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Depuis trois ans, j'ai consacré ma vie
à pourchasser un meurtrier
pour une raison très personnelle.
J'ai fait toutes sortes de boulots, du Wyoming à l'Oregon.
Depuis un an,
j'escorte les diligences du Canada au Mexique.
Tôt ou tard, mon chemin croisera celui de l'homme que je recherche :
Dan Marady.
C'est Delong qui escorte la diligence.
Tiens, tu sais ce que t'as à faire.
- Il va mordre à l'hameçon ? - Y a pas meilleur appât.
Assure-toi qu'il remonte pas dans la diligence.
Allez !
Occupez-vous de Delong, on s'occupe du reste.
Toute sa bande était recherchée,
du Grand Teton au Rio Grande.
Marady était aussi malin qu'impitoyable.
On n'avait jamais réussi à le capturer.
Mais moi, je ne voulais pas le capturer.
C'est le seul homme que j'aie jamais eu envie de tuer.
- Ça va, Larry ? - Bonjour, Bob.
Le voyage s'est bien passé ? Comme toujours, avec toi.
Dernier arrêt avant Deepwater, Mme Gorham.
Vous ne voulez pas vous dégourdir les jambes ?
Non merci, M. Delong. Je ne préfère pas.
Je suis tellement courbaturée que j'ai peur de ne pouvoir remonter.
La route sera meilleure ensuite, si ça peut vous réconforter.
- Tu as soif, mon grand ? - Oh oui, M. Delong !
Allons arranger ça.
Monsieur Bob Purdee...
Je te présente M. Peter Gorham.
- Comment allez-vous ? - Enchanté, Pete.
Salut, Larry.
Que puis-je pour vous, messieurs ?
- Voici mon compagnon de route. - Bonjour, Pete.
T'as pas peur de voyager avec lui ?
C'est le meilleur garde dans sept États
Hein, c'est vrai ?
L'agent d'Eagle Pass me l'a dit.
Donne-nous deux sodas, c'est moi qui régale.
Et pour vous, grand-père ?
Vous auriez des cartouches de .41 pour ce modèle ?
Des cartouches .41 Rimfire, ça devrait aller, hein, Larry ?
Quand j'ai vu ce Derringer, j'ai su que Marady n'était pas loin.
C'était son revolver de poche, son porte-bonheur.
Oui, ça ira.
Mettez-moi une boîte.
Ça devrait aller.
J'avais vu Marady gagner cette arme à un concours.
Et je l'avais vu tuer des hommes avec.
Je devais découvrir comment ce vieux l'avait déniché.
Je peux revoir ce pistolet ?
Pour quoi faire ?
- Vous l'avez eu comment ? - Par un type.
J'ai connu un type qui avait le même.
J'ai dû l'acheter au même type.
C'était son porte-bonheur. Il s'en serait jamais séparé.
- Ça lui a pas trop porté bonheur. - Il est mort ?
Un cheval lui est tombé dessus, il était salement amoché.
Il avait plus besoin de son pistolet.
- Vous pouvez m'emmener le voir ? - Oui.
J'avais enfin ce que je voulais :
une chance de retrouver Marady, l'homme que j'avais juré de tuer.
Reste ici le temps de changer d'équipe.
Veille à ce qu'il rejoigne la diligence.
Bob, tu peux escorter la diligence en ville ?
- Bien sûr. - T'as un cheval ?
Tu peux prendre l'alezan à crinière blanche.
Merci.
- Que se passe-t-il ? - J'en sais rien.
Je sais juste que je vais passer samedi soir avec ma femme.
J'avais failli coincer Marady il y a 2 ans, dans l'Utah.
Cette fois, je ne le louperai pas.
Avant que je sois en selle, le vieux était parti,
comme s'il regrettait sa promesse.
Mais je n'allais pas me laisser semer.
Ce vieux coyote savait monter, il me tenait à distance.
Je soupçonnais un piège.
Mais peu importe, tant qu'il me menait à Marady.
Voilà ce que peut faire la haine,
elle vous rend imprudent.
Ils arrivent.
Ne lui laisse pas une chance de prendre son arme.
Où est Marady ?
T'en fais pas pour lui, on s'occupe de toi.
Avec une balle, ce serait vite fait, bien fait.
Me presse pas, j'attends ça depuis longtemps.
- Dan a dit de le buter. - A ma façon !
- Dan nous a donné des ordres. - C'est moi qui donne les ordres.
Tu nous cherches depuis longtemps.
J'aurais dû vous avoir il y a longtemps.
- T'as failli, dans l'Utah. - Oui, je me souviens.
On a dû fuir dans les plaines de sel.
Le soleil a achevé Monk. Personne devrait mourir comme ça.
J'ai pas eu la chance de clamser.
J'ai passé 5 jours à pied dans ce sel.
Ma langue m'étouffait, mon ventre me brûlait...
Et ce soleil !
J'arrivais à peine à rester debout et à repousser les buses.
Mais toi, t'auras pas cette chance.
Attachez-le !
Faudra faire plus que ça pour que je sois plus à vos trousses.
Mais t'es plus dans la diligence.
C'est ça que Marady voulait ?
Il est pas là, non ?
Il a besoin d'argent de poche ?
T'en fais pas pour nous.
Vous pourriez même pas acheter du foin pour vos chevaux
avec l'argent de la diligence.
Peut-être, mais il y a un casino à Deepwater.
Il y a 40 000 dollars là-bas.
Sans une armée, vous vous ferez mettre en pièces.
Cette ville est bien défendue et le shérif Buck Curlew est un dur.
Attaquez-vous à Deepwater, mais laissez la diligence.
T'as mis ta cervelle dans ton holster ?
On va attaquer la diligence,
et ton super shérif et ses hommes nous pourchasseront.
Mais nous, on sera revenus dans la ville.
Qu'on en finisse !
Pinto avait raison,
j'avais mis ma cervelle dans mon holster,
ils m'avaient eu comme un bleu.
A présent, il n'y avait que le jeune Bob
pour défendre la diligence contre la bande de Marady.
- Alors ? - Tout s'est passé au poil.
Vous avez mis le temps.
Où est mon pistolet ?
Il est où, vieux débile ?
J'ai dû le perdre.
Comment ça ?
Je te jure, il était là.
Delong s'est pas laissé faire.
Tu vas retourner là-bas et t'as intérêt à le retrouver.
Voilà la diligence, Dan !
Va chercher mon cheval et récupère ton chapeau.
Conduis-la jusqu'à l'entrée de la ville.
Assure-toi qu'elle roule toute seule jusqu'en bas.
Planque-toi jusqu'au départ du shérif et ses hommes.
On te récupérera après.
Faites-les galoper jusqu'au coucher du soleil.
Laissez plein de traces pour que le shérif les suive.
J'avais de la chance. Mon six-coups était toujours là.
Et le cheval était resté.
Je devais aller au plus vite à Deepwater.
Il y avait un silence oppressant à mon arrivée.
Et pas la frénésie habituelle du samedi.
J'allais au bureau du shérif.
En espérant que lui ou un de ses adjoints soit toujours là.
Le bureau était vide.
Le shérif avait été éloigné de la ville
comme je l'avais été de la diligence.
Je pensais pas qu'il oserait revenir.
Les habitants me regardaient et je les sentais hostiles.
Il ne me restait plus qu'à aller au bureau de la compagnie
pour dire ce que je savais.
Où tu vas, chéri ?
Il ne restait que des hommes vieux ou inactifs.
Il était évident que tous les hommes valides
étaient partis avec le shérif.
L'hostilité dans le regard des gens était frappante.
Je me demandais si j'avais bien fait de revenir ici
au lieu d'essayer de retrouver le shérif et ses hommes.
Je passais devant le casino du colonel Flynn,
le butin que Marady convoitait.
La diligence était devant le bureau de la compagnie.
Il y avait des traces de balles et de sang.
Le jeune Johnny Norris m'avait fui comme la peste.
Interrogeons le conducteur, il pourra nous en dire plus.
Lam ? Il est toujours inconscient.
Cynthia, je t'ai dit de t'occuper du courrier.
Apporte-le au bureau de poste.
Ensuite, rentre à la maison.
- Et les deux passagers ? - Je ne sais pas.
Que pourraient-ils nous dire de plus que ce qu'on sait déjà ?
Toutes les preuves le désignent.
Où est Buck Curlew ?
- A votre avis ? - Il ne reste pas un adjoint ?
Laissez tomber.
On veut savoir où vous étiez.
Et comment vous vous êtes fait ça.
Ça peut attendre, on manque de temps.
Vous, peut-être.
Écoutez, la bande qui a attaqué la diligence sera ici avant la nuit.
Comment savez-vous que la diligence a été attaquée ?
- Vous n'étiez pas dedans. - Arrêtez ça.
Je les poursuis depuis longtemps, mais ils m'ont piégé.
Très drôle.
Ne me mentez pas.
On vous a vu parler avec un homme au relais.
- Vous êtes parti avec lui. - Il a attaqué la diligence.
Ils l'ont reconnu. On vous a pas vu.
La femme et le gamin, non. Mais Lam Ellis et Bob Purdee, si.
Dommage que vous n'ayez pas pris une balle comme Bob Purdee.
- Il est mort ? - Vous le savez.
Vous croyez que... ?
Je suis pas venu pour qu'on fasse mon procès.
J'essaye de sauver l'argent de Flynn et des vies.
Vous voulez qu'on rappelle le shérif pour que la bande s'échappe ?
Je suis le premier à vouloir leur peau.
Vous portez une arme et vous savez l'utiliser.
Mais vous êtes un sale menteur et un assassin.
Quelqu'un d'autre a quelque chose à dire?
Faites ce que vous voulez.
Je vais rejoindre Bob Curlew et ses hommes.
Si vous m'aviez pas viré, tout ça serait pas arrivé.
Ferme-la. J'en ai marre de t'entendre geindre.
Delong s'en tirera pas comme ça.
Je devais faire revenir le shérif.
Mais d'abord, je devais aller voir la veuve de Purdee
pour lui dire combien j'étais désolé.
Il est là, Mme Purdee !
C'est votre faute s'il est mort !
C'est à cause de vous !
Je suis désolé...
Vous avez tué mon Bob !
Je viens juste d'apprendre la mort de Bob.
Je vais vous tuer !
Si j'avais été dans la diligence, son mari serait toujours en vie.
Mme Purdee avait de bonnes raisons de me détester.
Mais pas le reste de la ville.
Ils m'avaient déjà jugé coupable.
J'avais l'impression d'aller à la potence.
Orissa, non, tu ne peux pas aller lui parler.
Pas après tout ce qu'il a fait.
Il n'a rien fait du tout.
Tu as vu la diligence.
David contre Goliath.
Même les enfants me prenaient pour un monstre.
Mais j'étais content de ne pas avoir tiré sur Johnny
qui me prenait pour un héros.
Si j'avais été dans la diligence...
C'est ce que je croyais. On a d'abord appris la mort du garde.
J'ai cru que c'était toi.
Je t'ai cru mort.
Il y en a d'autres qui croient ça.
Bonjour. Je suis heureux de vous voir.
Je venais vous voir. Comment va Ellis ?
Toujours inconscient. Il a une vilaine blessure à la tête.
- Et les passagers ? - La femme a un extenseur perforé.
Un trou dans le bras.
Une balle a entaillé l'oreille du petit.
Il va avoir l'air d'un voyou, mais les deux vont bien.
Tant mieux. Je veux qu'Orissa et vous fassiez quelque chose.
Oui. Quoi ?
La bande qui a attaqué la diligence va venir ici.
Convainquez son père de fermer son casino et de se tenir prêt.
- Ils vont l'attaquer ? - Vous êtes sûr ?
Vous allez perdre votre temps en questions aussi ?
Biggert, hein ? Il parle beaucoup de vous depuis l'attaque.
Et c'est pas le seul.
- Parlez au père d'Orissa. - Qu'allez-vous faire ?
Prendre un cheval et retrouver le shérif.
N'essayez pas de quitter la ville.
Ils diront que tu t'enfuis.
Je m'en moque tant que je rejoins le shérif.
Accompagnez Orissa au casino et attendez mon retour.
- Oui, mais je vous aurais prévenu. - A plus tard.
- Salut, Sam. - Salut, Larry.
Je veux un cheval bien nourri pour une longue course.
Tous les gars sont partis avec le shérif.
Ils ont pris tous les chevaux, désolé.
Et ceux-là, ils sont bancals ?
J'ai dit que j'étais désolé, Larry.
J'aurais pu enlever ce fusil des grosses pattes de Lewellyn,
mais ça m'aurait obligé à tirer
sur ceux qui se fourvoyaient en voulant me garder ici.
Il n'en restait qu'un qui pouvait m'aider :
Fritz, il tenait un boui-boui
où peu de gens mettaient les pieds.
Il aurait fait n'importe quoi pour de l'argent.
Eh bien...
monsieur Delong !
Entrez !
Vous me faites un grand honneur.
Je vous offre un verre.
Pas ça, Fritz.
Donne-moi un whisky.
- Comment va la famille ? - Bien.
Ils bouffent tout ce que je gagne.
Si mes affaires marchaient aussi bien...
Au fait, la diligence a été attaquée aujourd'hui.
Ça fait longtemps que je vous avais pas vu.
Ça a changé, vous avez vu ?
Je l'ai fait venir de Kansas City.
Très cher.
Un homme aime se regarder boire.
Quoi de mieux que se regarder soi-même ?
Mais ma femme comprend pas ça.
Elle dit que j'enlève la nourriture de la bouche des enfants.
Les femmes, c'est que des emmerdements !
Tu peux m'avoir un cheval ?
Un cheval ? Je peux vous en avoir dix !
Un seul suffira.
Ça vous coûtera deux dollars pour la journée.
Mon fils Pablo est doué pour ça. Je l'appelle.
- De quelle couleur vous le voulez ? - Peu importe.
Ne dis à personne que c'est pour moi.
Vous en faites pas pour ça.
Vous auriez pu avoir un cheval à l'écurie.
J'ai essayé.
Je crois que ce cheval va coûter trois dollars.
De l'argent hier, aujourd'hui, demain...
A manger ! Ils font que ça, manger !
Ah, les femmes...
Ça fait 15 ans que je suis marié et j'ai eu qu'un seul fils !
Je suis désolé, je sais plus quoi faire.
Je suis trop énervé, je sais plus dans quelle langue je parle.
Comment on peut faire si peu d'affaires et autant de gosses ?
- Où tu vas avec ce cheval, petit ? - Ce cheval ?
C'est pour mon papa.
Tiens donc...
Dis à Fritz qu'il peut aller à pied.
Y a deux hommes qui m'ont pris le cheval !
Il y a des chevaux attachés dans la rue.
Si y en a qui sont pressés...
Vous avez un pistolet.
Tout le monde a peur du pistolet de Larry Delong.
Vous pourriez prendre n'importe quel cheval et partir.
C'est sûr...
Mais un imbécile essayera de m'en empêcher et je devrai le tuer.
Rentre à la maison.
Tub, où en est le shérif et ses hommes ?
- Vous avez une piste ? - Des traces.
Buck les suit.
A mon avis, ça peut durer longtemps.
Personne t'a demandé ton avis. Buck les retrouvera.
- Quelqu'un a vu Larry Delong ? - Il est ici.
- Où ça ? - Au bouge de Fritz.
- Vous allez le coffrer ? - Buck a dit de le trouver.
C'est pas trop tôt. Sans nous, il se serait déjà enfui.
Il a envoyé le fils de Fritz chercher un cheval.
Lewellyn fait le guet derrière.
Il m'a demandé un cheval à moi aussi.
- Il est nerveux. - Oui, et il perd les pédales.
Il a frappé Tom Biggert parce qu'il lui a posé des questions.
J'ai jamais vu ça.
Il a frappé Mme Purdee dans la rue et a failli tirer sur Johnny Norris.
Il allait le tuer de sang-froid.
T'as une grande gueule.
Ferme-la et laisse-moi m'occuper de ça.
On est deux.
C'est Larry Delong.
C'est un ami à vous, non ?
Quand on doit arrêter quelqu'un, c'est plus un ami.
J'étais soulagé de voir Tub Murphy.
C'était le chef adjoint du shérif et un type bien.
- Tub, ravi de te voir. - Moi aussi, Larry.
Buck a dit de te retrouver mais on savait pas où chercher.
- Vous êtes en état d'arrestation. - Non, on veut juste t'interroger.
OK, dès que Buck sera revenu.
Buck ne sera pas revenu avant demain.
Il poursuit les bandits.
Il poursuit des chevaux sans cavaliers menés par un seul homme.
Il s'est fait piéger comme moi.
Il doit revenir avant que la bande débarque ici.
Buck serait assez fou pour laisser cette bande s'échapper ?
La ferme, Ross !
Larry, on a reçu des ordres. Le reste dépend de Buck.
Tub, j'ai essayé de prévenir tout le monde, tu dois me croire.
L'attaque était un piège pour faire partir le shérif.
- Ils veulent dévaliser le casino. - Tu en es sûr ?
Fais revenir Buck et ses hommes, tu verras.
Buck a dit de le coffrer.
On doit le faire. Buck nous a dit de rester ici.
Ça va pas lui plaire si on retourne le voir.
Peu importe.
Tu préfères désobéir à un ordre
ou voir cette ville se faire piller sans protection ?
C'est qu'il nous foutrait la trouille.
Arrêtez votre baratin.
Tu ferais mieux de nous suivre.
Je ne voulais pas tirer sur des shérifs.
Mais personne ne me prendrait mon arme.
Dis aux hommes derrière toi de s'éloigner.
Buck devra se charger de ça aussi.
On va devoir le prévenir.
Reposez-moi !
J'ai juste un trou dans le bras.
Allez chercher le Dr Winkler et emmenez-le dans mon bureau.
Si vous m'aviez couvert, on aurait pu l'avoir.
Si j'avais fait ça, on serait morts.
Il a voulu convaincre ses adjoints de faire revenir Buck ! Quel culot !
Tu es rapide, Ross. T'aurais pu l'avoir.
Dès que mon bras ira mieux, je l'aurai.
Il t'a pas averti dans les règles, ton étoile signifie rien pour lui.
Je vous avais prévenus, c'est un assassin.
On a entendu des tirs.
Votre garde, Larry Delong, a blessé Ross.
- C'est grave ? - Plutôt.
Juste un trou dans le bras.
- Ça aurait pu être dans la tête. - Il vous a pas eu ?
J'ai pas été assez bête pour dégainer.
Ross a eu ce qu'il cherchait.
On n'a rien contre Larry.
- Il a le droit de se défendre. - Personne peut tirer sur la loi !
Pas dans cette ville.
En l'absence de Buck Curlew, c'est vous, le shérif.
Je sais.
- Qu'allez-vous faire ? - Vous allez arrêter ce tueur ?
Je vais aller manger un morceau.
Dites au toubib de venir me voir quand il aura fini avec Ross.
Vous devez engager un autre garde. Donnez-moi ma chance.
Enlevez ces chevaux !
Il faut 2 hommes pour épauler Lewellyn.
Delong pourrait s'enfuir par derrière.
- Qu'en pensez-vous ? - C'est sûr.
Delong est de mèche avec la bande.
Vous engagez n'importe qui.
Ne me mêlez pas à ça.
Quand on engage un fusil, on prend l'homme qui va avec.
Manning ignorait que j'avais décidé de ne pas prendre ces chevaux.
Il a cru que j'allais lui tirer dessus, et il s'est affolé.
Y a 3 hommes armés derrière.
Désolé, je n'arrange pas tes affaires.
Non, c'est pas votre faute.
Tu es le seul à le croire.
J'ai déjà eu un ami qui avait des ennuis.
Un homme doit aider ses amis, non ?
Je n'ai plus beaucoup d'amis.
Je suis peut-être fou avec tous ses gosses à nourrir,
mais j'aide mes amis.
Vous avez dit à Murphy que le shérif poursuivait juste des chevaux
et que la bande comptait attaquer le casino.
- Comment vous savez ? - Les hommes de Marady me l'ont dit.
Vous êtes dans de sales draps. Mais je vais vous aider à partir.
- Comment ? - Laissez-moi faire.
Je veux pas savoir où vous étiez, juste une chose...
A son retour, le shérif risque de s'en prendre à moi.
Mais je me dis que je peux prendre ce risque...
Il paraît qu'il y avait 1 000 dollars dans la diligence.
Espèce d'ordure, tu crois que j'ai quelque chose à voir avec Marady ?
Tu te prétends mon ami ?
Tu crois que j'aurais mis en péril la vie d'innocents ?
Je fais partie de la bande de Marady ?
Tu veux une part du butin de la diligence ?
Tu vas avoir ce que tu mérites !
J'ai dû me contrôler pour ne pas répondre à ce geste stupide.
- C'était malin, ça. - Quelqu'un doit agir.
Ne poussez pas à bout un homme comme Larry.
Il faut que Tub vienne avant qu'un autre bravache se fasse tuer.
Certains commençaient à apprécier la situation.
Bonjour, messieurs.
Comment va Ross ?
Je l'ai soigné et renvoyé chez lui.
Non, merci. Tub, vous devriez être ailleurs.
Vous savez bien que j'ai toujours faim.
Vous avez entendu parler de Néron ?
Il s'amusait pendant que sa ville brûlait.
Vous voulez m'effrayer ?
Regardez dehors.
Vous savez ce qui se dit ?
En l'absence de Curlew, la loi, c'est vous.
On est beaucoup à y tenir, on a mis du temps à l'établir.
- Vous ne servez à rien, ici. - Calmez-vous, toubib.
- Ils vont rentrer chez eux. - J'en doute.
Le conducteur, Ellis, a repris connaissance.
Il dit avoir reconnu le chef de la bande.
- C'est qui ? - Dan Marady.
C'est exact.
Marady...
- Il est sûr ? - A 100%.
- Il a pu se tromper. - Non, il s'est pas trompé.
Delong m'a avoué que la bande était celle de Marady.
Il les connaît tous.
Comment ça se fait ?
Pour l'instant, vous avez plus important à faire.
- Il connaît cette bande. - Ils sont de mèche depuis le début.
La pire bande de tueurs du pays.
On doit le faire sortir de là.
Oui, sinon quelqu'un d'autre se fera tuer.
Tu fais quoi, avec cette corde ?
Tu m'aimes plus ?
La situation est critique. On doit agir.
C'est moi qui commande, ici.
- Alors, faites quelque chose. - Oui !
Sortez Delong de cette gargote avant qu'il tire sur tout le monde.
On pourrait installer des hommes avec des cordes sur ce balcon,
attirer Delong dehors et l'attraper au lasso.
- Ça l'empêchera de dégainer. - Vous êtes cinglé.
Qui va s'essayer au lasso contre le pistolet de Delong ?
Il pensera que vous voulez le pendre.
Il doit y avoir un meilleur moyen.
- Tu dois sortir d'ici. - Persuade-les, eux.
Tu ne comprends pas, il parle d'utiliser des cordes.
Vous devriez envoyer des hommes surveiller le casino.
Vous croyez à cette histoire d'une attaque de Marady ?
Et pourquoi pas ?
Marady a toujours fait comme ça.
Il attaque une diligence, un ranch, de façon brutale
pour attirer le shérif hors de la ville.
Ensuite, il attaque la ville.
Il a dévalisé la moitié des banques du Wyoming ainsi.
On n'est pas au Wyoming, ici.
Réfléchissez un peu.
Marady n'enverrait pas un homme pour nous avertir.
Il veut que le shérif arrête de le suivre.
Du coup, il a envoyé Delong.
Ça peut pas être plus clair.
Croyez-moi, laissez Larry là où il est.
Lewellyn et 2 hommes sont postés à l'arrière.
Si on ouvre le feu devant et derrière, on le fera sortir.
Delong peut pas tirer des 2 côtés.
Ah non ? Vous l'avez pas vu au rodéo ?
- Vous avez une meilleure idée ? - Oui.
Comme l'a dit le docteur, on le laisse là où il est.
Un seul homme, un renégat,
qui tient tête à toute une ville !
Comment faire respecter l'ordre si on le laisse faire ?
Je me souviens de ce type avec la corde.
L'an dernier, quand ils ont lynché ce type, il avait fait le noeud.
Allez-vous intervenir ou pas ?
D'accord !
Mais pas de corde.
Mets-toi ça dans la tête. Je veux pas voir de corde.
Welsch, avec Miller, allez à l'arrière.
Dites à Lewellyn de ne tirer qu'à mon signal.
Il me faut deux hommes derrière l'abreuvoir.
Les autres, allez vous mettre à l'abri.
Pose cette corde et dégage d'ici.
Les filles, allez-vous-en.
Vous allez tirer sur mon commerce ?
Faites pas ça, s'il vous plaît. Ma femme, mes enfants...
Vos enfants sont à l'intérieur ?
Répondez-moi !
Non, vous ne comprenez pas.
Le grand miroir qui coûte cher...
J'ai même pas fini de le payer.
Ils vont tout casser, les bouteilles, tout...
Fallait pas dire que Delong faisait partie de la bande de Marady.
Allez, fiche le camp d'ici.
Non, M. le shérif...
Shérif, attendez.
Il y a une fille avec Delong.
- La caissière du casino. - Orissa ?
- Moi aussi, je l'ai vue entrer. - Quelle idiote !
Allez chercher le père d'Orissa !
On ne peut pas débusquer Larry tant qu'elle est à l'intérieur.
Appelle Tub Murphy avant qu'il soit trop tard.
Rends-toi, Larry.
Pour quoi ? Vol ? Meurtre ? Les méfaits de Marady ?
Marady ? Tu les connais vraiment ?
Bien sûr. Tu dois convaincre ton père de fermer son casino.
Il pense que c'est un piège,
que les bandits t'ont prévenu de l'attaque,
sinon ils t'auraient tué.
Ça aurait été le cas sans la vengeance d'un autre.
Tu crois que je fais ce métier parce que j'aime ça ?
Passer d'une diligence à l'autre,
être une cible pour le premier bandit venu ?
Il y a trois ans,
Marady a attaqué une diligence avec une femme et un enfant dedans.
L'enfant et sa mère ont été tués.
Le garçon s'appelait Larry, comme moi.
Sa mère était ma soeur.
Vieil imbécile !
Vous avez pas utilisé ça depuis 50 ans !
Si vous recommencez, je vous le confisque.
Vous connaissez cette fille.
Colonel Flynn !
Faites sortir votre fille de là.
Papa !
- Sors d'ici. - Papa, écoute-moi.
Larry dit vrai, on est en danger.
Sors d'ici.
Vous voudriez que je dégage le terrain pour vous enfuir.
Vous voulez qu'on attende une attaque imaginaire.
Vous vous êtes mis dans ce pétrin, à vous d'en sortir.
- Tu viens avec moi ? - Non.
S'ils viennent chercher Larry, je reste.
Ça ne servirait à rien.
Si la raison ne l'emporte pas, je serai obligé d'utiliser mon arme.
Je ne veux pas risquer ta vie.
Ça ne marchera pas.
Si j'étais vous, je me rendrais, Delong.
Si j'étais vous, j'armerais mes employés.
Vous allez avoir de la visite.
Le conseil du colonel était sensé.
Mais pour moi, c'était une invitation au suicide.
Je ne la comprends pas.
Je lui ai dit de ne pas être vue avec lui et elle va le voir.
Elle est aussi culottée que lui.
Il croit qu'on va avaler son histoire.
Mais c'est excitant, non ?
Oui.
C'est bon, le colonel et sa fille sont sortis.
On est tous prêts.
Ne faites pas ça ! Je serai ruiné ! J'aurai plus rien !
Tu vas la fermer, oui ?
On y va ?
Vous ne devriez pas rester là.
On va commencer à tirer au signal de Tub.
- Sur qui ? - Un homme de Marady.
Il est coincé dans le bar, là-bas.
Il s'était fait engager comme garde.
Mais il faisait partie de la bande qui a attaqué la diligence.
- Comment s'appelle-t-il ? - Larry Delong, et on va l'avoir.
Vous feriez mieux de vous éloigner.
Que s'est-il passé ?
- Je comprends pas. - Idiot, tu devais le tuer.
On l'a attaché et on l'a laissé pourrir au soleil.
Espèce d'imbécile !
Ta vengeance va tout faire rater.
- Je vais m'occuper de lui. - Non.
Écoute, on va quand même aller au casino.
S'ils sont occupés par Delong, il nous reste une chance.
C'est le travail de Buck de s'occuper de ça.
Buck n'est pas là, Tub.
Qu'est-ce qui se passe ?
Ils doivent avoir des ennuis, il faut aller les aider.
Je vais pas dans une ville où on m'attend pour me tirer dessus.
Toi et moi, on va voir. Les autres, attendez ici.
Tu as suffisamment d'hommes pour arrêter cette foule.
On en a déjà parlé.
Tu parles toujours de loi et d'ordre.
Oublie mon amour pour Larry, pense à ce qui se passe.
Si Larry est coupable, il sera jugé.
Mais ne laisse pas ces lyncheurs détruire ce en quoi nous croyons.
Tu peux arrêter tout ça.
J'en ai bien l'intention.
Eddie, vous me remplacez ?
Que vas-tu faire ?
Bonjour, messieurs.
Je vais reprendre ma place, Eddie.
Veuillez excuser cette interruption.
- Petite affaire de famille. - On connaît.
Ils devraient déjà être là.
Reste ici.
Donne-moi un bout de cette tarte et du café.
Vous avez les nerfs solides.
Manger avec tout ce qui se passe...
J'ai pas pris mon dessert.
Vous avez quand même du cran.
J'ai aussi bon appétit.
- Qu'en pensez-vous ? - Je ne sais pas.
Il est touché ?
Ces types-là ont neuf vies.
Je ne sais pas.
Où sont les autres ?
On a entendu des coups de feu.
Les autres attendent, on est venus voir.
Ils ont coincé Delong, ils le croient avec nous.
- Delong s'en est tiré ? - Je peux toujours le descendre.
Laisse tomber. Ça va peut-être nous arranger.
Va chercher les autres en vitesse.
Toi, viens avec moi.
Les murs épais me protégeaient, mais j'étais réticent à riposter.
Cette bougie faisait de moi une cible facile.
Leur courage vint à manquer
quand ils ont cru que je ripostais.
- C'était Delong ? - Pas sûr.
- Des blessés ? - Je ne sais pas.
Il a bien tiré sur quelque chose.
- Tout va bien, Henry ? - Oui, M. Wallace.
Lewellyn !
- Tout va bien ? - Oui. Que s'est-il passé ?
- Où est Tub ? - Au café, en train de manger.
Allons le chercher.
- Je vois pas Pinto. - Je lui avais dit d'attendre.
- Je vais le chercher. - Non, laisse tomber.
Ils peuvent bien pendre cet idiot revanchard avec Delong.
Faisons-nous passer pour des clients.
Vous arrêtez jamais de manger ?
Encore un meurtre et vous vous remplissez la panse.
Vous êtes le représentant de la loi le plus froussard
que j'aie jamais vu...
Ne poussez pas trop le bouchon.
Delong a tiré sur quelqu'un.
- Sur qui ? - On l'ignore.
Si j'étais Delong, je sortirais pour me rendre.
Oui, et pour te faire pendre.
Quelle bonne idée.
Oui, je trouve aussi.
Tu m'entends ?
Larry, écoute-moi.
C'est absurde, ça te mènera nulle part.
Garde ton arme, sors avec.
Je n'ai rien contre toi.
J'ignore si t'as quelque chose à voir avec Marady,
mais beaucoup de gens pensent savoir.
Je ne pourrai pas les retenir longtemps.
Larry, Buck m'a dit de te coffrer.
Jusqu'à son retour.
Ce sont mes ordres, c'est ce que je dois faire.
La prison est le meilleur endroit pour toi.
Tu y seras en sécurité, c'est promis.
Je te propose un marché.
Tu sors, si quelqu'un tente quelque chose,
on l'affrontera ensemble.
Je resterai avec toi jusqu'au retour de Buck.
Quelle mauviette...
On devrait lui enlever son étoile.
Oui, ce shérif est d'une bravoure...
Ça me rend malade.
- Tout ça me rend malade. - Il faut agir.
C'est vous la loi, ou quoi ?
Ne sois pas stupide, Larry.
Je fais ce que je peux, mais je pourrai pas les contenir longtemps.
Tub voulait bien faire, mais ayant perdu espoir que le shérif revienne,
je devais rester libre pour coincer Marady, même seul.
T'éloigne pas trop, mon beau.
C'est honteux, on devrait leur interdire de sortir.
Qu'attendent-ils pour le pendre ?
Qu'on en finisse une fois pour toutes.
Pourquoi vous proposez un marché à ce meurtrier ?
Ça pouvait fonctionner, on l'aurait coincé dès sa sortie.
Si je fais un marché, je m'y tiens.
Mais ça n'a pas fonctionné.
- Vous l'avez vu ? - Non, et j'ai rien entendu.
Il est peut-être parti.
- Par où ? Par la cheminée ? - Il s'est peut-être suicidé.
Il est mort, sinon il vous aurait tiré dessus.
Quelqu'un doit aller voir s'il est mort ou vivant.
- Faites donc. - C'est votre travail.
Monsieur Walters,
quand j'ai prêté serment, on m'a pas parlé de ça.
Tant que Larry reste là-dedans, ça me va.
Ce shérif est une vraie poule mouillée.
J'ai jamais vu ça de toute ma vie.
Il faudrait un homme capable de régler ça.
C'est quoi, ces conneries ? La ville est tombée sur la tête ?
Vous en faites tout un plat !
Delong n'est qu'un garde armé.
Tout comme moi, avant lui.
Il sait tirer mais c'est pas Wild Bill Hickok
ou Wesley Hardin.
S'il est mort, c'est qu'un cadavre.
Vous ridiculisez la ville.
T'as une grande gueule.
Un jour, quelqu'un y collera son poing.
Cet homme a raison.
Oui, si on veut Delong, il faut aller le chercher.
- Vous avez un moyen ? - Comme pour un cheval.
On passe une jambe au-dessus de la selle, et voilà !
Larry Delong n'est qu'un homme. Pourquoi vous restez plantés là ?
S'il est vivant, on le fait sortir. S'il est mort, on le traîne dehors.
Le bruit des pas attira mon attention.
Non seulement, je vis Ben,
mais aussi Pinto. Ça ne voulait dire qu'une chose :
Marady était déjà en ville.
Je devais sortir, et vite.
Si quelqu'un d'autre essaye, il l'abattra aussi.
Il l'a pas abattu, il l'a juste désarmé.
Quand allez-vous arrêter de défendre Delong ?
Combien d'hommes doit-il tuer avant que vous agissiez ?
Voici le seul homme qui ait de la jugeote.
C'est ça qu'il faut faire.
Accroche-la là.
Il faut faire ça dans les règles.
Pas de corde, je t'ai dit !
Jack, préviens Lewellyn, on va attaquer des 2 côtés.
D'accord.
- Enfermez-vous dans le bureau. - Tom, écoutez-moi.
- Lâchez-moi ! - Il y a des femmes et des enfants.
Vous voulez qu'ils se souviennent de ça ?
Lâchez-moi, idiot !
Que fais-tu là ? Rentre à la maison !
Tu m'entends ? Rentre à la maison tout de suite !
Vite, on doit s'organiser.
Ils avaient décidé de me brûler si nécessaire.
J'avais à faire ailleurs.
Attendez !
Si vous tenez tant à ce qu'un type meure, mieux vaut que ce soit moi.
Je suis le seul payé pour ça.
Larry, écoute-moi.
Je vais entrer.
Sans arme à la main.
Mais je viens te chercher si t'es encore debout.
Pas de précipitation.
Réfléchis bien.
Réfléchis bien à ce que tu vas faire quand je franchirai cette porte.
Rien ne pouvait m'arrêter, j'allais retrouver Marady au casino.
Il n'est plus là !
Je croyais que c'était surveillé derrière.
C'est le cas, j'ai 4 hommes derrière.
Il a dû trouver un moyen de s'échapper.
- Où est-il ? - On l'ignore.
La bande de Marady était à l'intérieur.
Je devais tout faire pour empêcher leur fuite.
Tub, je ne comprends pas...
- Le casino... - Par ici !
Utilisez votre cervelle pour une fois.
Quatre.
Cinq.
Marady pensait m'avoir avant que je recharge.
Mais il n'avait pas pensé que son porte-bonheur avait changé de main.
- Y a du boulot pour moi ? - Je crois pas.
Merci, Johnny.
Je vous devais bien ça.
Votre cuisinier aurait de quoi sustenter un invité ?
Ce sera un honneur, monsieur.
Colonel, dites au cuisinier qu'il y aura 2 invités.
Mon ami le shérif et moi avons des repas en retard.
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