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Original subtitles

Que se passe-t-il ?

Quelqu'un remonte la route � toute vitesse.

- Ils vont o� comme �a ? - On leur demande, chef ?

- Et comment ! - Parfait.

Merde, il est pass� o� ?

Le voil� !

L'enfoir� !

Rattrapez-le ! Vite !

V�hicule...

BMW rouge immatricul� : Sept, non... Sept, non.

Un...

Putain !

Rassurez-vous, vos filles auront toujours un p�re.

Anglada.

Arr�tez de d�conner l�.

Ruth, ralentissez !

Non !

Non ! Non ! Non !

Pour l'amour du ciel, freinez !

Stop, c'est un ordre !

- Brezo 10, ici Brezo 12. - Je vous �coute.

On a perdu une BM rouge...

Guardia Civile de La Gomera.

Oui.

Je vous �coute.

- Brezo 12 pour Brezo 10. - Allez-y, Brezo 12.

Un, sept, neuf, un.

Bravo, �cho, H�tel.

Je cherche le propri�taire d'un v�hicule.

Num�ro de plaque : un,

sept, neuf, un.

Bravo, �cho, H�tel.

Siso, c'est la voiture de G�mez Padilla.

Siso !

C'est celle de G�mez Padilla, du conseil municipal.

Et le sang ?

Appelez Nava.

On vous tiendra au courant, merci, M. Padilla.

- Vous pourrez fermer ? - Bien s�r.

On demande si quelqu'un l'a vu cuver dans le terrain vague ?

Non !

Avant d'accuser Padilla, il faut d'abord identifier le sang de la BM.

Tu me suis ?

Je v�rifierai s'il a bien �t� d�ner avec la voiture de sa femme

et s'il avait bu.

Allez, vas-y.

- Bonjour. - Salut.

Ici ! Ici !

Ce n'est pas vrai ! Non, ce n'est pas possible !

- Papa, papa, je suis d�sol�e. - Laisse-moi.

Papa ! Papa, je suis d�sol�e !

Papa, papa...

Papa, pardon.

Papa ! Papa !

Papa ! Putain de merde !

Va te faire foutre, papa !

Papa...

Papa...

�a fait trois ans que l'enqu�te stagne.

- Et pas de coupable ? - Celui qu'on avait fut acquitt�.

Apparemment, �a d�range quelqu'un.

- On a ordre de rouvrir l'enqu�te. - Avec des flics de l'�le ?

Avec la police judiciaire. Pour eux, La Gomera a merd�.

Alors, on n'a plus qu'� ob�ir...

Non, non, vous non... Elle.

Pourquoi vous, Anglada ?

Aucune id�e, mon commandant, j'�tais � La Gomera moi aussi.

Vous suivrez les ordres du sergent Bevilacqua

et du caporal Chamorro.

Virginia Chamorro ?

C'est important ?

Non, on �tait ensemble � l'Acad�mie.

Ils arrivent demain, soyez pr�te.

� vos ordres, mon commandant.

Salut.

Bonjour... Tiens.

C'est lui, Iv�n L�pez Von Amsberg.

Putain, je vois que notre victime s'�clatait bien !

�a me donne envie de rater l'avion.

Hulk est revenu nous emmerder.

On peut g�rer �a. Il est jaloux qu'on aille aux Canaries.

- Combien de jours ? - Dix.

Les mecs avec des super-pouvoirs...

Plus ils sont cons, plus il faut les g�rer.

En effet.

Tu l'as appel� Hulk, c'est insultant.

Tu m'en prends un comme le tien ?

C'est elle.

�a alors, Virg !

- Ma ch�rie, �a fait un bail ! - Ruth...

- �a va, ma belle ? - Sergent Bevilacqua, caporal Anglada.

- Sergent. - Caporal.

- Merci d'�tre venue nous chercher. - De rien.

Attention.

Avant tout, j'aimerais savoir si vous voulez �tre avec nous ?

Pourquoi je ne voudrais pas ?

C'est toujours mieux avec un vrai volontaire.

Je sais dire "non", sergent.

Parfait.

Que tu es belle !

- Tu t'es fait des m�ches ? - Non.

Iv�n faisait partie de ces mecs qui, apr�s le lyc�e, restent sur l'�le

car ils n'ont ni la t�te ni les couilles pour partir

et finissent dans des embrouilles.

Quel genre d'embrouilles ?

Beuh, cachets, coke...

- Et la mineure. - Il y en avait d'autres ?

En tout cas, pas qui ait parl�.

Une seule nous suffirait.

- Comment ? - Tu as vu la vid�o.

�a fait un sacr� mobile.

Oui, si c'�tait ma fille, moi aussi je couperais des t�tes.

Mais vous ne laisseriez jamais un mec pareil s'approcher d'elle, non ?

Un p�re, �a sert � �a.

L'avocate de Padilla a facilement convaincu le jury

qu'Iv�n �tait un toxico et un violeur.

- Vous, que croyez-vous, sergent ? - Quoi ?

Croyez-vous que Padilla est coupable ou innocent ?

Je ne sais pas. Moi, je pose des questions.

Et avec les r�ponses,

- je cr�e un r�cit... - Il est parti.

... qui nous r�v�le "qui" et "pourquoi".

Aux autres de juger. Je n'aime pas punir.

Par contre, j'aime mon job.

Je le g�cherai pas avec des jugements.

Tr�s bien, mais vous devez bien avoir un avis ?

Le conseiller a une super avocate.

- Il n'est plus conseiller. - Non ?

Il est devenu vice-pr�sident.

Il a eu une promotion.

Choisissez un point fixe, ne le quittez plus des yeux...

Et respirez.

Merci.

Pourquoi me choisir moi ?

- Et pas quelqu'un de l'�le ? - Je n'ai rien fait.

- Ah non ? - C'est la m�re qui vous voulait.

Encore une autre ?

- Pour La Gomera, sergent. - Putain !

- Vila. - Hein ?

- Appelez-moi Vila, d'accord ? - Vila.

Vila, notre visite �tait cens�e rester secr�te ?

Eh bien...

- Les gens de chez nous le savent. - Non, je ne disais pas �a pour eux.

Il y en a une que tu connais, elle �tait l� � ton arrestation.

Ne t'en fais pas, c'est m�me positif qu'elle soit l�.

- Donc, ils ne peuvent plus m'arr�ter ? - Non.

M. le vice-pr�sident.

Julia me dit que je n'ai rien � craindre,

qu'on ne peut me rejuger pour le m�me crime.

C'est vrai.

Et que je peux m�me en profiter pour poursuivre la Guardia Civile

- pour harc�lement... - C'est une option, en effet.

Mais nous venons savoir qui a tu� Iv�n, ceci prouverait votre innocence.

Mon innocence a �t� d�montr�e au proc�s.

Non.

Vous avez �t� d�clar� non coupable, c'est diff�rent.

Innocent est pr�f�rable.

- Donc vous ne me suspectez plus ? - Non, �a non.

Que puis-je faire pour vous en convaincre ?

Racontez-nous ce que vous faisiez � l'heure du crime.

Je cuvais mon vin dans un terrain vague.

Je vous imagine mal dans un terrain vague.

Vous avez une bonne image de moi.

Qui en a une mauvaise ?

Beaucoup de gens, je suis politicien depuis 20 ans.

Votre ascension a g�n� quelqu'un en particulier ?

�coutez, je sais parfaitement qui sont mes ennemis

et aucun n'est capable de monter un tel coup.

- Nous devons parler � votre fille. - Pourquoi ?

- Nous... - � votre avis ?

- On ne l'a jamais entendue. - Elle �tait mineure.

- On devait la prot�ger. - C'est vrai, pauvre petite.

Vous la "prot�giez".

- Vous insinuez quoi l� ? - Son t�moignage pourrait vous aider.

Si la relation �tait consentie...

Consentie ? Elle avait 14 ans !

- Juan Luis... - Vous avez raison.

- Mais c'est important qu'on lui parle. - Non.

- Pensez-y, s'il vous pla�t. - C'est non.

Le sc�nario se r�p�te trois ans apr�s et au final je devrais me contenter

de rester "non coupable".

Messieurs-dames.

Bonne journ�e.

Anglada.

Pas comme �a.

Compris ?

- Gros dur ! - Salut, beaut�.

- Quoi de neuf ? - �a va ?

Anglada.

Comment va mon sergent pr�f�r� ?

- �a va ? - Ravi de te voir !

L'Acad�mie a fait de toi un beau brin de femme.

Oui... m�me pire que �a.

L'accueil a �t� bon ?

Padilla nous a d�j� engueul�s.

C'est s�r qu'avec lui, on ne s'ennuie jamais !

Bienvenue, Ruth.

- Comment allez-vous ? - J'ai une putain de p�che !

L'Acad�mie n'a pas chang� vos bonnes mani�res.

Tant mieux.

Bevilacqua, c'est �a ?

Alors, qu'avons-nous foir� il y a 3 ans ?

La personne qui vous a pr�venus pour la BM,

- vous pourriez d�crire sa voix ? - Elle murmurait.

Je l'ai pri�e de s'identifier, mais...

Elle a raccroch� par peur.

On a retrac� l'appel,

il venait d'un portable perdu sur l'�le.

Merci.

Est-ce qu'elle avait un accent ?

C'�tait pas un accent tr�s fort, mais c'�tait celui d'ici.

Quand Padilla fut arr�t�, �taient pr�sents le Lt Nava,

le caporal Berto

et les gardes S�nchez et Crespo.

- S�nchez ? - Crespo est � Madrid.

� la cybercriminalit�.

- Qui lui a montr� la vid�o de sa fille ? - La juge.

Pour qu'il sache pourquoi on l'arr�tait.

- Comment il a r�agi ? - Mal, tr�s mal...

Comme s'il la voyait pour la premi�re fois ?

S�rement, oui.

La juge n'avait que �a pour l'incriminer.

Et vous croyez qu'il savait qui �tait Iv�n ?

�tant de La Gomera, il le connaissait forc�ment.

Sinon, on le lui aurait vite pr�sent�.

C'est un cas bien construit :

pas d'alibi pour Padilla, du sang dans sa voiture

et un mobile solide du fait de la relation avec sa fille.

Dommage que l'informateur fut introuvable.

Tout comme l'arme, les effets personnels et le lieu du crime.

L'affaire ne pouvait �tre jug�e.

Vous n'avez trouv� aucune amie de la fille

qui aurait pu contredire la th�se du viol ?

Arr�ter Padilla nous a ferm� toutes les portes de La Gomera.

Vous avez envisag� d'autres pistes ? Anglada nous a dit qu'Iv�n se droguait.

Vous croyez qu'on l'a tu� pour deux joints

et que le conseiller fut un bouc �missaire ?

Non, lieutenant.

Mais je pensais qu'apr�s avoir stagn� avec Padilla,

- vous aviez d'autres pistes. - Bon...

Peut-�tre qu'� Madrid il y a mille fa�ons d'�lucider un crime,

mais ici, il n'y en a qu'une.

� mon avis,

Padilla a fait la peau � ce type, point barre.

Vous avez raison.

Il n'y a qu'une fa�on : la bonne. Ici, comme � Madrid.

Je vous l'assure. C'est pour �a

que c'est si dur.

C'est des conneries tout �a.

Vous �tes ici,

car nous avons fait du mauvais boulot.

Non, nous sommes ici,

car le beau-fr�re de la m�re d'Iv�n est d�put� europ�en

et qu'il voulait rouvrir l'enqu�te.

Nos chefs veulent que la m�re sache que nous enqu�tons.

Alors, tout est clair.

On va monter un petit spectacle pour calmer la m�re.

Mettons-nous au boulot.

Quand on fait appel � nous, on a pour ordre de r�soudre l'affaire.

Ou d'essayer.

Tu le sais et tu le fais quand m�me.

- Faire quoi ? - Me d�fendre.

- Si j'exag�re, qu'il me le dise. - Tu n'as pas exag�r�.

Bien s�r que si, je ne suis ni un chef ni un mec.

- C'est quoi le rapport ? - Arr�te ton char.

Je dois te montrer o� est le nerf de la guerre ?

Si �a peut t'aider...

D'ici trois semaines.

Ou moins ! C'est ton deuxi�me...

Oui, le sergent Vila, il vous a dit qu'on viendrait.

Non, on m'a dit que c'�tait le sergent Bevilacqua.

Oui, c'est la m�me personne.

Pourquoi il n'utilise pas son nom ? Et vous, vous �tes ?

Je vous l'ai dit, le caporal Chamorro.

Et si Padilla n'avait pas tu� Iv�n ?

Moi je crois qu'il ignorait tout de cette relation.

Pourquoi �a ?

Il a �t� �gorg� par-derri�re.

Une entaille tr�s pr�cise allant de gauche � droite.

Il faut un certain sang-froid.

Un : Iv�n ne laisserait pas Padilla s'approcher de si pr�s.

Deux : connaissant Padilla,

il ne garderait pas son sang-froid dans ces circonstances.

Il peut avoir perdu la t�te et l'avoir attaqu� par surprise ?

Oui, c'est probable.

Mais on est ici pour chercher l� o� les autres n'ont pas cherch�.

Ne venez pas, caporal.

Pourquoi, sergent ?

Selon la m�re, vous �tiez la seule qui fit preuve d'humanit�.

- Je veux qu'on la voie seule, entendu ? - Bien.

Vous avez trois ans de retard.

Vous avez raison.

- Il y avait d'autres filles ? - Non, seulement elle.

Vous �tes s�re ?

Iv�n pouvait ramener qui il voulait.

C'est sa chambre qu'on voit.

Pourquoi D�sir�e ?

Elle est belle, elle a un beau cul...

- Iv�n disait rien. - Que croyez-vous ?

- Qu'elle le voulait. - Elle avait 14 ans.

Vous avez perdu votre virginit� � quel �ge ?

Moi, � 13 ans. Iv�n n'�tait pas son premier.

Je ne suis pas b�te.

Iv�n n'�tait pas un ange, mais ce n'�tait pas un violeur.

Cela faisait 3 jours qu'Iv�n �tait absent.

- Pourquoi ne pas l'avoir signal� ? - Il faisait sa vie.

O� pensez-vous qu'il �tait ?

- Avec Udo, au travail, avec ses amis. - J'aurais besoin d'une liste.

Pardon, je pourrais voir sa chambre ?

Oui, c'est la deuxi�me porte � gauche.

Merci.

- Qui est Udo ? - Udo est un ami.

Il organise des excursions, Iv�n travaillait avec lui.

Pardon, je voulais voir si elle marchait.

C'est un cadeau de vous ?

Oui, en partie. Iv�n a pay� l'autre moiti�.

Avant sa mort, avait-il plus d'argent qu'� l'ordinaire ?

Non, je ne crois pas.

�coutez, je ne jugerai pas votre fils.

Depuis le d�but, je suis de votre c�t�.

D'accord ?

- D'o� venait l'argent ? - Je vous l'ai dit.

Si vous ne me croyez pas, c'est votre probl�me.

Bonjour.

Merci, merci d'�tre revenue.

De rien.

�coutez, on m'a tr�s mal �lev�e et j'ai mal �lev� mon fils.

- J'aurais d� lui mettre des limites. - Ce n'est pas votre faute.

Votre fils g�nait celui qui l'a tu�, c'est tout.

Apr�s tout ce temps, � votre avis, qui l'a tu� ?

J'ai accus� Padilla, mais je ne sais plus.

Cela fait trois ans qu'on me tient dans l'ignorance.

J'ai grandi ici et je suis toujours "l'Allemande".

Ils sont tous coupables, mais un seul l'a tu�.

Et vous �tes venus pour le trouver. S'il vous pla�t, faites-le.

Anglada, vous pourrez ob�ir aux ordres � partir de maintenant ?

La Yamaha vaut 24 000 euros.

On doit voir si l'argent venait de sa m�re.

Bien, s'il ne venait pas d'elle, d'o� l'a-t-il sorti ?

De la drogue ?

Dans la liste de Margarethe, il y a deux dealers.

Je peux demander � Machaquito s'il sait quelque chose.

- � qui ? - C'est un des informateurs de la PJ.

Je demande s'il est toujours en activit� ?

Oui, et dites-leur de localiser les amis d'Iv�n.

- Bien. - Qui des deux s'est vant� ?

- Je dirais lui. - Car il est derri�re ?

- Car il baise une fille de 14 ans. - Justement !

Elle filme car elle est fi�re qu'il ait 20 ans.

Pourquoi c'est si important ?

Parce que le tueur savait qu'il y avait une vid�o.

Et il l'a utilis�e contre Padilla.

Si la fille a parl�, il faut qu'on sache � qui.

- Si Padilla est d'accord. - Oui.

Nous devons trouver qui savait pour la vid�o

- et d'o� venait l'argent. - Entendu.

Attendez.

Qu'elle ait film� n'�carte pas qu'il ait pu la faire circuler.

Elle a pu lui envoyer.

Je vais au commissariat avant qu'ils partent.

- � demain. - � demain.

� demain, Virg.

On va avoir un probl�me ?

Bonne question. On joue nos t�tes...

Trois ans ont pass�.

Il est probable qu'on ne trouve rien.

�a va �tre dur, c'est s�r. Vas-y, r�ponds.

Oui ?

Attends.

Tu sais, trouver le tueur

n'est peut-�tre pas le mieux pour Margarethe.

Sans �a, elle ne s'en ira pas.

Oui.

All� ?

Non, je bossais.

Oui, c'est beau. L'h�tel est tr�s mignon...

Il dort, Rub�n.

Oui.

Alors, je le rappelle demain � 8 h ?

- Non, demain il a �cole. - Ah oui, c'est vrai.

Et le soir ?

Oui, il sera � la maison.

- Je rappelle demain soir. - D'accord, je lui dirai.

- Au revoir. - Ciao.

Entre.

Nous avons besoin de localiser ces gens-l�.

Machaquito est toujours ici ?

Le sergent �carte Padilla ?

Nous partirons du principe qu'il est innocent

et que le tueur l'a pi�g� avec la vid�o.

- Et la piste de la drogue ? - Iv�n �tait blind�.

Le fric peut venir de l�.

Tr�s bien.

Machaquito est � El Risco.

Les autres, on te les trouve.

Assieds-toi.

Dis-moi.

Comment tu vas ?

Encore une fois ?

J'ai une putain de p�che.

Arr�te tes salades, je te connais par c�ur.

Je ne te crois pas.

Tu as couru dire � Carmen que je venais, hein ?

D�s que tu as mis le pied sur l'�le.

Tu l'as mise � l'entr�e pour me surveiller ?

Elle m'attendait pour l'�chographie.

- C'est un gar�on. - Bravo, f�licitations.

- Merci. - Rends-moi service.

Dis � ta femme que je ne suis pas revenue

pour baiser son mari.

Et Vila ?

Lui, tu vas le baiser ?

C'est un ordre, lieutenant ?

�coute.

Quoi ?

Tu vas faire quoi ?

Me mettre au travail.

Bonjour. C'est vous, Udo ?

Oui.

Margarethe nous a demand� de l'argent pour acheter la maison.

Elle n'avait pas les moyens d'acheter une moto aussi ch�re.

Parlez-lui en, elle vous appr�cie.

Sinc�rement, j'ai eu l'impression qu'elle �tait � bout.

- Elle serait mieux avec sa famille. - Iv�n est sa famille.

J'adorerais que vous la fassiez revenir.

Iv�n �tait avec Udo le matin du meurtre,

il pr�parait une sortie plong�e.

Il est parti � 10 h 30 puis, plus rien.

- �a payait bien ? - 100 ? Par vir�e plus pourboires.

- Oublie la moto avec �a. - Et oublie le fric de sa m�re.

- Udo savait pour la vid�o ? - Non.

Il ne savait m�me pas qu'Iv�n voyait la petite.

Ils s'entendaient mal. Iv�n fumait des joints au boulot.

Un client a failli mourir � cause d'une de ses erreurs.

Udo supportait car lui et Margarethe �taient amants.

Bien, Udo ne s'entendait pas avec lui.

- Il l'aurait tu� pour s'en d�barrasser ? - Non.

Non.

Des nouvelles de l'Allemagne ?

Eh bien...

Margarethe m'appr�cie.

O� peut-on rencontrer les amies de D�sir�e ?

� cette heure-ci ? � la fac.

Allons-y, on en tirera peut-�tre quelque chose.

Sans l'accord des parents ?

Tu peux me filer une s�che ?

- Une quoi ? - Une clope.

Ah, d'accord. Chez nous, on ne dit pas ce mot-l�.

Merci.

Et vous �tes qui ?

- Je suis Virginia, et toi ? - Moi ? Yumara.

C'est joli, Yumara.

Vous �tes lesbienne ?

Non, je recrute pour le Real Madrid.

- Ouais, bien s�r. - C'est �a !

- C'est quoi le nom du lat�ral gauche ? - Qui ?

Celui au short bleu.

Lui, c'est Tom�s Trujillo. Il est bon ?

Il est mignon.

C'est ton copain ?

Trop pas ! C'est un petit merdeux.

Oui, vous n'allez pas ensemble.

Putain, Ruth.

- Tu m'as manqu�, tu sais. - C'est vrai ?

- Merde comme t'as maigri ! - Ouais, toi aussi !

Le fils de l'Allemande achetait de la came � prix d'or.

Merci, mon pote.

Mais il �tait pas blind�.

- Merci. - De rien.

On sait qu'il se droguait, mais tu as omis le fait qu'il dealait.

Qu'il dealait ?

Iv�n n'�tait pas un dealer.

S'il dealait pas, � qui il volait ce fric ?

� personne que je connaisse.

Donc, il l'a gagn� en dealant.

Je ne crois pas, non.

- On dirait que t'as honte d'en parler. - Honte ? Moi ?

Si je mens, ma vieille me lave la bouche au Paic Citron.

Ne me sors pas ta m�re quand on parle de drogues, Machaquito.

Putain Ruth, ici on trafique de la beuh, du haschisch.

Au-del�, il faut aller � Tenerife et Iv�n n'y allait pas.

Bon et alors ?

Je n'en sais rien, �a doit �tre un pote qui lui a donn�.

- Je ne vais pas inventer des histoires. - �a d�rangerait votre m�re.

C'est super bon.

- Merci. - C'est elle qui l'a fait ?

Elle nous a quitt�s.

Mince, je suis d�sol�.

Et vous n'avez pas peur ?

Moi ? Peur de quoi ?

Le tueur pourrait vous surveiller et venir manger vos bons petits plats.

�a ne risque pas d'arriver �a.

Encore une fois, je ne sais rien.

Vous auriez tout int�r�t � nous dire qui lui fournissait cette drogue.

C'est l'un d'eux ?

Zoilo et Cristo.

Je n'ai pas pu manger.

- Tu en veux ? - Non, mange.

Elle n'a pas montr� la vid�o � ses amies,

elles savaient juste qu'elle se le tapait.

- Donc Iv�n l'a diffus�e ? - Aucune id�e.

Mais quand il a �t� tu�, ils avaient rompu.

Ce qui n'a aucun sens, car la vid�o date de peu avant sa mort.

Elles t'ont dit pourquoi ils avaient rompu ?

D'apr�s elles, elle l'a quitt� et c'est tout.

- Bien, et elles la voient toujours ? - Non.

Elles ont perdu contact quand le p�re l'a forc�e � partir.

Alors comme �a Cristo, tu dealais � Iv�n, c'est �a ?

Oui parfois, il se fournissait � Tenerife

et il en rapportait le week-end apr�s la fac.

Mais chacun se payait sa came.

Iv�n aussi. Et je ne faisais aucun profit.

Iv�n te disait d'o� il sortait cet argent ?

Je suppose que �a venait de sa m�re.

- Comment va-t-elle ? - Mal.

Elle va mal.

- Allez la voir un jour. - Oui.

Il faut que je monte la voir.

Que disait Iv�n de la fille de Padilla ?

� moi, rien.

- Je l'ai su apr�s sa mort. - Vous savez � qui il se confiait ?

Antonio Mainou est � Hermigua, Lucas Barate � Las Hayas.

Par o� on commence ?

Par celui qui vous �nerve le plus, les deux sont � �gale distance.

Par la route qui a le moins de lacets.

Pourquoi �tes-vous devenue flic ?

Rien d'original.

J'ai suivi l'h�ritage familial, mon p�re est brigadier.

Et que pense le brigadier de la vocation de sa fille ?

Franchement, �a le fait chier.

Le fait est qu'on ne s'entend pas bien.

Au d�but, j'ai �tudi� kin�

puis j'ai rejoint la Guardia Civile et �a ne lui a pas plu.

Alors il m'a rendu la vie impossible.

Et, quand j'ai quitt� l'Acad�mie,

juste pour l'emmerder, j'ai demand� l'Afghanistan.

- Je vous laisse imaginer sa r�action. - �a ne m'�tonne pas.

L'Afghanistan est une sale destination.

Vous y �tes all� ?

Un temps, oui.

Finalement, je n'y suis pas all�.

J'ai �chou� pendant deux ans � Orense dans la s�curit� publique.

Qu'est-ce que je me suis fait chier !

Et ensuite, j'ai atterri aux Stups.

Sur la Costa da Morte, avec Nava.

Vous aviez d�j� travaill� ensemble ?

Oui, d'ailleurs, c'�tait...

Dur et puis pas mal dangereux... Mais, c'�tait d'enfer !

Et un jour, Nava a demand� � �tre mut� aux Canaries et...

Quelque temps plus tard, on s'est retrouv�s ici.

Et vous ?

Cette moto nous suit depuis qu'on a quitt� l'h�tel.

Suivez-la.

Attention !

- �a va ? - Oui.

Putain, l'enfoir�... Stop !

Guardia Civile ! Ne bougez plus !

Vila !

Vila !

Pas un geste !

Les mains en l'air ! En l'air !

- J'ai rien fait, merde ! - Vila !

Retourne-toi et enl�ve lentement ton casque.

Lentement !

- Lentement. - Vous m'avez renvers�, putain !

�a va ?

- Oui. - C'est quoi ton nom ?

- Yerai. - Pourquoi tu nous suivais, Yerai ?

- Je ne vous suivais pas. - Si, depuis l'h�tel.

- Pourquoi ? - Si je vous le dis, je perds du fric.

Eh ben, tu le perdras. Pourquoi ?

- Ma tante me l'a demand�. - Ta tante ?

- Rosa. - Quelle Rosa ?

Rosa Chinea.

C'est la s�ur de Zoilo, Chamorro est avec lui.

Monsieur Chinea !

Monsieur Chinea !

- Personne ne les a vus aujourd'hui. - Encore, encore... Stop.

Banco !

Oui, attends !

- Tiens-moi �a. - Oui.

Voil�.

Un.

Deux.

Trois.

Et l�, il y en a un autre.

Le num�ro que vous essayez de joindre est �teint,

ou momentan�ment indisponible.

En fait, c'est elle qui devait m'appeler.

Alors, on la laisse appeler.

Dis-moi ce que tu devais faire.

Je devais lui dire o� vous alliez et qui vous voyiez.

Elle t'a parl� de quelqu'un en particulier ?

Non, et j'aurais refus� si j'avais su que vous �tiez des flics.

Pas des flics, des poulets.

Ce n'est pas pareil.

- Tu devais gagner combien ? - 500 ? Pour trafiquer la moto.

Merde, je crois que c'est cuit.

Je suis d�sol�.

�a ira.

- Rentrez et ne le grondez pas trop. - Merci.

C'est termin� ?

Viens embrasser ta m�re, petit con.

C'est pour le fils de l'Allemande ?

- C'�tait un ami de Zoilo. - Oui.

Mais plus de Rosa. Il �tait toujours l�-bas.

S'il dealait, c'�tait avec elle.

Si elle s'approche encore, je la tue.

Vous avez faim ?

- Oui. - Allons-y.

Je n'en sais rien.

Iv�n devait se la p�ter avec sa moto ou trop consommer la marchandise.

Personne ne sait s'il dealait. Ni m�me vous.

C'est vrai.

Si Iv�n a �t� tu� pour le trafic avec les Chinea,

quel rapport avec Padilla ?

L'argent devait �tre blanchi dans des activit�s l�gales.

Padilla est un homme de pouvoir, il pouvait repr�senter un obstacle.

- Est-ce qu'il y a eu des menaces ? - Non.

Mais m�me s'il y en avait eu,

les Chinea ne l'effrayaient pas, l'argent appartenait � leurs chefs.

- Qui sont-ils ? - S'ils bossent avec Tenerife,

la mafia russe ou libanaise.

Il faudrait demander aux Stups de l'�le.

Bonsoir.

Alors : hier les Chinea sont partis en ferry � Tenerife.

Et ils se sont envol�s pour Manchester.

Ce sont vos trafiquants en fuite, vous m'autorisez � les poursuivre

- pour la mort d'Iv�n ? - Bien s�r, oui.

- Pourquoi avoir laiss� la came ? - Pour qu'on la trouve.

Il pr�f�re avoir affaire � nous

que de se faire d�foncer � coups de marteau par leurs chefs.

Au fait Vila, vous saignez.

- Quoi ? - Dans le dos.

- Merde. - Une pression.

Vila.

Si �a te convient, je vais aller � Madrid.

Pour parler des Chinea � nos coll�gues d'Europol.

Je reviendrai demain soir ou apr�s-demain.

Tr�s bien.

C'est peu pour apaiser le monstre, mais � toi de voir.

Pourquoi tu ne viens pas toi aussi ? Andr�s serait content de te voir.

Non, je vais rester ici.

C'est �trange...

On n'a r�pondu � aucune question qu'on s'�tait pos�e au d�but.

Peut-�tre n'�tait-ce pas les bonnes ?

Peut-�tre, oui.

Mais avant de dire � Margarethe qu'Iv�n �tait un dealer d�c�r�br�,

je veux en �tre s�r.

�coute, on n'a qu'� d�jeuner � Casa Pano

et ensuite on ira acheter pour le petit.

- �a te dit ? - Oui. C'est r�gl� pour lundi.

- Parfait. - On sera combien ?

- On sera neuf. - Oui, neuf, c'est �a.

Si tu veux bien, je vais embrasser ma femme.

M�me plus si tu veux.

Belle comme elle est, m�me moi je le ferai.

Regarde qui voil�.

Et ta fille a plut�t bon go�t.

Et de la salade pour Spider-Man, non ?

Non, �a c'est pour Federico.

- Et Spider-Man n'y a pas droit, lui ? - Non.

- Pourquoi ? - Il doit se battre, pas manger.

Il ne fait que se battre ?

Bon, alors la salade...

C'est pour... Francisco ?

- Je sais qu'il a ses horaires. - �a le rend triste.

- Je ne suis pas en vacances, tu sais. - Je sais.

Mais il demande toujours apr�s toi, je lui dis que...

- Tr�s bien. - Tr�s bien quoi ?

- Au revoir. - Ouais, au revoir.

Tu en veux ?

Merci.

Je ne voulais pas �tre indiscr�te.

C'�tait la m�re de mon fils.

On est s�par�s depuis quatre ans

et �a l'amuse infiniment de me faire chier.

Elle raconte mes affaires � Andr�s, les meurtres...

- Ah oui ? - Moi je n'aime pas �a.

Mon p�re me racontait les siens,

en me donnant toujours les d�tails les plus sombres.

Mais moi, j'adorais �a.

- Tu ne faisais pas de cauchemars ? - Si.

- Et le tien, il te racontait quoi ? - Pas grand-chose.

Je passais des heures � le regarder me peindre des petits soldats de plomb.

En silence.

Des soldats de plomb ?

- Tiens ta fourchette. - Merci, c'est bon.

- Ici. - Parfait.

- Tout y est ? - Prends juste celui-l�.

�coute Carmen, fais des �tudes d'ing�nieur.

Je veux �tre polici�re, comme tonton Miguel.

Arr�te.

Plut�t comme ton p�re qui est un vrai flic, lui !

C'est �a ! Ce qu'elle veut, c'est �tre officier.

- Pas vrai ? - Vas-y, continue.

Mais les deux sont possibles.

Tu entres dans la Guardia Civile

et en m�me temps tu t'organises pour �tudier.

- Qu'avez-vous �tudi� ? - Psychologie.

C'est utile pour comprendre les m�chants.

Oui, �a sert parfois.

�a me fait surtout r�aliser qu'on est tous fous,

- mais bon... - Ah oui ? Vous aussi ?

Vous n'avez pas id�e.

Et moi ?

�a, je n'ai pas encore pu l'�valuer.

Avec vos �tudes, pourquoi vous n'�tes que sergent ?

- Bien vu. - Elle n'a rien d'une idiote, rien.

- C'est � moi, merci. - Oui, merci.

On prend un dernier verre ?

Encore un verre

et je m'endors debout.

Dommage que vous soyez si sage, sergent.

Non, dommage que je sois votre sergent.

Donc, tu es un universitaire, un psychologue...

Ce qui signifie que tu es au moins intelligent.

�a m'arrive.

Mais tu vas sur le terrain, c'est �a qui m'�chappe.

Tu as servi en Afghanistan et maintenant tu es � la PJ...

Je ne comprends pas.

Essaie pour voir.

Tu dois aimer le danger.

Tu veux �tre dans le vif de l'action.

Ton analyse est assez juste.

En fait, je suis sergent parce que �a me va d'ob�ir aux ordres.

Tu as cet air de d�l�gu� de classe...

Je trouve �a assez dr�le.

Je suis aussi dou� pour qu'on m'ob�isse.

Ah oui ?

- Tu sais ce que je crois ? - Quoi ?

Que tu as l'air guind� comme �a,

mais qu'au fond tu as un c�t�... plut�t sombre.

Je suis le sombre sergent.

Je suis sergent car l'important se passe dans la rue.

On agit sur le terrain, pas dans un bureau.

Quoi ?

Je crois aussi que tu es une bonne personne.

Et toi ?

Tu en es une ?

Spider-Man ne mange pas, il se bat.

Vila.

Que se passe-t-il ?

Pardon, je t'ai r�veill�e.

Oui...

C'est juste que...

La fille de Nava a dit un truc...

Comment ?

Comme Spider-Man tu ne le vois que se battre,

tu ne l'images pas manger, mais il mange.

- Il doit manger. - Oui.

Bien, que vois-tu ?

Un homme adulte qui baise une gamine.

Nous, ce qu'on voit, c'est qu'il la viole.

Mais imagine que tu es D�sir�e et que cette vid�o est juste pour toi

- et ton copain. - Oui.

De quoi s'agit-il alors ?

D'une jeune fille qui se donne � l'homme qu'elle aime.

�a n'a rien de mal.

M�me s'il la prend par-derri�re en lui tirant les cheveux.

- Ils peuvent tr�s bien faire l'amour. - Un instant.

Ses amies ont dit qu'elle l'avait quitt�.

Et si D�sir�e avait menti pour prot�ger cette relation ?

Ce n'�tait pas un secret.

- Le tueur savait tout. - Je ne crois pas.

Il a juste eu de la chance.

Il a pu incriminer Padilla avec. Mais il ne savait rien.

J'ai menti � Margarethe.

Je n'ai jamais �t� du c�t� d'Iv�n.

Je ne l'ai jamais regard� avec ses yeux ou ceux de D�sir�e.

Quand Iv�n est n� et qu'ils me l'ont mis au sein,

j'ai su qu'il serait � jamais le seul homme de ma vie.

Il �tait si petit.

Si parfait.

Un jour, en plantant des fleurs dans le jardin,

il avait alors six ans,

il m'a pris la main

et d'un ton grave, m'a dit que j'�tais la meilleure

et qu'il m'aimerait pour toujours.

Je ne sais pas d'o� il avait sorti �a.

Mais il tint parole jusqu'� la fin de sa vie.

Et ce tableau ?

C'est lui qui me l'a offert.

Il �tait tr�s beau.

Oui, tr�s beau.

Vous n'aviez pas d'argent.

Il s'est pay� sa moto.

Pourquoi m'avoir menti ?

D'o� sortait-il l'argent ?

Le tableau de l'h�tel.

Vous l'avez vendu pour rester.

Il vous entretenait.

Pas le contraire.

C'�tait un bon fils.

Margarethe, d'o� sortait-il l'argent ?

De Rosa Chinea ?

Il ne m'a jamais dit leurs noms, jamais.

Leurs noms ?

Quels noms ?

J'aurais pu faire quelque chose.

Mais je ne savais rien.

Margarethe, regardez-moi.

J'ai foir�, j'ai tout foir�.

Parlez, ou jamais on ne trouvera le tueur.

Regardez-moi.

C'est ma faute, je ne l'ai pas fait abandonner.

Que vouliez-vous qu'il abandonne ?

Qu'il abandonne quoi, Margarethe ?

Mon fils m'entretenait en se prostituant.

C'est �a que vous aviez besoin de savoir ?

Bonsoir.

S'il vous pla�t, ne montez pas.

- Merde, sortez... - Bonsoir ?

Putain, Carlos.

Sortez, s'il vous pla�t.

Efi...

Carlos, sors.

Je sais pas qui il baisait. Il me pr�venait

et je montais � bord bien apr�s eux.

Une fois fini, je les ramenais au port et ils attendaient que je parte

pour partir � leur tour.

Il ne racontait rien ?

Je ne lui demandais rien, c'�tait la r�gle.

Mais, vous avez tout dit � sa m�re.

Oui, afin de l'aider.

Il devait venir la nuit du meurtre ?

�a faisait des mois qu'il ne venait plus.

Alors, pourquoi est-il venu ?

Pour voir si le bateau �tait pris.

Oui.

Il savait � qui vous l'aviez lou� ?

Il ne m'en a rien dit.

Votre petit syst�me vous emp�che de le savoir.

Ici, tout est l�gal.

Moi, on me loue juste mon yacht.

Je veux votre registre portuaire.

Tiens, c'est l�.

3 d�cembre : sorti � 1 h 46.

Retour � 3 h 12.

�a remet en cause l'alibi de Padilla.

Mais ce n'est qu'une sortie, il faut en chercher d'autres.

Voyons.

Padilla a �t� � Agulo, le 4 novembre 2009.

Il y a une sortie...

De midi � deux heures.

20 janvier 2010.

Le 20 janvier, Udo est sorti de 10 h...

� 11 h 15. Un peu plus d'une heure.

Il est sorti avec qui ?

Je ne sais pas.

Tu as envie de revoir Padilla ?

Car moi, oui.

M. le vice-pr�sident ?

- Que voulez-vous ? - Rien.

- J'ai pu prouver votre innocence. - Je m'en r�jouis.

- Moi aussi. Je dois voir D�sir�e. - Impossible.

Pardon, je me suis mal exprim�.

Vous n'avez pas tu� Iv�n car vous faisiez du bateau...

Qu'en dites-vous, M. le vice-pr�sident ?

La petite est � Tenerife.

Tu as un vol de Madrid dans trois heures.

Si tu le prends, tu arriveras un peu avant.

- Si �a t'arrange, bien s�r. - Oui, oui.

- Oui ? - Comment tu as convaincu Padilla ?

Je lui ai dit qu'il pr�f�rait les bateaux aux terrains vagues.

- Je te raconterai. - Oui, � toute.

Oui, � tout � l'heure.

- J'ai un service � te demander. - Vas-y.

Quand on est en service,

on fait comme si de rien n'�tait.

Ne t'inqui�te pas pour �a.

Virginia t'a racont� pourquoi elle �tait f�ch�e avec moi ?

Non.

Je me suis mise dans son lit.

� l'Acad�mie.

Elle me plaisait beaucoup.

Mais ce n'�tait pas r�ciproque.

Elle m'a jet�e dehors.

Ce n'est pas une bonne id�e que j'aille � Tenerife.

Elle va s'en rendre compte.

- D'accord. - Bien.

Et j'aurais besoin...

que quelqu'un m'enl�ve l'envie de te baiser.

Sergent.

Tu pourras lui dire

qu'il faut que tu voies la gamine d'un �il nouveau.

D'accord ?

Tout va bien � Madrid ?

Maintenant que j'ai rompu, oui.

Je ne sais pas.

C'est un type grand, fort...

Il est jeune.

�a pourrait �tre l'homme de ta vie.

J'interroge D�sir�e ou tu veux le faire ?

Non, fais-le.

- Attendez-moi ici, je vous l'am�ne. - Tr�s bien.

Je l'ai connu

en bo�te.

Il �tait tr�s mignon, tr�s grand et g�n�reux.

On a bais� tout de suite.

En quoi �tait-il g�n�reux ?

S'il avait du fric, il invitait et s'il avait de la came, il partageait.

- D'o� venait-elle ? - Ne r�ponds pas.

- Il t'a emmen�e dans le bateau ? - Non, Iv�n refusait.

Il disait qu'avec moi c'�tait diff�rent du boulot.

Pourquoi ?

Au boulot, il devait faire ce qu'on lui disait.

Avec moi, il faisait ce qu'il voulait.

- Iv�n parlait de ses clients ? - N'essayez m�me pas.

Vous en faisiez partie ?

Concentrez-vous sur la relation entre ma cliente et Iv�n.

D�sir�e.

Vous deviez vous voir le jour o� il a �t� tu� ?

- Oui, on devait se voir. - Pourquoi ?

- Vous aviez rompu, non ? - Eh bien...

Il allait quitter l'�le et...

On voulait se dire au revoir.

Pourquoi ne pas partir avec lui ?

Je ne voulais pas partir, je n'�tais encore qu'une gamine.

Je savais qu'il ne viendrait pas.

Je l'avais vu sur sa moto avec une autre.

Au lieu de moi.

Si tu voyais cette fille, tu la reconna�trais ?

- Elle portait un casque. - Il �tait quelle heure ?

- C'�tait apr�s le coll�ge. - C'�tait Rosa Chinea ?

�a suffit.

Juste une derni�re.

D'accord ?

Pourquoi faire cette vid�o ?

Je voulais la lui donner pour qu'il se souvienne de moi.

Pourtant, tu l'as gard�e.

Si tu l'avais film�e pour lui,

pourquoi ne pas lui envoyer ?

Pour pas qu'elle soit avec toutes les autres.

O� vous gardez le dossier des Chinea ?

Vous ne le savez pas ?

- O� est le dossier des Chinea ? - En bas.

Elle a oubli�, elle ne croit pas que c'�tait une cliente.

- Et la femme de la moto ? - Non plus.

Elle dit qu'elle �tait moins grosse que �a.

Vous allez faire quoi du coup ?

Vila ?

Une seconde.

- Oui. - C'est vrai ?

Putain, Padilla nous a autoris�s � ramener D�sir�e � La Gomera.

On pourra lui montrer le portable d'Iv�n.

Ce n'est pas grand-chose, mais c'est un d�but, non ?

- Vous venez quand ? - On arrivera demain matin.

Dis � Nava d'envoyer quelqu'un nous chercher.

D�sir�e a peur et ses parents doivent �tre hyst�riques.

- Oui, bien s�r. - D'accord ?

Vila, moi aussi j'ai la trouille.

Pourquoi ?

Tu me manques.

Pardon, je sais pas � quoi je pensais. � demain, d'accord ?

- Salut. - Parfait, au revoir.

- Oui ? - Carmen, c'est Anglada.

Vous me passez Nava, s'il vous pla�t ?

L�, il ne peut pas vous parler.

Alors, dites-lui

que Bevilacqua arrive demain avec la fille de Padilla

et qu'il auront besoin d'une �quipe pour les prot�ger.

Attendez, je vous le passe.

Oui ?

Anglada a �t� tu�e, sergent.

- O� est-elle ? - Le juge a fait enlever le corps.

- Que s'est-il pass� ? - Apparemment...

une voiture l'a percut�e et lui a cass� les jambes.

Elle a essay� de fuir en se tra�nant jusque-l�.

Et une fois ici, la voiture lui est repass�e dessus.

Savez-vous ce qu'elle faisait ici ?

- Pardon ? - Que faisait-elle ici ?

Elle m'a t�l�phon� pour pr�parer une escorte

pour D�sir�e et est rentr�e � l'h�tel.

Pourquoi on l'a tu�e putain ?

Pourquoi ?

Pour d�tourner notre attention ?

Ou bien c'est un r�glement de comptes ?

Ou alors elle a trouv� un truc pendant notre absence.

Je ne sais pas qui a pu la tuer.

Tu n'en as aucune id�e ?

Aucune, non. Je peux � peine l'imaginer.

Regarde-moi.

Machaquito, regarde-moi.

Regarde-moi.

Je sais que tu sais beaucoup de choses.

Donne-moi un indice,

pour r�soudre le meurtre d'Anglada.

- Je veux pas la rejoindre. - Je sais.

�a n'arrivera pas.

Parle, s'il te pla�t.

Pourquoi a-t-on tu� Ruth ?

- La fille de la moto, �a vous parle ? - Et comment !

Elle avait un jean qui lui moulait son petit cul bien ferme

et des bottes montantes � talon.

Iv�n, il �tait pas idiot. Et au balcon, c'�tait...

Elle �tait bonne, on a pig�. Qui c'�tait ?

Je ne sais pas. Toi, oui ?

Je savais m�me pas qu'il avait quelqu'un.

Non.

- En tout cas, il devait en �tre fou. - Pourquoi ?

- Il la laissait conduire sa moto. - Oui, �a oui.

Personne ne pouvait toucher sa moto.

- Sa b�cane, c'�tait tabou ! - Il devait en �tre mordu, le petit.

Ouais, il devait en pincer, mais bien comme il faut,

pour qu'elle puisse la conduire, car sinon...

Sergent Bevilacqua.

Mettez des gants.

Je crois qu'il lui filait la moto pour autre chose.

- Je vais avoir des emmerdes ? - Non. Enfin, si...

Si vous ne me dites rien.

- Iv�n, ils l'ont tu�. - � cause d'elle ?

Il lui laissait la moto,

- car gr�ce � elle, il allait partir. - Partir avec elle ?

- Elle allait lui filer du fric. - Quel est le rapport avec sa mort ?

D'apr�s Iv�n, elle �tait maqu�e au Roi du Mambo.

Qui �a ?

Le fournisseur de la super came qu'Iv�n dealait.

- Et ce roi, il a un nom ? - Le Roi du Mambo ?

Que savez-vous de lui ?

Que �a doit �tre un ca�d de fou.

Vila.

Je sais qui l'a tu�e.

Pourquoi ?

Bon, et alors ?

Vous l'avez tu�e pour cette connerie ?

Pour cette merde ?

Elle est venue m'annoncer sa mort. Elle l'a tu� et m'a consol�e.

Comment le savez-vous ?

- �a montre juste qu'ils se voyaient. - Elle m'a menti.

Comment le savez-vous ? Vous ne le savez pas !

Qui vous a envoy� la vid�o ?

Elle l'a tu� et m'a consol�.

Margarethe, qui vous a envoy� la vid�o ?

Je n'ai plus rien � vous dire.

Dites-leur de l'emmener.

S'il vous pla�t, retournez-vous.

Venez avec moi.

Elle a �t� envoy�e depuis un portable vol�.

Qui pourrait l'avoir ?

Si Anglada �tait la nana du Roi du Mambo, �a peut �tre lui ?

C'est possible.

Il nous livre la meurtri�re d'Iv�n pour qu'on cesse de le chercher lui.

Anglada a travaill� avec vous.

Elle �tait capable de tuer ?

Elle �tait capable de tout.

De l� � tuer...

Je ne sais pas quoi penser, vraiment pas.

Je veux les num�ros qu'a compos�s Anglada

et tous ceux qui l'ont jointe depuis notre arriv�e.

Entendu.

Rendez-vous � l'h�tel.

Machaquito, �a va �tre facile, ta m�re ne se f�chera pas.

Anglada t'avait pr�venu qu'on venait.

Que devais-tu me cacher ?

Rien, je devais juste montrer un nom de la liste.

Zoilo Chinea.

Et Cristo, pourquoi ?

C'�tait mon id�e,

- pour que �a ait l'air plus vrai. - Plus vrai ?

Elle t'a appel� toi et le num�ro en rouge.

- C'est un num�ro local. - Oui, de la Guardia Civile.

Tout concorde :

l'informateur anonyme, qu'Anglada soit sur l'enqu�te,

l'inculpation de Padilla...

- Mais comment le prouver ? - Appelle Madrid, mobilise-les tous.

Tu me laisses le sale boulot... Que cherche-t-on ?

Les preuves qui montrent pourquoi le Roi du Mambo est venu � La Gomera.

Caporal Chamorro.

Tiens.

C'est un sale coup, mais on n'a pas le choix.

- Alors, je m'en occupe. - Non, je le fais.

Je veux me barrer de cette �le.

- Je vais aller parler � Siso. - Comment tu vas le convaincre ?

On nous a tromp�s quelques jours, lui, pendant trois ans.

- Tu veux faire pipi ? - Oui.

On y va.

- Tu emm�nes Luis ? - Oui.

Tr�s bien.

� tout de suite.

- Je peux ? - Bien s�r.

Que faites-vous ici ?

J'ai encore quelques d�tails � r�gler.

En tout cas, merci.

On n'aurait pas r�ussi sans vous.

Voici vos exploits sur la Costa Da Morte.

Trois ans � la t�te des Stups de La Coru�a

et 50 op�rations couronn�es de succ�s. Impressionnant.

Mais en regardant bien,

aucune n'a �t� r�ussie contre un des barons de la drogue.

Alors, La Gomera, c'�tait quoi ?

Un cadeau au Roi du Mambo pour services rendus, non ?

Attention, ch�rie.

Vous nous embobinez depuis le d�but.

Anglada nous a embrouill�s avec les Chinea, avec Machaquito...

Et tout ce qu'il fallait.

Elle a �t� convaincante.

Anglada �tait un sacr� bout de femme et vous le savez bien.

Amoureuse de son commandant en chef, elle aurait tout fait pour vous.

Vous trompiez Carmen avec elle... Grave erreur.

Parce qu'on est sur une �le.

Et Iv�n l'a appris.

Il l'a utilis�e pour vous faire chanter.

Qu'a-t-il fait ?

Il vous a extorqu� pour ne pas le dire � votre femme ?

Et l�, c'�tait trop, il avait d�pass� les bornes.

Que voulez-vous savoir exactement ?

Je veux savoir qui a tu� Iv�n.

Vous avez vu la vid�o et vous voulez encore la sauver ?

Qu'ils aient couch� ensemble ne prouve rien.

�a ne prouve pas son meurtre.

Vous l'avez parfaitement expliqu�.

Pour �gorger quelqu'un, il faut s'en approcher...

Il vous a menac� vous.

Il volait votre argent.

Non ?

Vous conduisiez la voiture avec le cadavre d'Iv�n.

�a fait mal de se faire remplacer pour un plus jeune ?

Elle l'a tu�, elle.

C'est bizarre,

vous avez r�solu vos deux crimes et vous tournez encore autour du pot.

Vous �tes femme de policier, vous savez comment �a marche.

Avec ce qu'on sait sur Iv�n, Anglada et les affaires de votre mari,

vous finirez en prison.

Faites le meilleur choix.

Pensez � Lola et � votre b�b�, s'il vous pla�t.

Vous lui en avez donn� l'ordre ?

Arr�tez vos conneries, je n'ai rien ordonn�.

Alors, pourquoi ?

Pourquoi l'a-t-elle tu� ?

Parce qu'elle a perdu la t�te.

Il a d� faire un truc qui l'a rendue folle au point de tuer.

Un putain de drame.

Et vous l'avez livr�e � la m�re.

Elle tue pour vous et vous la livrez � la m�re.

Vous n'avez rien contre moi.

Absolument rien.

Comment allez-vous faire ?

Hein ?

Dis-moi que tu n'as rien dit !

- Dis-le-moi ! Ils n'ont rien ! - Si, ils ont quelque chose !

Ils peuvent nous prendre Lola.

J'ai trouv� le portable avec la vid�o � la maison.

J'ai compris qu'Anglada �tait impliqu�e dans la mort d'Iv�n

et que mon mari le savait.

Qu'il la couvrait.

J'avais peur de le dire � la police, donc je l'ai envoy�e.

C'�tait sa m�re, elle avait le droit de savoir.

Je n'aurais jamais pens� qu'elle la tuerait.

Enfin, c'�tait plut�t � attendre qu'elle r�agisse violemment, non ?

Et votre histoire, vous la racontez bien.

Mais je ne vous crois pas.

On ne fuit pas en bateau avec sa fille et son mari

qu'on a tellement peur de d�noncer.

J'accouche dans deux semaines, j'allais chez mes parents.

Vous voulez la v�rit� ? Vous la savez d�j�.

Non... Je ne la sais pas.

Je ne sais rien.

Reprenons : pourquoi envoyer la vid�o � Margarethe ?

Vous avez un fils, vous devriez comprendre.

J'ai compris qu'Anglada ne dispara�trait jamais.

Quand l'avez-vous compris ?

Vous vous rappelez du repas ?

Elle n'arr�tait pas de le regarder.

Elle se fichait de tout... Lola, le petit, tout.

- Je suis la m�re de ses enfants. - Et elle la femme de sa vie.

Vous ne le supportiez pas, donc vous l'avez livr�e.

Mon mari �tait l'homme de sa vie. Mon mari !

Elle est revenue pour lui.

Elle a tu� pour lui.

Que devais-je faire ?

Si Nava confirme sa version, Carmen sera lib�r�e.

Qu'elle le soit.

Le Roi du Mambo n'a qu'� payer pour sa famille.

Pourquoi Anglada est all�e voir la m�re ?

Elle l'a accompagn� dire au revoir � son fils.

- Au milieu de nulle part ? - Margarethe avait une photo.

Elle allait souvent l�-bas avec lui, c'�tait leur endroit.

Anglada a d� se douter que c'�tait un pi�ge.

Dis...

Entre nous, �a va aller ?

L�, je pourrais te tuer.

Mais, oui... �a ira.

Brigadier.

Je suis d�sol�.

On va vous en dire beaucoup sur votre fille,

mais sachez que sous mes ordres, elle a toujours fait son devoir.

- C'�tait une excellente polici�re. - Quelle importance ?

Si vous aviez bien fait votre travail, ma fille serait encore en vie.

Merci.

Oui, oui, je te le passe.

Andr�s, c'est ton p�re.

Papa, tu as arr�t� l'assassin ?

Bien s�r.

- Tu me rapportes quoi ? - Je t'ai achet� un samoura�.

J'ai fini mes devoirs.

Je devais faire un r�sum� sur "Le Livre de la Jungle".

Tu connais ?

Je ne m'en souviens plus, raconte.

C'est l'histoire d'un gar�on recueilli par des loups.

Il y en a qui veulent le garder et d'autres non.

Mais bon, s'ils le rejettent, il va mourir.

Alors, ils le gardent. Et donc...

Maintenant, ses fr�res, ce sont les loups,

parce qu'il n'a pas de famille. Enfin...

Il a la maman des petits louveteaux.

Ensuite, il devient l'ami d'un ours

qui veut le prot�ger contre ceux qui veulent le tuer

parce que c'est un enfant

et un humain.

Et les m�chants sont...

Un tigre et un serpent.

Traduction : Marianne Chettle Sous-titrage : audioprojects

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