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Original subtitles

Les plaines et les montagnes de l'Ouest

connurent les pionniers, mais aussi les grands chasseurs d'Europe...

Et bien d'autres encore. D'aucuns y voyagèrent,

d'autres restèrent dans un ranch. Un ou deux devinrent hors-la-loi.

Ces gens-là et leurs descendants aidèrent à coloniser l'Ouest.

Joli coup de fusil, comtesse.

Excellent.

Vous êtes formidable, Irina.

Elle a été merveilleuse, non ?

Remarquable.

Je pouvais difficilement le rater.

Un magnifique trophée.

Vous avez l'air soulagé, M. l'ambassadeur.

Eh bien... je craignais que nous ne fassions chou blanc.

Quelle idée !

Bien vu, Mako. Fêtons ce premier trophée.

Navré qu'il ne soit pas frappé,

mais par cette chaleur...

Nous survivrons, même s'il est tiède.

Pas tiède, M. le baron, pas assez frappé.

La journée est finie ?

Restons-en sur cette réussite, très chère, et campons.

Le campement est prêt, baron. Elena !

Rojas, je vous ai observé face au puma,

vous êtes très courageux.

C'était sans danger. Si la comtesse l'avait manqué,

Fulton l'aurait tué.

Votre mari...

J'arrive.

Si vous devez vous adresser au personnel, faites-le en anglais.

Il faut faire bonne impression.

Je lève mon verre à la charmante et belle comtesse

qui touche ce qu'elle vise, quelle que soit la proie.

Joliment tourné.

Merci, je n'ai pas complètement perdu la main.

Ça te dirait un godet de ce truc à bulles, Marker ?

C'est pas pour moi.

Moi non plus.

Si vous étiez à moi, je vous ferais laper le sol, Lady Dagget.

Mais je ne le suis pas.

Non, m'dame, vous êtes à lui.

Et il nous observe.

N'ayez crainte, ça n'ira pas plus loin.

Frédérick, regardez !

Les charognards.

Des coyotes, attirés par l'odeur du sang.

Venez, Frédérick.

Accompagnez-la !

Je n'ai pas fait 10 000 km pour chasser des charognards.

Elle est seule !

- Elle court un danger ? - Pas avec les coyotes.

Garde l'oeil sur elle

et ramène-la au ranch.

Tirez !

- Tirez ! - Plus de cartouches !

- Tout va bien ? - Oui.

Le ranch Brenner... Préviens-les... Shalako.

Vous ne l'aidez pas ?

Je suis... un homme mort.

- Vous l'aviez quitté ? - Bien obligée...

Quelques minutes.

Ne restez jamais seule, même au nom de la pudeur.

Mais d'après M. Fulton

- il n'y a pas d'Indiens ici. - Fulton ? Bosky Fulton ?

C'est pire que je ne croyais.

Allons-y.

Et lui ?

Il est mort.

Vous ne l'enterrez pas ?

J'en ai laissé filer un, il va rameuter les siens.

Qu'en savez-vous ?

Leur campement est à 150 km d'ici.

Ils ne sont pas venus de si loin seuls.

Pourquoi attaquer une partie de chasse ?

Ils vont mener la traque.

- Il connaissait votre nom. - Qui ?

M. Wells.

Ah bon, c'était lui ?

Vous êtes la comtesse ?

Je suis la comtesse Irina Lazaar.

On me l'avait dit.

Qui ?

L'armée. On veut vous faire partir d'ici.

Pourquoi ?

Vous n'avez rien à y faire.

- Quoi ? - Taisez-vous !

Gardez votre calme. Agissez en comtesse.

C'est-à-dire ?

Ne tombez pas dans les pommes.

Ils ont attaqué et tué les premiers.

Toi, elle, tuer trois Apaches.

J'en ai laissé un partir.

Mon père dire : "Assez parler."

Dis-lui que je suis venu en paix.

Ces gens-là, amener armes, briser traités, nous envahir.

Je suis venu seul, sans l'armée.

Si vous nous tuez, l'armée viendra.

Beaucoup des vôtres mourraient.

Mon père dire : "Toi, quoi proposer ?"

Je ferai partir ces gens au lever du soleil.

Je les conduirai hors de la réserve. C'est ma promesse.

Notre promesse.

Mon père dire : "Lever du soleil."

Ton père est sage.

Shalako, je te souhaite d'échouer.

Chato, on s'est déjà trop combattus.

Nous, combattre. Nous deux, vivants.

Mon esprit, vie éternelle

si moi tuer toi avant ma mort.

Vous êtes supposés deviner combien de chapeaux il a commandé.

- Dix-sept ? - Quatorze ?

Pas croyable.

Un problème ?

Non, m'dame. On voit ça tous les jours.

Exquis, votre petit vin.

Merci, M. le baron.

Exquis ton whisky, Bosky.

On n'est pas venus si loin pour boire du vin ordinaire.

Mécontent du programme, Sir Charles ?

Non, mais j'ai simplement

hâte de voir le légendaire bouc à grande corne.

Il y en a pléthore. N'est-ce pas, Fulton ?

Oui, on en trouvera demain.

Les voilà !

Désolé, Irina...

- on ne vous a pas attendue. - M. Wells est mort.

Julia, Mme Clarke, allez aider la comtesse.

Fulton !

Qu'est-ce qui t'a pris de les amener ici ?

Où est Pete Wells ?

Il est mort, ainsi que 3 Indiens.

- Apaches ? - Chato.

Qui est ce Chato ?

Il faut que vous partiez.

Pas si vite,

Fulton obéit à nos ordres.

Aux miens.

Nous n'avons pas été présentés.

Il s'appelle Shalako Carlin. Un ancien militaire.

Vous êtes le baron ?

Frédérick Hallstatt, et voici mes hôtes.

Emmenez vos hôtes dans l'heure.

Où les emmènerais-je ?

Hors de la réserve.

Si les Indiens se déchaînent, que l'armée nous protège.

Vous n'y êtes pas, monsieur.

Sénateur. Sénateur Henry Clarke.

Vous ignorez le Traité ? L'armée est interdite ici.

On nous a autorisés à chasser.

Vous enfreignez le Traité.

Un traité ? Avec des sauvages ?

On en a brisé plus d'un. Mais j'ai contribué au dernier.

L'armée vous attend aux limites de la réserve

pour vous escorter.

Prenez place parmi nous et tâchons de trouver

un arrangement avec vos Apaches. Mako...

Comment va la comtesse ?

Aussi bien que possible, après avoir tué un Indien.

Elle l'a tué ?

Etiez-vous obligée de tuer ce sauvage ?

Qu'avez-vous ressenti ?

- Ce n'est pas comme tuer un lion. - Un peau-rouge !

C'était un homme.

- Vous tremblez. - L'eau est froide.

Quelle merveille !

La mère de Charles en avait un semblable.

Elle me disait que quand Charles et moi serions mariés,

elle me le donnerait.

Je n'ai jamais osé demander si elle l'avait perdu aux cartes.

Portez-le.

Vous n'y tenez pas ?

Pas étonnant, quand ça vous revient de droit.

Julia, ils allaient me tuer.

Quelle folie de partir seule.

Ça ne serait pas arrivé sans ça.

Frédérick était ennuyé.

Sans importance.

Mais si, Frédérick est exigeant. Si vous voulez lui plaire...

Julia, arranger un mariage est une chose,

insister en est une autre.

Quand nous en aurons tués assez, les Apaches se décourageront.

Baron, l'Apache ne se décourage jamais.

Il naît avec l'instinct guerrier.

Il ne sait pas lire mais n'ignore rien de Saxe et Jomini.

Vous les avez lus ?

Des amateurs, comparés aux stratèges que sont les Apaches.

Irina, vous ne semblez guère affectée.

Vous nous raconterez tout ça.

Frédérick, quand partons-nous ?

Pas durant le dîner. Mako...

veuillez servir ces dames.

M. Carlin ne vous a pas expliqué ?

M. Carlin nous a dit l'horreur de la chose et j'ai répliqué

que notre puissance de feu nous protégeait.

M. Carlin a donné sa parole que nous partirions et moi, la mienne.

Ce n'est pas de vous que je me gausse, comtesse,

mais de l'idée qu'on puisse donner sa parole à un Apache.

Je doute que cela amuse M. Carlin.

Ce serait stupide de créer un précédent.

Ayez l'obligeance d'éviter toute vulgarité.

Eh bien... étant hôte dans votre pays, M. Carlin,

procédons selon vos manières. Que votez-vous, Sir Charles ?

Il n'est pas question de fuir face à des sauvages menaçants.

Nous avons appris en Inde,

que de céder aux indigènes pouvait être une erreur fatale.

Sénateur ?

Naturellement, je n'ai jamais été soldat,

mais je sais manier un fusil.

Qu'on leur donne une leçon.

M. Fulton ?

Je n'ai jamais fui devant un Indien.

M. Carlin ?

Vilaine blessure, colonel.

Vous n'irez pas loin.

Combien êtes-vous ?

Il y a Buffalo, Fulton, moi,

Hockett, Marker, Andrews, Johnson...

Seize, sans les étrangers.

- Rojas ? - Oui, colonel.

Prends Buffalo et deux autres types.

Remplissez tout ce qui peut contenir de l'eau.

Et ramenez aussi vivres et munitions.

Une moitié ici, l'autre en bas.

Rojas ?

- Oui, colonel. - Combien de temps peut-on tenir ?

A mon avis, deux jours,

peut-être même trois.

Oui... Selle-moi un cheval.

Vous êtes épuisé.

Tu as raison, je vais dormir une heure ou deux.

N'oublie pas : pas plus de 2 heures.

Bien sûr, colonel.

Quand viendront-ils ?

A l'aube naissante.

Tantôt, vous étiez fâché que je me sois éloignée de M. Wells.

La situation était tout autre, comtesse.

J'ai 2 heures de sommeil devant moi et une longue chevauchée

pour tenter d'aller convaincre l'armée.

En tout, ça peut prendre 2 ou 3 jours.

Vous serez peut-être encore vivants.

Il vous faut un bon cheval. Prenez le mien.

Le cheval arabe ?

Oui, il sera en sécurité.

Dites à vos amis de dormir là-haut,

c'est le seul endroit défendable.

Sauf si le Baron veut les affronter dehors...

Vous ne nous aimez guère.

Non, vous n'êtes que source de problèmes.

De problèmes idiots et inutiles.

Mais vous êtes trop belle pour mourir.

Me suggérez-vous de les quitter pour vous suivre ?

Vous pourriez faire pire. Mais une dame a un code d'honneur.

Si elle vit.

Avez-vous jamais entendu parler de Hannibal... Hamlin du Maine ?

Ces messieurs ne s'intéressent pas aux politiciens américains.

Mais ils sont politiciens. Le problème à la chasse,

c'est de ne pouvoir éloigner les dames à l'heure du cognac.

Concernant Hamilton

Hannibal Hamlin du Maine,

rien d'étonnant à ce qu'il ne vous dise rien.

Il a été le vice-président de Lincoln durant la guerre.

Le parti lui préféra Johnson

en 1864, vous connaissez la suite.

Lors de la Convention de 1860 j'étais encore sénateur,

je venais de me marier et, croyez-le ou pas,

lors de cette Convention de 1860

il y eut un grand courant en ma faveur,

pour le poste de vice-président. Excusez-moi.

Bon Dieu, que se passe-t-il ? Où est Irina ?

Ne comprends-tu pas que tout risque de partir en fumée ?

Que suggères-tu ?

Trouve Irina et fais ce qu'il faut pour qu'elle rejoigne le baron.

C'était ton idée. Je m'occupais du voyage et toi, du reste.

J'ai fait venir le baron ainsi que ce crétin de Clarke.

Ils vont t'entendre.

Qu'ils m'entendent !

Nous n'avons même pas les fonds nécessaires

pour rentrer en Angleterre et même si on les avait,

on serait arrêtés pour dettes.

Tu serais arrêté, mon chéri.

Tu es ma femme.

Ou comptes-tu t'installer avec ce... cow-boy ?

Sois pas bête.

Je suis moins bête que tu ne crois.

Mais cette fois-ci tu me surprends, Julia.

Je te vois pour la première fois tomber bien bas.

Tu n'as jamais rien vu, j'ai toujours ratissé large.

Frappe-moi et tout sera fichu.

Je te laisserai peut-être aux Apaches.

Ils ont des manières très particulières...

avec les femmes.

Si j'avais un peu mieux servi la cause que Hannibal Hamlin,

le père Abraham n'aurait pas eu à chercher un autre vice-président.

Et je l'aurais été en 1865, lors de la tragédie.

Vous imaginez...

Bien entendu,

je n'ai même pas été réélu en 1860.

Pas de problème, mon amour,

je ne te l'ai jamais reproché.

Excusez-moi, je vais me coucher.

Un instant !

Baron, faites quelque chose !

Ordre du colonel.

Le colonel Carlin ?

Je suis là.

Vous donnez des ordres maintenant ?

Non, Frédérick.

Je lui ai demandé son aide.

On doit se préparer à résister aux Indiens.

Demain nous irons chasser le bouc.

Je vous croyais têtu, je me trompais,

vous n'êtes qu'un sombre crétin.

Si vous étiez "bien né", je vous tuerais.

Mais, ma chère, comme vous semblez inquiète,

je ne vois aucun mal à prendre des précautions.

Que l'on collecte l'eau. Que M. Fulton

se charge de la garde.

Hans, choisissez les armes et occupez-vous des cartouches.

Je suis navré pour Carlin.

Avez-vous peur, Irina ?

- Fâchée ? - Non.

Je vous comprends, Frédérick.

Vous préférez la mort à la fuite.

Tout comme vous. On est de la même trempe.

Je crois vraiment... que nous devrions nous marier.

Frédérick, ce n'est pas le moment.

J'en conviens. Mais l'idée est plus que sensée.

Sensée... oui.

M'aimez-vous ?

Cela vous importe-t-il ?

Il m'importe de sauver nos vies.

Très chère, si nous n'avions que vous et ces fusils,

nos vies seraient en parfaite sécurité.

Dormez bien.

On se reverra.

Ne comptez pas dessus.

Buffalo, Rojas, en haut !

Baissez-vous !

Hans, arrêtez-les !

Il faut les tirer comme des canards en vol.

Allez l'aider.

- Rojas ! En bas ! - Reste ici.

Non, on va aider le baron !

- On va tous y passer ! - Calme-toi.

Allez, baron, on vous couvre !

Il y a des hommes dans le chariot.

Sortez du chariot !

Qu'attendent-ils ?

Ils ont tout leur temps, on est coincés.

Je vais voir ce qu'il reste comme survivants.

Lady Dagget, on a besoin d'aide.

Tenez ses jambes.

Faites ce qu'il demande.

- Vous tenez à mourir ? - On va tous mourir !

Pauvre idiote, vous savez ce qu'ils vous feront ?

Je m'en moque !

Ils franchissent le mur !

Ne tirez plus. Ils battent en retraite.

Regarde.

En voilà la raison.

Ces idiots gaspillent les munitions.

Ne tirez plus ! Ils fichent le camp.

Hockett, Luther.

Prépare la diligence.

Vide le chariot et brûle-le.

Johnson... selle les chevaux.

On les a repoussés.

Tu parles. C'est à cause des signaux.

Nous pouvons peut-être partir pour le Fort.

Il semblerait qu'on n'ait pas le choix.

Rojas, Harris, Marker, attelez les chevaux à la diligence.

Mako, descendez le matériel.

Et dites à Fulton de monter me voir.

Ne bougez pas !

- Qu'est-ce qui te prend ? - Désarme-les.

- Et le cheval de Shalako ? - Il est foutu.

Sénateur,

vous n'avez pas à porter quoi que ce soit.

Je comprends bien,

mais la situation l'exige.

Mettez tout dans le chariot.

Le baron vous attend là-haut.

Dans le chariot.

Luther, surveille-les.

- Fulton, où êtes-vous ? - Je suis occupé.

Venez prendre la dépouille de Hans !

Non, baron, à vous de descendre.

Tuez-le.

Bougez et je le bute.

Tuez-le !

Jetez votre arme.

Faites descendre les autres.

Marker,

surveille-les, puis tu iras chercher le matériel.

Mets ça dans la diligence et déleste-les du reste.

Johnson. Aide-le.

Décharge leurs fusils.

Vous voulez notre mort ?

C'est l'affaire des Apaches. Donnez vos bagues.

La vôtre aussi.

Ma chevalière, pas question !

Ils sont déchargés.

On a les munitions.

Johnson, conduis la diligence. Luther, à côté de lui.

Hockett et moi, à cheval. Marker, dans la diligence.

On a les vivres. On fait quoi pour l'eau ?

Je viens.

Dans la diligence.

Au nom du ciel...

Si vous vous en sortez, venez me voir.

- Aux fusils. - Et aux vivres.

- Et les munitions ? - Quels vivres ?

Shalako nous les avait fait cacher.

Désolé, toute l'eau est là.

Le puits.

Baron, on a de la visite !

C'est Shalako !

Les Apaches ont filé juste à temps.

- A cause des signaux. - Les miens.

- Fulton est parti. - Avec qui ?

Luther, Marker, Hockett et Johnson.

- Les autres ? - Morts.

Lady Dagget est partie avec Fulton.

Il a pris tous les chevaux sauf le vôtre.

- Comment va-t-il ? - Mieux, mais...

Charge les chevaux, on part.

Vous marcherez, prenez le minimum.

On a une chance ?

Vous serez à pied, alors... ça dépend.

Restez dans les traces de la diligence.

Si le Fort est là-bas, c'est suicidaire d'aller par là.

Chato nous cherchera là-bas et perdra quelques heures.

Ça nous permettra d'atteindre ce plateau.

On pourra mieux s'y défendre.

Un certain temps...

Il a raison, Frédérick.

Buff, Rojas, sortez de la route.

Allez derrière le gros rocher.

Dans les traces.

Ça ira.

Allez.

Bougez pas.

Bon sang, ils n'étaient que six !

Et ceux-là ?

Ne bougez pas.

La nuit tombe dans 2 heures.

Profitons-en.

Avançons en silence.

Ça va ?

Mon tour de garde ?

Je n'arrive pas à dormir.

Asseyez-vous.

J'ai tellement soif.

Pressez ça sur vos lèvres.

Ça contient de l'eau ?

En quelque sorte.

Vous en savez des choses.

Assez pour survivre.

Shalako... Quel drôle de nom.

"Celui qui fait tomber l'eau", pour les Indiens Zuni.

A chaque fois que j'allais chez eux, il pleuvait.

Ils sont partis pour la sécheresse...

Et votre vrai nom ?

Moses Zebulan Carlin.

Ma mère avait un faible pour la Bible.

Et j'ai opté pour Shalako.

Il y a une madame Moses Zebulan Carlin ?

Vous le savez.

Comment cela ?

Les femmes le savent d'instinct.

Tout comme nous savons quand une femme est disponible.

La femme d'un général à Washington

ne ratait pas un célibataire dans une soirée.

A quoi le reconnaissait-elle ?

Elle disait qu'ils avaient un côté arrogant.

Ça conviendrait à Frédérick.

Oui, il est arrogant.

Quel genre de femme épousera-t-il ?

Quelqu'un de son milieu

qui lui donnera de fiers soldats.

Vous comptez ne jamais vous marier ?

Ça ne vous manque pas ?

Quand on en a besoin,

on déniche une squaw, on la baigne à fond,

- une ou deux fois. - Je ne veux pas le savoir.

Vous avez demandé.

Je ne veux pas le savoir.

Bien entendu, quand on a le choix...

J'aimerais que vous me fassiez l'amour.

Mais c'est impossible.

Ici, rien n'est impossible.

Pourquoi ? Frédérick ?

Vous ne comprenez pas.

Pas à cause de lui, à cause de moi.

Ça gâcherait tout.

Ce serait laid

et je ne le supporterais pas.

Et de force ?

Je vous tuerais.

Je mourrais heureux...

S'il n'y avait aucun espoir, je dirais oui.

Mais vous nous avez donné l'espoir.

Ça aiderait, si j'annulais cet espoir ?

Ce serait mentir, n'est-ce pas ?

Oui, malheureusement. Mais si peu...

Tâchez d'aller dormir.

Parfois j'aimerais être comme Julia.

Elle prend ce qu'elle veut.

Debout, le soleil est levé !

Faisons une halte ici.

Le plateau.

On y est presque.

Il s'en faut. Il est au-delà.

On va devoir suivre le canyon.

Ça va prendre... 7 à 8 heures.

Et sans la moindre goutte d'eau.

Il y en a là-haut.

Escaladons.

- Impossible. - Sauf pour une chèvre.

Ce serait assez facile.

Ecoutez, baron...

Je ne fais pas du mauvais esprit, j'expose un fait.

Je ne connais peut-être rien aux Indiens,

mais je connais l'escalade.

C'est un sport de dilettante.

Il a escaladé la face sud de la Jungfrau.

Sir Charles dirait : "Du gâteau".

On a des cordes qui sont assez longues.

Ça doit faire... 300 mètres.

Combien de temps ?

Ça dépend de l'équipe.

Pas de problème, j'en fait depuis l'enfance.

Il doit penser à moi, j'aime pas aller plus haut que sur mon cheval.

Combien de temps ?

Deux heures, peut-être un peu plus.

Les Indiens passeront par le canyon.

Ça nous ferait gagner 5 à 6 heures.

Qu'attendons-nous ?

Déchargez les chevaux et lâchez-les.

Bon, je prendrai la tête et Sir Charles fermera la marche.

Les hommes porteront le matériel. Les femmes...

Cela vous convient, Carlin ?

A vous de jouer, baron.

Entendu, allons-y.

- Un problème ? - Je sais pas.

T'as vu quelque chose ?

Je vois rien.

Je passe devant, vous venez ?

Non, ça va. Plus tard peut-être.

Carlin ? Allez-y.

Attention !

Ça va ?

A toi, Buff.

Tiens bon !

Regarde pas en bas.

Regarde en haut.

Lâche pas, Shalako.

Doucement...

C'étaient des vivres ?

Non, des munitions !

Les Indiens ! Les Apaches !

Ils les ont rattrapés.

Tant pis pour eux.

Je vous en supplie, non !

Prenez-le !

Carlin, grimpez.

A vous, Buffalo.

Vous faites ça par plaisir, hein ?

Dès que je peux.

N'en buvez pas trop d'un coup.

Doucement.

Du gâteau...

Ben voyons...

Quand je pense aux munitions...

J'y retourne pas.

On a des armes et de quoi manger.

De l'eau.

Et plein de temps.

Carlin... regardez.

Combien de temps ?

Ils ne seront pas là avant la nuit.

Et ils n'attaquent jamais la nuit.

Vous apprenez vite, baron.

Mais on postera des sentinelles à tout hasard.

Oui, bien sûr.

Prenez votre temps.

Allez, grimpez.

Bon Dieu, je meurs de soif.

Qui lâchera avant, elles ou moi ?

Le dîner est servi, messieurs.

J'espère que le vin est chambré...

Ils devront venir à découvert.

Oui, en principe, mais sait-on jamais.

En plaçant les autres là, on les aura sous un feu croisé.

Dagget assurera l'arrière.

Le dîner est prêt.

Je ne dînerai pas, merci.

Elle s'en est peut-être sortie.

Elle n'a jamais vraiment tenu à moi.

Mais... à ma façon...

je... l'aimais beaucoup.

Mon amour, si l'on se retirait ?

Oui, la suite royale nous attend.

Non, elle est pour moi, vous avez la suite présidentielle.

- Dormez bien, madame. - Vous aussi.

Vous et moi sommes très loin de notre pays, n'est-ce pas ?

Oui, madame.

Vous n'aimez pas que je parle espagnol, mais ça me réconforte.

C'est une jolie langue. Vous me l'apprendrez peut-être.

Quoi qu'il arrive demain, nous aurons partagé de belles choses.

Je vais remplacer Buff, c'est mon tour.

Curieux prénom. Que signifie-t-il ?

Une autre fois, baron.

Regardez-les.

Une balade en amoureux.

Vous êtes romantique. Jamais je n'aurais cru ça de vous.

J'en suis la première étonnée.

Je vais prendre mon poste.

Même si... même si nous retournions en Europe,

je vous demanderai d'oublier ma demande en mariage.

Ça ne marcherait pas. Vous finiriez par me haïr d'être...

aussi bêtement buté.

Peut-on haïr votre opiniâtreté ?

Généreux de votre part.

Disons plutôt... que je m'en voudrais toute ma vie.

- Buff ? - Oui, Shalako ?

Amène-toi.

- Tout va bien ? - Oui...

Ils sont effectivement là-bas.

Ils sont encore loin.

A ton avis, qu'est-ce qu'ils fabriquent ?

Ils se demandent ce qu'on fabrique.

Ils sont nombreux.

Remplace-moi.

Combien de bains, aviez-vous dit ?

Quoi ?

Vous baignez une ou deux fois la squaw.

C'est ça, non ?

Vous aviez envie de moi.

C'est encore vrai ?

Ils arrivent, Shalako !

Shalako, c'est Fulton. J'arrive.

Restez tous à vos postes.

Amène-toi.

Que fais-tu ici ?

J'avais le choix :

traverser le désert sans eau,

vous rejoindre

ou les Indiens.

Mon fusil peut t'être utile.

- Comment nous as-tu trouvés ? - Je suis tombé sur les Indiens...

Fulton !

Où est Julia ?

Ils sont morts, tous morts.

Espèce de fumier !

Dagget, regagnez votre poste.

Fulton, poste-toi là.

En première ligne.

Je t'ai à l'oeil.

Mako, donnez-lui des cartouches.

Ne tirez plus !

Ils battent en retraite et le combat n'a même pas commencé.

Je n'aime pas ça.

Je vais jeter un oeil. Couvrez-moi.

Vous avez vu, comtesse ? J'en ai eus trois.

- C'est bien, Mako. - Oui, je crois.

Sir Charles, j'en ai eus...

Fulton !

Elena, Irina, de l'eau.

J'ai enfin fini... par faire quelque chose de bien.

Que s'est-il passé ?

Ils sont morts.

Mako, prenez le poste de Dagget. Rojas, décroche !

Ne tirez pas !

Shalako, battons-nous.

Combat jusqu'au dernier sang, Shalako.

Shalako !

Pas tuer Chato.

Plus de bains de sang.

- Toi, partir. - Tue-moi !

Tu m'as tué.

Colonel, ils ont laissé des chevaux.

Rojas... prépare les sépultures.

Sous-titres : Alain Delalande

Sous-titrage TÉLÉTOTA

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