All language subtitles for Alaska (1996)

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Original subtitles

Ici le Poste de contrôle de Quincy, Super Cub 9-0-9 Tango, à vous.

Ici 9-0-9 Tango, je t'écoute.

- Tu as déposé les jeunes à Denali ? - Affirmatif, Charlie.

Ils sont bien au chaud, il fait à peine plus de zéro.

Quelle est ta position ? Tu es à l'heure ?

Évidemment. Heure d'arrivée à Quincy prévue à 17 h.

À plus tard, Charlie. 9-0-9 Tango, terminé.

OK, collègue. Poste de contrôle de Quincy, terminé.

L'ours polaire est une créature magnifique.

Un parfait carnivore, adapté au climat le plus hostile de toute la Terre.

Ouais, il est superbe.

Avec le léopard, c'est l'un des rares animaux qui s'attaquent à l'homme.

Quel effet cela vous fait-il, M. Koontz...

de ne pas être au sommet de la chaîne alimentaire ?

Ça me fait l'effet de 10 ou 20 mille dollars. J'adore chasser comme ça.

Vous ne savez pas apprécier les raffinements de la vie.

Si vous le dites.

On ne chasse pas avec un hélicoptère.

On ne chasse pas avec un homme comme vous.

Ce n'est pas de la chasse. Ce sont...

les affaires.

Une baleine ! Regarde, Jessie, une baleine !

Génial !

- Ces lions de mer étaient superbes. - Ils étaient magnifiques.

Ça y est, on est à la maison.

- On fait la course ? - Tu crois que tu vas y arriver ?

C'est vrai que c'est loin.

- Le dernier arrivé paie les glaces. - On refait le départ !

Sûrement pas !

- Mince ! - C'est moi qui vais gagner.

- Salut, Jessie ! - Allez, Chip ! Vas-y !

- J'ai gagné ! - T'es folle ! C'est moi qui ai gagné.

- Chip, tu viens dîner à la maison ? - D'accord. Oh, non ! Je ne peux pas.

Je dois aider mon grand-père. On part demain matin.

- Vous allez où ? - Chasser le caribou. On y va tous :

mon grand-père, mes oncles, mes cousins. C'est un rite de passage.

- Super ! Oh, je suis en retard ! - En retard pour quoi ?

Bonjour, Mme Ben ! Salut, Ben !

- Attention, Jessie ! - Pardon !

Cette petite est toujours en train de courir.

Salut.

Trois...

deux, un.

Doux Foyer, ici Super Cub. Est-ce que tu me reçois ? À toi.

- Tu es pile à l'heure, Papa. - Première règle de l'aviation...

Un pilote n'est jamais en retard. Donne-moi tes chiffres.

Je suis parti de Denali à 11 h 55. Cap : 1-7-0 degrés.

Vitesse : 80 nœuds. Vents en altitude à 25 nœuds, provenant du Sud-Ouest.

Tu devrais être juste en face...

- du Pouce du Diable. - Affirmatif.

- Mais il vaut mieux le contourner. - Si tu le dis, ma chérie.

Je sens le dîner d'ici. Ton frère t'a filé un coup de main ?

- Négatif, 9-0-9 Tango. - Où est-il, alors ?

À mon avis, il pêche dans les rapides ou il chasse le grizzly...

Tu le connais, il a tout du jeune trappeur d'Alaska.

Cammy a gagné !

- Merci. À bientôt, Mme Ben. - Merci.

Ne t'inquiète pas. Il crie beaucoup mais il ne mord pas.

J'aimerais que tu laisses cet oiseau à la maison.

Tu ne pourrais pas avoir un chien ? Ou une perruche ?

Ne dis pas ça devant lui, tu vas lui donner faim.

Doucement, mon grand.

Vous avez reçu du courrier de Chicago ?

Il était là, tu sais.

Où ça ?

Dans les grands incendies de 1935, en amont du fleuve Yukon.

J'étais très jeune. Je chassais seul.

Le feu de forêt est passé par-dessus la crête. Le vent soufflait...

les flammes avançaient plus vite que moi.

J'étais pris au piège dans cet incendie.

Puis j'ai levé les yeux. Et à travers la fumée, j'ai vu cet aigle...

qui tournoyait. Quelque chose m'a dit : "Fais confiance à l'aigle."

Il volait à travers la fumée, je l'ai suivi.

Je ne l'ai pas quitté des yeux...

jusqu'à ce que le ciel soit clair et le feu derrière moi.

Vous regardez trop la télé. Il voulait seulement échapper à la fumée.

Alors, c'est ça ? Tu voulais seulement échapper à la fumée ?

- Moi qui te prenais pour mon tornak. - Tornak ?

Son animal de compagnie.

Mon guide spirituel. Il est libre de partir s'il le souhaite.

Vous avez du courrier pour moi, oui ou non ?

Désolé, fiston. Pas aujourd'hui.

- Je suis coincé dans ce trou. - Ça, c'est sûr, tu es coincé.

Mais pas à cause de ce trou.

Quincy, ici Super Cub 9-0-9 Tango.

Je suis à 3 km au nord. Je me dirige droit sur le port.

QUINCY. TRANSPORT AÉRIEN : TAXI, PÊCHE ET CHASSE.

Pas mal, l'amerrissage, Jake. Il y avait un sacré vent.

Si tu survis à l'atterrissage, c'est qu'il est réussi.

Tu ne disais sûrement pas ça quand tu pilotais des 747.

On ne me demandait qu'une chose : ne pas renverser les verres en première.

- Je crois que ça te manque. - Se retrouver coincé...

entre dix avions au-dessus de O'Hare dans une tempête de neige ?

Non. Ici, le ciel est clair...

les paysages magnifiques.

N'importe quel pilote serait heureux de rendre service à sa ville.

Les habitants de Quincy te sont redevables à jamais.

Poste de contrôle de Quincy. Oui, c'est moi.

Je ne sais pas ce que "sécher les cours" signifie à Chicago...

mais ici, l'absentéisme scolaire est un délit.

On devrait l'attacher au quai avec un écriteau autour du cou :

"Jeune délinquant des grandes villes."

Tu auras l'air d'un jeune du coin, quand tu auras nettoyé le quai.

Avec ça ? J'en ai pour des heures !

Ça te donnera le temps d'évaluer la fragilité de notre écosystème.

- Ce n'était pas de ma faute ! - Fiston, en Alaska...

si c'est à toi que ça arrive, c'est de ta faute.

- Salut, Jake. - Salut, Sam.

Je déteste cet endroit.

Je sais que tu as mal vécu ce déménagement...

mais parfois, on a besoin de prendre un nouveau départ dans la vie.

Ouvre les yeux. Regarde autour de toi.

- C'est le paradis. - Pas pour moi.

Tu te souviens de l'année où tu as sorti la balle dix fois de suite ?

- Je t'avais dit quoi ? - N'abandonne jamais.

N'abandonne jamais.

Je dois te sortir le trophée que tu as gagné l'année d'après ?

Papa, c'était du base-ball. Là, c'est la vie !

Je vous ai rapporté quelque chose de Nome.

- Merci, papa. C'est très beau. - Super ! Merci, papa. Une boussole.

Qu'est-ce que je vais faire d'une boussole ?

Tu pourrais t'en servir pour retrouver ton chemin, par exemple.

Chip et moi, on a fait 12 km en kayak aujourd'hui.

12 km ! Bouge pas. J'appelle CNN.

- Son père dit que j'apprends vite. - C'est très bien.

- On pourrait aller... - Vous allez pas bien ?

Ne commence pas.

Papa, tu pilotais des 747.

Maintenant, tu délivres du papier toilette.

Allô ? Salut, Charlie !

Bon. Va chercher l'ampicilline à la clinique. Je serai là dans 15 minutes.

- J'ai une course urgente à faire. - La nuit va tomber.

Ça va aller. Il fait encore jour.

Je serai peut-être pas là quand tu reviendras ! Je serai à Chicago.

- Je n'ai pas le temps. - Maman prenait le temps !

- Elle ne serait pas venue vivre ici ! - Arrête, Sean !

- Ça ne serait pas arrivé avec elle. - Mais elle n'est plus là.

Et ni toi, ni moi n'y pouvons rien.

Elle nous manque aussi, Sean, autant qu'à toi...

mais on doit faire notre possible pour continuer à vivre.

- C'est ce que ta mère aurait voulu. - Ah ouais ?

Je préfèrerais que tu sois mort et pas elle !

Jessie, je vais passer par le col du Pouce du Diable.

Je t'enverrai un message-radio à 9 heures précises.

Vas-y !

Regarde qui c'est. Oui ! C'est bien, c'est bien.

Regardez comme il est mignon.

C'est mal de séparer une mère et son enfant, pas vrai ?

Si on l'engraisse un peu, on aura deux peaux à vendre.

La mère et l'enfant, ça ferait une belle paire assortie.

Mon Dieu ! Vous n'êtes qu'un imbécile.

Avez-vous la moindre idée de ce que mes clients à Hong Kong...

sont prêts à payer pour un bébé ours polaire vivant ?

Vous ne savez pas compter jusque-là, M. Koontz.

Je sais très bien compter, avec les deux mains, s'il le faut.

Il le faudra.

Une tempête est prévue pour ce soir dans le Golfe de l'Alaska.

Les bourrasques devraient dépasser les 50 nœuds.

Ça va être une grosse tempête. Tout de suite, un débat sur les...

Doux Foyer à Super Cub 9-0-9 Tango. Réponds. À toi.

Doux Foyer à Super Cub 9-0-9 Tango. Réponds. À toi.

Tu es là, 9-0-9 Tango ? Ici Doux Foyer !

Doux Foyer, ici 9-0-9 Tango, tu me reçois ? À toi.

- Papa, tu es là ? - Oui, je suis là.

Je n'ai pratiquement pas de visibilité !

Il y a trop de vent vers le Pouce du Diable. Je vais prendre un autre col.

- Est-ce que tu me reçois ? À toi. - Je n'ai pas entendu. Répète !

Papa ! Papa ! Tu es là ? À toi !

- Je crois qu'il y a un problème ! - Sans blague.

Doux Foyer, ici 9-0-9 Tango. Est-ce que tu me reçois ? À toi.

SOS ! SOS ! 9-0-9 Tango en chute libre ! SOS ! SOS !

Ici Doux Foyer, tu me reçois ? Papa, c'est toi ?

Papa, tu es là ?

SUPER CUB DISPARU

Ne t'inquiète pas, on va le retrouver.

Quincy, ici 2-3-4 Zoulou. Il n'y a rien dans le col de Coogan.

Quincy, vous me recevez ?

Il devrait être un peu plus loin ! Près du Pouce du Diable.

Regarde bien autour du Pouce du Diable.

Bien reçu. Le Pouce du Diable.

Rien à signaler autour du Pouce du Diable, Charlie.

Quincy, il n'y a que des rochers et de la neige sur le Pouce du Diable.

Il y est forcément ! Ils ont mal cherché !

Écoutez, refaites donc un tour pour être sûrs.

Reçu. On commence à manquer de carburant, mais on refait un tour.

Sergent Grazer, on a vu une cannette de bière, une botte mais pas d'avion.

Si on ne fait pas le plein, il faudra venir nous chercher aussi.

- Reçu, Charlie. Vous pouvez rentrer. - Nous rentrons à Quincy.

Ici 2-3-4 Zoulou, terminé.

Rentrez chez vous. On vous appellera quand on aura du nouveau.

Vous ne pouvez rien faire de plus.

Allez.

On est passé 2 fois dans cette zone.

- On ne sait même pas où chercher. - On ne va pas laisser tomber.

Je n'ai pas dit ça. Mais il faut regarder la réalité en face.

On est passé trois fois là-bas. Et tu as vu cette tempête.

Personne n'a vu sa balise de détresse.

C'est comme chercher une aiguille dans une meule de foin.

Tu sais quelles sont ses chances.

Peut-être qu'il s'est posé quelque part, à l'abri.

Ou alors, l'avion s'est écrasé là-haut.

J'y crois pas ! Il aurait survécu, quoi qu'il arrive !

Et vous allez l'abandonner ! Il n'aurait jamais abandonné !

- Où est-ce que tu vas ? - Nulle part.

- Pourtant, tu es bien chargé. - Toi aussi, je te signale.

Oui, mais ces trucs pourraient nous être utile : cette carte, par exemple.

- Tu ne viens pas avec moi ! - Tu comptes y aller à la nage ?

Même si des pêcheurs t'embarquent, tu seras pas capable de le sauver.

Ce que je sais, c'est que papa est vivant ! Et je ne l'abandonnerai pas !

J'ai déjà perdu maman, je ne veux pas le perdre aussi.

- Tu n'y arriveras jamais. - T'as une meilleure idée ?

Évidemment.

Non, non. Vas-y doucement.

Ça ne nous fera pas avancer plus vite.

Tous les deux en même temps.

Une, deux, une, deux.

Le bateau doit rester stable. Laisse les vagues passer dessous.

Ça tue les bras.

Et ça tue les fesses, aussi.

Il faut passer par-là.

Maintenant, c'est toi qui me tue. On ne peut pas faire le tour ?

Non. Il faudrait faire un détour d'au moins 40 km.

Papa a survolé ce fjord, c'est par là qu'on doit passer.

- Tu es prêt ? - Ouais.

Allons-y ! Pagaie de toutes tes forces !

Attention ! Une grosse vague !

T'arrête pas !

Doucement ! T'arrête pas !

Encore ! À fond ! On n'est pas encore tirés d'affaire.

- Encore une grosse vague ! - Attention !

- C'était incroyable ! - On a réussi !

Sean, non !

- Espèce d'idiot ! - C'est pas moi, c'est toi !

Reprends ta rame. Il faut nous sécher.

C'est génial ! Vraiment génial !

On va mourir de froid.

Où est le problème ? On n'a qu'à faire un feu.

- J'espère que t'as des allumettes. - Tu les as oubliées ?

Qu'est-ce qu'on fait, Pocahontas ? On frotte des bouts de bois ?

Hé, c'est quoi, ça ?

- Quelqu'un qui a des allumettes. - Peut-être qu'ils ont vu l'avion.

Il y a quelqu'un ?

Je n'aime pas ça.

C'est une peau d'ours polaire.

- C'est illégal en Alaska. - Tu devrais leur écrire un petit mot.

"Messieurs les Braconniers, c'est très mal."

- Fichons le camp d'ici. - Attends.

On y va.

Attends.

C'est quoi, ce bruit ?

Viens !

C'est un bébé ours.

- Du calme. On ne te fera pas de mal. - Ne t'approche pas.

On ne va pas la laisser là. C'était sa mère, dans la tente.

Comment tu sais que c'est une fille ?

Fichons le camp avant que les braconniers ne reviennent.

Un ours polaire parcourt jusqu'à 80 km par jour. Ils ne la rattraperont pas.

Allez, sauve-toi vite.

Il ne veut pas partir.

- C'est quand tu veux. - Sauve-toi. Tu es libre !

Le bus part !

Envoie-nous une carte postale.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Sauve-toi !

Cours, Jessie ! Vite !

- Vite ! - On y va !

M. Koontz, déchargez le bateau.

Au voleur !

Je n'arrive pas à le croire !

On n'est donc jamais en sécurité ?

Si c'était les écolos ?

Non. Ils auraient tout pris. Ce sont des amateurs.

En tout cas, ils nous doivent un ours, maintenant.

On va leur apprendre les bonnes manières. Chargez le Zodiac.

Attendez. Je n'ai pas le temps...

Vous n'avez pas le temps ? Votre temps m'appartient.

Je paie pour ça. J'en fais ce que je veux.

J'ai signé pour piloter l'hélico et ramasser les peaux de bête.

Pas pour traverser l'Alaska à la poursuite d'un ours !

Et je vous rappelle en passant...

que je vous avais dit de le dépecer tout de suite.

Je crois que vous ne m'avez pas compris. Je vais être très clair.

J'ai l'habitude d'obtenir ce que je veux.

Je veux cet ours. Maintenant, allez chercher le Zodiac.

Très bien. Mais ne comptez pas sur moi pour faire la conversation.

Je risque d'être très énervé quand je vais tomber sur ces types.

J'espère bien.

Un bon dîner de "chez Sean".

Un vrai repas de gourmet.

C'est la seule chose que je sais cuisiner, mais je le fais bien.

Bon, choisis ton arme.

- Reste de ton côté de la poêle. - T'inquiète pas.

C'est super bon !

Je suis le roi de la cuisine à deux sous.

- Qu'est-ce que c'est ? - Une aurore boréale.

C'est pas magnifique ?

J'espère qu'il mange ta part.

Tu es dans notre cuisine ! Donne-moi ça !

Donne-moi ça ! Lâche-le !

Par ici. Regarde ce que j'ai. Un biscuit.

Viens, ma belle. Allez. Va le chercher.

Ça ne va pas l'occuper plus de 10 secondes !

On va manger ce qui reste avant qu'il ne revienne.

Ça sent bon, par ici.

Non, ne vous occupez pas de moi. J'ai déjà mangé.

J'ai vu votre feu, depuis le bateau.

Ce n'était pas très poli de continuer sans vous dire bonjour.

En voilà, un beau kayak.

On ne voit plus tellement de bateaux inuits dans le coin.

- Vous allez où, comme ça ? - Dans les terres.

Bonsoir, ma petite dame !

Je m'appelle Colin Perry. Et voici mon pilote, M. Koontz.

Et vous ?

Alors, Jessie, Sean, qu'y a-t-il dans les terres ?

- Notre père. - Vraiment ?

Oui.

Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents !

Et une sacrée mâchoire ! C'est votre chien ?

- C'est un ours qui l'a mordue. - Un ours.

Juste avant que mon père ne le descende.

- Il a tué un ours pour une poêle ? - Il avait interrompu son repas.

Je peux vous emprunter votre briquet ?

Tu sais, Sean...

il n'y a qu'une chose pire que le vol...

c'est le mensonge.

Je déteste les menteurs, pas toi ?

Quand vous verrez cet ours, dites-lui de rentrer à la maison.

Bonne nuit, jeunes gens. Faites de beaux rêves.

Il me plaît, ce gamin.

Vous vouliez cet ours et vous les laissez nous voler ?

- Ils ne l'ont pas volé. - Vous avez vu la poêle !

- Ils l'ont laissé partir. - Quoi ?

Cet ours peut être n'importe où.

Et on ne le retrouvera pas ce soir.

On partira à sa recherche tôt demain matin. Allons-y.

SOS.

Super Cub 9-0-9 Tango. Quelqu'un me reçoit ? À vous.

SOS, SOS, SOS.

9-0-9 Tango. Quelqu'un me reçoit ? À vous.

Bon sang !

Attends.

C'est le Col de Coogan.

- On va se garer là. - Je peux rester dans la voiture ?

- Maintenant, on fait quoi ? - On monte.

Là-haut ?

Les gamins ! C'est moi, Charlie.

Je veux vous parler. Vous êtes là ?

Quincy, ici l'hélicoptère 2-3-4 Zoulou. Je vais vers le Nord.

Je donnerais tout pour revoir les Cubs jouer.

Je sens encore l'herbe coupée, les énormes hot-dogs tout chauds...

Je ne reverrai pas un match avant d'avoir des cheveux blancs.

- Tu crois qu'ils gagneront un jour ? - Qu'est-ce que tu fiches ?

- Quoi ? J'ai rien fait du tout. - Mon œil !

J'y crois pas ! Oh, non.

- Elle sait que tu aimes le base-ball. - Je ne joue pas avec les ours !

Je crois que là, elle vient de jeter un froid !

Je ne vois personne là-haut.

Mais ce sont bien leurs traces. Et l'ours les suit.

Débarrassons-nous de ce kayak avant qu'il attire des gêneurs.

Qui c'est, ça ?

Des gêneurs. Donnez-moi une de ces rames.

Tenez.

- Salut ! - Bonjour.

- Bonjour. - Ça va ?

Pas trop. Je suis à la recherche d'un garçon et d'une fille.

L'avion de leur père a disparu dans la tempête et ils le cherchent.

- Tout seuls ? - J'en ai bien peur.

Vous les avez vu ?

Les jeunes d'aujourd'hui...

ils grandissent entre MTV et les jeux vidéos.

Ils ignorent tout du monde réel.

Ils n'imaginent même pas à quel point la nature est dangereuse.

Oui, c'est vrai. Qu'est-ce que vous faites ici ?

- On fait partie du Sierra Club. - Les écolos ?

C'est ça. On travaille sur le calendrier de i'année prochaine.

- C'est vrai ? - Non, gardez-la.

Dites, ces deux gamins...

ils n'étaient pas sur un kayak, au moins ?

Si, je crois. Pourquoi ?

Oh, Grand Dieu !

Un malheureux a brisé son kayak sur les rochers, 40 km plus au Nord.

Un de ces bateaux inuits. On n'a pas pu s'en approcher...

mais on a sorti ça de l'eau.

C'est à eux ?

Oui.

Je suis vraiment navré.

- 40 km au Nord ? - Peut-être un peu plus loin.

Merci beaucoup.

M. Koontz, allez chercher l'hélico.

Regarde ! C'est là !

Le Pouce du Diable.

- Tu vois quelque chose ? - Non. C'est trop loin.

Comment on va passer le col ? La pente est très raide.

Tu préfères les crampons ou les piolets ?

Je prends les piolets.

C'est parti, le montagnard !

Je vais descendre 3 mètres et fixer la corde. Tu me suis ?

- D'accord. - Si tu glisses, sers-toi du piolet.

- Assure-moi. - Quoi ?

- Si je glisse, retiens la corde. - Entendu.

Attends. Tu es sûre que c'est comme ça qu'on fait ?

- Ils font comme ça à la télé. - Alors ça doit être ça.

Qu'est-ce que tu regardes ?

Allez, le montagnard ! C'est à toi !

T'as une autre idée pour descendre ?

Crâneur !

Tornak.

Oui. Bon Sang !

Crie encore plus fort ! Tu ne m'as percé qu'un tympan.

- J'ai cru que tu étais mort. - Non.

- J'ai cru qu'elle allait te... - Quoi ? Me manger tout cru ?

C'est pas une femelle. C'est un mâle.

Tu peux me croire. Je l'ai vu de très près.

Il ne faut pas que tu restes ici.

Vas doucement.

Il faut qu'on s'arrête.

- Il faut te sécher. - Non. Je vais bien.

Bien sûr ! Tu sais ce que c'est, une hypothermie ?

Je ne veux pas m'arrêter. Il faut continuer.

Regarde !

Il y a quelqu'un ?

Je sais. On n'aurait jamais dû venir jusqu'ici.

Enfin. On pourrait rester ici, ce soir. Au moins, on a du feu.

Comment ça, rester ici ? Il fait encore jour, dehors.

- Ça va ? - Ouais. Je me sens super bien.

Allez, on y va.

Il faut t'allonger, te reposer. Tu ne sais plus où tu en es.

Papa est là, dehors. Tu crois qu'il va passer une bonne nuit ?

Je vais dire quoi à papa si tu meurs de froid ?

Dis-lui que...

- que je suis mort en le cherchant. - Sean, il faut que tu te reposes.

On a deux jours de marche, ensuite il faudra escalader le Pouce du Diable.

Marche si tu veux.

Moi, je prends le canoë.

Quincy Sauvetage, ici l'hélicoptère 2-3-4 Zoulou.

Je suis passé dans le col plusieurs fois et je n'ai rien vu.

Je reviens pour faire le plein. Terminé.

Reçu, Charlie.

Tu as cherché toute la journée. Fais une pause.

Qu'est-ce qu'on s'amuse !

Franchement, Jessy, qu'est-ce que tu ferais sans moi ?

À peu près la même chose.

Mince !

J'avais pris ça pour te bâillonner en cas de besoin.

J'espère qu'il en restera.

Dites-moi, que diriez-vous...

d'un bon repas ?

N'abandonne jamais.

N'abandonne jamais. N'abandonne...

Tu vois ? Ça flotte. Qu'est-ce que tu ferais sans moi ?

Je rentrerais sûrement à Chicago.

Désolé, Cubby, il n'y a plus de place.

Cubby ? Où t'as trouvé ce nom ?

C'est comme ça que sa mère l'appelait.

Cet ours ne lâche jamais prise.

Et maintenant, Cubby ?

On aurait peut-être mieux fait d'y aller à pied.

En avant ! À fond !

Attention aux rochers, Jessie !

Sur le côté ! À gauche, à gauche toute !

Attends, Jessie, en voilà un autre !

Accroche-toi !

Attention aux rochers !

À gauche ! Va à gauche !

C'est parti !

À gauche, tourne à gauche !

Attention aux rochers !

Attention aux rochers, Jessie !

- On est lancés ! Attention ! - Continue ! Tout droit !

On a réussi !

On a réussi, Jessie !

Oh, non.

- Vers la rive ! - Non, c'est trop tard.

Il faut y aller ! Pagaie de toutes tes forces.

Là-haut ! Monte !

Monte sur l'arbre !

Attrape ma main !

Prends ma main !

À l'aide !

Ben !

Ça va ?

On a récupéré une partie de votre matériel mais le canoë est fichu.

D'habitude, on contourne ces chutes à pied.

Vous êtes bien loin de chez vous.

Leur tornak les a conduits ici.

- Je vous ramènerai en ville demain. - Non !

On ne peut pas rentrer.

- Vous ne connaissez pas ce pays. - Justement, ils doivent continuer.

- Écoute, papa... - Non.

C'est toi qui vas m'écouter.

Autrefois, un jeune homme devait affronter un ours avec une lance...

et ainsi prendre le pouvoir de l'ours. Ou mourir.

Ces deux-là font un voyage spirituel.

Ils sont allés trop loin. Nous aurions tort de les arrêter maintenant.

Tu as fini, papa ?

Oui.

Leur voyage spirituel est fini. On est dans les années 90.

Demain matin, on rentre à la maison.

Bonjour.

Bonjour.

Mon père a décidé de vous ramener en ville à tout prix.

Il faut que vous partiez avant qu'il se lève.

Allez ! Réveille-toi !

Tenez. J'ai mis des provisions dans vos sacs. Allons-y.

Ton père va te tuer.

- Tu viendras à mon enterrement. - Tu as agi comme un homme.

Là-bas, il y a un ours blanc qui vous regarde.

Cubby ! Tu t'en es tiré !

Il nous suit depuis deux jours.

Sa mère a été tuée par des braconniers.

Ces choses-là n'arrivent pas tous les jours. Je crois qu'il veille sur vous.

Je crois qu'il veille sur son estomac. Il a mangé avec nous, hier soir.

Viens là, ma belle. Viens !

Il y a des choses qu'on ne voit que si on ouvre son cœur.

Ouais. Ou un autre paquet de biscuits.

Petit Nanook.

Dans l'ancien temps, on l'appelait "celui qui donne le pouvoir."

Pouvoir le toucher est un don. Ne le gaspille pas.

Merci. Je n'oublierai pas ce que vous avez fait pour nous.

Fais confiance à l'ours.

Viens, Cubby.

Quincy Sauvetage, ici 2-3-4 Zoulou. À vous.

Je crois que j'ai trouvé quelque chose.

On dirait un campement. Je vais jeter un coup d'œil.

Des braconniers.

Sergent, vous feriez bien d'envoyer quelqu'un ici.

Ces types sont des braconniers. Ils ont voulu m'éloigner.

Je retourne au Pouce du Diable.

Où est-ce qu'il va, comme ça ?

Le Pouce du Diable, c'est par-là.

Il veut qu'on le suive.

Papa ne serait pas passé par là.

Peut-être que Cubby sait quelque chose.

Je connais l'itinéraire de papa, je sais jusqu'où il a pu aller.

Il est forcément dans le col du Pouce du Diable. Il n'est pas là-haut.

Non. On doit faire confiance à l'ours.

Faites le tour.

- Les braconniers ! - Cubby !

Non !

Bonjour, Sean. Jessie.

Le monde est petit, n'est-ce pas ?

Bonne promenade !

Décollez.

Il est parti, Sean. Ces sales types l'ont emmené.

Sans raison !

Il n'avait rien fait de mal.

C'est pas juste.

J'adore ce boulot !

La fortune finit toujours par sourire à ceux qui se montrent persévérants.

Quelle quantité de tranquillisant avez-vous mis dans cette seringue ?

- 4 centimètres cube. - Ça n'a pas suffi.

Posez-vous. Je vais devoir recommencer.

Posez-vous !

Bon sang !

Bon sang !

Sale bête !

- On fait quoi maintenant ? - On continue.

Maman aurait voulu qu'on continue. Ne jamais abandonner. Jamais !

Tu ne l'entends pas ?

On part dans quelle direction ?

Par-là. On continue dans la direction que Cubby nous a indiquée.

- Il le faut. Allez. - Je ne peux plus avancer.

- Je suis épuisée. - Allez. Je te porterai s'il le faut.

Tu vas y arriver, Jessie.

Jessie, regarde !

Regarde !

Papa !

Où es-tu ?

Regarde !

- Il est vivant ! - Oui !

Oh, mon Dieu.

Accroche-toi, papa !

- Je descends. - Non, moi, j'y vais.

- Je suis plus légère. Assure-moi. - Non. Rappelle-toi la dernière fois.

Comme tu veux.

- Je suis prête ! Tu peux y aller. - Comme à la télé.

Attends une seconde.

Donne-moi du mou.

Papa, je viens te chercher.

- Ne reste pas là ! Ça va tomber ! - Papa, je vais te sortir de là !

- Non, Sean, ça va tomber. - Jessie, donne-moi du mou !

D'accord !

Tiens, attache-toi avec ça.

- Tes poignées as... - Quoi ?

Tes poignées ascensionnelles. Ces trucs jaunes. Accroche-les à la corde.

Dépêche-toi !

- Vous êtes trop lourds pour moi ! - Sean, écoute-moi.

Accroche la poignée ascensionnelle et grimpe.

Allez, vas-y.

Vas-y !

Vite !

Jessie, tiens bon ! J'arrive !

Monte ! Tu peux y arriver !

Monte ! Tu peux y arriver !

Ne lâche pas !

Tiens bon !

- Jessie, tiens bon ! - Sean, à l'aide !

Sean, je ne tiens plus...

C'est Cubby !

Sean, monte !

Vite !

- Tu vas bien ? - Oui, ça va. Allez, tire !

Tire, Cubby, tire !

Tire !

Allez-y, tirez !

Tire sur la corde ! Allez, Cubby, tire sur la corde !

- C'est bien ! Continue, Cubby ! - Plus fort !

Tous les deux en même temps, Jessie. Une, deux, une...

Essaie de grimper, papa.

Tire, Cubby, tire !

Je n'ai qu'un truc à dire...

- vous en avez mis du temps ! - Ne m'en parle pas.

Papa, avant que tu partes, je t'ai dit que...

Ne t'en fais pas.

Je n'ai rien entendu.

Qu'est-ce que...

C'est un ours polaire ou le chien le plus blanc que j'ai jamais vu.

C'est un chien. On peut le garder ?

- Il vaut mieux que je le fasse. - Laisse, papa, c'est rien du tout.

Quincy, je vois une fusée de détresse.

Environ 8 km à l'Ouest du Pouce du Diable.

Il a vu une fusée de détresse à 8 km à l'Ouest du Pouce du Diable.

Charlie, par ici !

C'est Charlie !

Grand Dieu !

Vous n'allez pas le croire ! Ce sont eux ! Jake et les enfants !

Sean et Jessie l'ont retrouvé ! Ils l'ont sauvé !

C'est pas possible !

Charlie !

La route la plus proche est à 10 ou 12 jours de marche, vous savez ?

Vous n'avez pas voulu lâcher cette bête.

Si vous m'aviez écouté... Mais vous n'en avez fait qu'à votre tête.

Je vous l'avais bien dit, pourtant...

que cet animal serait moins gênant une fois dépecé et nettoyé.

C'est vrai, M. Koontz. Tout comme vous.

Hé, Charlie...

pose-toi sur la banquise.

Allez, Cubby. Allez, sors de là.

C'est ça.

Au revoir, Cubby.

Je t'aime.

Allez. Fiche le camp.

Vas-y, tu es libre.

Attends.

Merci de m'avoir aidé à trouver mon chemin.

Rentrons à la maison, papa.

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