All language subtitles for 1969 - A Man called Gannon (de James Goldstone)

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Original subtitles

Encore une chance que je t'ai vu, cow-boy.

Parce que sinon, t'aurais �t� clou� au sol.

Regarde, on installe les piquets.

�a, �a appartient � la compagnie.

Il y a partout des cow-boys....

Qui font br�ler nos poteaux.

Pour faire chauffer leur salet� de caf�.

C'est pas vrai, Gannon ?

Tu m'as engag� il y a pas loin de 3 ans, d�j�.

Ensemble, on a conduit un troupeau de 5000 t�tes, avec ton frangin.

Je te remets. C'est toi, Mills.

Salut.

Tu te rappelles l'horloge qu'on a vol�e � la maison Marker ?

�a devait quand m�me �tre chouette, sur le mur de la prison.

Ah oui, tr�s chouette.

Y a pas eu beaucoup de troupeaux, cette ann�e, n'est-ce pas ?

Non.

Le chemin de fer va jusqu'� Amarillo depuis septembre.

J'ai pass� plus de temps � couper du barbel� ces derniers mois

qu'� conduire du b�tail. - Ouais, � qui le dis-tu.

Ce sera du travail facile compar� � celui du pass�.

J'ai entendu parler de toi il y a quelque temps....

Tu as eu des ennuis � Amarillo ?

Ouais, impossible d'�chapper � rien � l'heure actuelle.

N'est-ce pas ?

Pourquoi tu dis �a ?

On peut avoir la Californie...

en quelques secondes.

Il y a encore du b�tail � mener.

J'en trouverai bien.

Oh, �a ne me surprendrait pas si on finissait

par vous gagner de vitesse, toi et ton cheval.

- Gannon. - Oui ?

Dis bonjour � ton fr�re de ma part.

Bonne chance, Gannon.

UN COLT NOMM� GANNON

Allez, �te tes fesses de l�-dedans !

Fous le camp !

Allez, remue-toi ! - �a va, je fais ce que je peux.

Estime-toi heureux qu'il n�y ait pas de prison dans le coin.

Cette fois, il y a vraiment personne...

La prochaine ville est loin ?

Prends un train de voyageurs et paie ta place.

Avec quoi ?

�a, mon vieux, c'est ton affaire.

- Salaud. - Qu'est-ce que t'as dit ?

Merde.

Allez. Remets-toi sur tes pieds, petit.

H�, tu te trompes de bonhomme !

Allez, am�ne-toi, le train repart !

- Monsieur ? - �a va.

Je vous remercie, monsieur.

Laisse tomber.

Vous permettez que je voyage avec vous ?

Ouais, si tu as des allumettes et si tu tires la porte.

Tenez.

Merci.

J'ai failli y passer, hein ?

- O� allez-vous ? - J'y vais, c'est tout.

Moi aussi.

J'ai quitt� Philadelphie il y a 6 jours.

Je conduisais une voiture de brasseur.

Quatre gros percherons.

Dites, pourquoi vous n�avez pas de cheval ?

Et pourquoi t'as pas ta voiture de brasseur ?

J'ai failli en avoir une.

Un jour, j'ai d�cid� de sortir de la ville et d'aller plus loin.

J'ai saut� dans un train,

apr�s avoir distribu� 19 tonneaux de bi�re � une bande de vagabonds.

Si vous aviez vu leurs figures...

C'est la selle classique, hein ?

Moi, je m'ach�terais un double troussequin, un Brazos double.

C'est plus commode pour le lasso.

Te fatigue pas, petit. C'est un Brazos double.

D'accord, j'avais mal regard�.

J'ai lu des tas de bouquins.

Vous allez o�, monsieur ?

Vous vous en servez souvent ?

Simple curiosit�... Quelle marque c'est ?

C'est un Porterhouse calibre 37 de Cavalerie, mod�le K.

Bonne nuit, petit.

�a te servira � rien de courir.

Allez, remonte.

Ou c'est moi qui descends.

J'arrive pas � y croire.

Je savais pas qu'� Philadelphie, y avait que des petits saints...

Non, mais �a, c'est plut�t...

... r�ussi.

"R�ussi" ?

Ouais.

N�as-tu jamais tu� quelqu'un, petit ?

Non.

�a n'a rien de "r�ussi", de tuer un homme.

Alors, ferme les yeux et t�che de dormir.

- D'accord, mais pas "petit". - Ferme les yeux et t�che de dormir.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Ils ont d� �tre alert�s.

- Qu'est-ce qu'on fait ? - Saute du train et file.

Maintenant, chacun pour soi.

Allez, debout, mon gars.

- Mais j'ai rien fait, monsieur. - Quelqu'un t'a accus� ?

Allez, vous deux, sortez de l�.

Amenez-vous.

Allez.

Ce gars n'est pas arm�, mon vieux. Inutile de tirer.

Allez, avancez.

Allez, sors de l� et plus vite que �a. Grouille !

Debout. Debout !

Jud ! Am�ne-les-moi ici.

Allez, alignez-vous par l�.

Allez, vous deux, rejoignez les autres.

Ils sont tous l� ? - Oui.

Je suis le sh�rif Polaski.

George, embarque-les !

- Ma selle ! - Reste l� !

Mais je veux r�cup�rer ma selle, sh�rif !

Allons, laisse �a tranquille et viens ici.

- Elle aurait atterri dans le Dakota ! - On s'en fout.

Maintenant...

Lequel de vous est coupable ?

Bonjour.

Toi l'ami, rel�ve un peu la t�te.

Dis donc, comment �a se fait que tu sois bless� ?

Je n'en sais rien.

T'aurais pas vu le surveillant, par hasard ?

I[m'a jet� hors du train et j'y suis remont�, c'est tout.

Et les autres, qu'est-ce que t'en penses ?

Je m'occupais que de mes oignons.

Tu vas tout nous dire.

N'est-ce pas ?

- Bas les pattes. - Jud !

Il a tout vu, sh�rif.

Il est trop malin pour vous le dire, voil� tout.

C'est apr�s la station de WaKeeney

que le surveillant a saut� sur le trimardeur qui l'a poignard�.

�a s'est pass� � la loyale. Le surveillant aurait pu le tuer.

C'est faux, sh�rif. C'est le gosse qui l'a tu�.

C'est pas vrai !

Maintenant, raconte ce que tu sais.

Tu n�encourages pas les gens � te rendre service, mon vieux.

Emmenez-le. Les gens de la compagnie viendront le chercher plus tard.

Merci beaucoup, sh�rif.

Comment es-tu arriv� jusqu'� 20 ans, toi ?

23 !

On ne le dirait pas.

Tu n'arriveras jamais jusqu'� 24.

O� est-ce que vous allez, comme �a ?

Attendre ma r�compense ailleurs.

� moins que vous ne comptiez garder les 100 dollars pour vous, sh�rif,

quand la compagnie les donnera.

- �a sera 50 dollars pour vous,

et 50 dollars pour mon assistant et moi.

- �a vous va ? - Ouais.

Vous ne les toucherez que dans quelques jours.

En ce qui me concerne, vous pouvez vous installer n'importe o�,

sauf dans la rue.

Vous pouvez loger aux Quatre Vents.

Oui, mais tenez-vous tranquille.

Une des demoiselles est � mon service.

Nous jouons � pile ou face tous les samedis.

- Allez, Jud. - Viens avec moi.

Si je tournais le dos, tu pourrais remonter dans le train.

- � quoi �a va servir ? - Pour les vaches.

Ah oui, les vaches....

Bonjour, madame.

Louisa !

Si on veut avoir chaud, faut couper du bois !

Matty !

- Gannon ! - Salut !

Dites, donnez-moi un coup de main.

Mais, comment donc, madame.

Tenez, voil�.

� votre service.

C'est idiot, Gannon.

Toutes les fois que je trouve enfin la paix,

tu me tombes dessus...

Oui, c'est terrible.

Viens ici.

Laisse-moi te regarder, Matty.

Oh non, c'est pas de jeu. Je viens de me r�veiller.

C'est maintenant que tu es la plus belle. Je te l'ai toujours dit.

Matty, o� es-tu all�e apr�s Kansas City ?

� La Nouvelle-Orl�ans. C'est bien, La Nouvelle-Orl�ans.

On re�oit de l'argent, et...

des fleurs.

Pourquoi es-tu venue ici ?

Oh, tu sais.... c'est comme �a.

D'ailleurs...

L�-bas, il y avait trop de musique.

Trop de vacarme.

Nous sommes en coop�rative, ici.

�a nous donne de la fiert�. - Oui, madame.

Je m'appelle Louisa. La V�nus de la For�t-Noire.

Je m'appelle Gannon, madame. Tout � votre service.

Julietta ! T'es de cuisine aujourd'hui, descends vite !

Une allumette ?

Bient�t trois ans depuis Amarillo.

- Ouais. - Comment �a va, l�-bas ?

- Oh, pas trop bien. - Tuas l�ch� le b�tail ?

- Pour l'instant. - Avec ton fr�re ?

Euh, oui.

Comment va-t-il ?

Eh bien, Jim est...

... plut�t tranquille.

Je t'ai jamais vu aller quelque part avec ta selle sous le bras, Gannon.

Plus de cheval ? - Non.

- Plus d'argent ? - Pas plus.

�coute-moi, Gannon..

Il y a des choses que je veux absolument savoir.

- Avez-vous un homme entrer ici ? - �a n'arr�te pas.

Je vous suis reconnaissant, monsieur, mais vous me devez de l'argent.

Merci beaucoup.

Matty...

Maintenant que tu as d�barqu� ici, pr�sente-toi, au moins.

Je m'appelle Jess Washburn.

Madame.

Et moi, Matty Ouest.

- "Ouest" ? - C'est moi, l'Ouest, et...

Louisa, c'est le Nord.

Et Julietta, c'est l'Est.

Et... nous avons perdu le Sud aux Quatre Vents.

Dolly s'est fait enlever.

En tout cas, tu as un joli nom qui se retient facilement, cette fois.

Qu'est-ce que je te dois, mon gars ?

La moiti� de la r�compense.

Et c'est � Philadelphie qu'on pense comme �a ?

C'est moi qui l'ai livr�. - Vous disiez "� la loyale".

Mais sans moi, vous n'auriez rien dit.

Alors, je te dois de l'argent...

parce que je l'ai livr�. - Oui.

Tu entends ce qu'il dit ? Il est fou, mais il a raison.

Tu n'es pas � court d'id�es, petit.

Ne m'appelez pas �petit". Mon nom est Jess.

Jess, il y a deux choses dont je compte bien �tre d�barrass�

quand je reprendrai le trimard,

l'argent, et toi.

Il y a du travail ici.

Justement, � la Croix du Triangle, i[manque un homme depuis 2 mois.

Je le sais.... C'est le gars qui a enlev� Dolly.

Tu peux travailler quelque temps ici.

Matty, j'ai besoin d'espace pour faire ce que je sais faire.

Et si je ne peux pas faire mon vrai m�tier ici, je continuerai ma route.

Je prendrai l'emploi, Madame.

M�me sans �tre pay�.

Mais... si vous travaillez,

vous devez �tre pay�.

- Pas vrai, Gannon ? - Ne me le demande pas.

Je ne donne jamais de conseil � personne.

Attendez.

Eh bien, maintenant....

il serait temps que vous ayez une arme.

Pour que vous puissiez vous d�fendre tout seul.

Prenez �a. Je peux vous le vendre, � cr�dit.

Qu'avez-vous ?

Descends le ceinturon, ou tu finiras par t'�trangler.

Ne le pointe pas sur nous.

Sais-tu seulement ce que tu tiens ?

Bien s�r, c'est un 45.

C'est le Colt qui est un 45, mais le Smith & Wesson, c'est un 44,

Bon... Cow-boy.

Nous allons voir comment tu sais te d�fendre.

Arrange-moi �a un petit peu mieux.

Voil�.

Maintenant, rengaine ton arme.

Quand je dirai "d�gaine", tu d�gaineras.

Et surtout, je t'en supplie, ne presse pas la d�tente.

Tu sais ce que c'est qu'une d�tente ?

- Bien s�r. - Tant mieux.

Tr�s bien.

Tues pr�t ?

�a y est ?

Allez, vas-y !

C'est pas de jeu, vous m'aviez pas dit de d�gainer.

Attends jamais qu'on te le dise.

- C'est combien, madame ? - Oh, c'est 20 dollars.

Conclu.

O.K.

T'as vu �a ?

Un jour, je d�biterai ce billard en toutes petites tranches !

Moi, j'ai appris � jouer dans le Dakota

sur un billard qui �tait si tordu

qu'on avait coll� toutes les poches d'un seul c�t�.

Moi, j'ai vu un billard indien qui �tait fait avec de la boue.

Naturellement, il y avait pas de poches,

juste une grande flaque de boue.

�a n'avait rien � voir avec celui-ci.

Y a-t-il de l'emploi dans la r�gion, monsieur ?

On est au complet.

Je viens d'engager deux hommes aujourd'hui.

Enfin, un homme et demi.

Ben Fuller ou Bo Ivers ont peut-�tre besoin de quelqu'un.

Nos b�tes paissent dans le m�me herbage.

Amos,

ce sont les deux que j'ai sortis du train ?

Oui, mais, John...

quand Matty veut quelque chose, tu sais que c'est fichtrement dur

de refuser...

H�, sh�rif...

Je croyais que j'�tais d�j� trop vieux pour ce genre de jeu.

Gannon...

�a va tellement bien, nous deux.

Oui...

- H�.... - Quoi ?

Prends l'emploi.

Pendant quelque temps.

Ouais, il y a de grands p�turages...

Ouais.

Quelque temps.

Pendant quelque temps.

Faut arroser �a.

H�, c'est nouveau, �a.

Je suis pas le seul � avoir ces cicatrices.

On ne peut �viter de tomber dans les barbel�s de temps � autre.

Non, c'est trop profond. Quelqu'un t'a pouss� dedans.

Dis, au fait...

qu'est devenu ton fr�re Jim ?

Il y a un troupeau de 10000 b�tes qui lui est pass� sur le corps.

Je n'ai m�me pas eu besoin de l'ensevelir.

C'est affreux.

Ouais.

Je lui avais appris � faire face � tout, sauf �a...

Il a fait face � tout le troupeau

qui se jetait sur les barbel�s.

� quoi �a lui a servi ?

Matty, je crois que rien ne sert � rien, dans la vie.

Mais ne parlons plus de �a.

Tu sais, un jour, je d�couvrirai une bouteille qui sera d'abord vide

et qui finira pleine.

J'ai de la peine pour toi.

Allons, ne t'attendris pas sur un ivrogne !

Offre-lui une autre bouteille et sois gentille avec lui...

C'est tout.

Arr�te !

Qui ?

Voulez-vous d�coudre �a ?

�a va, repose-le.

- Eh ben, c'�tait pas si lourd. - Non, c'�tait pas lourd du tout.

H�, v'l� le bonhomme.

- Jess. - Oh, Jess..

Tu sais jouer au billard ? - Un peu.

Eh bien, lke nous dit qu'il va descendre

sans heurter aucune autre boule sur le tapis.

Non, non, Ben, c'est trop dur.

Enfin, il pr�tend qu'il saurait le faire.

Une tourn�e pour tout le monde si je peux pas.

- Je paie la tourn�e si vous pouvez. - Jess est culott� !

S�il tire celle-l�, il y arrivera.

Bois.

Tu bois.

- Capper. - Amos.

Capper, je t'ai amen� deux nouveaux gars.

J'aime choisir moi-m�me mes hommes.

Tu n'�tais pas l�. Voil� Washburn, qui travaillera au rabais,

parce qu'il a tout � apprendre. Et Gannon, qui sait tout faire.

- O� a-t-il appris le m�tier ? - Oh, au Texas, au Kansas....

Tu avais des terres � toi, n'est-ce pas ?

Pourquoi les as-tu quitt�es ?

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

- C'est mon affaire. - Eh, Amos, t'as le journal ?

Ils l'ont tellement lu en ville qu'il est tout effac�.

Dis donc, Harry, t'avises plus de jeter les bo�tes de conserve,

car je suis en train de lire une formidable �tiquette !

�a va, je t'�crirai des lettres d'amour, pour que t'aies de quoi lire !

En grec ?

C'est tout du chinois, pour moi !

Messieurs.

Jess et Gannon.

Goff, Maz, Lou et Little.

Salut.

�Avoirdupois". 20 onces.

�Avoirdupois".

C'est une ville � Cuba o� on le met en bouteille.

Non, c'est un syst�me de poids.

16 onces pour une livre. �Avoirdupois...

On t'en fichera, des villes � Cuba. Ce que t'es cloche !

Enfin...

Avec un nom pareil, �a peut �tre une ville cubaine.

Allez, passe la panade.

Quand ton contrema�tre te demande quelque chose, tu ob�is.

Tout de suite.

Vous avez dit de le passer, je vais le passer.

- L�che �a. - Alors, je dois plus le passer ?

Tout le monde se dispute la panade de Harry !

Maintenant, l�che �a.

Tr�s bien, monsieur.

Mais c'�tait pas la peine de me taper sur les doigts.

Harry.

Le caf�.

Gannon.

Voil�, contrema�tre.

Tu devrais te procurer du papier, aussi.

Et faire une liste, tu vas tous te les mettre � dos.

Tiens, regarde �a.

Harry a offert � des Mexicains un grand gueuleton.

�a va quand m�me te co�ter 10 dollars.

Et pour �a, tu dois � Maz 20 billets.

J'ai pas pu faire mieux. Elle a qu'une seule sangle,

mais elle a un troussequin tr�s haut et un pommeau tr�s pratique.

Regarde un peu ces tapaderos.

Je comprends rien � ce que tu racontes.

�a, c'est le troussequin, et �a, c'est le pommeau.

Et les tapaderos ?

Les �triers.

Voil� les tapaderos.

Y avait pas grand-chose dans les bouquins que t'as lus.

- Gannon. - Ouais ?

Pourquoi t'as quitt� le Texas ?

On se fait des confidences ou on va soigner le b�tail ?

L�che-le !

L�che-le ! Laisse-le filer, Jess !

Tu vois, il y a un temps pour la tenir,

et un temps pour l�cher.

Ouais.

Allez, am�ne-toi. Essayons sur un autre.

Encore des bouses de vache.

Encore des bouses de vache.

H�, ton syst�me de poids, �a marche aussi avec la merde ?

Allez, vas-y, petit. Vas-y !

- Vite ! - Allez, petit, tiens bon.

Du calme, petit.

Allez, du calme.

On a eu l'id�e d'abreuver le taureau contre qui tu te battais en r�ve !

C'est comme �a qu'on s'y prend, Jess.

Bien, mon gars.

On va essayer quelque chose d'un peu plus difficile.

Essaie �a.

On fait le concours, Gannon ?

Bon, � toi le signal.

Pr�t ? Allez !

On vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tu�.

Vous �tes de la Croix du Triangle ?

Oui.

207 t�tes de b�tail. �a fait 7 de plus que le contrat.

Bon. Ne laissons pas les b�tes dans ce coin-l�, Gannon.

Faut les r�partir.

Qu'est-ce qu'il dit, ce contrat ?

Je ne sais pas, monsieur.

Je viens de livrer des b�tes pour un acheteur l�-bas, � Laramie.

Combien ?

J'ai entendu dire 3 dollars la t�te, � destination.

Elles vaudront 15 dollars au moins, apr�s une bonne saison.

Dans les p�turages.

Vous direz � Amos que nous voulons voir Mme Cross,

d�s qu'elle arrivera.

Nous partageons ces terres depuis 7 ans.

Amos !

Amos !

Produit...

... lubrique...

S�difiant... - Lubrifiant.

�... brifiant" ? Produit lubrif...

Raidifiant pour...

... les...

quisagnes.

Cisailles.

Doucement !

- Qui a sci� le sommier ? - Vous avez un sommier ?!

C'est les planches du fond qu'ils auraient d� scier, capitaine.

Qu'est-ce que tu tiens l� ?

Allez, donne-moi ces cisailles.

Venez les prendre vous-m�me, Capper.

Je vous les apporte sur un plateau ?

Non, je vais les prendre moi-m�me.

Venez me les prendre � moi, Capper.

- Il est pour moi, Gannon ! - D�cidez-vous.

Gannon !

Ouais.

- Tu t'y connais, en plomberie ? - Ouais, un petit peu.

Pourquoi ? - Alors, viens vite !

Harry nous a mis dans un p�trin �pouvantable !

Am�ne-toi !

Pendant ce temps-l�, jouez gentiment, hein ?

Vite, aidez-moi, sinon je vais me noyer !

O� est le r�servoir ?

- Je peux plus tenir ! - L�-haut, sur le toit de la maison !

Fais quelque chose, Amos !

- Y a trop de pression, coupez-la ! - Impossible, y a pas de valve !

Fais quelque chose, n'importe quoi, Amos !

Aide-moi, Amos !

Je n'ai que cette chemise-l� !

Restez pas plant�s l� ! Arr�tez-moi cette �olienne.

Ah, enfin.

Saloperie !

Encore une minute, et il fallait un bateau !

On a fait de notre mieux, patronne. Faut nous excuser.

Ce n'est rien, Amos. Il n'y a que l'intention qui compte.

Entant que plombiers, vous nous avez donn� trop d'�motions !

Moi, je te dois 6 balles, Amos.

Je suis d�sol�, Harry.

- Merci, M. Gannon. - Oh...

C'est celui dont je vous ai parl�, Mme Cross.

Je sais.

Eh bien, bonne nuit, messieurs. - Bonne nuit, madame.

Gannon.

C'est bien � vous que Ben Fuller a parl� au sujet de ce troupeau ?

Il a dit qu'il avait besoin de vous voir.

Eh bien... Je crois bien qu'apr�s le Texas,

la Croix du Triangle ne vous paraisse un peu trop modeste.

Oh non, pas du tout. Et m�me, � dire vrai...

c'est plut�t bien.

Mon �poux �tait un homme fort �conome, Gannon.

Comment �a, madame ?

C'est l'unique fauteuil qu'il a fait venir.

Pour lui.

I[me semble qu'on pourrait vous installer quelque chose d'�l�gant.

Fabriquer une table pour ce coin-l�, et deux petites chaises...

l'id�e de rester ici n'aurait donc rien pour vous d�plaire, Gannon ?

Je vais vous chercher quelque chose � boire.

Je vous remercie, madame, mais il vaut mieux que je m'en aille.

Rabats-les, Jess !

Le diable si je me rappelle si ce cactus �tait bien l�.

Qui, il y �tait.

Attention.

Nez.

J'en ai vu d'autres, des carabines.

J'en ai vu d'autres, des carabines.

Range �a.

Je n'ai pas l'intention de tirer, sauf si y suis forc�.

Bo, Maz, continuez � surveiller le travail !

Mme Cross.

Plusieurs �leveurs de la r�gion pr�tendent

qu'un troupeau de 1000 b�tes se dirige vers nos terres.

C'est lke qui l'a entendu dire hier soir en ville.

C'est vrai.

J'ignore ce que vous avez ent�te, Mme Cross,

mais je crains que vos plans ne soient pas � notre convenance.

1300 b�tes se dirigent vers notre ranch, c'est exact.

Mme Cross, les terres ne peuvent nourrir autant de b�tes.

Oh, elles peuvent en nourrir encore bien davantage,

si c'est seulement pour un �t�.

Je suis pas d'accord !

Il le faudra, M. Ivers.

J'ai mis jusqu'� mon dernier sou dans l'achat de ces b�tes.

4500 dollars.

Elles ne resteront l� que jusqu'en septembre.

Et d�s que le troupeau sera vendu, je partirai.

Juste trois mois.

Trois mois d'�t�.

C'est pas l'�t� qui nous inqui�te.

C'est l'hiver.

Parce que le fourrage manquera.

C'est � notre d�triment que vous r�alisez votre b�n�fice.

Essayez de comprendre. C'est la seule chance que j'ai.

Je vous en prie.

Vous ferez ce que vous voudrez sur le p�turage du nord.

Mais le point d'eau et le reste seront sous notre garde.

Allez-y !

Les barri�res sont la seule chose qui marque la propri�t�.

Et le sh�rif dit que tout le monde a le droit de d�fendre

ce qui se trouve derri�re.

Je n'aime pas les barri�res ! Mais j'en mettrai quand m�me.

Et si vous essayez de nous en emp�cher,

il y aura vite de la bagarre.

Soyez-en certaine !

Amos.

Leur part va d'ici jusqu'� l�-bas, c'est vrai.

Capper.

Mon �poux vous a gu�ri de la boisson et vous a confi� son �quipe.

Alors, si vous tenez bon devant ces hommes pendant les mois d'�t�,

je vous fais cadeau de ce ranch.

Eh bien.... faudrait discuter de tout �a en priv�....

Mme Cross.

Lou ?

Moi, j'ai toujours pens� qu'il faudrait se battre.

Et... la Croix du Triangle...

�a me tient plus � c�ur que je l'aurais cru.

Mais...

je me vois pas bien tirant le premier coup de feu...

Qu'est-ce qui te prend ? Va-t�en.

Fous le camp !

Tiens-toi tranquille.

Range ce revolver !

C'est moi qui commande. Range ce revolver !

Allons-nous-en.

Au travail.

Si tu me faisais un petit croquis, je saurais fabriquer n'importe quoi.

Tu enfonceras 4 clous � un pouce de distance.

Un jour, j'ai fabriqu� un homme et une femme.

En fer forg� pour d�corer un g�teau de mariage.

Mais quand on les a plac�s sur le g�teau...

Plouf ! Ils ont sombr� au fond de la cr�me !

- Tiens, est-ce que �a va ? - Oui. C'est parfait.

Vous voulez qu'on cause, Mme Cross ?

Non, pas pour le moment, Capper.

Bien.

Gannon, je peux vous parler une minute ?

Vous avez un r�gisseur et un contrema�tre, madame.

C'est � eux que vous devez parler, pas � moi.

Vous seul saurez vous opposer aux barbel�s.

Oh non, madame.

Faut pas compter sur moi.

Ici, c'est une bonne place pour vous, et vous le savez.

- Montre ce que tu as l�. - C'est un ordre, monsieur ?

Oui, c'est un ordre !

C'est Gannon qui t'a enseign� �a ?

C'est � moi que vous en voulez, Capper ?

Je vous en veux � tous les deux !

Laisse-moi me battre !

Gannon !

L�chez-moi !

C'�tait pour �tre � �galit�, tu vois.

Toi, le champion des combats r�guliers, qu'est-ce qui 'a pris ?

Ta main n'a pas eu le temps de gu�rir, Jess.

Il vaut mieux quelques fois savoir �tre patient.

- Moi, j'aurais attendu. - � chacun sa mani�re.

J'ai encore un compte � r�gler.

Moi, je me m�le pas de tes histoires de barbel�s !

Vous allez arr�ter, vous deux.

Oui, on en a assez.

Viens ici.

Tu ne m'entends pas ? Parfois, patienter, c'est mieux que se battre.

Tu as peur de te battre, c'est �a ?

Je n'ai pas peur de pas me battre.

Et moi, j'ai encore un compte � r�gler.

Et j'ai pas envie d'attendre plus longtemps.

Eh, Jess, pas avec moi, j'esp�re.

J'en suis plus si s�r, � pr�sent.

- Des roses ? - Oui.

Des roses sauvages qui poussent derri�re la cuisine.

Harry les arrose avec de la soupe.

Merci, Gannon.

Vous vous faites tant de souci pour le b�tail que je me suis dit...

vous deviez avoir oubli� que vous �tiez une femme.

H�, regardez �a !

Bonsoir, Matty.

Jess, dans deux heures, il y a un train qui va passer.

Il accepte quelques voyageurs.

- O� va-t-il, ce train, sh�rif ? - Vers l'Est.

Qui a dit que j'allais vers l'Est ?

Eh bien.... Ces deux gars-l� vont vers l'Ouest, tu pourrais les accompagner.

Qui a dit que j'allais vers l'Ouest ?

Qui a dit que j'allais quelque part ?

Oh moi, je me fie qu'� la loi Polaski.

Quelle loi ?

Moins il y a de gens dans le coin, moins il y a d'ennuis.

Attention o� vous mettez les pieds.

- O� est Capper ? - Dans ma chambre. Il dort.

Il est soul. J'ai pas pu l'emp�cher.

Julietta, enferme-le dans ta chambre.

Mets une bouteille pleine � c�t� de lui.

On a entendu parler de la bagarre et des barri�res.

Ouais.

C'est pas dans ce patelin qu'on aurait d� descendre.

Est-ce que Gannon reste ?

Tu permets qu'on parle un peu de moi ?

Il n'est pas venu ici depuis une semaine.

Eh bien, il n�a pas manqu� d'occupation depuis que Mme Cross est revenue.

Ah ?

Pourquoi pas.

Matty, voyons...

Une femme comme toi ne peut pas se permettre d'�tre jalouse.

�coute...

J'ai gagn� un peu d'argent.

Si on montait pour faire une partie de dominos ?

Je regrette d'avoir entendu ce qu'il a dit.

�coute-moi bien....

Tu vas prendre cet argent et tu vas monter avec moi.

Je t'ai demand� des nouvelles de Gannon !

- Et j'ai dit... - R�ponds-moi, Jess !

Alors.....

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Pourquoi es-tu parti ?

Je n'en sais rien.

Il se bat quand il ne devrait pas, et pas quand il devrait.

Tu le connais si bien que �a ?

Le conna�tre, c'est pas facile.

Qui a dit que �a devrait �tre facile ?

Laisse-le s'int�resser � toi, il finira par se livrer.

S'il s'int�resse � quelqu'un, il le cache bien.

C'est vrai.

Comment sais-tu tant de choses sur lui ?

C'est une tradition, petit.

On parle sans se g�ner devant une prostitu�e.

C'est bien connu, il n'y a que l'argent qui compte pour elle.

Je te demande pardon.

Il �tait soul un jour, � Amarillo.

I[n'a pas cess� de parler pendant deux jours.

Maintenant...

Si tu veux sauver la face, tu peux.

Je vais monter avec toi.

Mais tu ressortiras par la fen�tre.

Non.

Je suis capable de sauver la face tout seul, Matty.

Merci.

Bonne nuit, Jess.

Je parie que j'ai pas g�ch� assez de tabac dans ma vie

pour rouler une seule cigarette.

Ton �poux fumait ?

Mon �poux ronflait, Gannon.

I[travaillait dur le jour, et ronflait dur la nuit.

Tu as envie que je te parle de lui ? - Non.

Parle-moi plut�t de toi.

Il n'y a rien � raconter.

J'ai voyag�...

Et je suis ici, maintenant.

Et ensuite ?

O� est-ce que tu iras, apr�s ? - Oh, j'en sais rien....

C'est bizarre, mais j'y ai pas beaucoup pens�, ces temps-ci.

Ces derniers temps, au contraire...

j'ai beaucoup pens� � l'endroit o� j'irai plus tard.

Vraiment, tu n'as pas l'intention de rester ici ?

Tu pourrais, toi ?

Je crois que je pourrais parfaitement diriger ce ranch.

Pendant sept ans, j'ai regard� tourner cette �olienne.

Au d�but, elle devait faire verdoyer toute la terre.

J'ai compris qu'elle ne ferait qu'aspirer toutes les eaux du sol

et qu'elle ne changerait jamais rien.

Car rien dans ce pays ne verdit jamais.

Toute une nuit, l'an dernier, j'ai regard� ce moulin qui tournait.

J'ai compt� 25000 tours dans la nuit.

Tu sais ce qu'on peut acheter pour 25000 dollars � Chicago ?

- � peu pr�s tout, je pense. - Juste ce qu'il faut.

Tu sais que je n'avais rien quand je suis venue ici ?

Tu as beaucoup plus que rien, � pr�sent.

Tu as de la bonne terre,

et de bons ouvriers, fiers de travailler pour toi.

Y compris moi.

Si j'�tais l'un de ces �leveurs et qu'un homme vienne un jour

en exigeant plus que sa part,

ou bien je le tuerais, ou bien je le chasserais.

Je n'ai jamais �t� pour s�parer les terres.

Mais je pr�f�rerais que tu sois chass�e.

Mais je ne suis pas un homme.

Et tout ce que je veux, c'est ce que peut vouloir une femme.

Et tu es bien une femme... Une vraie femme.

Tu le sais, maintenant, n'est-ce pas ?

Dis-le encore.

D�barrasse-toi de tes troupeaux.

Je perds tout ce que je poss�de, si je le fais.

Tu perds tout ce que tu poss�des si tu ne le fais pas.

Y compris toi ?

� boire ?

Oui, bien s�r.

� ton tour.

- Quoi ? - Tu ne dois pas boire moins que moi.

� moins que tu ne t'en sentes pas � la hauteur.

H�, tu as devant toi un Washburn. Je suis s�r de gagner.

Ah.... Bien.

Maintenant... �tablissons les r�gles.

Les r�gles de Philadelphie, d'accord.

Le dernier qui tombe sous la table gagne.

D'accord.

Et si on roule sous la table ensemble...

la r�gle du Kansas s'applique.

Qu'est-ce que c'est ?

Le premier qui se r�veille gagne.

D'accord.

Allons-y.

Y a une chose que je voudrais te dire avant qu'on s'y mette...

s�rieusement.

Et �coute bien....

Tu peux venir avec moi.

- O� �a ? - J'en sais rien, n'importe o�.....

Reste ici, mais reste ici...

Reste vivant ! Reste ici.

Maintenant, on part. Allez, viens.

Ouais....

C'est �a que j'aurais d� dire � Jim.

Ne bouge pas, Jim.

On ne va pas reculer pour leurs beaux yeux.

- Qui est Jim ? - C'�tait mon petit fr�re.

Jim, tu te rappelles ce ranch � Amarillo ?

Cet abruti de salaud de Douglas... Il mettait des cl�tures partout.

Nos b�tes mangeaient trop d'herbe, qu'il disait.

On ne va pas reculer pour rien au monde, Jim.

Et puis, il y a eu ce bruit...

On aurait dit que c'�tait...

le tonnerre qui grondait sous la terre. Cours !

Cours ! �loigne-toi du barbel�, Jim !

Mais voil� les b�tes qui l'�crasent, qui l'enfoncent sous la terre...

Alors, je suis revenu....

et j'ai tu� Douglas. Et j'ai tu� ces cinq autres, aussi.

T'as pas recul�, Gannon....

Jess, la terre, c'est pas tout.

Non, c'est pas tout. J'aimerais bien que tu comprennes.

�a vaut peut-�tre mieux, apr�s tout.

- Alors, dis-lui de reculer. - Non, je conseille � personne...

- Tu sais ce qui marche pas chez toi ? - Quoi ?

Tu causes, tu causes. C'est tout ce que tu sais faire.

Toi aussi, un jour, tu seras mort, Jess.

Un bon petit squelette tout jeune. Un macchab�e bien propre et frais.

Esp�ce d'idiot.

Je suis pas Jim.

Je suis pas toi.

Et je suis pas mort.

Je suis moi,

Et je veux me battre contre les barbel�s.

Gannon !

Tu viens ? - Oh... euh, non.

Pourquoi ?

Parce que je pourrais plus m'en aller, si je rentrais.

Mais je n'allais pas te demander de t'en aller.

�coute...

Fais-moi plaisir et vends tes troupeaux, tu veux ?

- Je ne peux pas prendre ce risque. - Tr�s bien.

J'ai besoin de toi. Si tu restes, tu ne le regretteras pas.

Au revoir, ch�rie. Au revoir.

Maz, o� est ma couverture ?

Nous aurions �t� avec toi, Gannon.

Contre les barri�res.

Tu es s�r de ne pas regretter ta d�cision ?

Que voulez-vous qu'il dise ? On n'a rien � perdre quand on a rien.

Tu sais, toute une nuit, j'ai regard� tourner l'�olienne.

Elle a tourn� 25000 fois, inlassablement.

13 cents contre 1 dollar.

Voil� ce qu'ils me donneront.

Tu sais ce que Gannon a dit ?

�a m'est �gal.

Jess.....

Crois-tu qu'il faut que je garde toutes ces vaches ?

Bien s�r.

Tu les as voulues.

Et je suis l� pour qu'on ne te les prenne pas.

Vous autres, rabattez les b�tes de ce c�t�.

Qu'ils croient qu'on abandonne.

Eh ben.......

Cette fois, c'est la fin. Les barbel�s seront l� demain.

Non, c'est pas la fin.

Tu es s�r que la lutte ne sera pas au-dessus de nos forces ?

T'inqui�te pas, on aura du renfort.

SAUCE PIQUANTE

Matty...

Ici, c'est pas un h�pital, tu sais.

S'il te pla�t.

J'offre 50 dollars � tous ceux qui m'aideront � faire respecter la loi.

C'est Jess ?

Mais, depuis quand c'est toi qui fais respecter la loi, ici ?

Ils sont en train d'installer des barbel�s sur les terres libres.

Au premier geste qu'ils feront pour d�rouler les barbel�s,

nous interviendrons. C'est l�gal, n'est-ce pas ?

Qu'est-ce que vous en dites ?

Si j'ai bien compris, 50 dollars....

et c'est l�gal.

C'est �a.

Sh�rif, pourquoi vous vous occupez pas de �a ?

Parce que ma loi, c'est qu'on peut pas se m�ler de tout.

C'est 50 dollars. Arm�. D'accord ?

Oui, arm�, mais je ne pense pas que vous aurez � tirer.

Ils battront en retraite facilement dans ce coin.

- 20 tout de suite, et le reste apr�s. - Il n'y aura pas d'apr�s.

Celui-l�, c'est "bouse de vache".

L'enfant du miracle.

Il est incapable de conduire personne. Il sait m�me pas suivre !

Tu feras m�me pas.... un balayeur.

- Vous �tes soul. - Monsieur.

�Monsieur�.

Ne me tourne pas le dos.

Tu aurais tout de m�me pu �viter �a.

Il fait ce qu'il veut. Il est assez grand.

Ce n'�tait qu'un vieil homme.

Qui est assez cruel pour tuer un vieil homme ?

- Sh�rif... - il a d�gain� le premier.

Vous me d�go�tez tous !

Alors ?

- Tu me parais r�gulier. - On est d'accord.

Ouais, m'sieur.

R�ussi.

Ouais.

Allons-y.

� un de ces jours, Capper.

- Qu'est-ce qui te prend, toi ? - Allez, viens avec moi !

AUX TROIS VENTS

Il est assez grand, hein ?

Qui lui a appris � se servir d'un revolver ?

Qui lui a mis un cheval entre les jambes ?

Qui lui a appris tout ce qu'il sait ?

�coute, tous les gens du pays, tout le monde, Gannon,

sait que les barbel�s arrivent demain matin.

Les hommes qu'il a engag�s...

jusqu'o� vont-ils l'accompagner pour 50 dollars ?

Il apprendra.

Des vagabonds ?

C'est eux qui vont l'instruire ? - Ouais, bien s�r.

Peut-�tre qu'il va se faire tuer. C'est �a qui lui apprendra � vivre.

Gannon.

On dirait que tu n'as pas une tr�s haute id�e de toi.

Je sais conduire un troupeau, Matty, gu�re plus.

Pauvre idiot !

Aucun de ceux que tu as approch�s n'est arriv� � t'oublier. Jamais.

Ouais, tu dis des b�tises.

Tu comprends... tu g�ches tout.

Au fond, tu es un chef, Gannon.

Non... Plut�t, tu es....

comme.....

Comme un livre.

C'est vrai que tu es un livre.

Un livre qui fascine et qu'on a envie de lire jusqu'� la fin.

Mais le malheur...

c'est que tu lui arraches des mains juste avant le dernier chapitre,

celui qui lui para�t le plus int�ressant.

Je ne vois pas ce que �a veut dire.

- Gannon.. - Quoi ?

Un homme qui, comme toi, peut si bien instruire les autres,

ne doit pas reculer au moment o� ils ont le plus besoin de lui !

Oh non, non. Je ne peux dicter � personne ce qu'il doit faire.

- Si, Gannon, tu le peux ! - Non, je t'assure.

Tu aurais pu....

me faire abandonner mon m�tier.

Tu aurais eu � me tirer par les cheveux, peut-�tre,

� mettre le feu � une des maisons o� j'ai travaill�, mais..

Un jour ou l'autre, je t'en aurais remerci�.

Matty, je suis d�sol�.

Je suis d�sol�. - Maintenant, c'est le tour de Jess,

et il y en aura encore bien d'autres apr�s lui !

Prends la situation en main, Gannon.

Tente de lui faire comprendre ! - J'ai essay� de lui expliquer...

Tu dois lui donner l'exemple,

comme tu lui as appris � galoper et � tirer.

Il d�raille compl�tement et il va faire des choses tr�s graves.

Il ne faut plus reculer devant toutes tes responsabilit�s.

Va jusqu'au bout. Cette fois, n'essaie pas de fuir !

Matty... Matty !

Gannon, demain, je serai avec les poseurs de cl�tures.

Et je serai peut-�tre oblig� de tuer ton copain.

Tiens.

Merci beaucoup, sh�rif.

- Est-ce que c'est Union Wells ? - Allez, tire-toi de l�, cow-boy.

Eh bien, il va falloir se contenter d'une cl�ture � deux brins.

Salut, Matty.

Matty, tu diras � Jess que le barbel� n'arrivera pas.

H�, M. Gannon, c'est mon cheval !

M. Gannon va reprendre la route.

Je te rembourserai ton cheval plus tard.

Attendez, je vais vous aider.

Surtout, essaie d'�tre heureuse, tu m'entends, Matty ?

Sois heureuse.

Gannon, il le faut.

Ouais.

Roule-m'en quelques-unes.

J'ai deux bonnes heures de cheval � faire.

Les voil� qui arrivent !

Bon, ils arrivent. Pr�parez-vous.

Je vous interdis de tirer sans mon ordre.

Sh�rif !

On avance jusqu'� ce qu'ils nous disent d'arr�ter.

Allez voir s'il y a moyen de discuter.

Bo ! Retourne l�-bas et va voir ce que devient Gannon.

Qui sait de quel c�t� il aura l'id�e d'aller.

Ils ont pas tellement l'air de vouloir se battre.

C'est au petit de d�cider. C'est lui qui distribue l'argent.

- Et s'ils le descendent ? - Il a l'argent dans sa poche.

On n'aura qu'� lui prendre, c'est tout.

Arr�tez. Restez o� vous �tes.

Arr�tez. Arr�tez !

Gannon !

Ce barbel� ne sera pas pos�, Gannon.

Quand tu rentreras,

montre � Matty comment rouler proprement une cigarette.

On verra �a plus tard.

Ike ! Remets le cran d'arr�t � cette carabine.

�coute-moi bien, Jess.

Je suis pas revenu pour te reprendre ce que je t'ai donn�.

Mets-toi bien �a dans la t�te.

Dis � ces hommes de rengainer leurs armes.

Ils t'en respecteront pas moins.

Je peux donner l'ordre de tirer sur toi.

M�me si tu n'interdis pas � tes hommes de tirer...

les autres commenceront leur travail.

Ton but n'est tout de m�me pas de provoquer la bagarre ?

Peut-�tre que tu ne m'as pas bien entendu.

J'ai dit qu'on allait enlever ce mat�riel.

Essaie donc un peu, et je t'attrape au lasso,

et je te tra�ne jusqu'� Philadelphie. - Je te tuerai d'abord.

Le premier qui se met � d�rouler ce barbel�, vous lui tirez dessus !

Qui, mon gars.

Qui tu descends en premier, Jess ?

Polaski ? l a pas �t� gentil avec toi, n'est-ce pas ?

Ou pourquoi pas Lou ?

Non, non..... Maz. Il a mal aux yeux, de toute fa�on.

Ben, tu peux commencer � d�charger.

John ?

D'accord, allez-y.

Allez-y, d�chargez ce qu'il vous faut.

Alors, vous allez tirer ?

Je marche pas. Paie-nous ce que tu nous dois, et on s'en va.

Allez, d�roule-moi tout �a.

Laissez-nous passer.

D�p�chez-vous.

Jess, ils ne veulent pas se battre pour la somme que tu leur offres.

C'est entre toi et moi, maintenant.

Ouais, t'as raison.

La seule solution, alors, c'est de te descendre.

Ouais, pourquoi pas ?

Tu vois, �a me fait quand m�me beaucoup de peine, Jess.

D'�tre oblig� de te tra�ner devant tout le monde....

Ne t'y frotte pas, Gannon.

Ou t'es pas pr�t de te rouler une cigarette tout seul.

Allez, les autres, reculez !

- Attendez. - Arr�tez !

Reculez, vous entendez ?

Arr�te, Gannon !

Gannon, arr�te, esp�ce de fils de...

Gannon !

Salaud !

Jess, tu faisais le malin parce que tu avais lu plein de bouquins savants.

Mais je suis le meilleur bouquin que t'aies jamais lu.

Alors, �coute bien le dernier chapitre de l'histoire.

Je t'ai racont� que j'ai tu� mon fr�re.

Oui, je l'ai tu�.

Apr�s que le b�tail lui ait pass� sur le corps,

ses os pointaient � travers sa peau d�chir�e.

J'ai essay� de le tenir dans mes bras.....

Mais il ne restait plus gu�re de lui que ses deux yeux.

Des yeux qui ne parlaient plus de la terre, de b�tail ou d'argent.

Tu peux me croire.

C'�tait le regard du bless� qui demande qu'on l'ach�ve.

Je l'ai achev�. Je lui ai mis deux balles entre les deux yeux.

Ensuite...

il n'y a plus rien eu qu'un grand cauchemar.

Je suis devenu enrag�.

J'ai tu� six hommes.

Vois-tu...

De tous ces meurtres que j'ai commis,

le seul qui ne m'ait pas fait honte, c'est le meurtre de Jim.

Sais-tu pourquoi ? Parce que �a me fait si mal

que je ne pourrai jamais l'oublier, Jess.

Alors, �coute-moi.

Si tu devais un jour encore tuer quelqu'un, sois bien s�r

que �a te d�chirera jusqu'au fond des entrailles.

Parce que sans cette souffrance...

il n'y aura rien de chang� en toi.

Rien de chang�.

L'acte que tu as commis en tuant Capper...

ne t'a pas fait conna�tre cette souffrance.

Je serai donc extr�mement fier et heureux

de t'avoir apport� cela.

Tr�s bien, Jess.

C'est tr�s bien.

Le voil�.

On veut notre argent.

Ne vous approchez pas de lui.

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