All language subtitles for Arde.Madrid.S01E02.FRENCH.WEB.H264-CiELOS.srt - fra(2)

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Original subtitles

...

Ca va marcher ?

Oui.

Avec les premières urines.

Oui. Je me suis retenue toute la matinée.

Vas-y, urine.

- Ici ? - Ici.

Je dois te parler d'une chose sérieuse.

Ecoute-moi bien, Pilar.

Les hommes ont une idée en tête.

Dieu veut que certaines choses ne se fassent qu'au sein du mariage.

Ca ne vient pas.

Ouvre le robinet, Ana Mari.

Les femmes doivent se préserver.

C'est une question de décence.

Tu comprends ou pas ?

Même s'il est trop tard.

Et la patronne ?

- Elle est étrangère. - Et alors ?

- Dieu n'est pas à l'étranger ? - Dieu si.

Pas Franco.

Oui, à M. Robert.

Manolo.

Votre nom de famille ?

Dites-lui Manolo, il saura.

J'ai déjà appelé trois fois.

Un instant. Je vous passe...

On a aussi le droit de téléphoner.

- Et de vous promener. - Je me promène quand je veux !

Dégage !

Laisse tomber, tu ne sais pas gueuler.

Je ne peux ni me taire ni gueuler. Je ne te comprends pas.

Calme-toi.

Bonjour. Je dois parler à M. Robert.

Ce ne sera pas possible, M. Robert a quitté Madrid.

- Quoi, quitté Madrid ? - Il est rentré aux Etats-Unis.

- Ce n'est pas vrai ? - Si je vous le dis.

Son avion doit être en train de décoller. Désolée.

Ecoutez. Je vais raccrocher pour ne pas insulter vos morts

et ceux de M. Robert. D'accord ?

Si vous croisez ce pauvre type,

dites-lui de venir, s'il a des couilles.

Je lui mettrai ses bouteilles dans le cul !

- Allez, nom de Dieu ! - Quoi ?

Ca va !

Partons, Rufina.

- Tu ne voulais pas appeler ? - Plus maintenant.

- 50 000 pour demain ? - 50 000 pesetas.

Tu as entendu ?

C'est quoi, ça ?

Madame veut des cuisses de grenouilles.

Ca sent la pisse à plein nez !

Si tu leur as dit la vérité ils comprendront. Non ?

Tu ignores comment sont ces gens.

Je dois payer Vargas, peu importe comment.

- Tu ne pourrais pas... - Non.

Même si je les avais.

Si tu refuses, je demanderai à la patronne.

Oui. Je demanderai une avance.

Elle et moi...

Quoi ?

A ton avis ?

Je n'ai pas d'avis.

Viens le tenir.

Tu es jalouse ?

Ce que tu peux être brute !

Je te raconte ou pas ?

Raconte. Je verrai si je t'écoute.

Eh bien, elle...

me voit comme un torero.

Hier, ce qui devait arriver est arrivé.

Il ne s'est rien passé de plus parce qu'elle était mal en point, mais...

Bonté divine !

C'est faux.

Tu veux une preuve ?

Tu en veux une ?

Tu vas voir.

Manolo !

Oui ?

Madame.

Je peux vous parler de quelque chose ?

Manolo.

Voyez...

cette nuit...

vous m'avez pris par surprise, mais je peux...

toréer...

parfaitement.

Je suis un torero.

Je...

Si vous voulez, je peux le faire...

quand vous voudrez.

Je vous le dis sérieusement.

Mais...

Elle n'a pas à le savoir.

Absolument.

Si vous voulez garder votre travail...

fichez le camp d'ici, et que ça saute !

Oui, Madame.

C'était qui ?

Rosario. Les Peron veulent parler à la patronne à 13 h.

- Pourquoi ? - Je ne sais pas.

Avec la nuit qu'elle a passée.

On verra bien.

Je lui fais un café avec du brandy ?

Sans brandy.

Non, mets-en.

Beaucoup, je ne sais pas ce qui est pire.

Trente minutes, bordel.

- Grand standing, politesse zéro. - C'est absolument inadmissible.

- Tu as mauvaise haleine. - Ca suffit.

Votre verre d'eau.

Merci.

- Bonjour. - Bonsoir, plutôt.

Général, madame.

Comment dit-on ?

- Elle m'a pissé dessus. - Qui ça ?

La chienne.

Comment vas-tu ? Qu'elle est belle !

Tu as vu, Isabel ? Bonjour.

Elle est belle ! Quel est son nom ?

Cara.

Bonjour, Cara.

- Vous aimez les chiens, général ? - C'est mon point faible.

On en a toujours eu.

On en a un.

A défaut d'avoir des enfants...

- En Argentine on en avait cinq. - Six.

Imaginez.

En Argentine, dans le jardin présidentiel...

Vous avez aussi un caniche ?

Oui, mais un mâle, Cannelle.

Présenter les chiens.

Je comprends parfaitement.

- Ce serait un honneur. - Elle en a besoin.

Va chercher Cannelle. Ils feront connaissance.

Pourquoi pas ?

- Maintenant ? - Oui.

- Tu crois ? - Oui. Je crois.

D'accord.

Goûtez mes empanadas, elles sont très bonnes.

Super.

Elles sont froides...

Ana Mari, coupe un peu de mojama.

- De mojama ? - De mojama, oui.

- Vous connaissez ? - Oui.

Moi aussi.

De la mojama. Ca donne une de ces soifs !

- Ana Mari. - Quoi ?

Celle-ci bouge à peine.

Elles n'ont pas pondu. C'est que non.

- Je ne suis pas enceinte. - Attends.

- Elles tardent à pondre. - Si je le suis, je me l'arrache.

Ne plaisante pas avec ça.

Regarde-la.

Pauvre innocente, elle se laisse renifler le cul.

Et ni une ni deux, en cloque.

- Ce n'est pas juste. - Dis.

Ne fais pas une scène.

Madame, vous voyez.

Nous sommes très heureux de vous avoir

près de nous.

Mon épouse, Eva, vous admirait beaucoup.

En réalité, c'est une autre raison qui nous amène.

C'est à propos de la cohabitation.

J'ai beaucoup de mal à m'endormir, le bruit me dérange.

Surtout depuis l'attentat.

J'ignore si vous le savez, mais...

on m'a attaqué plusieurs fois.

Non ! Je suis désolée.

C'est terrible.

Depuis mon arrivée en Espagne,

beaucoup de musique, beaucoup de bruit...

Sincèrement, je n'en peux plus.

Oui. Absolument. Il y a beaucoup de bruit.

Il y a beaucoup de bruit en Espagne.

J'adore le bruit, parfois.

Mais c'est impossible de dormir.

- N'est-ce pas, Ana Mari ? - Oui, Madame.

Regardez.

Ils ne veulent pas être amis.

Ce doit être M. Gallagher.

Oh, mon Dieu ! Le travail.

Bien.

Général.

Ce fut un plaisir.

Allons-y, Cara. Cara !

Viens, ma chérie.

Partons. Laissons le petit chien. Ce chien est pédé.

Salope ! Cette salope est une sacrée garce !

Pour qui elle se prend ?

Tu as vu sa tête quand tu as parlé de la fête ?

Cette sorcière t'a traité de pédé ?

J'ai une de ces soifs avec la merde qu'elle nous a donnée.

De l'eau, Rosario. Si je dis "soif", je veux de l'eau.

Son père est pédé, pas toi.

C'est fini, mon petit. Calme-toi.

Ne t'énerve pas et arrête de crier, sinon...

Elle est chaude !

- Tu le rends nerveux. - Quel calvaire, cette maison.

On doit faire quelque chose. On doit baiser cette chienne !

- Que dis-tu ? - Quelle horreur !

- Manolo. - Julia est ici ?

Oui, entre.

Julia ?

Julia, regarde qui vient te voir.

J'aurais dû monter une affaire de ce genre.

La plupart des gens n'aiment pas travailler.

Moi si, parce que j'aime l'argent.

Si je n'en gagne pas, je ne m'amuse pas.

Si je ne m'amuse pas, je te laisse imaginer.

Je gèle. Je peux en prendre un ?

Vous avez si peur du froid.

Je tuerais pour être toujours à deux degrés.

Ma mère est comme toi.

Elle vit encore ?

Oui, on dirait une jeunette.

Elle n'aime pas le froid, mais je l'amène.

La chaleur est mauvaise pour le corps.

Le froid est meilleur.

Toujours.

Pour toutes les peaux.

Tu ne crois pas ?

Tu veux la vérité ?

Tu es plus belle que jamais.

Pas toi.

Si on doit être honnêtes.

Le temps ne passe pas, Manolo. C'est nous...

qui passons. Je ne me plains pas.

A mon âge, la plupart des femmes pissent dans leur culotte.

Tu le sais.

N'est-ce pas ?

Ca remonte à quand ?

Six ans ?

Combien va me coûter ta visite ?

J'ai besoin de 50 000.

Je te les rendrai.

Je ne te donnerai rien.

De plus, tu t'en sortiras toujours.

Tu es un vieux renard.

Tu as déjà eu à sauver ton cul.

Quelle affreuse expression !

M. Bill.

Je suis gêné de vous dire ça, mais...

J'ai eu un petit souci. J'ai un service à vous demander.

Lequel ?

Si vous pouviez m'avancer deux mois.

Ou trois. Ou quatre.

Qu'en pensez-vous ?

- Où va-t-on, Madame ? - A l'église, prier.

- On va à l'église ? - Ne l'écoutez pas.

A Las Ventas.

Jorge Fiestas.

Aline Griffith.

Luis Dominguin.

Ils ont eu beaucoup de visites ce mois-ci.

Autre chose à signaler ?

Franchement, non.

Comme toujours, la patronne...

sort, entre, boit.

Elle boit beaucoup. Franchement, je ne sais pas...

Un instant.

Que voulez-vous dire ?

Il est écrit que le frère de Dominguin y était.

C'est un communiste.

Vous le saviez ?

- Non. - Vous ne le saviez pas.

Ou le film dont vous parlez ici, qu'on lui a proposé.

"Les 55 Jours de Pékin".

Vous savez où est Pékin ?

- En Chine. - En Chine, exact.

Savez-vous que les Chinois sont communistes ?

- Oui. - Effectivement.

Comme le frère de Dominguin.

Mais ça ne vous frappe pas.

Ava Gardner peut faire un film sur les communistes,

ça vous semble insignifiant.

Vous n'êtes peut-être pas la personne idéale pour ce poste.

Vous avez raison.

Comment ?

Je démissionne. Je n'en peux plus.

Je me suis mal fait comprendre.

On ne peut pas mettre l'Espagne en danger.

Elle dépend de Franco.

De moi.

De vous.

Elle dépend de tous.

Je ne l'ai peut-être pas dit,

mais vous êtes la personne idéale pour ce poste.

Je serai franche.

Dans deux mois, on aura une place au secrétariat de Dona Pilar.

Vous savez qui choisit ?

Dites-le.

- Dites-le. - Vous.

Correct.

Et ?

Si la patrie a besoin de moi, je ne la décevrai pas.

Prouvez-le.

Ouvrez les yeux.

Cherchez.

On doit savoir.

Vous devez le faire.

Enchanté, madame.

Beauté !

Ava, tiens. Une dinde pour toi.

Elle s'appelle Rosita.

Un cadeau ?

- On est de Badajoz. - Vraiment ?

Elle aime Badajoz.

Tu la cuisines avec du laurier et beaucoup de Penascal.

Tu en as pour un régiment.

On ne touche pas.

Maria, chante quelque chose.

- C'est une dinde. - J'en fais quoi ?

Vous me la donnez ?

- Danse ! - C'est un cadeau ?

On sait ce qu'on va faire ce soir.

Madame, les Peron se plaignent.

Oui. Absolument.

- Il reste de la mojama ? - Il n'y en a plus.

- Ana Mari ! Une aspirine. - Comment ?

Une aspirine.

Tu as trouvé l'argent ?

Ana Mari, dis-moi la vérité.

Tu me trouves vieux ?

Vieux ?

Je me trouve vieux.

Ca pend un peu, ici, mais ton visage est bien.

Mets de la crème pour les hémorroïdes.

Ils s'en mettent à Hollywood, pour rajeunir.

Mets-en un peu ici, et voilà.

Résidence de Miss Gardner.

Oui. Un instant.

Un appel de M. Sinatra.

Je le prends à l'intérieur.

Du calme. C'est moi, Manolo.

Tu m'as fichu la trouille.

- Comment ça va ? Bien ? - Vous faites quoi ici ?

Vargas a un mot à te dire.

Calme-toi. Tout va bien.

Calme-toi. Ca faisait longtemps.

- Tu vas bien ? - Oui.

Tu t'effraies facilement.

Entre. On ne va pas te frapper. Calme-toi.

Je ne comprends rien.

J'ignore ce qu'ils t'ont raconté mais je vais te raconter ma vérité.

Je n'ai pas le whisky.

Là, je ne peux pas te donner l'argent.

Mais on peut aller plus loin.

J'ai un contact à l'ambassade

qui a un rhum portoricain du tonnerre.

Avec un bon investissement, je peux t'obtenir 20 ou 30 %.

C'est ce que je ferai. Je ne veux pas te...

Tu vas la fermer, bordel ?

Ecoute.

On dit que tu travailles pour Ava Gardner.

C'est vrai ?

Oui. Je suis chauffeur depuis un mois.

Et alors ?

Alors quoi ?

Comment est-elle ?

On dit qu'elle se promène nue.

C'est vrai ?

J'ai un contrat. Je ne dois pas dire...

Mais bon...

A toi, oui, je peux.

C'est vrai.

Elle est parfois à poil dans la maison.

Elle se promène le minou à l'air.

J'ai tout vu.

Et toi, avec elle...

Oui ou non ?

Oui ?

Tu n'imagines pas.

- La nuit dernière. - Bon sang !

Mais je ne t'ai rien dit.

Tu as un sacré boulot, bordel.

Ecoute, Manolo.

Tu paieras ta dette.

Oui.

Un mois de plus,

un mois de moins,

ça m'est égal.

Je te fais cette faveur.

- Tu m'en feras une en échange. - Ce que tu veux. Vraiment.

Quoi que je puisse faire.

Je veux une culotte d'Ava.

- Comment ? - Une culotte de ta patronne.

Elle me rend fou.

Une culotte sale.

Sale, bien sûr.

Allez.

Vas-y !

- Maintenant ? - Bien sûr.

Pourquoi attendre ? J'y vais tout de suite.

Allez, champion.

La voilà.

Merveilleux.

Ca sent Hollywood.

Je la garde.

Heureusement qu'on s'est rencontrés.

Ce n'est pas fini.

Oh que non.

Bonté divine !

Ivann Georges SUBTITULA'M

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