All language subtitles for The Fall (2006) 1080p BDRip AAC x264 (multisubs)-tomcat12.fre

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Original subtitles

Los Angeles

IL Y A FORT, FORT LONGTEMPS

INFIRM�RE EVLIN J'AI JETER UN ORONGE SUR LE PR�TE

Infirmi�re Evelyn ! Infirmi�re Evelyn !

J'ai �crit un mot pour vous. En fran�ais !

Allons-y.

Regardez, voici la liste des patients que nous avons eus ici le mois dernier.

Merci, infirmi�re.

RADIOLOGIE

- Tu es Alexandria ? - Oui.

Ton mot est entr� par la fen�tre et a atterri sur mes genoux.

J'ai rien compris du tout. C'est du charabia.

T'as pas compris, hein ? T'as pas compris, c'est pas pour toi.

Je m'appelle Roy.

- Qu'est-ce que tu t'es fait au bras ? - Je suis tomb�e.

Moi aussi.

Je cueillais des oranges.

Ah vraiment ?

Comment tu fais pour aller sur le pot ?

Je n'y vais pas. J'ai le droit de faire mes besoins ici.

- Dans le lit ? - Exactement.

Je te crois pas.

H�, Alexandria.

Tu sais que ton pr�nom vient d'Alexandre le Grand,

le plus grand guerrier qui ait jamais exist� ?

Oui. Et mon mot est pas en charabia. Il est en fran�ais.

H�, je te vois. Viens l�.

Je te vois te cacher.

Alexandria.

Tu savais que lui aussi, il attendait un message ?

Il �tait perdu.

Il a failli mourir, s�par� de son arm�e.

- Il a trouv� le message ? - Quoi ?

Elle a trouv� le message ? Alexandria la Grande.

Bon, d'accord. Je vais te raconter, mais approche.

Allez, attrape cette chaise, l�-bas.

Attention, ne te casse pas l'autre bras.

- Merci. - De rien.

- Qu'est-ce que tu as dans ta bo�te ? - Des choses que j'aime.

- Des choses que tu as vol�es ? - Non.

Une photo.

O� as-tu eu l'�l�phant ?

Mon ami me l'a donn�, au travail.

C'est un Indien.

Regarde, c'est mon cheval,

- et l�, c'est mon p�re. - Ah oui ?

Lui aussi a les dents du bonheur. C'est de famille.

- Oui. Et �a, c'est ma maison. - Ah ?

- C'�tait ma maison. - Que s'est-il pass� ?

- Ils l'ont br�l�e. - Qui donc ?

Des gens en col�re.

Je suis navr� pour toi.

J'ai dit que j'�tais navr� pour toi.

Des gens en col�re.

Oui, je sais. Je suis d�sol� que ta maison ait br�l�.

Pourquoi Alexandre

n'est pas parti � cheval de ces monuments ?

- S'il �tait perdu... - Quoi ?

Pourquoi Alexandre n'est pas parti d'au milieu de ces monuments,

de ces monuments � cheval ?

Eh bien...

Tout d'abord, il n'avait pas de cheval, car celui-ci avait �t� tu� durant une bataille.

Et il n'�tait pas au milieu de vieux monuments.

Il �tait perdu en plein d�sert, dont le sable �tait orange,

avec seulement quelques hommes.

Mais ils n'avaient pas d'eau.

Regardez !

"Seigneur, nous avons perdu tout espoir.

"Il semble que votre arm�e ait fini par �tre vaincue.

"Non pas par les Perses, mais par notre propre avidit� de l'eau.

"Ce casque contient nos derni�res r�serves.

"� Roi, je pense que votre sagesse nous sauvera."

- Pourquoi ? - Pourquoi ?

Quoi ?

Pourquoi ?

Parce qu'il n'y avait pas assez d'eau pour tous les hommes.

De cette mani�re, Alexandre le Grand

montra � son arm�e qu'ils �taient tous �gaux.

C'est stupide.

Tu aurais fait mieux ?

Alexandre a jet� l'eau

au lieu d'en donner un peu � chacun.

Tu n'as qu'� revenir demain, et je te raconterai une nouvelle histoire.

Un conte �pique qui parle d'amour et de vengeance.

- Tu sais ce que veut dire "�pique" ? - Non.

J'ai un poids sur la poitrine. Je ne peux m�me pas...

�a veut dire une tr�s longue histoire qui se passe en Inde.

... un �l�phant sur la poitrine.

- Vous devriez �tre gu�ri. - S'il vous pla�t.

- Examinez-moi. - Tu repasses demain ?

Vous en personne. Je ne me sens pas bien du tout.

�a a d�senfl�.

Je sais comme �a fait mal.

Vous avez le sens de l'humour.

La douleur va diminuer d'ici quelque temps. Puis je vous op�rerai � nouveau.

Comme la derni�re fois ?

Il faudra aussi que vous fassiez un effort, vous comprenez ?

Tu vois ?

Viens l�.

- Reviens avant le d�jeuner. - D'accord.

Alexandria, �loigne-toi de la glace.

Je te vois qui l�che la glace. Tu vas tomber malade.

Va donc jouer un peu, allez !

La prochaine fois, je te colle dessus et je t'embarque avec.

Tu as eu de la chance que seul le cheval soit mort.

Enfin, sauter d'un pont ferroviaire, c'�tait du suicide.

Si tu essayais d'impressionner la demoiselle...

Sinclair a fait du meilleur boulot que toi.

Tu sais, l'acteur,

- le r�le principal. - Je sais qui c'est.

Laisse-moi te dire qu'apr�s la pluie vient le beau temps.

Choisissez une autre carte.

- Tu sais, avant mon accident... - C'est la reine de c�ur.

... il ne se passait rien pour moi.

Maintenant, je me fais arracher la jambe par des sauvages,

�craser par des chariots et d�couper par des b�cherons.

J'ai m�me eu un harpon plant� dedans. Je bosse tout le temps.

C'est le deux de pique.

- Le studio veut juste te d�dommager. - Excusez-moi, M. Sabatini.

Accepte l'argent.

De toute fa�on, tu vaux mieux que ces sketchs, Roy.

Tu es un homme �duqu�.

C'�tait pas moi.

Confidence d'un infirme � un autre...

Je vous ai pas jet� d'orange dessus.

... aucune femme ne m�rite qu'on se suicide pour elle.

D'accord, ce sont des stars de cin�ma.

Ton ami est un pirate ?

Ton ami est un pirate ?

�a lui arrive.

C'est comme �a qu'il s'est fait mal � la jambe ?

Non. Lui, il fait des cascades pour le cin�ma.

Tu sais, le cin�matographe.

Les films.

- J'en ai jamais vu. - Tu ne rates pas grand-chose.

Tu fais �a aussi, comme ton ami ?

Une seule fois.

Tu me racontes l'histoire maintenant ?

- Quelle histoire ? - Le conte �pique.

Bien s�r.

Bon, ferme les yeux.

Qu'est-ce que tu vois ?

Rien.

Frotte-toi les yeux.

Tu vois des �toiles ?

Oui.

C'�tait par une nuit �toil�e.

Quatre hommes attendaient impatiemment sur une petite �le.

Autour d'eux, rien d'autre que le calme de la mer.

Mais ce calme �tait trompeur.

Car � cet instant,

un Indien portant un bandage � la cuisse nagea jusqu'� eux.

Dis-moi, l'Indien.

Est-ce vrai ?

Luigi, qu'est-ce qui est vrai ?

Le gouverneur Odious ex�cutera ton fr�re jumeau demain matin.

Mon pauvre fr�re.

En tout, ils �taient cinq.

Ils n'avaient qu'une seule chose en commun,

leur haine du gouverneur Odious.

Le premier �tait un ancien esclave, Otta Benga.

Son fr�re et lui �taient n�s esclaves

et travaillaient pour remplir les coffres du mal�fique gouverneur Odious.

Un jour, alors qu'ils trimaient dans les champs...

An�anti par la mort de son fr�re, il lib�ra les esclaves

et fit le serment de tuer le gouverneur Odious.

Je l'aime bien.

Puis il y avait l'Indien,

qui, lorsqu'il �tait nerveux, se caressait le sourcil.

On disait que l'Indien �tait mari� � la plus belle squaw du monde,

mais personne ne l'avait jamais vue.

Pour v�rifier si c'�tait vrai, Odious se d�guisa en l�preux.

Quand il vit le reflet de la belle, il en tomba �perdument amoureux.

L'Indien barra l'entr�e de sa hutte et monta la garde devant.

Mais ce qu'il ignorait, c'est qu'il gardait une maison vide,

car le mal�fique gouverneur Odious avait enlev� sa femme.

Mais la squaw refusa de se donner � lui.

Alors Odious la jeta dans le Labyrinthe du D�sespoir.

Elle finit par comprendre qu'il n'y avait qu'une seule issue possible.

D�sesp�r� par la mort de sa femme,

l'Indien fit le serment que jamais plus il ne regarderait une autre squaw

et qu'il tuerait le gouverneur Odious.

Je l'aime bien, lui aussi.

Luigi �tait expert en explosifs.

Quand Odious eut connaissance de la puissance de ses nouvelles bombes,

il le bannit publiquement.

� son retour, Luigi comprit que tout le monde se cachait de lui

car m�me lui parler �tait passible de peine de mort.

Et lorsque son pr�tre refusa d'�couter sa confession,

Luigi jura de tuer le gouverneur Odious.

Et enfin, il y avait le naturaliste anglais

Charles Darwin.

Il aimait toutes les formes de vie :

Les animaux, les plantes, tout ce qui vivait.

Darwin �tait toujours accompagn� de son timide mais brillant coll�gue,

le singe Wallace.

Qu'est-ce qu'il y a, Wallace ?

Je ne sais pas pourquoi les flamants sont roses.

Bien qu'ils aient d�velopp� ensemble de nombreuses th�ories,

ils cherchaient encore quelque chose.

- Quoi ? - Un papillon.

Bon choix.

� vrai dire, un papillon bien particulier,

dont le nom est "Americana Exotica."

Un jour, Odious leur en envoya un sp�cimen mort.

Le R�cif du Papillon.

Cet Odious, c'est un m�chant ?

Oh oui.

Le R�cif du Papillon.

C'est l� que le gouverneur Odious avait exil� nos h�ros,

pour les narguer,

esp�rant que dans leur lutte pour survivre, ils s'entretueraient.

Les corsaires �taient donc pris au pi�ge sur l'�le.

�a veut dire quoi, "corsaire" ?

C'est comme un pirate. Un pirate et un corsaire, c'est pareil.

Mais je n'aime pas les histoires de pirates.

C'est toi qui as demand� une histoire de pirates.

- Non. - Si, tu l'as demand�e.

Je voulais simplement savoir si ton ami �tait un pirate.

- Pourquoi ? - Il n'a qu'une seule jambe.

Ah, d'accord.

En fait, ce n'est pas une histoire de pirates. C'est une histoire de bandits.

Il s'av�ra que notre h�ros masqu� ne savait pas nager.

Je dois apprendre � nager.

On savait peu de choses sur le Bandit Masqu� aux dents du bonheur.

- Comme mon p�re ? - Oui, comme ton p�re.

Sauf qu'avec son fr�re jumeau, le Bandit Bleu,

ils avaient �chapp� � leur ex�cution et au gouverneur espagnol, Odious.

Sachant qu'ils auraient plus de chances de survivre s'ils n'�taient pas ensemble,

les deux fr�res se s�par�rent

et jur�rent de tuer le gouverneur Odious.

Nous devons concevoir un plan !

Il faut que je quitte cette �le et que je sauve mon fr�re jumeau.

Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ?

Tous les �l�phants ?

Je crois qu'on...

J'ai une id�e.

Darwin ! C'�tait une tr�s bonne id�e !

Allez, Otta Benga !

Au revoir, mon cher ami ! Nage bien !

Darwin, tu es un g�nie !

Merci beaucoup !

D'o� te viennent toutes ces id�es ?

Qu'y a-t-il, l'ami ?

Comme c'est triste. Les horreurs de ce monde l'ont rendu fou.

Ce n'est pas vrai.

Il dit qu'il a �t� envoy� par son culte mystique

pour nous aider dans notre lutte contre Odious et ses acolytes espagnols.

Autrefois, il y avait ici une for�t luxuriante, remplie d'oiseaux et d'arbres sacr�s,

mais Odious les a tous br�l�s.

Il ajoute que les oiseaux sont en s�curit� dans son estomac,

mais que nous devons �tre prudents, car seuls les plus forts survivront.

Dis-lui que nous n'avons nul besoin d'un mystique.

Notre mission est tr�s dangereuse.

Nous devons nous d�p�cher d'aller � la forteresse pour sauver mon fr�re.

Il ne ferait que nous ralentir.

Du poisson, se�or !

�carte-toi, l'ami.

J'aurai fait sauter cette porte avant que tu aies le temps de dire "boum".

Pardonne-moi, � sage mystique, de t'avoir manqu� de respect.

Tu as un indubitable talent dans l'art de la guerre.

Ce serait un honneur si tu acceptais de te joindre � nous

dans notre qu�te.

Nous devons sauver ton fr�re !

Mais avant,

un petit test.

Tu peux pas t'arr�ter l�.

Je veux jouer � un petit jeu. Descends du lit et touche un de mes orteils.

Non. Raconte-moi l'histoire. Qu'est-ce qui arrive au Bandit Bleu ?

�a ne prendra pas longtemps.

- Va toucher un de mes orteils. - D'accord.

- Je touche ton petit doigt de pied. - Non !

Ne me dis pas lequel tu touches. Je dois le deviner.

C'est le but du jeu. Vas-y.

J'en touche un.

J'en touche un.

Tu touches mon gros orteil ?

Tu dis la v�rit� ?

Regarde.

G�nial.

Oh. J'ai trouv� ?

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Qu'arrive-t-il � son fr�re ? Il le sauve ?

Non, non, non. Tu m'as racont� des histoires ?

Non, non, non. Tu as dis la v�rit�, juste avant ?

Non. Je disais la v�rit�.

Tu viens de dire non. Tu ne disais pas la v�rit�.

Non, je te la dis.

- Tu disais la v�rit� ? - Oui.

Quand tu as touch� mon orteil ?

- Petite menteuse. - Non.

Alexandria, tu m'as menti ?

J'ai touch� ton gros orteil.

D�p�chons-nous !

Tu veux que je finisse de te raconter l'histoire ?

Le Bandit Masqu� arriva trop tard dans la Salle au Chandelier.

Odious avait d�j� tortur� son fr�re et ses amis,

et les avait pendus.

Bon. �a suffit ! On n'est pas au cirque. Ce n'est pas un terrain de jeux pour tes...

C'est pas croyable ! Tu �coutes ce que je dis ?

Sors d'ici !

- Laisse-la tranquille. - Viens l�, ma puce.

L�che-moi ! Bordel !

Non, non, petite. Viens l�. Viens l�. Allez.

Papa ?

- Papa ? Papa ? - Je ne me sens pas tr�s bien.

- Quoi ? - Il recommence.

Mais tu vas arr�ter, oui ? Arr�te de l'emb�ter.

- Qu'est-ce que c'est ? - De la nourriture.

- O� as-tu trouv� �a ? - Dans la chapelle.

Je suis d�sol� de t'avoir cri� dessus.

J'�tais en col�re.

C'est pas grave.

Tu essaies de sauver mon �me ? Tu essaies de sauver mon �me ?

- Tu comprends ce que je dis ? - Quoi ?

- Tu as compris ce que je voulais dire ? - Qu'est-ce que t'as dit ?

Je t'ai demand� si tu essayais de sauver mon �me.

- Donne-moi �a. - Qu'est-ce que �a veut dire ?

L'Eucharistie, c'est un...

Quoi ?

L'Eucharistie. La chose que tu m'as donn�e, c'est...

�a sauve ton �me.

La chose que je t'ai donn�e ? Quoi ?

Le petit bout de pain que tu viens de me donner.

�a sauve ton �me.

- Quoi ? Quoi ? Quoi ? - Tu t'inqui�tes pour moi ?

�a sauve ton �me. Tu sais ce que veut dire "�me" ?

- Non. - C'est comme une force.

Pourquoi le vieux monsieur garde ses dents dans un verre quand il dort ?

Parce que c'est l� qu'il range sa force, son esprit.

Son esprit r�side dans ses dents.

Oui.

Et toi, il te manque un peu de force,

juste l�, sur le devant de ta bouche.

La chapelle se trouve dans le b�timent principal ?

Oui. Qu'est-ce qui arrive au Bandit Noir ?

D�sol�e.

T'en fais pas.

Les m�dicaments sont dans le b�timent principal ?

Oui.

Ce qui m'a �t� pris ne pourra jamais �tre remplac�.

Mon fr�re...

- Pourquoi il parle comme �a ? - Parce que c'est ton p�re.

Mais mon p�re est mort.

Pardon ?

Alors comment veux-tu que je... Comment veux-tu qu'il parle ?

Je repense aux joies que nous avons connues.

Normalement, comme toi.

J'aurais pu te sauver, mais j'ai �t� faible.

Ma peine m'a donn� soif de vengeance.

Je suis plus fort, � pr�sent.

Je vais retrouver Odious o� qu'il soit. Puis je le tuerai avec joie.

Je le jure sur l'honneur du Bandit Bleu.

Je vais l'an�antir, lui et tout ce qu'il aime.

Je le d�truirai ! Je le d�truirai !

Je le d�truirai ! Je le d�truirai !

Lui et tout ce qui est espagnol.

Je croyais qu'il �tait espagnol.

Non.

Il est fran�ais.

Vous �tes avec moi, bandits ?

Darwin ! Par o� doit-on aller pour trouver Odious ?

Je lui avais dit de ne pas ranger la carte avec les insectes.

On est perdus ?

D�sol�, mon capitaine.

H� ! Non !

Ne la mange pas. Elle est empoisonn�e !

Qu'est-ce qu'il dit ?

Il dit que nous devons le suivre l� o� l'herbe est plus verte.

- Quoi ? - Il dit que l'herbe est plus verte l�-bas.

Verte ! O� �a ?

Je ne sais pas.

L� o� l'herbe est plus verte !

Moins vite !

Les oiseaux dans son estomac r�clament de l'herbe plus verte !

H� ! L'herbe est plus verte par ici.

L'herbe est plus verte.

Moins vite !

Ne cours pas ! Le poison agit plus vite si tu cours !

Moins vite.

Elle est empoisonn�e.

Qu'est-ce que c'est ?

Il nous indique le chemin.

Allez !

Des esclaves !

C'est l'�tendard d'Odious.

Il faut lib�rer les esclaves.

Dis-moi, Alexandria, tu sais lire ?

Tu t'arr�tes toujours au moment o� c'est le plus beau

et le plus int�ressant.

Je voulais juste savoir si tu savais lire.

Tu sais ?

- Tu sais lire ? - Oui.

- Qu'est-ce que c'est ? - Du papier.

Non. Qu'est-ce que c'est, �a ?

M-o-r-p-h...

Trois.

- Qu'est-ce que c'est ? - Un trois.

C'est bien.

J'ai du mal � dormir et je ne me souviens plus de l'histoire.

J'ai besoin de m�dicaments.

J'ai besoin de cachets dans un flacon sur lequel est �crit �a.

M-o-r-p-h-i-n-trois ?

Oui. Il y en a dans le b�timent principal.

La pi�ce dans le b�timent principal.

Tu comprends ?

- Demande � l'infirmi�re en chef. - Je te demande �a en tant qu'ami.

- Mais c'est du vol. - Non. Pas si tu en as besoin.

C'est pareil que de voler du pain � l'�glise.

- Je leur demanderai pour toi. - Non.

C'est un secret entre bandits.

J'ai besoin des m�dicaments pour terminer l'histoire. Tu comprends ?

- Moi, je ne peux pas y aller... - D'accord.

Merci.

Vous �tes belle.

Pourquoi vous vous mettez du rouge sur les joues ?

Parce qu'avec �a, tu es plus jolie

et tu as l'air en bonne sant�.

- Tu reviens avant le d�jeuner. - Je sais.

Alexandria, tu ne l�ches pas la glace, aujourd'hui ?

Non, merci. Au revoir !

Il est tomb� dans une fosse � serpents. Nous ne pouvons pas le soigner.

DISPENSAIRE

M-o-r-p-h-i-n-trois. M-o-r-p-h-i-n...

M-o-r-p-h-i-n...

MORPHINE - SULF

Peut-�tre que vous... �coutez bien ce que je vais vous dire.

Vous devez penser � vos autres enfants.

Je suis vraiment d�sol�.

Apprenez � vos enfants � identifier le bruit d'un serpent � sonnette.

C'est une mauvaise p�riode. Il y a des fosses � serpents partout.

R�veille-toi ! R�veille-toi ! L�ve-toi ou ils vont te couper en morceaux.

L�ve-toi ! L�ve-toi et montre-leur que tu es en train de dormir.

Ils vont te d�couper si tu ne te l�ves pas. L�ve-toi !

L�ve-toi. Ce n'est pas dr�le.

S'il te pla�t, allons-nous-en.

Viens. Viens !

�a m'arrive tout le temps.

Il te suffit de cacher tes v�tements mouill�s jusqu'� ce qu'ils soient secs.

Tu sais ce que je fais quand quelque chose me fait peur ?

Je prononce la formule magique.

Dididim, dididam, dididoum, disparais.

On va la r�p�ter ensemble.

La formule magique.

Dididim, dididam, dididoum, disparais.

- Tu as ce que je t'avais demand� ? - Oui.

- Voil�. - Ah oui ?

Il n'y a que trois cachets.

- Tu m'en as demand� trois. - Non. Je t'ai demand� un flacon plein.

- Mais t'as �crit... - Ce flacon �tait plein ?

- Il y avait d'autres cachets dedans ? - Oui.

Qu'est-ce que tu en as fait ?

Je les ai jet�s dans les toilettes.

Mais je les ai jet�s parce que t'avais �crit

m-o-r-p-h-i-n-trois.

�a va t'aider � dormir ?

� peine � faire la sieste.

Il faut lib�rer les esclaves.

Ils ont lib�r� les esclaves ?

Sors de l�, Odious !

Telle un papillon.

Pourquoi il remet son masque ?

Il ne veut pas lui faire peur.

Elle ne savait rien de lui, mais lui connaissait tout d'elle.

La couleur de ses yeux.

Marron.

Son plat pr�f�r�.

Des oranges ?

Son livre pr�f�r�.

La Bible.

Les gars, elle est � moi.

- Et la bombe, alors ? - Quoi ?

La bombe.

Les bandits enlev�rent la princesse et abandonn�rent son petit neveu.

Ils galop�rent depuis les hauts d�serts montagneux

jusqu'� un endroit qu'il adorait.

Enfant, il venait y jouer avec son fr�re jumeau.

Un palais au milieu d'un lac.

Qu'arrive-t-il � ce pauvre homme ?

Depuis qu'il lui est arriv� malheur,

l'Indien a fait v�u de ne plus jamais regarder une autre squaw.

Mais un homme ne peut r�v�ler son c�ur s'il cache son visage.

Puis-je vous demander qui vous �tes ?

La plupart des gens m'appellent le Bandit Masqu�.

Le Fl�au de Sud-Est ?

C'est moi-m�me.

Mais seulement quand je porte mon masque.

Qui �tes-vous ?

Infirmi�re Evelyn.

Je fus Lady Evelyn Everest Everhardt, mais � pr�sent, je m'appelle simplement...

- S�ur Evelyn. - Ce n'est pas une s�ur.

� tes souhaits. Non. Quoi ? Mais si.

Elle n'a pas de fr�res et s�urs.

Non. C'est une nonne, comme les autres nonnes, ici.

Elle se retourna et dit :

- Puis-je �tre franche avec vous ? - Bien s�r.

Bien que je consacre ma vie � Dieu et � la bont�,

en secret, il me pla�t de lancer des oranges sur notre pr�tre.

Tourne deux fois � gauche pour aller aux toilettes.

Non. T'as lu mon mot.

De quoi tu parles ? Va aux toilettes.

Non.

Comment tu as su pour le pr�tre et les oranges ?

Tout le monde sait que tu aimes lui lancer des oranges.

M�me le pr�tre le sait. Je ne l'ai pas devin� en lisant ton charabia.

C'est pas du charabia.

Elle vous demande combien de temps je vais devoir rester ici.

Eh bien, je veux que tu restes jusqu'� ce que tu sois gu�rie.

Nous lui retirerons son pl�tre dans quelques jours,

mais j'aimerais qu'elle reste jusqu'� ce qu'elle soit compl�tement gu�rie.

Elle dit qu'on est rest�es trop longtemps ici

et qu'on doit quitter la ville.

Non. Dis-lui que tu ne devrais pas travailler dans les vergers.

� ton �ge, c'est dangereux,

et tu vas passer le reste de ta vie � cueillir des fruits.

Et puis elle tombera. Elle tombera certainement.

Merci.

- Qu'est-ce qu'elle a dit ? - Elle a dit d'accord.

- Vraiment ? - Vraiment.

Alexandria, elle m'a demand� quelque chose, non ?

Non. C'est comme �a qu'on parle.

- C'est vrai ? - Oui.

Jolie machine. Jolie machine.

Jolie machine. Jolie machine.

Jolie machine. Jolie machine.

C'est une offre tr�s g�n�reuse.

Regarde un peu le montant. C'est plus que ce que je gagne en un an.

Je veux rajouter quelque chose.

Ne commence pas � vouloir ajouter des trucs.

Le studio a une arm�e d'avocats.

Tu sautes, tu tombes et tu te blesses.

Oui, les cascadeurs � cheval font sensation.

Qui a eu cette id�e, d'abord ?

Sauter d'un pont ferroviaire � cheval ?

Ajoute que je veux visionner le film avant, et je signe l'offre.

Qu'advient-il de l'argent si je meurs ?

Roy, arr�te de parler de suicide.

Laisse les docteurs finir leur travail.

Son probl�me, ce n'est pas son dos.

Il a le c�ur bris�.

Il faut qu'il l'oublie.

Voyons, ce n'est pas le premier type � perdre une fille.

Excusez-moi.

Vous �tes quelqu'un de connu.

Il para�t.

H�, petite !

J'ai fait �a pour toi.

Qui c'est, avec le masque ?

Toi, dans le fauteuil roulant.

C'est joli.

Je le garderai toujours.

J'esp�re que je ne vais pas gu�rir.

- Pourquoi ? - Je veux rester ici avec toi.

- H�, regarde ce qui est arriv� pour toi. - C'est vrai ?

- Tu aimes le chocolat ? - Oui.

- Tu veux que je finisse l'histoire ? - Oui.

- Rends-moi un service. - Quel service ?

Tu vois notre copain Walt ?

- C'est pas mon copain. - � moi non plus.

Je lui ai pris sa cl�, car je crois qu'il me vole mes cachets.

Je crois qu'il les garde dans sa table de chevet, l�-bas.

Je voudrais que tu ailles v�rifier s'il les a.

Pourquoi ? Je t'ai apport� le flacon.

Il n'y en avait pas assez dedans pour que je puisse dormir.

Allez, sois un bon bandit.

Je veux pas �tre un bandit.

Dommage.

Car le ch�teau d'Odious se trouve au beau milieu d'une grande cit� bleue.

Et c'est l� que nos bandits se rendent pour le combat final.

C'est le meilleur passage, et puisque tu t'en vas bient�t,

�a m'emb�terait que tu ne saches jamais comment �a se termine.

- Qu'est-ce qu'il y a dans le tiroir ? - Des trucs.

- Quoi comme trucs ? - Des trucs que Walt m'a vol�s.

Quoi ?

Je ne le saurai que si tu regardes.

- Tu promets de finir l'histoire ? - Oui.

C'est le flacon marron.

- Celui-l� ? - Oui.

Je pense qu'il me l'a vol�.

C'est le mien.

O� en �tions-nous ?

Ils se disaient des secrets.

Je suis � la recherche de l'homme qui a tu� mon p�re,

dit le Bandit Noir.

Mon fr�re, le Bandit Masqu� Bleu...

- Il dit : - ... a tent� de venger sa mort.

Je suis en qu�te de vengeance.

Tortur� et pendu.

Il lui raconta toute sa vie, mais ne mentionna pas le nom d'Odious.

Il faut que tu partes.

Vous devriez partir.

Mais tu m'as promis de raconter l'histoire.

Vous avez captur� mon c�ur, Evelyn.

C'est pourquoi je ne peux plus vous garder captive.

Je suis tomb� amoureux de vous.

Mais je br�le d'un d�sir de vengeance.

On ne peut pas aimer un homme comme moi.

Quand je m'endormirai, il faudra que tu partes.

Et ne reviens pas demain.

D'accord.

Merci.

- Je suis d�sol� pour tout �a. - Pourquoi ?

Je suis d�sol�.

Pourquoi ?

Je ne veux pas que vous me voyiez comme �a.

Vous croyez me retenir captive ?

En r�alit�, vous �tes mon sauveur.

J'�tais comme un oiseau dans une cage dor�e.

En me lib�rant, vous avez captur� mon c�ur.

Fais-les s'embrasser.

Non. Je ne veux pas qu'ils s'embrassent.

Pourquoi ?

� cause de ce qu'ils vont d�couvrir.

Elle n'aurait pas d� venir avec nous.

- Pourquoi ? - C'est trop dangereux.

Si nous sommes faits prisonniers, le gouverneur Odious la tuera certainement.

Vous avez dit Odious ?

C'est mon ennemi jur�.

Et mon fianc�.

Non.

Je veux mourir en vous regardant.

Ce monde est plein de myst�res.

Un jour, vous les aimez,

et le lendemain, vous voulez les tuer encore et encore.

Que Dieu lui pardonne.

Je suis content de ne pas vous avoir embrass�e.

Elle peut pas mourir.

Elle est toujours vivante !

Son m�daillon en or massif a arr�t� la balle.

"Ma ch�re fille,

"ne te marie jamais pour l'argent, la gloire, le pouvoir ou la s�curit�.

"Tu dois �couter ton c�ur.

"Ton p�re qui t'aime pour l'�ternit�."

Tout �a tient sur ce petit m�daillon ?

Je n'avais jamais r�ussi � l'ouvrir.

Personne n'y �tait jamais arriv�. Vous �tes le premier.

Il sut alors qu'elle �tait la femme qu'il �tait suppos� aimer.

S'il te pla�t, ils peuvent faire bisou-bisou, maintenant ?

Oui.

Mais ils doivent d'abord se marier.

Apr�s, ils pourront s'embrasser.

La bague.

Le Mystique per�oit le danger dans ta paume.

Tu as pris trop de cachets. La mort approche.

Le danger ?

Le suicide n'est pas la solution.

Il dit qu'il conna�t aussi une formule magique secr�te.

Si tu as des probl�mes...

Quelque chose qui fait "Dididim, dididam" ?

Il dit que si tu t'endors, tu ne te r�veilleras jamais.

Le Mystique avait raison.

Le pr�tre au visage impassible les avait trahis.

Et apr�s, ils ont �t� sauv�s ?

Non.

Il n'y avait plus personne pour les aider.

Wallace ?

Wallace, c'est toi ? Wallace ?

Non, c'est moi.

Pas �tonnant que mon sac �tait aussi lourd.

Tire !

Tire ! Tire ! Tire-leur dessus, papa !

Tire-leur dessus !

Papa, tu ne me reconnais pas ?

Hein ? C'est moi !

Tu ne me reconnais pas ?

- Qui es-tu ? - C'est moi, papounet.

- Qui donc ? - Moi !

- Ma fille ? - Oui ! Tu m'as reconnue.

Oui. Ma fille issue d'un pr�c�dent mariage.

Oui.

Je ne t'avais pas reconnue � cause de tes dents.

Tu dois �tre bien plus forte, � pr�sent.

C'est pas le moment de dormir.

C'est pas le moment de dormir.

C'est pas le moment de dormir.

R�veille-toi.

R�veille-toi. C'est pas le moment de dormir.

R�veille-toi.

Fais pas semblant de dormir.

R�veille-toi. Rigole, rigole.

C'est pas le moment de dormir.

� toi, pour toujours

Americana Exotica.

Le docteur Snider est au courant ?

Il �tait en observation, mais je croyais qu'il allait mieux.

H� !

Alexandria, retourne � l'int�rieur ! Allez !

Bon, continuez. D�sol� pour le d�rangement.

Roy, r�veille-toi. R�veille-toi.

Roy, r�veille-toi.

Ils vont te d�couper. Ils vont te couper en morceaux. R�veille-toi.

- Allez ! Va-t'en ! - R�veille-toi.

Oh non, non, non.

Il �tait comme d'habitude. Il souriait, il jouait avec son dentier.

Je ne me sens pas tr�s bien, docteur.

Je ne sais pas ce qui m'arrive. Je tousse.

Est-ce que je deviens fou � cause des m�dicaments ?

Je ne sais pas ce qui...

Roy !

Roy, je croyais que t'�tais mort.

J'ai vu deux infirmiers qui emmenaient le corps.

Et j'ai essay� de te pincer l'orteil.

Je t'ai couru apr�s...

et apr�s, un des docteurs m'a dit : "Va-t'en !", et j'ai d� partir.

Je suis d�sol�e. Je te promets, mais tu...

- J'apporterai tous les cachets que tu veux. - Du sucre.

- Je te promets... - Ils lui donnent du sucre.

Venez l� !

Vous �tes r�veill�. Tr�s bien. J'ai apport� vos radios...

- Regardez... - Le vieux est mort, et vous...

- H� ! Roy ! - �a suffit !

- Vous allez la fermer ? - Fermez-la vous-m�me !

Va-t'en ! Walt, tu n'es pas malade ! Ils te donnent du sucre !

- H�, h� ! Du calme ! - J'en ai marre de vous !

Infirmi�re !

Comment �a, ils me donnent du sucre ?

- Voil�, docteur. - Elle s'est urin�e dessus.

Sortez-la d'ici.

Retourne dans ta chambre. Tout de suite !

Tu devrais �tre au lit, Alexandria.

Il y a encore des feux dans les champs.

C'est du k�ros�ne. �a emp�che les fruits de geler.

Non, c'est le Mystique.

Il va sortir de l'arbre pour aider Roy.

Il est l'heure d'aller au lit, jeune fille. Et on arr�te de raconter des histoires.

Allez, au lit.

Et peut-�tre qu'un jour,

tu pourrais m'emmener en bas et me pr�senter ton ami Roy.

On descend lui dire bonne nuit ?

Non. Il n'a pas droit aux visites.

Ton ami Roy a besoin de repos.

Il est tr�s triste. Il a perdu sa fianc�e. Il a besoin de dormir.

Il a besoin de m�dicaments pour dormir et il ne les a pas.

C'est �a, son probl�me.

Je suis certaine qu'on s'occupe tr�s bien de lui.

Allez, il est l'heure de dormir.

Les petites filles aussi ont besoin de dormir.

- Je suis pas petite. J'ai cinq ans. - Bien s�r.

J'avais oubli�.

Dididim, dididam, dididoum, disparais. Dididim, dididam, dididoum, disparais.

Dididim, dididam, dididoum, disparais. Dididim, dididam, dididoum, disparais.

Dididam, dididoum, disparais. Dididim, dididam, dididoum, disparais.

Dididam, dididoum, disparais.

Dididam, dididoum. Dididim, dididam, dididoum, disparais.

Papa, ils nous volent notre cheval.

Papa, ils nous volent notre cheval.

Papa,

ils nous volent notre cheval.

Papa, des gens en col�re br�lent notre maison.

Ils ont mis le feu � notre maison. Ne sors pas.

Des voleurs.

Les gens en col�re tuent.

Des voleurs !

La radio n'a rien r�v�l�.

- Maman ! - Tu apportais des m�dicaments � Roy ?

Elle �tait sous votre responsabilit�, et voil� le r�sultat.

Pour gu�rir, tu dois avoir de la volont�

et l'envie de vivre.

Je suis encore tomb�e.

Je sais. Tout le monde le sait.

Tu es c�l�bre.

Ils sont en col�re ?

Oui,

mais pas apr�s toi.

Je prenais les cachets, mais je suis tomb�e. C'�tait pas bien et...

- Quoi ? - J'ai march� dessus en escaladant,

et apr�s, j'ai fait comme �a et je suis tomb�e.

J'ai dit notre secret � personne.

M�me quand ils m'ont tortur�e avec des aiguilles.

C'est un drapeau de pirate ?

Oui ou non ?

Raconte-moi l'histoire.

Je dois y aller. Tu dois te reposer.

Mais j'ai envie de parler.

- Je sais. - Tu m'as promis.

L'histoire n'�tait qu'une ruse pour que tu fasses quelque chose pour moi.

- Quoi ? - J'�tais...

Mais j'ai besoin de l'histoire.

Demande � quelqu'un d'autre.

Avec moi, il n'y aura pas de fin heureuse.

Je veux quand m�me la conna�tre.

L'infirmi�re Evelyn te la racontera mieux que moi.

Je veux pas d'elle dans l'histoire !

C'est quelqu'un de bien.

Elle n'aime pas vraiment le gouverneur Odious.

Elle fait semblant.

Je l'ai vue avec un infirmier.

Elle a fait semblant de t'aimer.

Comme ta fianc�e.

Je vois.

Le gouverneur Odious et l'infirmi�re Evelyn !

Elle a raison.

Elle a raison !

On n'a pas besoin d'elle.

On ne peut pas lui faire confiance.

On leur donne notre amour, mais elles n'en ont qu'apr�s notre argent.

Un jour ou l'autre, elle le quittera pour un homme plus riche.

C'est un pi�ge.

- Je comprends. - Je n'aime pas �a.

Merci de me l'avoir dit.

C'est du suicide. Pour nous tous.

On y va.

Dis, l'Indien, �a veut dire quoi, "suicide" ?

Wallace ? Wallace !

Wallace !

Wallace, qu'est-ce que tu fais ?

Wallace, tu veux bien descendre ?

Viens, ce n'est vraiment pas le moment.

Wallace, s'il te pla�t ! Wallace, veux-tu bien descendre ?

Wallace !

Wallace !

Wallace, mais qu'est-ce que tu as fait ?

Americana Exotica !

Americana Exotica !

Il est magnifique.

Il est vraiment mort ?

On y va !

Je suis fichu.

- Oncle Darwin, ils sont en col�re. - Ne me laisse pas, mon ami.

Je dirai � tout le monde que c'�tait ton id�e.

Ils comprendront que je suis un imposteur !

Allez ! Tuez-moi, charognes !

Ils vous r�compenseront pour ma peau.

Il est mort aussi.

Wallace aussi ?

Il est vraiment mort ?

Oui. Et Wallace en �tait heureux.

C'�tait l'ordre naturel des choses.

Tout doit mourir un jour.

Bon sang !

En arri�re ! Reculez !

Boum.

Si vous voulez arriver � faire quelque chose...

Descendez !

... il faut le faire soi-m�me.

Descendez, bons � rien !

Et amenez-les ici !

Je n'aime pas �a ! Je n'aime pas cette histoire.

Pourquoi on s'enfuit ?

Pourquoi Luigi s'est tu� ?

Pourquoi il n'est pas venu avec nous ?

Et vivre en n'�tant que la moiti� d'un homme ?

Il ne pouvait plus le supporter.

Il a laiss� tomber.

Ce n'est pas la chose � faire, n'est-ce pas ?

Il pensait la m�me chose.

S'il te pla�t, pas le Mystique.

Pourquoi ? Pourquoi ils tuent le Mystique ?

On doit aller � son secours.

Le Mystique !

- H� ! - Le Mystique !

Dididim, dididam, dididoum, didididam, dididoum.

Je suis d�sol�e. Je suis d�sol�e.

Je suis d�sol�e.

Je suis d�sol�e !

Je suis d�sol�e.

Dididim, dididam, dididoum !

�a va aller.

L'Indien !

Monte !

� l'aide !

Non, non, non.

Non, non, non !

Pourquoi tu tues tout le monde ?

Pourquoi tu les fais tous mourir ?

C'est mon histoire.

C'est aussi la mienne.

Amenez-les ici !

Vivants !

Nous sommes l�.

Bien vivants.

Roy !

Ne la regarde pas.

- Elle est aussi avec Odious. - Tais-toi.

- Comme ta fianc�e. - La ferme.

Non !

Ta fianc�e est venue avec Odious pour te voir.

Le bandit entra dans le jardin d'Odious...

Mais elle est rest�e dans la voiture et elle...

- Mais Odious n'�tait pas l�. - Et Odious...

Le bandit passa devant la cachette d'Odious et celui-ci le frappa au visage.

Non, attends un petit peu. Attends, s'il te pla�t !

Il coula au fond de l'�tang.

Il n'essaya m�me pas de nager.

- Tu inventes. - Non. Pas du tout.

Il se mit � couler. Il �tait en train de mourir.

Laisse-le vivre.

Rel�ve-toi !

Roy, rel�ve-toi et bats-toi !

Rel�ve-toi !

Oh, quel dommage ! Regarde, bon sang !

Rel�ve-toi !

Regarde-le ! Regarde-le !

Rel�ve-toi !

- Regarde comme il est path�tique. - Je ne peux pas me relever !

- Rel�ve-toi ! - Je ne peux pas !

- Il n'y a presque pas d'eau. - Rel�ve-toi, papa !

Je ne suis pas ton p�re.

Il est path�tique ! Regarde-le ! Ce n'est qu'un drogu� !

Ton p�re est un l�che.

Un nul, un bon � rien !

Papa, rel�ve-toi !

Il ne peut pas gagner !

Car notre Bandit Masqu� est un l�che !

En effet, il n'a jamais pr�t� serment.

- Un imposteur, un menteur et un l�che ! - Tu mens !

Non. Il avait crois� les doigts.

Il doit mourir.

Je te crois pas.

Il allait mourir.

Ne le tue pas.

- Je t'apporterai d'autres cachets. - Papa, rel�ve-toi !

- Ne le tue pas. - Il n'a plus aucune raison de vivre.

Sa fille.

Il n'�tait m�me pas son p�re.

Elle l'aime.

Elle s'en remettra. Ce n'est qu'une enfant.

Je ne veux pas que tu meures.

Ne le tue pas.

Laisse-le vivre.

Laisse-le vivre.

Ne le tue pas.

Tu promets ? Ne croise pas les doigts.

Je te le promets.

Montre-moi tes mains.

Tu vois ?

Plus de bagarre.

Il doit aller voir sa fille. �a va aller.

�a va aller. C'est bon. C'est fini.

Fais-moi un bisou.

Roy,

vous comprenez que ce n'�tait qu'un test pour voir si vous m'aimiez vraiment ?

Nous pouvons enfin �couter nos c�urs.

Certainement.

�coutez votre c�ur.

Je ne me sens pas tr�s bien.

On forme un dr�le de tandem, n'est-ce pas ?

Action, action, action, action.

Alors, c'est �a que nous allons faire, maintenant ?

Sauter des immeubles, des ponts, des chevaux.

J'ai rat� une sc�ne, l� ?

C'est tout ?

C'�tait �a, sa grande cascade ?

Il n'a m�me pas utilis� celle avec le cheval.

J'y ai mis toutes les dents du monsieur, parce que je crois

que le Mystique sortira de cet arbre et que cet oranger sera tr�s sp�cial.

Alexandria ! Alexandria !

Et on aura des oranges avec des dents dedans.

Quand je suis sortie de l'h�pital, Roy m'a beaucoup manqu�.

Ma m�re m'a dit qu'il jouait dans des films

et qu'il faisait des choses que les autres acteurs ne savaient pas faire,

comme tomber, se battre,

et quand ils grimpent, quand ils...

Je n'ai pas cru ma m�re, mais ensuite, je l'ai vu.

Je regardais le film encore et encore

pour �tre s�re que c'�tait Roy. Et c'�tait bien lui !

Et depuis, j'adore les films o� il y a de l'action,

car je sais que c'est Roy qui tombe, qui se bat, qui grimpe,

et il �tait sur l'�chelle,

et il montait et descendait, montait et descendait.

Et il tombait du train et prenait la voiture...

Et il tombait de v�lo ou d'une grande maison.

C'�tait Wallace !

Et il tombait avec la corde,

et il se faisait frapper, puis il faisait...

"Merci, merci. Merci beaucoup !"

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