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Original subtitles

Y en a marre ! Rel�chez-nous !

C'�tait pour une nuit. Pas pour 3 jours !

Que voulez-vous que j'y fasse ?

Le seul � pouvoir vous rel�cher, c'est le commissaire.

Jusqu'� son retour de la r�gion des puits,

vous resterez ici.

Il restera l�-bas, pr�s du p�trole !

Peut-�tre... Il y a tant d'or.

Mon beau-fr�re y est depuis un mois et il a fait fortune.

Il m'�crit que les compagnies p�troli�res

payent 20 ou 30 dollars par jour.

�a alors !

T'as entendu ?

20 ou 30 dollars la journ�e !

On devrait y �tre depuis 3 jours.

Je sais, oui...

C'est ma faute, mais c'est un d�lit de jeter une fleur � une femme ?

Non. Mais pocher l'�il du mari, ce n'est pas un exploit !

Allez, dormez !

Vous ne moisirez pas ici.

D�p�che-toi !

Si je te laissais l�, �a t'apprendrait.

T'es toujours en train de r�ler.

Les gars, on va enfin pouvoir filer.

Il ne faut pas vouloir sortir d'ici,

ni rien du tout, d'ailleurs.

Tire-toi avec ton copain et bon vent.

Si vous restez l�,

vous serez accus�s de complicit�.

Et nourris � l'�il plus longtemps !

T'as peut-�tre raison. Chacun sait ce qu'il a � faire.

Allons-y.

On va passer ?

Moi, oui. Mais toi...

Je t'attendrai l�-bas. Au revoir.

ON EMBAUCHE

Don Jose Enrique.

Quoi, Heriberto ?

Je viens voir si on peut travailler, patron.

H�las, non...

Ne vous laissez pas faire par ces bandits !

Si vous avez besoin de moi, faites-moi signe.

Merci, Heriberto.

Avec quelques gars r�solus,

les puits de La Nacional marcheraient.

Ici, pour travailler, faut pas avoir la trouille !

Je n'ai rien touch� depuis ma f�te.

Les mois sont longs.

T'es fauch�, hein ?

Comme les bl�s.

Tiens, quelques dollars.

- �a t'aidera un peu. - Merci.

Si je vois le Rayado et ses sbires,

ils verront de quel bois je me chauffe !

� tout � l'heure. J'ai � faire.

T'es bien gai. Que fais-tu l� ?

Un petit tour, rien de plus.

Et �a sera ton tour de d�rouiller.

Laissez-moi !

Je n'emb�te personne, moi.

C'est d�fendu de travailler ici.

Travailler ? J'�tais venu voir mon patron.

D'accord, mais personne ne se moque des ordres du Rayado.

C'est compris ?

Don Jose Enrique est l� ?

Oui, Don Fabio. Mais il est tr�s occup�.

Bonjour, Don Jose Enrique.

Bonjour, Don Fabio.

Je viens vous saluer, en passant.

Et me demander de vendre, hein ?

Je viens simplement en ami pour vous sortir du p�trin.

La Nacional ne tournera plus.

Vendez vos trois puits, qu'on en finisse.

On a doubl� l'offre. C'est une belle somme.

Vous me conseillez de vendre ?

Mais oui.

On est des hommes pratiques et on sait qui commande.

Oui, ils sont forts.

Depuis un mois, je ne peux plus embaucher.

Personne ne veut travailler ici.

Ils ont trop de pr�tentions.

Assez plaisant�, Don Fabio !

Vous voyez mes puits ?

Je les ferai sauter si je dois les perdre !

- Vous exag�rez, non ? - Non ! Je suis d�cid�.

Je ne c�derai � personne !

Dites-le � celui qui vous envoie me menacer.

Tr�s bien, Don Jose. Vous savez ce que vous faites.

Moi, j'ai fait mon devoir d'ami.

Adieu, Don Jose Enrique ! T�chez donc d'avoir des ouvriers !

Les jeux sont faits !

Rien ne va plus.

27 rouge.

La poisse ! Mieux vaudrait vendre des p�pites !

Te d�courage pas.

� Alger, j'ai gagn� apr�s avoir tout perdu.

Comment �a ?

Quand j'ai eu tout perdu, le casino a br�l�.

�a alors !

Ils ont tous fil� et j'ai pris la caisse.

C'�tait un mardi 13. Je m'en souviens parfaitement.

Le 13 ? Je joue le 26. C'est deux fois 13.

Le casino va peut-�tre flamber.

Laisse �a. Je t'ai vue.

Incorrigible, hein ? Quelle sacr�e voleuse.

Voleuse, non !

Le docteur dit que c'est une maladie, la cleptomanie.

D�calcomanie.

Cleptomanie.

D�calco ou clepto, c'est une manie.

On va en rester l� pour aujourd'hui.

Merci, l'ami.

De rien. Je l'avais vue, alors...

Je vous paye un verre. Moi, c'est Heriberto.

Gerardo Ramirez.

Mon ami Demetrio Garcia.

Enchant�. Je vous invite aussi.

Tiens, voil� pour jouer et soigner ta "calcomanie".

J'aime ton �nergie, Heriberto.

J'aime les gars �nergiques.

- Vous �tes ici depuis quand ? - Deux jours.

Longs comme vingt !

Pourquoi ?

On n'avait d�j� plus un sou apr�s notre premier repas.

Trois verres !

On croyait qu'ici, les mendiants devenaient millionnaires.

Et on n'a m�me pas trouv� de travail.

Vous n'auriez pas un tuyau ?

N'importe quoi. On n'est pas difficiles.

Mon patron cherche des gars.

Un Argentin qui a des puits qu'on lui d�fend d'exploiter.

�videmment, il y a des risques.

Mais... C'est l�gal ?

Y a pas plus l�gal. Mais on menace ceux qui y vont.

Alors, il cherche des ouvriers ?

Je me charge de �a.

�a ferait bien plaisir � mon patron !

- Et vous, vous faites quoi ? - De la m�canique.

Un m�cano... un homme...

Et un autre, sans me vanter.

Je vais faire votre fortune !

- � la v�tre. - Sant� !

Vous vous souvenez, ce matin ?

J'ai ce qu'il vous faut.

Ils cherchent du boulot et ils sont pr�ts � tout.

Avec moi, �a fait trois. On pourra commencer petit � petit.

Asseyez-vous.

O� avez-vous travaill� avant ?

Avant d'arriver ici ?

On a beaucoup boug�.

L�, on arrive de prison.

Faut le dire, quoi !

Pour une peccadille.

Un enfantillage.

Je ne peux pas exiger de lettres de recommandation.

- Votre franchise me pla�t. - Mais oui !

Je vous pr�viens, c'est dangereux de travailler pour La Nacional.

Je peux pr�parer les pompes et Gerardo embauchera des gars.

Je suis pr�t pour la bagarre. J'en ai vu d'autres.

Vous risquez votre peau.

Elle me durera ce qu'elle me durera.

Alors, en avant !

- Au travail. - Et en passant du bon temps !

Bravo ! Voil� des hommes comme je les aime.

Vous verrez, Don Jose Enrique, les grandes choses qu'on va faire.

COMPLET ON N'EMBAUCHE PLUS

Au suivant.

Voil�.

� votre r�ussite, Don Jose.

Merci pour votre aide.

Maintenant, rien ne nous arr�tera.

Ils doivent �tre furieux. On les a bien eus !

Rappelle-moi de c�bler � ma s�ur qu'elle ne vienne pas.

Oui, patron.

Vous avez une s�ur ? Elle devait venir ?

Dans 8 jours, d'apr�s cette lettre.

- Elle finit son contrat � Mexico. - Un contrat de quoi ?

Elle est artiste.

Vous seriez moins seul.

Oui, mais vu les circonstances, qu'elle vive ici serait une folie.

Vous avez vu les difficult�s.

On a jou� notre peau.

Quand l'avez-vous vue ?

� mon d�part de Buenos Aires, c'�tait une fillette.

Je pensais la faire venir.

Je me suis install� et j'ai travaill� dur.

Elle m'�crit souvent, toujours avec la m�me gentillesse.

�coutez �a :

"Enfin je vais revoir ce fr�re qui semblait n'�tre qu'imagination."

On n'oublie pas le pays natal.

Non, jamais.

Il me semble y �tre encore

et sentir son parfum.

Plus on est loin, plus on l'aime.

Votre pays doit �tre grand, hein ?

Vu d'ici, c'est le plus grand.

Tr�s bien, Heriberto !

Voil� une excellente id�e !

Adieu

Ma douce Pampa

Je pars

Pour de lointaines contr�es

Adieu

Doux chemins que je porte en moi

Rivi�res, collines et vall�es

Qui m'ont berc�

Si l'on ne se revoit pas

Terre tant aim�e Je veux que tu saches

Que c'est la vie qui nous a s�par�s

Quand je t'ai laiss�e Ma douce Pampa

J'ai emmen� avec moi Le vert de tes p�turages

Le fr�missement de ton ciel �toil�

Le chant envo�tant de tes vents

Qui savait m'emplir de joie

Mais aussi me faire pleurer

Adieu

Adieu Pampa de mon c�ur

Je pars

Vers de nouvelles esp�rances

Adieu

Les pr�s o� j'aimais tant galoper

Les sentiers Les torrents et les vall�es

O� j'ai tant r�v�

Je foulerai � nouveau ton sol

Avant de sentir mon �me s'envoler

Je pars sans me retourner

Adieu

Ma douce Pampa

Adieu

Pampa de mon coeur

Adieu

Bravo, Gerardo !

- Merci, Don Jose Enrique. - Je m'en souviendrai.

Si l'on veut exploiter d�s demain, il faut travailler.

Oui, c'est l'essentiel.

Les puits travailleront demain.

Mais ce soir, on f�tera notre succ�s.

Pas moi. Je dois monter la garde.

- Si vous voulez, je... - Toi, tu restes m'aider.

Une autre fois. Gerardo peut m'accompagner.

On ira au casino de Don Fabio pour voir sa t�te quand il me verra.

Heureux au jeu, malheureux en amour.

Vous avez vu ? Don Jose Enrique est saoul.

Encore du champagne, l'ami !

Excusez-moi, mais je ne bois pas plus.

Il faut s'amuser, Gerardo.

Apr�s les mauvais jours, il faut savoir profiter.

Ob�is. On ne vit qu'une fois.

Jose Enrique !

Camelia !

- Tu ne m'as pas oubli�e ? - Jamais.

Quel plaisir de te voir. Viens prendre un verre.

Mon ami, Gerardo.

- Camelia, la reine de la rumba. - Enchant�.

- Tu venais plus souvent... - Tu es ma pr�f�r�e, tu le sais.

J'esp�re que tu me donneras un petit bout de ton c�ur.

Tout mon c�ur ! Tu me plais tant.

Toi aussi, Enrique.

11 e Commandement : "Tu ne g�neras point."

- Je t'offre un verre au bar. - Merci, Gerardo.

Comme c'est gentil.

Tu as quelque chose d'�trange, ce soir.

Quoi ?

C'�tait dans tes yeux quand tu t'es approch�e.

Ne fais pas ton sentimental, �a ne me pla�t pas.

Ce qui compte, c'est d'�tre ensemble. On va �tre heureux, hein ?

Les brutes ! Ils n'aiment pas cette jolie valse.

Chacun aime ce qui le touche.

C'est vrai.

Eh bien moi, seules les choses romantiques me touchent.

Les choses tr�s romantiques.

Ah bon ? Si tu te sens romantique, pr�viens-moi.

Heriberto... Quel joli nom.

Il me rappelle un grand amour.

Un cuistot de la L�gion, au Maroc. Tu connais le Maroc ?

Il ressemblait � Heriberto.

C'est sa faute si j'ai grossi : il me faisait manger sans arr�t.

Un jour, en allant � Bizerte, il me dit :

"Nanette, tu es la plus pure des femmes."

Et moi, j'ai pleur�.

Quand je l'ai connu, j'�tais toute jeune et sans dot.

Il m'a dit : "Tu es la plus belle

"de toute les femmes." Que pouvais-je faire ?

Je suis partie avec lui. Il ressemblait tant � Heriberto.

Un 14 juillet, je suis partie

avec un capitaine.

Le cuistot m'a rattrap�e. Je ne voulais plus,

mais le capitaine voulait f�ter la prise de la Bastille.

Le cuistot n'�tait pas vraiment d'humeur � faire la f�te.

Il �tait tellement furieux, j'avais envie de l'embrasser !

Il m'a dit : "Nanette, tu es la plus canaille des femmes."

Enfin, pas dans ces termes. Il m'a trait�e de...

Il �tait tellement...

- Allez, les gars ! - C'est l'heure de rentrer.

Allez-y.

Il est temps d'aller dormir.

Excusez-moi, avez-vous vu M. Enrique Irigoyen ?

Celui de La Nacional ? Il est parti.

Gerardo ! T'es encore l� ?

- Rends-moi l'�pingle. - De quoi parles-tu ?

De ce que tu m'as vol�.

- Gerardo ! - Donne.

Te f�che pas, c'�tait une blague.

Il y a des blagues qui co�tent cher.

C'est toujours ta "calcomanie".

Cleptomanie !

Bonne nuit.

Personne ne sait rien.

Continuez � chercher. Il est quelque part.

Il n'a pas pu dispara�tre.

Juste quand on allait commencer � forer...

Il cuve peut-�tre dans une chambre d'h�tel !

Il faut le trouver, o� qu'il soit.

Les gars !

On va s'activer.

Cherche dans tout le campement.

Toi, fais tous les h�tels.

- Voyez de l'autre c�t� du fleuve. - D'accord, on y va.

- Nous, on va voir la police. - � quoi bon ?

Ici, il n'y a que des sbires.

On y va quand m�me.

Reste ici, au cas o�.

Allez !

- Excusez-moi. - Y a pas de mal. J'�coute.

Don Jose Enrique a disparu. Pas moyen de le trouver.

On est all�s pr�venir la police.

C'est impossible. Il doit bien �tre quelque part.

Peut-�tre en voyage. On ne dispara�t pas !

On a demand� apr�s lui partout, mais en vain.

On l'a vu pour la derni�re fois avec vous.

Mais ensuite, il est parti.

Il �tait pompette, le pauvre.

Alors, vous ne savez rien ?

Rien de rien.

Cela m'inqui�te beaucoup.

Surtout, tenez-moi au courant.

Au revoir.

Au revoir.

DISPARITION DE DON IRIGOYEN : LE MYST�RE CONTINUE

Alors ? Tu cires mes bottes ou tu lis mon journal ?

J'ai fini.

"J'ai fini" !

Alors ?

Comme il a disparu depuis huit jours, la police a class� l'affaire.

Et apr�s ?

On a lu son testament.

Ah bon ?

Il l�gue tout � une s�ur qui est � l'�tranger.

Et savez-vous ce qu'a fait le juge ?

Il a nomm� un g�rant provisoire pour s'occuper des puits.

Un g�rant provisoire ? Qui ?

Vous ne devinerez jamais !

Demetrio. C'est pas dr�le ?

Le m�cano ?

Oui, le bonhomme qui passe son temps � p�rorer.

Le pauvre...

Je suis d�sol� pour lui, il n'y est pour rien.

Il s'en fiche, lui, de La Nacional.

Qu'il joue pas les patrons !

En avant, Geronimo.

Tiens, lis �a. Je sais pas ce qu'on va faire.

"Arriverai ce jour, train de Mexico. Baisers. Mercedes."

La s�ur du patron ?

- Elle tombe mal ! - Don Enrique devait lui �crire.

Il n'a pas eu le temps de le faire.

Faut la recevoir, c'est la patronne.

Gerardo, tu iras l'accueillir.

J'ai du travail.

Mais je ne la connais m�me pas !

Tant pis.

Tu lui diras ce qui s'est pass� et qu'il vaut mieux qu'elle reparte.

Comment la reconna�tre ?

Facile. Elle est argentine.

Si tu entends cet accent...

C'est elle !

Eh ben, quoi ?

Il n'y a pas de porteur, dans cette gare ?

Je vous cherchais.

Moi ? On ne se conna�t pas.

Je n'ai pas ce plaisir.

Mais je viens vous accueillir.

Tr�s aimable.

C'est Don Jose Enrique qui m'envoie.

Ah !

Oui, il n'a pas pu venir.

Veuillez me suivre.

Attendez !

Raquela ! D�j� un nouvel ami ?

Mercedes, il m'a prise pour toi.

Qui est-ce ?

Il vient de la part

de ton fr�re.

C'est �trange qu'Enrique ne soit pas l�.

Tu le verras plus tard.

Il a d� �tre retenu.

Allons, d�p�chons-nous. Ce sympathique gar�on nous attend.

Tu vas encore t'amouracher du premier pantalon venu. Allez !

- Mademoiselle est avec vous ? - Oui. C'est mon amie.

Mademoiselle Raquela Ortiz.

Gerardo Ramirez.

� votre service.

Suivez-moi.

C'est la plus belle chambre.

Vous avez de la chance.

Ici, on est millionnaire avant de trouver un h�tel.

- C'est ici ? - Oui, l'autre chambre.

Puis-je vous parler, mademoiselle ?

Je n'ose pas en parler � Mlle Mercedes...

De quoi s'agit-il ?

- Je vais vous expliquer. - Entrez.

Je vous �coute.

Don Jose Enrique a disparu depuis huit jours.

Disparu ? Que dites-vous ?

On n'a plus de nouvelles.

- Ce n'est pas possible ! - H�las, si.

Nous n'avons pas pu le retrouver et nous craignons le pire.

Mais que fait la police ?

Ils n'en savent pas plus.

C'est impossible, quelqu'un doit savoir.

Je vous assure que nous avons tout tent�.

Jose Enrique... Et vous, qui �tes-vous ?

Nous sommes ses h�ritiers.

Enfin, non. Nous sommes juste charg�s de son affaire.

Comment cela a-t-il pu arriver ?

Un homme ne dispara�t pas comme une valise !

Comment a-t-il disparu ? O� ?

On n'en sait rien.

La derni�re fois que je l'ai vu, c'�tait au Grand Casino.

Il montait avec Camelia.

Camelia ? Qui est Camelia ?

Une danseuse du casino. Je ne sais rien de plus.

Ils sont mont�s, et depuis, plus de traces de Don Jose Enrique.

Il ne voulait pas que sa s�ur vienne.

Au contraire. Mon amie devait venir vivre avec lui.

Pour son bien, vous devez la convaincre de partir.

Cela vous arrangerait ?

Moi ? Vous vous trompez, mademoiselle.

Qu'elle reste ou qu'elle parte, �a m'est �gal.

Dites-lui que je suis � sa disposition.

Et � la v�tre aussi.

Qui se vexerait des mots d'une si belle femme ?

Que t'arrive-t-il ?

Quoi ?

Jose Enrique a disparu.

On l'a probablement tu�.

Tu� ? Tu es folle !

Il vient de me le dire.

Il t'a dit quoi ?

�a. Qu'il n'est nulle part.

�a ne veut pas dire qu'on l'a tu�.

Calme-toi.

Il faut r�fl�chir calmement.

Calmement...

Il faut agir.

Et si tout cela est vrai, tu ne devrais pas rester ici.

Partir en sachant �a ?

Tu trouveras bien quoi faire.

Non. Pars, toi. Tu as un bateau demain.

Moi, je reste.

Non, tu ne resteras pas seule. Tu es peut-�tre en danger.

Je reste quand m�me.

Il m'a parl� d'une danseuse du casino.

Elle �tait avec Jose Enrique avant sa disparition.

Je la ferai parler.

Qui que ce soit, elle ne se compromettra pas.

�coute-moi, Mercedes.

On saura que tu es sa s�ur et tu ne trouveras rien.

Gr�ce � toi, personne ne saura qui je suis.

On peut voir Mlle Mercedes Irigoyen ?

Un instant.

Oui, une des deux Argentines ?

- Oui. - Elles sont parties.

Elles ont quitt� le pays ?

Oui, par le bateau pour l'Am�rique du Sud,

il y a deux heures.

C'est ce qui pouvait arriver de mieux.

Le patron est l� ?

- Don Fabio va arriver. - Merci. Je vais l'attendre.

Quoi ?

C'est "visage riant".

Non ! C'est "visage souriant".

Le cuistot de la l�gion avait �t� en Argentine et la chantait souvent.

Comme tu veux, mais la chanson dit "riant".

- "Visage souriant" ! - "Visage riant" !

Mademoiselle a raison.

C'est "souriant".

J'en �tais s�re !

- Vous connaissez l'Argentine ? - C'est mon pays.

Il n'emp�che que tu la chantes mal.

Tu ne m'apprendras pas � chanter un tango !

Qu'en dit une vraie Argentine ?

- Vous la connaissez ? - Oui.

- Vous �tes chanteuse ? - Oui.

Chantez-la-nous, s'il vous pla�t.

- Pas maintenant. - Pourquoi ?

J'attends le patron.

Qu'est-ce que �a peut faire ? Chantez.

Laisse-la.

Elle n'a pas le genre � chanter le tango.

Elle doit chanter dans les �glises.

Vous croyez ?

Maestro, accompagnez-moi.

Bravo, mademoiselle. C'�tait superbe.

Je suis le propri�taire du casino. Enchant�.

Raquela Ortiz.

Vous venez ici comme artiste ?

Le travail ne me fait pas peur !

Mais cette nuit, c'est diff�rent.

On voit qu'il est le g�rant de La Nacional.

Il se saoule m�me � la limonade.

Il n'a pas invent� la poudre.

La Nacional va de mal en pis.

Bonsoir.

Pourrais-je vous dire deux mots, Don Demetrio ?

Gerardo, tu ne crois pas qu'il complote quelque chose ?

Oui, mais ce vautour tombera sur un bec.

Que veut-il � Demetrio ?

Je n'en sais rien.

Mais Demetrio n'est pas un enfant.

Entrez, on sera mieux.

Parlez-moi ici.

Il parait que vous commencez demain. Je me permets un conseil.

C'est une b�tise.

Don Jose Enrique �tait orgueilleux. Il n'a pas �cout� ses amis.

Vous, vous avez l'exp�rience.

Pourquoi chercher des ennuis ?

Profitez de votre chance et vendez les puits.

Vous avez fini ?

Comprenez-moi.

Je n'ai rien � voir l�-dedans,

mais c'est pour vous �viter des migraines.

�coutez, Don Fabio.

Chez moi, on dit que le rapace se reconna�t de loin.

Vous me comprenez.

Pour votre information, on commencera � pomper demain � 8 h.

Heureuse de vous voir, g�rant !

Quel air s�rieux !

Au diable les affaires ! Amusons-nous un peu.

J'ai d�j� trop bu.

Sans moi, �a ne compte pas.

Alors il va falloir reprendre le compte � z�ro.

Comment tu t'appelles ?

Camelia ?

J'aime les hommes s�rieux et beaux gar�ons.

�a te tente ?

Allons-y !

- Et Heriberto ? - Il fait un tour � la roulette.

On verra s'il a ma veine.

- Vous avez bien parl�. - Oui.

- Et que voulait-il ? - Rien.

Arr�te. Tu as assez bu.

�a ne comptait pas.

Camelia et moi, on s'amuse bien.

Laisse-le. Il n'a pas l'habitude.

Tu l'entends ?

Il est jaloux. Montre-lui comme tu tiens l'alcool.

Oui. Je tiens mieux que lui !

Tu m'as plu tout de suite.

J'ai bien fait de venir.

Oui, car quelqu'un t'attendait.

Vous avez la voix d'un ange.

Je vous croyais d�j� loin. Et Mlle Mercedes ?

Elle est partie.

Et vous voil� seule.

C'est triste.

Venez donc � ma table, nous sommes de vieilles connaissances.

- � quoi pensez-vous ? - J'accepte votre invitation.

- Que prenez-vous ? - Rien, merci.

� votre guise.

Vous semblez vous m�fier de moi. Pourquoi, Raquela ?

Je vous connais si peu.

Je ne d�sire que vous aider.

Et puis, vous me plaisez.

Pourquoi le cacher ?

Vous m'avez dit �tre l'un des responsables de La Nacional.

Le responsable, c'est Demetrio.

Il en est le g�rant.

G�rant ? Qui l'a nomm� ? Il n'est pas propri�taire.

Qu'importe ?

Parlons plut�t de vous.

Je vous demande qui l'a nomm�.

Vous me plaisez de plus en plus.

Laissez-moi vous prouver mon amiti�.

Vous �tes seule ici.

Ce n'est pas bien.

Savez-vous pourquoi vous �tes rest�e ?

Parce que Dieu voulait que nous nous revoyions.

Me ferez-vous l'honneur de venir � ma table ?

Mademoiselle est avec moi.

Nous avons encore � parler.

Je ne partirai pas d'ici avant d'avoir termin�.

Que faites-vous l� ?

- Sortez, ou je crie. - Non, je vous en prie.

Sortez !

- �coutez... - Don Fab...

Pardon. Je te croyais seule.

Furieuse, vous me plaisez plus encore.

�a suffit !

Maintenant, �coutez-moi !

Trop tard.

J'avais raison.

Je vous en prie, du calme.

Pas vous, mademoiselle. J'ai l'exclusivit�.

Arr�te, idiot !

Pas de scandale ici !

D'accord, chef. Je faisais juste mon travail.

Il ne m�rite m�me pas une balle.

Virez-le, et s'il revient, abattez-le comme un chien.

Prie le Seigneur de ne pas me revoir, ou tu es mort.

Emmenez-le ou je le descends, que �a plaise au chef ou pas.

Je vous en prie, Raquela. Calmez-vous. �coutez-moi.

C'est ma faute, je n'ai pas pris de pr�cautions.

J'aurais d� penser qu'une canaille

pourrait abuser de vous.

Une vraie canaille...

Et plus encore, d'apr�s moi.

H�las, les bandits et les assassins ne manquent pas, ici.

Vous pouvez me croire, c'en est un

et il venait pour vous.

Je l'ai d'abord pens�.

Mais je ne sais plus.

Tout semble si �trange.

Enfin, comme je vous le disais, cela n'arrivera plus.

Je vous laisse. Reposez-vous.

Merci.

- Du nouveau, Rayado ? - Rien, chef.

C'est juste que ce soir, je n'�tais pas de service.

Vous voyez ?

Oui. Passe � la caisse, on te paiera.

- Et le type ? - On l'a vir�.

C'est un dur.

- Je vais le garder � l'�il. - Mais de loin.

Il faut lui donner

ce qu'il m�rite, une bonne fois.

S'il remet les pieds au casino,

il le regrettera.

C'est pas un peu � cause des puits de l'Argentin ?

Peut-�tre bien.

On lui fait le m�me coup qu'� Don Jose Enrique

et � l'autre type de La Nacional ?

�a va. Je disais �a comme �a.

Que s'est-il pass�, avec Gerardo ?

On m'a dit qu'il s'�tait tr�s mal tenu...

- Il semblait gentil. - Tu le connais ?

Un peu. Il a voulu faire le malin ?

Qui est-ce ?

Je ne lui ai parl� que deux fois. C'est l'ami d'Heriberto.

Mais je sais que tu lui plais beaucoup.

Il me l'a dit.

Don Fabio aussi en pince pour toi.

Tu n'as qu'un mot � dire et tu en feras ce que tu voudras.

Nanette, viens un moment.

Heriberto, qu'y a-t-il ?

- O� est Camelia ? - Elle est sortie.

- � plus tard. - Heriberto !

Viens, j'ai � te parler.

Hier soir, on a tu� Demetrio ici.

C'est s�r. On ne l'a plus revu.

On l'a tu� ici, au casino ?

Oui, ici. Comme ils ont tu� mon patron, Don Jose Enrique.

Et comme ils tueront Gerardo, le nouveau g�rant de La Nacional,

si cet idiot revient dans ce repaire de bandits.

Vous �tes s�r de �a ?

Vous, vous feriez mieux de vous taire !

Ce visage d'ange cache une grande m�chancet� !

Vous avez emp�ch� Gerardo de sauver Demetrio.

Et vous saviez qu'on �tait en train de le tuer.

L�-haut !

Normal, vous �tes l'amie de Don Fabio.

Heriberto, attends !

Laisse-moi !

T'es toujours dans la lune, tu ne sers � rien !

Pousse-toi de l� !

Tout le monde peut partir sauf les gardes.

Tr�s bien.

Rel�ve toutes les 8 h. Et si on approche, tirez.

� vos ordres.

On peut commencer � pomper demain � 8 h.

Demetrio ne verra pas le jet noir.

Et nous non plus, probablement.

On manque d�j� de dynamite et il reste beaucoup � faire.

D'accord.

- Vous deux, plus de dynamite. - Oui, monsieur.

Va avec eux, Heriberto.

Et toi, que vas-tu faire ? Fais attention.

Ce qui doit arriver, arrivera.

�coute-moi : si � 5 h, je ne suis pas revenu,

fais tout sauter.

Tu crois que je vais rester l�, te sachant en danger ?

Je viens.

Ob�is sans discuter.

� 5 h du matin, si je ne suis pas de retour.

On se verra apr�s.

Si tu veux, on partira.

Partir ?

Gerardo, tu sais que je te serai toujours loyal,

mais je pr�f�re rester ici.

Je suis n� ici et je ne pourrais pas vivre ailleurs.

Alors, si on ne se revoit pas...

Va chercher la dynamite.

Une demoiselle t'attend dans le bureau.

Une demoiselle ? Qui ?

Elle n'a pas dit son nom.

Bizarre...

Que faites-vous ici ?

Que voulez-vous ?

Sortez tout de suite.

Avant, �coutez-moi. J'ai � vous parler. C'est grave.

J'ai fait erreur et je vous demande pardon

de vous avoir bl�m� de la mort de mon fr�re.

Votre fr�re ?

Oui. Je suis Mercedes Irigoyen.

Vous ?

- C'est une blague ? - C'est la v�rit�.

Vous m'avez confondue avec mon amie.

Ici, on ne sait pas qui je suis.

Et vous traitez ainsi les amis de Jose Enrique !

J'ignorais tout.

- Je n'ai su qu'hier. - Su quoi ?

Pour Don Fabio et le reste.

Alors pourquoi me livrer

� ces canailles ?

Je n'ai su la v�rit� qu'apr�s.

Bon. Eh bien, n'en parlons plus.

C'est moi qui m'excuse.

Je vous dois beaucoup. Comment vous remercier ?

Vous ne me devez rien.

Tout est � vous. Vous �tes la patronne.

Je suis l� pour vous servir.

De la dynamite ?

Votre fr�re pr�f�rait tout faire sauter plut�t que de vendre.

J'allais lui ob�ir.

� vous de d�cider.

Faites ce que vous jugerez bon.

Pauvre Jose Enrique !

Je me faisais une telle joie de le revoir.

Vous �tiez de vieux amis ?

Non, mais nous sommes devenus de grands amis en quelques jours.

Si les yeux pouvaient dire l'amiti� que l'on nous porte...

Il est parfois difficile de deviner qu'on peut �tre si proches.

J'aurais d� le comprendre, lorsque vous m'avez parl�.

Et j'aurais d� m'appliquer � vous l'expliquer.

C'est notre faute � tous les deux.

Pourtant, on suivait le m�me chemin, sans le savoir.

Je ne m'imaginais pas en venant ici, que je serais m�l� � tout �a...

Ni que je vous rencontrerais.

Moi non plus.

J'�tais venue rejoindre mon fr�re. Et voil�.

Nous sommes l�, un peu perdus,

comme dans un endroit inconnu.

Comme si le destin avait tout orchestr�

pour nous r�unir.

�a sent le k�ros�ne, non ?

Le goudron.

Nous sommes pr�s d'un puits.

Bon.

Tout est fini.

La for�t d�vorera les restes

de ce qu'a cr�� Jose Enrique dans ce coin du Golfe.

Qu'allez-vous faire ?

Aller en ville m'en remettre � la justice.

Ah oui ?

Ma justice ira plus vite.

- Ce soir, Don Fabio payera. - Vous retournez au casino ?

Tuer un homme de plus ne les d�rangera pas.

Chacun meurt � son heure.

Vous �tes d�cid� ?

Tout � fait d�cid�.

Alors je reste aussi.

Non, Mercedes. Pas vous.

Partez d'ici. Ne vous en m�lez pas. C'est mon affaire.

Ce n'est pas que votre affaire.

Je vous en supplie, partez.

En sortant du casino pour venir,

je ne pensais pas y retourner.

Mais je veux vous aider.

- M'aider ? - Oui.

J'ignore ce que vous allez faire, mais vous ne serez pas seul.

Vous voyez, Gerardo, nous suivons le m�me chemin.

- Vous avez vu ? - Quoi ?

Le type vient d'arriver.

Emparez-vous de lui.

Allez !

Puisqu'on ne nous propose pas mieux,

c'est moi qui chanterai.

Une chanson pour mon ami Fabio.

Je le sauve d'un mauvais pas.

Car sans moi, c'est en pi�ces qu'il retrouverait

son joli casino.

�a, c'est chanter ! Viens t'amuser !

Je vous rejoins.

Bravo, c'�tait tr�s bien.

Hier, on m'a chass� parce que je venais vous voir.

Est-ce ma faute, si vous me plaisez ?

Me revoici. On verra bien.

Vous pensez aller dans sa chambre ?

Si elle m'encourage.

Bien dit, l'ami ! Mais avant, buvons un coup.

- D'accord. - On est avec vous.

- Entre hommes, on s'aide. - Toujours.

- Venez. - Vous �tiez o�, hier ?

Tout ira bien, Raquela.

Ne craignez rien.

Vous pouvez monter quand vous voulez.

Le mieux serait peut-�tre d'en finir au plus t�t.

Voil�. Encore un verre et trinquons !

� votre sant�.

Aux bons amis.

Sant�.

Excusez-moi.

Je boirai double plus tard. Je reviens.

�a se passe mieux que pr�vu.

Merci Don Fabio.

Merci Don Fabio...

d'�tre un vrai ami.

Il a bien vu que tu me plaisais.

C'est la plus belle nuit de toute ma vie.

Nous voil� enfin seuls, ma jolie.

Et personne ne me chassera.

J'ai tant d�sir� tes baisers.

Et je ne mourrai pas sans les avoir connus.

Approche, ma jolie.

Ne te sauve pas.

Allez Rayado, envoie le colis !

Voyez qui c'est.

On est l� pour le colis.

Il n'y a pas de colis.

- Y a pas de colis ? - Non.

D'accord, beaut�.

Il y a contrordre.

Pas de mort cette nuit.

On s'en va !

Vous semblez nerveuse.

Un probl�me ?

Je te tiens, assassin.

L'un de nous devait mourir ce soir.

Ton heure est arriv�e. Tu vas payer !

Je suis d�sol�, Mercedes.

Vous auriez pr�f�r� �viter de revoir l'assassin de votre fr�re.

Tu essayais d'utiliser la s�ur de Don Jose Enrique pour me tuer.

�coutez-moi, je vous en prie.

Mademoiselle, ce n'est pas moi qui ai fait tuer votre fr�re.

Je le prouverai.

Quel int�r�t avais-je ?

Je fais mon travail. J'avais des ordres.

- Des ordres de qui ? - Je ne peux pas vous le dire.

Ayez piti�, je vous donnerai tout ce que j'ai.

Vous serez riche. Je n'ai rien fait.

Ce n'est pas moi.

Qui ? Parle !

C'est dur � expliquer.

- Parle ! - Non !

C'est les gens des trusts, des compagnies p�troli�res.

Les compagnies p�troli�res... Mais qui donnait les ordres ?

Van Ekermann.

Qui est-ce ?

Le g�rant des compagnies. Tout le monde le conna�t.

- O� habite-t-il ? - Sur l'esplanade, la maison jaune.

- Qui est-ce ? - Raquela, c'est � vous !

Descendez, je m'en occupe.

Vous ne vous en sortirez pas.

Avec ou sans ma signature.

Je te mettrai six balles dans la t�te,

si tu n'�cris pas cette lettre.

Attends. Une minute. C'est pour ta publicit�.

Un instant, mademoiselle.

L�, ne bougez plus. C'est une photo pour le journal.

Ouvre ou on tire !

- Ouvre ! - Je suis arm�.

Ne bouge plus !

Bouge pas ou je te descends.

Rayado est l�.

Et il est ray� de la carte.

- Que se passe-t-il ? - On a pris le type l�-haut.

Don Fabio est bless�.

Qu'avez-vous fait du type ?

Rien. Don Fabio voudra le voir avant qu'on le liquide.

Faut attendre qu'il revienne � lui. Excusez-moi.

Bonsoir, Mlle Raquela.

Emmenez-moi chez M. Van Ekermann.

� la maison de l'esplanade ?

Oui, chez M. Van Ekermann.

Que se passe-t-il ?

Une demoiselle veut vous voir.

Une demoiselle ?

C'est Mercedes Irigoyen, propri�taire de La Nacional.

- La Nacional, vous dites ? - Oui.

Vous pouvez disposer.

Asseyez-vous.

Je pr�f�re rester debout.

Je vous �coute.

Vous savez qui je suis.

Je suis la s�ur de Jose Enrique Irigoyen,

la propri�taire de La Nacional.

Enchant�. Et alors ?

Je sais que mon fr�re a �t� assassin�

pour ne pas avoir c�d� aux compagnies p�troli�res.

Et hier, son ami a �t� tu� pour la m�me raison.

Je ne comprends pas un mot de ce que vous dites.

D�sol�, mais vous �tes �nerv�e et je suis tr�s occup�.

Attendez.

Vous devez m'�couter.

Je suis venue vous demander de sauver une vie.

Vous seul le pouvez.

De qui s'agit-il ?

Du g�rant provisoire de La Nacional.

- Je ne le connais pas. - Il a aussi voulu vous r�sister.

Encore un fou qui pensait que les petits ont une chance.

Une vieille b�tise qui a bien fait souffrir le monde.

Parlons tranquillement.

Vous semblez intelligente.

Asseyons-nous.

N'est-ce pas absurde,

ces gens qui se jettent la t�te la premi�re contre des murs ?

C'est absurde, pour le moment.

Comment �a ?

Pour le moment, vous d�tenez la force.

Force qui a civilis� ces contr�es barbares, mademoiselle.

Et qui a inond� le monde de haine et de d�sespoir.

Vous exag�rez.

Que me vaut l'honneur de votre visite ?

Je viens vous vendre La Nacional.

Et pourquoi la vendre ?

C'est le seul moyen de sauver cet homme.

Je comprends.

Votre offre pourrait int�resser ma compagnie.

Retrouvons-nous ici demain

pour discuter du contrat.

�a ne peut pas attendre.

Les tueurs de mon fr�re le d�tiennent au casino.

Vous m'�tes tr�s sympathique.

Je vais vous faire la faveur d'arranger cela.

C'est bien vrai, que les femmes pimentent la vie.

- Apportez le dossier de La Nacional. - Bien.

Il reste quelques formalit�s.

Nous pourrons voir �a quand vous voudrez.

Les affaires sont les affaires.

Ayez l'amabilit� de signer ici.

Et Gerardo ? Qui me dit qu'il s'en sortira ?

Vous avez raison.

- Allez au Casino chercher Don... - Gerardo Ramirez.

Tout de suite.

Non, je suis de passage, mais �a me plairait.

- Je vous engage, Mlle Raquela. - Merci.

Votre vue ravira mes clients.

Votre vue et votre voix.

�a vous plaira.

Bien s�r, c'est l'endroit le plus chic du coin.

- D'o� venez-vous ? - J'arrive de Mexico.

Allons-y.

J'y �tais en tourn�e. Je suis de Buenos Aires.

Camelia !

Qu'y a-t-il ?

- Quoi ? - Installe la demoiselle chambre 9.

Je ne sais pas.

D'accord, Don Fabio.

Je pense que la chambre vous plaira.

Montons.

Faites comme chez vous. Camelia vous expliquera tout.

Vous avez entendu ?

- Oui. - Les puits...

- J'avais oubli� l'explosion. - Moi, non.

C'est pour �a que j'�tais press�e de vendre.

En sachant qu'ils allaient sauter ?

C'est tr�s mal.

Nous sortons gagnants, malgr� notre d�faite.

Moi, oui.

Et moi aussi.

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