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JEU, DIEUX ET LSD
Ha ! Ha ! C'est bizarre de voir surgir tous mes amis...
juste au moment où tu fais ce film.
Que tu m'appelles...
à ce moment décisif de ma vie.
Mon rituel de la pipe...
Quand je fume la pipe,
je l'imagine souvent...
bourrée de feuilles de coca...
ou d'opium...
ou ce cigare contenant de l'opium,
alors, je pourrais...
...avoir un trip.
Je me sens toujours très attiré par les drogues.
Pourquoi tu dis ça maintenant ?
Je ne sais pas.
Parce que c'est mon point faible.
Peter, j'ai peur d'avoir péché.
Je pense aux comprimés de sulfate de morphine.
Enfin, à la morphine.
C'est du pur gaspillage.
Car je prends de la méthadone.
La méthadone occupe...
les récepteurs de morphine, tu n'es pas high.
C'est du pur gaspillage.
Que veux-tu que je fasse ?
Jeter les drogues ? Je n'en ai pas la force.
Tu en as déjà jeté ?
Moi pas. Mais ma mère si. Des tonnes...
Des grammes et des grammes d'héroïne...
Je veux vraiment décrocher.
Et... travailler.
Trouver du réconfort dans le travail,
m'acheter un Mac,
sortir des disques, trouver une copine.
Viens, on va au bord du lac.
Au bord de la rivière.
Tu sais, tous ces copains m'ont vu...
dans un sale état.
Ces gens, ce soir...
Quand ils verront...
que je maîtrise ma vie,
ou, du moins, que je suis sur la bonne voie...
Comme Carl l'a dit :
"Au moins, tu vas à un baptême..."
Pardon, mec !
Nos futurs dirigeants.
Pour moi, ça va plutôt pas mal ces temps-ci.
A-t-on baptisé tous ceux qui étaient là ce soir ?
Oui, ils ont reçu le baptême au nom du Saint-Esprit.
Moi, je l'ai déjà reçu.
Le baptême a été un soutien pourtoi ?
Pour moi, c'était un acte de foi.
Je peux prier pendant une semaine entière.
Tu sais, la bénédiction viendra, même si ce n'est pas tout de suite.
Moi aussi, j'aurais pu être frappé pas l'Esprit.
Parfois, les gens se roulent parterre.
Qu'est-ce qui leur arrive ?
Terrasés dans l'Esprit. Quand le Saint-Esprit les met K.-O.
- On retourne ? - Oui.
J'ai acheté un gramme...
en me disant que j'allais en sniffer un peu.
Et puis, cela ne fait pas d'effet...
Et tu finis quand même parte shooter,
parce que tu cherches cet effet.
La fin d'un bon cigare.
Une boucle est bouclée.
Il y a 35 ans,
quand j'étais tout gosse,
j'ai fugué.
Au bord de cette même rivière où je viens d'accompagner mon ami.
Je me souviens
que je me tenais devant ce pont...
en me disant que tout avait l'air si parfait.
Cette eau aurait pu venir de n'importe où,
peut-être même du ciel.
Mon père m'amenait souvent à l'aéroport.
J'essayais d'imaginer ces salles somptueuses
tout en haut du Constellation Hotel.
Et qui je serai...
le jour où j'entrerai dans cet univers.
35 ans plus tard, je suis enfin ici.
À la recherche de cet émerveillement...
que j'ai ressenti quand j'étais gamin.
Et voilà ce que je vois...
...depuis cet espace futuriste
qui habitait les phantasmes de mon passé.
Voyons qui est venu d'Outre-Atlantique.
Angleterre, Irlande, Écosse, Pays de Galles...
Ravi de vous voir ici. Soyez les bienvenus.
Y a-t-il des personnes de Hollande ?
De Suisse ?
Nous te remercions, Jésus.
Dieu soit loué.
Passons à l'Extrême-Orient. Le Japon...
Ils sont répartis dans toute la salle.
Regardez-les !
Ils sont plus d'une centaine.
J'ai entendu Singapour. Les Philippines ?
Taïwan...
Hong Kong.
Magnifique, Dieu soit loué.
Veux-tu veux-tu
veux-tu regarder Jésus dans les yeux
Veux-tu veux-tu...
Cette dame du Costa Rica a eu une vision superbe.
La partageriez-vous avec nous en 20 secondes ?
Pendant le culte,
j'ai vu Jésus sur sa monture blanche.
Juste ici.
Il levait son bras et son glaive était une flamme flamboyante.
Et plus loin, des paysans avec des faucilles.
Et tous ensemble, ils traversaient le champ de blé
pour se diriger vers Jésus.
Nous voulons tout apprendre de Dieu.
Il est difficile d'isoler un moment précis
de l'ensemble du tableau.
Cela ne date pas de la semaine dernière.
C'est depuis l'enfance que nous cherchons Dieu,
sa voie, son visage,
que nous cherchons à le comprendre. Et ceci...
dans les situations les plus diverses de la vie.
À l'église, au travail.
Cela englobe toute ta vie.
Cela ne cesse jamais.
Mais je me souviens qu'à un moment donné,
je me suis dit que si Dieu existait,
si la vie,
si le tout avait un sens profond...
... cela devait se révéler à l'individu d'une manière ou d'une autre.
À ceux qui le cherchent, Dieu se manifestera bientôt...
sous une forme plus intense.
Celui qui cherche trouvera la réponse.
Celui qui garde son cur ouvert...
trouvera la vérité.
Toute gloire
Toute puissance
Toute vénération sont à Toi
Regardez le Fils de l'homme arrive
Regardez le Roi arrive
Le Seigneur s'élèvera au-dessus de nous
Sa gloire grandira à jamais...
Sa gloire grandira à jamais...
Tout ceci est à Toi, Jésus-Christ.
Rentrez chez vous et dites à vos voisins que tout ira bien.
Sud-ouest des États-Unis
À 800 milles de Las Vegas,
après 7 jours de route.
Je suis l'eau partout.
Et au fil du voyage, je me rends compte
que ce film trouve sa forme tout seul.
Je vois le vent apporter du sable.
Je vois une pensée.
Mais comment montrer ce que je ne vois pas ?
...et puis, j'ai dit...
que, merde, j'avais tout de même le droit...
d'avoir une arme dans ma voiture.
Tu as un port d'arme ?
Non, putain, je n'en ai pas. Et toi ?
Peux-tu voir si les habitants...
peuvent revenir dans la région...
de la County Road 10 ou 11 ?
Oh, mon Dieu...
Oh, mon Dieu !
Des policiers de trois États et réserves...
cherchent trois hommes blancs,
la vingtaine, en tenue de camouflage.
Ils sont probablement armés jusqu'aux dents et dangereux.
Tu es là ?
Tu es là ?
Je ne t'entends pas.
Deux shérifs de Montezuma County ont été blessés par balle,
alors qu'ils poursuivaient les suspects.
Ils cherchaient peut-être à dissimuler un truc plus grave.
À la sortie des journaux, nous en saurons davantage.
Environ 14, 15 hommes sont prêts à intervenir.
- Quoi ? - C'est le vôtre ?
- Oui, c'est le mien. - Tu m'accompagnes ou...
Pour la question de l'hélicoptère et de l'équipement,
nous verrons avec l'armée.
Notre requête sera transmise à Washington.
Merci, Nanette.
Nous suivons l'affaire et vous tiendrons au courant.
Les gens vont se tuer mutuellement dans des accidents de voiture.
Les armes n'ont rien à voir sur la route.
Il faut avoir le droit de protéger sa famille et son foyer.
Mais si on trimballe les armes sur la route...
Tu connais les gens...
Si une bombe atomique explose dans l'univers,
les satellites de surveillance détermineront les rayons X et gamma
et les neutrons libérés en grande quantité.
Attention ! Crotales !
C'est une cellule de sécurité.
L'homme qui décroche ce téléphone y est enfermé.
C'est une porte à verrouillage électronique.
Il contacte la centrale de commandement,
regarde dans cette caméra et donne le code.
Vous voyez ici une véritable fusée Titan.
Elle a été utilisée dans la base de Shepard
à des fins d'entraînement.
Elle a été construite en l'espace de 18 mois.
Les 18 silos à fusées autour de Tucson
ont été achevés en 24 mois.
Les 54 autres, répartis surtout le pays, en 30 mois.
Pour chaque silo, le contribuable paie 8,2 mio de $
plus 2,2 mio pour la fusée. Donc un prix total de 10,5 mio.
La fusée a un diamètre de 3 m et une hauteur de 35 m.
Tout en bas, vous voyez un grand anneau argenté.
C'est là-dessus que repose la fusée, fixée à l'aide de 4 boulons explosifs.
L'anneau argenté est suspendu aux parois du silo
au moyen de quatre ressorts géants.
Dans l'intérêt de la défense nationale,
le Département de l'Energie est responsable
du programme d'armes nucléaires.
Le laboratoire de Los Alamos
effectue des tests souterrains au Nevada.
Ce matin, des tests sont effectués.
À l'épicentre, une onde de pression
balaie la surface en soulevant un peu de poussière.
Les couches profondes de la terre fondent
et s'évaporent sous l'effet de l'explosion.
Elles se dilatent et forment un cratère
en l'espace d'une fraction de seconde.
Le compte à rebours de la mise à feu débute.
Cinq, quatre...
trois... deux... un...
L'esprit demande une forme plus intense de jeux de l'imagination.
Il y a une interaction indéniable.
Et dans ces phantasmes, nous pouvons nous perdre.
Sam, peux-tu lancer la musique
et les effets spéciaux ?
Ce que nous allons entendre, c'est la machine à brouillard.
Sam, il nous en faut davantage. Merci.
Démarre les effets spéciaux,
baisse l'éclairage...
et monte les effets de lumière.
Les gens réagissent immédiatement aux effets visuels,
associés à la présentation des mannequins.
Nous leurfaisons faire un voyage sans induction chimique
dans l'univers de leurs phantasmes.
Cela se passe de manière très douce.
Nous les sortons de leur quotidien mental...
et envoyons leur psyché...
dans une autre dimension.
Dans les années 50,
les tables de jeux et les machines à sous
étaient contrôlées uniquement à l'aide de passerelles
qu'on appelait "les yeux du ciel".
À l'époque, la vidéo n'existait pas encore.
Chaque casino disposait de telles passerelles...
qui étaient occupées 24 heures sur 24.
Il se rend dans la zone des machines à sous.
Que voyez-vous ?
Il regarde autour de lui, cherche des pièces,
peut-être ne fait-il que passer, je ne sais pas.
Il est peut-être inoffensif; juste en train de chercher sa femme.
On ne sait tout simplement pas.
Il faut suspectertout le monde.
Quand vous regardez une personne objectivement,
c'est-à-dire en supprimant l'aspect subjectif,
pour la regarder de manière rationnelle,
c'est une machine qui cherche le plaisir.
Égocentrique et autosuffisante.
Tous les matins, nous nous levons à la recherche du plaisir.
Je ne parle pas que de sexe,
il y a tous ces autres petits riens qui nous procurent du plaisir.
Là, par exemple, j'ai envie d'une cigarette,
tout en sachant que cela nuit à ma santé.
Sam est là ?
Est-ce que quelqu'un a une cigarette
et un cendrier pour moi ?
Dis à Sam de te donner une cigarette.
À propos de plaisir,
combien de choses y a-t-il qui peuvent nous procurer du plaisir
sans faire du mal au corps ou à l'esprit ?
Amener la sexualité humaine dans le XXle siècle
Tous ces dispositifs que nous utilisons.
Nous sommes à Las Vegas -
la ville du péché -
et je me demande comment j'ai fait pour atterrir ici.
Je n'avais pas prévu de venir à Las Vegas.
Cela s'est fait.
Je n'avais pas prévu d'aménager ce studio, cela s'est fait.
Ce que j'avais prévu...
c'était d'aller dans le désert du Nevada...
poury travaillertranquillement.
Pas trop serré.
Maintenant, tu es prête.
Tu es sûre que tu as les jambes, je veux dire, les mains ?
Tu viens de passer un bon moment là-dedans.
- Je vais bien. - Je sais, nous allons le tester.
Je commence par enlever la goupille.
Je te tiens, te penche lentement en arrière.
- Tu as des crampes musculaires ? - Non.
Continue, continue, continue...
Là, tu touches le métal, pousse-toi un peu.
La première question est toujours la même :
C'est quoi, l'électrostimulation ?
D'abord, je corrige en disant
qu'il s'agit d'électrostimulation érotique,
de l'intensification des réactions sexuelles.
Avant moi, personne n'a jamais fait cela.
Depuis 13 ans, j'enregistre,
sur une base neurologique,
les réactions sexuelles des clients.
J'observe les variations dans les vibrations et les fréquences...
pour renforcer la réaction sexuelle.
Pourfaire une électrostimulation sexuelle,
il faut une source génératrice et un appareil de transmission.
C'est-à-dire un générateur d'impulsion :
la PES Power Box qui génère la pulsation
et les électrodes génitales.
Ces deux appareils sont issus d'un immense travail de recherche.
Mais fondamentalement, on a besoin de ces deux pièces de puzzle.
En les assemblant,
on induit une électrostimulation érotique.
On peut générer une multitude d'énergies...
et les libérer de différentes manières.
Lors d'un puissant engagement sexuel,
une personne libère des énergies,
c'est-à-dire, elle a un orgasme.
De tels sommets nous portent à travers la vie.
Avez-vous une passion ?
La cuisine.
Elle me fait m'épanouir pleinement.
Je ne vois pas passer le temps.
La cuisine.
Et parler avec mes parents.
C'est vital pour moi.
Quels sont tes plats préférés ?
Toutes sortes de pâtes.
Les pâtes, les lasagnes.
Tu as une spécialité ?
Mon gratin de nouilles à la saucisse italienne, au poulet
avec toutes sortes de légumes...
et une sauce maison.
C'est plutôt délicieux.
Nous allons procéder à quelques ajustements.
J'avoue que parfois, je me demande...
si tout ceci n'est pas un peu trop poussé.
C'est ça, la créativité et la recherche.
Tu dépasses sans cesse de nouvelles limites.
Dans un sens, je suis mon propre dieu.
Faut-il qu'ils l'aient un non ?
Faut-il qu'ils aient la bombe atomique ou non ?
Hélas, ce n'était pas à moi de décider,
sinon, j'aurais dit : "Non, à la place de la bombe atomique,
donnez-leur la chaise auto-érotique."
Je pense que le monde serait meilleur.
Ainsi, à l'aide d'une pompe,
ces deux pièces pneumatiques peuvent être introduites
dans le sujet assis sur la chaise.
Vous verrez que le piston vaginal...
pénètre lentement dans la zone souhaitée.
Le piston anal se trouve...
à la même hauteur que le piston vaginal,
pour qu'ils puissent converger...
simultanément dans le sujet.
Cette chaise est conçue
pour absorber l'orgasme humain.
Il s'agit là de cybernétique :
Des machines reliées harmonieusement à l'organisme humain.
Avez-vous dû faire la guerre ?
Oui.
Savez-vous ce que c'est, le silence ?
Oui.
Savez-vous ce que c'est, l'amour ?
Oui.
De quoi avez-vous peur ?
De moi-même.
Cela a un sens, non ?
Un vieux proverbe grec dit :
"Connais-toi toi-même."
...et :
"L'esprit est l'ultime limite véritable."
Je ne me soucie pas de l'univers.
On dit souvent que c'est là, l'ultime limite.
Je pense que l'esprit humain...
est l'ultime limite.
Plus je me connais moi-même et mon esprit,
plus j'en ai peur.
Et c'est bien comme ça.
Nous disposons d'un pouvoir immense.
Quand tu regardes un film, tu y participes.
Quand tu rêves, tu agis...
et en même temps, tu t'observes.
Cela ressemble beaucoup à ce sentiment.
Rien n'est aussi cathartique que de vivre quelque chose...
et d'avoir ensuite la possibilité
de le reconnaître en dehors de moi-même.
Enfant, j'associais s'endormir et se réveiller
souvent à une sensation de chute.
Je prie tous les soirs et je me demande...
si, en mourant maintenant,
je regretterais quelque chose.
Et la plupart du temps, je sais que je pourrais mourir maintenant.
Je rêve souvent d'être dans des avions,
mais ce n'est pas ce que tu penses.
Ici, tu peux te faire...
une vague idée...
de ce que les gens désirent vraiment.
Mais je ne suis jamais content.
Mais cela n'a jamais donné ce que je pensais.
Au fond, c'est toujours la même chose.
Le plus important, c'est l'attente.
C'est quelque chose comme une désespérance absolue.
Cela ressurgit dans mes rêves.
Dans mes rêves, le silence total règne souvent.
Les bruits n'interviennent que...
quand quelque chose arrive vers moi.
Comme la fois où...
Mon premier souvenir.
Un anniversaire, j'avais trois ans.
Le petit voisin était assis à la table...
et une fillette habitant la même rue...
et ma mère m'a coiffée d'un chapeau
en disant : "C'est ton anniversaire."
J'aimerais être là
où l'amour est plus fort que la haine.
Je ne veux pas vivre dans la dualité.
Je ne veux que de l'amour, et ici, ce n'est pas possible.
Je n'ai plus besoin d'être ici.
J'ai pardonnée à moi-même,
à ma famille, aux gens d'autrefois.
Je sais ce que cela veut dire, pardonner.
Et mon âme souhaite s'en aller...
pour être avec Dieu.
Il ne faut pas qu'il vive dans mon monde conflictuel.
Je ne vois pas...
pourquoi il faudrait surmonter son égo
ou atteindre l'illumination.
Je pense que l'illumination devrait arriver quand on meurt.
Nous sommes tous à cette recherche,
mais c'est en acte de funambule.
Si tu tombes,
tu tombes très bas.
Mentalement et physiquement.
J'ai fait des trucs complètement dingues.
J'ai senti les plaies de Jésus...
des plaies ouvertes,
mais pas douloureuses,
comme de l'air sur la paume de mes mains.
Elles se sont ouvertes, et j'étais couchée là
en sachant ce que c'était.
Je savais que je sentais les plaies de Jésus.
Cela s'est passé comme ça, un soir, devant la télé.
Même pas en méditant.
Je ne savais pas comment gérer ça.
Jésus est venu dans mon loft en Atlanta,
et assis sur son trône, il m'a dit
de garder les yeux ouverts pendant longtemps.
Je ne sais pas le temps que ça a duré.
Il a de longs cheveux, une barbe, mais il porte des lunettes de soleil.
C'est vraiment marrant.
Et quand je lui pose une question,
il me répond par un mouvement de tête :
Oui ou non.
Quel est le son de la voix de Dieu ?
Tel qu'on l'imagine.
Très doux...
comme ces voix dans les documentaires
des émissions culturelles. Une voix nature...
C'est ce genre de voix.
Je ne regrette rien.
Quand tu es illuminée, il ne faut rien regretter.
Cela ne fait pas partie du programme.
D'une part, tu te dis que l'illumination
est une bonne chose, et tu ne regrettes rien.
Mais d'autre part, tu voudrais
que rien ne soit arrivé.
Je souhaiterais ne pas être tombée de la corde.
L'illumation est comme une corde raide,
une mince ligne entre...
...le ciel et la terre.
J'ai passé beaucoup de temps au ciel,
mais je vis surterre.
Et je fais des choses que font les gens au ciel.
J'aimerais bien rester au ciel pour vivre tout ça
et pour savoir ce que je sais.
Être là.
Ma vie est dure, parce que personne ne me croit.
Ils disent tous : "Bien sûr, Dieu t'apparaît.
Ou... "Tu es tout simplement folle."
Personne ne croit à mon voyage.
Tu sais, le Dalaï-Lama, ils le croient,
mais moi, je ne suis pas le Dalaï-Lama,
donc, on ne me prend pas au sérieux.
Y a-t-il quelque chose dont tu as peur ?
J'ai peur que les psychiatres aient raison,
que je sois folle,
que tout cela ne relève que de mon imagination.
As-tu déjà eu l'impression de pouvoir voler ?
Non.
Avec mon corps de rêve, oui, mais jamais avec ce corps-ci.
T'est-il déjà arrivé de mourir en rêve ?
Oui, plus d'une fois.
Tombée de falaises en voiture,
tombée d'une fenêtre, tombée et tombée encore.
Je ne vis jamais la fin,
mais je sais que c'est la mort.
Oh, la voilà.
Et dans le rêve, c'est tout facile,
dans la vie par contre, c'est difficile.
Dieu, donne-nous la sécurité.
Nous te remercions pourtout. Amen.
Hé, les amis !
Pas le moindre vent, incroyable.
Salut, au revoir, Alladin !
Profite bien de ta prochaine vie.
Hé, salut, maman.
Stacey, prépare le détonateur et préviens-moi
quand tu es dans la zone rouge.
Je suis prête.
C'est splendide !
Pas de déblais volants se dirigeant vers nous.
Formidable !
Attends de voir la vidéo.
C'est absolument impressionnant.
Nous avions une vue incroyable.
La poussière n'avançait pas dans notre direction.
Évidemment, nous portions nos capes...
J'ai quelques amis avec moi...
Ils y vont tous ?
Le deux, et valet atout ?
- Double mise. - Double mise.
Il ne laisse personne regarder ses cartes.
José est tout à son rôle.
Pour nous, notre vie consiste...
en la substance de notre présence personnelle.
Et quand cela arrive, la mort,
ce n'est plus aussi personnel.
Je dis toujours : "Mon Dieu !"
Quand quelque chose arrive, on dit toujours ça.
Cette photo a été prise quand ?
Six mois environ avant sa mort.
- Six mois. - À peu près...
Ann portait ce foulard pendant la chimio.
À l'époque, elle achetait beaucoup de foulards.
J'ai décidé...
d'envelopper ses os dans ces foulards.
C'était son foulard. Quand elle a perdu...
ses cheveux pendant la chimio.
C'est tout.
C'est ce qui me reste de ma femme.
C'est ce qui restera de nous tous.
Ann et moi...
on a découvert ensemble quelque chose...
que l'on n'aurait pas découvert...
l'un sans l'autre.
C'était une sorte de...
confiance...
un sentiment d'être libéré de cette peur,
cette peur de ne pas être compris.
Il s'agit d'une compréhension qui dépasse nos conditions de vie.
C'est quelque chose...
de plus profond.
De plus fondamental.
Il y a tant de bonté là-dedans.
Tant de bonté.
C'est presque comme...
Je ne sais pas comment le décrire, mais...
Une goutte qui se forme tout doucement.
Et la goutte grandit tout doucement,
elle grandit et grandit encore...
et soudain, c'est une grosse goutte.
C'était cela, Ann.
Les Glacis, Suisse
Plus loin me portent mes voyages,
plus je reconnais des similitudes.
Les mêmes désirs, les mêmes gestes,
les mêmes questions.
Comme ce qui me pousse à voyager pourfaire des films,
à donner un sens aux choses.
Parfois, mes voyages sont des retours.
La Suisse.
Le monde parfait de mes parents.
L'image du garde-frontières, homme solitaire dans la montagne,
ne correspond pas vraiment à la réalité
que vous connaissez sûrement.
Cet incident nous a fait réfléchir.
La nuit, des clandestins ont traversé la frontière de l'Alpberg,
et tôt le matin, on les a attrapés sur la route.
L'homme portait l'enfant dans ses bras,
et on ne savait pas encore que l'enfant était mort. On s'est bien rendu compte
qu'il n'allait pas bien.
Le médecin de Splügen n'a pu que constater son décès.
Cet enfant est littéralement mort dans les bras de son père.
Il l'avait porté pendant toute la nuit.
Les conditions météorologiques étaient très mauvaises. Je m'en souviens.
L'air était pareil qu'aujourd'hui, mais il y avait de la neige.
C'était dur.
Depuis que je travaille ici,
c'est cette histoire qui m'a le plus marqué.
Nous, les humains,
pensons souvent être quelque chose de particulier.
Et, bien sûr...
nous croyons être uniques.
Nous tenons beaucoup à cette individualité.
Ce n'est pas forcément vrai.
Tous les organismes vivants pourraient, et ceci est important,
avoir un lien génétique horizontal entre eux.
C'est le fait des mitochondries,
de minuscules composantes de nos cellules.
Les mitochondries ressemblent aux bactéries.
Et ce qui est nouveau : on a découvert
qu'elles échangent du matériel génétique entre elles.
Il est possible que les mitochondries et les bactéries
échangent du matériel génétique également entre elles.
Cela pourrait signifier qu'une bactérie se déplace de toi à moi...
et puis à d'autres personnes,
échangeant ainsi du matériel génétique entre ces personnes.
Autrement dit, tous les organismes vivants
ne formeraient qu'un seul et unique organisme.
Cela aurait évidemment
des conséquences énormes,
car beaucoup de gens se sentent seuls dans l'univers,
mais peut-être ne le sont-ils pas,
parce qu'ils appartiennent au même organisme.
Pendant longtemps, je me sentais...
très seul.
Sauf quand il y avait des animaux autour de moi,
surtout des chevaux.
Dans ces moments-là, je ne me sentais...
plus seul.
Je n'avais plus besoin de m'interroger.
Je me sentais détendu et accepté
et conscient de faire partie de la nature.
Bien plus que nous ne le pensons et admettons.
Mes recherches portent sur les mitochondries
et sur les causes et effets du vieillissement.
C'est évident, et la vie nous le montre,
que nous sommes appelés à mourir.
Nous mourons à cause des mitochondries.
La nature a doté les mitochondries
d'un organisme qui fait que, de nos jours,
nous mourons à 80, 90 ou 100 ans.
L'idéal serait de vivre
sans les affections liées à l'âge.
De vivre un certain temps sans maladies.
Pour céder ensuite la place à une nouvelle génération
qui fera mieux.
Pour moi, la mort n'est pas une menace majeure,
puisque, en tant que scientifique,
je sais que nous sommes constitués de molécules
qui, auparavant, étaient ailleurs et qui, après, iront ailleurs.
Dans ce sens, nous ne mourons pas vraiment.
Nous adoptons simplement une nouvelle forme,
il ne faut donc pas avoir peur de la mort.
C'est ce que je pense maintenant, mais...
je crains qu'en vieillissant, ça ne change.
Pourquoi tu souris ?
Je dis toujours que je ne mourrai pas.
Physiquement, je mourrai bel et bien,
mais j'espère que dans le souvenir de mes enfants,
je ne mourrai pas et je pense que ma contribution à la science
perdurera encore quelque temps.
Tôt ou tard, elle sera oubliée.
Mais dans ce sens, je vivrai plus longtemps
que les 80 ou 90 ans qui nous sont destinés.
Tu sais où tu es chez toi ?
J'aimerais bien vivre dans un ranch, en pleine nature,
en paix avec moi-même et mes proches.
J'ai vécu à de nombreux endroits.
Un temps, j'avais un chez-moi que j'ai perdu ensuite.
Mais j'essaie d'en trouver un nouveau.
T'est-il déjà arrivé d'être content ?
Cela veut dire quoi ?
La paix...
Être content...
Là, je ne peux m'empêcher de penser à Goethe :
"Si jamais j'étais content, je dirais que c'est la fin."
Non, bien sûr, je n'ai jamais été entièrement content.
Évidemment, on vit beaucoup dans ses rêves...
en regrettant plein de choses.
Tout est en béton, immobile. Le lit est vissé au sol.
On t'enlève tout, la ceinture, les lacets,
pourt'empêcher de te suicider.
On ne peut pas téléphoner. On est complètement isolé.
J'étais souvent assis dans ma cellule à écouter.
On n'entendait que les pas dans le couloir et le bruit des clés.
J'espérais toujours que quelqu'un vienne me voir.
Qu'on viendrait me chercher pour un interrogatoire, qu'on me relâcherait.
Qu'il se passerait quelque chose tout simplement.
Quand les bruits approchaient,
je retenais mon souffle pour mieux entendre.
Quand j'ai été relâché, j'ai continué à retenir mon souffle.
Je ne respirais plus automatiquement.
Il fallait vraiment penser à respirer.
Après ma sortie de prison, j'avais l'impression
de souffrir d'un traumatisme de détention.
Pendant combien de temps étais-tu mis au secret ?
Environ huit mois en cellule isolée et deux mois en cellule collective.
On était six à travailler et vivre...
faire tout dans la même pièce.
Cette impuissance d'être enfermé,
d'avoir besoin d'aide, mais de ne pouvoir rien faire,
cela m'a profondément déprimé.
Que veux-tu dire par traumatisme de détention ?
Cette éternelle solitude m'a fait perdre une partie de mon identité.
Je ne savais plus...
qui j'étais... ce que j'aimais...
J'avais l'impression...
de ne plus savoir ce que je voulais ni qui j'étais.
On développe une sorte d'autoprotection.
On pense souvent à la vie dehors, on se souvient de choses.
On se rappelle les bons souvenirs.
On peut atteindre un point où on est réellement bien.
Tu es toi-même et rien ne te dérange.
On se trouve...
dans un organisme clos.
On ressent une plénitude que rien ne peut perturber.
À l'intérieur de toi, tu en es comme impregnée.
Personne ne peut te l'enlever à cet instant,
Personne ne peut la troubler; tu la possèdes simplement.
Il y a différents moments liés à de fortes émotions.
Par exemple, quand on n'a pas de drogue
et on sait qu'on va en avoir.
Alors on se sent tout drôle,
un fourmillement dans le ventre, comme quand on a la diarrhée.
La première détente arrive quand c'est dans la cuillère.
La deuxième excitation...
consiste à trouver une veine et puis...
au moment où le sang est aspiré par la pompe,
c'est une sorte d'apogée.
Après le shoot,
la cocaïne monte d'abord dans la tête,
puis l'héroïne afflue comme une vague dans le ventre.
Et dans les meilleurs moments, ça descend de la tête
jusqu'entre les jambes... et ça remonte ensuite.
Tu penses la même chose ?
Oui, bien sûr. Je le vis un peu de la même manière.
Ce que l'héroïne m'a apporté,
c'était une sorte de paix intérieure.
Quelque chose que, sans drogue,
on n'obtiendrait qu'au prix d'un long travail sur soi-même.
Un résultat que l'on pourrait atteindre par la méditation,
cet état de paix intérieure...
cette chaleur.
Je pense plutôt que les drogues m'ont aidé...
à laissertomber cet effort, cette quête inlassable,
qui, la plupart du temps, est vaine.
Je me dis :
Voilà, j'ai mon poison...
Dans de tels moments, c'est encore plus fort.
Je n'ai plus aucun désir.
Et puis, je dors aussi profondément que...
si j'étais sous l'eau.
Cette friperie doit exister depuis une dizaine d'années.
À un moment donné, j'étais sans abri,
c'était l'hiver et je n'avais pas d'endroit où dormir.
J'étais complètement épuisée et je cherchais un endroit où dormir.
Et puis, j'ai vu ce guichet pour jeter les habits.
Je m'y suis introduit,
et c'était plein d'habits, ce qui était drôlement confortable.
Il suffisait d'être dehors le lendemain matin,
avant que les gens reprennent leurtravail à côté.
Juste à côté, il y a la boutique.
On va frapper pour voir si quelqu'un est là ?
Regarde, il y a même des fourrures.
Tu n'es jamais venu ici ?
Non, la nuit, cette porte était fermée à clé.
Allo...
Chouette.
Je peux ?
C'était les seuls moments...
infiltrés d'une parcelle de froide réalité.
C'était horrible.
Ces moments...
Ces moments où je n'étais plus...
suffisamment défoncée...
mais tellement à bout...
tellement faible...
et incapable d'y changer quoi que ce soit.
Cette dépendance, c'est vraiment l'horreur.
Ce que l'on pourrait considérer comme de la misère,
la déchéance à laquelle notre vie est toujours soumise,
te frappe là en pleine gueule.
Je touchais souvent à cette limite où on se demande si on va y survivre.
J'étais entourée de plaies purulentes.
J'avais l'impression de voir les gens tels qu'ils sont,
quand ils ont perdu tout soutien.
Mais puisqu'à l'époque, j'étais droguée,
j'ai partagé tout cela.
J'avais l'impression...
que cet état était beaucoup plus cohérent, plus authentique
que ce que j'avais vécu auparavant.
Aujourd'hui, je vois...
une nouvelle chance et j'essaie d'aborder les choses différemment.
- Pour que tu ne retournes pas là. - Là où j'ai été autrefois.
Au fond, je ne le souhaite plus.
Il faut dire que...
Ce qui m'a entraînée...
Ce qu'il y a, c'est que...
Je ne vis le monde qu'à travers mes sens.
À l'époque, j'appelais le monde matériel
auquel notre corps appartient, un émetteur.
Car c'est de là qu'émanent tous les signaux que nous captons
avec nos antennes : les yeux,
les oreilles, le toucher, l'odorat.
Ces signaux arrivent chez nous, le récepteur,
qui les transformons en expériences,
en images, en bruits, en musique.
Chaque être humain se crée son propre monde.
Toute la nature, tout le monde matériel,
c'est de la chimie, c'est de la matière.
Et la matière est l'objet de la chimie.
Voilà pourquoi je suis devenu chimiste. Pour une raison philosophique.
Personne n'aurait cru que j'étudierais la chimie.
Je me passionnais pour l'art.
Mon professeur de dessin pensait que je devais exploiter mon don.
J'aimais les langues et l'histoire, et puis, j'ai étudié la chimie.
Je m'intéresse au monde dans lequel nous vivons.
Que savons-nous de lui ? La chimie est la science du monde matériel.
En 1943, vous avez fait votre grande découverte : le LSD.
Certains téléspectateurs connaissent sûrement
l'histoire de votre premier auto-essai.
Quand, au cours de votre premier "trip", vous êtes rentré à la maison à vélo.
Dans quelle mesure cette découverte a-t-elle changé votre vie ?
Enfant déjà, je faisais des expériences
comparables à celles que j'ai faites plus tard sous LSD.
Dans ce sens, cela ne m'a pas changé.
Mais chaque expérience élargit la conscience.
La conscience est liée au savoir.
Après un voyage en Chine, je suis une autre personne.
Et une expérience aussi profonde que le LSD
élargit forcément la conscience.
Dans vos deux livres,
vous décrivez une expérience d'enfance presque mystique.
Elle semble être très importante pour vous. Que s'est-il passé ?
Oui, on peut dire que c'était mystique.
À un certain moment...
patiquement tout le monde a vécu une chose comparable.
C'est typique des enfants
dont la perception émotionnelle est encore intacte.
Ils ne perçoivent pas encore tout à travers la raison.
Enfant, on vit la nature...
comme si on en faisait partie.
On est complètement intégré
et on a l'impression de voir le monde tel qu'il est.
C'est-à-dire merveilleux.
Ce sont des moments de bonheur indescriptible.
J'ai vécu de tels moments dans la nature.
Un, deux, trois, quatre...
Un, deux, trois, quatre...
Rani, l'actrice,
m'a raconté que là d'où elle vient,
on ne fait pas la différence entre Dieu et une pierre.
Le cameraman explique
qu'en malayalam, l'une des langues indiennes,
pour dire bonjour, on dit : "Tu vas où ?"
La réponse courante est : "Là-bas."
Peut-être y a-t-il une différence entre regarder pour découvrir
et regardertout court...
quand tu fais partie de ce que tu regardes...
qui te regarde à son tour...
et auquel tu rends son regard.
Sud de l'Inde
lmagine que tu vois une corde surton chemin.
Dans la lumière de la nuit tombante,
tu vois un serpent.
Tu confonds la corde avec un serpent...
et tu as peur.
Tu veux t'enfuir. Alors, un ami arrive
et dit : "Mais ce n'est qu'une corde !"
Que se passe-t-il alors ?
La corde sur la route...
avait l'air d'un serpent.
Le serpent venait de nulle part et il n'allait nulle part.
Il n'y a tout simplement pas de serpent.
Rien que de l'imagination.
Tout ce que nous voyons n'est qu'imagination.
Sans Brahma, il n'y a pas de monde.
J'imagine que je vais bien,
que je regrette quelque chose, que je suis heureux.
"Darshan" veut dire voir Dieu.
Voir la représentation de Dieu de tout près,
c'est ce que veut dire Darshan.
Darshan est un devoir pourtout un chacun.
Tous les pèlerins doivent respecter Darshan.
C'est indispensable pour passer d'un endroit à l'autre.
En Inde, le pèlerinage est une coutume.
Avant de partir en pèlerinage,
nous observons de nombreux rituels.
Pendant 40 jours, nous marchons pieds nus,
prenons cinq bains par jour. Nous ne mangeons pas le soir.
Nous faisons pénitence avant de partir.
Nous faisons beaucoup d'efforts
pour voir Dieu dans le temple, devant nous.
Mais quand nous sommes devant l'idole,
tu sais ce que nous faisons ?
Nous fermons les yeux.
Les yeux fermés, nous voyons le divin en nous-même.
L'idole est qu'un moyen de se souvenir.
C'est un module type de 50 places.
On a créé une place supplémentaire
pour le chef de groupe.
50 par module.
Là, on voit les détecteurs de fumée.
Tout a été réalisé par notre filiale,
Tata Honeywell.
C'est elle aussi qui a installé l'alarme incendie.
C'est un UPS, 20 Kb.
Voici un module de travail standard avec une connexion PowerPoint 3.
C'est ce qu'il y a de mieux.
Pas besoin de poser de câbles.
Le système est auto-alimenté.
Et voici une salle de conférences.
Vous pêchez, vous aussi ?
- Oui, à l'occasion. - À l'occasion ?
Les hommes de votre famille, votre père, étaient-ils pêcheurs ?
Non, mon père n'était pas pêcheur.
Ah, il était enseignant.
Non, mécanicien.
Mécanicien, ah oui.
Mais il lui arrivait de pêcher.
Vous êtes né dans un autre pays et vous y avez grandi.
Comprenez-vous les gens venant d'autres continents ?
Êtes-vous interpellé par leurs émotions ?
Juste un peu, ou les comprenez-vous davantage ?
Il est possible que je ne comprenne pas
la vie d'un Allemand ou ses émotions
parce qu'il a grandi dans un autre entourage.
Et vous, vous comprenez les autres, non ?
Votre film se passe-t-il rien qu'à Kerala
ou dans toute l'Inde ou d'autres pays encore ?
Vous connaissez Las Vegas ?
Non.
- Amérique. - Amérique.
Toronto. Canada.
La Suisse.
De quoi s'agit-il ?
- De paysages... - Non.
... ou des gens, de leurfaçon de vivre ?
Oui, il s'agit davantage de la vie des gens.
De la situation des gens.
Je navigue sur les cours d'eau autour d'Allepy.
Je me laisse entraîner vers chez moi.
Des étapes,
des débuts et des fins.
Depuis la rive me parvient une voix.
Peter Mettler a tourné ce film au cours de voyages intermittents
entre l'automne 1997 et le printemps 1999.
Le montage fut achevé en septembre 2001.
Chaleureux remerciements à tous ceux qui y ont participé
À la mémoire d'Andreas Züst
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