petite amie est l�-bas.

Vous ne devriez pas la d�ranger.

Que dites-vous ?

Je ne parle de vous � personne.

Je ne veux pas que d'autres sachent comme vous �tes merveilleux.

Sinc�rement, Dick.

Je vous aime, je vous aime vraiment.

En plus d'�tre jolie, vous �tes une tr�s bonne com�dienne.

Tout ce que vous faites comme faire semblant d'�tre amoureuse,

Ou faire semblant d'�tre timide.

Nous sommes tous les deux de bons com�diens.

Quand vous souriez, je m'attends toujours � voir une dent de lait.

Je sais que vous ne m'aimez pas. Je ne l'esp�rais pas. Mais...

Vous emmener o� ?

Cela m'est �gal, o�.

Non, c'est le champagne.

Avez-vous pens� au mal que �a pourrait faire � Nicole ?

Ceci n'a rien � voir avec elle.

Il y a le fait que je l'aime.

Vous devez �tre capable d'aimer plus d'une seule personne.

Vous voulez commencer votre vie en vous mettant dans le p�trin ?

Cela n'a aucune importance.

Vous cherchez une fin ? Je vais vous donner une fin.

Ce n'est pas ce que j'avais en t�te.

Montrez-moi ce que vous aviez en t�te.

- Pourquoi vous montrerai-je ? - Vous n'�tes pas forc�.

Vous aviez du mal a trouver une fin. J'ai voulu vous en offrir une.

Attendez-moi ici.

Je ne comprends pas.

M. l'agent.

Je prends la responsabilit�.

- Vous parlez Anglais ? - Un peu.

Pouvons-nous parler en priv� ?

- Pourquoi ? - Venez un moment.

C'est homme est...

C'est vrai.

Trouvez le Dr. Diver.

S'il n'est pas au Zelli, essayez dans les autres bo�tes.

Oui, � Montmartre et ailleurs.

Vous �tes si merveilleux.

Qui vient prendre un petit d�jeuner aux halles ?

Tu rentres chez toi. Et vous aussi.

Je vous connais � peine, mais vous rentrez chez vous.

Vous �tes la plus jolie fille que j'aie jamais vu, Mlle Hoyt.

C'est ma gosse.

Abe, on te d�pose.

On va tous chez Florence.

Absolument exclu.

Alors, je ne joue plus.

Il est mari�. Que fait-il avec cette belle fille ?

Il est avec parce qu'il ne veut pas d'elle.

Ce sont, mon ami, les joyeuses surprises de l'amour.

Il le joue encore. Ecoutez.

Ecoutez.

Il va voir.

C'est beau ici, n'est-ce pas ?

C'est dans la famille depuis des g�n�rations.

Bien entendu.

R�veillons Nicole et prenons le petit d�jeuner.

Bonne id�e.

Faites monter du champagne dans mon appartement

Dieu merci, vous �tes ici.

Nous vous avons cherch� partout.

Votre fille est tr�s malade.

- Comment �a ? - Elle a �t� empoisonn�e.

Empoisonn�e ?

Elle est avec le Dr.

- Concierge. - Mlle ?

- Appelez-moi un taxi. - Oui, avec plaisir.

Que ce passe-t-il ?

Mon mari, le Dr. Diver. Le Dr. Faure.

Qu'est-ce qu'elle a Dr. ?

Votre fille �tait tr�s mal. Je viens de pomper tout l'alcool.

L'Alcool ?

Va dans ta chambre et couche-toi.

Topsy n'est plus malade ?

- Non, �a va maintenant. - Va te coucher, Lan.

Va vite au lit.

Topsy a eu soif et a trouv� toutes ces boissons dans le salon.

- Et o� �tiez-vous ? - Je dormais.

Vous dormiez !

Elle a d� se lever et sortir sans me r�veiller.

Quand je me suis r�veill�e, elle �tait malade.

Elle parlait de fa�on si �trange que je ne la comprenais pas

Lanier m'a dit qu'elle �tait all�e chercher de l'eau. L�.

Elle a bu dans les verre et �tait ivre.

Pourquoi dormiez-vous ?

Ce n'est pas sa faute, nous avons laiss� ces boissons sur la table.

Je reviendrai la voir plus tard.

- Restez aupr�s d'elle. - Oui, Mme.

Il faut faire quelque chose.

Il faut en finir avec cette...bringue.

Je sais.

Que s'est-il pass� � Zurich ?

Quelle importance cela a-t-il ?

Cela a beaucoup d'importance.

Gregorovius va prendre la place de Dohmler.

Je pouvais revenir � condition de lui trouver 200 000$.

Apr�s ce qui s'est pass� cette nuit, ce n'est pas cher.

Je ne comprends pas.

Il a rachet� la clinique.

Il me prendra avec lui si je lui apporte des capitaux.

Pas autrement.

C'est moi qui t'ai emp�ch� de prendre ta place quand tu pouvais le faire.

Nous devons y revenir. L'argent ne compte pas.

J'arrangerai �a avec B�b�.

Il faut repartir pour nous sauver nous-m�mes.

Je ne vois pas ce que nous pourrions sauver.

Particuli�rement en ce qui me concerne.

Tu es un trop grand homme pour croire � des choses pareilles.

Je n'arrive plus � faire fonctionner ma cervelle.

C'est comme si elle se fermait chaque fois que j'essaie de r�fl�chir.

Et maintenant, Topsy.

Ch�ri.

Quoi encore ?

C'�tait la police.

- Abe a �t� tu�. - Quoi ?

Oh, mon Dieu !

O� dois-je la poser ?

Posez-la ici.

Le Dr. Dohmler, le c�l�bre psychiatre est mort !

Quel temps horrible.

Avez-vous oubli� notre rendez-vous ?

Moi ? Non.

Je suis retourn� voir la petite Lenox.

Quel est votre diagnostic ?

Le m�me, neurosyphilis. Malgr� le test Wasserman.

Une bonne id�e de Nicole d'avoir sorti les infirmi�res de leur uniforme.

�a fait un peu moins h�pital.

Vous pouvez venir d�ner chez moi avec Nicole, ce soir ?

Je crois qu'elle a arrang� quelque chose avec les enfants.

Je vais lui demander.

Le p�re du petit Pardo nous attend.

Je voudrais avoir une explication avec ce type.

Dick, un peu de patience, je vous en prie.

C'est l'une des plus grosses fortunes du Chili.

C'est une clinique psychiatrique ou une banque ?

Dites-lui la v�rit�. Comme Dohmler ferait.

Vous n'�tes pas Dohmler.

M. Pardo, voici le Dr. Diver.

Comment vas-tu, Francisco ?

Bien, Dr. Diver.

Avez-vous progress� avec ce petit ?

Vous m'avez �t� recommand� pour le gu�rir.

Dites-lui ce que vous m'avez dit.

Qu'il l'entende de vous.

Laisse-nous, Francisco. Va dans ta chambre.

Il est incorrigible.

Je te vois plus tard, Francisco.

Quand un gar�on n'est pas en confiance avec sa virilit�.

La cause remonte � l'enfance.

Des erreurs ont �t� commises, par vous ou par sa m�re.

Vous accusez mon �pouse ?

Il ne le dit pas dans ce sens.

Vous connaissez la vie.

Sachez que l'impuissance de votre fils

aurait pu na�tre...d'une d�pendance excessive � sa m�re.

Je ne veux qu'une qualit� pour un fils : la virilit�.

Vous croyez que le fouetter jusqu'au sang

fera de lui un homme ?

Tout p�re doit avoir le courage de faire la m�me chose.

Votre hostilit� envers votre fils ne fait qu'aggraver son cas.

C'est un gar�on intelligent, sensible et talentueux.

Sa d�pendance excessive...

Vous n'�tes pas bien plac� pour parler de d�pendance excessive.

Que voulez-vous dire par l� ?

Votre d�pendance. A la boisson.

" Conna�tre la vie !" Je connais une chose.

Votre affection pour mon fils veux dire que vous �tes de la m�me nature.

Je vais vous montrer...

Assez !

Je vais revenir.

Je pensais...

Un autre patient de perdu.

D�sol�, Franz, c'�tait impardonnable.

Apr�s tout, nous sommes humains nous aussi.

Je vais essayer de le r�cup�rer.

Le patient ou le client ?

Nous sommes sur le point de perdre encore un patient.

La petite Johnson ?

Comment le sais-tu ?

Elle m'a envoy� une lettre.

Te disant que j'avais tent� de la s�duire ?

Il ne s'est rien pass� avec elle.

Elle ne me plaisait m�me pas.

C'est ce que j'ai essay� de croire.

C'est absurde. C'�tait une malade mentale.

J'�tais une malade mentale aussi.

Ah, mon Dieu.

Ch�ri.

Je n'en ai pas cru un mot.

Je t'en prie.

Je n'ai pas cru cette fille.

Je sais tr�s bien qu'il ne s'est rien pass� entre vous.

Tout cela fait partie de cet endroit abominable.

Je l'ai en horreur.

Je sais.

Cela a �t� dur pour toi aussi.

Ma ch�rie.

Que faites-vous dans l'obscurit� ?

Voulez-vous boire quelque chose.

Je voudrais parler � Dick.

Bien s�r. A tout � l'heure, Franz.

- Vous ne voulez vraiment rien boire ? - Non, merci.

Cela ne vous ennuie pas que je boive seul ?

Non, quelle question ? Ce n'est pas parce que des malades pensent...

On ne vas pas d'abandonner ce que l'on consid�re comme une nourriture

parce que quelques n�vros�s ne tiennent pas le coup.

Je voudrais vous parler de notre nouveau confr�re.

Le Viennois, Ladislov.

Aujourd'hui on a emmen� la petite Johnson.

- Sa m�re �tait indign�e. - Je sais.

La petite a �crit une lettre... � Nicole.

- Que s'est-il pass� ? - Absolument rien.

Nicole me conna�t trop bien.

Magnifique ! Nicole est gu�rie. Il n'y a aucun doute.

Cela me fait plaisir d'avoir votre diagnostic.

A quoi attribuez-vous cette gu�rison ?

Vous savez bien d'o� vient cette nouvelle force de la personnalit�.

Le transfert de force entre le m�decin et le patient ?

Pourquoi �tes-vous si amer ?

Allons, vous pouvez me le dire.

Vous pensez que le transfert s'est effectu� � l'envers.

Je veux dire que Nicole n'est plus sous votre d�pendance

Autrement dit, le transfert est termin�

et le contre-transfert est commenc�.

Et je suis le plus faible.

Je ne voulais pas vous offenser. Je vous appr�cie, Nicole et vous.

Vous �tes un insolent !

Et un pr�somptueux.

Nicole va bien et je n'ai pas besoin de vous pour le savoir.

Et en ce qui concerne vos observations...

Voyons les choses en face. C'est un fiasco.

Je le pense aussi. Vous n'avez plus le c�ur � votre travail.

C'est exact. Aussi, je veux partir.

Nous trouverons un accord pour r�cup�rer l'argent de Nicole.

Pour �tre franc, j'ai pens� � cette question.

Je voyais venir la fin. J'ai trouv� d'autres commanditaires.

Vous pourrez reprendre vos capitaux en un an.

Bon, comme vous voudrez.

Ce sera tout, Franz.

Ch�ri.

Je serai sage ce soir.

Je vais me faire un grand ami de Franz.

Tu n'auras pas � te donner ce mal.

Nous n'irons pas d�ner chez lui ce soir.

Bonne nouvelle !

- Que s'est-il pass� ? - J'en ai fini avec Zurich.

Tu as d�missionn� ?

Il rach�te nos parts. C'est lui qui l'a sugg�r�.

C'est ce que nous voulions.

N'est-ce pas ?

Ah oui ?

Tu vas te lib�rer de ces corv�es commerciales.

Tu pourras faire ce que tu veux. Ce que tu devrais �tre en train de faire.

Que devrais-je faire ?

Tu pourrais avoir ta propre clinique.

J'ai vid� celle-ci de ses malades, je pourrai vider la mienne aussi.

Ce n'est pas vrai.

Tu peux te d�barrasser de ces riches n�vros�s.

Tu peux soigner des malades qui en ont vraiment besoin.

Ouvre la clinique gratuite dont u as toujours r�v�.

Ch�ri, ne vois-tu pas ?

C'est une b�n�diction.

Tu es le meilleur de tous.

Regarde ce que tu as fait avec moi.

Il y a �a, c'est vrai.

Tu vas le faire ?

O� trouverons-nous l'argent ?

Franz voulait racheter nos parts.

Il a dit que cela prendrait un an ou plus.

- Si je dois attendre... - Nous n'attendrons pas un jour.

Nous avons l'exp�rience.

Oui, en effet.

O� b�tir cette clinique ?

Sur la C�te d'Azur ?

Pourquoi pas ? C'est une merveilleuse id�e.

Ce serait bien pour les malades.

Un climat parfait dans un pays plein de gaiet�.

Je plaisantais. Mais tu as peut-�tre raison.

Cela co�terait beaucoup d'argent.

Nous irons voir B�b�.

Il s'agit de mon...de notre argent. Elle n'est que la g�rante.

J'irai la voir � Rome d�s demain.

Non, si quelqu'un doit lui parler, ce doit �tre moi.

Mais...

Ma fiert� exige que j'affronte cette tigresse seul.

Comme tu voudras.

Ce sera merveilleux de se retrouver � la Villa Diane.

Je suis impatiente de le dire aux enfants.

Et pour le d�ner ?

Ce que tu voudras.

Allons en ville.

J'ai envie faire une de ces bombes

comme jamais.

Pourquoi pas ?

On va f�ter �a.

Je vais m'habiller.

Bonjour, jeune homme.

C'est fantastique. Que faites-vous ici ?

Je tourne un film.

"The Grandeur that was Rome".

- Que faites-vous ici ? - Je descends du train.

Je tourne une sc�ne tr�s courte, passez chez-moi tout � l'heure.

Mme Warren, Dr.

J'arrive � l'instant et j'ai h�te de vous parler.

Je prends une douche et j'arrive dans 1h.

Il est 8h moins 10.

8h ?

Appelez-moi vers 11h.

Entendu.

Je constate que vous avez la voix et les id�es claires.

Je dois admettre que 300 000$, c'est une somme importante.

Cela pourrait �tre un bon investissement.

Avec mes titres qui montent de 5 points par jour

ne me parlez pas d'investissement pour une clinique de cingl�s.

Du point de vue financier, Je ne veux pas gagner

et ce que je fais est � fonds perdu.

Cela ne change pas le fait qu'on a besoin de ce genre de clinique.

Mais Nicole est gu�rie.

La psychiatrie est ma carri�re, mon m�tier.

Vous avez fait votre m�tier, elle est gu�rie.

- J'ai fait mon travail ? - Nicole est gu�rie

elle ne va pas passer sa vie dans des cliniques entour�e de psychiatres.

Je suis psychiatre. Vous vous rappelez ?

Je me souviens. Et aussi le march� conclu en Suisse.

Nous n'avons pas conclu de march�.

J'ai �pous� Nicole par amour et je l'aime toujours.

Alors, pensez � elle.

Nous appr�cions ce que vous avez fait,

nous savons que cela a �t� dur pour vous.

Comme toute femme tr�s riche, vous n'�coutez pas.

J'aime Nicole. elle est toute ma vie

mais ma vie ne serait rien sans mon travail.

Seriez-vous plus heureux avec une autre ?

Moi ?

Etes-vous folle ?

Ou est-ce moi qui devient fou ?

Vous �tes un homme plein de charme et de bonnes mani�res.

Il y a eu trop de bonnes mani�res.

Vous avez toujours eu le d�sir de plaire.

A ce que j'ai entendu dire de Zurich, vous ne plaisez plus autant.

C'est Nicole qui a dit �a ?

Nicole est incapable de dire du mal de vous.

Oubliez les cliniques et profitez de la vie.

Il y a un peu de puritanisme bourgeois qui demeure en vous

vous ne semblez pas capable

de saisir les bons c�t�s de la vie.

Contentez-vous de gens sains et �quilibr�s.

Vous auriez un grand succ�s � Londres.

Vous pourriez avoir de folles aventures avec quelque Duchesse.

Un peu plus femme

un peu plus belle.

Et vous, vous avez meilleure allure que ce matin.

Je prenais du caf�, je vous en offre ?

Ne mettez pas sur la d�fensive. Du caf�, non.

Je voudrais du whisky parce que je viens de boire du whisky.

C'est avec vous que j'ai bu mon premier alcool.

Vous le regrettez ? Ce jour semble prometteur pour les regrets.

Je suis engag� dans un processus de d�t�rioration.

Vous �tes l'id�al qui me sert � juger les autres hommes.

Au d�but, cela ne se voyait pas.

L'apparence aimable reste intacte

longtemps apr�s le d�but de la d�ch�ance.

Excusez-moi.

C'est le jeune Mussolini ?

Vous n'�tes pas f�ch� ?

Ce n'est pas dans mes moyens.

Je m'attends � recevoir beaucoup de mon prochain.

Vous avez raison, vous donnez tant de vous-m�me.

Et ce n'est pas fini.

Excusez-moi.

Retrouvons-nous en bas, au bar.

Oui, dans le hall de l'h�tel.

Etes-vous venu me dire que vous m'aimiez

ou pour voir si je vous aimais encore ?

La deuxi�me.

Embrassez-moi et je vous le dirai.

Votre baiser m'a rappel� a quel point j'en aime un autre.

Merci, c'est charmant.

Et vous, �a ne vous rappelle pas � quel point vous aimez Nicole ?

Ou � quel point vous faites semblant.

Sortez !

Dr. Diver, bonjour.

Je ne m'attendais pas vous rencontrer � Rome.

Je peux me joindre � vous ? Colis Clay.

- Tout parait bon dans la temp�te. - Merci.

Asseyez-vous. Que buvez -vous ?

Whisky � l'eau..

Vous savez qui est ici ?

"The Grandeur that was Rome".

Vous l'avez vue ?

Je sors de sa chambre.

De sa chambre, tiens.

C'est vrai, j'en sors.

Je devrais rentrer � Atlanta.

On dit qu'elle fait les beaux soirs des gigolos romains.

Et maintenant vous.

Pourquoi avez-vous quitt� Atlanta?

Je n'allais pas passer 20 ans dans le bureau de papa.

Vous vous estimez au-dessus de �a ?

On se tue � la t�che.

Pourquoi n'exercez-vous pas, si vous aimez tant le travail ?

Vous marquer un point. Si vous �tre entretenu par votre p�re...

Mieux vaut �tre entretenu par son p�re que par sa femme.

Ne passe pas la limite, petit.

Si je vivais au crochet de ma femme, j'aurais peur de la tromper,

m�me avec Rosemary Hoyt.

- Debout ! - Vous plaisantez ?

Levez-vous !

Que se passe-t-il ?

- Pourquoi cette bagarre ? - C'est � cause de vous.

Emmenez-moi ailleurs, c'est de la mauvaise publicit�.

Le mari de l'h�riti�re Warren se bat pour une actrice.

Le psychiatre s�ducteur retourne sur la C�te d'Azur

dans le yacht de sa belle-s�ur.

O� est B�b� ?

Dans son coffre � compter son argent.

Elle a pens� qu'il valait mieux se retrouver sans t�moins.

Elle viendra plus tard.

Tu as fait bon voyage ?

Aux fers ! Je voulais �tre � la maison avec toi.

Tu as fait pas mal de choses pendant ton bref s�jour.

Je te demande pardon. B�b� m'a laiss� tomber

avant la bagarre

Je regrette que tu sois all� voir B�b�.

C'�tait mon id�e mais elle �tait mauvaise.

Je n'aurais pas d� te mettre dans cette situation.

J'avais insist�.

Rosemary �tait ravissante en premi�re page..

Je l'ai vue moins de 10 minutes.

- C'�tait rapide. - Si tu crois que...

Je ne crois rien.

La voiture est l�.

Comment vont les enfants ?

Je les ai �loign�s pour quelques jours.

Pourquoi ?

J'ignorais dans quel �tat je te trouverais.

Je vois ce que tu veux dire.

On peut les faire revenir demain.

Merci. Cela me ferait plaisir.

Voudrais-tu conduire ?

Je me sens un peu patraque.

Chez nous ! Le paradis sur Terre.

C'�tait vraiment ce qu'il y a de mieux.

Oui, c'est vrai.

C'�tait ce qu'il y a de mieux.

C'est dr�le, la vie.

Cette maison n'aurait pas �t� mal pour une clinique.

Avec l'homme qu'il faut.

Alors, que faisons-nous ?

Que penses-tu d'un d�ner � deux ?

Sur la terrasse avec une bouteille de Chablis frapp�.

Je veux dire, que faisons-nous pour le reste de notre vie ?

Je vois ce que tu veux dire.

Je ne sais pas quoi dire.

Sauf que Je t'aime.

Tommy, c'est inattendu.

Il semble que cela fait des ann�es...

C'est bon de vous voir. D'o� venez-vous ?

Du Congo.

- Avez-vous vu Nicole ? - Elle est l� ?

Sur le pont ? Allez-y.

Ai-je l'air d'un fant�me ? C'est moi.

J'�tais justement en train de penser � vous

J'�tais en train de vous �crire.

- Comment allez-vous, tous ? - Les enfants vont bien.

Dick est revenu de Rome.

Je sais pour Rome. Il est bless� ?

Pas de fa�on apparente.

Il est quelque part sur la mer, � faire le beau.

Montez, cow-boy !

Plus vite !

Pourquoi faut-il qu'il fasse l'idiot ?

Regardez-le, il va se rompre le cou.

Cela fait des ann�es qu'il se rompt le cou, n'est-ce pas ?

Assez, Dick.

Tommy est l�.

Tenez bon, Dr. Diver. On va vous remorquer.

Allons l'attendre.

Vous �tiez formidable jusqu'� la chute.

Content de te revoir.

Qui prend un verre ?

Tu vas descendre dans ta cabine, prendre une douche et te reposer.

Elle est bien dress�e.

Elle n'est jamais oisive...

Je t'en prie.

Je sens que tout s'effondre.

Dick n'est pas en forme.

Ne soyez pas toujours aussi chevaleresque.

Il boit beaucoup trop. Il faut que vous l'en emp�chiez.

Moi, dire � Dick ce qu'il doit ou ne doit pas faire ?

Ce serait du nouveau.

Et c'est un peu trop tard, maintenant.

- J'ignorais que vous fumiez. - Je ne fumais pas.

Je ne sais pas quoi faire.

Et �a m'est �gal.

Ou peut-�tre pas.

Je ne veux pas en parler.

Il faut faire front.

Et je vais y veiller.

Je vous aime depuis longtemps.

Et de plus en plus.

J'ai peur maintenant.

Je ne lui ferai pas de mal, je l'ai trop aim�.

Ce n'est pas sa faute si je me faisais de lui une id�e erron�e.

Vous �tiez malade.

Et je le serai toujours, sans lui.

J'aurai pass� le restant de ma vie dans les cliniques.

Pour son bien et le v�tre, c'est maintenant qu'il faut agir.

Prenez une d�cision et tenez-vous y.

Je ne sais pas si pourrai ressentir � nouveau l'amour.

Voulez-vous retourner � terre ?

Je viens de dire bonne nuit aux enfants.

Je vais faire une promenade sur la plage.

Je voudrais essayer de comprendre pourquoi...

j'ai �t� si lent � m'apercevoir...

que tout a commenc� � s'effondrer...

il y a si longtemps.

C'est si facile de manquer le moment o� les choses changent.

Je n'ai pas �t� � la hauteur ?

Au contraire, tu as parfaitement r�ussi.

Tu es du genre mise au monde pour r�ussir.

Je ne peux pas dire ce que je voudrais dire.

Alors, ne le dit pas.

Maintenant, nous sommes seuls ensemble.

Il est l�.

Attendez-moi au caf� des Alli�s. Et ne vous inqui�tez pas.

Dick, je voudrais te parler.

D'accord.

Tu viens avec moi ?

Aussit�t que mes cheveux seront coup�s.

Nicole attend.

Elle est au Caf� des Alli�s.

Nous sommes en famille..

Votre mariage arrive � son terme.

Puis-je avoir une cigarette ?

Je vais dire ce que Nicole trouverait p�nible � dire.

Et que trouve-t-elle p�nible � dire ?

Nicole voudrait divorcer.

Depuis combien d'ann�es attends-tu pour m'annoncer �a ?

Depuis longtemps.

Comme il s'agit d'un d�bat public,

Demandons � notre ami, son avis sur le probl�me du divorce.

Ne pourrais-tu traiter ceci avec un peu de d�cence ?

Quelle dr�le de question.

Nicole demande un accord de principe.

- Il y aura des dizaines de d�tails. - Des dizaines.

Taisez-vous, tous les deux.

Nous ne sommes plus heureux.

Tu n'�prouves plus rien. Je ne suis qu'une habitude.

Je ne sais pas ce que vous allez faire dans l'imm�diat...

mais moi, je vais finir ma coupe de cheveux

Je te laisse l'addition, Tommy.

Eh bien, c'est fini..

Nos avocats vont s'occuper de tout.

Qu'est-ce qu'il a dit ?

Cela a �t� plus facile que je ne le pensais.

Il ne veut pas un sou.

Cela t'�tonne ?

Il s'est montr� beau joueur.

Il a toujours �t� beau joueur.

Plus vite il quittera la maison, mieux ce sera.

C'est aussi sa maison.

Et ce sont aussi ses enfants.

Quand un homme est tir� hors de son �l�ment,

il peut se noyer dans un liquide ou dans un autre.

Il a �t� un bon mari.

Il a fait de son mieux pour que rien ne me fasse de mal.

Il ne faisait que son m�tier.

J'aimerais dire adieu � Nicole, seul.

Bien s�r.

- As-tu vu les enfants ? - Pas encore.

Si tu veux rester pour eux.

Nous pourrions m�me ne pas divorcer.

Ce ne serait pas bon pour les enfants.

Ils seront mieux avec toi.

Ils t'adorent.

Ce ne serait pas pareil, c'est vrai.

Nous pourrions avoir un mariage de fa�ade, comme pour d'autres.

Nous ne sommes pas les autres, nous valons mieux.

Tu crois ?

Tu crois, Dick?

Peut-�tre que c'est �a le probl�me.

Nous pensons que nous valons mieux que d'autres.

Je sais que c'est faux pour moi.

Et je sais que j'ai �t� injuste envers toi.

Je t'ai consid�r� et imagin� comme une sorte de Dieu.

Disparu, n'est-ce pas ?

Ne prends pas un taxi. Prends une des voitures.

Je vais dire au revoir aux enfants.

Peut-on dire que je m'absente seulement quelque temps.

Bien s�r.

A quelle heure part ton train.

A 12h15.

Ce n'est pas le pire moment de la journ�e.

Il est parti ?

- Il est parti. - A-t-il des projets ?

Je lui ai demand�. Il a d'abord dit non.

Ensuite, il a parl� d'un endroit pr�s de New York.

Je ne sais pas s'il va exercer ou chercher un emploi.

Dans une petite ville, a-t-il dit.

Glens Falls. Sa ville natale

C'est �a. Ces petites villes ont leur charme.

Cela ne m'�tonnerait pas qu'il s'y installe.

Laisse-les seuls.

N'abusez pas de votre avantage.

Que voulez-vous dire ?

Sa faiblesse, c'est son amour pour vous.

Son dernier espoir,

son seul salut, est d'�tre loin de vous.

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