All language subtitles for Penny Points to Paradise (Anthony Young, 1951)

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Original subtitles

Film restauré par le British Film Institute

en association avec Adelphi Films Ltd

Avec le généreux soutien de Laura Camuti

A la mémoire de Peter Sellers

Debout, Spike ! On est arrivés !

Spike !

Spike, tu es là ?

Je vais te sortir de là.

Ouvre !

Lis le journal pendant que je cherche les clés.

- Harry ! - Je ne trouve pas les clés.

Ah, c'est toi qui les avais.

Je vais te sortir de là.

Rien à déclarer ?

Vous faites du trafic de tête à Brighton ? C'est interdit.

Sors-moi de cette valise, Harry.

Oui, Spike.

Ce type a gagné 100 000 livres.

Et il va venir dans cette pension, où nous sommes les deux seules femmes.

A part Mme Brown.

Tu peux l'empoisonner, elle.

Tu ne me prends pas au sérieux.

Christine, tu vas courir après cet homme pour son argent,

et tu ne sais pas à quoi il ressemble.

Mais si. Regarde, il fait la une.

C'est lui ?

LE GRAND GAGNANT

Il fait de la pub pour un désherbant ?

M. Flakers ! Comment allez-vous ?

Bonjour, Mme Brown.

Vous devez être M. Donnelly. Bonjour.

Vous continuez à venir chez nous après avoir gagné tout cet argent ?

Quand j'ai lu le journal, Je me suis demandé :

''Va-t-il séjourner au Majestic ?''

Mais vous n'êtes pas du genre à prendre la grosse tête.

Vous voulez vous changer ?

Je vous montre votre chambre. Suivez-moi.

La plus grande. Rien n'est trop beau pour vous.

C'est ce qu'on a toujours eu : rien.

Oh, qu'il est bête !

lnstallez-vous. J'espère que vous serez bien.

J'aime que mes hôtes soient satisfaits.

Or les femmes de chambre ne pensent qu'à l'amour.

Assez papoté. A tout à l'heure, pour le déjeuner.

Enfin tranquilles.

Chez moi, vous êtes chez vous !

On l'a vaccinée avec l'aiguille d'un gramophone !

- Côté émoussé ? - Non, sur le bras.

Enfin arrivés!

Je vais prendre ce lit. Il a l'air douillet.

Regarde tout cet argent, Spike !

Choisis une carte.

Tu ne devrais pas te balader avec. C'est pas prudent.

Je ne vais pas me voler moi-même.

Dépose ça dans une banque.

Dans une banque ? C'est trop risqué !

- Sais-tu combien ont fait faillite ? - Non.

Des centaines. Par exemple...

La banque de données, la banque d'organes...

Elles font banqueroute.

Même la banque alimentaire.

Tu as entendu parler de l'inflation ?

De quoi ?

Des organes, de la circulation, des fonctionnaires !

Si je le déposais à la banque, que se passerait-il ?

Ne m'interromps pas !

Le banquier me conseillerait d'investir en Bourse.

C'est terrible. J'investis la moitié en Bourse.

Et ensuite ?

Quoi ?

C'est le krach boursier. Les cours s'effondrent.

Je perds la moitié de ma fortune !

Non !

Pire ! C'est la crise des marchés.

Wall Street, la City... Je suis perdu !

Réagissons !

La ruine nous guette.

Spike !

Je vais dire à mon courtier de vendre.

Allô ?

Tu n'as pas de courtier.

C'est encore pire !

J'ai une idée.

- Parle vite. - Cachons l'argent ici.

- Tu es fou ? - Cherchons.

- Où ça ? - Là !

Sous le lit.

Pas de chance !

Harry, sors de là.

Spike...

Dans la cheminée !

C'était moins une.

Entrez.

Si la bonbonne de gaz n'explose pas, le déjeuner sera servi à 13 h.

Le déjeuner sera servi à 14 h.

Les voilà !

Bonjour.

Sheila Gilroy et Christine Russell. Asseyez-vous.

Mesdemoiselles, voici Harry Flakers.

Je suis ravie de faire votre connaissance.

Et enfin, le commandant.

Je suis enchanté, mon garçon. Bienvenue dans notre joyeux cercle.

Merci beaucoup.

Il est rare de rencontrer un gagnant du Loto Foot.

Vous faites erreur. C'est Harry. Moi, je suis Spike.

Ah oui ? Eh bien, Harry, gérez votre argent avec prudence.

Investissez judicieusement.

Il faudra que je vous voie pour parler affaires.

Prenez le canal de Suez.

- Gladstone a dit... - Voilà de la soupe.

Il n'a pas dit ça.

[ Skipped item nr. 112 ]

Comptez-vous rester ici longtemps, M. Flakers ?

Puis-je vous appeler Harry ?

Je vous en prie, Mlle Russell.

Mlle Russell ? Comme c'est austère !

Appelez-moi Christine.

Très bien, Christine.

Beaucoup de gens en ont après votre argent ?

Non. Personne n'en a après mon argent.

Le consul britannique a perdu un demi-point.

Les chemins de fer birmans semblent instables.

Le Platzl au Mexique a perdu 4 points.

Ah, voilà une nouvelle intéressante.

Voilà ce qu'on peut lire dans la presse écrite :

''M. Harry Flakers, gagnant du Loto Foot

''se réiouit, déclare-t-il,

''à l'idée de passer ses vacances

''dans une petite pension de famille de Brighton.''

Et cetera. Fin de la citation.

M. Harry Flakers a bien de la chance.

Je me souviendrai toujours de ce que m'a dit,

il y a longtemps, un camarade.

A la prison de Wormwood Scrubs ?

Non, à la prison de Strangeways.

Il m'a dit :

''Edward, mon fils...''

C'était mon père.

''Edward, mon fils...''

Je cite.

''Mon garçon, dans la vie, pour éviter les ennuis,

''il faut mettre du coeur à l'ouvrage,

''se serrer les coudes

''et faire le dos rond.''

Mon père était tout biscornu.

Pour en revenir à Harry Flakers,

ie suis sûr que nous sommes plus dans le besoin que lui.

Un petit voyage à Brighton nous ferait le plus grand bien.

Physiquement, moralement,

et peut-être... financièrement.

- Pas vrai, pauvre débile ? - Hé, tête d'oeuf !

Qu'en penses-tu ?

Que se passe-t-il dans ta petite tête de délinquant ?

Lâche-moi, tu veux ?

Que dis-tu de ces billets ?

Faux, mais vraiment bluffants !

Dommage qu'ils portent tous le même numéro.

Mais ne soyons pas trop critiques.

Je suis sûr que la province

nous réservera son lot de victimes inattentives.

J'espère bien. On n'a que des faux billets.

Tu l'as dit.

Mon ami, il nous faut budgétiser le plan Brighton.

Le plan Brighton ?

C'est quoi, la combine ?

Comme je viens de te l'expliquer, il s'agit de l'opération Flakers.

Il nous faudra...

deux allers et retours pour Brighton en première classe.

5 livres.

Quelques nuitées dans la petite pension familiale.

En pension complète.

Quelques rafraîchissements.

Bien ioué, mon petit gars.

Et maintenant, les dépenses annexes en tout genre.

- Une cigarette ? - Non, merci.

- L'endroit n'a pas changé. - Les draps non plus !

- Vous voilà ! - Le commandant.

Nous devions nous voir

pour discuter de votre immense fortune.

Je vous l'ai dit, j'ai de l'expérience...

- Parlez-en à Harry. - Vraiment ?

Oui.

Il a les pépètes.

Les pépètes ? Quelle maladie affreuse.

Non, les pépètes !

Dans les doigts ? Il n'y a pas pire.

Ça remonte le cerveau et ça attaque le bras.

Non, ça remonte le bras et ça attaque le cerveau.

Bref, c'est horrible.

Concernant votre argent, je vous suggère de l'investir judicieusement.

Lorsque j'étais conseiller financier à la distillerie de Kirkintilloch,

le directeur général me disait...

On boit en secret ?

Comment avez-vous deviné ? C'est vous, ma chère !

Nous ne pouvons pas parler affaires en présence de ces dames.

Une autre fois.

Les pépètes...

Que faites-vous, ce soir ?

Nous allons nous dérouiller les jambes.

Des jambes de fer. Il faut les dérouiller !

Sheila et moi allons voir un spectacle. Venez.

Bonne idée. Allons-y à quatre.

Moi, je voulais aller au musée.

- Au musée ? - Oui. J'aime les musées.

On n'arrive pas à m'en faire sortir !

Forcément, avec un tableau sous le bras...

Quelle coïncidence !

Sheila adore les musées. C'est parfait.

Quoi ?

Toi et Spike irez au musée. Harry et moi, au théâtre.

Une minute.

Je n'irai pas au musée. Je veux voir le spectacle.

Moi, je vais au musée !

Une minute ! Du calme.

Spike, et si on sortait tous les quatre ?

D'accord, si vous voulez.

Très bien.

Viens, Sheila, on va se préparer.

Mon petit Harry, rendez-vous dans une demi-heure.

A tout à l'heure.

Spike...

elle est amoureuse de moi et elle est superbe.

Si on lui enlève ses jolis cheveux blonds, il reste quoi ?

La plus belle chauve de Brighton !

J'espère que les places ne seront pas chères.

C'est moi qui invite.

Tu es sûr ? Il ne te reste plus que 100 000 livres.

On va se préparer ? Il faut que je me rase.

Pardon, Harry.

C'est trop serré.

Pardon, Harry !

Arrête de me pousser !

Tu espérais m'expédier au musée ?

Je voulais rester seule avec Harry.

Je me débrouille mieux sans public.

Je n'en doute pas. Tu n'as pas changé d'avis, alors ?

Non. Pourquoi ?

Pour rien. Tu ne comprendrais pas.

Que veux-tu dire ?

J'ai rencontré ta victime.

Et je le trouve sympathique.

100 000 livres, c'est sympathique, aussi.

Ce serait cruel, Christine.

Tu ne ferais pas la même chose à ma place ?

Pas à un garçon aussi doux que Harry.

Il a l'air sensible. Tu risques de le faire souffrir.

Il t'intéresse ?

Voyons. Bien sûr que non.

Je préfère ça. Ne t'interpose pas entre nous.

Et si tu n'étais pas son genre ?

Je me demande quel genre de fille il aime.

Les femmes réservées et timides, peut-être ?

Non, je ne crois pas.

Ecoute, Sheila.

Je vais iouer la névrosée, genre Bette Davis.

On verra si ça lui plaît.

Toi, tu fais Harry, et moi, la névrosée.

Bette Davis.

Harry, comme c'est gentil d'être venu.

Comme c'est gentil de m'inviter.

Bien sûr. J'accepte avec plaisir.

Une minute, Je vais chercher mes cigarettes.

Mon cher...

Tu n'y es pas du tout.

Alors... Gloria Swanson ?

Swanson au sommet de sa gloire !

2 minutes, Mlle Swanson.

C'est atroce ! Allez. Ils doivent nous attendre.

Détends-toi. Tu n'es jamais sorti avec une fille ?

Non.

On dirait un chirurgien à sa 1ere opération.

Ne plaisante pas. C'est très stressant.

Ah oui ? Raconte.

Tu as déià assisté à une opération ?

- Non. - Alors assieds-toi.

C'est arrivé à un ami.

Il était chirurgien dans un grand hôpital londonien.

lmagine la scène : le bloc opératoire d'un grand hôpital.

Au-dessus, des étudiants en médecine l'observent,

à l'affût de la moindre erreur.

Devant lui, le patient est allongé et recouvert d'un grand drap blanc.

Et sur sa gauche, une infirmière et ses instruments de torture.

Il est stressé, mal à l'aise. C'est sa 1ere opération.

Il vient d'entrer dans le bloc.

Bonjour.

Merci. Non, je ne suis pas stressé.

Bravo, Harry.

Tu ne fais pas les choses à moitié.

C'est vrai.

Quelle heure est-il ?

Il est tard. Que font-elles ?

Elles doivent se préparer.

Tu connais les femmes.

Tu sais, j'aime bien Christine, mais elle me fait peur.

Elle est costaude.

Musclée. Tu as vu ses bras ?

Arrête de la singer.

Singer, ce n'est pas mon genre, Spike.

Bonsoir, messieurs. Tout se passe bien ?

- Bonsoir, Christine. - Bonsoir.

Vous êtes ravissante. Et vous sentez très bon.

- C'est Sabu ? - Non, Tabou.

Je suis sûr que c'est Sabu.

Harry, c'est Tabou. Sabu, c'est le dresseur d'éléphants.

Il aurait bien besoin d'un peu de parfum !

Allons-y !

Mon ami, l'as-tu reconnu ?

Qui ça ?

C'était l'homme aux 100 000 livres, Harry Flakers.

Qu'est-ce qu'on attend ?

Pas de précipitation. Pas si vite.

Nous ferons sa connaissance bientôt. Va sonner, veux-tu ?

Bonjour, madame.

- Puis-je vous aider ? - Je l'espère, madame.

Mon ami et moi souhaitons fuir le tohu-bohu de la métropole.

Nous aimerions séjourner dans votre résidence.

Nous en avons entendu beaucoup de bien. Nous serions affligés de loger ailleurs.

J'ai une chambre double, si vous acceptez de la partager.

C'est fantastique !

Mon collègue et moi devons parler affaires.

Nous pouvons partager une chambre.

Remplissez le registre et je vous y conduirai.

''Nom.''

Edward Haynes.

''Adresse.''

Ouest de Londres.

''Profession.''

lmprimeur, graveur

et duplicateur.

Signez, M. Graves.

Nom et prénom.

Va au diable !

Plus tard, mon petit gars.

Mme Brown, vous devez être débordée.

J'admire les gens aussi efficaces que vous.

Je fais de mon mieux. Suivez-moi, c'est au 1er étage.

Nos charmants pensionnaires sont sortis.

Ils profitent du soleil hivernal.

Devinez qui est votre voisin.

- Le chah de Perse ? - Non !

Ah non ? Alors qui est-ce ?

M. Flakers, le grand gagnant du Loto Foot.

Ça alors, première nouvelle !

Pardon ?

Mon ami parle de la nouvelle qu'il écrit.

C'est un écrivain, sans succès bien sûr.

Vous serez bien. Il y a une jolie vue sur la mer

si on monte sur une chaise et qu'on se penche.

Formidable.

Mon petit gars, fais-moi penser à essayer.

Lorsque j'ai racheté la maison, elle était délabrée.

Les papiers peints se détachaient et la peinture...

Ça ne va pas, M. Graves ?

Il y a une épidémie de grippe.

Je sais, mais...

Ça n'a pas l'air d'aller non plus.

Je ne suis jamais tombée malade.

Mais vous n'avez pas l'air d'avoir le moral.

Eh bien...

Un jour, on est heureux, comme ie l'étais.

Et tout à coup, bingo !

Bingo ?

Ouvrez grand.

Dites : ''Ah !''

Fermez-la.

Grands Dieux ! Qu'y a-t-il ?

Silence, vermine ! Arrière, le laquais.

- Très chère ? - Il m'a fait ouvrir la bouche.

- Ce n'était pas difficile. - Puis il m'a fait dire : ''Ah !''

Assez ! Donne-moi ça.

Madame, ressaisissez-vous.

Je vous offrirai une réparation.

N'ayez crainte. Une réparation en liquide.

Dès que notre machine fonctionnera.

Pas mauvais, ce petit sirop !

Alors, tronche de cake ?

Quel est ce breuvage immonde ?

De l'eau-de-vie.

De l'eau-de-vie ?

Mon petit gars, au travail.

Cachons un microphone dans la chambre de notre client.

Nous pourrions entendre une information utile.

As-tu l'équipement nécessaire ?

Je l'ai acheté à un scout qui avait besoin d'argent.

Viens, mon petit gars.

Allons accomplir notre devoir du jour.

D'abord, il faut cacher notre microphone.

Il a l'air vieux.

Je l'ai piqué à la BBC.

Tu aurais pu en piquer un tout neuf.

J'aurais bien aimé.

Mais j'avais que 4 minutes.

Où vais-ie le mettre ?

Tu pourrais le fourrer là.

La cachette des grippe-sous !

La grippe, une vraie épidémie.

Tu savais qu'un homme meurt toutes les 6 heures de la grippe ?

Oui. Ça doit être lassant, pour lui.

Mais dis donc ! Qu'avons-nous là ?

C'est la tirelire de M. Flakers !

Comme c'est mignon.

Qu'en dis-tu ?

C'est parfait.

Frappé par une agence réputée.

Qui ça ?

L'Hôtel des monnaies.

Alors ils sont vrais ?

Une minute ! Ne sois pas si impétueux, mon ami.

Rangeons le magot et mettons-nous au travail.

On va pas laisser ça.

Ce serait... criminel !

Chaque chose en son temps, mon petit gars.

Range la valise et regagnons notre chambre.

Tu fabriqueras de faux billets de 5 livres.

Nous les échangerons contre les vrais.

Puis nous prendrons la poudre d'escampette.

Tête d'œuf, tu es épatant !

Un vrai nase de la finance.

Un ''as'' de la finance!

Ah oui ! Diantre ! Fichtre !

Très drôle.

Allez, retournons à notre machine.

Mon petit gars ?

LA JETÉE DE BRIGHTON

FELIX MENDELSSOHN ET SES DANSEUSES HAWAIENNES

Rapprochez-vous de moi, Harry.

Je risque de vous passer à travers.

THÉÂTRE DE LA JETÉE - PROGRAMME

Madame MORAVIA Hypnotiseuse de renom

Ce soir,

Andromède est au zénith.

Je suis venue

pour vous initier au dernier des arts majeurs :

l'art de Metabolis Isolagenov.

Ou, dans le langage courant,

l'hypnose.

C'est du bidon.

Vraiment ?

Elle a des complices.

Ah oui ?

Vous verrez.

Maintenant,

Je vous demande de poser vos mains au-dessus de votre tête.

Et de vous concentrer sur moi.

Concentrez-vous.

Que ceux qui en sont capables baissent les bras.

Que les autres montent sur scène.

C'est ce que ie voulais.

Ces personnes sont désormais à mes ordres,

en mon pouvoir.

Esclaves, baissez les bras.

Vous faites désormais partie

de l'Orchestre Philharmonique du BolchoI..

Vous !

Oubliez le rôle insignifiant que vous jouez dans la vie

et devenez le premier violon solo de ce grand orchestre.

Second violon.

Contrebasse.

Violoncelles.

Soprano.

Cuivres.

Flûte.

Baryton.

Jouez !

Après vous avoir élevé jusqu'à un univers musical céleste,

Je vais désormais vous ramener au primitif, au bestial.

Vous êtes champion du monde poids lourds de boxe.

Combattez !

Parfaite coordination de l'esprit et des muscles,

Jeu de jambes, crochet,

puissance, maîtrise !

Cet homme vient d'être transformé en machine de combat.

Un beau spécimen de bestialité primitive.

Un impitoyable meurtrier

à l'uppercut dévastateur.

Mesdames et messieurs, cette soirée s'achèvera ici.

Harry, pauvre chou !

Qu'est-ce qu'elle t'a fait ?

HARRY FLAKERS Champion de golf

HARRY FLAKERS Champion de course à pied

HARRY FLAKERS Champion de lancer du poids

- Comment vas-tu ? - Où suis-ie ?

Au théâtre. Tu as eu un accident. Comment vas-tu ?

Comme si j'avais eu un accident.

On va voir la fin du spectacle ?

Ils ont arrêté le spectacle. On n'est pas très appréciés.

- Les autres ont eu un accident aussi ? - Tu plaisantes ? Allez, il faut filer.

Alors les hypnotiseurs sont des escrocs qui amènent des complices ?

Qui t'a amené, toi ?

C'est la cigogne qui nous a déposés.

Vous étiez plusieurs ?

Des triplés, dont une fille.

Et le 3e ?

On ne l'a jamais vu. Il s'est envolé.

A sa place, j'aurais fait pareil.

La bonne blague !

Mon cher Haynes,

la société des Noix de Coco du Pôle Nord est une affaire très rentable.

Ils versent de gros dividendes.

- C'est ma tournée. - Non ! C'est ma tournée.

- J'insiste. - Moi aussi, c'est sa tournée.

Bien, monsieur.

Alors, commandant ?

Revenons à nos moutons.

Voilà, cher monsieur.

100 actions de la société des Noix de Coco du Pôle Nord.

Très bien.

Et voilà pour vous : 100 livres en billets de 5 livres.

Bien. Veuillez m'excuser, ie dois retrouver des amis.

Je vous en prie.

- Au revoir. - Au revoir.

Il est tombé dans le panneau.

Il est tombé dans le panneau.

Ces noix de coco sont une très mauvaise affaire.

Vous voilà, Harry, mon garçon !

Je vous offre un verre !

Harry... Harry... Harry...

Je m'appelle Spike. C'est usant, à la fin.

Usée, mon garçon ?

Oh, vous la ferez recoudre.

2 gins.

Je vous le disais, ie possède des actions...

Désolé, nous partions.

Bonne idée.

Bonsoir, commandant.

Bonne chance, mon vieux.

Le garçon qui a les pépètes.

Votre gin, monsieur.

- On dirait pas, hein ? - Quoi donc ?

Je crois qu'ils ont tous attrapé cette terrible maladie.

- Laquelle ? - Les pépètes.

Une maladie que les indigènes attrapaient dans les bazars.

Il n'y a pas pire.

Ça les rendait dingues. Ils mordaient les chiens.

On devait les abattre.

Il fallait abattre les chiens, aussi.

- Ça les rendait dingues ? - Ils n'étaient pas ravis.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Du gin. C'est un grand jour.

Un grand jour ? Que fêtez-vous ?

Je viens d'enterrer ma belle-mère.

Il le fallait bien. Elle est morte.

Pardonnez-moi, monsieur, mais je vous reconnais.

- Ah bon ? - Oui.

Je vous ai vu au bar des Amis.

Quels amis ?

Un autre gin.

Bien, monsieur.

Merci.

Vous voyez ce cerf ? Je l'ai abattu.

C'est vrai ?

Une balle en plein dans le vide.

Vous avez failli m'avoir !

C'est pas tout à fait la même chose.

Vous avez entendu ? La même chose.

Mon petit gars, et si on iouait à la coupe ?

La coupe ? C'est un ieu de hasard.

De hasard, mon petit gars ?

Pas selon mes règles du ieu.

Combien va-t-on miser ? Disons...

Une livre.

Ne sors pas ton argent.

On ioue entre gentlemen. Après toi.

Roi !

Voyons, pas la peine de me la montrer.

On ioue entre gentlemen.

Un roi ?

As !

Tu ne me crois pas ? Tu veux le voir ?

Le voilà, mon petit gars.

Merci.

Vous voilà, Harry, mon garçon !

Oh non !

Il n'y a pas de non qui tienne. Buvez un verre avec moi.

Excuse-moi, tu veux boire un verre avec moi ?

Pourquoi ?

Pourquoi ?

Parce que je t'aime bien.

Ah ouais ?

J'ai un truc à te dire.

Quoi ?

Tu vois le type, là-bas ?

C'est un homme merveilleux.

Qui ça ?

Qui ça ?

Lui.

Il a apporté davantage à l'humanité

que n'importe qui... d'autre.

Qui ça ?

Qui ça ? Lui !

Harry, avez-vous toujours les pépètes ?

Oui, ici.

Sur la poitrine, maintenant ?

Et là aussi.

Mon Dieu ! Je savais que vous étiez condamné.

Savez-vous qui vous a refilé ça ?

Oui, le directeur général du Loto Foot.

L'ordure !

Qui ça ?

Lui !

Il a apporté davantage...

Ne partez pas quand je vous parle !

C'est grossier. Arrêtez de bouger 5 minutes.

Un homme... merveilleux !

Qu'est-ce qu'il a fait ?

Qu'est-ce qu'il a fait ?

Je vais vous montrer, moi, ce qu'il a fait...

Va au diable !

Un verre, ma chère.

Un peu d'eau de seltz.

Oh ! Je suis profondément désolé.

Garçon ! Une eau-de-vie, mais avec moins d'eau de seltz.

Merci beaucoup.

Nous en sommes à la moitié, nous avons bien travaillé.

Vaut mieux entendre ça qu'être sourd.

Nous en sommes à la moitié, nous avons bien travaillé.

Gros malin, j'aimerais avoir ta tête...

pour l'accrocher au-dessus de ma cheminée !

Allons, ne perdons pas notre sens de l'humour.

Bientôt,

nous possèderons une grosse quantité de vrais billets.

Assez pour toute une vie.

On attend quoi ? T'as vu l'heure ?

Minuit et demi ! Dépêche-toi, Gutenberg !

Harry, que dis-tu de ce physique ?

Tu crois qu'il prendra un jour l'apparence d'un corps humain ?

Tu es jaloux de mon magnifique torse, c'est tout.

Mon chou ! Tu es là, mon chou ?

Mon chou !

Madame, ceci est une salle de bain, pas un potager !

Spike, pitié !

C'est dur, ce matin.

Encore plus que d'habitude.

On aurait pas dû boire autant.

Je sais.

Je vais faire le plein. J'ai dépensé une fortune, hier.

Pipi !

Madame, ceci est une salle de bain, pas une cour d'école !

Une autre soirée comme hier et je serai une boule de nerfs.

Entrez.

Bonjour. Ça va ?

Bonjour, Sheila. Ma tête, c'est horrible.

Oui, elle a une drôle de forme.

Pitié. J'ai eu ma dose avec lui.

Je vais en ville. Besoin de rien ?

La presse écrite.

La messe est dite ?

- Et des cigarettes. - Pour moi aussi.

Désolé, je n'ai pas de monnaie.

Ce n'est rien. J'en ferai dans le bus.

Au revoir.

Arrête ! Dépêche-toi, Tarzan. J'ai faim.

Tarzan prêt dans 20 secondes.

20 secondes ? On parie 5 livres ?

Pari tenu !

M. Flakers et M. Donnelly,

Je vous présente M. Haynes et M. Graves.

Je suis enchanté.

M. Enchanté, Harry Flakers et Spike Donnelly.

- Je suis enchanté. - Non, c'est lui.

M. Flakers, Je vous présente M. Graves.

Il a l'air grave, en effet. Il est croque-mort ?

Allez au diable.

Spike Donnelly.

Allez au diable, vous aussi.

Je suis ravi de vous rencontrer.

Mme Brown m'a parlé de vous. J'ai l'impression de vous connaître.

Je suis sûr que nous allons bien nous entendre.

- Vous avez bien dormi ? - Comme un mort.

lvre mort.

Ce pauvre garçon a les pépètes.

J'ai fait un drôle de rêve, commandant.

Deux hommes entraient, me servaient un whisky et repartaient.

Mon Dieu, ça n'a pas l'air d'aller.

J'ai l'impression que c'est vous qui avez les pépètes.

Les garçons, voilà vos cigarettes.

On m'a donné un faux billet de 5 livres.

Comment ?

Un faux billet de 5 livres ?

C'est une affaire très grave.

Dites-moi : de quel couleur est-il ?

Blanc ? C'est important.

Je vais chercher le registre. Il faut que je note les détails.

Un instant.

Vous avez vu mon cahier ?

Charlie ! Tu as vu le cahier où on écrit le score de nos parties de fléchettes ?

Allez ouvrir, Lucy.

Ça vous a plu ?

Madame, c'était une excellente collation, admirablement préparée.

- C'était de la daube. - Oui, mais admirablement préparée.

Un monsieur pour M. Flakers avec un chapeau américain.

Je ne porte que des chapeaux anglais.

Il a un chapeau avec une moustache.

Mes chapeaux sont rasés de près.

Il a un accent canadien ?

Oui, il parle comme au cinéma.

C'est un représentant qui est venu te voir hier.

Mais ie l'ai chassé.

Je sais parler aux représentants. Je vais l'expédier.

- M. Flakers ? - C'est moi.

Enchanté.

Vous aimez les blagues ?

Figurez-vous que j'ai sur moi Le Grand Livre des Blagues.

- 10 000 gags. Rire garanti. - Je ne veux pas le voir.

Alors il vous faut des lunettes! Je représente Les Opticiens 10/10e.

Nos lentilles vont vous taper dans l'oeil !

Nous proposons aussi des lunettes en différentes tailles.

L, XL et un modèle pour très grosses oreilles.

Ça va mal tourner !

Alors je représente les assurances Rigor Mortis.

Grâce à nous, vos accidents en vaudront la peine !

Plus vous souffrez, plus vous empochez !

On touche combien ?

Tout dépend de l'accident, mon ami.

- Je tombe d'un avion. - Sans parachute ?

- Sans parachute. - 1 000 livres.

Sans parachute ?

Et si je suis soûl ?

Encore mieux : 2 000 livres.

- Si on m'empoisonne ? - Veinard !

Si on vous empoisonne dans un avion qui s'écrase en mer,

c'est le jackpot !

- Je veux pas d'assurance. - Mon ami, pensez à votre femme.

J'en ai pas.

Alors je représente l'agence matrimoniale de La Dernière Chance.

On en a des jolies, des hippies, des polies...

Assez ! J'ai la migraine !

La migraine ? Vous avez de la chance.

Je représente les aspirines Atomic.

Efficacité garantie.

2 comprimés rouges et la migraine disparaît.

- C'est vrai ? - Oui, mais vous perdez vos cheveux.

Pas d'inquiétude. 2 comprimés verts et vos cheveux repoussent.

- Heureusement. - Mais vous perdez vos sourcils.

3 comprimés gris et vos sourcils repoussent.

Et là ?

Les migraines reviennent.

- Ça suffit, M... - Arnold Fringe.

M. Fringe, je vous raccompagne.

Navré, M. Fringe.

Partez ou j'appelle la police !

Oh, la police.

Sheila Gilroy est-elle là ?

Sheila Gilroy ? Oui.

J'aimerais lui parler.

Je vais la chercher.

Sheila, un monsieur veut te voir !

Oh, vous voulez me voir ?

- Sheila Gilroy ? - Oui.

Avez-vous donné ce billet de 5 livres au marchand de tabac, ce matin ?

Oui, c'est ma signature.

Je vais devoir vous poser quelques questions.

C'est un faux billet.

Un faux billet ?

Pourrais-je vous parler en privé ?

Passons au salon.

Je vous remercie.

Ils veulent la mettre en prison !

Sheila ? Pourquoi ?

Ils l'emmènent.

Mais pourquoi ?

Elle a distribué des faux billets dans toute la ville !

De la fausse monnaie circule dans cet établissement ?

C'est une honte ! Je ne resterai pas une minute de plus.

Mon petit gars, va plier bagage.

Partons. Nous avons une réputation à tenir.

Madame, préparez la note.

Ça ne m'était jamais arrivé !

C'est un scandale, madame !

Harry, donne-moi ton portefeuille.

- Pourquoi ? - Donne, vite.

Je me trompe peut-être...

341... 341... 341... Ils portent tous le même numéro.

- Ils sont faux. - Faux ?

Faux.

Faux ?

Et tous les autres aussi ?

Non !

Les pauvres garçons...

Qu'est-ce qui leur prend ?

Ils sont en phase terminale, terrassés par les pépètes.

Je vais commander la couronne mortuaire.

Les pépètes ? Une couronne mortuaire ? Ils sont fous.

Je suis dans une situation délicate.

Ces événements vont générer une mauvaise publicité.

Si ça se sait en ville, ça va jaser.

Je suis donc forcé de partir.

J'en suis navrée.

Mon petit gars, les bagages.

Laissez-moi vous aider.

J'ai souvent voyagé avec beaucoup de valises.

Si on ne manquait pas de porteurs...

M. Haynes !

Vous avez oublié votre...

Vous avez oublié votre...

billet de 5 livres.

Harry ! Spike !

Regardez ce que j'ai trouvé ! Harry ! Spike !

Faux ! Ils sont tous faux !

Appelons la police.

Pour leur dire que tes billets se sont transformés en faux ?

Ils libèreront Sheila.

Haynes et Graves sont des faux-monnayeurs !

Ils ont une machine pour imprimer.

- Harry, ils sont partis ! - Qu'est-ce qu'on attend ?

Titherington.

J'ai connu un dénommé Titherington. Il était promeneur de chiens.

Vous êtes de sa famille ?

Non ? C'était un type sympa.

Il est mort de la jaunisse.

MUSÉE DE CIRE TUSSAUD

Ils ont filé.

Il faut les retrouver, ou on est cuits!

La police vous prend pour les escrocs. Vous risquez 10 ans à Dartmoor.

Ça doit être sympa: Personne ne s'est jamais enfui!

Ces escrocs doivent être ici.

Cherchons par là.

Et évitez la police.

C'est un joli petit coin, Marine Drive.

Mais il y a eu un meurtre, là-bas, il y a 3 ou 4 ans.

Mme Parkins a abattu son mari le soir de Noël.

Joli cadeau du Père Noël !

- Sheila ! - Que se passe-t-il ?

Il faut trouver Haynes et Graves avant que la police ne nous trouve.

Attention, les voilà ! Cachez-vous !

- Merci. - De rien.

Harry !

LA MORT DE MARAT

De l'eau !

Ah ! Vous voilà !

Cette comédie a assez duré.

Tu l'as dit. Je suis mort.

Tout ce cirque manque cruellement de classe.

On les a bien eus ! Et on a toujours le duplicateur.

Cet imbécile de taxi a dû changer sa roue.

Il faut quitter cette maison de fous en toute hâte.

Je suis sûr que M. Flakers saura expliquer aux policiers

d'où viennent nos faux billets.

Viens, mon petit gars. Tirons-nous.

Une minute. Je vais vous demander de m'accompagner au poste.

Bien sûr. Juste un instant.

Oui, monsieur.

Hé, vous !

Eh bien, nous voilà blanchis.

Mon ami,

j'espère que cette aventure a fait du bien à vos pépètes.

Ça oui, commandant!

Et ne vous inquiétez pas pour ces deux chenapans.

Aucun homme ne résiste à la police.

Commandant, aucune femme ne résiste à la Police montée du Nord-Ouest !

Adaptation : Muriel Blanc-Pignol

Sous-titrage : C.M.C.

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