Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
On y est presque.
- Non ! - Allez, poule mouill�e !
Je veux pas !
- Tu es venu, non ? - Laisse-moi partir !
Il fait tout noir !
Voil� la bougie.
Tiens-la.
Pr�t ?
Par ici.
- C'est la porte ? - La ferme, tu verras.
Tu verras bien...
C'est � toi.
Prouve-nous que t'es pas une fifille.
Va la chercher dans les escaliers.
L�-bas ?
- Rapporte. - T'es qu'une fille si t'y vas pas.
Oh, la fifille ! T'es qu'une fifille !
LA MAISON DE LA TERREUR
Vous composez des musiques de films.
Int�ressant.
Vous travaillez sur quoi ?
La musique d'un thriller.
Une histoire de meurtre.
Rien de bien passionnant.
Il y a de la routine dans tous les m�tiers.
Je pr�f�rerais faire �a que travailler
dans une raffinerie au Kowe�t.
Vous pourriez vous payer une baraque comme �a ?
Aucune chance.
Ou alors je devrais la louer,
comme on le fait avec vous.
- O� est votre voiture ? - Derri�re.
- Je vous accompagne. - Merci.
Je voulais vous demander, �tant f�ru de musique,
je pourrais venir vous �couter jouer ?
Je n'ai pas d'emploi du temps pr�cis.
- Mais je peux faire une cassette. - Volontiers.
La musique de thriller, c'est palpitant.
Qui est l'assassin ?
D�sol�, vous devez �tre cens� tenir votre langue.
La r�alisatrice ne veut pas qu'on voie la fin.
Elle dit que c'est une surprise.
Il faut payer pour la voir.
Je vous ai pr�sent� Giovanni, le gardien.
En cas de probl�me, allez le voir, il a toutes les cl�s.
- D'accord, merci. - A bient�t.
J'essaierai de faire la cassette ce week-end.
G�nial, �a me fait plaisir. Salut.
Alors, qu'en penses-tu ?
Je ne sais pas quoi dire, j'ai vu cette sc�ne trois fois
et j'ai de plus en plus peur.
T'as la trouille ? C'est rien par rapport � la fin,
- que tu n'as pas vue. - La myst�rieuse derni�re bobine...
En voyant �a, je me demande o� tu puises ton inspiration.
C'est difficile de r�pondre � cette question.
Depuis toute petite, j'ai peur du noir.
Quand on est dans le noir,
on se sent menac�, en danger,
on imagine des monstres, des criminels,
des assassins tapis dans l'ombre...
Bien s�r, il est possible qu'il n'y ait rien du tout,
mais peut-�tre que la lumi�re fait dispara�tre les monstres,
comme des cauchemars.
Mais la mort r�de en permanence,
surtout dans le noir.
- Tu essaies de me terroriser ? - Non.
Je veux que tu saisisses l'esprit du film,
parce que la musique est tr�s importante.
Elle doit exprimer l'anxi�t�, la peur, la terreur.
Elle doit accentuer le souffle du tueur et de sa victime,
elle doit faire croire au public
qu'il est dans le film.
Tu me crois capable de composer �a ?
Bruno, tu es le seul � pouvoir le faire.
Je voulais quelque chose d'original
et tu n'as jamais fait �a.
La villa o� tu t'es install� pour travailler
est assez terrifiante pour t'inspirer.
Elle est immense et compl�tement isol�e.
Tuez-la ! J'ai eu si peur !
Il y a une araign�e par terre !
- Tuez-la ! - C'est un cafard.
�a va mieux ?
Beaucoup mieux. J'ai une peur bleue des insectes.
Rien qu'� y penser, j'ai la chair de poule.
Je vois �a.
J'ai l'air d'une folle.
Vous auriez pas une cigarette ?
Si, je crois.
Tenez.
Je vous ai jamais vu. Vous �tes un ami de Linda ?
- Qu'est ce qui est si dr�le ? - Votre t�te.
Ma t�te ?
C'est votre expression.
J'ai d� vous flanquer une sacr�e trouille.
Vous semblez vous demander qui est cette folle
qui vous a saut� dessus.
Vous �tes tr�s perspicace, c'est exactement ce que je pensais.
Vous �tes chou.
Vous �tes pas mal non plus.
Je m'appelle Katia, j'habite � c�t�.
Vous commettez souvent des effractions ?
Non, c'est pas dans mes habitudes.
Seulement quand je vois un bel homme.
Vous restez longtemps ?
J'ai lou� pour un mois.
Dommage.
C'est trop peu.
Musicien ?
J'adore les musiciens, ils sont sensass au lit.
Et vous ?
�a d�pend du r�pondant.
Faut poser les bonnes questions.
Que faisiez-vous dans le placard ?
Vous pr�f�rez la version courte ou la plus �labor�e ?
Quel mensonge vous plairait ?
Allez, r�pondez...
Sauv� par le gong.
Profitez-en pour pr�parer votre histoire.
C'est Tony Rendina. Tout va bien ?
O� en �tes-vous, avec la cassette ?
J'ai pas encore eu le temps.
Je le ferai demain.
Il y a des lumi�res qui ne marchent pas.
- Quoi ? - Les toilettes ?
Les toilettes ? Ne quittez pas.
- Je tiens plus ! - A droite, au fond.
Vous disiez ?
C'est peut-�tre pas les interrupteurs, mals les ampoules.
D�sol� du d�sagr�ment.
Ma derni�re locataire, Linda, �tait tr�s bizarre.
Elle adorait le noir.
Demandez � Giovanni, il devrait trouver des ampoules.
Je lui demanderai.
Autre chose ?
Non, rien, merci.
A demain, alors. Salut.
Katia ?
Katia, o� �tes-vous ?
Journal intime de Katia
"J'ai d�couvert le secret de Linda...
"et il est absolument terrifiant
"et fascinant � la fois.
"Je ne peux en parler � personne, m�me pas � Angela.
"Mais j'ai peur de le garder pour moi.
"J'ai un mauvais pressentiment."
Ouvrez la porte ! A l'aide !
Au secours !
Sauvez-moi !
Tu dois garder le secret...
Personne ne doit le savoir...
Julia, c'est toi ?
- Qu'est-ce que vous fabriquez ? - D�sol�, je vous ai d�rang� ?
Il y a quoi, dans le sac ?
Rien, des papiers et des magazines.
Attendez, je vous aide.
Non, c'est pas la peine.
Merci.
Une cigarette ?
Simple curiosit�...
Comment �tait la pr�c�dente locataire ?
Linda.
J'ai jamais fait gaffe.
On a pas fait connaissance,
et puis elle est partie.
Il ne prend que des locations courtes.
Et moi, je suis pas bavard.
Katia, vous connaissez ?
Katia ? Non.
Je devrais ?
Je me demandais. Bonne nuit.
Surprise !
C'est moi, Julia, ta copine !
Pardon, Julia, j'ai l'esprit...
Tu n'es pas � Naples ?
- Et ta r�p�tition ? - Annul�e.
J'ai fait 200 kilom�tres pour passer une heure avec toi.
Mais quand je vois ta t�te, j'aurais d� rester � Naples.
Allez, un sourire.
- Tu veux que je parte ? - Ne sois pas idiote.
Je m'attendais pas � te voir, c'est tout.
Et je n'avais pas l'intention de te surprendre.
J'ai essay� de t'appeler,
mais ta ligne doit �tre en d�rangement.
Quand �a ?
Il y a une heure.
J'�tais encore sur l'autoroute.
Alors, c'�tait toi ?
Pourquoi ?
Il s'est pass� des �v�nements curieux.
Vraiment ?
- Comment �a, curieux ? - Curieux.
Vraiment �tranges. Comment �a se d�fait ?
Soit on y arrive,
soit on y arrive pas.
Tu as r�ussi ?
Oublie la bande mise en pi�ces,
le journal d�chir�, les bruits de pas...
Mais le sang sur mon pantalon, tu l'as vu !
Oui, �videmment.
Et je dois dire qu'on dirait vraiment du sang.
Mais tu oublie de mentionner
l'odeur naus�abonde de la piscine...
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tes histoires me fatiguent.
Hier soir, il y avait quelqu'un ici.
Une fille, Katia.
- Elle �tait cach�e... - Gentille ?
Je ne plaisante pas.
J'ai peur qu'il lui soit arriv� malheur.
D'accord, elle a �t� tu�e pendant que tu jouais du piano.
Tu es l�g�rement aga�ante.
D�sol�e.
Je m'�chappe une soir�e, je prends la route pour toi,
et tu nous fais perdre du temps avec ton histoire � propos de Katia.
Une phobique des insectes adepte des effractions.
Tu me l'aurais racont�, je t'aurais pas crue.
Tu sais ce que je crois ?
D�s que j'ai eu le dos tourn�, tu t'es trouv� une jeune groupie.
Je te promets, tu vas le regretter.
On peut passer � autre chose ?
Si on rattrapait le temps perdu ?
Tu vas devoir battre des records, je repars dans 52 secondes.
Tu vas pas partir ?
Je suis actrice, je dois r�p�ter.
T'as pas de r�p�tition,
- tu es furieuse ! - Tu n'es pas venu me voir.
Tu as tort, je suis fantastique dans ce r�le.
Fais pas cette t�te. De toute fa�on, tu as ta Katia,
- si elle n'est pas morte. - Et si elle l'est ?
Si ce sang �tait le sien ?
Le journal...
Elle avait d�couvert quelque chose
et elle pressentait un danger.
L'assassin a d� lui donner rendez-vous ici.
Pour d�couvrir ce qu'elle savait.
Ces phrases doivent �tre un indice.
Attends, je les ai transcrites.
Ecoute.
"Secret.
"Oui, Linda.
"Personne ne doit le savoir."
Le tueur est �videmment le gardien.
Tu te moques parce que t'�tais pas l�.
J'ai l'impression que Sandra te tourne la t�te
avec ses films d'horreur.
Je te promets de revenir.
M�fie-toi des groupies !
C'est inutile.
Elle est ferm�e � cl�.
Elle contient des affaires de ma locataire.
Je peux les d�placer, si vous voulez.
Non, merci, j'ai assez d'espace comme �a.
- Je vous offre un caf� ? - Non, j'en ai bu deux.
- Je suis l� pour la piscine. - Quelle odeur !
�a doit �tre l'�purateur.
Je lui ai dit de changer de marque.
Sinon, tout se passe bien ?
- Bien, � part quelques surprises. - Comme ?
J'ai trouv� une fille dans mon placard.
Veinard. Elle �tait gentille ?
C'est tout ce qui vous int�resse !
Oui, elle �tait gentille,
mais bizarre.
Il s'est pass� des trucs bizarres, hier.
�a ne m'apporte que des ennuis. Ma copine est partie.
D�sol� pour le d�rangement.
J'aimerais surtout savoir si vous connaissez cette Katia.
Cheveux de jais, un peu dingue ?
C'est elle, �a la d�crit bien.
Elle venait nager, avec l'autre locataire.
- Linda. - C'est �a.
Elle �tait ici avant vous.
Celle qui a laiss� ses affaires dans la pi�ce ferm�e ?
Elle �tait comment ?
Une fille normale.
Plut�t intelligente. Agr�able � regarder.
Pourquoi cet int�r�t ?
C'est pas tant Linda...
Mais j'ai l'impression
que Katia est venue ici pour retrouver Linda.
Linda a gard� une cl� ?
Je l'ignore, demandez � Giovanni.
Lui aussi, il est bizarre, non ?
T�l�phone.
Vous pouvez attendre ?
Il faut encore que je me change.
On se voit � mon retour.
A bient�t.
All� ? Il y a quelqu'un ?
Ecoute-moi, le musicien.
Tu ne peux rien y faire.
Je vais te tuer !
Qui est � l'appareil ?
Qui parle ?
Fais tes pri�res, Bruno, tu es condamn�.
Sandra, c'est toi.
Mais tu as eu peur, mon chou ?
- Idiote ! - Bravo, tu m'as reconnue.
J'ai eu une id�e, tr�s int�ressante.
On se retrouve � 18h30 au studio ?
�a marche.
18h30, je t'attends.
Salut, Giovanni.
La majeur ?
La majeur !
Vous aimez la musique ?
Je peux vous aider ?
Je cherche Katia.
Vous �tes une amie ?
Je suis Angela, elle vous a pas parl� de moi ?
Elle n'a pas eu le temps.
Si vous la voyez, dites-lui que je la cherche.
En fait, elle n'est pas rentr�e � la maison.
Elle �tait ici � 11 h et elle a disparu.
Pourquoi son journal est l� ?
Elle �tait venue le chercher.
Quelqu'un l'a d�truit.
- Vous avez une id�e ? - Non.
J'�tais pas venue depuis le d�part de Linda.
Elle �tait si gentille.
Elle nous laissait nous baigner.
Piquez une t�te quand vous voulez.
Vraiment ?
J'y vais tout de suite !
Merci, � plus tard.
A bient�t.
Attendez !
Dites...
Vous avez chang� d'avis ?
J'ai quelques questions � vous poser sur Katia.
C'est pas que de la curiosit�,
j'ai l'impression d'�tre dans un film,
avec sa disparition...
C'est tout elle.
Vous �tes amies depuis longtemps ?
On habite ensemble.
Notre maison est tout pr�s d'ici.
On est mannequins et vendeuses,
sp�cialis�es dans le porte-�-porte.
C'est sans danger et �a paie bien.
J'imagine que vous n'�tes pas int�ress� par...
la pr�colombie...
- Non. - Je vends des photos
- et pas ch�res. - Non, merci.
J'aurais essay�.
Pardon, je cherche Sandra.
Elle n'est pas encore arriv�e.
Bruno ?
Je peux ?
T'es une fifille, t'es une fifille...
Allez.
Je t'ai attendu jusqu'� 20h.
Je rentre. Salut. Bruno.
J'enregistre �a au cas o� il m'arrive quelque chose.
Je suis convaincu d'avoir d�couvert une s�rie de meurtres.
Il y a une autre alternative :
Que ce soit un produit de mon imagination,
ou d'une tr�s forte auto-suggestion.
Mais je ne pense pas que ce soit le cas.
Trop d'�l�ments me sugg�rent des �v�nements terrifiants.
Quel �tait le secret de Katia ?
Qui est Linda ?
Je sens sa pr�sence.
Elle porte le nom de la mort.
Elle plane autour de moi.
Curieusement, je ne la crains pas.
Je suis fascin�.
Katia et Angela ont �t� assassin�es ici.
Mais o� sont cach�s les corps ?
La r�ponse...
Qui est l� ?
C'est moi, Sandra. Ouvre !
J'ai trouv� ton mot.
Tu tombes � pic, j'ai des trucs � te raconter.
C'est tout le whisky que tu as ?
La bouteille est vide.
J'ai plus que du th�, du caf� et des yaourts.
Je pourrais pas vivre avec toi !
Je te l'ai pas demand�.
Tu disais qu'il y a eu deux meurtres ici,
deux jeunes filles disparues ?
T'as du mal � me croire.
Si c'est vrai, pourquoi ne pas alerter la police ?
Sans les corps ? Ils me croiront fou.
- Je dois te croire ? - C'est la v�rit�.
C'est fantastique,
l'id�e que ces cadavres sont peut-�tre encore ici
est terrifiante.
Tu crois qu'ils sont encore ici ?
Le tueur n'a pas eu le temps de s'en d�barrasser,
mais il a pu les mettre dans des tas d'endroits, ici.
Si tu dis vrai, je suis s�re que les corps sont ici.
Tu as fouill� partout ?
Partout.
Sauf le cellier, en bas.
Pourquoi pas ?
Il est ferm� � cl�.
Il renferme les affaires
de la derni�re locataire.
Quel �ge a-t-elle ?
Je l'ignore.
Je connaissais
une Linda, mais c'est impossible.
Ce serait une co�ncidence inou�e.
Tu n'en sais pas plus ?
Je t'ai tout dit.
Elle est mentionn�e dans le journal
et dans l'enregistrement.
- Et ta Linda ? - �a ne peut pas �tre elle.
Allons voir la pi�ce en bas.
C'est ici.
Il faut trouver un moyen d'entrer.
C'est ouvert.
C'�tait verrouill�, je te jure.
Quelqu'un a d� l'ouvrir.
- Tu crois pas... - Que les corps sont l�-dedans ?
Tiens-moi �a.
Elle lisait beaucoup.
Rien ici non plus.
Des balles ?
C'est absurde.
C'est impossible.
- Comment �a ? - C'est la m�me Linda.
Qu'est-ce qui te fait croire que c'est la m�me ?
- Etrange... - Tu ignorais qu'elle �tait ici ?
Comment je le saurais ? Je l'ai pas vue depuis trois ans.
Il n'y a aucun doute, c'est elle.
Quel rapport avec les balles ?
Le tennis l'obs�dait,
dans ses cauchemars, elle entendait des balles
rebondir dans la nuit.
- Comme dans ton film ? - C'est elle qui me l'a inspir�.
Un traumatisme d'enfance qui transforme une femme en monstre.
- Donc Linda... - Je ne dis pas qu'elle les a tu�es,
mais le film est inspir�
de Linda enfant. Le reste, c'est mon imagination.
La diff�rence avec la r�alit�
est souvent r�duite � des co�ncidences.
Personne n'a vu la derni�re bobine. Comment �a se finit ?
Serais-tu en train de sugg�rer un rapport
entre mon film et les meurtres ?
Je suis m�me pas s�r que les meurtres ont eu lieu.
Il y a quelqu'un dans la maison.
Qui que ce soit,
il est juste au-dessus, dans le studio.
On dirait une femme.
Linda.
- Les pas se sont arr�t�s. - Que fait-elle ?
- Elle a entendu, tu crois pas ? - J'en sais rien.
Je n'entends plus ses pas.
�a signifie pas qu'elle est partie.
Pourquoi est-elle revenue ?
Les assassins reviennent toujours sur les lieux du crime.
- On fait quoi ? - Tu me le demandes ?
C'est toi, la sp�cialiste, je suis que musicien !
Silence, elle va nous entendre.
- O� tu vas ? - On va pas y passer la nuit.
Attends-moi.
Tu as vu ?
- Donne ton foulard. - Pour quoi faire ?
Tu devrais pas attendre ?
Attention !
Bruno ! C'est toi ?
Tu croyais que c'�tait qui ?
J'en sais rien,
mais apr�s ce que tu m'as dit sur cette Katia...
On peut savoir pourquoi tu r�dais ?
Qu'est-ce que tu racontes ? C'est toi qui as un couteau.
On est tous inquiets au sujet de ces filles,
mais c'est absurde de continuer comme �a.
On est tous un peu d�pass�s.
Il faut que tu me pardonnes, j'ai failli te tuer.
J'avais une telle peur.
J'ai vu une silhouette, j'ignorais que c'�tait toi.
Et moi, j'�tais pr�t � �trangler une tueuse.
Tout est bien qui finit bien
ou un truc dans le genre.
- Je pr�f�re oublier cette soir�e. - C'est � toi.
Et �a, � toi.
J'aurais bien bu un whisky, l�.
Garde le th� et les yaourts pour le petit-d�jeuner !
- Merci pour tout. - Tu plaisantes.
- Tu peux rentrer seule ? - Oui.
M�me si je viens de r�aliser que je suis une froussarde.
Bonne nuit.
Tr�sor ?
- Quoi ? - Simple curiosit�,
que faisais-tu en bas avec Sandra ?
On te croirait jalouse.
Un peu.
Et toi, que fais-tu ici ?
Tu ne jouais pas, ce soir ?
Oui, mais...
Tes visites me comblent de joie,
mais comment as-tu fait, avec le th��tre ?
La pi�ce a �t� suspendue.
Tu le liras demain dans la presse.
Pour quelle raison ?
Pour outrage aux m�urs.
Je te le demande, tu trouves la pi�ce obsc�ne ?
Si c'�tait sexy, je serais venu. �a parle de quoi ?
- D'homosexualit� f�minine. - Les gens veulent pas le savoir.
Pendant un instant,
j'ai cru que tu voulais me tuer.
Tu te poseras toujours la question.
Attends, j'ai une surprise.
Une petite minute.
Julia, tu es pr�te ?
T'es pass�e o� ?
Tu fantasmes sur les filles dans les placards...
Juste les phobiques des cafards.
C'est � toi ?
Tu as oubli� qu'on s'est rencontr�s sur un court ?
Dis-moi qui tu es.
Tu l'ignores ?
Une jeune actrice bourr�e de talent
qui va conna�tre un destin de star.
M�me si pour l'instant, je dois me contenter
d'un simple musicien,
la t�te pleine de r�ves et le portefeuille vide.
- Tu me fais la le�on ? - Je vais t'en faire bien plus.
O� es-tu ?
Linda, c'est toi ?
Linda, r�ponds-moi.
Ne pleure pas.
Ecoute, je suis navr�e de ce qui s'est pass�.
Je ne t'ai pas trahie,
j'ai utilis� ton histoire mais j'ai invent� le reste.
Je t'en prie, Linda, je n'ai pas...
Je n'ai rien racont�.
Si tu veux,
on peut se voir.
Dis quelque chose !
Bonjour, monsieur.
Bien dormi ?
Pas mal, merci.
Vous auriez vu Julia ?
Qui est-ce ?
La blonde qui a dormi ici ?
Oui, je l'ai vue.
Elle �tait au cottage, il y a quelques minutes.
S�r ? Elle est bien matinale.
�a me regarde pas,
mais elle doit �tre insomniaque pour se lever si t�t.
L'autre matin, elle y �tait aussi.
Vous inqui�tez pas,
j'ai le m�me probl�me.
J'ai oubli� de vous dire,
j'ai re�u l'�purateur.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Hein ?
Tu es d�j� debout ?
Je suis venue me d�tendre un peu.
Je pouvais pas dormir � cause de tes histoires.
T'appelle �a des histoires ? Deux filles disparaissent,
- probablement tu�es ici. - Arr�te ton char,
ne recommence pas, je t'en prie.
Depuis que tu travailles avec Sandra, tu as chang�.
Je ne te reconnais plus.
- Tu vois des meurtres partout. - Non,
- je me pose des questions. - Arr�te !
Pour ton information, je suis pas fan de Sandra.
- Elle est bizarre. - C'est toi qui n'es pas normale,
et pas seulement ce matin !
- Ton agressivit�, ta jalousie... - Fais pas l'innocent.
Regarde-toi dans une glace !
Merci, d�sol� de vous d�ranger.
C'est rien.
C'est quoi, des mitraillettes ?
Doucement.
Posez-le.
Attention aux mains.
- Merci. - De rien.
Avez-vous vu ma copine ici, avant que je vienne ?
Ecoutez,
mon boulot, c'est de veiller sur la maison,
- pas sur les visiteurs. - S�rieux,
Angela et Katia se sont volatilis�es,
mais o� ?
Elles sont peut-�tre mortes.
C'est pas dr�le, �a pourrait �tre vrai.
Vous plaisantez, j'esp�re ?
Je suis tr�s s�rieux.
Je d�couvrirai ce qui se passe.
Tu me fais de l'ombre.
Ecoute...
Tu te verrais, un vrai croque-mort.
C'est pas le moment de blaguer.
Je dois partir une petite heure.
Vas-y, je reste � la piscine.
Justement, je pr�f�rerais que tu viennes avec moi.
Tu vas pas recommencer avec tes salades ?
T'es compl�tement �cervel�e.
Tu te contentes de l�zarder au soleil !
D�gage et sois gentil, utilise un peu ta cervelle,
si ce tueur myst�rieux existait vraiment,
on serait tous morts aujourd'hui.
L'autre soir, tu croyais qu'on voulait te tuer,
tu �tais morte de trouille !
C'�tait la nuit, mais personne n'a peur le jour.
Je te laisse, mais sois prudente.
Il n'y a personne !
Je commence � me demander ce qu'on fait ensemble.
Moi aussi, si tu veux savoir.
Elle est � vous.
- Le th��tre itin�rant ? - Oui.
Je voudrais parler au directeur, M. Caruso.
Lui m�me, mais parlez plus fort.
Il para�t que votre derni�re pi�ce a �t� censur�e,
c'est bien pour outrage aux m�urs ?
Censur�e pour outrage aux m�urs ? Vous divaguez !
C'est une pi�ce pour enfants,
- sponsoris�e par le minist�re ! - J'ai d� faire erreur.
Travaillez-vous avec Julia Rubini ?
Vous �tes un de ses amis ?
O� est-elle ?
- Je comprends pas. - Quelle l�chet� !
J'en ai assez de ses petits jeux !
�a se passera pas comme �a !
- C'est le tribunal ! - Je vous suis pas.
Vous l'ignorez ? Elle a disparu le soir de la premi�re,
personne ne sait o�, et je n'ai pas de rempla�ante.
- Quand �a ? - La semaine derni�re.
Si vous la voyez,
dites-lui de ne plus ramener ses fesses dans mon th��tre !
- Au revoir. - Monsieur Caruso...
- La forme ? - Pas vraiment...
C'est la copie noir et blanc.
Salut, Carlo.
- Je veux voir la derni�re bobine. - La derni�re ?
- Les ordres sont formels. - Carlo ?
La projection peut commencer ?
D�p�che-toi, ils te cherchent.
J'�tais aux toilettes.
- Elle va faire une exception. - Attends.
Tu peux l�cher le t�l�phone, j'ai un coup de fil urgent !
Calme ta joie, Carlo !
C'est d�licieux avec des artichauts.
- Celle-ci ? - Comment je fais, sans la voir ?
Faut que je termine !
J'ai rien dit, la bobine est au montage.
Merci.
- Carlo ! - Oui, quoi ?
Regarde.
Mon Dieu, qu'est-il arriv� ?
- Quel foutoir ! - Qui est venu ?
Je sais pas, mais Sandra va pas appr�cier.
Regarde ! Elle est en miettes.
C'est la derni�re bobine ?
Oui, la fameuse derni�re bobine.
Tu peux la r�parer ?
Elle est bonne pour la poubelle !
On va essayer,
mais il manquera toujours des plans.
Il faudrait un miracle pour les recoller.
J'ai vu cette sc�ne.
- T'es s�r que c'est la derni�re ? - C'est bien elle,
garanti sur facture.
La sc�ne avec les enfants.
Va en arri�re.
Le secret doit �tre l�.
Mais quel est-il ?
Quel secret ? Je vois des gosses qui jouent avec une balle.
Des gosses ? Mais c'est...
Retourne en arri�re.
Qui est-elle ?
Il y avait pas de femme.
�a te dit rien ?
�a doit �tre le d�but de la sc�ne finale,
celle qu'on arrivait pas � trouver.
Avec un nouveau personnage. Apparemment, le tueur est une femme.
Dans le film ?
Je commence � comprendre.
J'ai pens� � toi, aussi...
N'aie pas peur...
Je ne veux pas voir ton sang couler !
Je ne suis pas...
une fifille...
Je ne suis pas...
une fifille.
Pauvre Sandra, elle avait compris sans le savoir.
Mais elle ignorait que Linda �tait l'alter-ego de Tony.
Sa personnalit� d'enfant �tait trop fragile.
Son c�t� masculin s'est effac�,
mais il ne pouvait tuer son alter-ego,
alors il s'en prenait � d'autres filles
pour tuer la fille en lui.
Mais pourquoi tous ces meurtres ?
La r�ponse est simple,
il les a poignard�es pour prouver qu'il n'avait pas peur.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.