All language subtitles for 1950 - Gunman in the Streets - Le Traqué (de Frank Tuttle, Borys Lewin)

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Original subtitles

Eddy Roback au Palais de Justice de Paris aujourd'hui

Le proc�s du gangster s'ouvre apr�s dix mois d'enqu�te

Alerte g�n�rale.

Alerte g�n�rale.

Alors qu'il se rendait au Palais de Justice,

le fourgon de police num�ro 38 a �t� attaqu�.

Eddy Roback s'est �chapp�.

Signalement : pas de chapeau,

pas de pardessus, il est v�tu d'un costume gris.

Code du signal : 1,3,7.

Pour vous, commissaire, c'est urgent, �a vient du 7e.

Ceci peut vous int�resser, M. Triadoux.

Un homme r�pondant au signalement d'Eddy Roback

a �t� vu alors qu'il entrait aux Magasins R�unis, rue de Rennes.

Dites � Brunet de venir.

Pardonnez-moi, monsieur, qui est Eddy Roback ?

D'o� venez-vous, d�j� ?

Je viens d'�tre mut� ici, j'�tais policier en Bretagne.

Dufresne � l'appareil. Je m'en vais.

Blanchet, fais-lui �couter l'enregistrement.

C'est une interview que j'ai donn�e hier.

Entrez.

Vous m'avez fait appeler ?

Oui, Brunet.

Nous avons rendez-vous avec M. Roback.

D�serteur de l'arm�e am�ricaine,

il a �t� captur� en 1949 par la police fran�aise

suite � une s�rie de cambriolages audacieux.

Eddy Roback compara�tra demain devant la justice.

� la prison de la Sant�, il est surveill� jour et nuit.

Cet homme est le produit de l'ins�curit� et du d�sespoir.

La guerre et le march� noir

sont une aubaine pour ce genre d'organisation.

C'est le portrait d'Eddy Roback.

Bloquez les issues et faites v�rifier les identit�s.

Mettez des agents partout,

fouillez-moi ce magasin du sol au plafond.

Premier �tage, lingerie.

Quelqu'un pour le premier �tage ?

D�sol� ! Nous devons fermer le magasin.

Ordre de la police.

- On va pouvoir sortir ? - Je l'ignore.

Ouvrez !

Dirigez-vous rapidement

vers la sortie la plus proche.

Ne vous arr�tez pas.

Je vous ai donn� 1000 francs, je m'en souviens parfaitement.

Juste avant que l'alarme ne sonne,

je l'ai pos� ici m�me.

Arr�te, Toto !

Sois sage, mon ch�ri, maman est occup�e.

Je ne comprends pas.

Je l'ai pos� ici m�me. J'en suis certaine.

Allez-y, madame. Vous aussi.

Votre carte d'identit�.

J'ai un bras...

� cause de la guerre !

Qu'il est mignon, ce petit !

Excusez-moi, je lui ai fait peur.

Je sais ce que c'est, je suis p�re de cinq enfants,

rien que des gars !

J'ai laiss� ma carte d'identit�...

dans mon automobile.

Excusez-moi.

H�, attendez !

Oui, mon petit, oui.

Votre carte d'identit�.

V�rifiez l'identit� des passagers

au d�part de toutes les gares.

V�rifiez l'identit� des passagers

au d�part de tous les a�roports.

Une brigade motoris�e se dirige vers le barrage num�ro 5.

Il est 9h30.

On devrait d�j� �tre en route vers Toufflers.

C'est pas normal.

T'en fais pas pour Eddy.

Qui va s'en faire pour lui, toi ?

C'est Eddy !

Tu dois te demander o� on a appris votre mot de passe.

Gr�ce � un de tes amis.

Un ami qui adorerait nous dire o� se trouve Roback.

Mais on aime mieux que ce soit toi qui nous le dises.

Alors ?

Il est interdit de cracher par terre.

Alors ?

Rien.

- Continuez. - Bien, chef.

Juliette Pradier,

Henriette Joly,

Denise Vernon,

Lulu Perrin.

Roback pourrait contacter chacune d'entre elles.

Je penche plut�t pour Denise Vernon.

J'irai la voir moi-m�me.

Voyez les autres par �quipes de deux.

Mercier et Lenoir, venez avec moi.

Bonsoir, Denise.

Mon cher Dufresne !

J'attendais votre visite.

Dans cette tenue ?

Je ne vous attendais pas � ce moment pr�cis.

Je vous en prie, entrez.

Prenez garde, messieurs.

Il pourrait vous tirer dessus.

C'est possible.

S�rieusement, commissaire,

vous croyez que Roback serait assez fou pour venir ici ?

S�rieusement, je ne crois pas.

Alors, que faites-vous l� ?

C'est l'usage, la routine.

La police va toujours chez la petite amie pr�f�r�e,

vous ne le saviez pas ?

Si, je vous attendais !

Pourquoi ?

Vous venez de le dire.

Comment savez-vous ?

- Quoi ? - Pour Eddy Roback.

Par les journaux, la radio.

Sacr� Eddy Roback !

Reconnaissez quand m�me qu'il est fort.

En plein Paris,

gard� par la police,

menott�, des armes partout et...

Eddy Roback se volatilise.

T�t ou tard,

il vous contactera.

Merci.

Mais vous surestimez mes charmes.

Tout est fini entre nous.

- Vraiment ? - Oui.

Pourtant, vous portez son bracelet.

�a me regarde.

L'amour, �a va, �a vient.

En ce moment, j'ai un jeune homme.

Un homme tr�s comme il faut que je retrouve dans exactement...

une demi-heure.

O� ?

Si je ne suis pas indiscret.

Chez Bertrand.

Si vous voulez m'excuser, je dois finir de m'habiller.

Non, commissaire, ce sont des factures.

Les lettres d'amour sont � droite.

Et dans le tiroir du milieu,

vous trouverez de tr�s belles photos de moi nue,

� l'�ge de deux ans.

�a vous ennuie de m'en dire plus sur ce jeune homme ?

Celui que vous voyez ce soir.

Pas du tout.

Je crois que vous le connaissez,

c'est Frank Clinton,

le journaliste am�ricain.

Regardez-moi �a.

Il est pas mal, hein ?

Il est jeune !

Fort...

et incroyablement amoureux.

Et vous ?

Je l'aime aussi, je crois.

C'est un peu gr�ce � vous que j'ai connu Clinton.

Il vous a vu m'interroger au tribunal

et quand vous m'avez rel�ch�e,

il est venu me parler.

Je le comprends !

Clinton !

C'est lui qui a �crit un article sur la vie priv�e de Roback.

Je comprends o� il a glan� ses renseignements.

Je parle des plus intimes.

Apr�s des d�buts modestes,

un grand amour s'est �panoui.

Pardonnez-moi.

Rien.

Rien.

Allez m'attendre en bas.

�coutez-moi bien, Denise.

J'ignore ce que vous savez au juste sur cette affaire

et pour l'instant, restons-en l�.

Merci.

Mais il pourrait essayer de vous contacter.

�a m'�tonnerait.

Il est trop malin pour �a.

Un petit conseil.

S'il vous appelle, bien que vous en doutiez,

ne recommencez pas vos sottises.

Ou ce bracelet...

pourrait se changer en menottes.

Mes hommes l'auront.

Et si nous apprenons que vous �tes m�l�e � �a,

ce sera un terrible g�chis.

Une femme aussi belle que vous.

D�crochez.

Le restaurant chez Titin ?

Demandez si M. Mattei est l�.

Puis-je parler � M. Mattei, s'il vous pla�t ?

Vous avez d� faire un faux num�ro.

Faux num�ro.

Je r�essaie ?

Laissez tomber.

Passez-moi Gavarni 7879.

Commissaire. Vous me d�posez chez Bertrand ?

Avec plaisir.

Au revoir et merci de m'avoir d�pos�e.

R�fl�chissez � ce que je vous ai dit.

Entendu. Vous �tes un ami.

Et galant, avec �a !

- �a va, commissaire ? - Bonsoir.

- Vous �tes deux ? - Trois, on dirait.

Mademoiselle est attendue.

Bien s�r.

Je bois un verre au bar. Bonne soir�e.

Merci.

Ne bougez pas d'ici, je veux un rapport complet sur elle.

Pardon du retard. C'est la premi�re fois...

�a ne fait rien.

- J'ai une amie qui... - Inutile de te justifier.

�a arrive � tout le monde, d'�tre en retard.

Tu es gentil, Frank.

Gentil et affam�.

Choisis.

Moi, je connais la carte par c�ur.

Je n'ai pas faim. Et puis, je ne peux pas rester.

Il faut que j'y aille, mon amie est seule et souffrante,

je dois lui trouver un m�decin.

Tu m'attends ?

Oui, je reste ici.

Merci.

Chez Titin.

- C'est o� ? - Pr�s de R�publique.

Faites vite.

Conduisez-nous � l'�toile.

J'ai besoin de fric.

Je m'en doute.

T'as de quoi m'aider ?

Pas vraiment.

7000 ou 8000 francs.

Il me faut au moins 300 000.

Tu peux les trouver ?

Je ne sais pas.

Ce n'est pas impossible.

Je dois partir ce soir.

L�on m'attend � Toufflers.

On doit passer en Belgique avant l'aube.

Il me faut ce fric.

Je te le trouverai.

Je sais que tu le trouveras.

Mais dis-lui quand m�me daller au 15 rue Picard.

Gaston ?

Tu r�ves !

15 rue Picard.

Qu'y a-t-il ?

Qu'est-ce que tu as ?

J'ai pris une balle.

C'est grave ?

Je ne crois pas.

Comment �a ?

Je n'ai pas encore regard�.

On y est.

Je t'attends ici.

Parle � Gaston et sois ferme.

Je veux 300 000 francs.

Tout de suite !

�a fait une paie !

Je veux te parler en priv�.

D'accord, par ici.

D'accord,

qu'est-ce que tu veux ?

Il me faut 300 000 francs.

O� veux-tu que je les trouve ?

Tu les as !

C'est pour lui, c'est �a ?

Je ne les ai pas.

�coute, il en a besoin.

Toi, �coute-moi !

C'est le cadet de mes soucis.

Il a la police � ses trousses.

Je veux pas me m�ler de �a.

Je te rembourserai. Je me porte garante.

Je n'ai pas ce fric.

Tu mens.

J'aimerais bien l'avoir, tu peux me croire !

Rien que pour avoir le plaisir,

de ne pas vous le pr�ter.

Oublie tout �a, Denise.

Eddy n'oubliera pas, lui.

Eddy a d'autres chats � fouetter que le pauvre petit Gaston.

Je ne l'ai pas,

un point c'est tout.

Je suis raide !

Vous ne savez pas qu'on ne peut pas se garer l� ?

Pardon, M. l'agent, c'est moi qui lui ai demand�.

J'avais une course � faire, �a a �t� plus long que pr�vu.

�a va pour cette fois, que �a ne se reproduise pas.

On va o�, maintenant ?

Je vous le dis tout de suite.

Mes compliments !

Gaston t'a donn� combien ?

Rien du tout.

Quel fumier !

�coute,

j'ai eu une id�e.

Dis-lui d'aller 5 rue de Tr�vise.

Lui non plus ne t'aidera pas. Pourquoi...

La ferme !

5 rue de Tr�vise.

Et Max Salva ?

Il n'a pas un sou.

Il peut t'h�berger pendant que je cherche l'argent.

Comme �a, tu soigneras ton �paule.

Max Salva !

Tu sais ce qu'on dit sur lui ?

Qu'il a �t� m�l� � ton arrestation.

Personne ne peut le prouver.

Mais il peut te cacher,

il aura trop peur de refuser.

C'est pas idiot.

Et le fric ? C'est le plus gros probl�me.

- Je le trouverai. - O� �a ?

Comment ?

Laisse-moi faire.

14 rue Linois.

Je reviens tout de suite.

Qui est l� ?

C'est Denise ...

Denise Vernon.

Quelle merveilleuse surprise !

Entrez, je vous en prie.

Denise, ma petite Denise !

Vous �tes un rayon de soleil qui p�n�tre dans mon obscur donjon.

Vous �tes seul ?

Toujours seul, esp�rant votre visite.

Calmez-vous, M. Salva.

Comment rester calme en pr�sence d'une telle splendeur ?

D�barrassez-vous, il fait trop chaud pour porter une fourrure.

Je reviens.

J'ai un taxi qui m'attend.

Bonsoir, Eddy.

Content de me voir ?

Bien s�r, Eddy.

Je suis ravi, je t'assure ! Mais pourquoi tu viens chez moi ?

Pourquoi pas ?

J'ai confiance en toi, tu es un de mes gars, non ?

Si, mais la police cherchera d'abord chez tes amis.

Elle est d�j� venue ?

Cher ami ?

- Oui. - Quand ?

Tout � l'heure.

Et tu as promis de les appeler ?

�a suffit, Eddy !

Tu veux bien m'aider ?

Doucement !

- Ils ne reviendront pas. - Qui ?

- Les flics. - Que veux-tu dire ?

- C'est juste une id�e. - Une id�e ?

L'id�e que je me fais de toi, Maxy.

� mon avis, les flics te font confiance.

Ils savent que tu appelleras d�s que je me pointerai chez toi !

Tu touches pas au t�l�phone, et tu bouges pas, vu ?

Mais...

tu te trompes !

Si je me trompe, tant mieux,

mais je suis mon instinct.

Eddy !

Ton �paule !

Tu te trompes sur mon compte !

Il fait une de ces chaleurs ici !

Va � c�t�, Max.

- Pardon ? - D�gage !

J'ai un coup de fil � passer !

Eddy, mon ami !

Tu m'as entendu ? D�gage !

Tu le portes toujours ?

Je vais te chercher le num�ro.

Quel num�ro ?

J'ai �t� absent 10 mois.

La seule que j'ai envie d'appeler,

c'est celle qui est ici avec moi.

Il faut soigner cette blessure.

Tout � l'heure.

La balle est encore l�.

Elle est juste sous la peau, il suffit de presser.

Maxy !

Sors de l�.

Premi�re �tape, casser la graine.

Il me faut une chemise.

Non, ton bras, d'abord.

C'est la deuxi�me �tape.

J'ai plus mal � l'endroit o� j'avais les menottes.

Assieds-toi.

Tu vas adorer cette histoire, mon petit Maxy.

J'�tais dans le fourgon de la police,

menott� � un flic, �a canardait de tous les c�t�s.

Moi, j'essayais de m'�loigner de lui.

Je tirais pas trop fort vu qu'il avait un flingue.

Tu vas aimer �a, Maxy.

Il prend une balle en pleine poire,

le sang commence � pisser.

Apr�s �a, le fourgon prend feu.

Je suis menott� � ce flic,

alors je me penche pour chercher la cl�.

Et ensuite...

je me prends un pruneau.

Si j'avais pas trouv� la cl� des menottes,

j'aurais grill� dans le fourgon.

T'aurais �t� inconsolable, hein ?

T'aurais saut� de joie !

Allez, � table.

Tu sais, je crois Denise Vernon.

Il se peut qu'elle dise la v�rit�.

Elle est trop maligne pour chercher les ennuis.

Entrez.

Je vous �coute.

Henriette Joly,

dit qu'elle n'a pas entendu parler de Roback

depuis qu'il l'a plaqu�e pour Vernon.

Juliette Pradier n'a pas parl� � Roback

depuis qu'elle l'a vu avec Denise Vernon

dans un bar du c�t� de R�publique.

Il lui a mis une racl�e devant les clients de chez Titin.

O� �a ?

Chez Titin.

Je connais ce bar.

Qui est le patron ?

Un d�nomm� Mattei,

un ancien boucher.

On a le num�ro de t�l�phone ?

Oberkampf 9031.

�coutez,

quand on appelle Oberkampf 9031,

on n'a aucune raison de tomber sur Kleber 7794.

Elle m'a bien eu !

Brunet et Mercier avec moi.

Tu te conduis comme un idiot.

Je me passe de tes conseils. Tu dois me trouver du fric.

Tu as dit que tu le ferais, vas-y.

- C'est juste que... - Ne t'inqui�te pas !

Maxy va m'aider � soigner mon bras.

Magne-toi !

Tu l'auras ?

Je t'ai dit que oui !

T'�nerve pas !

- Donne-lui la cl�. - La cl� ?

La cl� de ta porte ! Tu veux pas qu'elle sonne !

� tout � l'heure, Eddy.

Il me le paiera.

Pas si vite, Max.

Prenez bien soin de lui,

et soyez tr�s prudent

ou la police en apprendra long sur vous.

L'�ge de votre m�re,

le genre de clients que vous avez,

et je serai la premi�re a les informer.

Je prendrai soin de lui.

Merci, Max.

Je sais que je peux compter sur vous.

M. Mattei ?

Il est � l'int�rieur.

M. Mattei ?

C'est bien moi.

La police ?

Que se passe-t-il ?

On a quelques questions.

Mais je vous en prie.

Connaissez-vous cette femme ?

Oui.

Non,

je ne suis au courant de rien.

� quel sujet ?

�a fait un an que je ne les ai pas vus.

Qui donc ?

Vous savez, M. le policier,

c'est ici qu'elle a connu Roback.

Ils venaient souvent,

mais depuis son arrestation,

elle n'est jamais revenue.

�coutez,

je n'ai jamais rien su de lui,

ni de ses activit�s.

C'�tait un client comme les autres.

Un client.

Vous n'avez pas vu ce client ce soir ?

Ce soir ?

Non.

J'ai eu de ses nouvelles en lisant le journal, tout � l'heure.

Regardez.

S'il ose se pr�senter ici, je le flanque dehors.

J'appellerai la police.

�coutez, je tiens un commerce.

C'est mon gagne-pain.

C'est un bar ici, pas un repaire de gangsters.

C'est bon.

- Il faut me croire. - �a suffit.

Ma r�putation...

Tout le monde me conna�t.

Mercier, reste ici, on ne sait jamais.

Chez Bertrand.

Alors ?

Rien, rien du tout.

Y a-t-il une autre issue ?

Non...

oh si...

par les cuisines.

Commissaire, je vous pr�sente Frank Clinton.

On se conna�t. Ravi de vous revoir.

C'est r�ciproque. Joignez-vous � nous.

Je suis attendu � mon bureau mais je passais dans le quartier.

Pour voir si je me tiens bien ?

Je me tiens toujours bien chez Bertrand.

Mieux que...

chez Titin ?

Chez Titin ?

� propos, M. Mattei vous fait ses amiti�s.

Mattei ?

C'est un petit homme original.

Un ancien boucher.

Il dit que �a fait longtemps qu'il ne vous a pas vue.

C'est s�r.

Son t�l�phone fonctionne mal en ce moment.

Les appels qui lui sont destin�s arrivent dans des endroits bizarres.

Malheureusement, je dois filer.

Vous ne dansez pas avec moi ? C'est une samba.

Vous �tes trop bonne danseuse pour moi.

Il me faut un peu de temps pour comprendre certains pas,

mais t�t ou tard, �a vient.

Bonsoir.

J'ai envie de partir.

Tu ne finis pas ton verre ?

Non.

Allons-y.

Gar�on !

Je vous laisse la voiture.

Ne l�chez pas Denise Vernon d'une semelle.

Elle pourrait nous mener au but.

Je veux un rapport toutes les demi-heures.

Alors, �a vient ?

Tu as chauff� la lame ?

Je le fais.

Ne te fais pas de bile.

�a me fera plus de mal qu'� toi.

�a n'a pas l'air trop grave.

Je ne supporte pas �a !

Allez, arr�te ton cirque !

Enfonce le couteau.

Coupe juste en dessous de la plaie.

Alors ?

Vas-y !

Je ne peux pas.

Toujours aussi courageux !

Donne-moi �a.

Mets un disque sur ton juke-box !

- Quoi ? - Mets un disque !

Je vais peut-�tre couiner.

Quel sang de navet !

J'ai quelque chose � te dire.

Pas maintenant.

Attends qu'on soit chez moi.

Je ne peux pas rester.

Je croyais que ton amie allait mieux !

Combien d'argent lui faut-il ?

� qui ?

�coute, Denise.

Roback s'�vade aujourd'hui � 16h.

Tout � coup, tu es en retard,

tu t'inventes des amies malades,

tu perds l'app�tit.

Tu veux boire un verre, tu n'en veux plus.

Tu sors par les cuisines des restaurants.

Je t'ai vue.

Entrer et sortir.

Puis Dufresne et toi, vous parlez par �nigmes.

"Dansez avec moi, commissaire."

"Navr�, Denise,"

"il me faut un peu de temps pour comprendre certains pas."

Il m'en a fallu moins qu'� lui.

J'avais peut-�tre plus d'indices.

Alors...

combien lui faut-il ?

300 000 francs.

Voil�.

Il y a 280 000 francs.

Ce n'est pas � Eddy Roback que je les donne,

mais � toi.

- Qu'y a-t-il entre vous ? - Tu me fais mal !

Il te met dans le p�trin !

Sais-tu ce que signifie �tre "complice" ?

Sais-tu ce que �a te co�tera ?

Oui.

Alors, pourquoi ?

Pourquoi quoi ?

Pourquoi veux-tu l'aider ?

Pourquoi veux-tu m'aider ?

Ce type est compl�tement cingl�.

�coute-moi, Frank.

Non !

Toi, �coute-moi !

Je t'aime, Denise.

Et tu m'aimes aussi.

Je le sais.

Tout ce que tu pourras dire n'y changera rien.

Qu'y a-t-il entre vous ?

Il a besoin de moi.

Comme c'est touchant !

Et surtout pitoyable.

Ne vois-tu pas qu'il se sert de toi ?

Comment un homme peut-il abuser

d'un sens de la loyaut� aussi absurde ?

Il n'a personne d'autre que moi.

Je ne peux pas le laisser tomber.

Essaie de comprendre.

C'est ce que je fais.

On fait tous des choses qu'on ne s'explique pas.

Je regrette.

Je n'ai pas le temps d'en discuter, mais m�me si je l'avais.

Je ne saurais pas trouver les mots.

Bonsoir, Frank.

Merci de...

m'avoir aid�e.

Un taxi.

Viens.

Que se passe-t-il ?

Regarde.

Ils nous filent depuis le restaurant.

Tu allais les mener tout droit vers...

de l'avancement.

Et alors ?

Je veux sauver mon investissement.

280 000 francs.

Et ma voiture est plus performante que la leur.

Alors ?

On les a contr�l�s, ils n'�taient pas en r�gle.

� part �a, rien du tout.

Personne n'a vu Roback, j'imagine ?

Tous jurent que non !

Et Pierre Lorrain ? Il ne sait toujours rien ?

On essaie de lui rafra�chir la m�moire.

�a fait 7 heures qu'on le cuisine.

- Qui a vu Max Salva ? - Moi.

- Alors ? - Tout est arrang�.

Si Roback est assez fou pour se pointer l�-bas,

ce cher Salva nous contacte imm�diatement.

Bien.

Va � l'appartement de Salva.

S'il est chez lui, ram�ne-le...

sinon laisse-lui un mot, je veux le voir ici demain matin.

Je me demande si Roback se doute que c'est Salva

qui l'a mouchard� la derni�re fois.

Ce cher Salva !

Je hais les indics.

Dans notre m�tier, on se contente de ce qu'on a.

Voil� qui est r�gl�.

O� veux-tu que je t'emm�ne ?

C'est moi qui t'ai donn� l'argent.

Tu pourrais me faire confiance !

14 rue Linois.

C'est moi.

Je pr�f�re �a.

Qui a laiss� �a ici ?

Bonne p�che ?

280 000 francs.

T'as bien travaill� ! Qui te l'a donn� ?

Quelle importance ?

Aucune, mais j'aimerais savoir.

Alors ?

J'ai dit : "Quelle importance ?"

Et j'ai dit : "Je veux savoir."

Qui est ce type ?

Pourquoi un type ?

Parce que tu es une femme.

Une femme a droit � sa part de myst�re...

non ?

Comme tu veux, du moment que t'as le fric.

Mais d�s qu'on passera cette porte.

Fini, le myst�re !

Quel que soit son nom.

Qui c'est ?

Comment le saurais-je ?

Tu as �t� fil�e ?

Oui, mais je les ai sem�s.

Donne-moi ton arme.

Mais je n'en ai pas.

Donne, je te dis !

Va ouvrir.

Pas d'�neries,

je te r�serve la premi�re balle.

Excusez-moi,

j'aimerais parler � la jeune femme.

Vous faites erreur.

J'allais me coucher.

Mon nom est Clinton.

Le sien est Denise Vernon.

Je vous dis qu'il n'y a personne.

C'est bon, Max.

Vous voyez ?

Enchant�.

- Tu as ferm� la porte ? - Oui.

Je t'apporte le compl�ment.

25 000 francs.

Il y a 5000 de plus que tu ne voulais.

Pas si vite !

- Je m'appelle Frank Clinton. - J'ai entendu.

Clinton ?

Frank Clinton ?

Celui qui s'est enrichi sur mon dos ?

Avec votre article bidon sur ma vie.

Il manquait le plus croustillant.

Il y avait une poule � Chicago...

C'est mon c�t� cabotin face � un journaliste, je perds...

Un journaliste !

�coutez, monsieur, je dirige...

La ferme !

Un magazine...

Couch�, M�dor !

Je vous en ai fait gagner, du fric !

Je vous le rends.

Asseyez-vous.

C'est quoi, cette histoire ?

- Je suis un ami de Denise. - Mais encore ?

C'est tout.

Elle a besoin d'argent, je l'ai, je le lui donne.

Mais...

je sais pourquoi elle en a besoin.

C'est lui, M. Myst�re !

Je m'appelle Clinton.

Alors ?

Alors, c�est tout.

Vous avez raison, c'est tout.

Attendez, mon auto est en bas. C'est une 100 CV.

J'ai des papiers am�ricains,

et un r�servoir plein.

On peut aller en Belgique ?

Pourquoi pas ?

En �change de quoi ?

Laissez-la en dehors du coup.

Une femme contre une 100 CV, c'est �a ?

Avec le plein d�essence !

Voici ce qu'on va faire.

J'ai une arme, et vous, une bonne id�e.

Faisons un compromis.

C'est-�-dire ?

Je d�cide.

C'est un compromis ?

Chez moi, oui. On part tous les trois.

Non, attendez.

Laissez-la en dehors de �a.

Qu'elle d�cide.

Ne bougez pas !

Si tu essaies de me rouler...

Qu'est-ce que c'est ?

Rien d'important.

Si vous voulez m�excuser, j'ai un mot � dire � mon ami Max.

Par ici, je te prie.

- Qu'as-tu, Eddy ? - En avant, mon chou.

Musique !

Je vous laisse tous les deux.

J'ai confiance en elle.

Mon petit Max.

Il est enfin arriv�.

Quoi donc ?

Le message.

Pour moi ?

Pour moi.

Un message ?

De qui ?

Des flics.

Adress� � toi ?

Non, le message t'est adress� mais il est pour moi.

Par ricochet.

Je ne comprends pas, Eddy.

La police te convoque demain matin...

� huit heures.

Rien de grave, j'esp�re.

C'est au sujet d'un tableau,

apr�s l'avoir achet�, j'ai appris qu'il �tait vol�.

Oui, bien s�r.

Vois-tu, Eddy,

il y a deux ou trois mois,

une vieille dame vient avec un tableau vol�,

et elle me dit...

Elle dit...

Ouais...

qu'est-ce qu'elle te dit ?

C'est-�-dire...

Prends ton temps, Max.

Qu'est-ce qu'elle te dit ?

Frank, sauve-toi tant qu'il est encore temps.

Si tu viens avec moi.

Je pars avec lui.

Pourquoi ?

Il le faut.

Tu es folle !

Peut-�tre que je suis folle,

mais je n'y peux rien.

Allez, va-t'en, tout de suite.

D�s que j'aurai le dos tourn�, tu appelleras.

Tu dirais : "Roback est parti avec Clinton."

"Il va � Toufflers, pour passer en Belgique."

C'est ridicule, pourquoi je ferais �a ?

Parce que tu es un pourri. Voil� pourquoi !

En �change, ils te laisseront faire tes salet�s

dans ton magazine fran�ais bidon !

Tu n'auras plus besoin de leur protection.

Non, Eddy !

Je me suis tritur� les m�ninges pour savoir qui m'avait donn�.

Je pensais � toi, me voil� fix�.

Non, c'est pour le tableau. Tu es fou !

Toufflers !

Avec un T comme tra�tre.

S'il te pla�t, Eddy.

C'est pour le tableau, je le jure sur ma m�re !

- Dufresne ne s'occupe pas... - Qui ?

Dufresne !

Dufresne en personne !

Il n'�crit pas aux demi-sels pour un tableau pourri !

Il est � la police judiciaire !

Non, je t'en prie.

Prends mes affaires.

On y va.

Roule gentiment.

La police !

Tourne � droite.

La ferme !

C'est vous le patron.

Il y a un barrage.

Foncez !

Vous �tes fou.

Foncez !

Que se passe-t-il ? Vous roulez trop vite !

Presse ! On est sur un scoop.

Quoi ?

L'affaire Roback.

La presse, vous savez, les journaux ?

Oui, je sais.

J'ai quelques questions � vous poser.

Ce qui nous int�resse, c'est le policier ordinaire,

plut�t que les gros bonnets, vous voyez ?

Oui, bien s�r,

je suis pour la libert� de la presse.

Tant mieux.

Maintenant, dites-moi,

supposons...

que Roback soit dans ma voiture,

et que vous le voyiez, que feriez-vous ?

Tr�s simple.

On fait signe au v�hicule.

S'il s'arr�te, il est foutu.

Et s'il ne s'arr�te pas,

il est tout aussi foutu.

Je le reconna�trais tout de suite.

J'ai sa photographie.

L�-dedans.

� propos, on fait quelques photos ?

Par ici.

D'accord, les gens verront que la police est sur la br�che.

Je suis pour la libert� de la presse et de parole.

C'est �a, ne vous sauvez pas.

Non, je ne me sauve pas.

Charlie, on fait quelques clich�s.

Mon appareil est dans le coffre. Passe-le-moi.

La police n�a pas de temps � perdre.

Ma secr�taire et mon photographe.

Il est tr�s dou�, ce gar�on,

mais il est port� sur la boisson.

Comme nous tous !

Allez, M. l'agent...

une belle pose.

De profil.

Souriez.

Bonsoir sergent,

ma secr�taire, mon photographe, la presse et moi vous remercions.

Achetez le journal.

- Merci, monsieur... - Clinton.

Bonne chance.

T'es un vrai cador !

Jette ta machine � �crire, j'ai un boulot pour toi.

Celui que vous faites ?

Non merci.

C'est bien trop risqu�.

�a ne s'arrange pas.

Garons-nous et attendons l'aube.

Allez, continue.

�a ne sert � rien.

�coute, rien ne m'arr�tera.

Eh bien, moi, je m'arr�te.

Voil�, cher ami.

Je vous c�de le volant.

Calme-toi, je t'en prie.

Pousse-toi.

Monte � l'arri�re.

Vous m'entendez ?

Qui vous a fait �a ?

Qui ?

Roback !

Ralentis, Eddy.

Sois prudent, Eddy !

Attention � l'arbre !

Attention !

Attention !

Frank !

�a va ?

Plus ou moins.

Et lui ?

Tout va bien, petit.

Besoin d'un coup de main ?

J'ai pas besoin d�un coup de main.

Je m'en sors seul.

Avec mes deux mains.

Personne n'est bless�.

C'est incroyable !

Normal !

Je suis n� sous une bonne �toile.

Elle a toujours �t� l�.

C'est d�j� �a.

Tout est �crit l�-haut. Avant m�me ta naissance.

Quand ton heure est venue, tu y passes, pas avant.

Des questions ?

Oui.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Tu as une torche ?

Je regarde.

Donne.

Restez ici, je vais voir o� on est.

Comment tu te sens ?

Je suis inqui�te pour lui.

Tu t'inqui�tais pour moi, il y a un instant.

Donne-moi une cigarette.

Apr�s l'accident, tout � l'heure,

tu as appel� Frank,

pas Eddy.

Qu'est-ce que je vais faire de toi ?

H�, Denise !

Je suis vraiment en veine.

Toufflers est tout pr�s, � 3 km, coupons � travers champs.

Allons-y.

T'emballe pas.

Denise, il est temps de dire au revoir

et merci � M. Clinton et de liquider cette affaire.

Je vous suis jusqu'au bout.

La ferme ! Qu'en dis-tu ?

C'est facile de faire le malin quand on est arm�, M. Roback.

Tu me le tiens ?

D'accord, discutons sans arme.

Non, Eddy, il t'a aid� !

Ne l'oublie pas. Laisse-moi d�cider.

Le moins qu'on puisse faire, c'est de le mettre au train.

Et apr�s ?

Il dira qu'il t'a aid� contre son gr�,

il fera un article formidable,

toi, tu auras pass� la fronti�re.

Et toi ?

Je serai avec toi.

Bon, c'est d'accord.

Allez, debout.

Tr�s touchant !

Avance !

Le commissariat de Toufflers ?

Ici, le commissariat de Paris.

Dressez des barrages sur les grandes routes.

Interceptez une Ford verte.

Immatriculation :

665 9 RQ 2.

Passager du v�hicule, Eddy Roback,

�vad� du fourgon de la prison de la Sant�.

Soyez prudents, cet homme est dangereux et arm�.

Le commissaire Dufresne de la police judiciaire est en route.

Qui est l� ?

C'est Eddy, ouvre.

On se faisait du mouron.

Je suis accompagn�.

Entrez, entrez.

C'est gentil chez vous !

Pardon !

�a va ?

Tr�s bien.

Alors, �a a mal tourn� ?

Ouais, c'est �a.

Si t'avais pas �t� l� � midi, on partait sans toi.

C'est normal.

Et le fric ?

Je l'ai.

On part quand ?

Antoine va pas tarder avec le camion.

Le temps de charger le mat�riel.

Et ces deux-l� ?

Elle vient avec nous.

Monsieur retourne � Paris.

- Pourquoi il est venu, alors ? - Histoire de rire.

- Le train est � quelle heure ? - 6h30.

Un de tes gars l'emm�nera, je veux qu'il prenne ce train.

Qui c'est ?

Il est r�glo.

Trop aimable !

Juste un peu mariolle !

Tu es s�r de vouloir qu'il prenne le train ?

Ouais.

J'appelle Gilles.

C'est Antoine.

Oui, c'est bien lui.

Vous deux, commencez � charger.

Viens, Eddy.

Je te rejoins.

Tu vas pouvoir l'�crire, ton article.

J'ai h�te de lire le prochain �pisode de ma vie.

Viens.

J'arrive, Eddy.

D'accord.

Dites-vous au revoir gentiment,

et affectueusement,

mais dites-vous au revoir.

Tu as entendu ce qu'il a dit ?

Au revoir, Frank.

Non.

Tu ne peux rien faire de plus,

il est en s�curit�.

- Inutile. - Quoi donc ?

- Tout �a. - Tu es folle !

Ma place est ici.

Tu es folle, je te dis !

Je ne suis pas assez bien pour toi Frank.

Crois-moi.

�coute, Denise.

Si je me suis mouill� et je l'ai fait,

je l'ai fait pour toi.

Je t'en prie.

Je ne regrette pas.

Je t'en prie !

Je ne partirai pas.

C'est ce que tu crois !

Le type a dit que le train partait � 6h30.

Il est six heures.

Je t'attendrai.

Il ne faut pas, Frank.

Souviens-toi de ce qu'Eddy a dit � propos des �toiles.

Mon sort �tait r�gl� avant notre rencontre.

Et avant la n�tre !

Tu as un train qui part � 6h30.

On n'a pas int�r�t � le rater

ou on aura des ennuis.

Finissons-en.

Tu as une demi-heure.

Je descends donner un coup de main aux gars.

Qu'est-ce que t'as ?

Rien.

Qu'y a-t-il ?

C'est cet endroit.

Tu as peut-�tre raison.

On va se tirer.

"Se quitter est un si doux chagrin."

Si tu me permets l'expression, foutaises !

Va-t'en !

Barre-toi !

Barre-toi, je te dis !

Je ne veux pas de ta piti� !

J'ai pas besoin de toi.

J'ai besoin de personne.

Tu m'entends ?

Personne !

Barre-toi !

Les flics !

Les flics !

Roback !

Je vous donne 5 minutes pour vous rendre.

Allez, monte.

Affaire class�e.

Sous-titres : Isabelle Audinot D�sincrustation : unheimlich +++/

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