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En 1853, les plaines américaines retentissaient
du piétinement de 60 millions de bisons.
30 ans plus tard,
à l'époque de cette histoire,
chasseurs et Indiens les avaient massacrés
et il n'en restait que 3 OOO.
Ce film, qui traite des dernières chasses,
a pour cadre le Custer State Park et les Monuments des Badlands.
Tous nos remerciements aux autorités du Sud Dakota.
Nous avons été autorisés à filmer l'abattage annuel
des bêtes surnuméraires du plus grand troupeau des États-Unis.
Seul le Gouvernement est habilité à procéder à l'abattage des bisons.
LA DERNIÈRE CHASSE
À vous ? Beaucoup de pertes ?
Tout !
C'est fou, ces bisons !
Je m'appelle Charlie Gibson.
Sandy, McKenzie ?
Vous n'étiez pas chasseur pour l'Armée ?
On parle de vous du Texas au Dakota !
Vous avez dû en tuer !
Trop !
4 ans d'économies envolées en 4 minutes !
On ne fait pas fortune avec le bétail.
Les herbages sont bons par ici.
La terre est fertile, il ne manque jamais d'eau.
Je voulais m'établir…
Laisser les bisons…
Ce n'est pas dit qu'eux vous laissent.
Comment ça ?
Une peau rapporte 2 dollars, une langue 50 cents.
Ça ne m'intéresse pas.
Merci beaucoup !
C'est un début. Qu'en dites-vous ?
Il faut de l'argent.
J'en ai.
J'ai changé d'idée.
Allez les massacrer… Moi, j'en ai assez de puer.
Assez de tuer.
Je n'ai fait que ça depuis l'enfance.
- Tuer, c'est naturel. - Pas pour moi !
Si. La guerre me l'a appris.
Plus on tuait, meilleur on était.
Tuer, se battre, c'est naturel.
La paix, c'est pour récupérer.
J'ai fait la guerre, moi aussi. Mais pas pour tuer.
Vous voulez vivre en paix, les bisons ne vous laisseront pas.
Ça sera vous ou eux.
Vous voulez vivre ? Il faut qu'ils meurent.
Les peaux vous paieront le nouveau bétail.
Vous tuerez pour vos raisons. Moi, pour les miennes.
Content de te revoir, Jimmy.
C'est de belles peaux !
Tu rapportes quoi à ta réserve ?
Je n'y retourne pas.
Je vais me trouver un travail. Ça, pour commencer…
Habille-toi comme un Blanc, coupe tes cheveux…
Personne ne te prendra pour un Indien.
Ni un métis ?
C'est ça, l'important.
Trouve-toi d'autres vêtements.
Ça marche, le commerce ?
Ma foi, c'est…
Doucement, mon garçon !
Il était moins une !
Ça va, Charlie.
- Il ne fait rien de mal. - Qu'en savez-vous ?
Il ne fera rien.
Donne-moi ça…
Inutile d'aller au devant d'ennuis.
Dites-lui ce qu'il nous faut.
50 kg de plombs.
75 kg de poudre,
6 caisses d'amorces, 1 de couteaux.
Vous n'aviez pas lâché les bisons ?
- Ça vous regarde ? - Non, monsieur.
Mon associé, Charlie Gibson.
Enchanté.
Je prends cette Winchester.
Il y a un écorcheur ?
Le vieux Jambe-de-Bois ?
Il a cassé son pilon dans une rixe !
Un écorcheur unijambiste ?
Les meilleures mains de l'Ouest ! Il refusera.
Je te dirai le reste plus tard…
Qui t'a permis ?
Je lui donnais juste…
Il porte son propre scalp !
Sale Indien !
Il l'a étendu d'une balle dans la nuque.
Il y a 7 ans, à Deadwood City.
En août 76, j'y étais !
Il a étendu Bill Hickok, c'est tout.
Un meurtre, oui !
Bill jouait au poker avec Carl Mann.
McCall, bourré, s'amène…
et lui tire dans le dos !
Les cartes de Bill c'était des as et des huit,
alors on appelle as et huit
une "main de mort" !
C'est toi, Jambe-de-Bois ?
Médite ça !
Custer, Hickok, California Joe, tous morts en 5 mois.
C'était des géants !
Tu veux t'engager comme écorcheur ?
Dès qu'un gars achète un fusil, il se croit chasseur !
60 dollars par mois, demain.
Je suis le meilleur, les indiennes exceptées.
J'en ai écorché plus qu'il y a d'habitants.
Pour Santa Fe, pour l'Armée et Buffalo Bill !
J'ai arraché les peaux
à en avoir mal aux couilles, j'étais plein de graisse.
Je puais à faire tomber un chien raide mort !
Tu veux ce boulot, ou pas ?
Avec toi ?
J'ai travaillé avec les meilleurs chasseurs. Tu n'en es pas un.
65 dollars par mois plus whisky.
Tu n'es pas un vrai chasseur.
Il n'en reste qu'un : Sandy McKenzie.
C'est mon associé.
Comme menteur, tu serais le roi…
s'il n'y avait pas moi !
McKenzie ne chasse plus.
Il a lâché avant d'être hanté.
Tu n'as jamais vu de chasseur hanté ?
C'est quelque chose !
Tu l'as été ?
Non ! J'ai pas tué de bisons ! Mais j'ai vu de ces types hantés !
Ça les prend tôt ou tard.
Jeunes et vieux, un jour ou l'autre.
Ça te prendra aussi.
Un jour, tu l'auras en toi,
le feu zigzaguera dans ton sang…
J'ai vu ce qui arrive à des meilleurs que toi.
Ils deviennent fous. Ils veulent tuer
comme s'ils n'étaient plus des créatures de Dieu.
Ils entendent et voient des milliers de bisons,
alors qu'il n'y en a pas un !
Hantés ! Tous !
Le doigt tremblant sur la gâchette, prêts à tirer !
Ses affaires ?
Un vieux pantalon, une liquette, cette boîte à musique.
Combien à régler ?
Rien ! Il n'y avait pas d'autre lit en ville…
Tu as déjà perdu ton arme.
Ne perds pas la vie.
Tu as besoin d'un verre.
Tu t'appelles ?
Mère indienne ?
Où est-elle ?
Elle est morte.
Et ton père ?
Qui t'a mis dans cet état ?
Attends…
Là, tu peux boire.
"Rose jaune du Texas !"
Tu veux la connaître ?
On t'a pris ton argent ?
Tu es mal barré, hein ?
- Comment t'en sortir ? - Donnez-moi du travail.
Mon associé et moi on a besoin d'écorcheurs.
60 dollars par mois.
- Les peaux d'été se vendent ? - Oui. On en fait du cuir.
Tu acceptes ?
On sera absents un bout de temps. Tu veux danser avec elle ?
Elles n'aiment pas les Indiens.
En route.
J'ai notre écorcheur !
Je te croyais perdu.
Salut, fiston. Le bison se chasse toujours ?
Ça va, grand-père ?
J'ai un écorcheur.
Ce sale Indien !
Il s'appelle Jimmy.
Qu'il ne m'approche pas !
Suis-moi.
Va jeter un œil…
Tu es fou ?
Pourquoi ? Tu as la trouille ?
- Qui t'a dit de conduire ? - Je t'apprendrai !
Regarde le chariot ! Je vais tuer ce vieux cinglé.
Ça va s'arranger.
Le vieux et moi on va chercher un arrangement.
Vous deux, ramenez les mules.
Qui commande ?
Content de te revoir !
Pourquoi tu t'y remets ?
L'argent facile.
Mais mauvaise conscience !
Je l'ai déjà. Autant avoir l'argent !
Une question te tracasse ?
Comment as-tu réussi à vivre aussi vieux ?
Dans un monde de gamins, un homme s'en tire !
Ne le pousse pas trop. Il pourrait exploser.
Il explosera sans mon aide.
Jamais fatigué ?
Seulement par les gens.
Avec une seule jambe, vous en faites plus que nous tous !
C'est le dos qui travaille, pas les pieds !
Comment vous l'avez perdue ?
Ma jambe ? J'étais bourré, pendant un blizzard…
Je me suis endormi. J'ai eu un pied gelé.
Sandy m'a porté 20 km… Il m'a sauvé la peau.
- J'y ai laissé ma jambe. - Et vous buvez toujours ?
J'ai encore une jambe, non ?
Tu en veux ?
Tu as raison !
On a besoin de viande fraîche.
J'y vais.
Je ne suis pas fait pour rester en place !
Je vais tuer un bison. Qu'on gagne un peu d'argent.
Trop de vent.
Moi, j'aime ça.
Steak de bison et pain rassis
Une peau de bison pour tout lit
Puces et poux à volonté
Pas à dire, on est gâtés
Y a pas pire sur terre
Que la chasse au bison
Sales moustiques !
Ça n'a rien de drôle !
Pourquoi ils ne vous piquent pas ?
Ils me piquent.
Mais je n'en fais pas un plat.
Vous voyez des menaces partout.
La chaleur est contre vous, le froid aussi.
Même nous, vous croyez.
On n'est pas contre vous.
Tu vas trop vite. Ça vaudra rien.
Il les fait plus vite que moi et mieux.
Charlie est doué pour les armes.
Comment tu as appris tout ça ?
Pas en tuant des bisons ?
Des Indiens !
Je pourrais t'apprendre…
Je ne veux pas tuer.
Et les Indiens vivants, tu connais ?
- Alors comment tu peux… - EURcrase !
Ça ne m'intéresse pas !
Fumez un peu…
D'où êtes-vous ?
N'importe où il y a des bisons.
Alors vous n'êtes chez vous qu'au Dakota ?
Les derniers bisons sont ici.
Après tout, il y en aura encore.
Pas sûr. Leur nombre diminue.
Il en reviendra.
Les chasseurs les massacrent, les Indiens les prennent.
Et ils se tuent eux-mêmes,
comme à Cheyenne Wells,
un troupeau affolé par un blizzard en 61 …
s'est jeté d'une falaise ! 100 OOO bisons !
En 73, l'Arkansas en grouillait.
En 74, il n'en restait plus.
Morts ! Que des os !
Des milliers de carcasses !
Une honte ! Ça en dit long sur l'homme.
Pas de quoi être fier.
Ça serait un crime de les chasser ?
Peut-être.
Le Général Sheridan a décoré les chasseurs, non ?
Des bêtes mortes d'un côté, des Indiens morts de l'autre.
Pendant la guerre contre les Indiens !
Un bison mort, c'est un Indien qui crevait de faim.
L'armée en était réduite à les affamer.
Où est le mal ?
Vous ferez un bon chasseur ! Continuez.
Selle mon cheval !
Où tu crois aller ?
J'aurai ces sales Indiens !
- Maintenant ? - Oui ! Je les aurai !
Dans le noir, vous perdrez leurs traces.
Je vais récupérer les mules.
Voler une mule n'est pas un crime pour un Indien.
Ils ne sont pas humains !
Parfois, on donnait une prime par tête.
Je hais tous les Indiens !
Tu viens ?
Pas moi. Je suis moi-même un peu voleur.
Et c'est toi qui es armé.
C'est ton gosse ?
Debout !
Une éraflure. Tu as de la chance !
D'où viens-tu ?
Tu le veux ?
J'ai ramené nos mules.
Vous ne l'avez pas tuée ?
Ça n'aurait pas été gentil, hein ?
Je me passerais du gosse ! Est-il à elle ?
Tu parles son charabia ?
Demande-lui si c'est le sien ?
Dis-lui d'aller à la cabane.
Et dis-lui que j'ai faim !
On dit que tuer met en appétit.
C'est pas vrai ?
Alors, jeune homme ?
Que fais-tu ? Tu pêches ?
Tu veux ça ?
Où est maman ?
Elle est là…
Je passais…
De l'eau à bouillir…
Au sujet de cette Indienne…
C'est quoi un "sur place" ?
Comment tu t'appelles ?
Comment on s'y prend ?
Pour éviter leur fuite ?
Il faut repérer le chef.
C'est le mâle à l'extérieur du troupeau,
face au vent.
Il faut le tuer du 1er coup.
S'il n'est que blessé, il effraie les autres…
et c'est la débandade !
Alors on tue le chef d'abord ?
Ceux qui s'en vont…
Drôles d'animaux !
On tue leur chef et ils ne bougent pas.
Ils restent à ruminer.
Mais si un autre mâle bouge, finis-le sur place !
Y en a un aussi fort que Charlie pour tirer ?
Pas ici en tout cas.
J'avais cru l'avoir,
mais c'est vous !
- Pourquoi vous l'avez tué ? - Vous n'aviez pas l'air ?
Pour les Indiens, un bison blanc est sacré.
Tu n'es qu'un Métis, dépecez-le !
- Pas moi. Pas celui-là ! - Tu vas le faire !
Laissez-le. Je m'en charge.
Occupe-toi des autres.
Il rapportera à lui seul autant que le reste !
Une peau de bison blanc s'est vendue 2 OOO dollars !
Beau travail !
Vraiment ?
M. Charlie déteste les Indiens, hein ?
Ils mangent sans fourchette. Lui aussi.
Ils traitent mal leurs femmes. Lui aussi.
Ils se mouchent dans leurs doigts. Lui aussi.
Charlie ne s'aime pas, donc il n'aime pas les Indiens.
Normal, non ?
Un bison blanc !
Vous prenez notre nourriture !
Et vous tuez nos croyances !
Où as-tu appris l'anglais ?
Elle a parlé anglais ?
Un bison blanc ?
Joue quelque chose !
Ça fait quoi de tuer tous ces bisons ?
Comment ça ?
Tuer tout le temps…
Tu as l'impression d'être…
un dieu tout puissant ?
Ce ne sont que des bisons !
Tuer un homme…
c'est différent ?
Je ne sais pas.
Ça te plaît bien, peut-être ?
Autant qu'être avec une femme ?
C'est un peu ça…
Mais différent.
Tu prends quelqu'un pour cible…
Quelque chose d'important va arriver.
Ça ne sera plus jamais pareil.
Tuer, c'est la seule preuve qu'on est vivant.
Vous le savez.
Vous en avez tué plus qu'aucun autre !
Soif ?
Qu'est-ce que vous avez contre moi ?
Ce n'est pas vous.
Tiens donc.
Je parie que je sais ce que c'est !
C'est elle, hein ?
Pas vrai ?
Vous ne comprendriez pas.
Ne la touchez pas !
Hé, petit ! Viens donc par là.
Essaie…
"Vous ne comprendriez pas !"
Je comprends très bien !
Bonne nuit !
Il ne nous veut pas de mal.
Mon ami "Main tachetée". On a grandi ensemble.
Chassé et combattu ensemble.
Et écorché le bison sacré.
C'est un bon chasseur.
Il peut manger de la viande ?
Vous lui échangez ?
Contre quoi ?
Ses deux canassons !
Il a dû les voler !
- Ce sont des poneys indiens. - Soi-disant !
Essayez-en un.
On le monte à droite, pas à gauche.
Je connais la valeur de cette peau.
Mais je n'en veux pas. Elle est sacrée.
Vous parlez comme un Indien !
Elle compte pour lui !
Elle est à moi. C'est non !
Dis-lui que non.
Cet Indien m'a l'air de vouloir se battre.
Dis-lui de partir.
Je suis prêt à me battre avec lui.
À mains nues ?
Il a une autre arme ?
S'il vous tue, il a la peau de bison.
Si vous le tuez, vous n'avez rien.
Vous y gagnez quoi ?
Du plaisir. Un vrai plaisir.
Un plan de combat… C'est un meurtre !
Vous avez besoin de tuer
de si bonne heure ?
Ne vous en mêlez pas.
La peau de ce bison contre ses 2 chevaux
et son galurin aussi ?
Jambe-de-Bois, compte les pas…
Que dit-il ? Il se dégonfle ?
Il dit que c'est un bon jour pour mourir.
Je dois lui dire de dégainer avant de tirer.
Je lui laisse le temps.
Il voulait en faire quoi de cette peau ?
La pendre sur un arbre en offrande au soleil.
C'est leur religion.
Les Indiens n'ont pas de religion.
La leur vaut la nôtre.
Et eux, ils ne font pas la quête !
Il n'est pas mort.
Tu perds la main ?
Que je sois damné…
Tu le seras !
Ça y est ?
Mettre du fumier sur une plaie…
Un Blanc en mourrait !
Et pour une sale peau de bison !
C'est leur mot pour "bison".
Ça représente tout pour eux : viande, vêtements,
tipis et canoës, boucliers.
La peau sert aux mocassins. Ils utilisent tout !
"Petey" ça veut dire "bison".
C'est la vie pour eux.
Ils en ont fait leur religion.
Va chercher les poneys.
Ça rime à quoi ?
Le gamin sait qu'il va mourir.
Il veut mourir parmi les siens.
Jimmy va l'emmener.
La réserve est loin, à pied.
Il y a les poneys indiens.
Je les ai gagnés.
S'il veut partir…
qu'il aille à pied !
Charlie… Vous êtes un cas.
Vous tirez avant de penser.
Laissez cette arme.
Je reviens ?
Descendez tous les deux.
Je vous ai dit de laisser cette arme !
Je pourrais vous tuer sur place.
Vous en êtes capable.
Mais avant…
je vous éventrerai de bas en haut !
Il est mort.
Je vais calmer les mules avec un peu de musique.
Elles ont peur des loups qui rôdent.
Elle aime un peu Charlie…
ou elle le hait ?
Qu'est-ce que tu as ?
Tu ne peux pas réagir… comme une Blanche ?
Tu ne veux pas parler ?
Dis que tu me détestes mais dis quelque chose !
Tu restes comme une bête morte !
Au fond, tu n'es pas bête.
Tu sais qu'ainsi je ne te prendrai pas.
Tu crois me décourager ?
Tu changeras d'avis…
Et ce jour-là…
Tu l'aimes bien ?
Pourquoi restes-tu ?
Où aller ?
Chez les tiens.
Je t'aiderai.
Mon peuple a faim.
L'enfant doit manger.
Tu es comme un frère pour le rouquin.
Pourquoi ?
Tu es gentil avec l'enfant.
Pourquoi ?
Tu n'as pas de haine pour mon peuple.
Pourquoi ?
J'ai grandi près des Indiens.
Ils m'ont appris à monter à cheval, à chasser, à vivre.
L'enfant n'est pas à toi, hein ?
Sa mère a été tuée.
Et il n'a pas de parents, personne ?
Un bébé appartient à tous.
C'est juste !
Qui t'a appris ça ?
Vos missionnaires.
Inutile de lui parler !
Je pensais aller à la ville. Vendre des peaux.
Déjà ? On a de quoi faire !
Il vaut mieux se séparer quelques jours.
Bonne idée !
Je partirai tôt.
Et si moi, j'y allais ?
En la laissant ici ?
Ça vous plairait, hein ?
Vous reviendrez avec l'argent ?
C'est un risque.
Je pue encore le bison ! Donnez-moi de l'eau de Cologne !
Voilà, 1 dollar !
Les carcasses de bisons, ça donne soif !
J'en ai déchargé 70 wagons !
Assez pour servir d'engrais à tout l'Ohio !
Des os d'indiens, ça serait mieux !
Ferme-la et sers à boire !
Moi ?
Tu as intérêt à la fermer !
Tu me pales un verre, mon chou ? Je suis vannée !
- Comment tu t'appelles ? - Tu as deviné : "Chou" !
Ça marche les affaires, Peg ?
Ils veulent tous prendre un bain. La chaleur…
Ça énerve les types en chemise à col !
Vous, vous devez avoir chaud !
Tu ferais mieux de me suivre.
Qui es-tu, chéri ?
Un homme. Article courant.
Rafraîchis-le un peu, Peg !
Ça ne va pas, chéri ?
Tu es malade ?
Jolie chemise !
Vous disiez, madame ?
Tu ne m'invites pas à danser ?
- Vous dansez, madame ? - Volontiers.
Tu danses divinement !
Va plutôt dans ta chambre.
Mets-toi à ton aise.
Je cherchais quelqu'un…
Tu n'as pas de sang indien, toi ?
Non ! Ils sont interdits ici même avec de l'argent !'
J'en ai l'air ?
Dehors ! Fiche le camp !
Attends, mon chou.
Qu'est-ce que tu as ?
Je ne te plais pas ?
Merci, madame…
Bonne nuit.
Sale plouc !
Tu espérais quoi ?
Le grand amour ? Un cœur pur ?
Monsieur est trop bien pour nous ?
Pauvre type !
Chasseur de bisons puant !
C'est quoi ce déguisement ?
Tu as honte de nous ?
Et il sent bon !
Il pue le bison ! Comme nous !
Mensonge !
Je ne pue pas !
Vous n'auriez pas dû faire ça !
Tu me dois toujours 20 dollars !
Vous croyez que j'ai tué les bisons ?
C'est un crime…
contre la nature et contre les Indiens.
Où êtes-vous, Charlie ?
Vous croyez que j'ai tué les bisons ?
Je ne suis pas Charlie.
Vous faites erreur.
Content de te revoir, fiston.
Mange un peu…
On a changé d'endroit. Charlie a voulu.
Tous les jours, un de nous te guettait.
Charlie vit dans une grotte. Avec tout le confort !
Je ne pensais pas te revoir.
Tu le hais, pas vrai ?
Je n'en suis pas sûr.
Je ne le hais pas. Je le plains.
Je me sens responsable de lui.
Je crois que je le comprends.
Ça ne l'empêchera pas de tuer.
Tu es revenu pour l'en empêcher ?
Et pour libérer la femme.
Il est revenu !
Content de vous revoir !
Vous nous avez manqué.
Pas vrai, Jambe-de-Bois ? Et le petit !
Il s'ennuyait après vous, comme un frère !
Jambe-de-Bois, une bouteille ! Et musique !
On a changé d'endroit. Il n'y avait plus de bisons !
Va dire à ma femme de venir saluer Sandy.
Je ne sais pas ce qui arrive aux bisons.
On n'en voit plus des masses.
Juste quelques-uns.
10… 20…
Mais ils reviendront, puisque vous êtes là !
Cette idiote d'indienne !
Un de ces jours, je lui apprendrai à parler !
On en a sué pour ces peaux !
- Combien vous rapportez ? - Presque 1 OOO dollars.
J'en ai dépensé 70. Ed nous garde le reste.
Extra ! Sans compter le bison blanc. Combien ?
Au moins 2 OOO dollars ? Vous ne l'avez pas vendu moins !
Je n'ai pas eu besoin.
La peau a disparu.
Menteur !
Vous me volez !
Debout !
Hâbleur ! Vous me prenez pour un imbécile ?
C'est Jimmy et la femme qui ont chargé ces peaux !
Tu as volé la peau du bison blanc, hein ?
Tu l'as prise !
Arrêtez !
C'est peut-être moi !
Peut-être que je l'ai vendue.
Pour quelle raison elle l'aurait prise ?
Un Indien ne raisonne pas !
Peut-être le dieu des bisons vous l'a prise.
Qui sait ?
C'est peut-être vous, le voleur…
Bienvenue au bercail, fiston !
Saletés de bisons !
Je les entends sans cesse…
Et puis, rien !
Rentré depuis 4 jours… vous n'en avez pas pris un !
Vous avez dû en voir ! Vous n'avez même pas tiré !
Vous et elle, vous l'avez vendue !
Dis-moi ce que tu as fait de la peau !
Où tu l'as mise ?
Alors, cette peau ?
Si vous la frappez encore, je vous tue.
Vous essaierez.
Oui, j'essaierai.
EURcoutez-les !
Il y a 10 OOO bisons !
Ils reviennent ! Je le savais !
Je vais en tirer quelques-uns !
Il est hanté ! Ça y est.
Ce ne sont pas des bisons.
Non ! C'est le tonnerre.
Tu dois partir.
Cette nuit.
Quand Charlie dormira…
va près des animaux.
J'y serai.
Il devait y en avoir 100 OOO !
Tu en as tué ?
Non, je n'ai pas pu.
Mais tu les as vus ?
Curieux… je n'en ai pas eu…
Ils allaient si vite !
Mais j'ai vu la poussière…
qu'ils soulevaient !
Alors ils vont s'épuiser.
Ils s'arrêteront dans les vallées et autour des points d'eau.
Et on fera un sur place énorme !
Jambe-de-Bois, si on fêtait ça ?
Il t'en reste une cruche ?
J'ai un tord-boyaux.
Ça me va !
J'avais dit qu'ils reviendraient.
On en tuera encore 200 à 300 par jour !
Le froid approche.
Rien de pire qu'un hiver ici !
La neige, on l'appelle "l'obscurité blanche" !
Un soir, il fait frisquet comme là…
Et soudain…
le vent est si froid que le bétail gèle !
Rien pour stopper le vent, sinon les barbelés.
C'est vraiment du tord-boyaux !
Ça fait du bien ou du mal, selon la dose !
Où est passée ma femme ?
Notre compagnie ne te plaît pas ?
Y a pas mieux !
Il n'y en a plus.
Mais il y a toujours des bisons !
Ils ne disparaîtront jamais !
Mettez-moi sur la piste, Sandy !
Où sont-ils allés ?
Je ne sais pas.
Selle une mule !
Où est Sandy ?
Il doit chercher les bisons que tu as vus.
Avec la femme et l'enfant ?
Il s'est enfui avec elle, tu le sais, non ?
Tu te fais des idées. Calme-toi, je prépare à manger.
Je vais récupérer ma femme !
Il ne le rattrapera pas avec une mule.
On ferait mieux de le suivre au cas où…
M. Charlie tuerait son ami ?
Je crois !
Il cherche quoi, là-haut ?
Une grotte que Sandy et lui connaissent.
Pourquoi il a laissé le cheval ?
Il sait ce que Charlie pense de lui.
M. Charlie le trouvera.
Va le chercher !
Attrape-le !
Pourquoi tu as fait ça ? J'aurais pu le rattraper…
Justement !
Tu les as aidés à fuir ?
Tu m'as soûlé ! Mais je les aurai !
- Qui m'en empêchera ? - Moi !
Sandy est peut-être ton seul ami.
C'est un voleur.
Arrête ou je tire !
Je le ferai ! Et dans le dos !
Ne me force pas à le faire !
Demain, tu me donneras raison.
Oublie-la. Tu n'as pas besoin d'eux.
Petit,
prends son arme.
Jusqu'à demain ! On réfléchit mieux sans arme.
C'est la faute de Sandy.
On le trouvera.
Je dois l'enterrer…
Plus tard !
Il va neiger.
Ça va recouvrir les traces…
Je l'aurai tôt ou tard !
Il paiera pour tout.
Il n'était pas chargé.
Il est vide !
Où est le reste ? Le reste du bétail ?
La farine, le grain ?
Pas l'Armée ?
Je croyais… j'espérais…
Venez.
On a mangé les chevaux, puis les chiens. Vous avez dû voir.
Ils peuvent disposer de mes mules. Je ne garde que mon cheval.
Merci. Elles les nourriront 2 ou 3 jours…
en attendant les vivres de l'Armée.
Ce n'est pas à vous d'y aller.
Si j'envoie ces gens-là…
où iront-ils et qu'obtiendront-ils ?
On ne donnera rien à des Indiens ! Ils pourraient voler et être tués.
À qui je dois m'adresser ?
Au commandant Smith.
Mais c'est loin, à supposer que vous réussissiez.
Je viens avec toi.
Charlie m'y attend…
C'est risqué.
Alors on risquera ensemble.
Je vous cherchais.
- Vous avez des peaux ? - Mon argent !
Bien sûr ! Buvez un verre.
Près de 1 OOO dollars, plus la nouvelle livraison.
Où est McKenzie ?
Il s'est enfui. Pas vrai ?
Je veux donc tout l'argent.
La moitié lui revient.
Il m'a volé une peau de bison blanc !
Pas vrai ?
Non, ce n'est pas vrai.
M. McKenzie n'est pas un voleur.
Tu es ivre, petit. Va te coucher.
J'ai pris le bison blanc
pour que mon ami repose en paix.
Qui croira un menteur d'indien ?
Vous ne savez que tuer !
Allez-y ! Tuez-moi !
Je ne mentirai pas sur M. McKenzie !
Je te forcerai à dire la vérité !
Et te battant jusqu'à ce que…
tu avoues qu'il a volé la peau !
Il l'a prise, hein ?
Comme il a volé la femme !
Sandy est un voleur ! Dis-le !
Dis-le, petit ! Quelle importance ?
Où tu vas ?
Je regrette…
Ne me laisse pas, j'ai besoin de toi.
On s'arrangera.
Vraiment ?
Je suis Indien, vous vous souvenez ?
On avait 52 bêtes pour vos Indiens.
Certaines sont mortes de froid, d'autres ont été volées.
Un jour de plus, il n'en restait pas.
On ne peut pas attendre.
Tu sauras t'en servir ?
Je crois que j'ai de l'aide.
Si des bêtes meurent en route,
mangez leur viande !
Comment va le vieux ?
Charlie l'a tué.
Tué !
Pourquoi ?
Il l'empêchait de vous poursuivre.
Il vous tuera aussi.
Vous voulez savoir où il est ?
Inutile. Il me trouvera.
Tu retournes chez les tiens ?
Mon argent !
Regarde cette peau.
Dure comme du bois !
Je veux être payé en or ou en argent.
Il paraît que McKenzie est en ville, avec une squaw…
plutôt jolie.
Ah oui ? Ici ?
Ils sont partis. Lui et la femme.
Avec des vivres de l'Armée. Il vous en faut ?
Sandy, descendez !
Vous n'avez pas une chance.
Peut-être.
Je peux l'avoir d'ici, avec ça.
Venez ou je tue les mules et le bétail !
J'attends !
Laissez partir Jimmy et la femme avec le bétail
et je viendrai.
Lui peut partir.
Pas elle.
Je reste.
N'y allez pas !
Pars…
avant qu'il extermine le bétail !
Ne venez pas !
Il fait trop sombre ! J'ai pas confiance ! Demain matin !
Au lever du soleil !
Je savais que tout changerait…
une fois Sandy retrouvé.
Ça va aller.
Tu me tiendras chaud…
en l'attendant jusqu'à demain matin.
Il te tuera.
Moi aussi, peut-être…
Mort de froid…
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